Structure :
Sur les 5 dernières années, le nombre d’agence est passé de 1 625 à 1 913 marqué par
l’ouverture de 288 nouvelles agences. Ainsi, le taux de bancarisation s’est amélioré pour
atteindre une agence pour 6 038 habitants en 2018 contre une agence pour 6 774 habitants en
2014
En dépit de cette conjoncture, le secteur bancaire est parvenu globalement à préserver ses
indicateurs de solidité financière comme en témoignent la baisse de la part des créances
classées de 0,5 point de pourcentage pour s’établir à 13,4%, la légère diminution du taux de
couverture de ces créances par les provisions de 1,4 point de pourcentage imputable
notamment aux opérations de cession de créances et le maintien du ratio de solvabilité moyen
du secteur à son niveau de 2017, soit 11,8% malgré l’entrée en vigueur de la nouvelle
exigence en fonds propres pour la couverture des risques de marché.
Cette amélioration des indicateurs de solidité financière des banques observée ces dernières
années, ne doit pas dissimuler la persistance de certaines sources de fragilité structurelle au
niveau de quelques banques ayant trait essentiellement à la problématique des créances
classées, la détérioration de leur profil de risque de liquidité et surtout des faiblesses majeures
au niveau de leur dispositif de gouvernance, de contrôle interne et de gestion des risques.
Ceci étant, la BCT aspire mettre à niveau le cadre prudentiel relatif aux normes de fonds
propres, au courant de 2020, et ce pour se conformer complètement aux piliers 1 et 2 de Bâle
II ; surtout que les travaux ayant trait à la révision de l’approche du risque de crédit, à la
migration d'une supervision sur base sociale à une supervision sur base consolidée et la mise
en place d’un processus interne d’évaluation et d’allocation du capital économique ICAAP se
trouvent à un stade bien avancé
Contexte tunisien : bale
Depuis 2016, la BCT s’est engagée dans un processus de réformes prudentielles visant la
convergence vers les standards Bâlois. Jusqu’à fin 2018, les réalisations ont concerné :
la mise en place des exigences en fonds propres pour couvrir le risque opérationnel,
la publication d'une circulaire mettant à la charge des banques et des établissements
financiers le développement des systèmes de notation interne des contreparties, et
la mise en place des exigences en fonds propres pour couvrir le risque de marché.
Grâce à ces réformes, le dispositif prudentiel en vigueur se trouve en conformité avec le
premier pilier d’exigences minimales de fonds propres de Bâle 2 sur base sociale.
Le processus de convergence vers les standards Bâlois a été érigé en tant qu’un projet
stratégique dans le cadre du plan stratégique triennal 2019-2021 de la BCT.
L’année 2019 sera consacrée à l’achèvement du pilier 1 à travers l’avancement sur deux
projets :
La révision de l’approche standard du risque de crédit pour être en conformité avec les
nouvelles normes bâloises publiées en décembre 2017 intitulées « Bâle III : finalisation des
réformes de l’après-crise » ; et
Le passage du cadre prudentiel de fonds propres d'une base sociale à une base consolidée.
A partir du second semestre de 2020, la BCT engagera les travaux pour assurer le
parachèvement du pilier 2 de Bâle 2 en axant particulièrement sur :
La mise en place d’un processus interne d’évaluation et d’allocation du capital économique
« ICAAP : Internal Capital Adequacy Assessment Process »,
La mise en place d’un processus de mesure et de gestion du risque global de taux d’intérêt
dans le portefeuille bancaire « IRRBB : Interest Rate Risk in the Banking Book », et
La révision du processus de supervision afin de se conformer totalement aux 29 principes
fondamentaux bâlois pour une supervision efficace.
Révision de l’approche standard du risque de crédit :
le projet de révision de l’approche standard du risque de crédit vise à remplacer le dispositif
actuel par un nouveau dispositif plus sensible au risque et qui s’inspire largement des normes
de Bâle 3 publiées en décembre 2017. Ce dispositif se veut plus granulaire par la définition de
pondérations de risque plus détaillées et qui dépendent du profil risque des emprunteurs tout
en maintenant une approche suffisamment simple pour des considérations de transparence et
de comparabilité entre les banques.
Exigences minimales en fonds propres sur base consolidée :