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Dechet

Ce mémoire traite de la gestion des déchets ménagers et assimilés dans la commune de Tizi-Ouzou en Algérie. Il présente l'état actuel de la gestion des déchets, notamment la collecte et le traitement, et identifie les problèmes tels que le manque de tri des déchets et l'état des décharges. Le mémoire utilise des enquêtes auprès de la population pour analyser les perceptions et proposer des améliorations à la gestion des déchets.

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Dechet

Ce mémoire traite de la gestion des déchets ménagers et assimilés dans la commune de Tizi-Ouzou en Algérie. Il présente l'état actuel de la gestion des déchets, notamment la collecte et le traitement, et identifie les problèmes tels que le manque de tri des déchets et l'état des décharges. Le mémoire utilise des enquêtes auprès de la population pour analyser les perceptions et proposer des améliorations à la gestion des déchets.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou

Faculté des sciences agronomiques et des sciences biologiques


Département des sciences biologiques

Mémoire de fin d’études


En vue de l’obtention du diplôme Master

Spécialité : gestion des déchets solides

Thème :

Contribution à l’étude d’état de la gestion des déchets


ménagers et assimilés dans la commune de Tizi-Ouzou

Présenté par :
Melle. AIT MAAMAR Chahrazed
Mr. KECHOUT Aghilas
Devant le jury :

Président : Mr. ALLILI N


Promoteur : Mr. SI TAYEB H
Examinateurs :
• Mr. BOUDJAMAA S
• Mr. MAKHLOUF M

Année universitaire 2015-2016


Remercîments
Remercîments

Nous tenon
enons
ons à exprimer nos plus sincères et chaleureuses
chaleureuses

Remerciements et gratitude pour notre promoteur Mr SI TAYEB. H

Qui nous a tellement aidés pour réaliser notre modeste travail

Nous remercions Mr MOUHOUS. A qui nous a

Tellement aider dans les statistiques et à tous les

Enseignants de la spécialité : gestion des déchets solides

Nous remercions également toutes les

personnes,
ersonnes, qui nous ont soutenus de près ou de loin.

Nous remercions vivement les membres de

jury qui nous ferons l’honneur d’évaluer


d’évaluer

notre travail.

Merci
Dédicace
Je dédie ce modeste travail à:
- Deux âmes les plus chères
chères au monde mon père et ma mère que dieu les
protéges
protéges

- Ma chère sœur : Cylia

- Mes chers frères : Mouloud, Lyes, Nassim

- Ma grand-
grand-mère

- Mes oncles : Chabane et Djamel et leurs familles.

- Toute la famille

- Mes amis (es) :Said, Abasse, Essaid, Zohir, Karim,


Karim, Ammar, Abderehman,
Abderehman,
Ali, Badjij, Kaki, Maiiiche, Zoro, Brahim, Farhat,Ghani, Massi, Djilali,
Malha, Lounes, Badjio, Lyes, Kouritssa, Tahcen, Salma, Sarah, Lila,
Warda, Kahina, Faiza.

- Ma chère : Ouerdia

- Ma chère binôme Chahrazed et toute sa famille

- Toute la promotion agronomie 2009.

- Tous qui m’ont soutenue tout au long de cette période.

Aghilas
Dédicace
Je dédie ce modeste travail à:

- Mes parents, surtout ma mère qui est la source de résistance et


d’espérance ;

- Mon très chers et unique frères : Ghanem que dieu le protège

- Mes
Mes chères sœurs :Ounissa, Kamilia, Hanane, Sylia,
Sylia,
Yasmine, Djamila et Soria (et leurs enfants et époux) qui m’ont aidée
énormément.

- Mes amis (es) : Brahim, Essaid, Zohir,


Zohir, Dihia, Fariza, Lilia,
Lilia, Naima,
Hakima, Houria, Tassadit,
Tassadit, Salma, Sarah
Sarah,
arah, Wardia et sa fille Fatima,
Fatima,
Lamia,

- Mon cher Salim

- Mon cher binôme Aghilas et toute sa famille.

- Tous qui m’ont


m’ont soutenue tout au long de la période de réalisation de ce
modeste travail.

Chahrazed
ABREVIATION
A.D.E.M.E : Agence de l’Environnement et de Maitrise de l’Energie.
A.D.S : Agence du Développement Social
A.N.D : Agence Nationale des Déchets.
A.P.C : Assemblée Populaire Communale.
ANGEM : Agence Nationale de Gestion du Micro-crédit
ANSEJ : Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes
CET : Centre d’Enfouissement Technique
[Link] : Direction de la Programmation et du Suivi Budgétaires De la wilaya de TIZI-
OUZOU
D.R.D.V : Direction des Réseaux Divers et de la Voirie
DAS : Déchets d’Activités de Soins
DASRI : Déchets d’Activités de Soin à Risque Infectieux
DIB : Déchets Industriels Banals
DIS : Déchets Industriels Spéciaux
DMA : Déchets Ménagers Assimilés
DMS : Déchets Ménager Spéciaux
ENIEM : Entreprise Nationale des Industriels de l’Electro-Ménagers
EPIC CODEM : Entreprise Public à caractère Industriel et Commercial de Collecte des
Déchets Ménagers
M.A.T.E : Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement
OM : Ordures Ménagers
ONG : Organisation Non Gouvernementale
P.N.U.D : Programme des Nations Unies pour le Développement
PNAE-DD : le Plan National d’Actions Environnementales et du Développement
Durable
[Link] : Programme de la Gestion Intégrée des Déchets Municipaux
RNE : Rapport national sur l’état et l’avenir de l’environnement en Algérie
S.N.E : Stratégie Nationale Environnementale
S.P.E : Société Suisse pour la Protection de l’Environnement
TEOM : Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères
Liste des figures

Figure 1 : Courbe théorique d’évolution de la température et du pH au cours du compostage

d’après Mustin (1987).

Figure 2 : Carte d’Algérie : répartition des populations par région

Figure 3 : Schéma organisationnel du secteur informel de récupération des déchets

Figure 4 : vue globale de la commune de Tizi-Ouzou

Figure 5 : Carte de la wilaya de Tizi-Ouzou

Figure 6 : Répartition de la population par commune ([Link], 2015).

Figure 7 : Les récipients utilisés par la population de la commune de Tizi-Ouzou

Figure 8 : Quelques véhicules de collecte.

Figure 9 : CET des déchets de ménages de la ville de Tizi-Ouzou

Figure 10 : Projection des individus sondés (rassemblés en groupes). (ACP)

Figure 11 : Fréquences du tri des déchets selon la population sondée

Figure 12 : Etat actuelle de la gestion des déchets ménagers

Figure 13 : Etat des dépotoirs par rapport aux groupes obtenus

Figure 14 : La qualité de l’environnement selon la population sondée

Figure 15 : Avis des sondés sur le tri des déchets

Figure 16 : Etat actuelle de la gestion des déchets ménagers

Figure 17 : cause du manque de la gestion actuelle des déchets ménagers

Figure 18 : Etat des dépotoirs dans toute la commune de Tizi-Ouzou

Figure 19 : Opinion des sondés sur l’activité de la collecte

Figure 20 : perception de la qualité de l’environnement par les sondés

Figure 21 : Connaissance des lois régissant la gestion des déchets ménagers par les sondés

Figure 22 : opinion des sondés sur l’application de la T.E.O.M


Liste des tableaux

Tableau 1 : Comparaison entre la méthanisation et le compostage

Tableau 2 : Production des déchets par habitants dans plusieurs villes

Tableau 3 : Evolution de la quantité journalière des déchets générée en Algérie (kg /hab.)

Tableau 4 : Compositions des déchets urbains dans différentes villes algérienne

Tableau 5 : Densité moyenne des déchets urbains dans des villes africaines comparée à celles
d’Asie, d’Amérique, et d’Europe.

Tableau 6 : Rapport mensuel de la production des déchets dans la commune de T-O

Tableau 7 : Rapport journalier/mensuel de la production des déchets dans la commune T.O

Tableau 8 : Les résultats de l’échantillon stratifié optimale


Tableau 9 : Exemples de codage sur Excel
Table des matières

Introduction générale.......................................................................................................................... 8
Première partie: Synthèse Bibliographique
Chapitre I : Généralité sur les déchets solides
Définitions des concepts clés ................................................................................................................... 9
I.1 Définition du terme "ordure ménagère ": ...................................................................................... 9
I.2Définition du terme "déchet" :......................................................................................................... 9
I.2.1Définition environnementale et systémique "déchet": .......................................................... 10
I.2.2 Définition juridique de "déchet" : .......................................................................................... 10
I.2.3 Définition économique de "déchet":...................................................................................... 10
I.2.4 Définition sociologique de "déchet" : .................................................................................... 10
La classification des déchets : ................................................................................................................ 10
II.1. But de la classification des déchets : ...................................................................................... 11
II.2 Classification des déchets selon leur origine : ......................................................................... 11
II.3 Classification des ordures ménagères ..................................................................................... 12
II.4 Classification des déchets selon leur toxicité : ......................................................................... 13
II.5. Classification des déchets selon leur nature : ......................................................................... 13
Méfaits des déchets : ............................................................................................................................. 14
III.1. Impact des déchets sur l’environnement : ............................................................................. 14
III.2. Les différentes maladies liées aux pollutions par les déchets : ............................................. 16
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets
Les principes de la gestion des déchets :............................................................................................... 19
I.1. La prévention/réduction :............................................................................................................ 19
I.2. Information/sensibilisation : ....................................................................................................... 19
I.3. Principe pollueur payeur : .......................................................................................................... 20
I.4. Responsabilité élargie des producteurs : .................................................................................... 20
Les modes de collecte et d’élimination des déchets : ............................................................................ 21
[Link]é-collecte des déchets : ............................................................................................................ 21
II.2. La collecte : ................................................................................................................................. 21
II.3. Organisation de la collecte : ....................................................................................................... 22
Stockage : .............................................................................................................................................. 23
III.1. Principes généraux : ................................................................................................................ 23
III.2. les installations de stockages des déchets ménagers et assimilés : .......................................... 23
III.2.1. La décharge :..................................................................................................................... 23
III.2.2. Centre d’enfouissement technique : .................................................................................. 24
III.2.3. Critères d’implantation d’un CET : .................................................................................. 24
La déchetterie :...................................................................................................................................... 24
Station de transit : ................................................................................................................................. 25
Recyclage : ............................................................................................................................................ 25
Les avantages du recyclage : ............................................................................................................ 25
Modes de traitement : ............................................................................................................................ 26
VII.1. Traitement biologique : ............................................................................................................ 26
Traitement thermique : ..................................................................................................................... 28
Chapitre III : La gestion des déchets solides en Algerie
Situation social :.................................................................................................................................... 31
Cadre Institutionnel et Juridique : ........................................................................................................ 32
II.1. Cadre Institutionnel : .................................................................................................................. 32
II.2. Cadre réglementaire : ................................................................................................................. 33
Organisation de la gestion des déchets solides en Algérie : ................................................................. 34
III.1. Production des déchets solides en Algérie :............................................................................... 34
III.2. Composition des déchets solides en Algérie : ............................................................................ 35
III.3. Caractéristiques des déchets en Algérie : .................................................................................. 36
III.3.1. La densité :.......................................................................................................................... 36
III.3.2. Le taux d’humidité : ............................................................................................................ 37
III.3.3. Le rapport C/N : .................................................................................................................. 37
III.3.4. La teneur en matière organique : ....................................................................................... 37
Fonctionnement de la gestion des déchets en Algérie .......................................................................... 38
IV.1. Acteurs de la gestion de service de déchets ............................................................................. 38
IV.1.1. Secteur public .................................................................................................................... 38
IV.1.2. Secteur privé ...................................................................................................................... 38
IV.1.3. Secteur informel ................................................................................................................ 39
IV.2. Descriptions de modes de collecte en Algérie .......................................................................... 39
IV.2.1. Collecte et pré-collecte ....................................................................................................... 39
Le contexte national de la gestion des déchets ménagers : ................................................................... 40
Deuxième partie: Enquêtes
Chapitre IV : Matériels et méthodes
Matériels................................................................................................................................................ 42
I.1 Milieu d’étude : la commune de Tizi-Ouzou ................................................................................. 42
I.2 Présentation de la zone d’étude : ................................................................................................. 42
I.2.1 La situation géographique : ................................................................................................... 43
I.2.1. Les données démographiques et habitat :............................................................................ 44
I.3 Production des DMA dans la commune de Tizi-Ouzou ................................................................. 44
I.4 La gestion des déchets ménagers et assimilées au niveau de la commune de T.O : .................... 45
I.4.1. La pré-collecte ...................................................................................................................... 45
I.4.2. La collecte et l’évacuation des déchets ................................................................................ 46
I.4.3. Elimination des déchets ........................................................................................................ 47
I.4.4. La récupération, la valorisation et le recyclage .................................................................... 48
I.4.5. Le cout de gestion : ............................................................................................................... 49
Méthodologie ......................................................................................................................................... 49
II.1. Objectifs : .................................................................................................................................... 49
II.2. Présentation du questionnaire : ................................................................................................. 49
II.3. Pré-enquête et enquête proprement dite ................................................................................... 50
II.4. Echantillonnage : ........................................................................................................................ 50
II.5. Déroulement des enquêtes : ....................................................................................................... 51
II.6. Traitement et analyse statistiques des données : ...................................................................... 51
II.7. Les outils : ................................................................................................................................... 51
II.8. Les méthodes d’analyse .............................................................................................................. 51
II.9. Analyse en composantes principales (ACP) : .............................................................................. 52
II.10. Classification Ascendante Hiérarchique (CAH) : ....................................................................... 52
II.11. La typologie, un outil de simplification de la diversité ............................................................. 52
Chapitre II : Résultets et discussion
1ere partie : Perception des sondés par rapport aux groupes : .............................................................. 53
1.1. Perception de la pratique du tri des déchets : ............................................................................ 53
1.2. Perception sur la gestion des déchets ménagers :...................................................................... 54
Perception des lieux de ramassage (les dépotoirs) : ......................................................................... 55
Perception de la qualité de l’environnement :................................................................................... 56
2ém e partie : perceptions globale de la commune de Tizi-Ouzou .......................................................... 57
Perception de la pratique du tri des déchets : ................................................................................... 57
Perception sur la gestion des déchets ménagers : ............................................................................ 58
2.3. Perception des lieux de ramassage (les dépotoirs) :................................................................... 60
. Perception de l’activité de la collecte dans la commune : ............................................................... 61
2.5. Perception de la qualité de l’environnement dans la commune : .............................................. 61
Connaissance des lois régissant la gestion des déchets ménagers : ................................................. 62
Application de la T.E.O.M : ................................................................................................................ 63
Conclusion et perspectives
Références bibliographiques
Annexes
Introduction
générale
Introduction générale

La question de la gestion des déchets ménagers et assimilés (DMA) est de plus en plus
présente dans les problématiques environnementales actuelles. L’état de l’environnement en
Algérie a été marqué, depuis les années quatre-vingt et deux mille par plusieurs facteurs :
l’urbanisation, le niveau de développement économique et social etc. Les insuffisances ont
induit le problème de santé publique qui ne cesse de s’aggraver ; une baisse des moyens
humains et matériels affectés à la préservation de la qualité de l’environnement ; une
saturation des décharges ; une baisse des coûts d’élimination à la suite de la mise endécharges
sauvages et une augmentation du ratio par tête des déchets produits. Ce constat a amené le
gouvernement à se pencher sur la question de la gestion des déchets, en adoptant des mesures
réglementaires et fiscales à partir de 2001. Elles visent dans son ensemble à améliorer la
qualité de service de déchets, et par conséquent l’amélioration de la qualité de
l’environnement et de la santé publique. L’évaluation de cette nouvelle gestion intégrée de
déchets nous a permis de constater qu’après vingt ans de mise en application, un progrès a été
enregistré dans le domaine des infrastructures, notamment les centres d’enfouissement et
l’éradication des décharges sauvages ainsi que l’acquisition de nouveaux équipements. Mais
cette même évaluation a montré que plusieurs limites ont été enregistrées. Parmi ces limites,
l’implication des ménages au sein de différentes opérations relatives aux déchets. Pour cela,
les autorités urbaines sont souvent confrontées aux problèmes de la planification de la gestion
de déchets ménagers (DM). Les principales difficultés qu’elles rencontrent sont
principalement liées aux infrastructures urbaines inopérantes (voirie, adduction
d’assainissement, collecte, traitement et valorisation des déchets, etc.).

Dans l’optique de mettre en place une stratégie globale de gestion de déchets sur tout
le territoire tout en tenant compte des spécificités de chaque commune, il est indispensable de
disposer des données sur la situation au niveau de chaque localité. C’est dans cette logique
que s’inscrit notre étude qui peut servir comme contribution d’aide à la décision en
fournissant les données sur la gestion des déchets ménagers et assimilés au niveau de la
commune de Tizi-Ouzou.

Notre étude est réalisée en deux parties :


1. La première partie est consacrée à une étude bibliographique relative aux déchets
(généralités sur les déchets, technique de gestion et traitement des déchets en Algérie).
2. La deuxième partie et consacrée à l’étude de la gestion des déchets ménagers assimilés
et à la lecture des résultats du sondage réalisé auprès de la population de la commune de
tizi ouzou, suivi d’une proposition d’un ensemble des recommandations pour une
meilleure gestion des déchets ménagers dans la zone d’étude.

1
Première partie :
Synthèse
bibliographique
Chapitre I :
Généralités sur les
déchets solides
Chapitre I : Généralités sur les déchets solides

La question touchant à la gestion des déchets a commencé à se poser de manière


préoccupante avec le développement et la gestion de l'environnement urbain. Le volume de
déchets s'amplifie de façon préoccupante. Leur caractère hétérogène et leurs effets sur la santé
humaine et le développement durable rend plus complexe le choix d'une filière de traitement
la mieux adaptée et la plus viable possible.

Aujourd’hui comme les villes des pays en développement en général, celles de l’Algérie
font partie des villes où la problématique de la gestion de l'environnement est pertinente. La
collecte des ordures ménagères constitue l'une des plus grandes difficultés que rencontrent les
autorités publiques. Ces difficultés se traduisent souvent par une accumulation des ordures
ménagères, la création de dépôts sauvages et incontrôlés dans les rues.

I. Définitions des concepts clés

I.1 Définition du terme "ordure ménagère " :


Selon Sané1 (1999), on appelle ordure ménagère, les déchets produits quotidiennement
par les ménages pour le besoin de la vie. Ce concept inclut : les ordures ménagères
proprement dites, les débris de verre ou de vaisselle, les feuilles mortes, les débris, les
cendres, les ordures en provenance des écoles et bureau, etc.

I.2 Définition du terme "déchet" :


Selon le PNUD2(2009) et l’article 3 de la Loi du 12 décembre 2001 relative à la
gestion, au contrôle et à l'élimination des déchets, définit un déchet comme- tout résidu d'un
processus de production, de transformation ou d'utilisation. Et plus généralement toute
substance, ou produit et tout bien meuble dont le propriétaire ou le détenteur se défait, projette
de se défaire, ou dont il a l'obligation de se défaire ou de l'éliminer. Et au sens de la présente
loi, on entend par : déchets ménagers et assimilés : tous déchets issus de ménages ainsi que les
déchets similaires provenant des activités industrielles commerciales, artisanales et autres qui,
par leur nature et leur composition, sont assimilables aux déchets ménagers. Toutefois, le
terme de déchet peut faire l’objet de nombreuses définitions, selon l’aspect considéré. Du
point de vue sociologique, environnemental et systémique, juridique et économique, le
« déchet » prend des significations déférentes.

La notion de déchet peut être abordée de plusieurs façons. Elle varie d'un auteur à un autre,
d'un pays à un autre. C'est notamment le cas lors des évolutions qu'il pourra subir (opérations
de collecte, tri, transformation primaire) et qui lui confère des caractéristiques physiques,
chimiques et mécaniques différentes qui lui donne une valeur économique et écologique.

1
Sané. A (1999), Assainissement et Gestion des ordures ménagères. Mémoire Master, Institut de Géographie
Tropicale, 96p.
2
Programme des Nations Unies pour le développement.

2
Chapitre I : Généralités sur les déchets solides

I.2.1 Définition environnementale et systémique "déchet" :


En bonne logique, il faut englober sous le terme « déchet » tous les déchets solides,
liquides, et gazeux, mais cet amalgame n’est pas commode, Il faut en effet distinguer d’une
part les déchets qui sont dilués dans un fluide destiné à les évacuer et d’autre part les déchets
qui sont solides ou bien qui sont confinés dans récipient parce qu’ils sont liquides ou boueux
(Maystre, 1994)3

I.2.2 Définition juridique de "déchet" :


On distingue une conception subjective, et une conception objective de la définition du
déchet : Selon la conception subjective, un bien ne peut devenir un déchet que si son
propriétaire a la volonté de s’en débarrasser ; mais tant que ce bien n’a pas quitté la propriété
de cette personne ou l’espace qu’elle loue, cette personne peut à tout moment changer d’avis.
Si le bien a été déposé sur la voie publique ou dans une poubelle, son prioritaire peut avoir,
clairement, signifie la volonté d’abandonner tout droit de propriété sur ce bien. En fait, ce qui
est déposé sur la voie publique appartient au propriétaire de la voie publique, c'est-à-dire a la
municipalité.

Selon la conception objective, un déchet est un bien dont la gestion doit être contrôlée
au profit de la protection de la santé publique et de l’environnement, indépendamment de la
volonté du propriétaire et de la valeur économique du bien. Les biens recyclables qui sont des
matières premières secondaires entrent dans cette définition objective. Ainsi, le détenteur d’un
bien est soumis à la réglementation et il ne peut se décharger de ses responsabilités envers la
gestion de ce déchet sous prétexte de sa valeur économique (Aioueimine, 2006)4.

I.2.3 Définition économique de "déchet" :


Un déchet est une matière ou un objet dont la valeur économiqueest nul ou négative,
Pour son détenteur, a un moment et dans un lieu donné, donc, pour s’en débarrasser, le
détenteur devra payer quelqu’un ou faire lui-même le travail (Maystre, 1994).

I.2.4 Définition sociologique de "déchet" :


Les déchets est le témoin de la culture et de ses valeurs. Il est le révélateur du niveau
social des populations et de l’espace dans lequel elles évoluent (zones rurales ou urbaines,
habitat collectif ou individuel). Il est aussi le reflet d’une dépréciation économique ou
sociologique à un moment donné (A.D.E.M.E, 2003)5.

II. La classification des déchets :


La loi algérienne relative à la gestion, au contrôle et à l'élimination des déchets, donne la
classification suivante des déchets (Article, 5) :

3
Maystre Ly., 1994-Déchets urbains, naturel et caractérisation, Lausanne., pp 01et 02
4
Aloueimine S. O., 2006-Méthodologie de caractérisation des déchets ménagers à Nouakchott (Mauritanie) :
Contribution à la gestion des déchets et outils d’aide à la décision. Thèse, UL-EDSTS, Limoges.195p.
5
A.D.E.M.E., 2003-Guide des déchets en Auvergne, Ed. Délégation régionale, Clermont-Ferrand, 95p.

3
Chapitre I : Généralités sur les déchets solides

• Les déchets spéciaux y compris les déchets spéciaux dangereux ;


• Les déchets ménagers et assimilés ;
• Les déchets inertes.
II.1. But de la classification des déchets :
La classification des déchets peut être fait de défirent façon que l’on se base sur
certaines caractéristiques : physiques, ou type de matériau concerné sur les différents secteurs
d’activité ou de production (Murate, 1981)6

Selon Koller (2004), le but d’une classification des déchets est peut être :

• D’ordre technique, afin de mieux maitriser les problèmes de transport, de stockage


intermédiaire, de traitement et d’élimination finale ;
• D’ordre financier, selon l’application du principe pollueur payeur, tri entre les
communes et les entreprises qui sont nombre ou non d’un organisme de gestion des déchets
qui en ont assuré le financement ;
• D’ordres légaux, afin de cerner les responsabilités relatives à des questions de sécurité
des populations ou de protection de l’environnement.

II.2 Classification des déchets selon leur origine :


II.2.1 Déchets agricoles :

Selon Koller (2004)7, les déchets agricoles correspondent aux déchets d’élevage, des
cultures et de l’industrie agroalimentaire.

Selon Damien (2004)8, les activités agricoles génèrent principalement 05 types de


déchets :

• Les sacs ou bidons vides d’engrais, d’herbicides, de pesticides ;


• Les produits phytosanitaires non utilisables correspondant au stock de produits
périmés ;
• Les résidus liés aux activités d’élevage ;
• Les filme agricoles ;
• Les déchets verts (pailles, pelouses…).

II.2.2 Déchets ménagers et assimilés :

Correspondant à ceux produit par l’activité domestique des ménages, les déchets
assimilés sont issus des commerces, de l’artisanat, des bureaux et des industries (verre,
papiers, emballage, métaux …etc.). Ils sont collectés par les municipalités (Koller, 2004)

6
Murat M., 1981- Valorisation des déchets et de sous-produits industriels. Ed, Masson. Paris.326p.
7
Koller., 2004- Traitement des pollutions : Eau, Air, Déchets, Sols, Boues, Ed. Dunod, Paris, 424p.
8
Damien E., 2004-Guide du traitement des déchets. Ed. Dunod 3éme édition, Paris. 430p.

4
Chapitre I : Généralités sur les déchets solides

Il existe des déchets ménagers spéciaux (DMS) : ce sont des déchets toxiques ou
dangereux produits en faible quantité par les ménages (Solvant, peintures, les huiles
minérales) et ne peuvent pas être éliminé.

II.2.3 Déchets industriels :

a. Déchets industriels banals (DIB) :

Ce sont des déchets non dangereux (Damien, 2004), assimilables aux ordures ménagers
(OM) et relevant de même traitement (Koller, 2004), tels que les emballages, le papier carton,
les matériaux à base de bois, les plastiques, ….etc.).

b. Déchets industriels spéciaux (DIS) :

Contenant des éléments nocifs en grandes quantités, ils présentent de grands risques pour
l’homme et son environnement et doivent être éliminé avec des précautions particulières
(Atouf, 1990)9. Ils contiennent des éléments polluants nécessites des traitements spéciaux :
huiles usagées, matière de vidange, déchets de soins, déchets de PCB, diverses épaves
(Koller, 2004)

II.2.4. Déchets hospitaliers et d’activités de soins :

On désigne sous ce terme, les déchets en provenance des hôpitaux, cliniques,


établissement de soins, laboratoires et services vétérinaires. Ces établissements produisent des
déchets domestiques (cantines, jardins, administration) et des déchets divers ne présentent pas
de risques (plâtre). Mais ils génèrent aussi des déchets à risque : objet coupant et tranchant,
Piles et batteries, filmes radiologiques, emballages, textiles, cultures biologiques de
laboratoire, déchets anatomiques et cadavres d’animaux de laboratoire, objet contenant du
sang ou des solvants (SPE, 1997).

II.3 Classification des ordures ménagères


Selon leur nature, les ordures ménagères peuvent être classées en deux catégories
(Paradis et al., 1983)10 : déchets dégradables (biodégradables) et les déchets non dégradables
(non biodégradables).

a) Déchets biodégradables

Ce sont les déchets pour lesquels les facteurs abiotiques assurent seuls leur
décomposition ; dans le cas où la décomposition est assurée par les micro-organismes
(bactéries ou champignons), on parle des déchets biodégradables. Exemple la matière
organique.

9
Atouf F., 1990-Caractérisation du lixiviats de la décharge d’Oued Smar et estimation de son impact sur la nappe
souterraine. Projet de fin d’études en vue d’obtention du diplôme d’ingénieur d’Etat en génie de
l’environnement. ENP. 102p.
10
Paradis O., Poirier M., saint-pierre L. ,1983. Ecologie un monde à découvrir. Ed. HRW. Itée Montréal.371p.

5
Chapitre I : Généralités sur les déchets solides

b) Déchets non biodégradable

Ce sont les déchets qui proviennent surtout des nouvelles techniques industrielles,
résistent à la décomposition, et se décomposent difficilement. Exemple les sachets et autres
plastiques.

II.4 Classification des déchets selon leur toxicité :


II.4.1. Déchets dangereux :

Les déchets dangereux sont des matières destinées a l’élimination qui est gérés et
éliminés de manière inadaptée, peuvent nuire a l’homme ou a l’environnement en raison de
leur caractèretoxique, corrosif, explosif, combustible … etc. (SPE, 1997)11.

II.4.2. Déchets inertes :

Ce sont des déchets qui ne subissent aucune modification en cas de stockage, ne se


décomposent pas, ne se brulent pas et ne produisent aucune réaction physique ou chimique, ne
sont pas biodégradables et ne détériorent pas d’autres matières avec lesquelles ils entrent en
contacte, d’une manière susceptible de nuire à la santé humaine et d’entrainer une pollution de
l’environnement

II.4.3. Déchets non dangereux :

Ce sont des déchets qui ne sont ni dangereux, ni inertes, ils comprennent notamment
desdéchets municipaux (déchets des ménages, de nettoiement municipaux, d’entretien des
espaces verts et les déchets de l’assainissement individuel ou collectif), et les déchets
industriels banales.

II.5. Classification des déchets selon leur nature :


II.5.1. Classification basé sur l’état physique :

Selon Murat (1981), cette classification comprend :

• Déchets solides : Ce sont les ordures ménagers (OM), les déchets de métaux, les
déchets inertes (cendre, scories, laitiers,… etc.) déchets de caoutchouc, plastiques, bois et de
paille.
• Boues : boues de station d’épuration des eaux urbains ou industrielles, boue d’origine
diverses (hydrocarbures, de peintures, de traitement de surfaces…)
• Déchets liquides ou pâteux : Goudrons, huiles usagées, solutionsrésiduaires divers…
etc.
• Déchets gazeux : Le biogaz de décharges (méthane), les gaz a effet de serre (dioxyde
de carbone,… etc.).

11
S.P.E., 1997- Société pour la protection de l’environnement, les déchets dangereux, histoire, gestion et
prévention édition GEORG, dossier de l’environnement, paris 1997. 125p.

6
Chapitre I : Généralités sur les déchets solides

II.5.2. Classification basée sur l’état chimique :

D’après Murat (1981), Cette classification comprend :

• Déchets basiques : Soudes de potasse résiduaires, liqueurs ammoniacales, et chaux


résiduaire (boues de carbones).
• Déchets acides : Solution résiduaires, acides divers (HCL, H2SO4, HNO 3, acides
organiques…etc.) et les acides à l’état gazeux.
• Sels résiduaires : Sulfate de calcium carbonate de calcium, sulfate ferreux,…etc.
• Métaux : Ferraille, carcasses de véhicules, déchets de métaux précieux, câbles… etc.
• Déchets organiques : solvants usés, huiles usagées, boues d’hydrocarbures, liqueurs
résiduaires phénols,… etc.
• Déchets polymériques : Déchets de caoutchouc et le plastique (PVC, PS, PE,
polyuréthane,… etc.
• Déchets minéraux : Déchets siliceux, déchets de silicates (schiste, déchets de verre,
cendre de centrale thermique…etc.), déchets de calcaire (déchets de marbre, carbonate de
calcium, résiduaire de sucreries),

III .Méfaits des déchets :


Les déchets sont à la fois un risque et une ressource, mais lorsqu’ils sont éliminés sans
précautions, ils risquent de dégrader des paysages, de polluer l’environnement et d’exposer
l’homme à des nuisances et des dangers dont certain peuvent être très graves. (Desachy, 2001)

III.1. Impact des déchets sur l’environnement :


III.1.1. La pollution de l’eau :

La pollution de l’eau peut être provoquéepar la dispersion des déchets ou leurs


éliminations d’une façon anarchique et elle peut être à l’origine de maladies a transmission
hydrique (cholera, typhoïde,…etc.). Les rejets contaminent aussi les eaux souterraines, source
d’approvisionnement en eau potable, par l’infiltration des lixiviats lors du lessivage des
dépôts de déchets par les eaux des pluies (Dorbane, 2004)12. La pollution des nappes
phréatique et aggravée par la lente percolation dans celle-ci de nombreuses contaminations
provenant de décharges industrielles (Ramade, 2005)13.

12
Dorbane N., 2004- Gestion des déchets solides urbains dans la ville de Tizi-Ouzou, thèse de magister en
science économiques. U.M.M.T.O, 212p.
13
Ramade F., 2005- Elément d’écologie, écologie Appliquée 6éme édition, Dunod, Paris, 2005. 864p.

7
Chapitre I : Généralités sur les déchets solides

III.1.2. La pollution de l’air :

On considère que l’air est pollué quant il contient des substances qui n’entrent pas
dans sa composition naturelle de base et qui peuvent entrainer des nuisances plus ou moins
graves (Desachy, 2001)14

La décomposition naturelle des déchets entraine des sous produits et de nombreux


types d’émissions tel que le méthane (CH4), le dioxyde de carbone (CO2), l’hydrogène (H2),
l’ammoniaque (NH2), les chloro-fluro-carbone (CFC), la concentration de ces gaz dans
l’atmosphère engendre des effets irréversibles et dangereux tel l’effet de serre, les pluies
acides…etc. (Dorbane, 2004)

De ce point de vue, la principale source de pollutions de l’air est la combustion


provoquée, accidentelle ou spontanée de dépôts de déchets a l’air libre, qui donne naissance à
de grandes quantités de fumées et d’odeurs et nauséabondes (OMS, 1971).

III.1.3. La pollution du sol :

Les sols, vu la position qu’ils occupent dans les échanges avec les autres éléments
biotopes, constituent des ensembles vulnérables et sont souvent exposés a la pollution par
différentes particules toxiques, ils sont des lieux de passage de nombreux flux de matières
(Ngo et Regent, 2004)15.

A la périphérie des agglomérations, on relève de façon quasi systématique une


contamination des sols au niveau des friches industrielles et de sites industriels en activité qui
présentent souvent une très forte pollution due à un déversement (parfois volontaire par le
passé) de divers résidus minéraux ou organiques de très forte toxicité et aux dépôts de déchets
afférents, (Ramade, 2005).

Les retombées atmosphériques liées à l’incinération (métaux lourds, COV …etc.), la


percolation des lixiviats de décharges et l’épandage de composants ou de boues contribuent à
la contamination physico-chimique et /ou microbiologique des sols (Nollet, 1995)16.

III.1.4. Détérioration des paysages :

Les dépôts sauvages, les déchets abandonnés par les passants (papier, cigarettes,
tickets, emballages divers,…etc.) ou les animaux, et qui résultent de la circulation
automobiles sont la source de nuisances esthétiques et visuelles de notre environnement.

Beaucoup de sites touristiques demeurent moins fréquentables à cause de la


dégradation de la qualité de l’environnement, surtout par les dépôts d’ordures impressionnant
qui s’agglomèrent (Desachy, 2001).

14
Desachy C., 2oo1- Les déchets : sensibilisation à une gestion écologique. Ed. TEC&DOC. Paris. 463p.
15
Ngo. C et Regent. A., 2004-Déchets et pollution impact sur l’environnement et la santé. Ed, Dunod. Paris.
128p.
16
Nollet R., 1995-Probléme d’environnement dire d’experts. Ed. Entreprise pour l’environnement. 285p.

8
Chapitre I : Généralités sur les déchets solides

III.1.5. Risque sur les chaines alimentaires :

Les déchets déposés à même le sol transmettent des polluants et substances


dangereuses qui s’infiltrent par l’intermédiaire des eaux de pluies, qui les entrainent vers les
profondeurs. Aussi les végétaux les absorberaient, ensuite ces produits toxiques migrent
jusqu'à l’hommequi consomme ces végétaux devenus toxique. Ce risque de migration tout au
long de la chaine alimentaire existe aussi pour les denrées animales issues de l’élevage et de
la pêche (par exemple l’intoxication de Minamata 1953_1960. Plusieurs cas de contamination
alimentaire on été découverts dans la baie de Minamata au Japon, où une usine chimique
déversait du mercure dans la mer ou les poissons présentaient une teneur élevée en
thiométhyl-mercure, qui provoqua la mort de 48 personnes et l’invalidité de 156 autres (les
pécheurs en particulier)) (Ramade, 1979)17.

III.2. Les différentes maladies liées aux pollutions par les déchets :
III.2.1. Maladies liées à l’amiante :

Les remarquables qualités physiques de ces fibres minérales naturelles (isolation,


caractère ininflammable, résistance, inaltérabilité,…etc.) avaient fait de l’amiante, un
matériau révolutionnaire dans de nombreux domaines, surtout dans le bâtiment (isolation,
fibrociment, dalles de sol, flocage, enduits, textiles pour gant de protection, tresses et
cordes,… etc.).Son implication démontrée dans la genèse de maladies pulmonaires et plurales,
graves et presque toujours mortelles (en particulier le méso-théliome pleural), en a fait
aujourd’hui un déchet dangereux non recyclable (Balet, 2005)18.

La toxicité de l’amiante pour l’homme provient du fait qu’elle est constituée de


quantités d’aiguilles microscopiques, ces aiguilles dispersent dans l’air ambiant, parvenant
dans les poumons, elles se déposent dans les alvéoles pulmonaires, ce qui provoque des
maladies respiratoires graves voire des cancers (SPE, 1997).

III.2.2. Maladies liées aux monoxydes de carbone (CO) :

Selon Cassiers (2004), le CO est le plus connu des gaz toxiques, il résulte de la
combustion incomplète des combustibles et des carburants, lorsque la quantité de l’oxygène
disponible est insuffisante, ce gaz passe inaperçu, car il est incolore et inodore,

Ce gaz toxique substitue a l’oxygène pour former de la carboxyhémoglobine au lieu


d’oxyhémoglobine dans le sang, L’affinité de l’hémoglobine pour le CO est 210 fois
supérieure à son affinité pour l’oxygène, Ce défaut d’oxygène de la circulation sanguine
occasionne de maux de tête, des nausées, des vertiges, et parfois des troubles
cardio- vasculaire (Damien, 2004)

17
Ramade F, 1979- Ecotoxicologue, 2éme édition. Ed. Massions, 223p.
18
Balet J.M., 2005-Aide-mémoire : Gestion des déchets, Ed. Dunod, Paris. 230p.

9
Chapitre I : Généralités sur les déchets solides

III.2.3. Maladies liées aux oxydes d’azote (NOX) :

Le NO est un gaz irritant entrainent une irritation des muqueuses, A forte


concentration, il peut être mortel par inhalation, Le NO2 est aussi un irritant actif des voies
respiratoires génèrent une toux, et des douleurs thoraciques et insuffisances circulatoire,
l’excès d’azote a pour effet de dégrader le mycorhize ( filament de champignon) et serait à
l’origine d’une croissance très rapide des arbres, source de fragilisation, Le NO participe à la
destruction de la couche d’ozone (Biococchi, 1998)19.

III.2.4. Maladies liées au chlorure d’hydrogène (HCL) :

L’incinération des ordures et des matières plastiques et la combustion du carbone


dégagent des quantités plus ou moins importantes d’acides chlorhydriques (HCL) dans
l’atmosphère. Le HCL cause l’irritation des yeux, de la bouche, de la gorge, des voies
respiratoires et de la peau (Augier, 2008).

III.2.5. Maladies liées à l’anhydride sulfureux (SO2) et l’anhydride sulfurique (SO3) :

La combustion de certains déchets a forte teneur en soufre (pneus, plâtre, déchets


industriels,…etc.) engendre la formation de ces oxydes dans une proportion moyenne de 90%
en SO2 et 10% en SO3. Le mélange des ces gaz forme ce que l’on nomme le SOX, Les
symptômes observés sont fonction de patients, des concentrations et durées d’exposition, pour
les adultes, on constate une exacerbation des symptômes respiratoires (gènes diverses,
toux,…etc.). Les personnes asthmatiques sont les plus affectées (Biococchi, 1998). Le (SO2)
est lentement oxydé dans l’atmosphèreen anhydride sulfurique (SO3) et l’action de l’eau sur
le (SO3) donne de l’acide sulfurique (SO4H2), Ces composés solubles dans l’eau entrent dans
la composition des pluies acides (Augier, 2008)20.

III.2.6. Maladies liées aux métaux lourds :

L’incinération des déchets ménagers, industriels et dangereux, engendrent l’émission


d’importantes quantités de particules, Ces particules contiennent des métaux lourds (Fer,
Zinc, PB, Hg…) dont l’importance toxicologique est considérable (Brunner, 1988)21,

a- Plomb (PB) : Il est à usage fréquent dans les peintures, les conduites d’eau,
insecticides et aussi en cristallerie et en verrerie, le plomb pénètre par voie orale et
pulmonaire dans l’organisme ou il s’accumule, Il agit sur le cerveau, et peut affecter le
développement mental des nourrissons et provoque ainsi le saturnisme (Brunner, 1988). Le
plomb peut être responsable d’anomalies au niveau de la reproduction, chez la femme il a des
effets sur la grossesse (avortement, accouchement prématuré…), chez l’homme des
altérations de la production : des spermatozoïdes, et provoque aussi une diminution du
nombre de globules rouges dans le sang (anémie) (Augier, 2008).

19
Biococchi S., 1998-Les pollutions et les techniques d’épuration des fumées (cas des unités de destruction
thermique des déchets). Ed. Lavoisier, Paris. 184p.
20
Augier H., 2008-Le livre noir de l’environnement, Ed. Alphée, Jean, Paul, Bernard, 601p.
21
Brunner Ph., 1988-Approche globale des problèmes d’environnement liés à l’incinération d’ordures
ménagères, pollution atmosphérique. 320p

10
Chapitre I : Généralités sur les déchets solides

b- Mercure Hg : Le mercure est un métal très réactif au milieu dans lequel il se trouve
(température, composition chimique…), Il peut se lier dans l’organisme aux molécules
constituant la cellule vivante (acides nucléique, protéines…) modifiant leur structure ou
inhibant leurs activités biologiques, Il est à l’ origine de maladies professionnelles (Baloul,
2008).L’intoxication par le mercure s’appelle l’hydrargie, caractérisée par des lésions des
centres nerveux se traduisant par des tremblements, des difficultés d’élocution des troubles
psychiques… En dehors du milieu professionnelle, le mercure et repéré comme un élément
toxique, et plus particulièrement néphrologique, agissent sur les reins et neurologique,
agissent sur le système nerveux, Les symptômes sont des trouble mentaux plus au moins
grave, une salivation excessive, des douleurs abdominales, des vomissements de l’urémie
(O.P.E.C.S.T, 2001).
c- Cadmium (Cd) : Le cadmium (Cd) est un métal lourd volatil, très répondu et
particulièrement toxique, Il est détecté dans la plus part des déchets solides d’origine
domestique, industrielle, hospitalière et agricole (Damien, 2004). Il est utilisé comme
stabilisateur des matières plastiques, dans les accumulateurs de petite dimensions et fait
également partie des constituants du tabac (S.P.E, 1997). Toxique cumulatif, il s’accumule
particulièrement dans les os, le sang, les muscles mais surtout dans le foie et les reins, il
provoque des irritations de l’estomac conduisent a des vomissements et des diarrhées, des
insuffisances rénales et a forte dose, des bronchites chroniques, des fibroses, des calculs
rénaux des effets sur la reproduction et le développement (Damien, 2004). Le cadmium est
reconnu responsable de maladies « d’ltai-ltai » (fracture osseuse), apparu dans les années 50
dans des zones contaminées du Japon, cette affection venant de région industrielles cause
alors une fragilité osseuse apparentés à l’ostéoporose chez de nombreuses femmes post
ménopauses (U.Q.A.M, 2005)22.

III.2.7 Maladies liées à la dioxine :

Parmi les polluants secondaires les plus redoutables se trouvent les dioxines
susceptibles d’apparaitre lors de l’incinération de matières organiques halogénées, ces
substances sont certes détruites à haute température, mais ces dernières ne sont pas
nécessairement atteintes dans les incinérateurs de déchets municipaux (S.P.E, 1997).

Elles sont peu volatiles, elles se répondent et s’accumulent dans les sols et dans les
plantes, C’est par cette accumulation que les dioxines entrent dans la chaine alimentaire (95%
de dioxine absorbées par l’homme sont d’origine alimentaire) (Fantan, 2003)23. Les dioxines
peuvent être à l’origine de malformation congénital, d’affections cutanées, de lésions de foie
et d’inhibition du système immunitaire.

En Allemagne et aux Etats-Unis, un taux anormalement élevé du cancer de sein a été observé
sur des femmes vivant à proximité des sites de traitement (S.P.E, 1997).

22
U.Q.A.M., 2005-« des métaux lourds qui menacent la santé humaine en environnement ». Article publié dans
l’UQAM science express du 11/04/2005 par Amélie Daoust Boisvert < http : [Link] >.
23
Fantan J., 2003-Les polluants de l’air les connaitre pour les combattre. Ed. Vuibert, 198p.

11
Chapitre II :
Techniques de
gestion des déchets
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets

La gestion des déchets désigne l'ensemble des opérations et moyens mis en œuvre
pour limiter, recycler, valoriser ou éliminer les déchets. (Navarro ; 1994)1. C'est-à-dire des
opérations de prévention, de pré-collecte, collecte, transport et toute opération de tri et de
traitement, afin de réduire leurs effets sur la santé humaine et sur l'environnement. La gestion
des déchets concerne tous les types de déchets, qu'ils soient solides, liquides ou gazeux,
chacun possédant sa filière spécifique. La gestion des déchets solides, est la collecte, le
transport, le traitement, la réutilisation ou l'élimination des déchets, habituellement ceux
produits par l'activité humaine.

I. Les principes de la gestion des déchets :


La gestion des déchets consiste en toute opération relative à la collecte, au tri, au transport,
au stockage, à la valorisation et à l’élimination des déchets, y compris le contrôle de ces
opérations. À partir de cette définition, plusieurs opérations se distinguent dans le mode de
gestion des déchets existant en Algérie.
Les grands principes et lignes directrices de la politique de gestion des déchets ménagers et
assimilés sont définit par la loi 01-19 du 12/12/2001 relative à la gestion, au contrôle et à
l’élimination des déchets qui prévoit les principes suivants :
I.1. La prévention/réduction :
La prévention/réduction est une action clé de toute politique de gestion efficace des
déchets puisque ce principe vise à réduire ou à éliminer les rejets de substances
éventuellement nocives et à encourager des produits et des procédés moins polluants. (Redjal
O, 2005)2
Quel que soit le type de mesure de prévention adopté, celle-ci doit être bien communiquée au
public qui joue un rôle déterminant pour garantir leur efficacité.

I.2. Information/sensibilisation :
La sensibilisation du public par l’information est essentielle à un double titre :

 D’une part, pour le sensibiliser à l’impact environnemental des déchets et, en


conséquence, pour lui rappeler qu’il lui est interdit d’abandonner de manière
incontrôlée les déchets qu’il produit.
 D’autre part, pour le faire participer de manière responsable aux opérations de gestion,
afin qu’il minimise sa production de déchets ou qu’il participe à l’efficacité des
opérations de collecte, par exemple en triant à la source les déchets en vue de leur
collecte différenciée.

1
Navarro A. ,1994. Gestion et traitement des déchets. Techniques de l'ingénieur, traités généralités et
construction, 32 p. Paradis O., Poirier M., Saint-pierre L. ,1983. Ecologie un monde à découvrir. Ed. HRW. Itée
Montréal.371p.
2
Redjal O., 2005-Vers un développement urbain durable, phénomène de prolifération des déchets urbains et
stratégie de préservation de l’écosystème, exemple de Constantinep27).

12
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets

I.3. Principe pollueur payeur :


Le principe du pollueur payeur (PPP) a été introduit dans la loi de 2003 relative à la
protection de l’environnement. Ce principe implique que les coûts de la prévention, de la
réduction à la source, du recyclage des déchets sont assumés par le pollueur, c'est-à-dire, le
producteur des déchets supporte les frais de la réduction de la pollution. Ces coûts englobent
les frais de la collecte, du transport et de l’élimination de leurs déchets par les collectivités.
Généralement, le PPP prend la forme d’une taxe connectée aux quantités des déchets produits
par les entreprises. Ce principe est appliqué également pour les déchets de consommation, tels
que les déchets ménagers, mais il n’y a pas de lien direct entre le niveau de paiement et la
production individuelle de déchets des ménages. Glachant (2005)3, définit trois points
essentiels afin qu’une politique de déchets soit efficace : pour que la taxe en aval (TEOM) ait
un effet positif sur la quantité des déchets elle doit être complétée par une taxe en amont sur
les produits, la TEOM se caractérise par l’absence totale d’incitation à la prévention et à la
réduction à la source. Le versement de la taxe amont doit être intégralement reversé aux
communes pour assurer le financement de service public local des déchets. Le montant de
cette taxe doit être à un taux élevé pour compenser le déficit d’incitation en aval.

I.4. Responsabilité élargie des producteurs :


La responsabilité élargie du producteur est une politique nouvelle de la prévention de la
pollution et aussi un principe de gestion des déchets. Il a pour but de réduire la pollution à
chaque étape du cycle de vie d’un produit en adoptant une nouvelle technologie.
Ce principe repose sur trois éléments clefs :
 Élargir la responsabilité du produit à l’étape tout au long de son cycle de vie,
 La responsabilité du producteur est physique et/ou financier, élimine ces produits (ou
les réutilisent) par ces propres moyens, ou paye un tiers pour le faire,
 Des directives (mises par les gouvernements dans la plupart des cas) exigent des taux
de recyclage spécifiques.

II. Les modes de collecte et d’élimination des déchets :


Deux étapes sont essentielles dans le service des déchets : l’enlèvement et l’élimination.
L’enlèvement des déchets compte la pré-collecte et la collecte elle-même. L’élimination fait
référence à la mise en décharge, enfouissement, compostage et incinération.

[Link]é-collecte des déchets :


La pré-collette des ordures désigne l'ensemble des opérations d'évacuation des déchets
depuis leur lieu de production jusqu'au lieu de prise en charge par le service de collecte. Le
concept de pré-collecte sous-entend toutes les opérations qui précèdent la collecte effective
des déchets. Elle vise le recueil, le rassemblement et le stockage des déchets par les habitants

3
Glachant M., 2005-« La politique nationale de tarification du service des déchets ménagers en présence de
politiques municipales hétérogènes », Économie et Prévision, N° 167, p.85-100.

13
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets
d’un foyer, d’un immeuble, d’une cité ou par les personnels d’un organisme ou d’une
entreprise, puis les déposer dans des lieux dédiés aux déchets (Gillet, 1983)4.

II.2. La collecte :
La collecte est l'ensemble des opérations qui consistent en l'enlèvement des déchets de
points de regroupement pour les acheminer vers un lieu de tri, de regroupement, de
valorisation, de traitement ou de stockage. Elle consiste en le ramassage et le regroupement
des déchets en vue de leur transport. À l’heure actuelle, il existe en Algérie deux méthodes
d’enlèvement : (1) le porte à porte, dans lequel le service de la collecte assure un passage
régulier pour l’évacuation des DSM ; (2) en apport volontaire, dans lequel le générateur
assure le transfert des DSM vers un point de regroupement afin qu’ils soient transportés par le
service chargé de l’opération vers un lieu d’élimination ou de traitement. Ce mode d’apport
est très adapté à l’opération de tri sélectif (M.A.T.E, 2003a)5. On distingue plusieurs types des
collectes dont :

a) La collecte en porte à porte :


C’est la collecte des déchets ménagers par ménages et par commerce. Généralement,
chaque ménage, commerce ou autre, est doté d’un bac à déchets ménagers qu’il présentera
devant sa porte lors de passage du véhicule de collecte (PNUD, 2009).

Mode d'organisation de la collecte dans lequel le contenant est affecté à un groupe


d'usagers nommément identifiables, et le point d'enlèvement est situé à proximité immédiate
du domicile de l'usager ou du lieu de production des déchets. Ce mode de collecte s'applique
plus aux déchets ménagers qu'aux déchets industriels.

La collecte en porte à porte pour laquelle les récipients contenant les ordures sont
disposés par les habitants en bordure des voies de circulation, ou stockés dans des locaux
depuis lesquels ils sont manutentionnés par le service collecteur (Desachy, 2001).

b) La collecte par point de regroupement :


La collecte par point de regroupement implique pour les usagers l’obligation de
ramener eux même leurs déchets aux lieux de réception (Desachy, 2001). Ils sont situés à un
endroit de convergence ou les déchets sont enlevés périodiquement par des bennes ou
véhicules (C.E, 2000)6.
c) La collecte des déchets encombrants :
Elle est organisée par les collectivités, à l’aide des camions, à jour fixe. Elle permet
aux particuliers de se débarrasser des déchets encombrants (Balet, 2005).

4
Gillet R., 1985-Traité de gestion des déchets solides urbains V1 ; ordure ménagères. Nettoyage et élimination
des déchets. Ed. O.M.S, 397p.
5
M.A.T.E, 2003a : « Manuel d’information sur la gestion et l’élimination des déchets solides urbains ».
6
C.E., 2000-Commission Européenne 2000 : Direction de l’environnement ; Guide pour la gestion des déchets en
montagne office des publications officielles des communautés européennes. 75p.

14
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets
d) La collecte par conteneurs :
Elle s’effectue, soit auprès des habitations familiales, utilisant des sacs ou conteneurs de
petites taille, soit des conteneurs routiers de grande capacité, allant de 360 à 1700 litres, ou
encore des conteneurs auprès des grandes usagers avec des bacs des capacités qui peuvent
aller de 240 à 360 litres (Balet, 2005). La manutention des conteneurs de grandes capacités est
assurée par des camions spécialement équipés pour les enlever pleins et les remplacer par les
vides (Desachy, 2001).
II.3. Organisation de la collecte :

II.3.1. Récipients des collectes :

Les récipients de collecte utilisés varient en fonction de l’habitat et de la quantité des déchets :

 Poubelle : qui tient son nom du préfet de seine Eugène Poubelle qui par mesure
d’hygiène, imposa par arrêté du 07/03/1884, l’usage d’une boite pour les dépôts des
ordures ménagers, on distingue 02 types de poubelles :
• poubelle traditionnelle en plastique, et parfois en acier, d’une capacité de 30 à
90 litres ;
• poubelle mécanique en plastique d’une capacité de 30 à 140 litres.
 Bac conteneur en plastique d’une capacité de 120 à 1100 litres muni de 02 à 04 roues
selon la capacité d’un couvercle articulé, utilisé uniquement pour la collecte
mécanique. (Desachy, 2001).

II.3.2. Véhicules de collecte :


Le choix des véhicules est l’un des problèmes qui posent l’organisme d’un service de
collecte, ce choix dépend directement des conditions locales parmi laquelle on peut citer :

• Type d’habitation ;
• Quantité des déchets collectée ;
• Type de récipients de collecte ;
• Distance à parcourir et le relief des zones à desservir.
Plusieurs types de véhicules sont en service :
 Remorques tractée et les camions : peuvent être utilisées lorsque la quantité de
déchets à collecter est faible. Leur capacité variée entre 02 à 15 m3, soit 0,5 à
3,5 tonnes de déchets. Ces véhicules sont bien adaptés à certaines situations
rurales, mais il est préférable de le munir d’un filet pour éviter les envols
pendant le transport ;
 Bennes à compression : sont équipées d’une trémie ou la réception des déchets
et d’un système de tassement dans le caisson, leur capacité variée de 06 à 25
m3, soit 02 à 12 tonnes, on les emploie pour tous les types de collecte.
• Bennes à compression avec système de préhension : Analogue aux
précédentes, comportent en plus un système mécanique de lavage et de
vidage adapté aux différents bacs roulants.

15
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets
• Camions à caissons amovibles : équipés de leviers à vernis, servent au
transport et la mise en place des conteneurs de grandes capacités. Ils
les disposent vides sur le sol, les décharges lorsqu’ils sont pleins et les
basculer pour leurs vidages au centre de traitement (Desachy, 2001).
III. Stockage :
III.1. Principes généraux :
Dans certains cas, il apparait nécessaire, le plus souvent pour des raisons économique,
de regrouper les déchets avant leur transport vers le centre de valorisation ou de traitement.

Ce stockage temporaire peut se faire en déchetteries, en centre de regroupement, et centre


de transit, l’or de cette étape de stockage il est important de faire attention au conditionnement
des déchets, c’est de prendre différentes mesures afin de limiter l’impact sur l’environnement
dans l’attente de transport et des traitements. Les types de conditionnement choisi dépend de :

• La nature des déchets (liquide/solide, dangereux ou non) ;


• La durée de stockage ;
• Le traitement ultérieur (Rogaume, 2006)7.
Selon Balet (2005), le stockage constitue le dernier maillon de la filière de tri et de traitement
des déchets, on distingue trois (03) types de stockage selon la nature des déchets concentrés :
 classe 01 : réservée aux déchets industriel spéciaux ;
 classe 02 : réservée aux déchets ménagers et assimilés ;
 classe 03 : réservée aux déchets inertes.

III.2. les installations de stockages des déchets ménagers et assimilés :


III.2.1. La décharge :
a) Décharge brute ou sauvage : ceux des décharges de déchets ménagers
exploités par entreprise ou des collectivités locales, alors même qu’elles ne
bénéficiaient d’aucune autorisation administrative ;
b) Décharge réglementée : les déchets sont déposés pour une longue durée et
soumis à des contrôles ainsi qu’à la réglementation (Bleifert et Perraud, 2004)8.

III.2.2. Centre d’enfouissement technique :

Egalement appelée décharge contrôlée qui est un site de qualités géologiques


convenables où les déchets sont disposés en couches minces, recouvertes de terres ou
compactées par des engins spéciaux. Cette meilleure utilisation de terrain peut cependant
entrainer la production de gaz et d’un liquide, le lixiviat, qu’il faut traiter selon des techniques
aujourd’hui bien maitrisées (Koller, 2004). Aujourd’hui, les CET restent une nécessite, ne
devrait être réservés qu’aux seuls déchets ultimes et ne doivent donc contenir que des
matériaux chimiquement stables (Balet, 2005).
7
Rogaume T., 2006-Gestion des déchets, réglementation, organisation mise en œuvre. France., 240p.
8
Bliefert c et Perraud d., 2004-Chimie de l’environnement : Air, Sol, Eau et Déchets. Ed. De Boack. 477p.

16
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets
III.2.3. Critères d’implantation d’un CET :
Selon M.A.T.E (2001)9, on distingue : des critères économiques ; des caractères
physiques et des critères environnementaux.
III.2.3.1. Critères économiques : Réaliser des études de financement de sorte à
rentabiliser le cout du transport des déchets du point de collecte vers le CET.

III.2.3.2. Caractères physiques : effectuer une caractérisation de :

• La géologie du site (perméabilité du sol) ;


• L’hydrologie du site (présence de nappes phréatiques) ;
• L’hydrologie du site et de son environnement (présence de cours d’eau) ;
• La topographie (sens de ruissellement des eaux pluviales).

III.2.3.3. Critères environnementaux :


Le site d’implantation du CET doit être distant :

• Des habitations ((au minimum 300m) ;


• Des réseaux de captage et d’utilisation des eaux souterraines ;
• Des centres d’activités économiques (floristique et/ou faunistique).

IV. La déchetterie :
L’apport en déchetterie constitue un moyen complémentaire de collecte sélective des
autres déchets ménagers, ce qui ne peut être collecté au même temps que les ordures
ménagères, en raison de leur poids, de leur taille ou de leurs caractéristiques particulières pour
la sécurité du personnel. Elle est un moyen d’éviter la création ou le développement de dépôts
sauvages, et pour cela elle doit être ouverte à d’autres usagers que les ménages. Elle permet,
en un seul point, de collecter plusieurs matériaux et d’en valoriser une part croissante en vue
de tri initial (Duval, 2004)10.

Selon A.D.E.M.E (2000)11, la déchetterie concerne trois catégories de déchets :

• Les déchets encombrants qui sont des déchets verts, des gravats et inertes (déchets
produits par les ménages et l’industrie) ;
• Les déchets ménagers spéciaux et les déchets toxiques (huiles minérales et végétales,
piles, batterie, peinture et solvant) ;
• Les matériaux recyclables ménagers : papier/carton, plastique, verre, aluminium,
textiles.

9
M.A.T.E., 2001-Manuel de gestion des déchets solides urbains, Ed. Ministère de l’Aménagement du Territoire
et de l’Environnement. Pp62 et 63.
10
Duval C., 2004-Matière plastique et environnement, recyclage, valorisation, biodégradabilité, éco-conception.
Ed. Dunod, Paris, 310p.
11
A.D.E.M.E., 2000-Le traitement biologique : Enquête sur les installations de traitement des déchets ménagers
et assimilés en 2000, Ed. A.D.E.M.E. Paris.13p.

17
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets

V. Station de transit :
Une station de transit ou centre de transfert est une installation intermédiaire entre la
collecte par benne des déchets ménagers et leur transfert vers un centre de traitement
(Desachy, 2001). Ce centre de transit concerne pratiquement les déchets municipaux et les
déchets industriels banals, il doit être clôturé, gardienné et organisé d’une façon à ne pas
devenir un lieu de dépôt sauvage (A.D.E.M.E, 2000).

VI. Recyclage :
Le recyclage est un procédé par lequel les matériaux qui composent un produit en fin de
vie (généralement des déchets industriels ou ménagers) sont réutilisés en tout ou en partie.
Ceux-ci sont collectés et triés en différentes catégories pour que les matières premières qui les
composent soient réutilisées (recyclées).
VI.1. Les avantages du recyclage :

Selon W.M.P (2009)12, les avantages du recyclage sont :

• Reprise de matière première : lorsque le produit est principalement composé d’une ou


plusieurs matières premières facilement séparables et réutilisables, on peut le collecter
à cette fin ;

• Le recyclage permet de réduire l’extraction de matières premières ;


• Conversion en d’autres produits : sans certains cas (matières fermentescibles), les
produits ne peuvent être recyclé ni sous la forme initiale ni sous forme de matières
premières, on peut tout de même les réutiliser après compostage ou fermentation pour
en faire des engrais et/ou du carburant (gaz naturel, biogaz principalement).on parle
alors de revalorisation.
• Récupération d’énergie : on peut faire bruler le déchet pour récupérer de l’énergie :
c’est l’incinération d’ordures. Cependant, ceci ne consiste pas à proprement parler une
opération de recyclage. On parle alors de « valorisation énergétique » par opposition à
la « valorisation de matière » qui consiste le recyclage.
VII. Modes de traitement :
Selon Campan F (2007)13, on entend par traitement, tout processus qui tend à rendre les
déchets moins volumineux et surtout moins polluants pour l’environnement et la santé. Le
traitement des déchets est indispensable pour une raison élémentaire de salubrité. Aussi,
traiter un déchet c’est lui permettre, d’une part, d’être enfoui pour ne pas générer des
nuisances et d’être mis à l’écart des cycles pour ne pas les perturber, d’autre part, d’être rejeté
dans le milieu environnant sans créer toutefois des pollutions supplémentaires. Si la matière

12
W.M.P., 2009-Waste Management plan. Doc No. UU00-A-00TL-000-0001(B). ISG. 2009.
13
Campan F., 2007- Le traitement et la gestion des déchets ménagers a la Réunion : approche géographique.
Mémoire pour l’obtention du grade de Docteur de l’Université de La Réunion. 272, 273p.

18
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets
du déchet finit forcément dans l’une de ces voies, elle peut auparavant se réintroduire dans les
circuits de production, de distribution ou de consommation, avant de redevenir déchet.

VII.1. Traitement biologique :

Le traitement biologique a pour effet de transformer les matières fermentescibles en un


produit plus stable : le compost, susceptible d’être utilisé en tant qu’amendement organique
ou support de culture, deux modes de dégradation de la matière organique sont possible : en
présence d’oxygène (aérobiose), il s’agit de compostage et en absence d’oxygène
(anaérobiose), on parle de méthanisation (A.D.E.M.E, 2008(b))14.

VII.1.1. Le compostage :

Est un processus biologique qui facilite et accélère l’oxydation de la matière organique


par fermentation aérobie qui s’effectue sous l’action d’enzymes sécrétés par des
microorganismes préexistants dans les déchets, le principe du compostage de déchets
organiques se divise en deux grandes phases principales (Mustin, 1987)15 :

Figure 1 : Courbe théorique d’évolution de la température et du pH au cours du compostage


d’après Mustin (1987).

La phase oxydative se caractérise par la dégradation aérobie de la matière organique


fraiche. Ce qui engendre une production intense de chaleur et élève ainsi la température du
compost. Afin d’assurer cette étape, un maintien minimal de la température à 60°c pendant 4
jours est préconiser pour éliminer les germes pathogènes contenus dans le flux de matières
organiques. L’activation microbienne et l’élévation de la température entrainent une
consommation importante d’oxygène et d’eau, donc pour satisfaire les besoin microbiens, il
faut effectuer un arrosage périodique et une aération de la matière à traiter.
14
A.D.E.M.E., 2008 (b) : < http//[Link]/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=15555>.
15
Mustin., 1987-Le compost, Valorisation de la matière organique, Paris, France. François DU BOSC. 954p.

19
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets
La phase de maturation constructive où apparaissent lentement des éléments
précurseurs de l'humus. La dégradation lente des composés résistants ne nécessite ni arrosage
ni aération. Il se traduit par la synthèse d’un produit stable : le compost.
VII.1.2. La méthanisation :
Elle consiste à la décomposition anaérobie des déchets organiques, fraction
fermentescibles : ordures ménagères, déchets verts, déchets de l’agro-alimentaire, et qui
permet de produire un biogaz combustible composé majoritairement du méthane (CH4)
(Rogaume, 2006).
Selon Damien (2004), la méthanisation s’opère en quatre phases :
 Avec l’hydrolyse, les polymères se dégradent en monomères, des petites molécules
solubles assimilables par les bactéries apparaissent : la cellulose se transforme en
glucose et cellobiose ;
 La transformation des monomères en gaz carbonique et acide organique constitue
l’acidogenèse ou fermentation, il apparait alors les acétates, de l’éthanol, de
l’ammoniaque, de l’hydrogène et des acides gras volatils comportant de 2 à 5 atomes
de carbone ;
 Au niveau de l’acétogenèse, les micro-organismes transforment les acides gras volatils
et alcools de l’étape précédente en hydrogène, gaz carbonique et acétates, l’hydrogène
sulfuré se trouve généré lors de cette phase de transformation ;
 Les bactéries méthanogènes interviennent ensuite pour élaborer le méthane
(méthanogenèses) à partir d’hydrogène de gaz carbonique et des acétates suivant les
réactions :
• De réduction de CO2 :
CO2+ 4H2 CH4 + 2H2O (30%)
• De décarboxylation de l’acide acétique :
CH3COOH + H2O CH4 + H2CO3 (70%)

VII.1.3. Comparaison entre les deux modes de traitements biologiques: La


méthanisation tout comme le compostage ne constitues pas une filière de traitement des
ordures ménagères, mais concernent seulement leur fraction organique (Desachy, 2001). Ces
deux modes de traitements sont complémentaires, présentent des atouts et des contraintes :

Tableau 1 : Comparaison entre la méthanisation et le compostage (A.D.E.M.E, 2000)


Mode de traitement Compostage Méthanisation

Nature de déchet Tous déchets Les déchets organiques exception des


traité organiques déchets ligneux
Produits résultants Compost organique Biogaz + digestation qui après compostage
servira comme amendement organique
Atouts spécifiques -Cout de traitement -Traitement de déchets difficile (ceux qui
à chaque filière de réduit, -Permet la sont riches en eau), -Production de biogaz
traitement gestion de petites -Risques d’odeurs réduites
quantités de déchets

20
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets

VII.2. Traitement thermique :


VII.2.1. La pyrolyse (thermolyse) :
Le procédé qui tend à être de plus en plus utilisé consiste en un traitement
thermique (500-800°c) du déchet dans une atmosphère exempte d’oxygène. Il en résulte des
réactions de dégradation thermique, de dépolymérisation, de craquage, éventuellement de
combustion très incomplète, conduisant à la formation de gaz, de liquides, et de solides
résiduaires (Murat, 1981).

VII.2.2. L’incinération :

VII.2.2.1. Incinération sans récupération d’énergie : l’incinération vise la minéralisation


totale des déchets par combustion de la phase organique dans des fours spéciaux adaptés à
leur caractéristiques (hétérogène, pouvoir calorifique variable…) outre cette minéralisation
quasi-totale des déchets, l’incinération permet une réduction de 70% environ de la masse des
déchets entrants et de 90% de volume. Les sous-produits solides générés, mâchefers sont des
déchets ultimes, toutefois, les mâchefers peuvent sous condition, faire l’objet d’une utilisation
comme substitut de granulats naturels. L’incinération, comme tout traitement thermique, doit
être menée dans des conditions optimales, à proximité de la capacité nominale des
équipements et être assortie d’un traitement des gaz (dépoussiérages, neutralisation, piégeage
des métaux lourds) pour éviter un transfert de pollution significatif vers l’atmosphère (S.I.G,
2009)16.

VII.2.2.2. Incinération avec récupération d’énergie : La chaleur dégagée par les


incinérateurs est récupérée sous forme de vapeur, par passage des fumées à travers des tubules
des chaudières. La vapeur ainsi produite peut être utilisée de trois façons :

• Alimenter un réseau de chauffage ;


• Alimenter un turbo alternateur produisant de l’électricité ;
• Pour la cogénération qui consiste à la fois de la chaleur et de l’électricité
(Desachy, 2001).
VII.2.2.3. Les déchets concernés par l’incinération : L’incinération concerne :

• Les déchets ménagers et assimilés ;


• Les déchets industriels banals ;
• Les boues de station d’épuration ;
• Les déchets d’activités de soins à risque infectieux. (Balet, 2005).
VII.2.2.4. Les intérêts de l’incinération :
 Traitement adapté pour toutes sortes de déchets (dangereux et non dangereux,
solides ou liquides) contrairement aux autres modes ;

16
S.I.G., 2009- Gestion de déchets < http : [Link]/ >

21
Chapitre II : Techniques de gestion des déchets
 Diminue fortement le volume des déchets (90% de réduction environ) et leur
masse (70% environ) ;
 Permet de tirer la meilleure partie du contenu énergétique des déchets en
produisant de la chaleur susceptible d’alimenter un réseau de chaleur urbain
et/ou être transformée en électricité ;
 Contribue à minimiser les consommations de ressources énergétiques et
certains impacts environnementaux tels que l’effet de serre du fait notamment
de la valorisation énergétique ;
 Selon les équipements mise en place, l’incinération permet de récupérer les
métaux ferreux et non ferreux (contenu initialement dans les déchets) et de les
valoriser ;
 Les résidus (mâchefers) peuvent être utilisés en travaux publics.

VII.2.2.5. Les contraintes de l’incinération :

 Contribution à l’émission de polluants dans l’atmosphère, dont les quantités


sont limitées par la mise en place d’un système de traitement des fumées et
suivies par la mise en place obligatoire d’un programme de surveillance ;
 Génère des déchets classés dangereux (résidus d’épuration des fumées), tels les
métaux lourds ;
 Génère des mâchefers qui sont les résidus solides obtenus après combustion,
les mâchefers sont des déchets non dangereux qu’il est possible de les valoriser
en remblai ou sous couche routière dans des conditions strictes définies par la
réglementation ;
 Selon les techniques choisies (neutralisation des gaz acides des fumées par
voie sèche ou humide, recyclage interne total ou non rejets liquides),
l’incinération contribue dans certains cas à l’émission de polluant liquides dans
le milieu naturel, dont les quantités sont encadrées par la réglementation
(Bafdel.S, 2010)17.

17
Bafdel S., 2010-Etat de gestion et de valorisation des déchets solides au sein d’une unité de production de gaz
à Krechba (In Salah, Algérie), Mémoire d’Ingénieur en biologie, spécialité Ecologie Végétale et Environnement,
U.M.M.T.O.85p.

22
Chapitre III :
La gestion des
déchets en Algérie
Chapitre III : La gestion des déchets en Algérie

Les déchets constituent un grand défi auquel font face toutes les sociétés actuelles. Car
leur évolution et leur diversité menacent l’environnement. Dans les pays en développement, la
situation en matière d’élimination des déchets solides est critique, et tend parfois à se dégrader
dans un contexte de forte urbanisation. Faute de moyens inadéquats la valorisation des
déchets est peu ou pas du tout pratiquée (Mezouari, 2011)1.
Le traitement des déchets reste problématique et se traduit par la multiplication des
dépôts sauvages qui font l’objet soit d’une mise en décharge non contrôlée soit d’une
incinération à l’air libre. Les problèmes environnementaux (pollution de l’air, des sols et des
eaux) sont doublés par ceux de l’hygiène du milieu et par l’insuffisance des infrastructures de
gestion des déchets ménagers, ces derniers posent un problème environnemental, économique
et de santé publique très préoccupant, leur gestion demeure problématique.
En plus des lacunes observées en termes de collecte, s’ajoutent les problèmes
spécifiques au traitement. En effet le traitement se limite très souvent à un déversement
anarchique dans le milieu naturel, engendrant des nuisances sur l’environnement et la santé
publique.

I. Situation social :
L’Algérie est un vaste pays qui couvre une superficie de plus de 2 381 000 km² ;
composé de 48 wilayas. Néanmoins, le Sahara représente 87% du territoire, les hauts Plateaux
9% et le Nord (ensemble Tellien), à peine 4%. Au 1er janvier 2016, la population résidente
totale en Algérie a atteint 40,4 millions d’habitants (ONS, 2015) répartis sur 1541 communes.
Cette population est concentrée essentiellement dans le Nord sur 4 % du territoire avec 65%
de la population globale. D’où un très fort taux d’urbanisation dans cette région et une densité
d’occupation dépassant 300 hab\Km2 (Densité par rapport à la superficie totale ; environ
14,59 hab/Km2). Cette répartition spatiale de la population et le fort taux d’urbanisation qui a
atteint ces dernières années un niveau de 61 % a engendré de forte pression sur
l’environnement, en particulier dans le nord du pays.

Figure 2 : Carte d’Algérie : répartition des populations par région


1
Mezouari F., 2011- Conception et exploitation des centres de stockage des déchets en Algérie et limitation des
impacts environnementaux. Thèse de doctorat. Ecole polytechnique D’Architecture et d’Urbanisme

23
Chapitre III : La gestion des déchets en Algérie

II. Cadre Institutionnel et Juridique :


Les différents acteurs intervenant dans la gestion des déchets solides ménagers sont les
Ministères en charge de l'Environnement le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement (MATE), de la santé, les Communes et la société civile associée ou non à
des professionnels de la filière de gestion des déchets.

Le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (MATE) est


principalement chargé d’établir la réglementation et de faire respecter la loi cadre sur
l’environnement (Loi nº 03-10 relative à la protection de l'environnement dans le cadre du
développement durable du 19 juillet 2003)2 et loi N0 01-19 du 12 Décembre 2001, relative à la
gestion, au contrôle et l’élimination des déchets. A travers ses services déconcentrés l’Agence
National des Déchets (AND) et 48 directions de l’environnement de wilayas et inspections
régionales. Ils s’occupent du suivi environnemental et du respect de l’application de la
législation environnementale.

II.1. Cadre Institutionnel :

Plusieurs acteurs entrent en jeux pour assurer une bonne gestion des déchets
municipaux. Il s’agit des autorités publiques qui, au niveau des différents points du service de
gestion des déchets. Au niveau national ou central, le ministère de l’aménagement du
territoire et de l’environnement (MATE), qui prend en charge la gestion des déchets solides à
travers une direction centrale de l’environnement. Au niveau régional, la gestion des déchets
est attribuée à deux organismes décentralisés qui sont les Inspections Régionales de
l’Environnement (IRE) et les Directions de l’Environnement des Wilayas (DEW). Au niveau
local, il existe deux organismes chargés des déchets : les communes et les groupements de
communes.

En Algérie, la gestion des déchets est assurée par un service public, le programme
national pour la gestion intégrée des déchets ménagers (PROGDEM) et par l’agence nationale
des déchets (AND) créée par le décret exécutif n°02-175 du 20 Mai 2002 (Aina, 2006)3. Les
ONG qui travaillent en Algérie sur la gestion des DMA sont regroupés dans une association
appelée coordination des entreprises de gestion des déchets (CEGED) dont les actions sont
soutenues par l’administration publique qui exige aux habitants d’adhérer pour se débarrasser
des DMA (Aina, 2006).

Le ministère de l’aménagement de territoire et de l’environnement (MATE) crée en


2000, est l’institution centrale dans le domaine de l’environnement. Il est chargé de la
politique de gestion des déchets qui s’inscrit dans la Stratégie Nationale Environnementale

2
Cette loi a pour objet la mise en œuvre d'une politique nationale de protection de l'environnement dans le cadre
du développement durable. Elle fixe les principes fondamentaux et les règles de gestion de l’environnement : la
protection, la restructuration et la valorisation des ressources naturelles ; la restauration des milieux
endommagés, la prévention et la lutte contre toute forme de pollution et nuisance ; l'amélioration du cadre et de
la qualité de la vie, la promotion de l'utilisation rationnelle des ressources naturelles disponibles.
3
Aina, M.P., 2006 : Expertises des centres d’enfouissement techniques des déchets urbains dans les PED :
contribution à l’élaboration d’un guide méthodologique et à sa validation expérimentale sur site. Université de
Limoges, Thèse, inédit

24
Chapitre III : La gestion des déchets en Algérie

(SNE), ainsi que dans le Plan National d’Actions Environnementales et du Développement


Durable (PNAE-DD) à travers l’adoption d’un Programme National de Gestion Intégrée des
Déchets Ménagers et Assimilés (PROGDEM). C’est une démarche intégrée, graduelle et
progressive de la gestion des déchets ménagers qui visent notamment à une réduction de la
quantité de déchets et une gestion économique et environnementale saine des déchets.

Conformément aux dispositions de la loi 01-19 relative à la gestion, au contrôle et à


l’élimination des déchets, deux ministères sont directement impliqués dans la gestion des
déchets ménagers et assimilés :
• Le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (MATE) à
travers ses différents instruments en particulier, l’Agence Nationale des Déchets
(AND), le Conservatoire Nationale des Formations en Environnement (CNFE) et les
Directions de l’environnement de Wilayas qui sont au nombre de 48 ;
• le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales (MICL) par l’appui financier en
direction des municipalités.

II.2. Cadre réglementaire :

Sur le plan réglementaire, un important arsenal juridique a été mis en place qui se
repose sur l’hygiène publique, les préoccupations écologiques et la santé individuelle. A cet
effet, de nombreuses lois pour un développement durable ont été promulguées :
Loi N 01-19 du 12 Décembre 2001, relative à la gestion, au contrôle et l’élimination des
déchets.

Loi N 03-10 du 19 juillet 2003, relative la protection de l’environnement dans le cadre du


développement durable.

Décret N 02-372 du 11 novembre 2002, relatif aux déchets d’emballages.


Décret N 02-175 du 20 mai 2002, portant création, organisation et fonctionnement de
l’Agence Nationale des Déchets.

Décret N 04-199 du 19 juillet 2004, fixant les modalités de création, organisation,


fonctionnement et de financement du système public de reprise et de valorisation des déchets
d’emballages « Eco-Jem ».

En Algérie, les lois s’appliquant à la gestion des déchets obligent les communes à
améliorer continuellement les conditions de ramassage et d'évacuation des déchets en
réglementant les conditions de présentation des déchets à la collecte, fixant les normes et
conditions de ramassage et d'évacuation des déchets et en rationalisant les circuits de collecte.
Les responsables des communes sont également chargés d'établir un cahier des charges
précisant les obligations auxquelles doivent être soumises les entreprises chargées du
ramassage et de l'évacuation des déchets, de mettre à la disposition des usagers des récipients
hermétiques et de mener des actions de sensibilisation incitant les usagers à respecter les
conditions d'entreposage des déchets et les horaires de ramassage, sans omettre l'amélioration
et la professionnalisation des capacités de gestion.

25
Chapitre III : La gestion des déchets en Algérie

III. Organisation de la gestion des déchets solides en Algérie :


III.1. Production des déchets solides en Algérie :
La problématique des déchets, bien qu’universelle, si elle ne revêt pas la même acuité
dans toutes les parties de la planète n’épargne aujourd’hui aucune région du monde.
Si la gestion des DSM constitue un défi dans tous les pays, dans les PED elle n’est pour
l’instant qu’un concept légiféré, les communes et leurs responsables ne réagissant qu’au
quotidien. Or, la nécessité de gestion des déchets dans la commune doit être dictée par les
impératifs sanitaires et environnementaux à court, moyen et long termes. Ceci est d’autant
plus important que la quantité des déchets générés ne cesse d’augmenter et de se diversifier.

Selon l’Agence National des Déchets (AND) en Algérie, la production des déchets
ménagers est estimée à 7 millions tonnes/an en 2010, chiffre en constante augmentation. Les
estimations chiffrées font état de 0.7Kg/hab/j dans les grandes villes, contre 0.5Kg/Hab/Jour
dans les villes moyennes. En 2013, l’Algérie a produit 10,3 millions de tonnes de déchets
domestiques. Ce qui équivaut à 278 kg par an et par Algérien.
La quantification des déchets solides est essentielle pour une planification du système
de gestion et par conséquent des centres de stockages de déchets, maillon ultime de toute
filière de traitement. A noter que le ratio de production par habitant est variable suivant les
pays et les villes (Aina, 2006).

Tableau [Link] des déchets par habitants dans plusieurs villes


Ville Pays (PED) Références Production de
déchets (Kg/hab/j)
Alger Algérie Kehilaet al., 2005 0,75 - 1
Ouagadougou Burkina Faso Tezanouet al., 2001 0,62
Uberlândia Brésil Fehret al., 2000 0,51
Yaoundé Cameroun Ngnikam, 2000 0,85
Hong - Kong Chine Chung et Pool, 1998 0,7
(Moyenne Inde Bernache Perez, 2001 0,41
nationale)
Kuala Lumpur Malaisie Kathirvaleet al., 2003 1,7
Grand Maroc ONEM, 2001 0,89
Casablanca
Nouakchott Mauritanie Alouémine, 2006 0,21
Source : (Mezouari, 2011).
La différence de production journalière entre les villes des PED dépend de plusieurs
paramètres : le niveau de vie, le mode de vie des citoyens, les mouvements saisonniers de
populations, le climat. Le tableau 3 montre cette différence qui est présente même entre les
villes du même pays.
Tableau 3. Evolution de la quantité journalière des déchets générée en Algérie (PROGDEM, 2011).
1980 2005
Grandes Villes - 1,2 Kg /hab/j
Villes Moyennes 0,5 Kg /hab/j 0,76 Kg /hab/j

26
Chapitre III : La gestion des déchets en Algérie

L’augmentation substantielle (Tab.3.) des déchets a entraînée, sous la double pression


de la croissance démographique et la sursaturation des infrastructures urbaines, un
dysfonctionnement du mode d’organisation des services chargés de la gestion des déchets.
La situation est plus préoccupante dans les grandes agglomérations urbaines dont les moyens
humains et matériels affectés à la gestion des déchets sont en nette régression. (RNE, 2010).

III.2. Composition des déchets solides en Algérie :


Les déchets sont produits principalement par les ménages, les industries, et les
hôpitaux. La composition et les caractéristiques des ordures ménagères sont très hétérogènes.
Elles sont variables en fonction de plusieurs paramètres : la région, le climat, les habitudes des
populations, le caractère de l’agglomération (zone urbaine, ou rurale, zone industrielle ou
commerciale,…etc.), le niveau de vie des habitants, le type de collecte,…etc.

Tableau 4. Compositions des déchets urbains dans différentes villes algérienne

Villes Alger Tizi-Ouzou BBA Djelfa Sétif


composants (%) (%) (%) (%) (%)
Matières 74,4 70 75,48 76,36 68,5
Organiques
Papiers- 11,5 13,5 5,44 8,44 12,2
Cartons
Plastiques 7,3 12 10,09 2,25 9,65
Métaux 1,3 1,4 0,88 1,9 1,75
Textiles 2,3 0,5 6,08 0,37 3,6
Verres 0,8 1,3 0,03 2,06 1,25
Cuir 0 0 0,8 - 0
Bois 0,8 0,3 0,12 0,37 0,37
Autres 1,6 1 0,56 8,25 2,7
Source : (Anonyme, 2000 In Bouassel. R Et Mellal. A, 2006)4.

D’après le tableau 04 nous constatons que la composition des déchets en Algérie est,
essentiellement, de la matière organique (Alger 74,4% – Tizi-Ouzou 70% – Bordj-Bou-
Arreridj 75,48% – Djelfa 76,36% – Sétif 68,5%).

III.3. Caractéristiques des déchets en Algérie :


III.3.1. La densité :
La densité des déchets c’est la masse volumique spécifique qui représente un
paramètre très important pour l’optimisation de gestion des déchets.

On estime dans les villes algériennes, la densité des déchets ménagers est comprise
entre 0,22 et 0,32 t/m3, elle s’élève environ 0,35 t/m3, lorsque les ordures sont entassées dans

4
Bouassel. R Et Mellal. A., 2006-Contribution à une meilleure gestion des déchets ménagers et assimilés dans la
commune d’Azazga (Wilaya de Tizi-Ouzou, Algérie) Mémoire d’Ingénieure d’Etat en biologie Spécialité
Ecologie Végétale et Environnement, U.M.M.T.O, 94p.

27
Chapitre III : La gestion des déchets en Algérie

les véhicules (bennes basculantes, tracteurs agricoles, etc.…) et atteint 0,45 et 0,55 t/m3, dans
les bennes tasseuses (Fimpel et al, 1997)5.
Le tableau 5 rassemble les valeurs de densités des différents pays de l’Afrique, Asie,
Amérique et Europe démontrent que la densité des déchets urbains dans les pays en
développement varie entre 0,3 et 0,6 alors que dans les pays industrialisés ne dépasse pas 0,1
à cause de la forte proportion de la matière organique fermentescible

Tableau 5. Densité moyenne des déchets urbains dans des villes africaines comparée à celles
d’Asie, d’Amérique, et d’Europe

Pays Densité
(T/m3)
Afrique du Nord
Algérie 0,3-0,5 Mauritanie 0,41
Libye 0,2 Tunisie 0,2-0,5
Maroc 0,4-0,6 Tanzanie 0,39
Asie du Sud Est
Indonésie 0,25-0,3 Thaïlande 0,25
Asie du Nord Est
Taiwan 0,3
Amérique Centrale
Mexique 0,3 République 0,3
Dominicaine
Amérique du Sud
Brésil 0,17
Europe du Sud
Turquie 0,33
Source : (Ben Ammar, 2006 ; Mezouari, 2011)

III.3.2. Le taux d’humidité :

Les déchets algériens sont caractérisés essentiellement par un taux d’humidité très
élevé (60 à 70%) (Kaddam Et Moussi, 2002)6.

La teneur en eau des déchets en Algérie est plus élevée que celle enregistrée dans les
pays européens, ceci est dû à la richesse des déchets algériens en matière organique. (Fimpel
et al, 1997).

5
Fimpel J, Jhon V, Marouani L., Et Jejelim., 1997-Valorisation des déchets urbains. Ed. GTZ, 31p.
6
Kaddam D Et Moussi O., 2002- Contribution à l’étude socio-économique et environnementale de la Wilaya de
Tizi-Ouzou. Mémoire d’Ingénieur d’Etat en Agronomie. UMMTO. 113p.

28
Chapitre III : La gestion des déchets en Algérie

III.3.3. Le rapport C/N :

Pour l’Algérie, des ordures brutes ont un rapport C/N comprise entre 20 et 35 (Gillet, 1985)7.

III.3.4. La teneur en matière organique :

Le caractère fermentescible des ordures en Algérie est accentué, le taux de matière


organique est particulièrement le double de celui des pays européens (M.A.T.E, 2001).

IV. Fonctionnement de la gestion des déchets en Algérie :


Afin d’assurer le bon fonctionnement du service des déchets, plusieurs acteurs
interviennent dans les différents segments du service, soit au niveau national, régional ou
même local.

IV.1. Acteurs de la gestion de service de déchets :


La gestion des déchets municipaux est organisée d’une façon générale dans les pays en
voie de développement en trois secteurs : le secteur public qui a une responsabilité de contrôle
et de mise en application des dispositions de certains services urbains y compris la gestion des
déchets solides, le secteur privé formel engagé dans la gestion des déchets notamment, la
collecte et le recyclage, et le secteur privé informel engagé dans la réutilisation de certains
types de déchets (Taylor, 1999)8.
IV.1.1. Secteur public :
 Au niveau national
Actuellement, le Ministère de l’Aménagement du territoire de l’Environnement
(MATE) est le premier responsable de la politique nationale de l’environnement. Il a été créé
à la fin des années 1980 avec une dénomination variable dans le temps.
La politique de déchets vise un ensemble d'actions et de mesures notamment :
- Une réduction de la quantité de déchets ;
- Une gestion économique et environnementale saine des déchets ;
- Permettre une gestion globale et intégrée du secteur des déchets solides ;

 Au niveau local
Ce niveau fait référence à deux structures compétentes en matière de service local des
déchets : les communes et les groupements de communes ou l’intercommunalité. La
réglementation en vigueur rend les communes et les groupements de communes responsables
de l’ensemble des déchets produits sur leur territoire. (Djemaci, B, 2012)9.

7
Gillet R., 1985-Traité de gestion des déchets solides urbains V1 ; ordure ménagères. Nettoyage et élimination
des déchets. Ed. O.M.S, 397p.
8
Taylor, D.C., 1999: “Mobilizing resources to collect municipal solid waste: illustrative East Asian case studies”,
Waste Manage Research 17, p.263-274.
9
Djemaci B., 2012- La gestion des déchets municipaux en Algérie : Analyse prospective et éléments d'efficacité.
Environmental Sciences. Université de Rouen, 2012. [Link]

29
Chapitre III : La gestion des déchets en Algérie

IV.1.2. Secteur privé :


La participation du secteur privé dans la gestion des déchets solides en Algérie est très
limitée. Étant donné l’insuffisance de leurs moyens en matière d’équipements appropriés,
quelques communes ont été amenées à déléguer la collecte des déchets de certains de leurs
quartiers.
Dans le domaine du recyclage et de la récupération des déchets, quelques opérateurs privés
agissent actuellement, et des petites entreprises ont été créées dans le cadre de l’ANSEJ (plus
de 50 entreprises en 2005), de l’ANGEM et de l’ADS. (SWEEP-NET, 2010)10.
IV.1.3. Secteur informel :
Le secteur informel de déchets est composé notamment d’individus, de familles et
d’entreprises non enregistrées. Celles-ci sont à petite échelle, avec une grande intensité de
main-d’œuvre. (DJEMACI.B, 2012).
Ce secteur permet de :
• Valoriser un grand nombre de déchets,
• Réduire les coûts de transport et de collecte pour les collectivités,
• Donner un revenu à de nombreuses personnes,
• Augmenter la capacité des décharges,
• Assurer la matière première pour certaines entreprises.

IV.2. Descriptions de modes de collecte en Algérie :


Deux étapes sont essentielles dans le service des déchets : l’enlèvement et l’élimination.
L’enlèvement des déchets compte la pré-collecte et la collecte elle-même. L’élimination fait
référence à la mise en décharge, enfouissement, compostage et incinération.

IV.2.1. Collecte et pré-collecte


a) Pré-collecte
Elle vise le recueil, le rassemblement et le stockage des déchets par les habitants d’un
foyer, d’un immeuble, d’une cité ou par les personnels d’un organisme ou d’une entreprise,
puis les déposer dans des lieux dédiés aux déchets. En Algérie, elle revêt diverses manières
selon le type d’habitation et l’accessibilité des équipements :
- Les caissons métalliques : La pré-collecte par caisson est plus utilisée au niveau
d’agglomération centre local (ACL) et au niveau des agglomérations secondaires (AS). Il
s’agit de caissons métalliques d’une capacité de 2 à 2,7 T.
- Les niches en dur : Elles sont conçues sous forme d’un construit délimité par un muret
d’enceinte en maçonnerie entourant une base en matériau dur. Le muret présente une
ouverture permettant le dépôt des déchets par les usagers et leur enlèvement par les éboueurs.
Ces niches sont implantées généralement dans les villages sans aucune protection.
- Poubelles individuelles : Il s’agit des poubelles en matière plastique, les déchets sont mis
dans ces poubelles, qui une fois vidées par le service de la collecte sont reprises par les
riverains.
10
SWEEP-NET (2010) : « Rapport pays sur la gestion des déchets solides en Algérie », Préparé par Y. KEHILA
en collaboration avec L. GOURINE. En ligne
[Link]

30
Chapitre III : La gestion des déchets en Algérie

- Sacs en plastique perdus : Avant le passage des camions de collecte, les habitants des
quartiers déposent leurs déchets dans des sacs ou dans des boites en carton devant leurs
habitations ou sur les trottoirs des rues, sous forme de tas que le camion de l’APC collecte et
achemine vers la décharge de la commune.
- Les bacs roulants : Ce mode de pré-collecte est appliqué notamment dans les villes pilotes
qui s’inscrivent dans le cadre du PROGDEM. Des bacs de 120 à 1 100 litres sont mis au
niveau des quartiers pour un groupe de ménages. Ces bacs sont nécessaires pour la collecte
par camion à benne tasseuse.

b) Collecte des déchets :


L’opération de la collecte est située au cœur du processus de la gestion des déchets.
Elle consiste en : le ramassage et le regroupement des déchets en vue de leur transport. À
l’heure actuelle, il existe en Algérie deux méthodes d’enlèvement :
- en porte à porte, dans lequel le service de la collecte assure un passage régulier pour
l’évacuation des DMA.

- en apport volontaire, dans lequel le générateur assure le transfert des DMA vers un point
de regroupement afin qu’ils soient transportés par le service chargé de l’opération vers un lieu
d’élimination ou de traitement. Ce mode d’apport est très adapté à l’opération de tri sélectif.

En Algérie, la collecte se fait encore de manière non sélective. Car il y a un manque de


moyens de collecte spécifiques pour des types de déchets bien déterminés et sans
infrastructures de valorisation.

c) Types de véhicules de collecte et de transport :


-Camion de collecte avec benne tasseuse (mécanique ou automatique) : véhicule
polyvalent de capacité moyenne.
-Camion de collecte avec carrosserie ou Tracteur agricole avec remorque à benne. Ce type
de véhicule est le plus répandu en Algérie, dans le milieu urbain. Il pourra être utilisé pour la
collecte de déchets dans des bacs non normalisés et des sacs perdus…etc.

V. Le contexte national de la gestion des déchets ménagers :


L’Algérie a élaboré en 2002 un Plan National d’Action pour l’Environnement et le
Développement Durable (PNAE-DD). Le PNAE-DD propose une vision de future qui engage
l’Algérie à investir dans un développement écologiquement durable. L’amélioration de la
santé publique et de la qualité de vie du citoyen constitue un objectif central du PNAE-DD
(MATE, 2002)11.
Deux programmes d’action ont été mis en œuvre :
1. le programme national pour la gestion intégrée des déchets ménagers (PROGDEM),
élaboré par le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement en
2001.

11
M.A.T.E., 2002 : « Plan National d’Actions pour l’Environnement et le Développement Durable (PNAE-DD)
», janvier 2002.

31
Chapitre III : La gestion des déchets en Algérie

Les principales actions concernées par PROGDEM sont les suivantes :


- Élaboration et mise en œuvre des plans communaux de gestion des déchets ;
- Aménagement de sites de mise en décharge contrôlée ;
- Promotion des activités de recyclage et de valorisation des déchets ;
- Sensibilisation, formation et éducation.
Suite au lancement du PROGDEM, 105 CET ont été enregistrés, durant la période allant de
2001 à 2011, dont 43 ont été achevés (Sweep-Net, 2010).
2. Le second programme est le Plan National de Gestion des déchets spéciaux
(PNAGDES) qui a pour objectif de mettre en place une gestion intégrée et durable des
déchets spéciaux dans l’ensemble des communes. (Sweep-Net, 2010).
La politique algérien des déchets s’inscrit tout d’abord dans les objectifs visés à l’horizon
2020 dans le domaine de l’aménagement du territoire via le concept du développement
durable. Cette nouvelle vision est basée sur la croissance économique, l’équité sociale et la
protection de l’environnement. Elle vise l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être de
la population dans une logique de gestion durable des déchets. Les objectifs nationaux
algériens sont :

• La réduction des quantités des déchets produites ;


• L’atténuation de l’impact de leur élimination sur l’environnement.

32
Deuxième partie :
Enquêtes
Chapitre IV :
Matériels et
méthodes
Chapitre IV : Matériels et méthodes

I. Matériels
I.1 Milieu d’étude : la commune de Tizi-Ouzou
Tizi-Ouzou est une ville du nord centre du pays, située à 120 km à l'est d'Alger et à 30
km des côtes méditerranéennes. La commune de Tizi-Ouzou ne comptait que 104 312
habitants en 2008 pour une population totale de wilaya de 1 127 166 habitants. Aujourd’hui,
ayant une densité de population de 102,36 hab.Km2, dont la population totale est de 147 711
habitants. Pour répondre à des besoins d’ordre quantitatifs en matière de logements, le PUD
(1970) lance le projet de ZHUN (nouvelle-ville), la prolifération de la ville c’est donc faite en
direction de sud et nouvelle ligne de croissance fût tracée : axe frères Belhadj et axe Krim
belkacem. La ZHUN a connu plus de 20 ans de réalisation, aujourd’hui, elle est encore un
chantier permanent. D’une manière générale, la ville a connu une évolution spatiale
anarchique, une progression d’occupation au sol par remplissage des poches foncières
consécutives et sans organisation.
La commune de Tizi-Ouzou a connu un rythme de croissance important à l’instar des
autres villes d’Algérie et ceci a entraîné une pression sur l’organisation et à la gestion du
milieu urbain dont le problème de la gestion des déchets semble le plus crucial à l’heure
actuelle.

I.2 Présentation de la zone d’étude :


Notre champ d’observation est un espace géographique limité par des frontières et un
support social où se déroulent les activités humaines. Les contextes géographiques,
démographiques, sociaux, économiques et urbains sont les éléments relatifs à la production
des déchets solides urbains et de l’environnement d’une manière générale dans la commune.
Notre étude a été mené dans la commune de Tizi-Ouzou auprès des manages de la ville à
partir du mois de juin 2016 jusqu’au mois de aout 2016. La vue générale de la ville de Tizi-
Ouzou est reprise ci-dessous.

Figure 4 : vue globale de la ville de Tizi-Ouzou

34
Chapitre IV : Matériels et méthodes

I.2.1 La situation géographique :


Couvrant une superficie de 102,36 Km2, soit 3,46 % de la superficie totale de la wilaya, la
commune de Tizi-Ouzou occupe une position géographique exceptionnelle pour plusieurs
raisons. Elle est localisée au cœur de la grande Kabylie et au centre de wilaya. Elle est bordée
au Nord par les communes de SIDI NAAMANE et de AIT AISSA MIMOUN, à l’est par les
communes de OUAGUENNOUN et TIZI-RACHED, au sud par les communes de IRDJEN,
BENI AISSI, BENI ZMENZER et SOUK-EL-TENINE et à l’ouest : par les communes de
DRAA BEN KHEDDA et TIRMITINE.

Figure 5 : Carte de la wilaya de Tizi-Ouzou

I.2.1. Les données démographiques et habitat :


Selon l’annuaire statistique de 2015 relatif à la wilaya de T.O, la population de la
commune avoisine les 147 711 habitants, soit 3,46% de la population de la wilaya, avec une
densité de 102,36 hab.Km2. Celle-ci dépasse la concentration moyenne de la wilaya.
Selon la stratification statistique retenue en Algérie pour la classification des agglomérations, la
commune de T.O est classée comme étant une strate de l’Urbain Supérieur (US).

Figure 6 : Répartition de la population par commune ([Link], 2015).

35
Chapitre IV : Matériels et méthodes

I.3 Production des DMA dans la commune de Tizi-Ouzou

Selon le Plan Directeur de la Gestion des Déchets générés par les activités urbaines de la
commune de Tizi-Ouzou, la quantité de déchets produite en 2015 est estimée à 49767,5 tonnes,
avec un ratio de 0,81kg/hab./j.
Il convient de souligner que les quantités de déchets ne sont pas les mêmes tout au long de
l’année.
Tableau6 : Rapport mensuel de la production des déchets dans la commune de Tizi-Ouzou :

2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015

Quantité Quantité Quantité Quantité Quantité Quantité Quantité


Déchets Déchets Déchets Déchets Déchets Déchets Déchets
(tonne) (tonne) (tonne) (tonne) (tonne) (tonne) (tonne)
Janvier / 2916,26 2869,98 2759,88 3003,74 3515,76 3751
Février / 2624,19 2700,04 2864,94 2911,92 3006,44 3435,58
Mars / 3476,02 2903,12 2582,34 3709,78 3635,9 3975,9
Avril / 2532,38 2552,82 3321,76 3115,24 3271,46 3877,24
Mai 1976,42 3029,64 4837,3 2937,76 5610,44 4679,72 3967,52
Juin 2629,95 2974,05 3388,14 2719,68 3783,14 3830,58 4325,46
Juillet 2341,04 2801,92 2843,1 2700,02 3138,54 3685,8 4292,84
Août 2650,36 2862,82 2719,76 2867,85 3178,66 3618,56 4210,22
Septembre 1958,08 2731,91 3360,68 4707,58 3079,54 3749,58 5306,36
Octobre 1862,52 2882,9 2931,24 4453,28 3695,94 3692,26 4314,8
Novembre 2775,97 2974,32 2910,86 2522,12 5781,54 3478,94 4083,14
Décembre 3023,46 2666,32 2910,04 2962,62 3176,36 3709,62 4245,4
TOTAL 19218 34473 36927 37400 44185 43874,6 49767,5
Source : EPWG- C.E.T
Tableau 7 : Rapport journalier/mensuel de la production des déchets dans la commune T.O :

MOY/MOIS 2402,225 2872,7275 3077,25667 3116,6525 3682,07 3656,21833 3454,74333

MOY/JR 80,0741667 95,7575833 102,575222 103,888417 122,735667 121,873944 115,158111

Source : EPWG- C.E.T

I.4 La gestion des déchets ménagers et assimilées au niveau de la commune de T.O :

L’enlèvement et l’élimination sont deux étapes essentielles dans la gestion du service


détenteur des déchets. Effectué par le service de l’entreprise EPIC CODEM ; L’enlèvement
des déchets compte la pré-collecte et la collecte elle-même. L’élimination à la mise en
décharge, enfouissement, compostage et incinération.

36
Chapitre IV : Matériels et méthodes

I.4.1. La pré-collecte
La première étape de la gestion des déchets se déroule au niveau du producteur ou de
détenteur des déchets, ceux-ci pour la plus part rassemblés dans des sacs en plastique, ensuite
ils seront déposés soit dans des poubelles individuelles soit collectives.
a) La poubelle individuelle
Ce moyen de stockage des déchets est utilisé dans des lotissements ou des habitations
individuelles dispersées. Dans ce cas, les producteurs des déchets utilisent deux types de
récipients :
• récipient perdus : cette catégorie appartient aux sachets à ordures ou aux sacs
ordinaires des cartons, des anciens cageots …etc.
• récipient à vider : ce sont des bacs à ordures qui seront vidés dans des véhicule de
collecte, les usagers utilisent à cette fin des récipients non normalisés tels que les
bidons en plastique et parfois (pots de peinture).
b) Les poubelles collectives
Les poubelles collectives sont utilisées, généralement pour stocker les déchets générés
dans les habitations tels que les cités et campus universitaires, les casernes, les marchés…etc.
Les moyens de stockage des déchets utilisés sont :
-Les conteneurs ou les caisses métalliques.
-Les niches à ordures.
-Les demi-futs

FIG A : Sacs en plastique FIG B : Bacs roulants


Figure 7 : Les récipients utilisés par la population de la commune de Tizi-Ouzou

I.4.2. La collecte et l’évacuation des déchets


En entend par collecte, L’ensemble des opérations ayant pour objectif la récupération des
ordures ménagères et des déchets urbains assimilés, une fois les déchets pré-collectés dans les
récipients précités, le service communal « EPIC CODEM » assure leur collecte et ceci afin de
les évacuer vers le CET de OUED FALLI. La collecte se fait par plusieurs modes :
a- La collecte porte à porte
Les ordures sont collectées dans les récipients soit déposées par les usagers en bordure des
routes, soient stockées dans des locaux depuis lesquels elles sont manutentionnées par les
services de collecte.
b- la collecte par sacs perdus :
Les récipients en papier ou en polyéthylène sont munis d’un système de fermeture, ils sont
éliminés avec les ordures qu’ils contiennent
c- La collecte par bacs roulants :
Dans ce cas, les récipients sont des bacs de 120 à 1100 litres.
d- La collecte ouverte (ordinaire)

37
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Les récipients utilisés sont des poubelles modèles munis d’un couvercle d’une capacité de
30 à 90 litres.
e- La collecte par point de regroupement :
La collecte par point de regroupement se fait notamment au niveau des marchés, de
certain cités et dans les zones d’habitation individuel pour lesquelles l’accès est difficile.
Après leur collecte par EPIC CODEM, les déchets sont évacués vers les lieux de traitement et
stockage (CET), il existe une gamme de véhicule de collecte d’option pour les équipements de
transports :
-camion de collecte avec benne- tasseuses
-camion de collecte avec benne ;
-tracteurs de collecte.

FIG A : Camion de collecte avec benne- tasseuses FIG B : tracteur de collecte


Figure 8 : Quelques véhicules de collecte.

I.4.3. Elimination des déchets

Après avoir passé en revue les différents modes de collecte des déchets existant dans la
commune de T.O, on passe à la présentation de l’étape suivante dans la boucle de la gestion
des déchets : L’élimination :

a. Dépotoirs et décharges sauvages :


En Algérie, l’élimination des déchets ménagers et assimilés par le biais de la mise en
décharge sauvages est le mode le plus utilisé avec un taux de 87% leur nombre ne cesse
d’accroitre, malheureusement c’est bien le même cas de la ville de Tizi-Ouzou
Le nombre de décharges sauvages dans la ville de T.O s’élève à 72 décharges contre 1500 de
toute la wilaya. En outre, l’apparition des décharges sauvages due aux habitudes de la
population qui ne sont pas conformes aux règles d’hygiène et au sens civique.

b. Enfouissement technique :
L’enfouissement des déchets est une opération de stockage des déchets en sous-sol nous
distinguons trois types de CET :
 CET de classe I : Réservé aux déchets dits industriels, spéciaux ou toxique avec un
potentiel polluant
 CET de classe II : Destinés à recevoir les déchets ménagers et assimilés dont le
comportement est forcément évolutif et conduit à la formation de lixiviats et de
biogaz par dégradation biologique.
 CET de classe III : Réservés aux déchets inertes

38
Chapitre IV : Matériels et méthodes

La wilaya de T.O a bénéficié de la mise en œuvre d’un CET localisé à OUAD-FALLI.


Mais son centre de tri n’est pas encore fonctionnel, il contient un banaliseur (désinfection par
la vapeur + broyage) pour les DASRI avant d’être dirigés vers les casiers pour enfouir

Figure 9 : CET des déchets de ménages de la ville de Tizi-Ouzou

c. Compostage
Le compostage des déchets urbains nécessite une opération préliminaire de triage pour
séparer la matière organique de certain produit qui sont pas biodégradable par exemple ;
- les objets volumineux
- les objets dangereux (bouteilles de gaz)
-les objets compacts (moteur de voiture cadre de bicyclette)
- les objets récupérables tels que ferraille, carton, métaux non ferreux
Le compostage ne se fait pas au niveau de la commune de Tizi-Ouzou

d- L’incinération
Dans la commune de Tizi-Ouzou l’incinération est appliquée uniquement pour les
déchets hospitaliers au sein des hôpitaux :
-L’hôpital de BELLOUA (dispose de deux incinérateurs pour les(DASRI))
-Le centre hospitalo-universitaire (CHU) NEDIR Mohamed (une unité spécialisée dans
l’incinération de ces substances, situé à Si Mustapha dans la wilaya de BOUMERDES)
Pour les DMA, ce mode de traitement n’est pas adopté même si cette solution semble plus
écologique que l’enfouissement.

I.4.4. La récupération, la valorisation et le recyclage


a. La valorisation
La valorisation des déchets dans la commune est inexistante, et pourtant la quantité des
déchets valorisables est estimée à 70 000 tonne /an dont 25% sont des déchets d’emballage.
b. le tri et le recyclage :
Le tri a pour objectif la séparation de la fraction organique composable. Cette opération
peut être effectuée soit à la source (auprès des ménages) soit au sein de l’installation de
compostage par voie manuelle ou mécanique mais ce n’est pas le cas ici à la commune de
Tizi-Ouzou.
c. Pour le recyclage, il s’inscrit dans la technique dite des « TROIS R » dont l’objectif
principal est de minimiser l’impact environnemental des déchets.

39
Chapitre IV : Matériels et méthodes

· Réduire : regroupe les actions au niveau de la protection pour réduire les tonnages d’objets
susceptible de finir en déchets.
· Réutiliser : regroupe les actions permettant de réemployer un produit usagé pour lui donner
une deuxième vie, pour un usage identique ou différent.
· Recycler : désigne l’ensemble des opérations de collecte, de tri et de traitement des déchets
permettant de réintroduire dans un cycle de fabrication les matériaux qui constituaient le
déchet. Les matières à recycler sont comme suit : (Plastique, Papier carton, Verre, Ferraille et
autres métaux)

I.4.5. Le cout de gestion :


Selon les informations fournies par certaines communes de la Wilaya dans le cadre des
études de schémas directeurs, il ressort que le coût de gestion d’une tonne de déchets est très
variable d’une commune à une autre. Il est par exemple de 3 738 DA/tonne à Azazga, 2 736 à
DA Draa El Mizan. Ces coûts sont loin des coûts nécessaires pour une gestion adéquate des
déchets municipaux qui sont estimés à 3 750 DA par tonne.

II. Méthodologie

La méthodologie suivie pour réaliser cette étude est celle de l’enquête. Les informations
disponibles sont collectées à partir d’élaboration de deux questionnaires qui va regrouper un
maximum de questions sur la pratique de gestion des déchets solides. Ils sont structurés en
deux rubriques :
 Le premier questionnaire auprès des services communaux concernés par la gestion des
déchets (EPIC CODEM, siège de la wilaya, CET de OUED FALLI…) portant les
paramètres essentiels d’évaluation de l’état de la gestion des déchets ménagers dans la
commune.
 Un autre questionnaire a été effectué auprès de la population de la commune de Tizi-
Ouzou, auprès de laquelle on a réalisé un sondage.
II.1. Objectifs :
 La première enquête a pour objectif d’évaluer l’état de la gestion des déchets ménagers
dans la commune de Tizi-Ouzou.
 La deuxième enquête a pour objectif d’analyser les comportements des citoyens, leurs
pratiques, leurs attitudes et leurs connaissances des déchets ainsi l’impact de ces
derniers sur la santé et l’environnement.

II.2. Présentation du questionnaire :


Le questionnaire que nous avons distribué à la population est basé essentiellement sur 15
variables réparties sur 03 volets.
 Identification
 Perception de l’environnement et les lieux de ramassage
 Perception de la gestion des déchets ménagers

40
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Les questions posées sont de trois types :


 Des questions fermées, demandant une réponse courte (Oui ou Non), et ne nécessitent
pas une longue réflexion ;
 Des questions tendancieuses, laissent percevoir l’opinion des personnes interrogées par
exemple :
- êtes-vous d’accord pour le payement de la Taxe d’Enlèvement des Ordures
Ménagères (T.E.O.M) ?
 Des questions d’approfondissements, permettent d’apporter un délai sur la réponse et /
ou les réponses précédentes, par exemple :
- Comment trouvez-vous la gestion actuelle des déchets ménagers dans votre
commune ? S’il y a un manque, les causes sont dues à quoi ?
Les questionnaires des enquêtes sont repris en annexes de ce travail.
II.3. Pré-enquête et enquête proprement dite
L’étape de la pré-enquête nous avait permis de vérifier si les vocabulaires utilisés dans
les questionnaires avaient été compréhensibles et si les questions avaient été bien structurées
et bien traduites dans le langage de la population. Cette étape nous avait permis, en outre, de
vérifier que le vocabulaire était compris, que les formes des questions proposées permettaient
d’obtenir les informations recherchées sur le terrain, si le questionnaire n’était pas trop long et
ne provoquerait pas le désintéressement de la part des enquêtés, s’il fallait supprimer certaines
questions, si les objectifs et le contenu de l’instrument étaient entièrement compréhensibles et
enfin si l’ordre des questions suscitait quelques problèmes particuliers chez les enquêtés.
La distribution du questionnaire a été faite d’une manière aléatoire au niveau des
ménages des différents quartiers de la commune de Tizi-Ouzou.
II.4. Echantillonnage :

Pour bien mener notre enquête nous avons effectué un échantillon stratifié optimale on
se basant sur les données de la wilaya (2015/2016). Pour cela nous avons prélevé un
échantillon n = 250 ménages. Le tableau 10 nous montre les sous-échantillons obtenu par la
méthode suivante :

K : Le nombre de strates (17 districts).


Ni : La grandeur de la strate (nombre des ménages existants dans chaque district).
ni : La taille de sous-échantillon.
n : La taille de l’échantillon globale (n=250).
ߪ݅ : L’écart-type de la strate (district).

41
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Tableau 8 : Les résultats de l’échantillon stratifié optimale

Calcul de l'échantillon stratifié optimal


District ni σ niσ n facteur constant
zone 1 5,32 0,07 0,39 6 14,21
zone 2 5,71 0,24 1,36 19
zone 3 5,33 0,09 0,50 7
zone 4 5,90 0,18 1,06 15
zone 5 5,78 0,22 1,25 18
zone 6 6,73 0,13 0,91 13
zone 7 7,43 0,19 1,41 20
zone 8 7,83 0,19 1,50 21
zone 9 7,29 0,20 1,46 21
zone 10 5,59 0,20 1,14 16
zone 11 4,96 0,22 1,08 15
zone 12 6,41 0,21 1,37 19
zone 13 4,93 0,16 0,81 12
zone 14 5,33 0,12 0,65 9
zone 15 5,50 0,13 0,71 10
zone 16 3,01 0,22 0,65 9
zone 17 6,95 0,19 1,35 19
TOTAL / / / 250

II.5. Déroulement des enquêtes :

Les enquêtes aux prés des ménages ont été démarrées le début du mois Juin 2016
jusqu’à août de la même année. Nous avons distribués 250 exemplaires dans les différentes
zones de la commune de Tizi-Ouzou. La collecte des informations a été réalisée à partir des
contacts directs avec la population sondée et les services de collecte des déchets
Pour obtenir un nombre significatif de réponses, nous avons questionné nous-mêmes
l’ensemble de notre échantillon en nombre voulus c’est-à-dire 250 ménages.
II.6. Traitement et analyse statistiques des données :

Après avoir collecté toutes les données nous les avons traités et soumis à une analyse
statistique.
II.7. Les outils :
Pour traiter et analyser les données collectées à partir de notre enquête, nous avons
utilisé Microsoft Excel version 2013 et le logiciel IBM SPSS Statistique 20.
II.8. Les méthodes d’analyse :
L’analyse des données s’est faite d’abord par la création d’une base de données sur
Microsoft Excel version 2013, la saisie des réponses est effectuée avec un codage afin d’en
faciliter les traitements. Après avoir codé les réponses nous les avons soumis à une analyse en
composantes principales (ACP), suivie d’une classification ascendante hiérarchique (CAH).
Ces analyses sont réalisées avec le logiciel IBM SPSS Statistique 20. Le calcul des
pourcentages est réalisé avec le même logiciel.
42
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Tableau 9 : Exemples de codage sur Excel


Variable 01 Variable 02 Variable 03
Individus
environnement dépotoirs tri
01 Désagréable anarchique toujours
250 Désagréable anarchique Pas du tout

II.9. Analyse en composantes principales (ACP) :


L’Analyse en Composantes principales (ACP) fait partie du groupe des méthodes
Descriptives multidimensionnelles appelées méthodes factorielles. Elle propose à partir d’un
tableau rectangulaire de données comportant les valeurs de p variables quantitatives pour n
unités (appelés aussi individus), des représentations géométriques de ces unités et de ces
variables, ces données peuvent être issues d’une procédure d’échantillonnage ou bien de
l’observation d’une population toute entière. L’ACP servira à mieux connaitre les données sur
lesquelles on travaille, à détecter éventuellement des valeurs suspectes (Duby C., Robin S. ;
2006).
II.10. Classification Ascendante Hiérarchique (CAH) :
La classification ascendante hiérarchique conduit à regrouper et ranger les individus en
classe en fonction de la « distance » qui les sépare. Cette méthode de classification se réalise
sur le nombre d’axes jugés intéressants dans l’analyse en composantes principales (Stafford et
al. 2006).
II.11. La typologie, un outil de simplification de la diversité :
L’objectif de la typologie est de rendre compte de la diversité en simplifiant la lecture
et la compréhension. Cela nécessite donc une méthode rigoureuse qui extrait des structures à
partir des données recueillies en enquête (Dolremez et Bousset ; 1996). La typologie est un
outil de simplification de la réalité qui permet d’accéder à un nombre fini de cas types
représentatifs de la population étudiée. C’est une méthode de comparaison dans le sens où les
individus d’un même type sont très homogènes entre eux et très hétérogènes avec les
individus des autres types (Cerf et al; 1987).

43
Chapitre V :
Résultat et
discussion
Chapitre V : Résultat et Discussion

Après avoir analysé les données de nos enquêtes, nous avons pu obtenir une
description générale des ménages enquêtés. Nous les avons devisés en 2 parties, dans la
première selon l’échantillon utilisé (groupes d’individus sondés) et puis dans la deuxième
nous avons généralisé les résultats sur toute la commune.

Légende :

Gr1

Gr2

Gr3

Gr4

Figure 10 : Projection des individus sondés (rassemblés en groupes). (ACP)

1ere partie : Perception des sondés par rapport aux groupes :

1.1. Perception de la pratique du tri des déchets :

La figures 11 montre les fréquences avec lesquelles les sondés pratiquent la séparation des
différents déchets (tri sélectif).

82,1%
67,7%
56,0% 60,0%

29,3% 26,7%
23,7%
14,7% 14,9% 13,3%
8,6%
3,0%

GR1 GR2 GR3 GR4

toujours occasionnellement pas du tout

Figure 11 : Fréquences du tri des déchets selon la population sondée

44
Chapitre V : Résultat et Discussion

La figure 11 illustre les groupes 1, 2, 3 avec des taux variant de 56% à 82,1% des
totaux de la population de chaque groupe qui, eux, expriment leurs non-application du tri
sélectif, contrairement à ceux qu’ils le pratiquent (toujours ou occasionnellement) avec des
taux allant de 3% à 30% environ.

Le groupe 4, quant à lui, il affiche un taux positif de 60% en faveur de la pratique du tri
sélectif, contre un taux de 26,7% de ceux qui ne le pratiquent pas.

D’après les statistiques obtenues la majorité des ménages de la commune (Gr 1.2.3) ne
pratiquent pas l’activité du tri sélectif des déchets ménagers car :

− Les citoyens sont mal informés ni sensibilisés sur les avantages du tri sélectif
− Absence des moyens pour assurer le tri sélectif.

Malgré cela, il existe des ménages qui font le tri sélectif parce qu’ils sont bien informés.
Mais l’absence d’une collecte sélective et le manque d’entreprise de récupération ont fait
que ces actions de tri ne sont pas maintenus.

1.2. Perception sur la gestion des déchets ménagers :

La figure 12 illustre les résultats obtenus pour cet énoncé.

78,5%

56,0%
43,3% 40,0%
30,0% 33,3%
26,9% 26,9%
12,9% 9,3% 13,3% 13,3%
3,2% 5,4% 2,7% 3,0%

GR1 GR2 GR3 GR4


Bonne Moyenne Insuffisante Sans réponse

Figure 12 : Etat actuelle de la gestion des déchets ménagers


D’après la figure 12, la population du groupe 1 trouve que la gestion actuelle des
déchets ménagers est insuffisante avec un taux de 78,5% contrairement aux autres groupes qui
la trouve moyenne avec des taux qui varient de 40% à 56%.

D’après les résultats de la figure on déduit que la gestion des déchets ménagers est
insuffisante cela nous indique le manque de compétences (techniques, humaines, financières,
de savoir-faire,...) pour gérer convenablement les déchets ménagers.

45
Chapitre V : Résultat et Discussion

1.3. Perception des lieux de ramassage (les dépotoirs) :


La figure 13 illustre les résultats obtenus.

87,1% 86,7%
73,3%
65,7%

23,9% 20,0%
7,5% 5,4% 9,3% 10,4% 6,7%
4,0%

GR1 GR2 GR3 GR4

Anarchiques Sauvages Controlés

Figure 13 : Etat des dépotoirs par rapport aux groupes obtenus


Dans la figure 13, la population des groupes 1 et 2 trouve que les lieux de ramassage
sont anarchiques avec des taux de 87,1% et 86,7% respectivement, contrairement aux groupes
3 et 4 qui présentent des taux de 65,7% et 73,3% en faveur des dépotoirs contrôlés

Des taux allant de 7% à 24% de la population sondée confirment la présence des dépotoirs
sauvages.

Les résultats montrent que les lieux de ramassage sont anarchique car : la plupart des
ménages ne respectent pas les horaires précis de rejet des déchets, ils jettent leurs déchets
n’importe comment (sans fermeture des sachets) et les déposés anarchiquement ou carrément
hors les lieux consacrés à cet effet. Aussi la collecte ne se fait pas d’une manière adéquate et
ne répond pas aux normes d’hygiène publique, les bacs sont mal déposés et mal utilisé par les
citoyens et les ouvriers de collecte des déchets.

Par contre il y a des ménages qui respectent les dispositifs de pré-collecte et les
fréquences de collecte, ceci par le respect des horaires de dépôts de leurs déchets. Leurs
sachets de poubelles sont bien fermer, les ouvriers de collecte font la collecte d’une bonne
manière dans leur zone, ainsi, les bacs sont propres et en bonne conditions.

46
Chapitre V : Résultat et Discussion

1.4. Perception de la qualité de l’environnement :

Les résultats obtenus sont illustrés par la figure 14 suivantes.

68,8%
64,0% 59,7%
46,7%
40,0%
34,3%
24,0%
14,0% 17,2% 13,3%
12,0%
6,0%

GR1 GR2 GR3 GR4


Agreable Desagreable Sans reponse

Figure 14 : La qualité de l’environnement selon la population sondée


La figure 14 montre que, globalement, les groupes 1, 2, 3, affichent des taux variant
de 59,7% à 68,8 % des totaux de la population de chaque groupe qui, eux, expriment un
point de vue désagréable de leurs environnement, contrairement à ceux qu’ils le trouvent
agréable avec des taux allant de 14% à 34, 3%.

Le groupe 4, quant à lui, il affiche un taux positif de 46,7% en faveur d’un environnement
agréable, contre un taux de 40% de ceux qui le trouvent désagréable.

Ceux qui restent sans avis sont représenté par une tranche minime qui ne dépasse pas les
20% du totale de notre population sondée.

Les résultats obtenus concernant la qualité de l’environnement nous montrent que dans la
majorité des zones l’environnement est désagréable cela est dû :

-Au manque de culture environnementale des citoyens.

- A l’augmentation des décharges sauvages et non contrôlé dans la nature.

-A la mauvaise gestion des déchets ménagers.

Par contre cette figure nous montre qu’il y a ceux qui ont exprimés un environnement
agréables ; la majorité sont des cité privé ou des quartiers bien gérer par les habitants ou
des maisons individuels et cela dû à :

- la pratique du tri sélectif des déchets ménagers.

- la bonne gestion des déchets.

- la présence des entreprises de récupération des déchets triés par les citoyens.
47
Chapitre V : Résultat et Discussion

2ém e partie : perceptions globale de la commune de Tizi-Ouzou

2.1. Perception de la pratique du tri des déchets :

66,3%

22,1%
11,6%

toujours occasionnellement pas du tout

Figure 15 : Avis des sondés sur le tri des déchets


La majorité des personnes sondées (66,3%) ne trient pas leurs déchets, seulement 11,6%
respectent la pratique du tri et 22,1% le font occasionnellement

La figure 14 nous montre que la majorité de la population de la commune de Tizi-Ouzou


ne trient pas leurs déchets ménagers mais il y a une minorité qui le font ceci est dû :

-Manque ou par fois absence de moyens affectés pour atteindre ce but.

-L’absence d’entreprise de récupération des déchets.

-Manque de sensibilisation et d’information sur les avantages du tri sélectif

Malheureusement, l’absence de l’activité du tri des déchets dans la commune (papier,


bouteilles, plastique, matière organique…Etc.) est l’une des causes de prolifération de déchets
dans la nature rendant la commune et la ville insalubre.

2.2. Perception sur la gestion des déchets ménagers :


a) Etat actuelle de la gestion des déchets ménagers :

41,4%

32,5%

18,5%

7,6%

bonne moyenne insuffisante sans reponse

Figure 16 : Etat actuelle de la gestion des déchets ménagers

48
Chapitre V : Résultat et Discussion

41,4% de la population sondée jugent que a gestion actuelle des déchets ménagers ans la
commune de Tizi-Ouzou est insuffisante, 32,5% la trouve moyenne, seulement 18,5% disent
qu’elle est bonne, le reste 7,6% on choisit de rester sans avis (Figure 16).
On déduit que la gestion des déchets ménagers et assimilés est inefficace dans la
commune de Tizi-Ouzou, à cause de plusieurs facteurs négatifs qui influencent le domaine, il
s’agit essentiellement de :

- L’absence de contrôle systématique ;


- L’insuffisance des études d’impacts ;
- L’absence des politiques de suivi et d’évaluation des systèmes de GDM ;
- L’inexistence des statistiques fiables et officielles.
s
b) Cause du manque de la gestion actuelle des déchets ménagers :

40,4%

25,3%
19,2%
12,4%
2,7%

manque de manque de déffaillence de manque de sans réponse


moyens civisme service moyens et de
civisme

Figure 17 : Cause du manque de la gestion actuelle des déchets ménagers

Pour 40,4% des sondés, le manque de la gestion des déchets ménagers dans la commune est
dû à la combinaison de deux facteurs : Le manque de civisme des citoyens et la défaillance
des services communaux, par contre 25,3% estiment que la raison devrait être le manque de
civisme, 19,2% supposent que ce manque est dû à la défaillance de service. Le reste (2,7%) a
choisi de rester sans avis (figure 17).
Tous ces manques ont rendu difficile et même impossible la réalisation d’une Gestion des
déchets ménagers efficace.

49
Chapitre V : Résultat et Discussion

2.3. Perception des lieux de ramassage (les dépotoirs) :

61,8%

24,9%

13,3%

anarchiques sauvages controlés

Figure 18 : Etat des dépotoirs dans la commune de Tizi-Ouzou

61,8% trouvent les dépotoirs anarchiques Figure (18), 24,9% les trouvent contrôlés et
Seulement 13,3 trouvent ces lieux sauvages.

Les résultats présentés dans la figure 18 montrent que la grande majorité des lieux de
ramassage dans la commune sont anarchique dû à l’insuffisance de système de GDS, lorsque
des zones de collecte des déchets (bacs, aires de dépôt) y sont aménagées, elles sont mal
gérées par les citoyens et les ouvriers de collecte (enlèvements irréguliers, déversement à côté
du bac, etc.), cette mauvaise gestion entraîne la croissance de décharge sauvage,
Malgré cette situation il y a des lieux bien contrôlés ceux des coopérative privé et des cités
privé et quelques quartiers grâce à l’application de la pratique du tri et la bonne collecte qui
est assurée par les ouvriers de collecte des déchets, ces lieux sont bien contrôlé parce que seul
les habitant de la cités qui peuvent jeter leurs déchets dans ces lieux et pas d’accès au
étrangers.
2.4 . Perception de l’activité de la collecte dans la commune :

58,4%

29,2%

12,4%

bonne anarchique sans reponse

Figure 19 : Opinion des sondés sur l’activité de la collecte

50
Chapitre V : Résultat et Discussion

La majorité de la population sondée (58,4%) déclarent que l’activité de la collecte dans la


commune est anarchique, 29,2% affirment qu’elle est bonne et 12,4% sont désormais sans
réponse.

La figure 19 nous montre que la collecte des déchets ménagers dans la commune de Tizi-
Ouzou est anarchique, Aujourd’hui, La collecte et l’évacuation des déchets s’effectuent dans
des proportions et conditions plus ou moins acceptables, notamment sur le plan quantitatif,
Celle-ci est assurée par le service de l’EPIC CODEM et les déchets collecté sont transporté
vers le CET de OUED FALLI

Il est à noter que les éboueurs ne disposent d’aucun équipement de protection notamment lors
de la collecte qui s’effectue dans des mauvaises conditions en raison de la modicité des
moyens mobilisés à cette fin.
2.5. Perception de la qualité de l’environnement dans la commune :

63,9%

24,1%

12,0%

agreable desagreable sans reponse

Figure 20 : perception de la qualité de l’environnement par les sondés


D’après la population sondée, 24,1% trouvent que l’environnement est agréable, alors que la
majorité de cette population 63,9% le jugent désagréable. Le reste des sondés soit 12,0%
n’ont pas émis d’avis (figure 20).

Sur la figure 20, on constate que, en raison des échecs de système de gestion des déchets
solides de la commune de Tizi-Ouzou, l’environnement est désagréable, les déchets
représentent des sources de pollution et de nuisance pour la nature, en raison de leur caractère
toxique et encombrant, ainsi le risque de provoquer des maladies. Il s’agit notamment de
manque de moyens pour la collecte et l’évacuation des DMA, ainsi le manque de
sensibilisation sur l’impact des déchets sur l’environnement (car il existe une grande
méconnaissance des déchets et de leurs impacts sur l’environnement et la santé) et l’absence

51
Chapitre V : Résultat et Discussion

du tri et d’entreprises de recyclage, le manque d’effectif, de professionnalisme et de


motivation du personnel municipal.
2.6. Connaissance des lois régissant la gestion des déchets ménagers :
53,2%

46,8%

OUI NON

Figure 21 : Connaissance des lois régissant la gestion des déchets ménagers par les
sondés

Parmi la population sondée, uniquement 46,8% connaissent les lois régissant la gestion des
déchets ménagers. 53,2% ignorent la législation relative à ces déchets (figure 21).
Comme nous montre la figure 21, la majorité de la population de la commune ne connaissent
pas les lois régissant la gestion des déchets ménagers parce qu’il n’y a pas d’application de la
loi par les services concerné sur le terrain (encre sur papier). C’est pour cela que les gens jettent
leurs déchets n’importe où et n’importe comment.

2.7. Application de la T.E.O.M :

41,6%
39,2%

19,2%

OUI NON Indifferent

Figure 22 : opinion des sondés sur l’application de la T.E.O.M

La figure 22 nous montre que 41,6% de la population sondée sont d’accord pour le payement
de la T.E.O.M, par contre 39,2% sont carrément contre et le reste 19,2% sont indiffèrent.
La figure 22 nous montre que la moitié de la population de la commune sont pour
l’application de la T.E.O.M pour diminuer la quantité des déchets produite par jours, alors que

52
Chapitre V : Résultat et Discussion

l’autre moitié de la population sont contre l’application de la T.E.O.M parce que pour eux les
gens jetèrent leurs déchets partout dans la nature juste pour ne pas de payé la taxe
Hors que le principe pollueur payeurs est une solution pour diminuer la quantité des déchets
produite par les citoyens de la commune.

53
Conclusion et
perspectives
Conclusion et perspectives

La situation en matière d’hygiène et de salubrité publique de la commune de Tizi-Ouzou


est caractérisée par des insuffisances au niveau de la gestion des déchets ménagers et
assimilés, qui se répercutent de manière inexorable sur le cadre de vie. Les contraintes
rencontrées sont :
 La non application et le non-respect des lois en la matière, et des normes spécifique à
la gestion des déchets.
 La faiblesse du taux de recouvrement de la taxe, et dans l’application des amendes en
matière de gestion des déchets urbains.
 Manque d’information, et de coordination entre les citoyens et la commune.
 Elimination non rigoureuses des différents types des déchets.
 Manque de procédés en matière de contrôle et d’élimination (manque du Tri,
recyclage, valorisation…)
 Manque de sensibilisation et participation à la protection de l’environnement de la
commune. (citoyenneté inconsciente).
Les effets seront de plus en plus importants à l’avenir compte tenu de l’augmentation très
sensible du volume de déchets générés par les ménages. Leur gestion s’avère de plus en plus
complexe vue le manque des moyens matériels affectés à l’évacuation des déchets.
S’ajoute la sous qualification des agents affectés à la gestion des déchets, car
malheureusement elle est considérée encore à tort comme étant un domaine ne nécessitant pas
une main d’œuvre qualifiée.
Concernant les conditions de traitement des déchets, les décharges publiques
existantes au niveau de la commune de Tizi-Ouzou ne sont pas toute contrôlées, leur contrôle
(lorsqu’il existe) ne se limitant qu’au gardiennage par des agents peu qualifiés, exception du
CET de OUED FALLI (qui est une décharge contrôlée).
Quelques propositions d’action :
Les différentes approches de solution seront, par rapport aux insuffisances signalées
afin d’aider à gérer correctement les DMA.
La production des DMA au niveau des ménages étant le premier maillon, il faut
instaurer le système de tri, il consiste à séparer les déchets biodégradables des déchets non
dégradables. Ceci à l’avantage d’amener directement les déchets valorisables au niveau des
centres de recyclage, ce faisant, on diminue ainsi la quantité de DMA que doit transporter les
entreprises de collecte de DMA, par conséquent aidera la commune par la diminution du coût
de la collecte.

54
Conclusion et perspectives

Par ailleurs, la mise en place du dispositif de tri sélectif exige une série de mesures en
aval. Tout d’abord, l’ensemble des acteurs doit être clairement définies et les compétences
établies. Un système de tri nécessite, en amont, des équipements spécifiques pour la pré-
collecte (papier, verre, plastique, métal…), des équipements de collecte (camions), et des
filières de récupération/valorisation par type de matière à récupérer, et finalement, des unités
de recyclage. La participation des ménages au tri est la clé de réussite de toute politique de
réduction à la source des quantités des déchets. Des campagnes de sensibilisation et
d’information au sein des ménages pour accepter d’effectuer un effort de tri sont
indispensables. Le financement de ce dispositif doit être assuré : par les ventes des matières
issues des emballages récupérés. Afin d’assurer une efficacité de ce mécanisme, un inventaire
des agents susceptible d’être concerné par cette contribution doit être réalisé au préalable.
L’intégration du compostage dans la gestion des déchets reste une solution à
développer. Les seules expériences en matière de compostage ont été abandonnées, car la
médiocrité de la qualité des produits rendait leur commercialisation impossible. Le
compostage réduira l’impact des déchets sur la dégradation de l’environnement à travers les
quantités des déchets qui sont susceptibles d’être compostées.
Les solutions ont été proposées pour une bonne marche de la filière et plusieurs
prospectives peuvent être étudiées notamment en matière de financement.

55
Références
bibliographique
Références bibliographiques
(A)
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ANNEXE
Enquête dans le cadre de la préparation du mémoire de fin d’études (master) en sciences
biologiques : Gestion des déchets solides à Tizi-Ouzou
Questionnaire à adresser aux ménages

1. Identification

1.1 Quartier :……………….


1.2 Nombre de membres de la famille :………………….
1.3 Activités des membres de la famille :………………….

2. Existence des dépotoirs non contrôlés

2.1 Comment trouvez-vous l’environnement de votre commune ?

Agréable Désagréable Sans réponse

2.2 Comment trouvez-vous les dépotoirs ?


Anarchique Sauvage Contrôlé

2.3 Que savez-vous sur la gestion des déchets ménagers ? Réutilisation/Recyclage


Incinération Compostage CET Sans réponse

3-Gestion des Déchets Ménagers

3.1 Comment trouvez-vous la gestion actuelle des déchets ménagers dans votre commune ?
Bonne Moyenne Insuffisante Sans réponse

3.2 S’il y a un manque, les causes sont dues à :


Manque de moyens Manque de civisme
Défaillance de service Sans réponse

3.3 Connaissez-vous les lois régissant de la gestion des déchets ménagers ?


Oui Non

Si oui, êtes-vous d’accord pour le payement de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères
(T.E.O.M) ?

Oui Non Indifférent


3.4 Disposez-vous de poubelles ?
Oui Non

3.5 Triez-vous vos déchets selon leur nature (verre, plastique, papier…) ?
Toujours Occasionnellement Pas du tout

3.6 Quelle est la Fréquence de la collecte ?

Une fois par semaine Deux fois par semaine Chaque jour

3.7 Votre jugement sur l’activité de collecte ?

Bonne Anarchique Sans réponse

3.8 Suggestions pour une meilleure gestion de la localité :


……..…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………........................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
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................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
........................................................................................ .
Enquête dans le cadre de la préparation du mémoire de fin d’études (master) en sciences
biologiques (UMMTO) : Gestion des déchets ménagers à Tizi-Ouzou
Questionnaire à adresser aux services communaux

I. Identification :

 Quelle est la date de création de votre organisme ?

……………………………………………………………………………

 Quelles sont les missions de votre organisme ?

…………………………………………………………………………… .

II. Organisation de la collecte :


 La gestion de la collecte dépend de quelle direction ?

………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………

 La collecte des déchets ménagers est sous la responsabilité de quel


service ?

..........................................................................................................................
..........................................................................................................

 La composition du personnel de la collecte :

………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………..

 Les équipes de collecte travaillent-elles par secteurs ?

Oui Non

Quel est le régime ?..........................................................................................

……………………………………………………………………....
• Organisation du service de collecte par secteurs :

secteurs Moyens de Fréquences de Tonnage


collecte collecte journalier

• Organisation du travail :

Rotation/jours Effectifs/rotation Moyen Horaires Observation

……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………….

 Existent-ils des locaux d’hygiène du personnel de collecte (douche,


vestiaires…) ?
Oui Non
 Existent-ils des moyens de protection du personnel de collecte (gants,
tenues spéciales, etc.) ?
Oui Non
 Existe-il un atelier de maintenance des équipements de collecte ?
Oui Non
 Si oui, dans quel état est-il ?.......................................................................
………………………………………………………………….
 Quel est son effectif ?.................................................................................

III. Présentation du personnel et de la formation :


 Le personnel de collecte et de nettoiement est-il qualifié, ou reçoit-il une
formation dans ce domaine ?......................................................................
...............................................................................................................

 Ce personnel présent-il un statut fixe (soumis à un roulement entre les


différentes taches) ?....................................................................................
………………………………………………………………..

IV. Moyens roulants :

Désignation Marque Nombre Kilomètre Année de Capacité Observation


mise en (tonnes)
service

V. Nettoiement des voies publiques :

Effectif Secteurs Fréquence Nbr Horaires


J/7

 Par quels moyens sont collectées les balayures ?

Tracteur Camion Benne Tasseuse Autres


 Caractéristiques de ce dernier :

Marque Année de Capacité Etat du Kilomètre


mise en (tonnes) véhicule
service

[Link]éciation de la maintenance des véhicules (préventive, d’urgence


et pièces de rechange) :
……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………….

VII. Aspect financier :


 Quel est le budget annuel d’équipement ?......................................
 Est-il suffisant pour couvrir les dépenses (réparation et maintenance du
matériel, achat de nouveaux équipements, carburant et autre) ?
Oui Non
VIII. Appréciation des moyens techniques :
 Quel est l’état actuel de la flotte de véhicules dont dispose la commune ?
………………………………………………………………………….
 Est-elle suffisante pour couvrir toute la commune ?
Oui Non
 La commune est-elle sous-équipée ?
Oui Non
 Le balayage couvre-t-il l’ensemble des artères de la commune ?
Oui Non
 Quels sont les moyens utilisés ?..................................................................
…………………………………………………
IX. Etat actuel de la décharge communale :
.................................................................................................................................
.................................................................................................................................
.................................................................................................................................
.................................................................................................................................
.................................................................................................................................
.................................................................................................................................
..........................................................................................................
Résumé
Durant ces dernières décennies, la protection de l’environnement s’est imposée comme une
donnée fondamentale à prendre en compte dans le processus de développement économique
et social dans lequel s’est engagé l’Algérie.
La gestion durable des déchets ménagers et assimilés (DMA) est l’un des problèmes les plus
importants pour la préservation de la qualité de l'environnement et, surtout, pour la santé des
populations.
Un des principes d’une gestion efficiente des déchets exige que ces derniers soient abordés
globalement, mais également étendue à tous les citoyens. Mais dans la commune de Tizi-
Ouzou, un tel service n’a jamais pu répondre à ce principe. Pour causes : une croissance
démographique non maîtrisée et des difficultés d’ordre financier, social, institutionnel et
technique. Après avoir expérimenté au cours de ces dernières décennies différentes
combinaisons en termes d’acteurs, de technologies et de financement, cette commune est
encore à la recherche d’un système global et abouti.

Mots clés : Déchets Ménagers et Assimilés, Protection de l’Environnement, citoyens, gestion


durable.

Summary
In recent decades, environmental protection has become a key factor to be taken into account
in the process of economic and social development, which is, committed Algeria.
Sustainable management of municipal solid waste is one of the most important problems for
preservation of environmental quality and especially for the health of populations.
One of the principles of efficient waste management requires that they be addressed globally,
but also extended to all citizens. However, in the municipality of Tizi-Ouzou, such a service
could never meet this principle. For causes: the uncontrolled population and growth and
financial, social, institutional, and technical difficulties.
After experimenting in different combinations in recent decades in terms of actors,
technologies and funding, this municipality is still looking for a comprehensive and successful
system.

Words keys: Household and Similar Waste, environmental protection, citizens, sustainable
management.

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