0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
112 vues26 pages

Cancer Histo

Ce document décrit la classification histologique et la stadification des cancers pulmonaires selon les classifications OMS 2015 et TNM 2016. Il présente également l'évaluation de l'expression de PD-L1 comme biomarqueur prédictif de réponse aux immunothérapies.

Transféré par

Said
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
112 vues26 pages

Cancer Histo

Ce document décrit la classification histologique et la stadification des cancers pulmonaires selon les classifications OMS 2015 et TNM 2016. Il présente également l'évaluation de l'expression de PD-L1 comme biomarqueur prédictif de réponse aux immunothérapies.

Transféré par

Said
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DES pneumologie- janvier 2018

Le cancer pulmonaire - anatomo-pathologie -

- Diagnostic histologique - Classification OMS 2015

- Classification TNM 2016 (8ème édition)

- Evaluation de l’expression de PD-L1

A MANSUET-LUPO
Pathologiste thoracique
Hôpital Cochin
DES pneumologie- janvier 2018

Le cancer pulmonaire - anatomo-pathologie -

- Diagnostic histologique - classification OMS 2015

- Classification TNM 2016 (8ème édition)

- Evaluation de l’expression de PD-L1


Classification histologique des carcinomes
pulmonaires
OMS 2015 tumeurs épithéliales du poumon
CGC
Adénocarcinome (40-50%)
C adénosquameux

C sarcomatoïde

C épidermoïde (20%)

TNE haut grade : CPC (15%) et CNEGC

TNE G int (TC atypique) et bas G (TC typique)


Classification OMS 2015 – changements majeurs
• Reclassification des adénocarcinomes invasifs selon leur
architecture prédominante (facteur pronostique)
• Reclassement des carcinomes épidermoïdes en kératinisant, non
kératinisant et basaloïdes
• Démembrement des carcinomes à grandes cellules au profit des
adénocarcinomes si TTF1+ et des carcinomes épidermoïdes pour
les basaloïdes
• Reclassement des tumeurs neuro-endocrines
– bas grade (tumeurs carcinoïdes typiques et atypiques)
– haut grade (carcinomes à petites cellules et carcinomes neuro-
endocrines à grandes cellules)
OMS 2015 – changements pour les adénocarcinomes
• Disparition du terme « carcinome bronchiolo-alvéolaire »
• Nouveaux termes : adénocarcinome in situ et adénocarcinome avec invasion
minime
• Adénocarcinomes infiltrants sont classés en fonction de leur architecture
prédominante avec 3 grades pronostiques (BG : AIS et AIM ; GI : tubuleux,
papillaire, lépidique ; HG: solide, micropapillaire, mucineux)

Grade intermédiaire

Yoshisawa et al, mod pathol, 2011


LES ADENOCARCINOMES de BAS GRADE

ADENOCARCINOME IN SITU (AIS) / AVEC INVASION


MINIME (AIM) :

– Correspondent aux verres dépolis (purs) radiologiques


– Prolifération tumorale de cellules pneumocytaires le
long des axes alvéolaires sans modifier l’architecture
pulmonaire
– AIM: architecture lépidique avec foyer(s) invasion(s) <
5 mm
– < 3 cm
– Pas embol vasculaire
– Pas infiltration de la plèvre
– Dgt uniquement sur pièce opératoire
– 100% de survie à 5 ans
LES ADENOCARCINOMES de GRADE INTERMEDIAIRE
• ADENOCARCINOME LEPIDIQUE : prolifération tumorale de cellules
pneumocytaires NON mucineuses associée à zone invasive > 5mm et/ou tumeur >
3 cm
• ADENOCARCINOME TUBULEUX : cellules tumorales s’organisent autour de
lumière glandulaire
• ADENOCARCINOME PAPILLAIRE : cellules tumorales s’organisent autour d’un axe
fibroconjonctif
LES ADENOCARCINOMES de HAUT GRADE
• ADENOCARCINOME SOLIDE : pas d’architecture glandulaire
• ADENOCARCINOME MUCINEUX : cellules tumorales mucosécrétantes, flaque de
mucus distendent les alvéoles, le plus souvent invasif, CK20+, TTF1-, donc difficile
à différencier des métastases (pancréas), souvent multifocal voire bilatéral
• ADENOCARCINOME MICROPAPILLAIRE : amas cellulaire sans axe fibrovasculaire,
diffusion endoalvéolaire, associé à mauvais pronostic
LES CARCINOMES EPIDERMOÏDES
• Tumeur le plus souvent proximale, 20% périphériques, TTF1 (-) et P40(+)
• OMS 2015 : kératinisant, non kératinisant, basaloïde
• Forme basaloïde : ressemble CNEGC (marqueurs neuro-endocrines), plus mauvais
pronostic
LES CARCINOMES ADENOSQUAMEUX
• < 5% des CNPC
• Tumeur le plus souvent périphérique
• Constitué par deux contingents (AK et CE) chacun >10 % de la surface tumorale
LES CARCINOMES A GRANDES CELLULES
• Pas de différenciation malpighienne ou glandulaire
– Donc TTF1 et P40 négatifs et pas de mucosécrétion
• Diagnostic uniquement sur pièce opératoire
Les Tumeurs neuro-endocrines (TNE)
• Marqueurs neuro-endocrines + (chromogranine A et synaptophysine)
Synaptophysine Chromogranine A

• Seul l’index de prolifération (Ki67) change entre ses tumeurs presque


100% dans les CPC alors que < 5 % dans les TC typiques
Ki67 CPC 80% Ki67 TC (<5%)
LES TNE
Bas grade (TC typique) Grade intermédiaire (TC atypique)

nombre de mitoses (≥2/2mm²) et présence de nécrose

Haut grade (CNEGC) Haut grade (CPC)

Cytologie (taille du cytoplasme et aspect du noyau)


DIAGNOSTIC SUR PETITS PRELEVEMENTS :
prise en charge
• Représente entre 70-80% des prélèvements (biopsie ou cytologie)
• Gestion doit prendre en compte, l’immunohistochimie à visée
diagnostique et la recherche moléculaire à visée théranostique
• Diagnostic : nécessité de distinguer les adénocarcinomes (solides)
des carcinomes épidermoïdes pour la prise en charge
thérapeutique
– Traitements non indiqués voire CI dans les CE:
• bevacizumab (avastin®) (risque hémorragique pour les CE proximaux)
• pemetrexed (alimta®) (meilleure efficacité dans les AK)
• Pas de thérapie ciblée car pas (ou exceptionnellement) de mutations EGFR, ALK,
ROS1, BRAF, HER2
LES PETITS PRELEVEMENTS : prise en charge
• Donc utilisation d’un panel immunohistochimique standardisé :
P40 (ou P63) et TTF1
– TTF1+ P40- : adénocarcinome
– P40+ TTF1- : carcinome épidermoïde

• Analyse moléculaire préconisée pour (stade avancé III-IV) :


– Adénocarcinome
– CGC, K adénosquameux (EGFR), K sarcomatoïde (mutations de
MET)
– Pas les CE sauf si non tabagiques ni les CNEGC ou CPC
DES pneumologie- janvier 2018

Le cancer pulmonaire - anatomo-pathologie -

- Diagnostic histologique - classification OMS 2015

- Classification TNM 2016 (8ème édition)

- Evaluation de l’expression de PD-L1


TNM 8ème édition
 La sous-classification de T1 en :
 pTis : AIS
 pT1a(mi): AIM
 T1a : tumeur ≤ 1 cm
 T1b : tumeur > 1 cm mais ≤ 2 cm
 T1c : tumeur > 2 cm mais ≤ 3 cm

 La sous-classification de T2 en:
 T2a : tumeur >3 cm ≤ 4 cm
 T2b : tumeur >4 cm mais ≤ 5 cm

 Le reclassement des tumeurs >5 cm et ≤ 7 cm en T3


 Le reclassement des tumeurs > 7 cm en T4
TNM 8ème édition
 Tumeurs multiples (métastases) : identique à 7ème édition
 Même lobe : T3
 Autre lobe homolatéral : T4
 Controlatéral : M1a

 Pas de changement du N

 Métastases intrathoraciques poumon controlatéral, plèvre,


péricarde : M1a
 Métastase(s) extrathoracique(s) : M1b (une seule) / M1c
(plusieurs)
TNM 8ème édition - stades
Stade IA : 3 sous-groupes

Stade IIIC T3-4N3


Stade IV séparé en 2 groupes
DES pneumologie- janvier 2018

Le cancer pulmonaire - anatomo-pathologie -

- Diagnostic histologique - classification OMS 2015

- Classification TNM 2016 (8ème édition)

- Evaluation de l’expression de PD-L1


Rôle de PD-L1
• PD-1 est une molécule de co-stimulation exprimée par les
lymphocytes T activés - PD-L1 est son ligand

• La liaison PD1/ PD-L1 déclenche un signal inhibant transitoirement


ou définitivement les capacités cytotoxiques des lymphocytes T
CD8+ (activité anti-tumorale).

• Cette interaction PD1/PD-L1 est d’abord un mécanisme


physiologique visant à réduire l’auto-immunité

• Mais lorsque PD-L1 est exprimé par les cellules tumorales, cette
interaction leur permet d’échapper à la surveillance immunitaire en
inhibant l’activation des lymphocytes T cytotoxiques.
Immunothérapie et PD-L1
• Nivolumab (inhibiteur PD1, BMS opdivo) AMM mars 2015 : pour
les carcinomes épidermoïdes, extension AMM pour les
adénocarcinomes, non conditionné à l’expression PD-L1

• Pembrolizumab (inhibiteur PD1, Merck Keytruda): AMM 1ère ligne


de traitement 2017 (expression PD-L1 > 50% des cell tum) et en
2ème ligne (>1% PD-L1)

• Problématiques :
 Contexte concurrentiel : chaque industrie pharmaceutique a
développé son Ac diagnostique avec un type d’automate donné
pour une molécule thérapeutique donnée (anti-PD1 et anti-PD-
L1)
 Seuil positivité différent pour chaque anticorps
Immunothérapie et PDL1
Environ 80% des carcinomes Marquage: positivité granulaire
pulmonaires expriment PD-L1 cytoplasmique avec renforcement
linéaire membranaire
(dont 20% >50% cell tum)

Biomarqueur imparfait :
- 20% des patients PD-L1
négatifs répondent
- seuls 20-30% de patients
positifs répondent

MAIS
- Faible cout
- Facilité et rapidité de la
technique
clone E1L3N (Cell Signaling)
CONCLUSION
Rôle du pathologiste dans la prise en charge des cancers
pulmonaires
• Classification histologique (OMS 2015) et stadification
pronostique (TNM 2016)
• Qualification du matériel pour les analyses moléculaires
• Eléments prédictifs de réponse aux traitements
(immunohistochimie)
– ALK
Thérapie ciblée (AMM)
– ROS1
– PDL1 Immunothérapie

Vous aimerez peut-être aussi