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nées ainsi que le type de point (1er ou Le schéma des bornes de référence est
2e ordre), le cas échéant rajouter des présenté en figure 7. L’alignement du
sites supplémentaires ; repère en laiton à travers la plaque d’alu-
minium sommitale au-dessus du repère
- préciser l’emplacement exact des
souterrain a été réalisé grâce à la mise en
points ainsi que le type de matérialisa-
place de 2 paires de chaises (gabarit)
tion (bornes de 1er ou 2e ordre, repère
reliées par des cordeaux dont l’intersec-
géodésique scellé). En plus des critères
tion était rigoureusement alignée à la
de sélection classiques (pérennité du
verticale du repère souterrain au moyen
site, de préférence sur le domaine
d’un fil à plomb. Les 4 bornes auxiliaires
public, stabilité du sol, absence de
en béton encadrent le point.
masques GPS), la préférence était don- Figure 7. Schéma des bornes de 1er ordre
née aux sites situés à proximité d’un Enfin, autour de toutes les bornes (1er et
été identifiés sur le terrain, dont seule-
repère de nivellement ; 2e ordres) a été mise en place une clôture
ment 30 situés à proximité d’un site
métallique de protection sur laquelle est
- reconnaître les différents itinéraires d’implantation (moins de 1 km).
fixée une plaque d’information mention-
d’accès aux sites et notamment leur
nant le statut officiel du site.
praticabilité avec un camion et un pic-
kup 4 x 4 selon les saisons (état géné- Matérialisation Les opérations de matérialisation se sont
ral, durées, vitesses moyennes des dif- déroulées de façon satisfaisante en dépit
Les 25 bornes de 1er ordre ont été
férents tronçons, passages de gués, de conditions souvent difficiles et qui ont
construites in situ par trois équipes
ponts submersibles, zones de bour- soumis les véhicules à rude épreuve
dédiées (conducteur de travaux,
biers ou ravinées, sections dégradées compte tenu du début de la petite saison
maçons et aides).
en dévers au-dessus de falaises, pas- des pluies en avance de plus de
sage de grumiers ou autres camions Les bornes de 2e ordre ont été confec- 3 semaines par rapport aux prévisions.
lourdement chargés en direction du tionnées sur des chantiers de préfabri-
Tchad, etc.) ainsi que les repères de cation situés dans chacune des dix Observations
nivellement des mailles situés sur ou à régions – la qualité du béton utilisé
proximité de ces itinéraires. étant ainsi validée en laboratoire par un La campagne d’observations a été
bureau d’études et de contrôles géo- conduite en plusieurs étapes :
La reconnaissance a été réalisée
techniques – puis transportées sur les - calibration et contrôle des instru-
conjointement par les équipes FUGRO
différents sites par trois équipes de ments en atelier (antennes GPS,
GEOID et les responsables régionaux et
transport (camions). Cinq à huit équipes nivelle sphérique et plomb optique
départementaux du cadastre.
de pose ont ensuite effectué la mise en des embases, adaptateurs à nivelle
Au final, 535 sites ont été implantés, dont place de 485 bornes. Une équipe spéci- torique) ;
25 pour le réseau de 1er ordre et 510 pour fique était chargée du percement et - préparation logistique et planification
celui de 2e ordre, les 10 sites surnumé- scellement des repères géodésiques des campagnes d’observations.
raires étant prévus pour compenser des 25 points matérialisés dans un - acquisition de données GPS sur les
l’abandon de sites qui se seraient avérés affleurement rocheux. 25 points géodésique de 1er ordre, les
inaccessibles pendant les phases de Un coordinateur et deux responsables 510 points géodésiques de 2e ordre et
matérialisation ou d’observations. Par équipés de pickups 4x4 ont encadré ces les 100 bornes auxiliaires, ainsi que les
ailleurs, 145 repères de nivellement ont équipes sur le terrain. 100 points GPS temporaires situés à q
Figure 8. Etapes de la construction des bornes de 1er ordre Figure 9. Borne de 2e ordre
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Géoréférencement Cameroun est le Nivellement Général Nous avons permis un contrôle des
d’Afrique Centrale (NGAC), dont le orbites en incluant les observations de
Référentiel géodésique
marégraphe de référence se situe à 12 stations permanentes IGS réparties
Le calcul du réseau géodésique natio-
Pointe Noire au Congo, et auquel est le plus régulièrement possible sur la
nal du Cameroun a été effectué dans le
associé un système d’altitudes ortho- plaque Africaine pour 8 d’entre elles
référentiel géodésique ITRF 2008
métriques. (ADIS, MAS1, NKLG, NOT1, RABT,
Epoque 2011.5, correspondant presque
RAMO, SUTH, WIND) et la sous-plaque
exactement au milieu de la période
Somalienne (dont les paramètres de
d’observation (2011.503). Traitement de données rotation ne sont pas très différents)
L’ITRF 2008 correspond à la dernière pour 4 d’entre elles (HARB, MALL,
Mise en référence et calcul
réalisation de l’ITRS et, par conséquent, MBAR, NURK).
du réseau de 1er ordre
s’est imposé comme le référentiel le
Problématique Cette première étape a fourni un réseau
plus approprié.
La précision de mise en référence d’un flottant de grande précision (c’est-à-dire
Le choix de l’Epoque 2011.5 permet de réseau de points GPS est d’autant plus avant la mise en référence) dans la
s’affranchir des systématismes liés à élevée que le maillage constituant les mesure où les stations IGS utilisées per-
une modélisation imparfaite des stations fiducielles de référence est mettent d’augmenter la redondance du
vitesses des points du réseau géodé- dense et équilibré. A contrario, des sta- réseau d’observations avec des lignes
sique du Cameroun. En effet, les tions de référence mal réparties au plan de base supplémentaires dans toutes
modèles de vitesse disponibles (NNR- géométrique peuvent entraîner des les directions à l’extérieur du réseau de
Nuvel-1a, ITRF2008 et précédents) sont, erreurs non négligeables. référence du Cameroun).
selon toute vraisemblance, relativement Pour éviter d’introduire un systéma-
Dans la seconde étape, nous avons uti-
imprécis au Cameroun compte tenu à la tisme lié à un déséquilibre des stations
lisé ces solutions journalières faible-
fois du nombre réduit de stations per- de rattachement et donc optimiser la
ment contraintes et leurs matrices de
manentes sur la plaque Africaine et la mise en référence dans l’ITRF2008,
covariance comme quasi-observations
sous-plaque Somalienne et de leur l’IGS (International GNSS Service) a
que nous avons combinées via un filtre
répartition déséquilibrée. En particulier, défini un sous-réseau fondamental de
de Kalman dans GLOBK pour détermi-
l’hypothèse de rigidité de la plaque dans l’IGS08 (Core Network, Rebischung et
ner un jeu de coordonnées des 37 sta-
cette zone ne peut être établie, notam- al, 2011).
tions de ce réseau avec une grande pré-
ment compte tenu de l’existence de la
Méthode cision relative. La mise en référence
Dorsale Volcanique du Cameroun. En
La mise en référence du réseau de dans l’ITRF du réseau découle directe-
tout état de cause, les modèles existants
1er ordre a été réalisée à l’aide de la ment de l’intégration des 12 stations
ne peuvent pas être validés pour l’ins-
suite logicielle de calcul de précision IGS sélectionnées.
tant en l’absence de stations perma-
GAMIT-GLOBK, développée conjoin-
nentes dans la région. Ces deux premières étapes ont été
tement par le MIT (Massachusetts
réitérées en utilisant les coordonnées
Au contraire des points du réseau, les Institute ofTechnology), le CfA (Harvard
calculées lors de ce premier calcul
vitesses des stations IGS permanentes Smithsonian Center for Astrophysics)
(postfit coordinates) comme données
sont parfaitement connues puisqu’elles et le SIO (Scripps Institution of Oceano-
d’entrée (a priori coordinates) d’un
ont été calculées à partir de longues graphy).
second calcul GAMIT-GLOBK. Ce
séries temporelles (excédant toujours
Nous avons fait le choix d’effectuer un second calcul a fourni une solution
2½ ans). En outre, elles peuvent être
calcul global des 25 points dans le régionale très précise mais affectée par
validées pendant la période de mesure
réseau de l’IGS selon une approche en la géométrie particulière des stations
grâce aux solutions quotidiennes et
trois étapes : IGS présentes sur la plaque Africaine et
hebdomadaires (fichiers SINEX) calcu-
la sous-plaque Somalienne.
lées par les principaux centres de calcul Dans la première étape, nous avons uti-
(COD, MIT, SIO…). lisé les doubles-différences de phase Lors de la troisième étape, nous avons
des observations journalières pour esti- combiné les quasi-observations jour-
Le choix de l’Epoque 2011.5 est donc
mer les coordonnées des points obser- nalières de notre solution régionale
apparu comme le plus pertinent dans
vés, le délai zénithal atmosphérique de avec les quasi-observations de la solu-
l’hypothèse où un nouveau modèle de
chaque station toutes les deux heures, tion globale issue de données de phase
vitesse verrait le jour dans les années à
les paramètres d’orbites (dérivés des de 80 stations IGS fournies par le
venir, les coordonnées publiées des
orbites précises finales calculées par les Geodesy and Geodynamics Group du
points du réseau géodésique du
différents centres de calcul IGS, SIO, Department of Earth, atmospheric and
Cameroun n’étant alors pas biaisées
MIT) et les paramètres d’orientation de Planetary Science du MIT pour s’affran-
par l’application d’un modèle imprécis
la Terre (dérivés du mouvement polaire chir des systématismes liés à la géo-
devenu obsolète.
et de la différence UT1-UTC fournis par métrie particulière de la solution régio-
Référentiel altimétrique l’IERS) en appliquant de faibles contrain- nale compte tenu de l’objectif de mise
Le référentiel altimétrique utilisé au tes de départ à l’ensemble des paramètres. en référence au mieux dans l’ITRF 2008 q
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La sélection des lignes de base GPS rete- Est et Nord, 5 mm et 15 mm en hauteur et al. 1996) ont montré qu’un modèle
nues a été opérée de telle sorte que : ellipsoïdale. de surface altimétrique pertinent
- Les vecteurs soient les plus courts consistait à utiliser un modèle de
possibles. géoïde gravimétrique déterminé au
- Les cheminements constitués des vec- Surface de référence cours d’une première étape pour effec-
teurs reliant les points de base soient altimétrique tuer une interpolation entre les points
des polygones fermés reliant tous les GPS nivelés.
Problématique
points de référence de la session en Dans cette hypothèse, la détermination
Le cahier des charges prévoyait que les
deux ou trois boucles. du modèle de géoïde requis résulte
points du nouveau réseau géodésique
- La géométrie des polygones ainsi for- donc de deux éléments :
national soient rattachés par nivelle-
més soit la plus équilibrée possible par - L’élaboration d’un modèle de géoïde
ment géométrique à des repères de
rapport au triangle principal (ou au gravimétrique ou la sélection d’un
nivellement du NGAC situés à proxi-
quadrilatère) formé des points de modèle parmi les grilles existantes.
mité. En pratique, la distance maximale
1er ordre. - Le choix d’une méthodologie d’adap-
de 1 km avait été retenue. Cependant,
- Les critères statistiques de qualité GPS tation du modèle retenu à la réalisa-
étant donnés le déséquilibre de la géo-
et les différences entre les deux logi- tion du référentiel NGAC que consti-
métrie des mailles de nivellement, le
ciels utilisés soient satisfaisants. tuent les points GPS nivelés.
grand nombre prévisible de repères
- Le nombre de vecteurs retenus pour
détruits (nivellement effectué par l’IGN Le terme géoïde ne doit pas ici être pris
chaque session soit limité par la règle
français au début des années 1950) et dans son acception rigoureuse. Ainsi, la
d’indépendance (vecteurs non triviaux).
les contraintes sur la position des points surface de correction calculée ne cor-
Au terme de cette sélection, les lignes du réseau géodésique, ce nivellement rige pas nécessairement le modèle de
de base retenues étaient validées au ne pouvait être réalisé que pour un petit géoïde gravimétrique dans le sens
moyen d’un calcul de fermeture de nombre de ces points. d’une plus grande précision mais plutôt
boucles (vecteurs rigoureusement indé- pour le faire correspondre au mieux
Aussi avait-il été prévu que les altitudes
pendants). avec la réalisation du NGAC sur le
orthométriques des points du nouveau
Enfin, les lignes de base validées ont territoire camerounais, considérée
réseau géodésique soient déterminées
été ajustées par moindres carrés sur les comme suffisamment fiable.
à partir de leurs hauteurs ellipsoïdales
vingt-cinq (25) points de référence au
et des ondulations d’un modèle de Modèles de géoïde existants
moyen du logiciel GEOLAB, développé
géoïde homogène avec le référentiel Au Cameroun, deux modèles de géoïde
par BWI (Bitwise Ideas).
NGAC. La modélisation d’une telle sur- gravimétrique utilisables a priori ont été
Cet ajustement a été réalisé par tri- face de correction altimétrique présen- identifiés : CGM2005 (Cameroon Geoid
angles (ou quadrilatères) en contrai- tait également l’avantage d’éliminer les Model 2005) et EGM2008 (Earth
gnant les points géodésiques de erreurs liées à une possible altitude Gravitational Model 2008).
1er ordre à leurs coordonnées calculées erronée de certains repères de nivelle-
Le modèle AGP2003 (African Geoid
précédemment dans le référentiel ment compte tenu de leur âge (près de
Project 2003), ou sa révision de 2006, a
ITRF2008 Epoque 2011.5. 60 ans).
été estimé redondant avec CGM05.
L’analyse des résidus de ces ajuste- Pour améliorer la modélisation de cette
ments contraints a fourni un dernier surface, nous avons intégré au réseau CGM05
contrôle du calcul. 115 points GPS temporaires situés à Le modèle CGM05 a été développé en
proximité d’un repère de nivellement, 2005 au sein du LAREG (Laboratoire de
Résultats
portant ainsi à 145 le nombre de points Recherche en Géodésie de l’IGN) par
Les résultats des ajustements par
GPS nivelés. J. Kamguia, chargé de recherche à
moindres carrés des différents sous-
l’INC. L’étude de l’article de synthèse de
réseaux ont été validés en examinant Méthode
ces travaux (Kamguia et al, 2007) per-
les paramètres suivants : De nombreux auteurs (Doerflinger,
met de pointer un certain nombre d’élé-
- Le facteur de Variance et le résultat du 1997, Nocquet et al. 2000) ont montré
ments susceptibles de remettre en
test du Chi carré (Χ2). qu’un géoïde géométrique (déterminé
cause le choix de cette grille comme
- Les valeurs des résidus normalisés de à partir de seuls points GPS nivelés) ne
modèle gravimétrique de référence :
l’ajustement ainsi que leurs valeurs permettait pas de rendre les anomalies
- Le modèle global EGM96 utilisé en
absolues. de courte et moyenne longueurs
référence (même s’il a été en partie
d’onde du géoïde. L’utilisation de don-
Les appoints sont restés millimétriques combiné avec GGM02C) a une préci-
nées complémentaires (modèle de
à centimétriques, les valeurs absolues sion annoncée très inférieure à celle de
champ global, mesures gravimé-
les plus élevées n’excédant pas 5 cm, l’EGM08. En outre, il semble qu’il
triques, modèle numérique de terrain)
toujours sur la composante XG (proche modélise mal les variations de gravité
est fortement recommandée.
de la verticale). Au final, les incertitudes sur le continent Africain (Mery, 2003).
finales des coordonnées des points de Une approche en deux étapes est sou- - Le MNT GLOBE utilisé pour déterminer
2e ordre varient entre 4 mm et 12 mm en vent proposée. Certains auteurs (Jiang les anomalies de petite longueur q
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Après avoir testé les différentes possibi- Les altitudes orthométriques NGAC de réseau entre la solution CGM11 finale et
lités, le modèle interpolé des écarts l’ensemble des points du réseau ont l’application du seul modèle EGM08
d’ondulations entre les géoïdes gravi- ensuite été calculées par soustraction des (écarts en petits caractères). L’examen
métrique et géométrique optimal a été ondulations de la grille CGM11 des hau- de la répartition géospatiale de ces
obtenu par krigeage ordinaire appliqué teurs ellipsoïdales (ITRF2008 Epoque écarts a permis de valider la nouvelle
avec une fenêtre glissante et lissé au 2011.5, ellipsoïde GRS-80) de ces points. grille CGM11.
moyen d’une fonction multiquadratique La carte présentée figure 13 montre à la
Cette carte permet de mesurer l’in-
inverse. Cette grille a ensuite été som- fois les écarts (en grands caractères) sur
fluence des points GPS nivelés. La grille
mée à la grille EGM2008 pour fournir la les 130 points GPS nivelés entre les
CGM11 semble acceptable dans toutes
surface de correction altimétrique ondulations issues du GPS nivelé et les
les zones. Les zones les plus incertaines
CGM11 (Cameroon Geoid Model 2011). ondulations EGM08, les courbes de
sont certainement le bassin du Faro
Cette analyse a été effectuée avec le niveau de la surface obtenue par kri-
dans l’Ouest des régions Adamaoua et
logiciel ArcGIS – Geospatial / geage ordinaire lissé de ces écarts, et
Nord et toute la partie orientale de la
Geostatistical Analyst (ESRI). enfin les écarts sur les 535 points du
région Nord. Signalons que cette
bande, située à la frontière des régions
Adamaoua et Nord n’est correctement
pourvue en repères de nivellement
qu’en son centre.
Conclusion
Le nouveau réseau géodésique du
Cameroun a été réalisé avec des spéci-
fications qui sont allées au-delà du
cahier des charges et dans les délais, de
janvier à décembre 2011.
25 bornes de 1er ordre et 510 bornes et
repères scellés de 2e ordre ont été établis
à travers le territoire. Les coordonnées
planimétriques de ces points ont été
déterminées dans un référentiel homo-
gène avec l’ITRS, et leurs altitudes dans
le référentiel NGAC en vigueur.
Par ailleurs, une nouvelle grille de cor-
Figure 13. Surface d’interpolation des différences d’ondulations entre EGM08 et Points rection altimétrique utilisable pour
GPS nivelés déterminer des altitudes au-dessus du q
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ABSTRACT
This paper presents the establishment
of the new Cameroon national
geodetic network carried out by
FUGRO GEOID during year 2011. After
a description of the project’s main
stages, the text focuses on the
methods implemented for data
processing.
So, we examine the processing and
geodetic referencing of the 25 First
Order network points with respect to the
International GNSS Service (IGS) Core
Network, the processing and piece-wise
least squares adjustment of the 510
Second Order network points, and finally
the determination of a new height
correction surface (CGM11: Cameroon
Geoid Model 2011), developed by fitting
of the EGM2008 global model to a
network of 130 GPS levelled point
distributed through the whole territory.
In the future, the CGM11 grid will allow
deriving heights above Mean Sea Level
in the NGAC height datum (Nivellement
Général de l’Afrique Centrale, used in
Cameroon) from GPS-measured points
within the territory.
Figure 14. Modèle de géoïde CGM11 (surface de correction altimétrique vers NGAC)
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