AMMC
AMMC
Au début des années 80, l'économie marocaine souffrait d’une forte détérioration des équilibres
internes et externes.
Forte dépendance de la production vis- à -vis des aléas climatiques, baisse des cours des
phosphates, des cours élevés du pétrole, flambée du dollar, hausse des taux d'intérêt …
Pour contrer cette crise aiguë, le Maroc s'est lancé en septembre 1983, avec l'appui du FMI et
de la BM, dans un plan d'ajustement structurel.
Libéralisation de l’économie et désengagement de l’Etat de certains secteurs, à travers
notamment le lancement d'un vaste programme de privatisation.
Principaux objectifs visés : rendre le secteur privé plus compétitif, attirer les investisseurs
étrangers et stimuler l'actionnariat populaire.
C’est dans ce contexte qu’a été créée la première « ébauche » d’une autorité de régulation au
Maroc: le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), (aujourd’hui AMMC) par le
dahir portant loi du 21 septembre 1993.
Le terme de « régulation » recouvre toute intervention réalisée dans le cadre d'une action
appropriée en vue de maintenir ou de rétablir l'état réputé souhaitable ou acceptable d'un
système économique.
Ainsi, elle fait référence aux actions collectives (y compris autorités monétaires, collectivités
locales, organisations interétatiques…), associations professionnelles d'employeurs ou de
salariés, associations, etc.
La théorie de la régulation fait donc l'analyse des compromis sociaux qui instituent tel ou tel
mode de régulation, les conditions de fonctionnement de ces actions de régulation et leur
capacité à stabiliser plus ou moins durablement les initiatives individuelles, ainsi que leurs
dysfonctionnements et leurs crises.
Dans sa première forme, la HACA était créée par dahir (du 31 août 2002) et placée sous
« la protection tutélaire » du Chef de l’Etat.
Ce statut particulier empêchait toute qualification d’autorité administrative.
La décision n° 829/12 du Conseil constitutionnel à propos de l’article 182 du Règlement
intérieur de la Chambre des Représentants qui voulait soumettre les institutions et
instances figurant aux articles 161 à 170 de la Constitution à l’article 102 de celle-ci,
précise notamment que ces institutions et instances ne sont soumises ni au pouvoir
hiérarchique d’un ministre donné, ni à sa tutelle et que de ce fait, les dispositions de
l’article 102 de la Constitution ne leurs sont pas applicables.
La loi n° 11-15 du 25 août 2016 portant réorganisation de la HACA qualifie celle-ci d’
« institution constitutionnelle indépendante pour la régulation (et le contrôle) du secteur
de la communication audiovisuelle » et la dote de la personnalité morale et de
l’autonomie financière.
Si la nouvelle loi qualifie expressément la HACA d’ « indépendante » et précise
clairement son périmètre d’action qui est la régulation du secteur de la communication
audiovisuelle, l’appellation d’ « institution constitutionnelle » renseigne certes sur le
positionnement institutionnel de la HACA, mais reste muette sur sa nature juridique. Ce
qui pousse à la considérer comme étant une institution sui generis.
Mission du régulateur
Selon Article 1er de la loi n°11-15 : la HACA « est chargée d’assurer le libre exercice de la
communication audiovisuelle comme principe fondamental, et de veiller au respect du
pluralisme linguistique, culturel et politique de la société marocaine et de l’expression
pluraliste des courants d’opinion et de pensée, ainsi que du droit à l’information dans le
domaine de l’audiovisuel et ce, dans le respect des valeurs civilisationnelles fondamentales, des
lois du Royaume et des droits de l’Homme tels qu’énoncés dans la Constitution, par des
moyens audiovisuels indépendants et respectueux des principes de la bonne gouvernance »
Le cadre légal qui régit le nouveau paysage des télécommunications est définit par la loi n°24-
96 relative à la poste et aux télécommunications.
L’Objectif de régulation que l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunication
(ANRT) est chargée de réaliser s’articule sur les missions suivantes :
– mission de réglementation qu’elle assume au moyen de la contribution à l’élaboration de
règles et normes juridiques et des procédures fixant l’organisation et le fonctionnement du
secteur.
– mission de veille et de surveillance qu’elle effectue au moyen des investigations et contrôles.
Le marché monétaire est un marché où s’échangent des titres de courte durée contre des
liquidités. Il est réservé aux institutions financières et entreprises qui peuvent prêter ou
emprunter des liquidités sur des durées très courtes.
a. Marché interbancaire
Utilité de ce marché :
Ce marché a donné l’accès au marché des capitaux à court terme aux agents alors auparavant
leurs placements ou leurs emprunts à court terme il devait s’adresser aux banques avec des
conditions bien sûr moins intéressantes.
c. Composantes
Marché Offreur Demandeur Prix
Le marché financier permet aux entreprises, à l'Etat et aux épargnants d'augmenter leur utilité.
Les épargnants ont la possibilité d'investir dans des instruments financiers et donc, ils peuvent
reporter leur consommation tout en obtenant une rémunération pour ce report et faire fructifier
leur épargne.
Les entreprises ont un meilleur accès aux capitaux disponibles et peuvent investir dans des
actifs productifs.
L'Etat peut mieux gérer son déficit à travers l'endettement interne.
b. Organisation du marché financier :
Titres Titres
Emetteur Investisseurs Investisseurs
Il s'agit de l'admission d'une société dans l'un des trois compartiments de la bourse. C'est une
phase de diffusion et de placement de titres. Elle est caractérisée par une centralisation des
souscriptions, allocation des titres par catégorie d'investisseurs et fixation du cours de
première cotation.
b. Fonctionnement :
La Bourse des Valeurs de Casablanca est un marché centralisé gouverné par les ordres et
animé exclusivement par les sociétés de bourse, membres de ce marché.
Les règles de fonctionnement de la Bourse des Valeurs sont fixées par un Règlement Général
élaboré par la Société Gestionnaire et approuvé par arrêté du Ministre chargé des Finances
après avis de l'AMMC.
Le marché central :
Toute transaction sur une valeur mobilière cotée à la Bourse de Casablanca doit passer par le
marché central, à l'exception des transactions de blocs négociées de gré à gré.
Toutes les valeurs mobilières sont négociées sur le système de cotation électronique à partir
des stations de négociation délocalisées mises à la disposition des sociétés de bourse.
Les valeurs mobilières sont classées, en fonction de leur liquidité, en trois catégories : les
valeurs les moins liquides sont cotées au fixing alors que les plus liquides sont cotées en
continu ; les valeurs à niveau de liquidité intermédiaire sont cotées au multifixing.
Le fixing :
La cotation au fixing se traduit par la confrontation de tous les ordres préalablement
enregistrés par la société gestionnaire et, le cas échéant, par la détermination d'un cours
unique pour chaque valeur.
Le multifixing :
La cotation au multi-fixing permet de réaliser plusieurs fixing au cours d'une même séance de
bourse.
Le continu :
La cotation en continu se traduit par la confrontation de tous les ordres au fur et à mesure de
leur enregistrement par la société gestionnaire et, le cas échéant, par la détermination d'un
cours instantané pour chaque valeur.
Le marché de blocs :
Ce marché permet à des ordres importants en termes de taille ou à caractère stratégique d'être
négociés de gré à gré. Ces opérations de blocs doivent porter sur un nombre de titres au moins
égal à la taille minimale de bloc définie par la Bourse pour chaque valeur par référence à sa
liquidité. Le cours de négociation est lié au cours du marché central.
D. Les intervenants :
Pour bien comprendre et agir en Bourse, il faut connaître les acteurs sur les marchés
financiers. On peut distinguer quatre intervenants principaux selon L’AMMC :
a. Sociétés de gestion :
Une société de gestion est toute société commerciale, qui crée et gère à titre exclusif les
produits de placements dans le respect des contraintes règlementaires et légales, et des
politiques d'investissement définies en interne, pour en tirer le meilleur rendement possible.
Les sociétés de gestion comprennent les sociétés de gestion d’Organismes de Placement
Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM), les sociétés de gestion d’Organismes de
Placement en Capital Risque (OPCR), et les sociétés de gestion des Fonds de Placement
Collectif en Titrisation (FPCT).
1. Sociétés de gestion d’OPCVM
L’OPCVM est un organisme financier qui collecte l'épargne des agents économiques en
émettant des actions ou des parts. L'épargne ainsi collectée est utilisée pour constituer un
portefeuille de valeurs mobilières qui sera canalisé, le cas échéant, vers le financement des
entreprises, participant par ce biais au développement de l'économie nationale.
L'OPCVM veille à assurer une gestion optimisée des fonds investis, selon une stratégie
clairement définie au moment de son agrément. Ainsi, sa politique d'investissement et
l'orientation de ses placements sont-elles fixées préalablement au démarrage de la
commercialisation de ses titres.
Les OPCVM existent sous deux formes juridiques distinctes : Les Sociétés d'Investissement à
Capital Variable (SICAV) et les Fonds Communs de Placement (FCP).
Les souscriptions sont effectuées à un prix appelé valeur liquidative et calculé
périodiquement.
L’investissement dans les sociétés cibles prend la forme de fonds propres ou de quasi-fonds
propres, pour une période d’investissement prédéterminée, et ce, dans un objectif de
réalisation d’une plus-value à terme.
Les OPCR, gérés obligatoirement par une société de gestion agréée par l’administration, sont
des véhicules d’investissement pouvant revêtir la forme de Fonds commun de placement à
risque désignés FCPR ou de société de capital-risque désignés SCR.
La SCR prend la forme de société par actions gérée par la société de gestion en vertu d’un
mandat de gestion. Le FCPR, quant à lui, est une copropriété d'actifs constitués à l’initiative
de la SDG d’OPCR. Le FCPR n’a pas la personnalité morale. Ses modalités de gestion sont
fixées dans son règlement de gestion.
Le FPCT est une copropriété d’actifs qui a pour objet exclusif l’acquisition des créances d’un
ou de plusieurs établissements initiateurs au moyen de l’émission de parts et de titres de
créances. Le Fonds n’a pas de personnalité morale et est constitué à l’initiative conjointe de
l’établissement gestionnaire et l’établissement dépositaire.
En sus des parts, un FPCT peut émettre des obligations. Les parts ou obligations émises sont
assimilées à des valeurs mobilières.
Toute personne morale ou physique peut souscrire ou se porter acquéreur des parts et titres de
créance émis par un FPCT.
Les parts et titres de créance émis par un FPCT peuvent faire l’objet d’une inscription à la
cote de la Bourse des Valeurs, conformément à la législation et à la réglementation en
vigueur, si le règlement de gestion du FPCT le prévoit.
Obligations et contrôle :
Le teneur de comptes doit tenir un relevé chronologique des opérations réalisées pour le
compte d’un OPCVM et établir, au moins une fois par trimestre, l’inventaire des actifs gérés
par l’OPCVM.
L'AMMC effectue des opérations de contrôle sur les dépositaires d'OPCVM et les teneurs de
comptes pour veiller au respect des obligations légales et réglementaires.
Maroclear a été créé en 1997 dans un contexte caractérisé par la dématérialisation des titres et
l’adoption d’une série de normes internationales en matière des systèmes de règlement
livraison.
Il gère le système de dénouement, pour les transactions de bourse et la filière de gré à gré, en
adoptant des schémas normalisés, des processus largement automatisés et une sécurité de
règlement via le système de paiement de Bank Al-Maghrib.
Le statut juridique
Maroclear est une société anonyme de droit privé, créée le 1er juillet 1997, en vertu des
dispositions du Dahir n°1-96-246 du 9 janvier 1997 portant promulgation de la loi n° 35-96
relative à la création d'un dépositaire central et à l'institution d'un régime général de
l’inscription en compte de certaines valeurs tel que modifié et complété par la loi 43-02.
La mission
L’actionnariat
Le capital de Maroclear est de 20 millions de dirhams. Il est détenu par les usagers de ses
services, à savoir : l'Etat (25%), Bank Al-Maghrib (20%), les banques (25%), les compagnies
d’assurance (15%), CDG (10%) et la Bourse de Casablanca (5%).
Le contrôle
Un commissaire du gouvernement, nommé par le Ministre chargé des Finances, est placé
auprès du dépositaire central. Il est chargé de veiller au respect, par cet organisme, des
dispositions de ses statuts et du Règlement Général, après avis de l'AMMC, qui doit être
établi par le Dépositaire central, approuvé par arrêté du Ministre chargé des Finances et publié
au Bulletin Officiel.
En vertu des dispositions de la loi n° 43-02 du 2 avril 2004, l'AMMC est chargée de contrôler
le respect par le Dépositaire central de ses règles de fonctionnement. A cet effet, le
Dépositaire central est tenu d'adresser à l'AMMC, selon une périodicité qu'elle fixe, tous
documents et renseignements nécessaires à l'accomplissement de sa mission.
Le ministre chargé des finances peut, s’il le juge utile, ou sur la demande de l'AMMC,
demander au Dépositaire central de faire procéder par des auditeurs externes à une évaluation
de ses procédures et des moyens techniques mis en œuvre pour l’accomplissement de ses
missions. Le rapport auquel cet audit donne lieu est transmis au ministre chargé des finances
et une copie en est transmise à l'AMMC.
L'AMMC est aussi habilité à faire effectuer par tout agent assermenté et spécialement
commissionné à cet effet, des enquêtes auprès du Dépositaire central. Elle peut obtenir
communication de tout rapport effectué par des conseillers externes. Elle peut également, le
cas échéant, commanditer un audit à ses frais. En outre, l'AMMC contrôle que le Dépositaire
central respecte les dispositions des circulaires qui lui sont applicables.
Le Dépositaire central est tenu de publier dans un journal d'annonces légales, au plus tard six
mois suivant la clôture de chaque exercice, les bilans, les comptes de produits et charges et les
états des soldes de gestion de l'exercice écoulé.
Les affiliés de Maroclear
Les affiliés de Maroclear sont les émetteurs et les intermédiaires financiers habilités (IFH) :
les banques, les sociétés de bourse et autres organismes financiers.
L’affilié peut être soit un affilié de plein exercice soit un affilié sous mandat.
a- Le dépôt/conservation :
Lors de l'admission de toute nouvelle valeur dont les titres sont matériellement créés, les titres
au porteur sont déposés auprès de Maroclear. Après contrôle de leur validité, les dépôts
donnent lieu à l'ouverture de comptes courants au profit des établissements dépositaires et à
l'inscription en compte en leur nom. Une fois déposés, les titres ne peuvent plus faire l'objet
de retrait.
Un plan comptable titres définissant les règles de conservation et de circulation des valeurs
mobilières s'impose tant à Maroclear qu'à ses affiliés, conférant ainsi à la conservation
scripturale un maximum de sécurité et d'étanchéité.
b- Le dénouement :
Le dénouement d'une transaction sur les valeurs admises à Maroclear est réalisé par virement
de compte à compte et selon le principe du règlement contre livraison (R/L). Le dénouement
titres s'effectue en "ligne à ligne" sur les comptes courants des intervenants ouverts auprès de
Maroclear ; le dénouement espèces s'effectue simultanément, après compensation, sur les
comptes espèces des intervenants ouverts auprès de Bank Al-Maghrib.
c- Les opérations sur titres :
A l'occasion de chaque opération sur titres (OST) ayant un impact comptable (paiements de
dividendes ou d'intérêts, remboursements, attributions ou souscriptions, fusions, échanges …)
Maroclear informe ses affiliés des détails de l'opération et les crédite, selon le cas, en titres,
coupons ou droits et ce sur la base de leurs soldes à la veille de l'opération. Ces opérations
sont qualifiées d'OST sur stocks.
Les affiliés crédités présentent ensuite les titres, coupons ou droits détachés en leur faveur à
encaissement à un centralisateur par simple virement et obtiennent en contrepartie, selon la
nature de l'OST, soit une livraison de titres, soit un paiement espèces.
Outre ces OST sur stocks, Maroclear initie des régularisations qualifiées d'OST sur flux.
Celles-ci sont nécessaires lorsque des OST interviennent entre la date de négociation et la date
de dénouement d'une transaction.
d- La codification :
Maroclear a la qualité "d'Agence Marocaine de Codification " et attribue, de ce fait, des codes
aux valeurs admises à ses opérations. Ces codes sont obligatoirement utilisés par les affiliés.
Maroclear s'est mis en conformité avec les standards internationaux en généralisant l’usage de
la codification ISIN (International Securities Identification Number).
d. Collecteurs d'ordres
Les collecteurs d’ordres sont les banques et les établissements de crédit.
Sont considérés comme établissements de crédit les personnes morales qui effectuent, à titre
de profession habituelle, une ou plusieurs des activités suivantes :
la réception de fonds du public ;
les opérations de crédit ;
la mise à la disposition de la clientèle de tous moyens de paiement ou leur gestion.
Les banques sont habilitées par la banque centrale (Bank Al Maghrib) à recevoir des fonds du
public, à collecter l’épargne, à fournir et à gérer les moyens de paiement, à accorder des prêts.
On parle des activités classiques de la banque de distribution.
Les banques peuvent également réaliser des services d’investissement. Elles sont également
appelées banques d’affaires ou banques de financement et d’investissement.
L’une des fonctions classiques de la banque, la plus concrète, est celle de gérer les fonds et les
moyens de paiement. En tant que particulier, vous déposez votre argent à la banque pour qu’il
y soit en sécurité. Vos revenus sont déposés sur votre compte et vous les utilisez par le moyen
des chèques ou cartes de retrait et de paiement. L’autre grande fonction, est l’activité de crédit
ou d’octroi de prêt.
Le rôle des banques consiste à drainer l’épargne. Une partie de l’épargne leur sert de
ressources qui leur permettent de consentir des crédits. Une autre partie est placée pour votre
compte dans des produits financiers. Les banques n’ont pas le monopole de cette fonction
mais elles sont de plus en plus présentes dans ce secteur, à la fois parce qu’elles distribuent
des produits de plus en plus nombreux et variés et parce qu’elles sont organisées en groupes
qui intègrent toutes les fonctions (distribution des produits, réalisation des opérations sur le
marché financier, conservation des titres, voire même assurance pouvant également proposer
toute la gamme des produits d’épargne et de prévoyance).
La banque sert également d’intermédiaire sur les marchés financiers. Elle permet d’assurer la
sécurité des transactions financières et le dénouement des opérations sur valeurs mobilières.
A. Contexte historique :
Par le contexte historique de cet organisme on désigne le passage célèbre du CDVM à
l’AMMC de 1993 jusqu’à 2016.
Il revêt important d’annoncer les principaux caractéristiques du conseil déontologique des
valeurs mobilières qui à été institué par le dahir portant la loi n° 1-93-212 de 1993, cet organe
est caractérisé par :
• Le CDVM Présidé par le 1er ministre ou le ministre chargé des finances.
Après un longue processus de développement de cette organisation sur tous les niveaux qui a
commencé en 1993, en 2013 une réforme de cet organisme par l’instauration de l’autorité
marocaine des marchés des capitaux par la loi n°43-12 qui à abrogé le dahir instituant le
CDVM.
Cette réforme a pour objectif de :
Consacrer l’indépendance à l’autorité
La réforme vient pour renforcer les deux concepts, car ce sont des indicateurs retenus par
l’OIVM dans la mesure et pour juger la qualité de la régulation des VM.
Par apport au CDVM, l’AMMC représente certaines spécificités à savoir: cet organisme est
présidé par un président nommé par le Roi, sous proposition du chef du gouvernement à
l’initiative du ministre de l’économie et des finances, elle est soumise à un contrôle financier
par l’Etat bien organisé par la loi 69-09…etc.
B. La structure organisationnelle de l’AMMC :
La loi n°43-12 (article15, 18 et 19) édicte les organes constituant l’autorité marocaine des
marchés des capitaux ainsi ses pouvoirs, ces organes sont :
Le Conseil de surveillance (article 15)
1- Le conseil d’administration :
Les administrateurs désignés intuitu personae sont nommés pour un mandat de quatre ans
renouvelable une seule fois.
En cas d’absence, un administrateur ne peut se faire représenter que par un autre
administrateur.
En cas de décès d’un des membres du conseil d’administration, le remplaçant doit être nommé
dans les conditions prévues au 1er alinéa du présent article.
Les membres du conseil d’administration désignés intuitu personae ne peuvent être révoqués
que s’ils deviennent incapables d’exercer leurs fonctions ou lorsqu’ils commettent une faute
grave ou en cas de survenance d’une incompatibilité visée au 1 er alinéa du présent article.
Dans ces cas, le mandat du membre concerné prend fin sur décision motivée du conseil
d’administration, statuant à la majorité des membres autres que l’intéressé.
En cas de survenance de l’incompatibilité visée au 1 er alinéa du présent article, le mandat de
l’administrateur concerné prend fin de plein droit.
Le membre nommé en remplacement d’un membre démissionnaire, révoqué ou décédé
achève le mandat de celui qu’il remplace.
Le président du Conseil d’administration peut appeler, à titre consultatif, toute personne dont
la participation aux réunions dudit Conseil lui paraît utile.
2- Le président :
Le président de l'Autorité Marocaine du Marché des Capitaux est nommé par Sa Majesté Le
Roi que Dieu L'assiste, sur proposition du Chef du Gouvernement à l'initiative du Ministre de
l'Economie et Finances.
Sous réserve des attributions dévolues expressément au Conseil d'Administration, le Président
est investi de tous les pouvoirs et attributions nécessaires à la direction et à la gestion de
l'AMMC et à l'accomplissement des missions imparties à cette dernière.
A cet effet, notamment il:
- préside le conseil d’administration, le convoque et arrête l’ordre du jour de ses
séances;
- tient le conseil d’administration informé périodiquement de l’activité de l’AMMC
et de la réalisation de ses missions;
- prépare les projets de budget annuel et les modifications apportées à celui-ci en
cours d’exercice;
- organise les services de l’AMMC et définit leurs fonctions conformément au plan
organique fixé par le conseil d’administration;
- fait procéder à toutes acquisitions, aliénations ou échanges immobiliers
préalablement approuvés par le conseil d’administration;
- représente l’AMMC à l’égard des tiers. Il intente les actions en justice, les poursuit
et les défend;
- prend toutes mesures d’exécution et toutes mesures conservatoires qu’il juge utiles;
- veille à l’observation et exécute les dispositions de la présente loi et des autres
dispositions législatives et réglementaires qui sont applicables à l’AMMC;
- prépare le projet de rapport annuel de l’AMMC qu’il soumet à l’approbation du
conseil d’administration;… (Article 16 de loi 43-12)
Le collège des sanctions est composé d’un magistrat, qui préside le collège, et de deux
membres nommés par le conseil d'administration sur la base de leur compétence.
Le mandat des membres du collège est de quatre années renouvelables une fois.
Ses missions :
Le collège des sanctions a pour missions:
1) d’instruire les faits susceptibles de donner lieu à une sanction prononcée par le président
de l’AMMC, en application des dispositions de la présente loi ou de la législation en vigueur.
A l’occasion de l’instruction des faits dont il est saisi, en application de la présente loi, le
collège des sanctions peut relever des faits susceptibles de constituer une infraction aux
dispositions législatives en vigueur. Il peut donner son avis sur la qualification,
éventuellement pénale, desdits faits et proposer, le cas échéant au président de l'AMMC, la
saisine de l’autorité judiciaire compétente.
L’AMMC met à la disposition du collège des sanctions tous les moyens nécessaires à
l’exercice de sa mission.
Limites de ses pouvoirs :
Il ne bénéficie pas d’une indépendance absolue car Le collège des sanctions est saisi par le
président de l’AMMC selon la procédure prévue dans le règlement général visé à l’article 21
de la même loi.
En tant qu’autorité de régulation du marché des capitaux, l’AMMC a été instituée par le Dahir
n° 1-13-21 portant loi n° 43-12 et selon l’article 3 elle a pour mission de :
S’assurer de la protection de l’épargne investie en instruments financiers ;
Veiller à l’égalité de traitement des épargnants, à la transparence et à l’intégrité du
marché des capitaux et à l’information des investisseurs ;
S’assurer du bon fonctionnement du marché des capitaux et veiller à l’application des
dispositions législatives et réglementaires ;
Assurer le contrôle de l’activité des différents organismes et personnes soumis à son
contrôle ;
Assurer le respect de la législation et de la réglementation en vigueur relatives à la
lutte contre le blanchiment des capitaux, par les personnes et les organismes placés
sous son contrôle ;
Contribuer à la promotion de l’éducation financière des épargnants ;
Assister le gouvernement en matière de réglementation du marché des capitaux.
Pour la réalisation de ces missions, l’AMMC est dotée des prérogatives suivantes :
L’introduction en bourse est un événement exceptionnel dans la vie d’une société. Franchir
cette étape importante nécessite de la part des sociétés une préparation et une attention
particulières afin de se donner tous les moyens pour réussir cette opération tant sur le plan
financier que sur le plan de la notoriété.
Pour éclairer le management des sociétés sur les préalables et les étapes à franchir pour une
introduction en bourse réussie, Ce tableau ci-dessous met en évidence les différentes phases à
suivre pour l’obtention du visa d’accès.
Etape préliminaire :
« 1 » : DECISION DE S’INTRODUIRE EN BOURSE
Une introduction en bourse est un processus qu’il ne convient d’engager qu’après avoir vérifié
que la cotation est bien la réponse adéquate aux motivations de la société. Conformément aux
dispositions de l’article 1.1.2 du règlement générale de la bourse des valeurs qui dicte que le
dossier juridique doit comporter « les procès-verbaux des instances de décision ayant décidé
l’opération, et défini les modalités de sa réalisation ».
« 2 » : PREALABLES NECESSAIRES A UNE INTRODUCTION EN BOURSE
Préalablement à la prise de décision d’introduction en bourse, ces sociétés s’assurent
du respect des critères suivants :
Les sociétés optant pour le 1er compartiment et qui ont des filiales doivent établir et
faire certifier leurs comptes consolidés selon la législation en vigueur ou selon les
normes comptables internationales (IAS-IFRS). Les sociétés optant pour le 2ème ou
3ème compartiment doivent conclure un mandat d’animation des titres sur le marché
boursier avec une société de bourse, respectivement pour une et trois années, afin
d’assurer une liquidité de leurs titres. En plus, celles optant pour le 3e compartiment
N.B
doivent conclure avec une société de bourse une convention d’assistance, pour trois
années, prévoyant notamment les obligations relatives à la préparation des documents
d’information destinés au public.
Selon l’article 14 de la loi n° 1-93-211
Une fois la décision prise, les organes de gouvernance décident du principe de l’introduction
en bourse, qui peut se faire par cession d’actions existantes et/ou par augmentation de capital.
Dans le cas d’une introduction en bourse par cession, les organes de gouvernance convoquent
l’assemblée générale ordinaire des actionnaires pour adoption de la résolution proposée. Dans
le cas d’une introduction en bourse par augmentation de capital, la résolution est proposée par
les organes de gouvernance à l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires. Une
introduction en bourse par augmentation de capital nécessite la suppression du droit
préférentiel de souscription. Les assemblées générales des actionnaires ont la possibilité de
déléguer aux organes de gouvernance les pouvoirs nécessaires pour fixer les modalités de
l’introduction en bourse et réaliser l’augmentation de capital et les ajustements statutaires le
cas échéant.
Mise en harmonie des statuts avec la législation et la règlementation en vigueur
Les statuts doivent être mis en conformité avec la législation et la règlementation applicables
aux sociétés faisant appel public à l’épargne et aux sociétés cotées à la bourse de Casablanca.
Cette mise en harmonie nécessite une convocation des actionnaires appelés à se prononcer sur
les modifications apportées. Les statuts doivent prévoir, aussi, la nomination d’au moins deux
commissaires aux comptes. Cette nomination devra être proposée par l’organe de
gouvernance à l’assemblée générale ordinaire des actionnaires.
La société souhaitant s’introduire en bourse doit disposer d’une analyse détaillée de ses
comptes historiques couvrant au moins les trois derniers exercices clos. Pour les sociétés
souhaitant s’introduire au 2ème et 3ème compartiment et n’ayant pas trois ans d’existence,
ces exigences ne sont pas requises selon l’article 14 de la même loi.
Préparation de l’équipe managériale de la société
La société qui s’introduit en bourse doit disposer d’une équipe managériale qui lui permettra
de poursuivre ses objectifs de croissance et de réussir ses projets d’entreprise, tout en
répondant aux exigences incombant à une société faisant appel public à l’épargne en matière
d’information financière, notamment en ce qui concerne le respect de la ponctualité et de
l’exhaustivité de l’information communiquée au marché, mais aussi de la déontologie liée à
l’information.
Seule une équipe managériale expérimentée et engagée peut permettre d’atteindre les objectifs
précités et de veiller sur la notoriété de la société post-cotation.
Il est impératif pour une société optant pour une introduction en bourse d’être préparée à
communiquer ses résultats au marché. A cet effet, elle doit veiller à l’établissement de règles
permettant de s’assurer de l’intégrité des états financiers, via la mise en place d’un système
efficace de contrôle interne.
La société devra constituer une équipe en interne qui sera l’interlocuteur des conseillers et
d’AMMC. L’équipe choisie devra bien connaître l’activité de la société, être réactive et en
mesure de répondre aux différentes requêtes d’information.
Le choix d’une équipe bien informée permettra de gagner du temps dans le processus
d’instruction du dossier d’information par l’AMMC.
« 3 » Désignation d’un conseiller juridique, fiscal et financier
Les sociétés désirant franchir le seuil de la bourse doivent mettre à profit tous les facteurs de
réussite, notamment le choix des compétences pluridisciplinaires externes suivantes :
Un conseiller juridique et fiscal
Un conseiller financier
Cette partie comprend les attestations qui sont émises par les responsables de l’opération,
c’est-à-dire les représentants des organes de gouvernance, les commissaires aux comptes, le
conseiller financier et le conseiller juridique et fiscal...
Présentation de l’opération
L’objectif de cette partie est de présenter l’opération d’introduction en bourse, son calendrier,
ainsi que la façon dont se déroulera l’opération à compter de la souscription jusqu’à la
première cotation en bourse.
Présentation de la société
La présentation de l’activité doit être le fruit du travail conjoint entre le conseiller financier et
la société souhaitant s’introduire en bourse.
Analyse financière
Les perspectives incluses dans la note d’information devront porter sur les comptes
prévisionnels ou estimés pour l’exercice en cours et sur les trois années suivantes.
Les informations prospectives présentées dans la note d’information relèvent de la
responsabilité du management de la société qui délivre une attestation spécifiant précisément
que les informations présentées dans la note d’information sont réalistes et ne comportent pas
d’omission de nature à en altérer la portée.
Risques
La société présente les risques auxquels elle est ou pourrait être confrontée et les mesures
mises en œuvre pour les maîtriser ou y faire face.
Faits exceptionnels
La société décrit tout fait exceptionnel prévisible pouvant survenir de nature à affecter sa
situation financière, son activité et qui pourrait remettre en cause sa stratégie.
La société présente tous les litiges et affaires contentieuses pouvant affecter sa situation
financière, son activité et qui pourraient remettre en cause sa stratégie
« 17 »Article 1.2.15
L’Offre à Prix Ouvert consiste à mettre à la disposition du public une quantité de titres en
fixant une fourchette de prix. Les souscripteurs présentent leurs ordres à un cours appartenant
à la
V. Contrôle de l’AMMC :
Aux sociétés de bourse : Les sociétés de bourse sont des intermédiaires qui ont pour
objet principal l’exécution des transactions sur les valeurs mobilières sur le marché boursier.
Les sociétés de bourse ne peuvent exercer qu’après agrément du Ministre chargé des finances
sur avis de l'AMMC.
Aux teneurs de comptes : Les teneurs de comptes sont des intermédiaires financiers
habilités, qui offrent les services suivants :
Conservation des titres et des espèces et gestion des titres nominatifs ;
Réalisation des OST (Opération Sur Titre) pour le compte des clients ;
Réalisations de diverses opérations sur les marchés financiers (bourse,
souscriptions rachats de parts ou actions d’OPCVM, marché monétaire, transferts
de titres et Offre Publique de Vente OPV) ;
Etablissement dépositaire d’OPCVM (uniquement les banques agréées et la
CDG) ;
Gestion des comptes d’intermédiaires étrangers (Custody) ;
Services aux émetteurs (centralisation des OST et des OPV) ;
Gestion de mandats de comptes courants de teneurs de comptes et d’émetteurs
affiliés sous mandat ;
Sous-traitance globale ou partielle pour d’autres teneurs de comptes.
Mais ce qu'il faut souligner, c'est que ces intervenants, à savoir le trader, le broker et le
négociateur, ont des fonctions complémentaires et interdépendantes.
Le trader est en fait un négociant qui travaille pour le compte de la société de bourse. Il a pour
fonction de gérer le portefeuille de la "maison" tout en gardant les yeux rivés sur le bilan de sa
société. Mais il faut bien préciser que le trader n'est pas toujours un contrepartiste qui réalise
des transactions pour le compte de la société qui l'emploie. Certains traders concluent des
transactions au profit de plusieurs sociétés. Dans ce cas, le trader remplit la même fonction
que le broker mais sans pour autant conseiller ses clients.
Le broker, lui, a une fonction par essence commerciale. Il achète et/ou vend des titres pour le
compte de tiers auprès desquels il assure aussi une mission de conseil.
Pour réaliser ses transactions, le broker s'adresse d'abord au trader qui travaille au sein de la
même société. Au cas où celui-ci n'est pas intéressé, il cherchera acquéreur ou vendeur sur le
marché. Il peut même s'adresser aux traders des autres sociétés au risque de leur réserver une
part de sa commission.
Ainsi, il s'avère que le trader et le broker exercent des fonctions qui sont complémentaires.
Néanmoins, il faut signaler que ces deux métiers peuvent être assurés par la même personne
qui portera dans ce cas une double casquette. Cette situation se trouve notamment dans les
marchés embryonnaires.
"Il n'en demeure pas moins que la séparation stricte de ces métiers est indispensable pour le
développement des différents compartiments du marché", souligne un responsable de société
de bourse. Notons au passage que cette séparation est déjà perceptible sur le marché de
change, mais elle se fait encore attendre sur les autres compartiments tels que celui des
actions ou des produits dérivés.
"Le cumul de ces deux fonctions par une même personne risque de créer un conflit d'intérêt",
souligne un trader. "En effet, le trader-broker sera tenté de privilégier les intérêts de la société
de bourse au détriment de ceux des tiers et ce, en réalisant des transactions au profit de la
maison avant de penser aux intérêts des tiers", explique-t-il.
Le compensateur est bien sûr agréé par les autorités financières du marché sur lequel il opère.
Il travaille en collaboration avec elles, pour le dénouement transparent des transactions, la
sécurisation des échanges, et, globalement, toute action qui peut protéger les investisseurs et
favoriser la confiance et la prédictibilité des achats à terme.
1
D. VIDAL, Grands arrêts du droit des affaires, SIREY, 1992. P 493.
du marché, car elle met en cause la confiance du public dans le système financier
économique et social »2.
La répression des délits boursiers au Maroc, semble ne pas atteindre encore sa maturité
juridique : elle reste toutefois théorique et loin de dissuader les auteurs d’utiliser ces
agissements illicites. Lorsqu'un praticien doit présenter un exposé sur les délits boursiers en
droit marocain, il doit en réalité pratiquement se transformer en théoricien du droit tant cette
matière a fait l'objet de peu de cas d'application au Maroc. Paradoxalement, ce caractère
quelque peu "théorique" de la matière n'a pas empêché qu'elle soit très abondamment étudiée
par la doctrine, à tel point qu'elle est un des sujets de droit financier le plus "privilégié" par les
auteurs. Les délits financiers ont sans conteste vu leur importance s'accroître au Maroc ces
dernières années. Le délit d'initié est certainement le plus connu d'entre eux, en raison de la
médiatisation dont ont fait ou font l'objet certaines affaires.
Néanmoins d'autres infractions existent dans le domaine boursier, qui poursuivent toutes le
même objectif que le délit d'initié, à savoir vouloir fausser le jeu normal du marché. Il faut en
effet souligner que la sécurité offerte par une place financière constitue l'un des principaux
éléments de sa compétitivité vis à vis des autres places, en ce qu'elle fonde la confiance des
investisseurs. C'est pourquoi chaque Etat s'efforce, notamment au moyen de sa législation, de
moraliser les transactions afin d'assurer à son marché national un certain degré d'intégrité.
2
DUCOULUX/ FAVARD/ RONTCHEVSKY, Infractions boursières, JOLY, 1997, p403.
Infractions financières et sanctions :
On entend par information privilégiée toute information encore inconnue du public, relative,
directement ou indirectement, à un ou plusieurs émetteurs d’instruments financiers ou à un ou
plusieurs instruments financiers et qui est susceptible une fois connue du public, d’affecter le
cours des instruments financiers concernés ou y afférents4.
iii. Conclusion :
Les délits boursiers créent un dommage à l'économie du fait de la réduction de l'efficience
informationnelle du marché qui nuit à l'investissement des entreprises. Cette infraction
boursière menace la structure même de l'Etat et plus largement, celle du marché car elle met
en cause la confiance du public dans le système financier, économique et sociale, en plus les
préjudices individuels cependant les victimes n'ont pas toujours connaissance ni conscience
du préjudice qu'elles subissent.
Les délits boursiers présentent plusieurs problèmes pratiques et les enjeux qui en découlent
sont multiples et de taille :
En ce qui concerne la preuve : la matérialisation de l'infraction est pratiquement difficile,
d'une part; d'autre part, les auteurs de ces infractions ne sont pas des délinquants ordinaires, ce
sont même des acteurs très actifs du monde des affaires, de qui souvent dépend la situation de
conflit d'intérêt qui rend leur situation aussi sensible que tabou ;
Quant à la sanction, elle se voit sévère. Cependant, sous réserve d'un effet de réputation
particulièrement fort qu'imposerait la condamnation en elle-même, les montants d'amendes
sont insuffisants pour dissuader les initiés d'utiliser ces pratiques illicites puisque les profits
réalisés sont toujours énormes.
Finalement, au Maroc comme partout au monde ces délits existaient et existeront toujours,
tant que la culture d'éthique professionnelle ne s'installe dans la scène des affaires et tant que
l'intérêt social est toujours empiété par des pratiques qui alimentent un intérêt privé égoïste.
3
Pr. [Link], « la bourse et les initiés » sur l’économiste, date de 14/03/2002.
4
Loi 43-12, Article 42, Alinéa 2.
SOURCES BIBLIOGRAPHIQUE :
[Link]
Guide des introductions en bourse des sociétés, version mise à jour en juin 2012
Règlement général de la bourse de Casablanca
Loi 43-12 relative à l’AMMC
D. VIDAL, Grands arrêts du droit des affaires, SIREY, 1992. P 493.
DUCOULUX/ FAVARD/ RONTCHEVSKY, Infractions boursières, JOLY, 1997, p403.
Pr. [Link], « la bourse et les initiés » sur l’économiste, date de 14/03/2002.
External advisors play a crucial role in the introduction of a company to the stock exchange in Morocco. Legal and fiscal advisors ensure compliance with legal requirements and evaluate any potential legal encumbrances . A financial advisor acts as an intermediary, providing an independent evaluation of the company to help set a fair price for shares . Advisors also prepare the information notes, ensuring that the information disclosed to the market satisfies legal and regulatory standards . This support helps minimize information disparity between company insiders and investors .
When planning an IPO in Morocco, a company must focus on assembling an experienced management team that can meet financial reporting requirements and exhibit the company's growth potential . It needs to appoint competent legal, fiscal, and financial advisors for compliance and strategic evaluation of the company for correct pricing . A comprehensive business plan should also be prepared, demonstrating historical performance and future potential, along with a detailed information note that includes risk assessments and financial projections .
Moroccan regulatory frameworks ensure the reliability of information during a public offering by requiring an array of due diligence and documentation. Companies must maintain transparent and punctual financial reporting while engaging qualified advisors to validate legal and fiscal compliance . The AMMC reviews the information notes comprehensively to ensure compliance with legal and regulatory standards, minimizing risks of misinformation or omissions . This rigorous validation and oversight process assures stakeholders of the quality and accuracy of disclosed information .
A newly public company in Morocco might face challenges in maintaining the transparency and punctuality required in market communication, which is crucial for investor confidence and reputational management . The company must adapt to continuous regulatory standards and establish reliable internal reporting mechanisms . Furthermore, the need to balance transparency with the strategic use of proprietary information could complicate decision-making processes, especially without an experienced management or advisory team .
Introducing securities to the central depository system like Maroclear enhances their security by ensuring they are stored in a secure, dematerialized format that reduces the risk of loss or theft . It also increases liquidity by facilitating efficient settlement and transfer processes, enabling rapid circulation of securities within the market . Maroclear's adherence to international standards for settlement and delivery systems further ensures the reliability and continuity of these processes .
Maroclear, as the central securities depository, is tasked with the safekeeping of securities for its affiliates and managing the settlement system . It plays a central role in organizing the flow of securities in a dematerialized environment, ensuring the security and efficiency necessary for post-market processes . Maroclear also handles the recording of movements that result in the circulation of securities, such as stock market transactions and transfers .
Financial account holders, or custodians, in Morocco are responsible for the safekeeping and administration of securities. They must handle the exchange of securities sold for payment and the settlement of purchased securities for delivery . They are required to keep a chronological record of operations carried out for an OPCVM and conduct an asset inventory at least quarterly . Additionally, the AMMC is tasked with monitoring custodians to ensure they comply with legal and regulatory obligations .
The AMMC ensures oversight of Maroclear by requiring it to send necessary documents and information per a defined schedule . The AMMC can order audits via external auditors upon the finance minister's request or its own . Additionally, the AMMC can conduct investigations and communicate with external advisors for reports . Maroclear must also publish financial statements in a legal journal six months after the fiscal year-end .
A company may choose to go public on the Moroccan stock exchange to access public savings and facilitate capital raising for growth and investment projects . Going public also subjects the company to market evaluation, which can enhance its credibility and visibility in the industry . Additionally, the process requires companies to adhere to strict financial reporting standards, potentially increasing transparency and boosting investor confidence .
Moroccan OPCVMs (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) are distinct as they specialize in collecting savings from investors to create and manage a diversified portfolio of securities . Unlike other financial intermediaries, OPCVMs offer investors professionally managed portfolios with specific investment strategies aimed at optimizing returns . They differ from banks or brokerage firms in focusing primarily on collective investment rather than individual transactions or financial advisory services .