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Chapitre 5 Etude Geotechnique

Ce chapitre traite de l'étude géotechnique réalisée pour le projet, y compris les essais de terrain et de laboratoire effectués pour évaluer les sols et matériaux. Les essais comprennent des puits de reconnaissance, des analyses de teneur en eau, de masse volumique, de granulométrie et des essais Proctor.

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Chapitre 5 Etude Geotechnique

Ce chapitre traite de l'étude géotechnique réalisée pour le projet, y compris les essais de terrain et de laboratoire effectués pour évaluer les sols et matériaux. Les essais comprennent des puits de reconnaissance, des analyses de teneur en eau, de masse volumique, de granulométrie et des essais Proctor.

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Chapitre V Etude

géotechnique
V.1 Introduction
La géotechnique routière est définie comme étant une science qui étudie d’une part les sols
sur lesquels reposent les chaussées et d’autre part les matériaux qui constituent les différentes
couches de ces chaussées, sans autant oublier la fiabilité des ouvrages construits. Elle
représente 95% de la réussite d’un projet de Génie civil.
Les principaux problèmes auxquels s’intéresse la géotechnique routière sont les suivants :

Problèmes de terrassement
 Réutilisation des déblais en remblai
 Distinction entre sols meubles et sols rocheux
 Stabilisation des remblais sur zones compressibles
 Pente des talus de déblais et de remblais
 Localisation des nappes et venues d’eau
 Mise en œuvre des remblais
 Erosion des talus
 Emprunts sélectionnés pour remblai
 Nature et portance des sols de la plate-forme

Problèmes de chaussées
 Localisation des emprunts et de carrières
 Nature des matériaux utilisables en corps de chaussée
 Techniques de stabilisation
 Dimensionnement du corps de chaussée (Epaisseur)
 Constitution des couches de la chaussée
 Mise en œuvre des couches du corps de la chaussée
V.2 Programme des essais géotechniques
Sur la base des données obtenues après la visite du terrain, les essais in-situ et en laboratoire
ont été projetés et réalises par Laboratoire des Travaux Publics de l’Est afin de mener les
études du tracé et de la géométrie pour le projet.
V.2.1 Les essais in situ
V.2.1.1 Puits de reconnaissance (XP P 94-011)
Les puits sont réalisés au moyen d’une pelle mécanique pour permettre d’établir la coupe
géologique.

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Chapitre V Etude
géotechnique
- profondeur du puits : 3 à 4 m
- Les échantillons représentatifs de chaque couche sont prélevés en quantité suffisante et mis
dans des sacs plastiques bien fermes. Ensuite ils sont étiquetés et transportes au laboratoire.
Les puits de reconnaissance seront réalisés dans les zones d’excavation de faible déblais afin
d’évaluer la réutilisation des matériaux, et dans celles de remblai pour évaluer la terre
végétale a décaper et des dépôts de matériaux meubles à assainir, et aussi au niveau des zones
d’emprunt de matériaux.

Figure 11 : Puits de reconnaissance


Tableau 12 : implantation et description des puits
Dénominatio
PK (m) Profondeur m) Description
n
0,00 – 0,20 Terre végétale

KPM-29 28+300 0,20 – 2,20 Argile limoneuse, brunâtre


Argile limoneuse, sableuse, graveleuse, avec
2,20 – 3,50
présence de cailloux, de couleur jaunâtre
0,00 – 0,20 Terre végétale
Grave et cailloux, avec présence de blocs, lies
KPM-30 29+300
0,20 – 2,50 avec une matrice argilo-limoneuse, de couleur
brunâtre, A 2,5m, Refus sur blocs

V.2.2 Essais au laboratoire


Teneur en eau naturelle (NF P 94-050) 
La teneur en eau est un paramètre d’état qui permet d’approcher certaines caractéristiques
mécaniques et d’apprécier la consistance d’un sol fin.

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Chapitre V Etude
géotechnique
Ps
La teneur en eau est donnée par la formule : ω=
Ph
Masse volumique des particules solides (γ s) : Il est déterminé par le calcul du quotient :

Ps
γs= , où Ps est le poids des particules solides et Vs est leur volume, vides exclus. Il est
Vs
utilisé pour connaître l'indice des vides, le degré de saturation et la porosité du matériau
étudié.

P
Masse volumique apparent (γap) : C'est le résultat du quotient : γ ap= ,où P est le poids du
V
matériau humide et V est son volume, vides inclus (volume apparent).

Ps
Masse volumique sec (γd) (NF P 94-053) : C'est le résultat du quotient : γ d = , où Ps est le
V
poids du matériau sec et V est son volume, vides inclus.

V.2.2.1 L’analyse Granulométrique (NF P 94-056)

But de l’essai : Cet essai nous permet d’identifier des sols, les classer et même également les
nommer (Classification des sols, étude des matériaux de construction)

Appareillage

 balance et différents poids


 tamis en mm (20-16-12,5-10-8-6,3-5,4-3,5-1-0,2-0,08)
 vibreur de tamis
Mode opératoire

 On place l’échantillon à étudier à l’étuve à 105°C pendant 24h (au moins 3kg)
 Prélever 2kg de matériau
 Imbiber cette quantité dans l’eau pendant 24h
 On le repasse à l’étuve pendant 24h après avoir lavé le matériau pour éliminer les
fines.
 On sort le matériau que l’on verse sur les tamis disposés comme dans
l’appareillage et on secoue à la main ou au vibreur de tamis, il y aura un passage selon le
diamètre des tamis.
 On enlève chaque tamis et on pèse le refus, au fur et à mesure en faisant un cumul
sur le tamis suivant :

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Chapitre V Etude
géotechnique
Re fus
= ×100
 On détermine : (PC) : passing cumulé Poidstotal (en %)
et le passant = 100 – (PC) (en %)

Et sur un papier semi-log on place en abscisse les dimensions des tamis et en ordonnée le %
des passants et on trace la courbe.

Tableau 13 : Analyse granulométrique des puits


Analyse granulométrique
Profondeur Wn
Puits PK (%) Dmax <50mm <20mm <5mm <2mm <0.4mm <0.08mm
(m) (mm) % % % % % %

0,20 – 2,20 14.15 0.40 100 100 99 99 96 80


KPM-
28+300
29 2,20 – 3,50 12.11 100 74 59 56 54 51 39

KPM- 0,20 – 2,50


29+300 3.36 100 64 39 25 23 18 13
30

V.2.2.2 Essai Proctor (NF P 94-093)

But de l’essai
C’est l’un des essais les plus utilisés en géotechnique routière. Il a pour but de
déterminer au laboratoire les conditions de compactage d’un sol donné en fonction de la
teneur en eau et l’énergie de compactage. A une énergie de compactage donnée, il s’agit de
déterminer la teneur en eau optimale (Wopt) et la densité maximale (γd max ) proctor
correspondantes (Contrôle de la mise en œuvre des matériaux de remblai)
Appareillage
 02 tamis de 20mm et 5mm respectivement
 pelle à main, truelles, meurs métalliques, spatules, balayettes, pinceaux
 Eprouvettes graduées de 250cm3 et 500cm3 environ pour la mesure de la qualité
d’eau d’humidification
 Une balance de portée maximale au moins égale à 30kg précise à 5g
 Une balance de précision d’une portée maximale de 300g au moins (précision de
0,1g)
 Une étuve ventilée réglable
 Une burette à huile pour le graissage des parois du moule
 02 disques de papier filtre correspondant aux côtés des deux types de moules
 couteau, maillet, burin, marteau

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Chapitre V Etude
géotechnique
Mode opératoire
L’essai s’effectue sur un matériau ne contenant que des éléments inférieurs à 20mm
Il existe deux sortes d’essais proctor :
Proctor modifié pour les sols fins
Proctor normal pour les sols fins uniquement
Caractéristiques essentielles pour les deux types de compactage :

Nombre de
Granulométrie du sol Moule à employer Dimensions du moule
coupe/couche
h = 11,5cm
Sol passant au tamis de 5mm Moule proctor 25
Ø = 10,2cm
Sol passant au tamis de h = 11,5cm
Moule CBR 55
20mm Ø = 15cm

Essai proctor normal Essai proctor modifié


Poids de la dame 2,490kg Poids de la dame 4,538kg
Hauteur de la chute 305mm Hauteur de la chute 457mm
Nombre de couches 3 Nombre de couches 5

L’échantillon nécessaire est ensuite prélevé par quartage ou du préférence au moyen d’un
échantillonneur.
Deux cas peuvent se présenter :
 On utilise le moule CBR : on prendra une quantité du matériau correspondant
largement au remplissage de 6 moules : prévoir 40kg de matériau.
 On utilise le moule proctor : on prendra une quantité de matériau correspondant
Largement au remplissage de 6 moules : prévoir 20kg de matériau
 On sèche le matériau à l’air libre ou à l’étuve à 60°C maximum
 On malaxe soigneusement le matériau pour l’homogénéiser.
 Pour le moule proctor (on prépare 6 échantillons de 2,5kg) et si on utilise moule CBR
(on prépare 6 échantillons de 5,5kg)
 Démouler l’éprouvette, prélever rapidement 2 échantillons pour la teneur en eau (En
principe 2x150g pour les sols fins et au moins 2x500g pour les sols graveleux)
 On fera la même chose pour chaque point en augmentant la teneur en eau de 2% à 2%
(le proctor se réalisera sur 5 points)

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Chapitre V Etude
géotechnique
 On constatera que lors de la détermination du 5e point l’augmentation du poids du sol
humide est bien inférieure à la différence de quantité d’eau ajoutée pour les deux derniers
compactages.

Figure 12 : Phases de réalisation l’essai Proctor.


Résultats

Calcul de la teneur en eau W% : On calcule le poids du sol ainsi que le poids d’eau qu’il
contient

Poids eau
W %= ×100
Poids , sol sec

Calcul de la densité humide γh : connaissant le poids humide de l’échantillon compacté, la


densité humide sera.
Poids du sol humide compacté
γ h= ×100 (en T/m3)
Volume du moule
Connaissant W et γh on en déduit aisément la densité sèche

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Chapitre V Etude
géotechnique
γh
γ d= (en T/m3)
100+ W
Sur un graphique millimétré sont figurés les points représentatifs.
 En abscisse la teneur en eau W
 En ordonnée la densité sèche γd
On trace ensuite la courbe la plus probable qui passe par les points expérimentaux. La teneur
en eau optimale et la densité sèche maximale sont respectivement l’abscisse et l’ordonnée du
point à la tangente horizontale.
Tableau 14 : essai Proctor des puits

Proctor modifié
Profondeur
Puits PK d Wopm
(m)
(kN/m3) (%)

0,20 – 2,20 18.8 10.15


KPM-29 28+300
2,20 – 3,50 22.2 4.75

0,20 – 2,50
KPM-30 29+300 23.9 3.13

V.2.2.3 Limites d’Atterberg (NF P 94-051)


But de l’essai
Identification et classification des sols (pour vérifier les travaux de terrassement – de
compactage)
Appareillage
 Appareil de casagrande
 Balance de 5kg (précision 1g)
 Etuve ventilé
 Capsules en verre
 Spatules
Mode opératoire
Cet essai est réalisé sur la partie granulométrique appelée mortier inférieur à 0,4mm
 On malaxe rigoureusement la totalité de l’échantillon afin de bien homogénéiser
 On remplit la coupelle au tiers
 On trace le milieu de l’échantillon à l’aide d’un outil à rainurer et l’essai comme
immédiatement

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Chapitre V Etude
géotechnique
 La coupelle fixée à l’appareil est soumise à une série de chocs réguliers jusqu’à ce
que les deux lèvres se ferment (le nombre de coups de fermeture doit être compris entre 15 et
35)
 Pour confirmer le nombre de chocs, il faut recommencer immédiatement l’essai, si
les deux essais successif ne différent pas plus d’un choc, on prélève à l’aide d’une spatule
deux échantillon de chaque côté des lèvres et on détermine la teneur en eau.

Figure 13 : Phases de réalisation l’essai Limites d’Atterberg.


Résultats
WL : la limite de liquidité est la teneur en eau correspondant à la fermeture à 25 coups.
Détermination de la limite de plasticité Wp
Pour déterminer Wp, on prend une partie du mélange et on essaye de faire des petits rouleaux
sur une plaquette jusqu’à obtenir un diamètre de 3mm .
Après on soulève le rouleau à 1 ou 2cm au-dessus du plancher, quand il se fissure et rompe.
On prélève sur chaque morceau des échantillons pour déterminer la teneur en eau qui sera la
valeur de Wp.

Et il en vient l’indice de plasticité IP = WL - WP

Qualificatif Indice de plasticité (%)

non plastique Ip ≤ 12

peu plastique 12 < Ip ≤ 25

plastique 25 < Ip ≤ 40

tres plastique Ip > 40

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Chapitre V Etude
géotechnique
Tableau 15 : Limites d’Atterberg des puits

Profondeur Limites d’Atterberg


Puits PK Ic
(m) Wl (%) Wp (%) Ip (%)

0,20 – 2,20 29 15 14 1.06


28+30
KPM-29
0 2,20 – 3,50 24 13 11 1.08
29+30 0,20 – 2,50
KPM-30 33 18 15 1.96
0

V.2.2.4 Equivalent De Sable (NF- P18-598)


But de l’essai
Cet essai qui s’effectue sur la fraction de sol ou de granulat passant au tamis à mailles
carrés de 5 mm, est réalisé pour déterminer le degré de pollution d’un sol ou d’un sable.
Appareillage
 1 tamis de 5 mm d’ouverture de mailles avec fond
 6 récipients de pesée en alliage léger pouvant recevoir environ 200 cm3
 1 balance précise au gramme, de portée au moins égale à 250g
 1 tube laveur
 1 tube caoutchouc
 1 piston lare
 1 machine d’agitation
Mode opératoire
 On verse dans une cylindrique jusqu’au trait repère inférieur, une solution lavante.
 Introduire dans l’éprouvette une masse sèche de 120g ± 1g de matériau à l’aide de
l’entonnoir
 Frapper fortement à plusieurs reprises la base de l’éprouvette sur la paume de la
main par déloger les bulles d’air et favoriser le mouillage de l’échantillon
 Laisser reposer 10 min
 Boucher l’éprouvette à l’aide du bouchon de caoutchouc
 Fixer l’éprouvette sur la machine d’agitation
 Faire subir à l’éprouvette 90 cycles ± 1 cycle en 30s ± 1s
 Puis enfoncer le tube jusqu’au fond de l’éprouvette avec la solution lavante
 Laisser reposer sans perturbation pendant 20 min ± 10s
 Au bout de 20 mn

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Chapitre V Etude
géotechnique
 Mesurer à l’aide du réglet la hauteur h1 au niveau supérieur du floculat par rapport au
fond de l’éprouvette
 Mesurer également, si possible, la hauteur h2 du niveau supérieur de la partie
sédimentée par rapport au fond de l’éprouvette.
 Les hauteurs h1 et h2 sont arrondies au millimètre le plus voisin
 Descendre doucement le piston taré dans l’éprouvette jusqu’à ce qu’il repose sur le
sédiment. Pendant cette opération, le manchon coulissant prend appuie sur l’éprouvette
 Lorsque l’embase du piston repose sur le sédiment, bloquer le manchon coulissant sur
la tige du piston. Introduire le réglet dans l’encoche du manchon, faire venir buter le zéro
contre la face inférieure de la tête du piston.
 Lire la hauteur du sédiment h’2 au niveau de la face supérieure du manchon. Arrondir
la hauteur h2 au millimètre le plus voisin. Noter la température du contenu de l’éprouvette au
degré le plus voisin
 Refaire les mêmes opérations

Figure 14 : Phases de réalisation l’essai Equivalent de sable.


Résultats
L’équivalent de sable d’une prise d’essai d’un échantillon est par définition mesuré au piston
et donné par la formule :
h2
E S= × 100
h1
L’équivalent de sable visuel est, dans les mêmes conditions, donné par la formule :
h '2
E SV = ×100
h1
On a toujours Es < ESV

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Chapitre V Etude
géotechnique
La détermination portant sur deux prises d’essais par échantillon, l’équivalent de sable E S ou
ESV d’un échantillon est la moyenne des équivalents de sable déterminés sur les deux prises
d’essais

V.2.2.5 Essai au bleu de méthylène (VBS) (NF P 94-068)


Cet essai permet de mesurer la capacité des éléments fins à adsorber du bleu de
méthylène.
Le bleu de méthylène étant adsorbé préférentiellement par les argiles, les matières organiques
et les hydroxydes de fer, cette capacité rend compte globalement de l´activité de surface de
ces éléments.
On appelle «valeur de bleu» des fines, la quantité exprimée en grammes de bleu de méthylène
adsorbée par 100 g de fines.
V
La valeur de bleu méthylène devient : V BS=
M
V : Volume de bleu de méthylène injecté ;
M : Masse d’échantillon.

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Chapitre V Etude
géotechnique
Figure 15 : Phases de l’essai au bleu de méthylène.

Tableau 16 : Qualificatif l’activité de la fraction argileuse selon le coefficient VBS.


Coefficient VBS Activité de la fraction argileuse
0 < VBS < 3 inactive
3 <VBS < 5 peu active
5 <VBS < 13 moyenne
13 <VBS < 18 active
18 < VBS très active

Tableau 17 : Résultats VBS des puits


Activité de la
Puits PK Profondeur (m) VBS fraction argileuse

0,20 – 2,20 5.04 moyenne


KPM-29 28+300
2,20 – 3,50 3.16 peu active

KPM-30 29+300 0,20 – 2,50 1.16 inactive

V.2.2.6 Essai CBR (NF P 94-078)


But de l’essai
Détermination de la portance du sol donné, il s’agit en fait de comparer la portance du
sol que l’on est en train de tester à la portance d’un sol standard de l’état de Californie aux
Etats Unis (Géotechnique routière - dimensionnement de chaussées)
Appareillage
 3 moules standard CBR
 Disques d’espacement de 151mm de diamètre et 25,5mm d’épaisseur
 1 dame proctor modifié constituée par un mouton de 4,530kg et la hauteur de chute
de 457mm actionnée manuellement ou mécaniquement.
 Des disques de surcharge annulaire en plomb de 2,265kg en deux parties de
diamètre extérieur de 150mm de diamètre inférieur de 27mm.
 1 appareil de mesure de gonflement
 1 piston cylindrique ayant une section de 19,6cm 2 et approximativement 200mm
de long.

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Chapitre V Etude
géotechnique
 1 presse hydraulique de 60kn pouvant assurer une vitesse de poinçonnement de
1,27 mm / minute.

Figure 16 : Appareillage de


l’essai CBR

Mode opératoire
Préparation des échantillons
L’essai sera réalisé à la teneur en eau optimale déterminée par l’essai Proctor modifié. De ce
fait il conviendra de préparer le matériau de la même manière que pour l’essai Proctor.
 Après avoir éliminé par tamisage les éléments supérieurs à 20mm.
 On devra réaliser 3 moulages à 3 énergies de compactage différentes, il faut donc
prévoir au moins 3 x 5,5kg de matériau.
La connaissance de la teneur en eau du matériau en cours de préparation est nécessaire.
Ensuite par calcul on déterminera la quantité d’eau
Compactage et imbibition
 On prépare d’abord le moule, puis on place le disque d’espacement.

Page 38
Chapitre V Etude
géotechnique
 On introduit ensuite le matériau selon le processus de l’essai proctor modifié en 5
couches successives d’égale épaisseur qui seront chacune compactée avec la même dame
proctor modifié selon les énergies de compactage différentes qui sont en général 10, 25 et 55
coups par couche.
 Une fois le compactage terminé, la hausse, dernière couche doit dépasser le moule
d’environ 1 cm. On arase soigneusement puis on enlève le fond que l’on veut fixer sur la face
supérieure du moule après avoir placé un papier filtre à la surface de l’échantillon, on
retournera le moule, on retirera le disque d’espacement puis après avoir également placé un
papier filtre sur cette face, on pèse le tout.
 Ensuite on place le trépied porte comparateur et on laisse le moule à imbibition
normale pendant 04 jours dans l’eau.
c) Poinçonnement
 Le moule est placé sur le plateau de la presse et centré de telle façon que le piston
de poinçonnement soit bien dans le prolongement de l’axe du moule.
 L’opérateur se met alors au volant de la presse et commence le poinçonnement au
moment où le rayon repère de l’indicateur de cadence viennent se superposer à l’aiguille du
comparateur, il manœuvre lentement le volant de façon à maintenir en coïncidence l’aiguille
du comparateur et le rayon repère. En procédant de cette façon de poinçonnement s’effectue
avec la vitesse constante normalisée (soit 1,27mm / minute)
 Au cours de l’essai on note les pressions lues sur l’anneau dynamométrique qui
correspondent aux enfoncements suivants : 0,2 – 0,4 – 0,6 – 0,8 – 1 – 1,5 – 2 – 2,5 – 3 – 3,5 –
4 – 4,5 – 5 – 5,5 – 6 – 7 – 8 – 9 et 10 mm.
On arrête alors l’essai quand on atteint ce dernier enfoncement.

Figure 17 : Phases de réalisation l’essai CBR

Page 39
Chapitre V Etude
géotechnique
Résultats
Détermination de la densité humide (γh) de la teneur en eau (W%) et de la densité sèche (γd)
après compactage et avant imbibition.
Détermination de la compacité du moulage par rapport à la densité sèche maximale (référence
proctor modifié)
γd
C %= ×100
γ d max

Détermination de la teneur en eau (W en %) après 4 jours d’imbibition.


Les échantillons servant à déterminer cette teneur en eau sont prélevés en fin d’essai.
Après poinçonnement lors du démoulage on effectue deux prises au-dessous de la surface de
chaque côté de l’emprunt de poinçonnement.
Indice portant CBR
Lors du poinçonnement de l’échantillon on note les pressions correspondant aux
enfoncements à 0,2 – 0,4 – 0,6 – 0,8 – 1 – 1,5 – 2 – 2,5 – 3 – 3,5 – 4 – 4,5 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9
et 10 mm.
On trace alors une feuille de papier millimétrée la courbe de pression en fonction des
enfoncements et en porte en abscisse les enfoncements et en ordonnées les pressions.
L’indice portant CBR est le rapport exprimé en % de la pression obtenue sur l’échantillon à la
pression obtenue sur le matériau de référence pour un même enfoncement.
Pour le calcul on relève sur la courbe tracée les contraintes qui correspondent à 2,5 et 5,0 mm
d’enfoncement du piston soit.
Pour le matériau de référence les contraintes obtenues pour ces mêmes enfoncements sont
respectivement : à 2,5 mm 70 bars ou 70.105 Pascal.

à 5 mm 105 bars ou 105.105 Pascal


Ce qui revient à calculer l’indice partant de la manière suivante :
P ( 2,5 ) P (5 )
CBR % à 2,5 mm → 0,7 CBR % à 5 mm → 1, 05
L’indice CBR est égal à la plus grande de ces deux valeurs.
Tableau 18 : Classification de la portance du sol selon le (GTR, fascicule I).
ICBR Portance du sol
<3 Mauvaise
3à8 Médiocre
8 à 30 Bonne
> 30 Très bonne

Page 40
Chapitre V Etude
géotechnique
Tableau 19 : Résultats CBRimb des puits

Puits PK Profondeur (m) CBRimb

0,20 – 2,20 4.0


KPM-29 28+300
2,20 – 3,50 5.2

KPM-30 29+300 0,20 – 2,50 16.3


V.3
Classification du sol selon GTR (NF P 11-300)

Figure 18 : Classification des sols selon le GTR

Possibilité de réutilisation en
puits Prof Classification selon GTR
remblai
0.2-2.2 A2 Non
KPM-29
2.2-3.5 C1A1 Non

Page 41
Chapitre V Etude
géotechnique

KPM-30 0.2-2.5 C1B5 Non

Conclusion : d’après la classification des sols on constate que n’y a pas de possibilité de
réutilisation de ces matériaux en remblai.

Page 42

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