1 Lancement et atterrissage de la fusée Falcon 9 (∼ 19 points)
Figure 1 : Vue schématique du trajet de la fusée (dessin : Jérémy Perrodeau)
La compagnie SpaceX met au point des fusées dont une partie est réutilisable. Le but de cet exercice est de
déterminer certaines caractéristiques de la fusée Falcon 9 au cours de son décollage, de sa redescente et de son
atterrissage (Figure 1). On choisira un repère avec un axe (Oz) vertical et dirigé vers le haut, dont l’origine est
située à la surface de la terre.
1.1 Décollage
Au décollage, la fusée a une masse m 0 = 550 tonnes et une vitesse nulle. Ses moteurs exercent pendant une
#»
durée ∆t = 2 min 24 s une poussée que l’on assimilera à une force F verticale et dirigée vers le haut. Lorsque
les moteurs s’arrêtent, la fusée a atteint une altitude de 70 km. Dans cette partie, on négligera les frottements
de l’air.
1. Faire un schéma de la fusée et des forces en présence.
2. Ecrire le PFD appliqué à la fusée puis le projeter sur l’axe (Oz).
#»
3. On suppose d’abord que la force F est constante au cours du temps.
(a) Exprimer l’altitude z(t ) de la fusée en fonction du temps en justifiant votre raisonnement.
(b) Calculer numériquement, en utilisant les données de l’énoncé, l’accélération a z de la fusée.
(c) Exprimer puis calculer numériquement la vitesse atteinte par la fusée quand les moteurs s’arrêtent.
#»
4. En réalité, la fusée a atteint la vitesse de v 0 = 1483 m/s. On va donc supposer que la force F n’est pas
constante et que l’accélération de la fusée peut s’écrire sous la forme :
a z (t ) = K t (1)
où K est une constante.
(a) Donner la nouvelle expression littérale de la vitesse v z (t ) de la fusée en fonction du temps.
(b) En déduire la valeur numérique de la constante K sans oublier d’indiquer son unité.
(c) Donner la nouvelle expression littérale de l’altitude z(t ) de la fusée en fonction du temps.
(d) Calculer numériquement l’altitude atteinte par la fusée au bout du temps écoulé ∆t . L’accélération
modélisée par l’équation 1 est-elle possible ?
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1.2 Rentrée atmosphérique
Par la suite, la fusée continue de monter tout en ralentissant. Son étage supérieur transportant la charge utile
à mettre en orbite se sépare mais on continue de s’intéresser à l’étage inférieur que l’on qualifiera toujours de
"fusée" et qui a dorénavent une masse m 1 = 5 tonnes. Elle atteint l’altitude de 165 km puis se met à redescendre.
Entre les altitudes z 1 = 64 km et z 2 = 36 km, la fusée subit une phase de décélération en raison des frottements
avec l’atmosphère. Cette phase a lieu entre t 1 = 7min 14 s et t 2 = 7min 40 s et sa vitesse passe de v 1 = 1400 m/s
à v 2 = 752 m/s. On modélisera les forces de frottements exercées par l’atmosphère sur la fusée par une force
# »
constante F ai r . On supposera que le champ de pesanteur est constant et on prendra g=10 m/s2 .
# »
1. Donner l’expression du travail élémentaire de la force F ai r que l’on notera dWF# ai»r .
2. En déduire l’expression du travail de cette force entre les instants t = t 1 et t = t 2 que l’on notera WF# ai»r (vous
exprimerez le résultat sous la forme d’une intégrale).
3. Exprimer la variation d’énergie mécanique de la fusée entre les instants t = t 1 et t = t 2 en fonction des
données du problème.
4. Appliquer le théorème de l’énergie mécanique à la fusée entre les instants t = t 1 et t = t 2 . En déduire la
valeur numérique du travail WF# ai»r de la force de frottements entre ces deux instants.
5. Que devient cette énergie mécanique ?
1.3 Atterrissage
Puis la fusée continue de descendre en vitesse limite. Elle arrive à une altitude z 3 = 4 km avec une vitesse v 3 =
300 m/s à t 3 = 8min 33s. Les retrofusées s’allument pour ralentir la fusée qui se pose en douceur à t = t 4 . On
modélisera la force exercée par les retrofusées comme une force verticale dirigée vers le haut que l’on notera #»π.
#»
1. Donner l’expression du travail élémentaire du poids P que l’on notera dW P#» .
2. En déduire l’expression du travail de cette force entre les instants t = t 3 et t = t 4 que l’on notera W P#» .
3. Appliquer le théorème de l’énergie cinétique à la fusée entre les instants t = t 3 et t = t 4 et en déduire l’ex-
pression du travail de la force exercée par les retrofusées, W #»
π.
4. Calculer numériquement le travail de W #»
π entre ces deux instants. Commenter.
2 Le gâteau (∼ 15 points)
Figure 2
M. Durand est étourdi. Il est allé à la boulangerie acheter un gâteau pour l’anniversaire de sa femme. Revenant
à sa voiture, il pose le gâteau dans son emballage, de masse totale m = 1 kg, sur le toit horizontal de la voiture
pour fouiller ses poches et chercher ses clefs. Les ayant trouvées, il démarre en oubliant le gâteau sur le toit
(Figure 2). Pour rentrer chez lui, il n’a que 0.5 km à parcourir, en ligne droite et horizontale. Son parcours de
retour s’effectue en trois étapes :
Etape 1 : Il démarre avec une vitesse nulle puis accélère uniformément sur une distance d 1 = 100 m pour at-
teindre la vitesse v 1 = 36 km/h.
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Etape 2 : Il roule ensuite à vitesse constante jusqu’à arriver à 100 m de chez lui.
Etape 3 : Il ralentit uniformément sur les 100 derniers mètres jusqu’à s’immobiliser devant son domicile.
2.1 Cinématique
Dans cette partie, on s’intéresse aux caractéristiques cinématiques de M. Durand au cours de son trajet de la
boulangerie jusqu’à son domicile.
1. Donner l’expression littérale de l’accélération a 1 de M. Durand durant l’étape 1, puis calculer sa valeur
numérique.
2. Quelle est la durée t 1 de l’étape 1 pour que M. Durand atteigne la vitesse v 1 ?
3. Quelle est la durée totale t t ot de son parcours ?
4. Tracer schématiquement l’évolution temporelle de l’accélération, de la vitesse et de la position de M. Du-
rand lors des 3 étapes. Nommer les 3 graphiques, les axes et préciser les unités.
2.2 Frottements
Dans cette partie, on s’intéresse au mouvement du gâteau lors du trajet de M. Durand depuis la boulangerie
jusqu’à son domicile. On suppose que le gâteau, posé sur le toit, est soumis à une force de frottement solide
R~T caractérisée par des coefficients de frottement statique k s et dynamique k d . Le coefficient de frottement
statique du paquet sur le toit vaut k s = 0.2.
1. On considère tout d’abord que les frottements de l’air sur le gâteau sont négligeables.
(a) Bilan des forces : nommer les forces appliquées sur le gâteau et les représenter sur un schéma.
(b) Parmi ces forces, y en a-t-il une ou plusieurs qui forment une ou des paires(s) d’interaction ? Si oui
lesquelles ?
(c) Ecrire le PFD appliqué au gâteau puis le projeter sur les axes (Ox) et (Oy). Préciser le référentiel choisi.
(d) En déduire la condition sur l’accélération a x de la voiture pour que le gâteau ne glisse pas sur le toit.
(e) Compte tenu de la réponse à la question 2.1.1, cette condition est-elle remplie ?
2. On tient compte désormais des frottements de l’air sur le gâteau. C’est une journée sans vent mais on veut
tenir compte des forces de frottement aérodynamiques dues au vent relatif. On suppose que l’écoulement
est de type turbulent autour du gâteau et que celui-ci, en plus de la force de frottement solide R~T , est soumis
à une force de frottement fluide ~
f = −kv~ v où k = 0.018 kg/m.
(a) Sans calcul, lors de quelle étape le gâteau est-il le plus en danger ? Justifier votre réponse.
(b) En supposant que le gâteau ne glisse pas, calculer la valeur maximale de la norme de la force ~
f sur le
trajet.
(c) Ecrire le PFD appliqué au gâteau puis le projeter sur les axes (Ox) et (Oy).
(d) En déduire la condition sur l’accélération a x de la voiture pour que le gâteau reste sur le toit.
(e) Cette condition est-elle remplie ou le gâteau va-t-il glisser ? Si oui lors de quelle étape ? Justifier votre
réponse.
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