La topographie est l'art de la mesure puis de la représentation sur un plan ou une carte des
formes et détails visibles sur le terrain, qu'ils soient naturels (notamment le relief) ou
artificiels (comme les bâtiments, les routes, etc.). Son objectif est de déterminer la position et
l'altitude de n'importe quel point situé dans une zone donnée, qu'elle soit de la taille d'un
continent, d'un pays, d'un champ ou d'un corps de rue.
La topographie s'appuie sur la géodésie qui s'occupe de la détermination mathématique de la
forme de la Terre (forme et dimensions de la Terre, coordonnées géographiques des points,
altitudes, déviations de la verticale...). La topographie s'intéresse aux mêmes quantités, mais à
une plus grande échelle, et elle rentre dans des détails de plus en plus fins pour établir des
plans et cartes à différentes échelles. La cartographie proprement dite est l'art d'élaborer, de
dessiner les cartes, avec souvent un souci artistique et ne doit pas être confondue avec la
topographie.
Histoire [modifier]
Les premières traces de mesures de la surface de la terre semblent dater des Égyptiens, pour la
construction des pyramides, pour remettre en place les limites de cultures après les crues du
Nil mais aussi pour délimiter les terres soumises à l'autorité du pharaon. De nombreuses stèles
ont été retrouvées au proche-orient. Il semble, comme le précise Hérodote, que le peuple
égyptien disposait déjà d'un cadastre.
À partir de l'Empire romain, les arpenteurs ont été chargés de borner les terres, divisant les
champs et mesurant ainsi le territoire en vue de l'application de l'impôt. Ils sont aussi en
charge d'implanter les bâtiments et les routes. Les conquêtes des romains et leurs
constructions démontrent une grande pratique basée en partie sur l'angle droit. L'une des
fonctions essentielles des arpenteurs romains fut la réalisation d'un cadastre. Une fois la prise
de mesures réalisée sur le terrain, l'ensemble du plan était transcrit sur des plaques de marbre
en deux exemplaires identiques dont l'une était destinée aux archives de l'état, formant ainsi
un cadastre juridique et technique.
En France pendant le Moyen Âge, les Mérovingiens, se contentent de maintenir l'organisation
romaine. Les Carolingiens instaureront la taille, impôt au profit du Roi, qui nécessite la
restauration des documents terriers mais sans mesurages. C'est à la renaissance que les
premiers plans de ville sont réalisés.
Mercator introduisit les premières projections sur globe et par ainsi les corrections de
courbure de la terre sur les plans.
On peut citer quelques topographes célèbres, Claude Chastillon (1559-1616) fut le topographe
du roi de France Henri IV pour lequel il réalisa 544 gravures. Jean-Dominique Cassini IV
(1748-1845) fut chargé de terminer la carte de France entamée par son père, qui ne fut
achevée qu'en 1815.
Les appareils de topographie [modifier]
Théodolite en 1900
Tachéomètre moderne
La lunette est adaptée à la topographie au XVIIe siècle. À cette époque l'instrument essentiel
de l'arpenteur est la planchette (ou goniographe). Cet instrument est uniquement composé
d'une lunette et d'une planche en bois. C'est au XXe siècle que le théodolite apparaît. Il permet
de mesurer des angles horizontaux et verticaux.
Depuis les années 1950 et 1960, les techniques évoluent. Avec l'invention des distancemètres
électroniques, le théodolite électronique ou le tachéomètre, permettent à la fois de mesurer les
distances et les angles. Jusque là, la mesure des distances se faisait à l'aide de rubans gradués
(dits chaînes d'arpenteurs) : ces inventions constituent donc une évolution très significative
dans le travail des topographes de terrain, presque une révolution.
Depuis les dernières décennies, l'apparition de l'électronique puis de l'informatique ont donné
naissance à de nouvelles techniques de levé et de traitement des données : stations totales
motorisées et télécommandées, positionnement par satellites (notamment GLONASS ou le
plus connu : GPS ), niveaux à code-barres, télémètre laser, etc.
Utilisation de la topographie [modifier]
La topographie permet de mener des travaux à l'échelle d'une ville ou d'un pays en utilisant
une représentation planimétrique (planimétrie) et altimétrique (altimétrie) identique sur
l'ensemble de son territoire. Ces travaux peuvent être des constructions d'autoroutes, de ponts,
de canaux, tunnels, etc.
Les travaux de topographie sont menés par des géomètres, des topographes ou des géomètres-
experts.
Dans une perspective linguistique, la topographie sert à décrire l'espace d'un lieu. Elle fait
partie de la typologie descriptive qui regroupe plusieurs types de descriptions selon l'objet
décrit.
Les cartes [modifier]
Exemple de carte topographique
Les cartes topographiques sont une représentation géométrique, en général plane, d'une partie
de la Terre.
En France on utilise la projection de Lambert, afin de déterminer avec précision des points,
appelés points géodésiques, qui seront connus en coordonnées. À l'aide de cette projection, on
peut déterminer la position virtuelle de n'importe quel point situé sur le sol français. Celle-ci
sera très proche de sa position réelle, de l'ordre de quelques décimètres.
Le système altimétrique français est le système IGN 69. Le niveau zéro du Niveau Général de
la France (NGF) se situe au marégraphe de Marseille.
Sur chaque carte, l'échelle de représentation est toujours présente. Un quadrillage indiquant
les coordonnées peut aussi être représenté, ainsi que des lignes de niveaux (Isohypse)
représentant l'altimétrie.
Un curvimètre mécanique
Les cartes peuvent ne faire figurer que certains éléments du territoire à différentes échelles. Il
existe ainsi des cartes d'intérêt général pour les particuliers (notamment les cartes IGN) et
d'autres adaptées aux besoin plus spécifiques de professionnels. Les cartes au 1/25000
présentent les courbes de niveaux, les forêts, les routes, les villes, etc. Elles sont utiles pour
les randonnées. Les cartes adaptées aux travaux publics sont à l'échelle du chantier et
indiquent l'emplacement des futures constructions et les évolutions en cours.
Le service topographique national français s'appelle l'Institut géographique national (IGN).
Les cartes à plus grande échelle que sont les plans du cadastre sont, topographiquement, de
qualités très inégales. Malgré le rattachement de tous au système Lambert, il reste imprudent
de tirer des conclusions de discordances entre plan et terrain sans le conseil d'un
professionnel.
Le curvimètre est un des instruments utilisé pour la mesure des courbes sur les cartes.
Instrument utile car il permet grâce à sa roue ou à sa bille de calculer les distances en les
retraçant sur la carte mais en plus, les curvimètres sont dotés de graduations d'échelle ou d'une
conversion électronique entre la distance mesurée et la distance réelle.
Le planimètre sert à mesurer des surfaces sur des plans et des cartes
Les materiaux de topographie .
Tachéomètre
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Tachéomètre autoréducteur Secretan : théodolite équipé d'un stadimètre.
Station totale
Le tachéomètre est un théodolite, c’est-à-dire un appareil servant dans les mesures d'angles
horizontaux et verticaux pour déterminer des directions, mais mesurant en plus les distances.
Bien que le terme « tachéomètre » apparaisse dès le milieu du XIXe siècle[1], il ne s'agissait
alors que d'un théodolite équipé d'un stadimètre. On ne peut réellement parler de
« tachéomètre » que si l'appareil est capable de mesurer des distances par lui-même.
La mesure des distances se fait grâce à un télémètre à visée infrarouge intégré dans le
tachéomètre. La mesure se fait à l'aide d'un prisme réflecteur tétraédrique donc catoptrique,
placé à la verticale du point que l'on souhaite mesurer à l'aide d'une nivelle sphérique. La
mesure peut être effectuée au laser avec le même système réflecteur, et même sans réflecteur,
ce qui permet de collecter des mesures de points inaccessibles.
Le tachéomètre est maintenant baptisé station totale et permet de stocker dans une carte
mémoire les mesures effectuées sur le terrain, pour les transférer et les traiter ensuite par
ordinateur (aux formats propriétaire DXF, DWG ou autres), grâce à des programmes de DAO
ou des tableurs. Aujourd'hui les appareils les plus perfectionnés intègrent une télécommande à
liaison hertzienne permettant de travailler seul ; sont aussi disponibles des stations totales
intégrant en plus un système GPS.
Le tachéomètre est un appareil fréquemment utilisé en topographie dans toutes les opérations
de lever de terrain (lever topographique), dans divers types de travaux dans les domaines des
BTP et de l'industrie (notamment l'aéronautique) ainsi qu'en archéologie (relevé des objets en
3 coordonnées absolues).
Utilisation d'un DTM-A20 en station et le prisme DTM-A20 (face principale
Tachéomètre DTM-A20
tachéomètre réflecteur - cercle à gauche)
DTM-A20 (face arrière - Prisme réflecteur avec sa Prisme réflecteur, avec le reflet
cercle à gauche) bulle de niveau sphérique de l'objectif de l'appareil photo
Théodolite
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Théodolite
Un théodolite est un instrument de géodésie complété d’un instrument d’optique, mesurant
des angles dans les deux plans horizontal et vertical afin de déterminer une direction. Il est
utilisé pour réaliser les mesures d’une triangulation : mesure des angles d’un triangle.
C'est un instrument essentiel en topographie et en ingénierie.
Sommaire
[masquer]
1 Étymologie
2 Description
3 Emploi du théodolite en topographie
4 Liens externes
Étymologie [modifier]
Théodolite Maubant
Un théodolite a d’abord désigné un instrument d’arpentage (1704). Le mot pourrait avoir été
emprunté au latin scientifique theodolitus. L’instrument aurait été inventé en 1571 par un
anglais, Thomas Digges qui l’aurait nommé ainsi. En anglais, l’emploi du terme theodolite est
attesté en 1607.
L’étymologie est incertaine. Le theos signifiant « dieu » n’aide pas plus que le dêlos signifiant
« visible ».
Description [modifier]
Les axes et les cercles gradués d’un théodolite.
Un théodolite est une lunette montée sur les deux axes vertical et horizontal. Chacun des axes
est équipé d’un cercle gradué permettant les lectures des angles.
Le théodolite se pose sur un support et doit se caler sur le plan horizontal ; il est souvent placé
sur un trépied, et à la verticale exacte d’un point connu en coordonnées, à l’aide d’un fil à
plomb et d’un niveau à bulle sphérique, et sa base doit être parfaitement horizontale
(utilisation d’une nivelle torique, ainsi que d’une nivelle sphérique). L’ensemble de cette
phase d’utilisation se nomme la « mise en station ».
Le théodolite fait partie de la famille des instruments de mesure d’angles.
En astronomie, le théodolite sert à déterminer l’azimut par rapport au pôle céleste, ou la
déclinaison où la hauteur apparente d’un corps céleste par rapport à l’horizon.
En géodésie, il sert à déterminer les angles formés par 3 sommets de montagne par exemple.
En topographie, il est utilisé dans les mesures d’un levé du territoire (levé topographique).
En archéologie, lors de fouilles, il est utilisé comme instrument de mesure de points
spécifiques du relief, utilisés ensuite dans la reconstitution du site en trois dimensions.
Les instruments servant seulement aux mesures des angles horizontaux sont des goniomètres,
ceux servant seulement à la mesure des angles verticaux sont des éclimètres et ceux
permettant à la fois la mesure des angles horizontaux et des angles verticaux sont des
théodolites.
Le théodolite peut être associé à différents instruments permettant par exemple la mesure des
distances, on parle alors de tachéomètre, ou la saisie automatique des mesures, on parle alors
de station totale.
Emploi du théodolite en topographie [modifier]
Éclimètre (XIXe siècle)
Le théodolite est en gros un rapporteur perfectionné, qui permet de relever l’angle entre deux
points. On s’en sert pour des travaux de topographie. En fait, ce qu’on mesure n’est pas
directement l’angle entre deux repères visibles (signaux sur une montagne, clocher…), mais
entre la verticale de ces signaux, c’est-à-dire qu’on fait abstraction de la hauteur à laquelle les
repères sont visibles, pour n’en retenir que le gisement (les verticaux des signaux visibles).
On cale donc le théodolite à l’horizontale, et les angles ne sont mesurés que dans le plan
horizontal, avec une petite lunette de visée qui peut pivoter verticalement, pour viser en
hauteur.
Pour améliorer la précision des relevés dans un triangle ABC, on mesure en fait les trois
angles en A, B, et C. Ces mesures sont redondantes, la somme des angles devant être 180°. En
fait, on trouve toujours une petite différence dans la mesure : on considère que cette
différence vient d’erreurs aléatoires, et on corrige les relevés en soustrayant 1/3 de la
différence à chacune des valeurs. Pour les relevés à petite distance, la géométrie est
pratiquement plane, mais à grande distance et avec un relevé de précision que permet le
théodolite, la courbure de la Terre se fait sentir : la somme des angles d’un triangle ne fait
plus 180°, mais dépend aussi de la surface du triangle inscrit. Dans les travaux de
triangulation à longue distance, par exemple pour mesurer le méridien terrestre, on est donc
obligé de tenir compte de cette correction (calcul en trigonométrie sphérique) avant de
corriger les relevés, qui sinon seraient systématiquement faussés.
Les conditions de bonne visibilité et le relief permettent en France de travailler sur des visées
de 40 à 50 kilomètres en plaine, un peu plus sur des points élevés isolés. Les angles sont lus,
avec les meilleurs théodolites, avec une précision de l’ordre du décimilligrade ; on fait les
observations et les calculs avec un chiffre de plus pour ne pas dégrader la précision avec des
erreurs d’arrondi. L’excès sphérique d’un polygone est environ de 1,6 dmgr pour 100 km² de
surface. Pour un triangle de 40 km de côtés, il peut atteindre 14 dmgr, ce qui est loin d’être
négligeable (un décimilligrade est l’angle sous lequel, à 40 km, on verrait un objet d’environ 6
centimètres - d'où une erreur pouvant atteindre près de 84 cm).
Niveau optique.
Appelé aussi lunette/niveau, le niveau optique est utilisé pour faire des nivellements. Il est
composé d'une lunette optique fixée sur un trépied. Il est utilisé par l'opérateur pour lire les
mesures sur une règle graduée (mire), qui est tenue par un opérateur.
On distingue différents types de niveau, et notamment :
niveau à double visée, dans lequel la nivelle et éventuellement la lunette peuvent
prendre deux positions, ce qui permet d'effectuer deux visées. Même lorsque le niveau
n'est pas réglé, la moyenne des lectures est correcte, compensant l'erreur d'alignement
par double retournement.
niveau à pinnules, avec une nivelle associée à une règle portant l'alidade.
niveau d'Égault, comportant une nivelle torique solidaires de l'axe principal et deux
étriers, sur lesquels repose une lunette de visée amovible. L'ensemble peut tourner de
200 gons autour de l'axe principal pour effectuer une deuxième visée.
les niveaux utilisés couramment sont dits « niveaux automatiques », car après une
mise à l'horizontale rapide et grossière par l'opérateur, l'axe de visée se met
automatiquement à la perpendiculaire de la verticale du lieu.
les niveaux de dernière génération sont dits « électroniques » ou « à code barres ». La
mire est munie d'un code-barre, que le niveau décode. La lecture, l'enregistrement,
l'affichage et le transfert sur ordinateur sont automatiques.
Certains niveaux automatiques peuvent être équipés d'un « micromètre » à « lame à faces
parallèles », et sont alors utilisés conjointement à des mires en invar pour des nivellements de
précision.
Les niveaux sont utilisés principalement par :
les géomètres
les topographes
les acteurs du secteur économique de la construction
les travaux-publics
Galerie [modifier]
Niveau optique « automatique » de chantier Mire graduée Mire graduée et sa bulle sphérique
Les logiciels de topographie [modifier]
AutoCAD Logiciel de dessin industriel (utilisé dans de nombreux corps de métier c'est
pourquoi il faut lui rajouter des applicatifs topographiques de calculs et d'aides au dessin).
Microstation : une alternative à AutoCAD.
Covadis : applicatif de calcul pour Autocad le plus utilisé en France [réf. nécessaire].
Mensura :logiciel de calcul et de dessin.
La sourse.
http://www.aftopo.org/
http://www.topographie.net/
http://fr.wikipidia.org/wiki/topographie