Etude Impa PDF
Etude Impa PDF
MEMBRE DE SIFÉE
Etude d‟Impact
23 Environnemental et Social
Audit Environnemental
PROMOTEUR : FOXTROT International
Audit de Sécurité (mise en place des POI &
PUS)
RAPPORT FINAL DEFINITIF
Bilans Ecologiques
Téléphone : (00225) 22 52 85 55 / 56
(00225) 22 52 85 57 / 58
(00225) 22 41 49 52
Télécopie : (00225) 22 41 49 83
Novembre 2012 1
E-mail : [email protected]
TABLE DES MATIERES
2
V. IDENTIFICATION, ANALYSE ET EVALUATION DE L’IMPORTANCE DES IMPACTS
INDUITS PAR LE PROJET ...................................................................................................... 95
5.1. Méthodologie ..................................................................................................................... 95
5.2. Identification et analyse des impacts ............................................................................... 102
5.3. Evaluation de l‟importance des impacts ........................................................................... 114
3
SIGLES ET ABREVIATIONS
4
LISTE DES TABLEAUX
5
LISTE DES FIGURES
Photo 1 : Actions sociales et dons de Foxtrot International faveur des communautés locales ............................. 44
Photo 2 : Végétation Vridi Est................................................................................................................................ 89
Photo 3: Végétation Vridi Ouest ............................................................................................................................ 89
6
IMPORTANCE DE L’ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
L‟Etude d‟Impact Environnemental et Social consiste à évaluer et documenter les possibilités, les
capacités, les fonctions des ressources des systèmes naturels et les systèmes humains afin de faciliter
la planification du développement et la prise de décision générale, ainsi qu‟à prévoir et à gérer les
impacts négatifs et les conséquences des propositions d‟aménagement en particulier.
L'Etude d'Impact Environnemental et Social est l'élément clé au niveau du projet. Elle est l‟examen
systématique des facteurs environnementaux au niveau de l‟élaboration des projets et de la prise de
décision. Elle s‟effectue avant toute prise de décision ou d‟engagement important dans un projet.
Son principal objectif est de fournir aux décideurs un rapport préalable sur les implications des diverses
modalités d‟exécution des activités envisagées du projet pour leur permettre d‟en tenir compte et de
modifier éventuellement la conception finale.
7
RESUME NON TECHNIQUE
8
I. RESUME NON TECHNIQUE
La présente Etude d‟Impact Environnemental et Social (EIES), relative au projet de pose de deux
nouveaux pipelines (Gazoduc de 14‟‟ et Oléoduc de 6‟‟) traversant le canal de Vridi, est réalisée par le
Bureau d‟Etudes Environnementales NEXON Consulting pour le compte de la société FOXTROT
International. Le projet est situé dans la Commune de Port Bouët. Au delà des intérêts multiples, des
opportunités économiques, financières et sociales qu‟offre ce projet, il n‟est pas sans possibles
conséquences sur l‟environnement.
Le présent rapport d'Etude d'Impact Environnemental et Social (EIES) a été élaboré pour apporter à
l'Agence Nationale De l'Environnement (ANDE), ainsi qu'aux autres structures techniques
gouvernementales parties prenantes au projet et au grand public, une connaissance détaillée des
enjeux environnementaux du projet et des mesures d'accompagnement associées à la mise en œuvre
dudit projet.
Ce document s'inscrit dans le cadre national du processus d'Evaluation Environnementale règlementée
par la Loi n°96-766 du 3 octobre 1996, portant Code de l‟Environnement et le Décret n°96-894 du 8
novembre 1996 déterminant les règles et procédures applicables aux études relatives à l‟impact
environnemental des projets de développement. Il est élaboré dans le but de permettre à FOXTROT
International d‟obtenir les arrêtés d‟approbation du projet et du Permis Environnemental d‟Exploiter de
la part du Ministère en charge de l‟Environnement. Le présent résumé non technique synthétise les
principales conclusions de l'Etude d‟Impact Environnement et Social.
Conduite de l’étude
Elle s‟est appuyée sur la démarche suivante :
visites de reconnaissance et d‟analyse du site du projet ;
analyse des documents disponibles sur le projet et son site d‟implantation ;
analyse des données physiques et biologiques issues des documents scientifiques édités ou
publiés par le Centre de Recherche Océanologique, des structures de recherche et les
universités relatives à la zone du projet ;
enquête socio-économique réalisée par le consultant dans la zone du projet.
9
Cette équipe est composée de :
Dr GUEDE Gboazo, Spécialiste en EIES, Chef d‟équipe, Directeur Technique de NEXON
Consulting ;
M OUATTARA Oumar, Expert Socio-économiste ;
Ir. KONAN Kouakou, Ingénieur spécialiste en hydrocarbures liquides et gazeux ;
M. FOFANA Souleymane, Spécialiste en risque industriel.
A ces textes nationaux, il faut ajouter les conventions, les accords et les traités internationaux relatifs à
l'environnement signés et ratifiés par la Côte d'Ivoire.
Description du projet
L'activité projetée par FOXTROT International est la pose de deux pipelines pour raccorder le réseau de
Gazoduc et Oléoduc sur la rive Ouest du canal de Vridi aux utilisateurs situés sur la rive Est du canal
qui sont : CIPREL, CIE, SIR, PETROCI, AGGREKO.
Il est à noter que trois (3) alternatives sont proposées dans le cadre de la présente étude afin de rendre
le projet viable écologiquement, économiquement et socialement.
10
Ce sont :
Pas de projet
Le projet n‟a pas vu le jour pour des raisons multiples.
Avantages
L‟avantage lié à cette alternative est qu‟aucun impact environnemental ne sera produit car le projet n‟est
pas réalisé.
Inconvénients
En l‟absence de construction des pipelines, les inconvénients sont les suivants :
Une pénurie de gaz naturel en Côte d‟Ivoire entrainant le délestage et le dysfonctionnement industriel
ainsi que des hôpitaux, des ménages ; etc. Ce serait une catastrophe nationale car FOXTROT
International à lui seul produit environ 70% de gaz naturel au niveau national.
Inconvénients
Les inconvénients liés à cette alternative sont négligeables écologiquement et économiquement.
11
Traversée en souille-mise en place de siphon par tirage
La traversée en souille-mise en place de siphon par tirage consiste à effectuer une tranchée par
dragage de manière à positionner les pipelines dans le fond du canal. Ces pipelines seront tirés en fond
de tranchée à l‟aide d‟un treuil placé sur la rive opposée à celle de la construction du tronçon.
Avantages
L‟étude de faisabilité réalisée par FOXTROT International montre que cette alternative ne présente
aucun avantage en termes d‟investissement.
Inconvénients
Les inconvénients liés à cette alternative sont les suivants :
- Risques économiques : cette alternative entraînera l‟arrêt total de toutes les activités
portuaires au niveau du canal, pendant deux semaines environ. Elle entraînera également
l‟arrêt total du trafic routier au niveau du canal de Vridi, avec pour conséquence la réduction
des recettes du Port Autonome d‟Abidjan ainsi que les activités de la Société Ivoirienne de
Raffinage (SIR) car aucun pétrolier ne pourra accoster pour les opérations de chargement et
déchargement des produits pétroliers dans le canal.
Ces risques économiques entraîneront le refus de la réalisation du projet par le Gouvernement
Ivoirien.
- Risques environnementaux : cette méthode entraînera la réalisation de tranchée dans le lit du
canal de Vridi. Elle dégradera ainsi le fond du canal et favorisera une destruction de la faune
aquatique.
- Risques sociaux : Les travaux de réalisation de la tranchée et de pose de pipelines dans le
fond du canal par tirage entraîneront des risques de noyade.
- Moyens logistiques nécessaires pour le tirage du tronçon : treuil à forte capacité de tirages,
barges, dragueuses, pelles hydrauliques, grues et foreuse tarière, etc.
Cette solution est à écarter pour la mise en œuvre du projet car elle est dangereuse pour
l‟Environnement et les activités économiques du pays.
12
Description de l'environnement de la zone d’influence du projet
Environnement physique
Le plateau continental ivoirien forme un croissant à cheval sur le 5ème degré de latitude nord, limité à
l'est par le 3ème et à l'ouest par le 8ème degré de longitude ouest (L. MARTIN, 1969a - 1971). Sa
largeur est en moyenne de 20 à 25 km et il est généralement peu accidenté excepté en face d‟Abidjan
où s‟ouvre le canyon sous-marin du Trou-sans-fond (Colin et al. 1994). A cet endroit, la pente moyenne
est de 200 m par mille nautique alors qu‟elle n‟est en moyenne que de 8 m par mille nautique en dehors
du canyon.
Milieu biologique
Les caractéristiques physico-chimiques des eaux de la lagune influencent fortement sa richesse
floristique et faunistique, également sous l‟influence de la pression anthropique et des pollutions
bactériologiques associées. La biodiversité de la lagune Ebrié est composée de phytoplancton, de
zooplancton, des poissons, des organismes benthiques comme les crabes, sans oublier les
macrophytes aquatiques vivant sur les berges et dans la pleine eau.
Environnement Socio-économique
La zone d‟implantation du projet est située dans le District Autonome d‟Abidjan (zone portuaire de Vridi
de Port Bouët) et le Département de Jacqueville.
La Commune de Port Bouët couvre une superficie d‟environ 111 Km2 pour une population de 211 658
habitants d‟après le Recensement Général de la Population et de l‟Habitat en 1998.
Le Département de Jacqueville s‟étend sur une superficie de 678 km² et compte 52 871 habitants, selon
le Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH, 1998)
Les différentes activités dans les deux localités sont du secteur primaire, secondaire et tertiaire.
13
Zone d’influence directe
Canal de Vridi
C‟est un canal rectiligne orienté SE-NW pour éviter la pénétration de front des lames du Sud-ouest. Son
débouché en mer, situé au point de changement d‟orientation de la côte, a nécessité la construction de
jetées et musoirs pour la protection contre l‟ensablement. Le canal de Vridi a une longueur de 2,7 km et
large de 370 m au plan d‟eau, ainsi qu‟une profondeur navigable de 13,5 m.
Conclusion
Les résultats de l‟analyse des impacts potentiels négatifs et positifs du projet y compris les
mesures d‟atténuation ou de compensation préconisées dans le PGES de l‟EIES selon la
technique du Forage Horizontal Dirigé (FHD), méthode sélectionnée par FOXTROT International
pour la réalisation de son projet, mettent en évidence la viabilité écologique dudit projet qui doit
être soutenu par le Gouvernement Ivoirien.
15
INTRODUCTION
16
II. INTRODUCTION
La présente Etude d‟impact Environnemental et Social (EIES) porte sur le projet de pose de deux
nouveaux pipelines (Gazoduc et Oléoduc) traversant le canal de Vridi dans le cadre du renforcement
des capacités et de la fiabilisation du système de transport du gaz naturel de FOXTROT
International. En effet, ce projet va permettre à FOXTROT International, qui produit environ 70% de gaz
naturel de la République de Côte d‟Ivoire, d‟avoir un système performant et sécurisé d‟alimentation
régulière en gaz naturel des installations de CIPREL, CIE et AGGREKO pour la production nationale
d‟électricité.
Aussi, l‟EIES a-t-elle été réalisée par NEXON Consulting conformément aux dispositions du Code de
l‟Environnement en vigueur en République de Côte d‟Ivoire et dans le strict respect de la réglementation
en vigueur en matière de protection environnementale.
Cette étude vise à apprécier et évaluer les effets directs ou indirects, à court, moyen et long termes des
activités liées au projet de FOXTROT International sur l‟environnement, et à s‟assurer que les mesures
nécessaires sont prises en vue de maintenir les impacts potentiels dudit projet à des niveaux de seuils
environnementaux acceptables.
Les mesures liées à la protection de l‟environnement et à la sécurité lors des travaux seront
développées et synthétisées dans le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) qui
regroupe l‟ensemble des activités du projet, leurs impacts environnementaux et les mesures
préconisées.
Il est à noter que trois (3) alternatives sont proposées dans le cadre de la présente étude afin de rendre
le projet viable écologiquement, économiquement et socialement, à savoir (i) pas de projet, (ii)
traversée par Forage Horizon Dirigé (FHD) et (iii) traversée en souille-mise en place de siphon par
tirage.
La traversée par Forage Horizon Dirigé, l‟alternative retenue, a été déjà utilisée en Côte d‟Ivoire par les
opérateurs United Meridian International Company (UMIC) et APACHE en 1994 et 1998 pour la pose du
pipeline de FOXTROT existant sous le canal de Vridi. Cette technique a été aussi utilisée en Tunisie
par la Société Tunisienne d‟Electricité et Gaz en mai 2006 dans le cadre de la réalisation des projets de
Gazoduc d‟alimentation en gaz de Souassi et d‟El Jem, ainsi que de Gazoduc Goulette – Kram.
Une étude détaillée de ces différentes alternatives est présentée dans le Chapitre 3 (sections 3.4.2 et
3.4.3) du présent rapport de l‟EIES.
17
2.1. Objet de l’étude
Une Etude d‟Impact Environnemental et Social (EIES) consiste à mesurer les effets positifs ou négatifs
d‟un projet sur l‟environnement, les individus et/ou les communautés. Pour y parvenir, différentes
actions sont entreprises telles que :
collecte et revue approfondies des données relatives aux conditions environnementales et
socio-économiques existantes et au cadre législatif et administratif ;
évaluation de tous les effets positifs/négatifs environnementaux et sociaux, et des difficultés
technologiques associées au projet ;
identification et planning de mesures correctives envisagées pour atténuer ou compenser
des effets négatifs potentiels ;
développement d'un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) comprenant les
mesures d'atténuation, ainsi que des exigences de surveillance et de suivi ;
gestion et conduite de la consultation du public par le Bureau d‟Etudes Environnementales
en charge de l‟étude telle que définie par l‟Agence Nationale De l‟Environnement (ANDE) ;
gestion et conduite d‟une enquête publique par l‟ANDE si cela s‟avère nécessaire.
19
seulement si le promoteur prend certaines mesures complémentaires pour limiter ou
compenser des impacts négatifs de son projet sur l‟environnement; (iii) Le projet n‟est pas
acceptable du point de vue environnemental et est rejeté. La décision d‟approbation du projet
est prise par les autorités compétentes en charge de l‟environnement en tenant compte de
l‟avis d‟acceptabilité environnemental donné par la commission technique interministérielle
commise à cet effet. Le promoteur obtient un arrêté portant approbation du rapport suivi d‟un
cahier de charges qui justifie la conformité du projet à la réglementation environnementale en
vigueur.
La zone d'emprise des impacts environnementaux sur les milieux physique, naturel et humain
englobera :
- le périmètre du site d‟influence du projet ;
- le périmètre des zones d‟activités;
- les périmètres correspondants aux risques de pollution de l‟eau du canal et des autres
écosystèmes de la zone d‟influence du projet ;
- etc.
20
En somme, par la prise en compte de la question de gestion environnementale dans sa Constitution du
23 Juillet 2000 en ses Articles 19, 28 et 71, la Côte d‟Ivoire venait de montrer aux yeux de la
Communauté Internationale et de l‟Humanité que cette question est fondamentale pour créer une
Nation très forte pour un Développement Durable.
En plus du MINEDD dont les différentes structures administratives sont inventoriées, dans le cadre de
ce projet, les détails de toutes les structures et institutions susceptibles d‟être concernées sont
énumérées dans le tableau n° 1 ci-dessous.
22
Tableau 1: Structures et Institutions concernées dans l’EIES
Institutions Description
Ministère des Mines, Ce Ministère est le premier interlocuteur officiel des opérateurs miniers et pétroliers.
du Pétrole et de Il conçoit et coordonne la mise en place de la politique nationale en matière de mines et d‟hydrocarbures.
l’Energie Il soumet après avis technique favorable de la Direction Générale des Hydrocarbures (DGH) et de
PETROCI (Société Nationale d'Opérations Pétrolières de la Côte d‟Ivoire), les demandes de blocs
pétroliers, de permis de recherche et autres problèmes d‟envergure du secteur à l‟attention du Conseil
des Ministres pour la prise des décisions.
Les renouvellements successifs des titres miniers et pétroliers, autorisations d‟exploration et de
production, l‟octroi et les renouvellements successifs des autorisations diverses (exploration artisanale
d‟or et de diamant, exploration des carrières de sables et matériaux de construction, commercialisation
des métaux précieux, exportation, importation et utilisation des substances explosives, exploration,
création de stations-service, de dépôts consommateurs, des nominations de gaz, des importations de
produits pétroliers, etc.) sont du ressort exclusif du Ministre des Mines et de l‟Energie.
De façon spécifique, on a les services suivants :
la Direction Générale des Hydrocarbures : c‟est l‟organe du Ministère des Mines et de l‟Energie
qui est responsable de l‟application de la politique nationale en matière d‟hydrocarbures. Il
s‟occupe, entre autre, de l‟instruction des dossiers de demandes d‟autorisations diverses, du
contrôle et du suivi des activités d‟exploration et de production pétrolière, de raffinage, de
stockage, de distribution et de transport des hydrocarbures sur l‟étendue du territoire national
la PETROCI (Société Nationale d'Opérations Pétrolières de la Côte d‟Ivoire) : c‟est la société
étatique des opérations pétrolières qui est placée sous la tutelle du Ministère des Mines et de
l‟Energie. Il existe depuis 1975.
La PETROCI a pour mission, entre autres, de procéder à la valorisation des ressources
pétrolières nationales. De développer une industrie des hydrocarbures, d‟identifier et de mettre
en valeur le potentiel pétrolier national à travers les campagnes de promotion des blocs
pétroliers. De signer les accords de partenariat avec des sociétés du secteur, de prendre des
participations dans les projets sur le plan national et hors du pays. De mettre en place une base
de données fiable du potentiel des hydrocarbures, etc.
la SIR (Société Ivoirienne de Raffinage) : avec PETROCI, elle assure l‟approvisionnement de la
Côte d'Ivoire en produits pétroliers. C‟est la société nationale, à participation privée, de raffinage
de pétrole brut. Elle est placée sous la tutelle du Ministère des Mines et de l‟Energie. Créée
depuis 1963, la SIR a pour mission, entre autres, de procéder au raffinage du pétrole brut en
provenance de divers horizons, d‟assurer l‟approvisionnement national en pétrole brut et en
produits pétroliers finis.
la GESTOCI (Société de Gestion des Stocks Pétroliers de Côte d‟Ivoire) : créée en 1983, la
GESTOCI exploite aujourd'hui 3 dépôts (Abidjan, Bouaké et Yamoussoukro) avec une
capacité de 400 000 m3 environ. Elle est chargée de la gestion des stocks de sécurité
nationaux.
Ministère des Ce ministère est partie prenante de l‟EIES et du suivi des mesures du Plan de Gestion
Transports Environnemental à travers la Direction Générale des Affaires Maritime et Portuaires (DGAMP).
Deux services sont directement concernés :
Service de l‟Environnement Marin et Lagunaire dont la mission est de :
- suivre la mise en œuvre de la réglementation en matière de prévention et de lutte
contre la pollution ;
23
-préparer et mettre en œuvre les plans d‟urgence environnementale en liaison avec
les structures compétentes ;
- suivre et mettre en œuvre toute action de sensibilisation et de protection de
l‟environnement marin et lagunaire.
Direction de la navigation, de la sécurité et de la garde côtière à travers la sous direction de la
garde côtière dont les missions sont :
- assurer la sécurité de la navigation et des transports marins ;
- assurer la protection et la sécurité des approches maritimes ;
- participer aux programmes de recherche, d‟assistance et de sauvegarde en mer ;
- participer à la mise en œuvre de toutes les mesures de contrôle de prévention et
de lutte contre la pollution marine.
Ministère de Le Ministère avec sa Direction générale des douanes, est chargé de la formulation des lois et stratégies
l’Economie et des économiques, de l‟administration économique de toutes les institutions publiques, et des entreprises
Finances appartenant en partie ou entièrement à l‟Etat. Il est également responsable des services fiscaux et
douaniers.
Ministère des Ce département ministériel supervise la gestion des ports du pays notamment le Port Autonome
Infrastructures d‟Abidjan (PAA)
Economiques
Ministère des Il dispose de plusieurs départements techniques. Le département qui intervient dans le projet est la
Ressources Animales Direction des productions halieutiques. Celle-ci est l‟autorité de gestion de la pêche : elle assure la
et Halieutiques réglementation de la pêche et le suivi des pêcheurs.
Ministère des Eaux La Direction Générale des Eaux et Forêts regroupe la Direction des Ressources en Eau, la Direction du
et Forêts Reboisement et du Cadastre Forestier, la Direction de la Politique Forestière et du Contentieux, la
Direction de la Faune et des Ressources cynégétiques.
Au titre des Directions et des Services rattachés au cabinet, nous pouvons citer notamment l‟Inspection
Générale des Eaux et Forêts (IGEF) qui regroupe la Direction des Etudes, de la Planification et de
l‟Evaluation (DEPE), la Direction de la Production et des Industries Forestières (DPIF), la Direction des
Affaires Administratives et Financière (DAAF), la Direction des Technologies de l‟Informatique, des
Statistiques et des Archives (DISA), la Direction des Ressources en Eau (DIRE), le Service de la
Communication (SERCOM), la Cellule de Suivi et la Coordination des Activités des Structures Sous
tutelle (CESCAS) ainsi que le Service Autonome de la Formation et de l‟Enseignement (SAFE).
Ministère de la Santé Le Ministère de la Santé et de la Lutte contre le SIDA est chargé de la mise en œuvre et du suivi de la
et de la Lutte contre le politique du Gouvernement en matière de santé et de la lutte contre le SIDA.
SIDA La politique de santé en Côte d‟Ivoire est fondée sur les Soins de Santé Primaires (SSP). Elle est mise
en œuvre par le Ministère de la Santé. Dans les régions, cette politique est mise en place par des
Directions Régionales et leurs structures décentralisées.
La politique de l‟hygiène consiste à proposer et mettre en œuvre des mesures d‟incitation,
d‟encouragement ou de sanctions pour les populations, les responsables des collectivités locales dans
la réalisation des opérations d‟hygiène publique.
Les services et directions du Ministère de la santé sont :
- la Direction des Infrastructures, de l'Equipement et de la Maintenance (DIEM) ;
- la Direction Générale de la Santé (D.G.S) ;
- la Direction des Etablissements et des Professions Sanitaires (DEPS) ;
- la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM) ;
- la Direction Générale de l‟Hygiène Publique (DGHP).
Ministère de l’Emploi, Le Ministère de l‟Emploi, des Affaires Sociales et de la Solidarité est chargé de la mise en œuvre et du
des Affaires Sociales suivi de la politique du Gouvernement en matière de l‟emploi, de la lutte contre la pauvreté et des
et de la Solidarité questions liées aux affaires sociales.
A ce titre et en liaison avec les autres départements ministériels intéressés, il a l‟initiative et la
responsabilité des actions en matière de l‟emploi et en matière des affaires sociales.
24
Ministère d’Etat, Ce Département ministériel est concerné par la protection de l'environnement en raison de l'implication
Ministère de l'Intérieur de la commune de Port-Bouët et du Département de Jacqueville qui lui sont rattachés.
Ministère de Les universités, les centres et instituts de recherche, les laboratoires sous tutelle de ce Département
l'Enseignement ministériel participent par leurs programmes d'enseignement et de recherche à la gestion durable de
Supérieur et de la l'environnement. Le Centre de Recherches Océanologiques (CRO) participe à la collecte de
Recherche l'information en vue d'une meilleure connaissance des écosystèmes.
Scientifique
Ministère délégué Son rôle de surveillance des eaux territoriales et de la Zone Economique Exclusive (ZEE) confère à ce
auprès du Président Ministère un rôle de veille en matière de lutte contre les pollutions générées par les activités industrielles.
de la République
chargé de la Défense
25
Le Principe de précaution : « Lors de la planification ou de l'exécution de toute action, des mesures
préliminaires sont prises de manière à éviter ou réduire tout risque, tout danger pour l'environnement.
Toute personne dont les activités sont susceptibles d'avoir un impact sur l'environnement doit, avant
d'agir, prendre en considération les intérêts des tiers ainsi que la nécessité de protéger l'environnement.
Si, à la lumière de l'expérience ou des connaissances scientifiques, une action est jugée susceptible de
causer un risque ou un danger pour l'environnement, cette action n'est entreprise qu'après une
évaluation préalable indiquant qu'elle n'aura pas d'impact préjudiciable à l'environnement ».
Le Principe de Préservation de la diversité biologique : « Toute action doit éviter d'avoir un effet
préjudiciable notable sur la diversité biologique ».
Le Principe "Pollueur-Payeur" : « Toute personne physique ou morale dont les agissements et/ou les
activités causent ou sont susceptibles de causer des dommages à l'environnement est soumise à une
taxe et/ou à une redevance. Elle assume en outre toutes les mesures de remise en état ».
26
L‟Article 39 stipule que : « Tout projet important susceptible d'avoir un impact sur l'environnement doit
faire l'objet d'une étude d'impact préalable. Tout projet fait l'objet d'un contrôle et d'un suivi pour vérifier
la pertinence des prévisions et adopter les mesures correctives nécessaires ».
Dans l‟Article 41, il est stipulé : « L'examen des études d'impact environnemental par le Bureau d'Etude
d'Impact Environnemental, donnera lieu au versement d'une taxe au Fonds National de l'Environnement
dont l'assiette sera précisée par décret ».
27
L‟Article 75 stipule que : « Sont interdits : les déversements, les rejets de tous corps solides, de toutes
substances liquides, gazeuses, dans les cours et plans d'eaux et leurs abords ; toute activité
susceptible de nuire à la qualité de l'air et des eaux tant de surface que souterraines ».
o Loi n° 95-15 du 12 janvier 1995, portant Code du Travail, modifiée par la loi n° 97-400 du
11 Juillet 1997
Dans son Article 1, il est stipulé : "le présent Code du Travail est applicable sur tout le territoire de la
République de Côte d'Ivoire. Il régit les relations entre employeurs et travailleurs résultant de contrats
conclus pour être exécutés sur le territoire de la République de Côte d'Ivoire. Il régit également
l'exécution occasionnelle, sur le territoire de la République de Côte d'Ivoire, d'un contrat de travail
conclu pour être exécuté dans un autre Etat. Toutefois, cette dernière disposition n'est pas applicable
aux travailleurs déplacés pour une mission temporaire n'excédant pas trois mois".
29
Est obligatoirement affilié à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale tout employeur occupant des
travailleurs salariés tels que définis à l'Article 2 du Code du Travail. L‟affiliation prend effet à compter du
premier embauchage d'un travailleur salarié.
Loi n° 84-1367 du 26 décembre 1984, portant Loi des Finances pour la Gestion 1985.
Annexe Fiscale à la Loi de Finance pour la Gestion 1985
Article 8 définit le « réajustement des frais de contrôle et d'inspection des Etablissements dangereux,
insalubres ou incommodes. Ces taxes semestrielles de contrôle et d'inspection des Etablissements
dangereux, insalubres ou incommodes sont fixées ainsi qu‟il suit :
a) Frais de contrôle proprement dits :
1) Taxe fixe
- 7500 francs pour les Etablissements de Première Classe ;
- 6000 francs pour les Etablissements de Deuxième Classe ;
- 4500 francs pour les Etablissements de troisième Classe.
2) Taxe proportionnelle à la surface couverte des ateliers de l‟Etablissement considéré est fixée par
mètre carré et payable semestriellement.
30
o Décret n°96-206 du 07 mars 1996 relatif au Comité d’Hygiène, de Sécurité et des
Conditions de Travail
Dans son Article 1, il est stipulé : « Conformément aux dispositions prévues à l'Article 42.1 du Code du
Travail, dans tous les Etablissements ou entreprises occupant habituellement plus de cinquante
salariés, l'employeur doit créer un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ».
o Décret n°98-43 du 28 janvier 1998 relatif aux Installations Classées pour la Protection de
l’Environnement.
Dans son Article 1, il est stipulé :" Sont soumis aux dispositions du présent décret, les usines, dépôts,
chantiers, carrières, stockages souterrains, magasins, ateliers et, d'une manière générale, les
installations exploitées ou détenues par toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui
peuvent présenter des dangers ou des inconvénients pour la commodité du voisinage, pour la santé, la
sécurité, la salubrité publique, pour l'agriculture, pour la protection de la nature et de l'environnement".
o Décret n°2005-03 du 06 janvier 2005 portant Audit Environnemental a pour objet d‟apprécier,
de manière périodique, l‟impact que tout ou partie des activités, des modes opératoires ou de
l‟existence d‟un organisme ou ouvrage est susceptible, directement ou indirectement, de générer sur
31
l‟environnement. Dans son Article 3, il est stipulé : "Sont soumis, tous les trois (3) ans, à l‟Audit
Environnemental, les entreprises, les industries et ouvrages, ou partie ou combinaison de celles-ci, de
droit public ou privé, sources de pollution, qui ont leur propre structure fonctionnelle et administrative".
Dans son Article 6, il est stipulé : "L‟Audit Environnemental permet au Ministère chargé de
l‟environnement de veiller au respect des normes, d‟exiger des mesures de prévention, d‟atténuation et
de réparation ou de prendre des sanctions dans le cas du non respect délibéré ou de la récidive".
o Arrêté n°00996 du 28 octobre 2007 modifiant l’arrêté n°556 du 27 février 2002 portant
création d‟une unité pour la constatation et la répression des infractions à la réglementation relative à la
protection de l‟environnement marin, lagunaire et du littoral, et instituant une unité de police pour la lutte
contre la pollution des milieux récepteurs (sol-eau-air) dénommé « UNIPOL ».
Au travers de ces Lois, Décrets, Arrêtés et Ordonnances, l‟Etat de Côte d‟Ivoire veut assurer la
protection de l‟environnement contre les conséquences néfastes sur l‟environnement pouvant découler
de la réalisation des projets de développement.
32
Tableau 2 : Réglementation relative aux différents aspects du projet
33
Tableau 2 suite : Réglementation relative aux différents aspects du projet
Instruction interministérielle n°070/INT/PC du 13 mai Chapitre I : Point 1,1 : La lutte contre un sinistre survenant dans une industrie
1994 : plan ORSEC sinistre technologique à caractère dangereux concerne en premier lieu le chef d'établissement qui
doit être à même d'engager les opérations avec les moyens qui lui ont été
prescrits à cet effet. Ce n'est que s'il y a menace pour le voisinage ou
l'environnement et que les effets risquent de s'étendre à l'extérieur de
l‟établissement que le préfet, sera amené à prendre la direction des
opérations. Le chef d'établissement conservera, par délégation d'autorité, la
conduite des opérations à l'intérieur de son installation.
Chapitre 11 : Point 2.2 : Le Plan d'Opération Interne (P.O.l) .est établit par le
Chef d'établissement qui en est entièrement responsable. Il est soumis aux
pouvoirs publics compétents (D.G.ll ; D.P.C ; G.S.P.M ; S.U.C.) pour
commentaire et approbation. L'obligation d'établir un P.O.l. et de satisfaire
aux exigences de sécurité qui en découlent sera prévue dans les arrêtés
d'autorisation pris au titre des installations classées pour les établissements
concernés.
Décret n° 98-42 du 28 janvier 1998 portant Organisation du Plan POLLUMAR (MARPOL)
organisation du plan d'urgence de lutte contre les
pollutions accidentelles en mer, en lagune et dans les
zones côtières
Arrêté n° 00996 du 28 octobre 2007 modifiant l'Arrêté Création d'une unité de police pour la constatation et la répression des
n° 556 du 27 février 2002 infractions à la réglementation relative à la protection de l'environnement
marin, lagunaire et du littoral, et instituant une unité de police pour la lutte
contre la pollution des milieux récepteurs (sol-eau-air) dénommé « UNIPOL
»
34
Intitulés de la convention ou Date de ratification
Objectif visé
accords par la Côte d’Ivoire Aspects liés aux activités du projet
Convention d‟ABIDJAN relative à Prévenir, réduire, maîtriser et 1982 Amener toutes les parties contractantes à prendre
la coopération en matière de combattre la pollution et des mesures appropriées pour prévenir, réduire,
protection et de mise en valeur promouvoir la gestion de combattre et maîtriser la pollution de la zone
du milieu marin et des zones l‟environnement. Ouest et Centre de l‟Afrique et pour assurer une
côtières de la région de l‟Afrique gestion rationnelle des ressources naturelles du
de l‟Ouest et du Centre (1981) point de vue de l‟environnement en utilisant les
meilleurs moyens, compte tenu de leurs
possibilités.
Elle impose aussi aux Etats parties de faire de
l‟évaluation d‟impact sur l‟environnement pour tout
projet de développement.
Convention de BÂLE sur le La Convention vise à contrôler les 1994 Réduire les mouvements transfrontaliers des
contrôle des mouvements mouvements transfrontaliers de déchets soumis à la convention à un minimum
transfrontaliers des déchets matières et de déchets recyclables compatible avec une gestion environnementale
dangereux et de leur élimination dangereux ainsi que la promotion efficace et sensée de tels déchets. Minimiser la
(1989) de la gestion écologique. quantité et la toxicité des déchets générés et de
leur assurer une gestion environnementale
performante, aussi proche que possible de leur
source d‟émission. Aider les Etats membres à
mettre en place une gestion environnementale
performante des déchets dangereux et autre qu‟ils
génèrent.
Convention de BAMAKO sur Interdiction d‟importation en 1994
l‟interdiction d‟importer en Afrique de tous les déchets Elle pose le principe d‟interdiction absolue
Afrique des déchets dangereux dangereux, pour quelque raison d‟importer des déchets.
(1991) que ce soit, en provenance des
Parties non contractantes. Leur
importation est déclarée illicite et
passible de sanctions pénales.
Convention cadre des Nations Utilisation équitable et efficace des 1984 Déclaration de principes généraux pour toute
Unies sur le droit de la mer ressources des mers, la activité d‟exploitation de ressource océanique :
(1982) conservation de leurs ressources gaz, pétrole, minéraux et poissons. Elle contient
biologiques, l‟étude, la protection l‟obligation pour les Etats de prendre toutes les
et la préservation du milieu marin. mesures nécessaires pour contrôler la pollution de
l‟environnement marin, y compris la réduction au
minimum des déversements des installations
utilisées dans l‟exploitation offshore de ressource
naturelles ; la prise de mesures pour prévenir les
accidents et pouvoir apporter des réponses
urgentes, la réglementation de la conception, de la
construction, de l‟équipement et de l‟équipage de
ces installations ; la conduite d‟évaluation d‟impact
environnemental avant de commencer toute
activité potentiellement nocive.
Les Etats devront établir des règles internationales
et régionales pour le contrôle de la pollution
marine liée aux unités offshore et aux activités des
fonds marins. Les Etats devront s‟assurer qu‟un
recours existe dans leur législation pour apporter
un dédommagement rapide et adéquat à tout
dommage causé par la pollution marine.
35
Tableau 3 suite : Conventions et accords internationaux ratifiés par la Côte d’Ivoire
36
2.6.1.3. Information et consultation du public
L‟information et la consultation du public mettront l‟accent sur la participation de la population dans la
mise en œuvre du projet. Elle consistera à recueillir les opinions des populations et connaîtra leur degré
d‟acceptabilité du projet. A cette étape, toutes les informations relatives et utiles au projet et également
tous les enjeux environnementaux devront être portés à leur connaissance. L‟expérience du Consultant
acquise dans les projets similaires, indique que l‟information et la sensibilisation du public constituent un
enjeu d‟autant plus important de l‟étude puisqu‟elle doit plus tard, faire l‟objet d‟une enquête publique si
cela s‟avère nécessaire selon l‟ampleur des enjeux environnementaux et humains du projet. Cette
enquête doit être diligentée et menée par l‟Agence Nationale De l‟Environnement (ANDE).
37
Mise en contexte du projet
- Présenter l‟initiateur et son consultant
- Expliquer le contexte et la raison d‟être du projet
- Décrire les solutions de rechanges au projet
- Justifier le choix de la solution retenue
38
Négatif: un impact est considéré comme négatif s‟il représente un changement défavorable par rapport
à l‟état initial ou s‟il introduit un facteur indésirable.
Positif: un impact est considéré comme positif s‟il représente une amélioration de l‟état initial ou s‟il
introduit un facteur favorable.
Les données des investigations ci-dessus indiquées et les documents techniques obtenus auprès de la
société FOXTROT International ont servi à l‟élaboration de la présente étude à partir du planning
indiqué dans le tableau 4.
39
Tableau 4 : Calendrier d’exécution de L’EIES
JUILLET AOUT
Jours ouvrés
Activités 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
Réunion de démarrage
Visite de site
Elaboration du rapport
d’EIES
Dépôt du Draft 1 rapport
provisoire au promoteur
Corrections :
suggestions du
promoteur
Prise en compte des
suggestions et
remarques du promoteur
Dépôt du Draft 2 rapport
provisoire au promoteur
Corrections :
suggestions du
promoteur
Prise en compte des
suggestions et
remarques du promoteur
Dépôt du rapport final
provisoire au promoteur
pour transmission à
l’ANDE et validation
40
DESCRIPTION DU PROJET
41
III. DESCRIPTION DU PROJET
3.1. Promoteur du projet
FOXTROT International est une entreprise industrielle du secteur de l‟énergie, spécialisée dans
l‟exploration et la production de gaz, de pétrole et de leurs dérivés. Présent depuis plus de dix ans
dans le Golfe de Guinée, FOXTROT International est aujourd‟hui le principal partenaire de la Côte
d‟Ivoire dans l‟exploitation du champ d‟hydrocarbures du Bloc CI-27.
La protection de l‟environnement est au cœur de la démarche de FOXTROT International. Le
Groupe a développé son propre plan de maîtrise des risques, le « Référentiel Sécurité et
Environnement ». Chaque projet fait l‟objet d‟une Etude d‟Impact Environnemental et d‟une analyse
spécifique des risques technologiques. FOXTROT International s‟engage à préserver l‟écosystème
et le cadre de vie des communautés locales. Le Groupe contribue à la diffusion de ces valeurs à
l‟intérieur et à l‟extérieur de l‟entreprise. Le siège social de la société FOXTROT International est
situé dans le domaine du Port Autonome d‟Abidjan et répond à l‟adresse suivante :
Au niveau social, FOXTROT International s‟engage dans les actions sociales en faveur des
communautés locales au niveau de tous les projets menés. En effet, plusieurs réalisations ont été
effectuées par FOXTROT International au profit des populations des zones d‟exploitation (voir les
photos 1a, 1b, 1c, 1e, 1f, 1g, 1h et 1j). En plus des actions constructives, FOXTROT International a
offert des dons en matériels aux populations des zones des projets (photos 1d et 1i). Le coût de ces
différentes réalisations s‟élève à environ 630 millions de FCFA.
42
Photo 1a : KRAFFY – Logement des
Maîtres d’Ecole Photo 1b: SASSAKO-
Marché
43
Photo 1g : ADJUE – Maison des
Photo 1h : ADDAH – Maternité
maîtres
Photo 1 : Actions sociales et dons de Foxtrot International faveur des communautés locales
Le Département de Jacqueville fait partie de la région des Grands Ponts. Il regroupe 165 campements
et est situé au bord de l'océan Atlantique, sur le golfe de Guinée, à l'ouest d‟Abidjan.
Le projet est situé dans la zone portuaire de Vridi. Le site d‟implantation du projet est le canal de Vridi
qui a un tirant d‟eau de 12 m et un tirant d‟air de 11,8 m.
Le tracé illustré sur la figure 2 montre respectivement le trajet des pipelines sur la partie terrestre et la
traversée du canal de Vridi. Les coordonnées GPS du tracé sont mentionnées dans le tableau 5.
44
Une carte succincte présentant les zones d‟influence directe et indirecte est annexée au présent rapport
d‟EIES à l‟annexe 2.
Légende
Tracé
Station Vridi Ouest
Point GPS
45
Point 2 : Point de sortie ou point de chute du Forage Horizontal Dirigé (FHD)
Le point de sortie du Forage Horizontal Dirigé sur la rive Ouest du canal de Vridi est situé à plus de
200 m du lit du canal. Ce site sera aussi aménagé comme un chantier sécurisé d‟exécution des
travaux. Cette zone n‟abrite aucune habitation.
A partir du point 2, les pipelines seront enfouis à une profondeur moyenne de 1,20 m par tranchée
pour atteindre le point 3 où se trouve la station Vridi Ouest de FOXTROT. La longueur de la pose
des pipelines par tranchée est estimée à environ 800 m. Le tracé des deux nouveaux pipelines est
situé à 10 m des pipelines existants.
A la fin des travaux de pose des pipelines, les deux sites ayant servi de chantiers d‟exécution des
travaux seront entièrement réhabilités. Pour ce faire, un procès verbal de l‟état des deux sites sera
établi avant et après les travaux. Ce procès verbal présentera l‟état initial de l‟environnement avant
les travaux et l‟état de l‟environnement après le projet.
Tableau 6 : Valeur des besoins en gaz naturel des centrales thermiques et industrielles
Centrales thermiques Quantité de gaz naturel en
et industrielles Mmscf/j
CIPREL 90 (+ 30 en 2014)
CIE 28
AGGREKO 17 (+ 10 à la fin 2012)
SIR, PETROCI et autres 25
Total 200
L‟alimentation en gaz des centrales de Vridi est à ce jour assurée par deux Gazoducs dont :
- Un (1) Gazoduc 12‟‟ de FOXTROT International d‟une capacité de 105 Mmscf/j aux pressions
de livraison, et
- Un (1) Gazoduc 14‟‟ d‟AFREN d‟une capacité de 110 Mmscf/j aux pressions de livraison.
Les deux Gazoducs ont une capacité totale de fourniture de 215 Mmscf/j de gaz naturel.
Le rapport entre la quantité de gaz naturel produite et celle consommée permet de conclure que la
capacité de gaz naturel fournie est sensiblement égale à la quantité de gaz naturel consommée ou
autrement l‟offre en gaz naturel est sensiblement égale à la demande en gaz naturel.
46
Nous déduisons de cette analyse qu‟en cas d‟avarie ou de travaux sur l‟un des pipelines actuellement
en service, certaines centrales thermiques ou industrielles seront privées de gaz naturel. Ainsi, l‟arrêt
des livraisons des centrales thermiques ou industrielles en gaz entrainerait un délestage d‟électricité
d‟environ 70% en Côte d‟Ivoire et le dysfonctionnement industriel ainsi que des hôpitaux, des
ménages ; etc. Ce serait une catastrophe nationale.
L‟emprise du projet renferme actuellement deux pipelines (un Gazoduc 14‟‟ d‟AFREN et un autre de 12‟‟
de FOXTROT International). Ces deux gazoducs sont enfouis à une profondeur de 15 m par rapport au
fond du canal ou 30 m par rapport au niveau de l‟eau.
Les nouveaux pipelines se trouveront à 25 m de profondeur par rapport au fond du canal soit 10 m de
profondeur de plus par rapport aux pipelines existants. La réalisation du projet est prévue pour une
durée de quatre (4) semaines.
47
3.4.1.1. Description des alternatives du projet
Il s‟offre au promoteur trois (03) alternatives principales : (i) pas de projet, (ii) traversée par Forage
Horizontal Dirigé (FHD) et (iii) traversée en souille-mise en place de siphon par tirage.
48
Alésage
Au point de sortie, un aléseur est couplé au train de tiges. A l'aide du rig, cet aléseur rotatif est tiré vers
le point d'entrée. La boue de forage (voir nota ci-après) est pompée depuis le rig dans le train de tiges
et ressort dans le trou par l‟aléseur. Le mélange de bentonite et de terre ameublie est déchargé et
recyclé en vue d'être réutilisé. Au point de sortie, les tiges de forage sont en permanence couplées avec
l‟aléseur pendant les opérations d‟alésage, afin de maintenir une ligne continue dans le forage.
L‟opération d‟alésage peut être effectuée par étapes afin d‟élargir le forage en fonction du diamètre
extérieur de la canalisation (figure 4).
Suivant la configuration du sous sol, des « casing » peuvent être prévu dans les remontées.
Figure 4: Alésage
Tirage du tronçon
L‟ensemble du tronçon des pipelines sera tiré à partir du rig situé sur la rive opposée. Durant l‟opération
de tirage, la canalisation pourra être lestée, afin de centrer celle-ci dans le trou alésé et de réduire la
force de tirage (figure 5).
49
Figure 5: Tirage
Afin de minimiser la largeur de la tranchée, il est prévu la réalisation d‟un batardeau (coffrage à l‟aide de
palplanche).
A chaque extrémité de la tranchée, les pentes d'entrée sont excavées pour permettre le tirage en fond
de tranchée de la conduite. L'alignement vertical de ces pentes doit être réalisé en fonction du rayon de
courbure élastique minimum acceptable par les tubes.
A terre, le tronçon de conduite sera assemblé sur un train de lancement. Sur la rive opposée à celle de
la construction du tronçon, il sera mis en place un treuil dont la force de tirage sera à déterminer. Après
avoir effectué les épreuves d‟étanchéité avant tirage, la totalité du tronçon de canalisation sera tirée en
fond de tranchée.
Durant cette opération, la conduite devra être lestée. Afin de réduire la force de tirage, des flotteurs
pourront être accrochés à la conduite et seront ensuite enlevés.
Pour éviter toute agression du revêtement lors du tirage de la canalisation et afin de la lester, un
enrobage béton pourrait être prévu sur l‟ensemble de la traversée. D‟autre part, du fait des courants
50
assez importants, la conduite pourrait être maintenue en place à l‟aide d‟ancrage dont le type sera
défini dans l‟étude finale.
Après installation, la tranchée sera comblée et dans le cas où des coffrages auraient été mis en place,
ceux-ci seront enlevés.
Une épreuve d‟étanchéité, pour vérifier que la canalisation n‟a pas subi de dégradation durant
l‟opération, devra être effectuée après sa mise en place et avant les raccordements aux tronçons
terrestres.
De part et d‟autre de la traversée, les tronçons terrestres seront construits en direction des points de
raccordement à la conduite existante. La canalisation aura une couverture d'environ 1,20 m.
51
Avantages
L‟avantage lié à cette alternative est qu‟aucun impact environnemental ne sera produit car le projet n‟est
pas réalisé.
Inconvénients
En l‟absence de construction des pipelines, les inconvénients sont les suivants :
- Une pénurie de gaz naturel en Côte d‟Ivoire entrainant le délestage et le dysfonctionnement
industriel ainsi que des hôpitaux, des ménages ; etc. Ce serait une catastrophe nationale car
FOXTROT International à lui seul produit environ 70% de gaz naturel au niveau national.
- Impossibilité de répondre à la demande croissante du secteur électrique.
L‟abandon du projet altérera les capacités de développement souhaitées par la Côte d‟Ivoire pour la
distribution du gaz naturel et des hydrocarbures liquides sur son territoire, mais également dans son
ambition de jouer un rôle majeur pour la distribution du gaz naturel dans toute l‟Afrique de l‟Ouest,
marché qui connaît une demande en constante croissance.
Bien que l‟alternative ne rien faire évite l‟apparition d‟impact négatif associé au projet, elle est
inappropriée, car les retombées socio-économiques potentielles du projet disparaitraient alors qu‟elles
compensent de loin les effets négatifs potentiels qui peuvent être ramenés à un niveau acceptable.
Elle représenterait un frein au développement économique de la société FOXTROT International, et par
conséquent, à celui de la Côte d‟Ivoire.
En conclusion, l‟alternative ne rien faire doit être écartée, d‟où la nécessité d‟explorer d‟autres
alternatives.
52
utilisateurs (CIPREL, SIR, PETROCI, CIE, AGGREKO) et permettra d‟éviter des pénuries en gaz et
hydrocarbures.
C‟est une solution viable écologiquement et économiquement.
Inconvénients
Les inconvénients liés à cette alternative sont négligeables écologiquement et économiquement.
En conclusion, les impacts environnementaux liés à la méthode FHD sont très faibles. C‟est une
solution viable écologiquement et économiquement.
Inconvénients
Les inconvénients liés à cette alternative sont les suivants :
- Risques économiques : cette alternative entraînera l‟arrêt total de toutes les activités
portuaires au niveau du canal, pendant deux semaines environ. Elle entraînera également
l‟arrêt total du trafic routier au niveau du canal de Vridi, avec pour conséquence la réduction
des recettes du Port Autonome d‟Abidjan ainsi que les activités de la Société Ivoirienne de
Raffinage (SIR) car aucun pétrolier ne pourra accoster pour les opérations de chargement et
déchargement des produits pétroliers dans le canal.
Ces risques économiques entraîneront le refus de la réalisation du projet par le Gouvernement
Ivoirien.
- Risques environnementaux : cette méthode entraînera la réalisation de tranchée dans le lit du
canal de Vridi. Elle dégradera ainsi le fond du canal et favorisera une destruction de la faune
aquatique.
- Risques sociaux : Les travaux de réalisation de la tranchée et de pose de pipelines dans le
fond du canal par tirage entraîneront des risques de noyade.
- Moyens logistiques nécessaires pour le tirage du tronçon : treuil à forte capacité de tirages,
barges, dragueuses, pelles hydrauliques, grues et foreuse tarière, etc.
53
Cette solution est à écarter pour la mise en œuvre du projet car elle est dangereuse pour
l‟Environnement et les activités économiques du pays.
L‟étude de faisabilité réalisée par FOXTROT International montre que cette solution ne présente aucun
avantage en termes d‟investissement. Par ailleurs, du point de vue environnemental elle présente de
nombreux risques importants.
Les oléoducs et les gazoducs (pipelines) sont des canalisations destinées respectivement au transport
d‟hydrocarbures liquides et gazeux. Le pipeline est le mode de transport massif le moins cher sur une
longue distance et pour des volumes élevés.
Il offre de plus l‟intérêt majeur de ne pas encombrer les infrastructures de surface, de ne pas imposer
de retour à vide, contrairement à tous les autres modes de transport, ce qui est un gage d‟efficacité
énergétique, et de pouvoir fonctionner, sans interruption 24 heures sur 24 et 365 jours par an.
Oléoduc
1000 m de tubes acier X52 suivant norme API 5L
Diamètre : 152,4 mm (6") ;
Epaisseur : 11 mm (0,432 in) ;
Revêtement extérieur : Polypropylène (PP) épaisseur 7 mm.
Pression Maximale de Service (PMS) : 2500 PSIG.
Pression d‟Epreuve min en Usine (PU) : 2300 PSIG.
55
3.5.3. Moyens matériels et ressources humaines
3.5.4. Description des travaux de pose des pipelines selon les différentes phases du projet
3.5.4.1. Phase de préparation
Cette phase comprend les activités suivantes :
Préparation de la bande de travail pour le forage : cette phase comprend le désherbage du
site, le balisage de la zone de travail.
Préparation des bases de vie et de stockage des matériaux : une surface sera aménagée à
proximité immédiate du chantier afin de mettre en place la base vie du personnel. Les zones de
stockage des matériaux et de réparation des engins seront également incluses sur cette
surface.
56
Bardage des tubes repérés individuellement (origine, qualité…)
L‟opération de bardage consiste à disposer les tubes sur des cales ou diabolos, le long du tronçon, les
uns à la suite des autres.
Cintrage à froid
L‟opération de cintrage à froid consiste à façonner le tube et lui donner une forme en tenant compte des
changements de direction et des dénivellations du terrain. Elle est effectuée par un engin, appelé
cintreuse.
Soudage des tubes bout à bout
C‟est une opération qui consiste à souder les tubes bout à bout selon un procédé approuvé
préalablement par un organisme de contrôle.
Contrôle radiographique des soudures à 100%
Le contrôle est effectué par un Organisme de Contrôle et porte sur la radiographie à 100% des joints
soudés afin de détecter les éventuelles fuites.
Revêtement des joints de soudure
L‟opération consiste à recouvrir les joints soudés à l‟aide de bande viscoélastique de polyoléfine non-
cristalline, renforcée de verre époxy ou du polypropylène reconstitué par pulvérisation de poudre à
pistolet électrostatique à flamme pour atteindre 7 mm d‟épaisseur. Cette opération permet de protéger
les tubes contre la corrosion.
Mise en fouille des tronçons
Elle consiste à faire descendre les tubes soudés dans la tranchée à l‟aide d‟engins appropriés (Grues)
Test d’étanchéité de la canalisation et de résistance à l’eau pour la totalité de la longueur
du pipeline
Les épreuves d‟étanchéité permettent de vérifier l‟étanchéité des tubes pendant une (1) heure à 120 %
de la Pression de Service Maximale Admissible (PSMA), c‟est-à-dire à une pression de 123 bars pour le
14‟‟ et 183 bars pour le 6‟‟.
Les épreuves d‟étanchéité s‟effectueront en deux phases, à savoir avant le tirage et après le tirage de
la traversée.
Pose de dalles de répartition de charge en béton armé ou fibré, conformément aux
indications portées sur le plan de pose, le profil et le plan type E6655-TU-ST-011.
Des dalles de répartition de charge en béton armé ou fibré seront installées sur la canalisation avant le
remblayage de la tranchée.
57
Remblayage de la tranchée avec les matériaux extraits
Cette activité consistera en la fermeture de tranchée contenant les pipelines. Le remblayage se fera
avec les matériaux extraits de l‟ouverture de la tranchée. Le remblai est mis immédiatement après la
mise en fouille. En présence de terres fertiles, des dispositions seront prises de façon à ne pas
mélanger la terre arable au reste du remblai extrait de la tranchée.
Remise en état des lieux.
Cette opération a pour objet de reconstituer l‟état initial des terrains dans les zones de travail. Tous les
déchets (dangereux et banals) seront collectés, puis gérés par une structure agréée par le CIAPOL.
Partie souterraine
Soudage : C‟est une opération qui consiste à souder les tubes bout à bout selon un procédé
approuvé préalablement par un organisme de contrôle.
Bardage des tubes
L‟opération de bardage consiste à disposer les tubes sur des cales ou diabolos, les uns à la suite des
autres
Enrobage des joints soudés
L‟opération consiste à recouvrir les joints soudés à l‟aide de bande viscoélastique de polyoléfine non-
cristalline, renforcée de verre époxy ou du polypropylène reconstitué par pulvérisation de poudre ai
pistolet électrostatique à flamme pour atteindre 7 mm d‟épaisseur. Cette opération permet de protéger
les tubes contre la corrosion.
Travaux de forage
Les travaux de forage sont exécutés en trois phases : forage du trou pilote, alésage du trou foré et
tirage des conduites.
- Forage du trou de pilote
En considérant que le sous-sol est constitué de sables et d‟argiles, il est prévu de forer le trou en
utilisant un jet équipé d‟un trépan en acier de diamètre 9-7/8‟‟ (voir figure 3 ci-dessus).
Le trépan est connecté aux tiges de forage de diamètre 5-1/2‟‟, par l‟intercalaire d‟un raccord coudé, et
d‟une tige non magnétique. Cette tige reçoit une sonde directionnelle qui permet de mesurer
l‟inclinaison du trou, sa direction par rapport au nord magnétique et l‟orientation du plan de coupe de
l‟outil.
Les mesures sont transmises électriquement à la cabine de contrôle, où, combinée avec la mesure
précise de la longueur de la garniture de forage, elles permettent de calculer la position exacte de l‟outil.
58
En faisant tourner la garniture de forage d‟un angle adéquat, il est possible de contrôler l‟orientation du
plan de coupe de l‟outil de forage et par voie de conséquence, la direction du forage.
Un système de positionnement complémentaire (Para-Track), sera utilisé à l‟entrée et à la sortie des
forages. Il consiste à créer depuis la surface un champ magnétique aux caractéristiques connues
(installation d‟un câble électriques formant une boucle au sol au dessus de l‟axe du forage, ou dans
l‟alignement du forage), qui permet le positionnement de la sonde directionnelle par calcul vectoriel
avec une précision égale à 2% de la profondeur verticale.
Un autre système, s‟appuyant sur l‟utilisation d‟une balise magnétique appelée « beacon », sera utilisé
afin de contrôler la position de la sonde sous le canal. Le principe de fonctionnement du « beacon » est
similaire à celui du (Para-Track) mais c‟est un appareil mobile qui sera installé sur une berge du canal.
Le repérage de la sonde permettra au foreur de vérifier la position des pipelines existant.
Généralement, la précision du guidage est telle que la distance entre le point de sortie et le point ciblé
n‟excède pas +/- 0,5% de la longueur forée, en longueur et en latéral.
Dès que la tête de forage émerge côté conduite, le système de forage est déconnecté du train de tiges
et le pipeline DN 6‟‟ est directement tiré dans le trou pilote sans alésage.
Pour le 14‟‟, la foreuse sera positionnée sur le point d‟entrée du deuxième trou de pilote situé à 10 m
vers le nord de la conduite de 6‟‟ déjà installée.
59
Epreuves d’étanchéité avant et après le tirage des pipelines.
Les épreuves d‟étanchéité permettent de vérifier l‟étanchéité des tubes pendant une (1) heure à 120 %
de la Pression de Service Maximale Admissible (PSMA), c‟est-à-dire à une pression de 123 bars pour le
14‟‟ et 183 bars pour le 6‟‟.
Les épreuves d‟étanchéité s‟effectueront en deux phases, à savoir avent le tirage et après le tirage de
la traversée.
Surveillance du pipeline
La surveillance du fonctionnement des pipelines sera réalisée en continu via les capteurs de pressions
et de débits répartis sur l‟ensemble du tracé. Ces capteurs reporteront leurs informations aux centres de
commande et d‟exploitation de FOXTROT International.
Du personnel qualifié sera présent 24/24 h au centre d‟exploitation afin de veiller au bon fonctionnement
du pipeline. Ce personnel aura connaissance des conduites à tenir en cas d‟anomalie sur l‟ouvrage.
Le centre d‟exploitation planifiera les arrêts de grande maintenance (maintenance décennale) pour
l‟installation. Ces opérations de maintenance touchant l‟ensemble de l‟installation seront réalisées par
des entreprises extérieures qualifiées sous la supervision de FOXTROT International.
Phase du projet
Préparation Construction Exploitation Fermeture
Solides Déchets végétaux Déchets de chantiers Résidus de raclages Chiffons souillés
Déchets alimentaires Déchets alimentaires
Chiffons souillés Chiffons souillés
Liquides Huiles usagées ; Boues de forage Boues d‟hydrocarbures Boues d‟hydrocarbures
Rejets
Vibration
olfactives Poussières Poussières Pas de nuisance Poussières
Gaz d‟échappement Gaz d‟échappement Boues d‟hydrocarbures
Gaz d‟échappement
61
Les différentes sources des rejets et nuisances générés au cours des différentes phases du projet sont
mentionnées dans le tableau 12.
Tableau 12: Sources des rejets et nuisances
Phase du projet Rejets et nuisances Sources des rejets et nuisances
Préparation Déchets végétaux Les travaux d‟installation du chantier (nettoyage du site)
Déchets alimentaires Restes d‟aliments et leurs emballages (boites de conserves, les sachets
de biscuits,…) rejetés par la main d‟œuvre
Chiffons souillés Chiffons d‟entretien des engins pour les travaux (grues, treuils, camion,..)
Huiles usagées Huiles provenant des moteurs des camions et des autres engins lourds
(grues)
Poussières Emissions de poussières lors du transport et du déplacement des engins
Gaz d‟échappement Emissions de gaz d‟échappement lors du déplacement des engins
Bruit Emissions de bruit lors du déplacement des engins (camions, grumes)
Construction Déchets de chantiers Résidus des tubes pendant les activités soudures des tubes
Déchets alimentaires restes d‟aliments et leurs emballages (boîtes de conserves, les sachets
de biscuits, les boîtes de canette…) rejetés par la main d‟œuvre
Chiffons souillés Chiffons d‟entretien des engins pour les travaux (grues, treuils, camion,..)
Boues de forage Résidus des boues de forages injectées dans le trou foré
Eaux usées Eaux utilisées pour les épreuves d‟étanchéité et les tests hydrauliques
des pipelines
Huiles usagées Huiles provenant des moteurs des camions et des autres engins lourds
(grues, foreuse)
Poussières Emissions de poussières lors du déplacement des véhicules et camions
Gaz d‟échappement Emissions de gaz d‟échappement lors du fonctionnement de la foreuse,
de l‟opération de soudure des tubes
Bruit Emissions de bruit lors du fonctionnement de la foreuse, de l‟opération de
soudure des tubes
Vibration Vibration lors du fonctionnement de la foreuse, de l‟opération de soudure
des tubes
Exploitation Résidus de raclages Résidus générés pendant les opérations de raclage des pipelines
Boues d‟hydrocarbures Déchets générés pendant les opérations de raclage des pipelines
Fuites d‟hydrocarbures Déchets générés en cas de fuite de l‟Oléoduc
Gaz d‟échappement Emissions de gaz d‟échappement provenant de la circulation des
véhicules de surveillance
Cessation des Chiffons souillés Chiffons d‟entretien des engins pour les travaux de démantèlement des
activités pipelines (grues, treuils, camion,..)
Boues d‟hydrocarbures Déchets produits lors des opérations de raclage des pipelines
Eaux usées
Poussières Emissions de poussières provenant de la circulation des véhicules de
pendant le démantèlement des pipelines
Gaz d‟échappement Emissions de gaz d‟échappement liées au fonctionnement des engins de
démantèlement des pipelines
62
3.6.3. Gestion des déchets
La gestion (collette, transport et traitement) des déchets dangereux issus des activités de pose des
pipelines et de son exploitation sera confiée à une structure agréée par le CIAPOL.
Les déchets banals (boîtes de canettes, plastiques, cartons, métaux, bois et papiers) seront collectés et
évacués à la décharge publique du District d‟Abidjan.
63
Son principal objectif est de fournir aux décideurs un rapport préalable sur les implications des diverses
modalités d‟exécution des activités envisagées pour leur permettre d‟en tenir compte et de modifier
éventuellement la conception finale.
64
ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT
65
IV. DESCRIPTION DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT
L‟état initial du site du projet ou milieu récepteur représente une situation de référence qui subit
ultérieurement l‟impact du projet. Il est caractérisé essentiellement par sa sensibilité qui se définit par
rapport à la nature même de ses composantes, mais aussi par rapport à la nature du projet.
La description de l‟état initial du site du projet a pour objectif de fournir une connaissance adéquate des
composantes des écosystèmes du site qui risquent d‟être dégradées par les activités du projet.
La description de l‟état initial de l‟environnement se fonde, d‟une part, sur les données documentaires et
bibliographiques, et d‟autre part, sur les relevés de terrain et de mesures in situ pendant les visites du
site.
La zone d‟étude est la zone géographique potentiellement soumise aux effets temporaires et
permanents, directs et indirects du projet. La délimitation de la zone d‟étude couvre l‟ensemble de la
zone susceptible d‟être influencée par les activités du projet, incluant les activités connexes.
Pour ce qui suit, la description de l‟état initial de l‟environnement du projet tient compte des aspects
suivants :
Environnement physique (sol, eau et air) ;
Environnement biologique (faune et flore) ;
Environnement socio-économiques et culturel (économie, société, infrastructures et
culture).
66
4.2. Données de base sur le cadre physique, biologique et le contexte socio-économique
4.2.1 Environnement physique
Le plateau continental ivoirien forme un croissant à cheval sur le 5ème degré de latitude nord, limité à
l'est par le 3ème et à l'ouest par le 8ème degré de longitude ouest (L. MARTIN, 1969a - 1971). Sa
largeur est en moyenne de 20 à 25 km et il est généralement peu accidenté excepté en face d‟Abidjan
où s‟ouvre le canyon sous-marin du Trou-sans-fond (Colin et al., 1994). A cet endroit, la pente moyenne
est de 200 m par mille nautique alors qu‟elle n‟est en moyenne que de 8 m par mille nautique en dehors
du canyon.
b. Géomorphologie
Le littoral ivoirien est long de 566 km. La figure 7 présente la géomorphologie côtière ivoirienne. Le
littoral, dans la section de Fresco à la frontière du Ghana, est installé sur un bassin sédimentaire et est
caractérisé par une côte basse et sableuse dont les cordons barrières isolent des systèmes lagunaires.
Ces systèmes lagunaires couvrent une surface de près de 1200 km2 et comprennent d‟Ouest en Est,
les lagunes de Fresco, Grand-Lahou, Ebrié et Aby. Les lagunes communiquent entre elles à l‟aide de
canaux et jouent un rôle important dans l‟économie ivoirienne et dans la conservation de la diversité
biologique (Tastet et Guiral, 1994).
Il y a trois types de sédiments dans le système lagunaire selon la taille du grain à médian :
- type 1 ou faciès paraboliques : sables et silts déposés par charriage (grain à médian est compris
entre 2 mm et 40 µm) ;
- type 2 ou faciès hyperbolique : argiles et vases déposées par décantation des suspensions (grain
à médian inferieur à 2 µm) ;
- type 3 ou faciès logarithmiques ou de mélanges : sables et silts argileux.
Au niveau minéralogique on a :
Le cortège argileux qui est constitué de kaolinite, d‟illite et d‟interstratifiés gonflants du type illite-
montmorillonite. Le carbonate est présent dans les mollusques et la pyrite dans les vases.
67
Figure 7 : Géomorphologie du littoral de la Côte d’Ivoire (Source : Carte sédimentologie du plateau
continental de côte d’ivoire, ORSTOM-CRO, Abidjan).
Le relief de Jacqueville est constitué, d'une manière générale d'un cordon littoral qui se caractérise par
une côte très sablonneuse qui isole la mer et la lagune Ebrié. Le relief du littoral n‟excède pas 5 m de
hauteur sauf dans certains endroits.
68
Elle présente également de nombreuses baies et chenaux de faibles profondeurs (entre 4 et 6 m
environ) débouchant parfois sur des fosses de 20 m de profondeur.
Le plan d‟eau lagunaire Ebrié joue un rôle prépondérant au niveau économique. En effet, il abrite le Port
Autonome d‟Abidjan, poumon de l‟économie ivoirienne. Par ailleurs, la lagune est une ressource
importante pour la pêche et la navigation dans le cas de la ville d‟Abidjan.
La couverture hydrographique du département de Jacqueville est, sans conteste dominée par la lagune
Ebrié qui arrose toute sa façade septentrionale et les lacs comme ceux de Jacqueville, d‟Abreby et le
Labion. La mise en valeur judicieuse de ces cours d‟eaux peut impulser le développement dans divers
domaines tels que l'agriculture, la pêche et le tourisme.
Quelques paramètres physico-chimiques de la lagune Ebrié, zone indirecte du projet sont donnés ci-
après.
o Cadre géologique de la dépression lagunaire
Le système lagunaire Ebrié est enchâssé dans les formations peu déformées du bassin sédimentaire
côtier où se distinguent plusieurs unités morpho sédimentaires dont la distribution géographique est
commandée par la structure en demi-rift du socle profond (TASTET, 1979).
69
Les sables proviennent directement des formations sableuses encaissantes (hauts plateaux du
Continental terminal, bas plateaux antéholocènes ou cordons sableux holocènes), soit par remaniement
à partir des berges, soit par apport des rivières. Dans ce dernier cas, les sédiments sableux à sablo-
silteux progradent dans la lagune. C'est le cas, en lagune Ebrié, de l‟Agnéby et des petits marigots qui
débouchent dans le fond des baies de la rive Nord (Banco, Cocody, etc.).
- Les particules minérales fines, essentiellement les argiles, arrivent en suspension, soit par les fleuves
et les rivières, soit directement par le ruissellement qui lessive la partie superficielle des sols
environnants. La Kaolinite domine à 70 ou 80%, l‟illite représente environ 15 à 20% du cortège argileux
et les interstrastifiés illite-montmorillonite sont fréquents dans lagune Ebrié.
Cette origine fait que les turbidités observées ne sont pas liées uniquement au débit des fleuves mais
dépendent aussi de la fréquence, de la violence et de la durée des averses. Dans le domaine lagunaire,
la partie fine du sédiment peut s'enrichir considérablement en matière organique.
Ces observations tendent à prouver que :
- ces particules fines floculent rapidement dès leur arrivée en lagune et sur la totalité de sa
surface ;
- il n'existe pas de masse d'eau fortement turbide à proximité du fond, même dans les zones
présumées des nœuds de courant résiduel et, par conséquent, la sédimentation ne s'opère pas par
l'intermédiaire d'un bouchon vaseux. Cependant, les particules fines et la matière organique qui leur est
associée se concentrent dans l'axe des chenaux ; cette concentration est due au dépôt par décantation
et au remaniement des zones de bordure par le clapot.
Par ailleurs, l'argument morphologique et les observations des modifications de zones draguées par le
port prouvent que la remobilisation des sédiments vaseux récemment déposés sur le fond est très
probable.
o Apports d’eaux
Le système lagunaire Ebrié fonctionne comme un estuaire entre l‟île Vitré à l‟Est et la digue de
Jacqueville à l‟Ouest. Deux phénomènes s‟y affrontent en permanence : la sortie des eaux
continentales et les alternances flot-jusant de la marée qui pénètre par le canal de Vridi.
70
(61 % du volume total annuel) et par un étiage entre janvier et mai (3 % du volume total annuel). La Mé
et l‟Agnéby sont des fleuves côtiers s‟apparentant au régime équatorial de transition. Ce régime est
caractérisé par l‟existence de deux crues annuelles qui reflètent le régime des précipitations du climat
équatorial.
La lagune Ebrié reçoit près de 8,4 x 109 m3 d‟eaux fluviales, soit 3 fois le volume total de la lagune. Le
fleuve Comoé à lui seul contribue à 75 % des apports fluviaux. Il en résulte que les volumes d‟eau
douce transitant en lagune sont géographiquement répartis de manière déséquilibrée, importants entre
les embouchures des rivières et du canal de Vridi, faibles ailleurs.
En dehors des fleuves, le système lagunaire Ebrié reçoit directement les précipitations qui représentent
12 % environ des apports continentaux. Les moyennes annuelles enregistrées pour la période 1950 –
2006 sont inférieures à 2000 mm, avec une forte variabilité interannuelle.
En l‟absence d‟une ouverture à Grand-Bassam, la totalité des apports d‟eau douce reçue par le
système Ebrié transite par la zone urbaine de la lagune et s‟évacue par le canal de Vridi. La perte d‟eau
douce par évaporation est négligeable.
Le volume d‟eau marine qui transite par le canal de Vridi serait de l‟ordre de 38 km 3. Il était en 1978, 6,8
fois supérieur aux apports continentaux. En considérant la baisse de débit du fleuve Comoé, le volume
d‟eau marine est actuellement 9,6 fois supérieur aux apports continentaux.
Le volume d‟eau océanique entrant varie saisonnièrement en fonction du niveau relatif des plans d‟eau
lagunaire et océanique. Il est maximal au cours des périodes d‟étiage des fleuves et minimal au cours
des périodes de crues, les courants de jusant s‟opposant aux déplacements des eaux marines entrées
avec les courants de flot.
Aux variations saisonnières essentiellement liées au régime des précipitations locales ou lointaines,
s‟ajoute une variabilité à haute fréquence d‟origine astronomique dans le secteur estuarien de la
lagune. La marée impose en effet un rythme semi-diurne à un certain nombre de paramètres (sens et
vitesse des courants, température et salinité). A ces variations semi-diurnes se superposent des
variations semi-synodiques (alternance vive eau - morte eau), de périodicité voisine de deux semaines
et ayant pour origine l‟amplitude des marées. L‟influence océanique dans la zone concernée par cette
étude est maximale : le volume entrant à chaque flot représenterait de 1% en novembre à 34% en mars
du volume du bassin.
71
- Courantologie
La marée est à prédominance semi-diurne, à inégalité diurne, et se propage sur l‟ensemble du système
lagunaire. L‟onde pénètre en lagune par le canal de Vridi, se propage dans la baie d‟Abidjan puis dans
chacun des bras. Dans le bras oriental, l‟onde est dite « progressive normale ». Elle se propage plus
lentement en conservant 1/5 de son amplitude initiale à l‟extrémité du bras. A l‟Ouest, l‟onde est dite «
stationnaire ». Elle se propage plus rapidement mais ne représente que ½ de l‟amplitude de base. En
d‟autres termes, l‟onde de marée diminue lorsqu‟on s‟éloigne de l‟exutoire artificiel de Vridi. Les
amortissements de la marée sont fonction de l‟importance des apports d‟eau douce et s‟échelonnent
selon les saisons. L‟onde de marée est dissymétrique ; le flot est plus rapide, le jusant plus long, et la
marée haute se propage plus vite que la marée basse.
L‟intensité des courants de la lagune Ebrié est influencée par la circulation, l‟alternance et le mélange
des eaux océanique et continentale. Les eaux douces s‟écoulent en mer à marée descendante avec
une vitesse décroissante avec la profondeur. Au moment de la renverse de la marée basse, les eaux
lagunaires continuent à descendre en surface alors qu‟en profondeur les eaux marines (donc plus
lourdes) pénètrent en lagune. De même à la renverse de marée haute, le courant descend en surface
alors qu‟il monte encore en profondeur. En surface, les intensités des courants du jusant dépassent
celles du flot ; et celles du flot sont largement supérieures en profondeur, et ceci quelle que soit la
saison.
73
Climat et conditions météorologiques
Le District d‟Abidjan est très humide et connaît quatre saisons : une grande et une petite saison des
pluies alternant avec une petite et une grande saison sèche.
- D'avril à mi-juillet, les alizés humides en provenance de l'Océan soufflent sur le Sud du pays. Les
vents gorgés d'humidité provoquent de fréquents grains et de nombreux orages. C'est ce qu'on nomme
la mousson ou grande saison des pluies.
- De mi-juillet à septembre, les pluies cessent mais le ciel peut rester couvert. C'est la petite saison
sèche.
- De septembre à novembre, la petite saison des pluies débute pour donner quelques petites
précipitations.
- De décembre à mars, s'installe la grande saison sèche, rendue plutôt agréable par les alizés du Nord
(Harmattan).
La figure 9 renseigne sur l‟inégale répartition des précipitations à partir du tableau 15. Concernant
l‟année de 2008, les mois de mai à juillet totalisent à eux seuls une pluviométrie journalière supérieure
au reste de l‟année; 66 à 74 % des précipitations sont concentrées sur environ 180 jours, ce qui
représente plus de 1500 mm ces deux (2) dernières années.
2001 0,3 45,4 97,4 318 209 515 394 37,8 56,1 208 141 2.2 297,67
2008 23,8 36,3 89,9 133 507,6 477,5 119,9 11,7 47 53,9 173,6 40,9 171,51
(Source : SODEXAM)
Figure 9 : Courbes des valeurs mensuelles de la répartition pluviométrique (issues des données de
SODEXAM du tableau 15)
74
Températures
Les températures, toujours supérieures à 20°C, oscillent entre 22 et 28°C. Le tableau 16 présente des
données chiffrées sur les températures moyennes mensuelles dans la région d‟Abidjan de janvier à
décembre pour l‟année 2008.
Année Jan Fév. Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept Oct. Nov. Déc. Moy.
2008 26,5 29,2 28,3 28,7 27,8 27,3 26,5 25,3 25,4 27,4 28,6 28,7 27,5
(Source : SODEXAM)
Figure 10 : Courbe de températures moyennes mensuelles (2008) (issue des données de SODEXAM du
tableau 16)
Le climat du département de Jacqueville est soumis à un régime à deux saisons sèches et deux
saisons pluvieuses. Du fait de l'influence océanique, on note une faible variation de la température
(26,6°). Les pluies sont abondantes et l'on peut constater une constante au niveau de la pluviométrie
qui est d'environ 1740 mm.
75
l‟enrichissement de l‟écosystème lagunaire en matière organique et au-delà en matière vivante
exploitable par l‟homme.
Le phytobenthos
Le phytobenthos appartient à des peuplements très variés : phytoflagellés, les cyanophycées mobiles
ou non et les diatomées libres ou sessiles. La quasi-totalité de la biomasse phytobenthique est localisée
sur les fonds de 0 à 5 mètres qui couvrent 70% de la surface lagunaire (DUFOUR Ph., 1994).
Le phytoplancton
Les peuplements de la flore phytoplanctonique se repartissent en cinq classes d‟algues, dans l‟ordre
d‟importance décroissante : les cyanophycées, les diatomophycées, les pyrrhophycées, les
chlorophycées et les euglénophycées (DUFOUR Ph. et al., 1981).
o Les macrophytes de la lagune Ebrié
Les associations végétales rencontrées sont composées d‟hydrophytes submergées et d‟hydrophytes
flottantes.
Les polychètes
Une quarantaine de polychètes ont été rencontrés en lagune. Il s‟agit pour la plupart d‟espèces marines
qui s‟installent en saison sèche à proximité du canal de Vridi, sur les fonds où la salinité est supérieure
à 20g.L-1. Cette faune disparait avec l‟arrivée de la saison des pluies ; le cycle se reproduit l‟année
suivante mais on ne retrouve pas forcément les mêmes espèces. Parmi les plus connues il faut citer
Chloera Viridis, Phyllodoce madeireusis, Loandalia maculata, Colycera gigantea, Eunice vittata,
Marphyasa sanguinea, Hyalinoecia faunvelis, Diopotra neapolitana, Lumbriconereis impatiens,
Cirriformia tontaculata, phyllochaetopterus socialis, Scoloplos armiger, Scoloplos chevalieri, Aricidea
assimilis,Clymene palermitana,Clymene oerstedi, Asychis dorsofilid, Sternospis scutata, Pycnoderma
congoense, Pherusatropica,Amphicteis gunneri, Terebellides stroemi (Intès et Le Loeuff (1975,1977,
1984,1986). Deux polychètes cosmopolites très communs en mer, au large de la Côte d‟Ivoire, Colycera
convaluta et Notomastus latericeus sont présents de façon permanente en Lagune Ebrié. Connu pour
accepter les forts écarts de températures (Intès et Le Loeuff, 1984), ils peuplent aussi des substrats
variés avec une préférence, cependant pour les fonds modérément envasés avec 15à 40% de lutites
(Intès et Le Loeuff, 1986). En lagune Ebrié, Colycera convaluta est signalé de l‟île Leydet à l‟Ouest
jusqu‟à Grand Bassam à l‟Est, évitant ainsi les eaux les plus dessalées de l‟Ouest de la lagune Ebrié et
des lagunes Potou et Aghien. Les fonds fréquentés par cette glycère sont surtout des sables coquilliers
et des sables vaseux coquillers ou non, entre 0,5 et 8 m. Notomastus latericeus colonise tout le
système lagunaire, tous les types de sédiments avec cependant une préférence pour les plus envasés,
dans le même intervalle bathymétrique que Colycera convaluta.
Les crustacés
Les isopodes
Trois des espèces d‟isopodes signalées par Brian et Dartevelle (1949) dans l‟estuaire du Congo ont été
retrouvées en lagune Ebrié ; Cirolama sp (considéré comme probablement nouvelle par ces
spécialistes mais qui reste encore sans nom d‟espèces, Excirolona latipes et Sphaeroma terebrans.
Cirolona est présent dans toute la lagune et se révèle donc particulièrement euryhalin. Indifférent à la
nature du substrat, il est surtout abondant de 0,5 à 1,5 m (quelques dizaines d‟individus par mètre
carré au maximum). Exciroloma latipes occupe les sables intertidaux proches de l‟ouverture de la mer,
77
notamment sur les rivages de l‟île Boulay où il est présent toute l‟année (Gomez, 1978). D‟après Brian
et Dartevelle, cet isopode vit sur les plages le long de la côte occidentale d‟Afrique, où il creuse de
petits terriers. Sa présence en toutes saisons à l‟intérieur de la lagune montre qu‟il est capable pendant
deux mois (juillet-aout) des salinités de l‟ordre de 2-3 g.L-1. Spaheroma terebraus est récolté d‟une part,
en lagune Ouladine, d‟autre part dans toute la partie ouest à partir de l‟île Leydet ; dans la plupart des
cas, on ne denombreque 1ou 2 individus par coup de benne (de 0,5 à 4 m de profondeur, sur sables et
sur sables vaseux). En fait Sphaeroma est connu pour creuser des galeries dans l‟écorce des
palétuviers. Les récoltes en pleine eau sont le fait d‟individus isolés qui s‟abritent dans des débris de
bois gisant sur le fond.
Les Décapodes
Les autres crustacés communs en lagune sont les décapodes. Parmi ces décapodes, certains, font
l‟objet d‟une exploitation. Les crevettes Penaeus notialis (dans leur phase juvénile) et Macrobrochium
vallenhovenu, ainsi que le brahyoure Callinectes aminicola. La crevette caride Alpheus pontederiae,
bien connue pour fréquenter les estuaires d‟Afrique de l‟Ouest (Forest et Crosnier, 1966) est présente
uniquement aux abords du canal de Vridi, en zone portuaire et urbaine d‟Abidjan, par petits fonds (0,5-
1m), sur sable et vase sableuse.
Deux pagures complètent la liste des décapodes présents en lagune Ebrié, Clibanarius cooki et
Clibanarius africanus, bien connus comme composants da la faune des milieux saumâtres de la région
(Forest, 1958). Les deux espèces s‟abritent dans les coquilles de Pachymelania aurita, Pachymelania
fusca et Tympanotonus fuscatus. Clibanarius africanus, nettement le plus commun, est installé dans
toute la zone centrale de la baie de Bingerville à l‟île Leydet, sur sables et sables vaseux, coquilliers ou
non, entre 0,5 et 3m. Clibanarius cokki est cantonné autour de l‟île Boulay, sur des sables à faibles
profondeurs (0-1m).
Les mollusques
Les gastropodes
Trois espèces de gastropodes ont été signalées dans la lagune Ebrié. Pachymelania aurita,
Pachymelania fusca et Pachymelania byronensis. Parmi ces trois espèces du genre Pachymelania
(famille des Melanüdae) présentes en lagune Ebrié. Pachymelania aurita a encore sensiblement la
même répartition que celle indiquée par Binder (de la lagune Aghien à Mopoyan) en étant surtout
abondante dans toute la zone Est. Cette répartition était aussi, à l‟époque, celle de Pachymelania fusca;
ce n‟est plus le cas dans la période 1977-1979 où l‟on constate que l‟espèce est absente de tout
secteur sous l‟influence marine, la population se concentrant à l‟Est de Grand Bassam à la lagune
78
Aghien, et, à l‟ouest de l‟île Leydet à Toupah. Ces deux Melanüdae sont euryhalins et peuvent tolérer
des écarts annuels de 0 à 27g.L-1. Ils diffèrent cependant nettement par leur biologie ainsi que le
soulignent Binder (1968) et Oyenekan (1979). Pachymelania aurita peut être très abondant. Gomez
(1978) a relevé des densités supérieures à 1000 individus par m² près de l‟île Boulay et Binder (1968)
de fortes concentrations en baie d‟Adiopodoumé et près de Bingerville. Pachymelania fusca, en
revanche, vit sur le sédiment, à peu près indifférent à sa nature, à condition qu‟il y ait présence de
débris végétaux. Il remonte dans la zone intertidale et grimpe sur les racines des palétuviers. C‟est en
fait une espèce adapté à la vie dans la mangrove.
L‟espèce Pachymelania byronensis n‟a été récoltée que dans la lagune Aghien et Potou, non loin du
débouché de la Mé, entre 0,5 et 4m, sur des vases et vases sableuses noires riches en débris
végétaux, dans des eaux de très faible salinité (toujours inférieure à 1,5 g/L d‟après OYENEKAN,
1979).
Deux Muricidae prédateurs de bivalves, Thais forbesiet et Thais callifera sont cantonnés aux abords du
canal de Vridi sur des sables riches en débris coquilliers grossiers. Le premier descend plus bas (2,5m)
que le second (1m).
Les bivalves
Les bivalves les plus communs en lagune Ebrié sont Anadara senilis, Congeria africana, Congeria
ornata, Brachyodontes tenuistriatus, Crassostrea gasar, Cyrenoida rhodopyga, Loripes aberrans,
Iphigenia truncata, Iphigenia delesserti, Tagelus angulatus, Tallina ampullacea,Corbula trigona.
Anadara senilis est récolté par GOMEZ et ZABI dans la zone proche du canal de Vridi, notamment au
sud de l‟île Boulay, sur des fonds allant des sables purs à des vases, entre 0,7 et 5 m. Anadara senilis
est une des espèces dont la présence marque l‟entrée dans le domaine saumâtre (contact mer-lagune).
Bien que morphologiquement proches l‟une de l‟autre, Congeria africana,et Congeria ornata,sont
considérées comme des espèces distingues par BINDER (1968). Congeria ornata occupe tout l‟ouest
des la lagune et vit sur des sédiments variés, des sables aux vases dépourvues en général d‟éléments
grossiers, de 0,5 à 7 m de profondeur. Congeria africana fréquente plutôt les extrémités lagunaires,
évitant les zones les plus salées. Les sables vaseux lui conviennent mais aussi les sables graveleux et
les graviers du secteur ouest, entre 1 et 3 m.
Brachyodontes tenuistriatus reste localisé près de l‟ouverture sur la mer, en zone portuaire et urbaine
d‟Abidjan, sur des sédiments plus ou moins envasés mais toujours riches en débris coquillers, situés en
eau profonde (0,5 à 2m).
Crassostrea gasar occupe toute la partie centre-est du système, plutôt dans les secteurs parcourus par
des courants, mais pas uniquement, car on le rencontre aussi en baie de Biétry, Koumassi, dans tous
79
les cas sur des fonds inférieurs à 3m, dont la nature semble avoir peu d‟importance. Selon BINDER,
l‟huître disparaît dès le début de la saison humide. La mortalité ne serait pas due à la dessalure mais
aux forts courants de chasse qui balaient les biotopes au moment des crues. Les études de SANDISON
(1966) au Nigéria mettent en évidence que les salinités les plus favorables au développement de
Crassostrea gasar sont inférieurs à 15g/L et la violence des courants en saison des pluies engendre
une turbidité défavorable (trop de particules minérales en suspension) à l‟activité de filtration des
huîtres, qui explique la forte mortalité alors observée.
Cyrenoida rhodopyga vit uniquement en eau très salée, aux extrémités est et ouest de la lagune, de
l‟intertidal jusqu‟à une profondeur de 7 m et plutôt sur sable.
Loripes aberrans compte parmi les mollusques les plus communs et les plus abondants en lagune
Ebrié. On les rencontre de Dabou à Grand Bassam, du littoral jusqu‟à une profondeur de 5,5 m, dans
des sédiments variés, graviers, sables, sables vaseux et vases fines.
Iphigenia truncata et Iphigenia delesserti occupent sensiblement les mêmes biotopes, localisés à l‟ouest
du canal de Vridi, Iphigenia delesserti allant jusqu‟à l‟extrémité ouest et Iphigenia truncata s‟arrêtant au
niveau de l‟île Likré. Cette dernière espèce semble avoir des exigences un peu plus strictes envers la
granulométrie du sédiment (graviers, sables, débris coquilliers, sables vaseux) qu‟Iphigenia delesserti
qui peut supporter des taux d‟envasement plus élevés. L‟intervalle bathymétrique fréquenté est aussi un
peu différent : 0,5 à 8m chez Iphigenia truncata, de 0,5 à 5m chez Iphigenia delesserti.
Tagelus angulatus vit dans le secteur variable de la lagune. Il tolère à peu près tous les types de
sédiments, sables purs, sables à débris coquilliers et débris végétaux, vases sableuses, vases
coquillières, du littoral jusqu‟à une profondeur de 6 m.
Tellina nymphalis, dont ce sont les premières récoltes en lagune Ebrié, est cantonné autour de l‟île
Boulayn à une profondeur (1-18 m), uniquement sur des vases. Tandis que l‟autre Telline, Tellina
ampullacea, peuple l‟encemble lagunaire à l‟exception des lagunes Potou et Aghien. C‟est le bivalve le
plus commun après Corbula trigona. Tous les types de substrats lui conviennent, sauf cependant les
plus grossiers (graviers), de 0,5 à 6 m de profondeur. Les densités les plus fortes s‟observent dans la
partie ouest, au-delà de Dabou.
Corbula trigona est l‟organisme benthique le plus, commun abondant, donc vraisemblablement le mieux
adapté aux conditions de vie lagunaire. Il est partout présent comme le remarquait déjà BINDER, de 0,5
à 12 m de profondeur, sur tous les types de fonds avec une préférence pour les sables. Les
concentrations les plus fortes sont observées à l‟ouest avec 1700 individus par m2 en moyenne.
80
o Reproduction et Migration des crustacés
Les milieux lagunaires dont la salinité est très variable, abritent les stades larvaires, post-larvaires et
juvéniles ainsi que les adultes de petite taille. Les gros adultes vivent dans les eaux douces des rivières
où a lieu la fécondation qui se produit surtout lors des saisons des pluies. Simultanément, on observe
une migration de ces reproducteurs vers les eaux saumâtres lagunaires. Cette migration, favorisée par
la crue, peut s‟accomplir sur de grandes distances (plus de 400 Km).
VILLE (1972) se fondant sur l‟étude du cycle ovarien, situe la période de ponte de Juillet à Décembre
dans la région de Grand Bassam, avec un pourcentage maximal de femelles mûres en Décembre
(60%). Les études montrent également que les femelles les plus âgées sont les premières.
81
D‟une manière générale, les périodes d‟activité sexuelle sont très étalées dans le temps, voire
continues. Ainsi, certaines espèces comme Monodactylus sebae, T. guineensis, S. melanotheron
peuvent, en lagune Ebrié, se reproduire partout et tout le temps.
On note cependant un pic de reproduction en saison sèche (janvier, février, mars surtout pour
beaucoup d‟espèce : P. jubelini, C. stampflii, G. migri, E. teraia… Ces périodes de plus fortes activités
sexuelles, que traduisent les variations de la proportion d‟individus mature, sont plus ou moins
marquées selon les espèces. Elles sont très nettes chez l‟ethmalose par exemple. Un second pic de
maturité chez E. fimbriata, G. migri et P. jubelini (Albert et Gerlotto, 1976).
A l‟opposé, pour d‟autres espèces (T. jentinki, S. mandibrilaris, P.pellucida, les Chrysichthys…) la
reproduction au lieu durant la saison des pluies et la crue. Chez T. jentinki la ponte principale de
novembre semble induite par l‟élévation du niveau des eaux lagunaires (Amon Kothias, 1982 a). Chez
les Chrysichthys le facteur primordial paraît être la baisse de température liée à la saison des pluies, la
salinité pouvant avoir un rôle secondaire (Hem, 1986).
A cet étalement spatiotemporel de la reproduction correspond une large tolérance physiologique vis-à-
vis des conditions écologiques de la reproduction.
Pour de nombreuses espèces, celle-ci peut, en particulier, survenir dans une large gamme de salinité.
Des poissons comme M. sebae, C. stampflii, L. falcipinnis, T. guineensis, S. melanotheron seront
capables de se reproduire dans toute la gamme des salinités rencontrées en lagune Ebrié.
Pour quelques espèces, dont G. nigri, on a pu montrer qu‟en lagune Ebrié l‟évolution de la salinité
reflète mieux que tout autre paramètre l‟évolution de la proportion d‟individus en fin de maturation et en
route.
82
Tableau 17 : Liste des espèces ayant une activité sexuelle en milieu lagunaire Ebrié
Reproduction lagunaire Maturation avancée lagunaire Début de maturation lagunaire
Brycinus longipinnis Antennarius occidentalis Brachydeuterus auritus
Aplacheilichthys spilauchen Apogon imberbis Dreprane africana
Chrysichthys auratus Chromidotilapia guntheri Eucinostomes melanopterus
Chrysichthys maurus Chrysichthys nigrodigitalus Galeoïdes decadactylus
Citarichthlys stampflii Dasyatis margarita Marcusenuis brujerei
Cynoglossus senegalensis Eleotris senegalensis Plectorhynchus macrolepis
Eleotris kittara Fodiator acutus Pomadasys incisus
Ethmalosa finbriata Hernirhamphus isoptrus Sardinella maderensis
Gerres nigri Hernirhamphus balao Scomberomorus tritor
Gobionellus occidentalis Heterobranchus isopterus Sphyraena afra
Hemichromis fasciatus Hyporhamphus picarti
Liza falcipinnis Liza dumerili
Liza grandisquamis Mugil curema
Monodactylus sebae Petrocephalus lovei
Parailia pellucida Pseudotolichus senegalensis
Pellonula leonensis Schilbe nujstus
Pseudototithus elongatus
Pomadasys jubelini
Porogobius schlegelii
Sarotherodon melanotheron
Schilbe mandibularis
Strongylura senegalensis
Tilipia guineensis
Tilipia maria
Trachinotus lepturus
Trichinotus lepturus
Tylochromis jentinki
Yongeichthys occidentalis
Source : Durand J.R et al. ORSTOM EDITION, 1994
83
La partie occidentale de la Commune est occupée par le quartier de Vridi qui regroupe 19% de la
population totale de la Commune. Le quartier abrite le site du projet de pose de pipelines.
84
COBACI (Compagnie Bancaire de l‟Atlantique en Côte d‟Ivoire), BNI (Banque Nationale
d‟Investissement), CE (Caisse d‟Épargne), COOPEC (Coopérative d‟Épargne et de Crédit).
Pour faire face aux besoins de sa population, la Commune dispose d‟infrastructures Socio-
économiques listées dans le tableau 19.
Désignation Quantités
Equipements sanitaires 11
- Centres de santé et autres
Marchés 5
Services et banques
- PTT 2
- Antenne CIE/SODECI 2
- Pharmacies 8
- Banques (BICICI, BIAO, COBACI, Caisse Epargne, COOPEC, SIB, SGBCI, BNI) 8
85
4.3.2.3.4.. Situation géographique du Département de Jacqueville
Le Département de Jacqueville couvre une superficie de 678 km², limité au Nord par le Département de
Dabou, au Sud par l'océan Atlantique, à l'Est par le District d'Abidjan et à l'Ouest part le Département de
Grand-Lahou.
86
La CECP (Caisse d‟Epargne et de Chèques Postaux) et la COOPEC (Coopérative d‟Epargne et de
Crédit) constituent les structures financières du département.
87
Nature des sols en place
De façon générale, les trois (3) sondages carottés avec essais SPT 5SPT1 à SPT3) ont mis en
évidence du sable depuis le terrain naturel jusqu‟à 45 m de profondeur, où les sondages ont été
arrêtés.
88
Photo 2 : Végétation Vridi Est
Faune
Au niveau du site du projet, l‟on note seulement la présence de quelques rongeurs (souris), d‟oiseaux et de
reptiles.
Quai Ouest
- Dix (10) postes à -10 m sur une longueur de 1 525 m ;
- Dix (10) magasins-cales (55 200 m2).
Quai Sud
90
- Cinq (05) postes à -11,50 m sur une longueur de 800 m ;
- Quatre (04) magasins-cales (26 400 m2).
Un Quai de batelage
- Trois cents mètres (300 m) de quai à -2,50 m dans le prolongement de l‟appontement bananier.
Un Quai de Chalandage
- Une longueur de 275 m à -2,20 m entre le poste n° 15 et le Port de Pêche avec un hangar de 3
200 m2 et un terre-plein de 2,5 ha qui reçoit actuellement les véhicules d‟occasion.
Un Quai SOGIP :
- Un (01) Poste à -9 m
91
- Vingt cinq (25) ha de terre-pleins entièrement pavés ;
- Un parc à conteneurs extérieur de 7 ha.
Un terminal à bois :
- Cinq (05) postes sur coffres, aménagés pour l‟embarquement des grumes ;
- Un (01) quai à -0,70 m sur une longueur de 380 m pour la mise à l‟eau des billes flottables ;
- Un (01) parc de stockage terrestre de bois en grumes d‟une superficie de 65 000 m 2
entièrement pavé, situé dans la Baie du Banco.
Il faut ajouter qu‟un parc à bois débités a été aménagé à l‟Est du Pont de Biétry avec une superficie de
45 000 m2 en graveleux comprenant un magasin de 6 000 m2.
Le trafic marchandises
2011 : plus de 16 000 000 tonnes, la baisse est due à la situation post électorale ;
2010 : plus de 22 000 000 tonnes ;
92
Prévisions 2012 : plus de 23 946 184 tonnes
4.5. Relations entre le projet et les autres activités de développement dans la Région
Les activités du projet de pose de pipes sont mises en œuvre pour se conformer au contrat entre le
gouvernement de Côte d‟Ivoire et la société FOXTROT International afin de transporter de façon saine
les hydrocarbures. La réalisation de ce projet est en accord avec les options de développement
économique de la Côte d‟Ivoire et n‟entrave en rien la continuité des activités existantes. Par ailleurs,
l‟exploitation de ce projet permettra le développement économique des structures industrielles dans la
zone du projet par la production sécurisé de gaz naturel.
93
IDENTIFICATION, ANALYSE ET EVALUATION DE
L’IMPORTANCE DES IMPACTS INDUITS PAR LE PROJET
94
V. IDENTIFICATION, ANALYSE ET EVALUATION DE L’IMPORTANCE DES IMPACTS
INDUITS PAR LE PROJET
5.1. Méthodologie
Ce chapitre a pour objectif d‟identifier, d‟analyser et d‟évaluer l‟ampleur des impacts environnementaux
du projet sur les différents écosystèmes en présence.
Pour ce faire, les sources d‟impact inhérentes au projet sont identifiées ainsi que les différentes
composantes environnementales d‟intérêts économiques et écosystémiques potentiels de la zone
d‟étude.
Puis, à partir de la méthodologie d‟évaluation des impacts, évaluer les impacts potentiels positifs ou
négatifs qui ont un effet direct ou indirect sur les composantes de l‟environnement présents dans le
cadrage de la zone du projet.
Ensuite, analyser ces impacts et proposer des mesures correctives ou d‟atténuation des impacts
négatifs conformément aux prescriptions de la législation, de la réglementation et des Termes De
Références (TDR) de l‟Agence Nationale De l‟Environnement (ANDE).
L‟approche générale proposée pour identifier, analyser et évaluer l'importance des impacts sur le milieu
naturel repose sur la description détaillée du projet et du milieu naturel ainsi que sur les enseignements
tirés de la réalisation de projets similaires.
La description du projet permet d'identifier les sources d'impacts à partir des caractéristiques techniques
des équipements ainsi que du rôle dans la chaine de production, des méthodes et techniques utilisées
et du programme des travaux.
La description générale du milieu, quant à elle, permet de comprendre le contexte écologique, socio-
économique et culturel du milieu dans lequel s'insère le projet, de discriminer les composantes
environnementales s‟avérant les plus sensibles à l‟égard du projet et d‟identifier, au préalable, certains
enjeux environnementaux en rapport avec le projet.
Enfin, les enseignements tirés de projets antérieurs similaires fournissent des informations pertinentes
qui permettent de déterminer la nature et l'intensité de certains impacts associés à ce type de projet, de
renseigner sur l'efficacité de certaines mesures d'atténuation et de compensation.
Pour chaque composante environnementale ciblée, la démarche d'évaluation prévoit les étapes
suivantes :
- la description de l‟état initial du milieu : il s‟agit de rappeler sommairement les caractéristiques
environnementales telles qu‟elles se présentent avant la réalisation du projet ;
95
- la description comme telle de l'impact sur les écosystèmes, c‟est-à-dire la description des
changements anticipés en fonction des sources d‟impacts du projet et des écosystèmes ;
- l‟élaboration de mesures d‟atténuation courante et particulière, visant à réduire l‟importance des
impacts négatifs identifiés, voire à les éliminer le cas échéant ;
- l'évaluation de l'importance de l'impact négatif résiduel, c'est-à-dire après l'application des
mesures d'atténuation ;
- l‟élaboration, le cas échéant, de mesures d‟atténuation additionnelles applicables à certains
impacts négatifs résiduels ou encore de mesures de compensation advenant, que ces impacts
négatifs ne puissent être atténués davantage.
L‟intégration des mesures d‟atténuation et les effets résiduels desdites mesures témoignent du souci de
l‟initiateur du projet à l‟égard du respect de l‟environnement. Ceci constitue un engagement de sa part à
appliquer ces mesures dans les différentes phases de la réalisation du projet.
Une fois que les impacts potentiels du projet sur une composante environnementale donnée sont
identifiés, l‟importance des modifications prévisibles de la composante a été évaluée avec l‟approche
préconisée par Hydro Québec (1990) et par le Ministère des Transports du Québec (1990) ainsi que par
les démarches proposées par la Banque Mondiale (1991), le Ministère de l‟Environnement et de la
Faune du Québec (1996) et l‟Agence Canadienne d‟Evaluation Environnementale (2000). La méthode
utilise les matrices simples et repose essentiellement sur l‟appréciation de la valeur des composantes
environnementales ainsi que sur l‟intensité, l‟étendue et la durée des effets appréhendés (positifs ou
négatifs) sur chacune de ces composantes environnementales. Ces trois caractéristiques sont
agrégées en un indicateur synthèse, l‟importance de l‟effet environnemental, qui permet de porter un
jugement sur l‟ensemble des impacts prévisibles du projet et sur une composante donnée de
l‟environnement. La figure 11 présente schématiquement l‟essentiel du processus aboutissant à
l‟évaluation de l‟importance de l‟Impact Environnemental et Social ainsi que les intrants et les extrants
de chacune des étapes.
96
Figure 11 : Processus d'évaluation des impacts environnementaux et sociaux
Pour la compréhension de tout ce qui va suivre, les paragraphes suivants essaient d‟expliquer les
notions : (i) intensité de l‟impact ; (ii) importance de l‟impact ; (iii) durée de l‟impact et (iv) étendue ou
portée de l‟impact.
97
i) Intensité de l’impact
L'intensité de l‟impact environnemental exprime l'importance relative des conséquences attribuables à
l'altération d'une composante de l‟environnement. Elle dépend à la fois de la valeur de la composante
environnementale considérée et de l‟ampleur de la perturbation (degré de perturbation) qu‟elle subit. La
valeur de la composante environnementale intègre à la fois sa valeur écosystémique et sa valeur socio-
économique.
La valeur écosystémique d'une composante exprime son importance relative déterminée en tenant
compte de son rôle et de sa fonction dans l'écosystème. Dans la méthode proposée par Hydro Québec,
la valeur écosystémique d'une composante donnée est considérée comme :
a) Grande (Forte), lorsque la composante présente un intérêt majeur en raison de son rôle
écosystémique ou de la biodiversité et de ses qualités exceptionnelles dont la conservation et
la protection font l'objet d'un consensus dans la communauté scientifique;
b) Moyenne, lorsque la composante présente un fort intérêt et des qualités reconnues dont la
conservation et la protection représentent un sujet de préoccupation sans toutefois faire l'objet
d'un consensus;
c) Faible, lorsque la composante présente un intérêt et des qualités dont la conservation et la
protection sont l'objet de peu de préoccupations.
La valeur socio-économique d‟une composante environnementale donnée exprime l'importance relative
que lui attribue le public, les organismes gouvernementaux ou toute autre autorité législative ou
réglementaire. Elle reflète la volonté des publics locaux ou régionaux et des pouvoirs politiques d‟en
préserver l'intégrité ou le caractère original, ainsi que la protection légale qu'on lui accorde. Hydro
Québec considère également la valeur socio-économique d'une composante comme :
a) Grande (Forte), lorsque la composante fait l'objet de mesures de protection légales ou
réglementaires (espèces menacées ou vulnérables, parc de conservation, etc.) ou s'avère essentielle
aux activités humaines (eau potable);
b) Moyenne, lorsque la composante est valorisée (sur le plan économique ou autre) ou utilisée
par une portion significative de la population concernée sans toutefois faire l'objet d'une protection légale;
c) Faible, lorsque la composante est peu ou pas valorisée ou utilisée par la population.
La valeur de la composante intègre à la fois la valeur écosystémique et la valeur socio-économique en
retenant la plus forte de ces deux valeurs, comme l'indique le Tableau 20.
98
Tableau 20 : Matrice de détermination de la valeur de la composante
Valeur écosystémique
Valeur socio-économique Grande (Forte) Moyenne Faible
Grande (Forte) Grande (Forte) Grande (Forte) Grande (Forte)
99
Tableau 21: Matrice de détermination de l’intensité de l’effet environnemental
Valeur de la composante
Degré de perturbation
Grande Moyenne Faible
Elevé Très forte Forte Moyenne
100
b) Moyenne durée, pour les impacts ressentis de façon continue sur une période de temps
relativement prolongée mais généralement inférieure à la durée de vie de l'équipement ou des
activités;
c) Courte durée, pour les impacts ressentis sur une période de temps limitée, correspondant
généralement à la période de construction des équipements ou à l‟amorce des activités, une
saison par exemple.
101
Tableau 22 ((a), (b), (c), (d)) : Matrice de détermination de l’importance de l’effet environnemental
Les sites ayant servi de base vie seront entièrement réhabilités après les travaux. La remise en état de
ces lieux sera sanctionnée par un procès verbal de remise en état des lieux.
Les sites ayant servi de base vie seront entièrement réhabilités après les travaux. La remise en état de
ces lieux sera sanctionnée par un procès verbal de remise en état des lieux.
104
sol. L‟excavation des sols lors du creusement de la tranchée peut avoir un impact sur la structure des
sols.
Les principales causes de la pollution du sol lors des activités de construction sont :
Les fuites accidentelles et les déversements d‟hydrocarbures des engins lors de l‟enfouissement
des pipelines et de l‟entretien des engins ;
La mauvaise gestion des déchets dangereux.
A l‟achèvement des travaux de pose, FOXTROT s‟engage à effectuer la remise en état des lieux et
l‟enlèvement de tous les déchets solides et autres objets encombrants. La remise en état de ces lieux
sera sanctionnée par un procès verbal.
Toutes ces émissions seront réduites par l‟installation des filtres de fumée au niveau des pots
d‟échappements des engins.
105
la nuisance olfactive due aux déversements accidentels d‟hydrocarbures lors des travaux
d‟entretien des engins ;
les es accidents de travail ;
les vibrations dues aux matériels de travail.
Le contrôle radiographique des soudures par rayons X présente le risque de l‟irradiation des personnes
par rayonnement. Ces rayonnements peuvent générer des effets délétères tels que les mutations
génétiques, les apparitions de cancer et les malformations fœtales. Les rayonnements X ont un effet
néfaste sur les cellules vivantes et particulièrement sur l'ADN. Ils peuvent ainsi induire des modifications
ou ruptures de la chaîne d'ADN, réparables ou non.
L‟impact le plus important sur la pollution des sols pendant la phase d‟exploitation peut se produire en
cas de fuite de l‟oléoduc, dont les causes peuvent être par exemple la corrosion, l‟atteinte par un engin
de chantier (lors de travaux à proximité), la malveillance, etc. Les conséquences seraient d‟ordre
environnemental, puisque les hydrocarbures répandus au sol peuvent s‟infiltrer dans le sous-sol jusqu‟à
atteindre la nappe phréatique.
Partie souterraine
Pendant la phase d‟exploitation, il peut avoir une pollution du fond du canal en cas de fuite de l‟oléoduc.
Cependant, l‟impact est minime car le pipeline se trouve à une distance de sécurité par rapport au fond
du canal.
106
Impact sur l’eau
Une fuite de l‟oléoduc peut avoir un impact sur l‟eau du canal. Cette fuite peut avoir les origines
suivantes :
un défaut d‟étanchéité du pipeline peut survenir et avoir pour conséquence un épandage des
hydrocarbures dans l‟eau du canal ;
une corrosion externe ou interne de l‟oléoduc.
Cependant, l‟impact est minime car le pipeline se trouve à une distance de sécurité par rapport au fond
du canal.
La solution qui consiste à abandonner les pipelines in situ est à retenir puisque après quelques années,
les pipelines se dissipent totalement dans le sol par le phénomène de corrosion. Les minéraux ferreux
n‟altèrent pas le sol et les nappes souterraines. Toutefois, le revêtement en polyéthylène des pipelines
ne se dissipe pas rapidement dans le sol grâce à ses caractéristiques chimiques neutres. L‟abandon de
ce revêtement dans la tranchée ne présente pas de risque pour l‟environnement du fait de l‟absence de
réaction chimique avec le sol environnant.
107
5.2.5.1. Impacts sur le milieu physique
Impact sur le sol
Partie terrestre
Cas de l’abandon du pipeline
Aucun impact négatif significatif n‟est à signaler sur le sol.
Partie souterraine
Cas de l’abandon du pipeline
Aucun impact négatif significatif n‟est à signaler sur le sol.
108
Cas de démantèlement du pipeline
Aucun impact négatif significatif n‟est à signaler sur l‟eau.
109
Tableau 23 : Matrice d’identification des impacts négatifs en phase préparatoire
PHASE DU PROJET ZONE DU PROJET ACTIVITES SOURCE D’IMPACT COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT
Physique Biologique Humain
Installation des chantiers Sol - Compactage du sol.
- Pollution du sol par la mauvaise gestion des déchets.
Air Pollution de l‟air par émission de poussière et des COV.
Eau Aucun impact significatif n‟est à signaler
Faune Perte d‟habitats des espèces fauniques
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
- Perturbation de la circulation.
- Accident de circulation et de travail.
Sol Pollution du sol par les déversements et fuites d‟hydrocarbures.
Eau Aucun impact significatif n‟est à signaler
Transport des équipements et Air Pollution de l‟air par émission COV.
des matériaux de construction Faune Aucun impact négatif.
Flore Aucun impact négatif.
Personnel - Accident de circulation et de travail.
- Nuisance sonore.
- Perturbation de la circulation.
Population - Accident de circulation.
riveraine - Nuisance sonore.
- Perturbation de la circulation
110
Tableau 24 : Matrice d’identification des impacts négatifs en phase de construction
PHASE DU PROJET ZONE DU PROJET ACTIVITES SOURCE D’IMPACT COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT
Physique Biologique Humain
Activités de soudure des tubes Sol Aucun impact négatif.
Air Pollution de l‟air par dégagement de fumée.
Eau Aucun impact.
Faune Aucun impact.
Flore Aucun impact.
Personnel - Nuisance sonore.
- Vibration.
- Accident de travail.
-Risques sanitaires liés aux rayons X pendant le contrôle radiographique.
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
Creusement de tranchée Sol - Pollution du sol liée aux fuites accidentelles et aux déversements
d‟hydrocarbures.
- Pollution du sol par la mauvaise gestion des déchets.
PHASE DE CONSTRUCTION
111
Tableau 25 : Matrice d’identification des impacts négatifs en phase d’exploitation
PHASE DU PROJET ZONE DU PROJET ACTIVITES SOURCE D’IMPACT COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT
Physique Biologique Humain
Sol Pollution des sols en cas de fuite de l‟Oléoduc.
Fonctionnement des pipelines Air - Pollution de l‟air en cas de fuite de gaz et d‟hydrocarbures
liquides.
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
112
Tableau 26 : Matrice d’identification des impacts négatifs en phase de cessation des activités
PHASE DU PROJET ZONE DU PROJET ACTIVITES SOURCE D’IMPACT COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT
Physique Biologique Humain
Sol - Pollution du sol liée aux déversements accidentels des hydrocarbures.
- Pollution du sol liée à la mauvaise gestion des déchets dangereux.
Air Pollution de l‟air par les particules en suspension et les gaz
d‟échappement des engins.
Démantèlement
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
113
5.3. Evaluation de l’importance des impacts
La matrice ci-dessous met en évidence l‟importance relative des impacts identifiés.
Faune Perte d‟habitats des espèces fauniques Faible Locale Courte Très faible
Flore Perte du couvert végétal Faible Locale Courte Très faible
Personnel - Nuisance sonore et olfactive. Faible Locale Courte Très faible
PHASE DE PREPARATION
114
Tableau 28 : Matrice d’évaluation des impacts négatifs en phase de construction
PHASE DU ZONE DU ACTIVITES SOURCE COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT MATRICE DE L’EVALUATION DE L’IMPACT IMPORTANCE
PROJET PROJET D’IMPACT Physique Biologique Humain Intensité Portée Durée DE L’IMPACT
Activités de soudure Air Pollution de l‟air par dégagement de fumée. Faible Locale Courte Très faible
des tubes - Nuisance sonore. Faible Locale Courte Très faible
- Vibration. Faible Ponctuelle Courte Très faible
Personnel - Accident de travail. Faible Ponctuelle Courte Très faible
-Risques sanitaires liés aux rayons X pendant le contrôle Moyenne Ponctuelle Courte Faible
radiographique.
Creusement de Sol - Pollution du sol liée aux fuites accidentelles et aux Faible Ponctuelle Courte Très faible
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
Air Pollution de l‟air par émission de COV. Faible Locale Courte Très faible
Faune Perte d‟habitats fauniques. Faible Ponctuelle Courte Très faible
Personnel - Nuisance sonore. Faible Ponctuelle Courte Très faible
- Accident de travail. Faible Ponctuelle Courte Très faible
Entretien des engins Sol Pollution du sol liée aux déversements d‟hydrocarbures Faible Ponctuelle Courte Très faible
Humain Nuisance olfactive Faible Locale Courte Très faible
Travaux de forage Sol - Pollution du sol par déversement et fuites des Faible Ponctuelle Courte Très faible
hydrocarbures.
- Pollution du sol par déversement de boue de forage. Faible Ponctuelle Courte Très faible
115
Tableau 29 : Matrice d’évaluation des impacts négatifs en phase d’exploitation
PHASE DU ZONE DU ACTIVITES SOURCE COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT MATRICE DE L’EVALUATION DE L’IMPACT IMPORTANCE
PROJET PROJET D’IMPACT Physique Biologique Humain Intensité Portée Durée DE L’IMPACT
Sol Pollution des sols en cas de fuite de Faible Ponctuelle Longue Faible
l‟Oléoduc.
Fonctionnement Air Pollution de l‟air en cas de fuite de gaz et Faible Locale Longue Faible
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
de l‟Oléoduc.
Faune Perte des espèces fauniques aquatiques Faible Locale Longue Faible
aquatique en cas de fuites de l‟Oléoduc dans l‟eau du
canal.
Humain Risque sanitaire. Faible Locale Longue Faible
Sol Pollution du sol due à une mauvaise Faible Ponctuelle Longue Faible
gestion des déchets
Entretien des Air Pollution de l‟air due au fonctionnement des Faible Locale Longue Faible
pipelines véhicules de surveillance et maintenance.
Humain Accidents de travail. Faible Locale Longue Faible
116
Tableau 30 : Matrice d’évaluation des impacts négatifs en phase de cessation des activités
PHASE DU ZONE DU ACTIVITES SOURCE COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT MATRICE DE L’EVALUATION DE L’IMPACT IMPORTANCE
PROJET PROJET D’IMPACT Physique Biologique Humain Intensité Portée Durée DE L’IMPACT
Sol - Pollution du sol liée aux déversements Faible Ponctuelle Courte Très faible
accidentels des hydrocarbures.
- Pollution du sol liée à la mauvaise gestion des Faible Ponctuelle Courte Très faible
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
PHASE DE CESSATION DES ACTIVITES
déchets dangereux.
Air Pollution de l‟air par les particules en suspension et Faible Locale Courte Très faible
Démantèlement
les gaz d‟échappement des engins.
Humain - Nuisances sonores. Faible Locale Courte Très faible
- Accident de travail. Faible Ponctuelle Courte Très faible
- Baisse de la production de gaz et d‟hydrocarbures Faible Locale Longue Faible
liquides.
- Baisse de revenus. Faible Locale Longue Faible
Humain - Risque sanitaire. Faible Locale Longue Faible
117
MESURES DE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
118
VI. MESURES DE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
Air
Le fonctionnement des véhicules et des engins émettent des gaz d‟échappement, il est indispensable
que les produits pétroliers utilisés par les engins comme combustibles soient de bonne qualité
respectant les normes. Les engins doivent régulièrement être entretenus.
La circulation des véhicules et des engins lourds en période sèche entraîne l‟émission de poussière. Il
est donc nécessaire de réduire la vitesse.
119
Flore
Les sites qui ont servi de chantiers doivent être réhabilités à la fin des travaux. La remise en état des
lieux comprend notamment les opérations suivantes:
- Remblayage de toutes les ouvertures réalisées : Le remblai est mis immédiatement après
la mise en fouille des pipelines avec des sols fertiles. Des dispositions seront prises de
façon à ne pas mélanger la terre arable au reste du remblai extrait de la tranchée ;
- stockage de tous les déchets produits dans les cuves étanches appropriées ;
- enlèvement de tous les déchets produits et stockés ;
- Décompactage des terres compactées par les mouvements des véhicules et autres engins
pour améliorer l'aération, l'infiltration de l'eau et la pénétration des racines ;
- Revégétalisation du site ;
- Arrosage régulier et suivi des zones réhabilitées tant que la végétation n‟est pas
suffisamment stabilisée.
Par ailleurs, la remise en état des lieux est sanctionnée par un procès verbal de remise en état des
lieux après travaux signé entre l‟Entreprise de pose, FOXTROT International et les autorités
administratives en charge de l‟environnement.
Air
Le fonctionnement des véhicules et des engins émettent des gaz d‟échappement, il est indispensable
que les produits pétroliers utilisés par les engins comme combustibles soient de bonne qualité
120
respectant les normes. Les engins doivent régulièrement être entretenus. Des filtres de fumée seront
installés au niveau des pots d‟échappement des machines.
Flore
Les sites qui ont servi de chantiers doivent être réhabilités à la fin des travaux. La remise en état des
lieux comprend notamment les opérations suivantes:
- remblayage de toutes les ouvertures réalisées : Le remblai est mis immédiatement après la
mise en fouille des pipelines avec des sols fertiles. Des dispositions seront prises de façon
à ne pas mélanger la terre arable au reste du remblai extrait de la tranchée ;
- stockage de tous les déchets produits dans les cuves étanches appropriées ;
- enlèvement de tous les déchets produits et stockés ;
- remaniement des sols compactés par les mouvements des véhicules et autres engins pour
améliorer l'aération, l'infiltration de l'eau et la pénétration des racines ;
- revégétalisation du site ;
- arrosage régulier et suivi des zones réhabilitées jusqu‟à stabilisation de la végétation.
121
La remise en état des lieux sera sanctionnée par un procès verbal signé par l‟Entreprise ayant
réalisé les travaux. Ce procès verbal sera remis à FOXTROT International pour certifier la bonne
exécution des travaux.
Pour lutter contre le risque d‟accident de travail, les mesures suivantes sont à appliquer :
- port d‟Equipement de Protection Individuelle (EPI) par le personnel ;
- formation du personnel à la manipulation des différents engins.
Air
Le fonctionnement des véhicules de surveillance et de maintenance émettent des gaz d‟échappement,
il est indispensable que les produits pétroliers utilisés par ces engins comme combustibles soient de
bonne qualité respectant les normes. Les engins doivent régulièrement être entretenus.
122
Eau
Pour éviter d‟éventuelles pollutions de la lagune, la société FOXTROT International doit s‟imposer des
mesures propres à éliminer la corrosion plutôt que des épaisseurs de pipeline supérieures. Ces
mesures consistent, en ce qui concerne la corrosion externe, en l‟application d‟un revêtement isolant
sur l‟acier et d‟une protection cathodique, et, en ce qui concerne la protection interne, en l‟utilisation
d‟inhibiteurs de corrosion et éventuellement aussi, en l‟application de revêtement interne à base de
peintures spéciales.
L‟organisme de surveillance et de maintenance doit inspecter de façon régulière et programmée l'état
des tubes par des racleurs instrumentés.
La société FOXTROT International doit disposer d‟un plan d‟intervention rapide afin de lutter contre tout
déversement accidentel.
123
Tableau 31 : Matrice de synthèse des mesures d’atténuation des impacts négatifs en phase de préparation
PHASE DU ZONE DU ACTIVITES SOURCE D’IMPACT COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT
MESURES D’ATTENUATION DES IMPACTS
PROJET PROJET Physique Biologique Humain
Installation du chantier Sol - Compactage du sol. - Réhabiliter les sites de chantier ;
- Pollution du sol par la - Collecter, stocker les déchets dangereux dans une cuve étanche, puis les
mauvaise gestion des déchets. faire traiter par une structure agrée par le CIAPOL.
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
124
Tableau 32 : Matrice de synthèse des mesures d’atténuation des impacts négatifs en phase de construction
PHASE DU ZONE DU ACTIVITES SOURCE COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT MESURES D’ATTENUATION DES IMPACTS
PROJET PROJET D’IMPACT Physique Biologique Humain
Activités de Personnel Nuisance sonore. - Porter des EPI (Casques anti-bruit, bouchons à oreilles, …) pendant les
soudure des heures de travail ;
tubes - Limiter les heures d‟exposition des travailleurs ;
- Utiliser des engins lourds et légers dont les émissions sonores respectent
les textes réglementaires (Arrêté n°01164/MINEEF/CIAPOL/SDIIC de 04
novembre 2008 portant Règlementation des Rejets et Emissions des
Installations Classées pour la Protection de l‟Environnement).
Risques sanitaires liés aux rayons X pendant le - Fixer la distance de sécurité par rapport à la source;
contrôle radiographique. - Limiter la durée d‟exposition;
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
- Utiliser un écran
Entretien des Sol Pollution du sol par déversement et fuites des Collecter et stocker les huiles usagées dans une cuve étanche, puis les
PHASE DE CONSTRUCTION
engins hydrocarbures. faire traiter par une structure agréée par le CIAPOL.
Travaux de forage Sol Pollution du sol par déversement de boues de Collecter et stocker les boues dans une cuve étanche, puis les faire traiter
forage par une structure agréée par le CIAPOL.
Air Pollution de l‟air par les gaz d‟échappement. - Utiliser pour combustible des engins et véhicules des produits pétroliers
de bonne qualité respectant les normes ;
- Entretenir régulièrement les engins.
- installer des filtres de fumée au niveau des pots d‟échappement des
machines.
Personnel Nuisance sonore - Porter des EPI (Casques anti-bruit, bouchons à oreilles, …) pendant les
heures de travail ;
- Limiter les heures d‟exposition des travailleurs ;
- Utiliser des engins lourds et légers dont les émissions sonores respectent
les textes réglementaires (Arrêté n°01164/MINEEF/CIAPOL/SDIIC du 04
novembre 2008 portant Règlementation des Rejets et Emissions des
Installations Classées pour la Protection de l‟Environnement).
Risque d‟accident de travail - Porter d‟Equipement de Protection Individuelle (EPI) par le personnel.
- Former le personnel à la manipulation des différents engins.
125
Tableau 33 : Matrice de synthèse des mesures d’atténuation des impacts négatifs en phase d’exploitation
Entretien des Sol Pollution du sol due à une mauvaise Collecter et stocker les déchets issus de l‟entretien des pipelines dans une
pipelines gestion des déchets. cuve étanche, puis les faire traiter par une structure agréée par le CIAPOL.
Air Pollution de l‟air due au fonctionnement des - Utiliser pour combustible véhicules des produits pétroliers de bonne
véhicules de surveillance et de qualité respectant les normes ;
maintenance. - Entretenir régulièrement les engins.
126
GESTION DES RISQUES
127
VII. GESTION DES RISQUES
128
Distance par rapport à la source
Zone contrôlée
Zone délimitée par des barrières de sécurité et des panneaux de signalisation de danger. C‟est une
zone interdite à toute personne au moment de l‟opération de radiographie et à l‟extérieure de laquelle
les personnes affectées directement à des travaux sous rayonnement (opérateurs) peuvent travailler en
toute sécurité. La radiographie est télécommandée à distance.
Le débit de l‟équivalent de dose est limité à 0.75 mrem/h.
Zone surveillée
C‟est la zone d‟action des personnes non affectées directement à des travaux sous rayonnement. Le
débit de l‟équivalent de dose est toléré à 0,25 mrem/h.
Zone publique
Zone de sécurité pour le public en circulation ou en arrêt.
Le débit de dose de radiation est inversement proportionnel au carré de la distance de la source. Les
distances des zones à respecter dépendent du type de la source et de sa capacité.
Durée d’exposition
Le taux d‟irradiation toléré peut être augmenté à 10 fois pour des expositions occasionnelles de courtes
durées.
Ecran
La radiographie de la soudure s‟opère à l‟intérieure de la canalisation constituant ainsi un écran efficace
au passage des rayonnements.
En général, la distance de sécurité à respecter doit être supérieure à 100 m.
129
7.1.1.2. Risques de nuisances sonores
Lors de la pose des pipes, le fonctionnement des engins lourds est générateur de bruits qui peuvent
s‟avérer nocifs pour le personnel. Ces bruits sont temporaires du fait de la durée courte des travaux.
Les nuisances seront minimes du fait du port des Equipements de Protection Individuelle (casques à
anti-bruit, bouchons) par le personnel.
7.1.3. Entretien
Les interventions d‟entretien sur les pipelines sont caractérisées par la nécessité d‟opérer rapidement
sur des canalisations en activité sans avoir à les vider et, autant que possible, sans interrompre
l‟exploitation. Les opérations élémentaires que FOXTROT International est amené à réaliser sont
essentiellement la soudure sur la canalisation d‟accessoires divers (branchements, plaques de
renforcement, etc.), le découpage dans la paroi des canalisations d‟orifices permettant d‟alimenter des
branchements, et enfin la coupe et le renforcement de sections de canalisations, par exemple pour
réaliser une déviation de tracé.
Enfin, il existe de nombreuses pièces spéciales d‟outillage (manchons de raccordement, colliers de
réparation de fuite, etc.) qui viennent compléter le gros outillage et permettent de pratiquer, dans les
meilleures conditions de sécurité et de rapidité, toutes les opérations courantes ou exceptionnelles
d‟entretien, en réduisant au minimum le trouble apporté à l‟exploitation.
7.1.4. Dispatching
L'ensemble des installations d'un pipeline est contrôlé depuis un point central, le dispatching, véritable
centre nerveux du système d'exploitation.
130
Le dispatching coordonne en temps réel et 24 heures sur 24 toutes les opérations nécessaires à
l'exécution des plans de pompage transmis par le planning. Il assure également la télésurveillance de
sécurité des lignes et des installations.
Le dispatching utilise un système de télécontrôle et de télécommande conçu pour manœuvrer à
distance toutes les installations automatisées du pipeline (stations expéditrices, stations relais et
terminaux). C'est le Système de contrôle et d‟acquisition de données.
Ce système permet de surveiller en permanence les paramètres témoins du bon fonctionnement du
réseau et notamment l'état des vannes et des groupes motopompes, les paramètres hydrauliques des
lignes, le comptage et l'instrumentation associée.
7.1.5. Le travail
La qualité de l'évaluation des risques pour une tâche donnée est fonction de la connaissance totale
de tous les aspects liés à l'exécution de cette tâche.
L'évaluation doit donc inclure un contrôle des connaissances, de l'expérience et de la formation des
personnes préposées à cette tâche.
Compétence du personnel - il s'ensuit que les connaissances, l'expérience et la formation du
personnel sont des critères essentiels de la qualité de toute évaluation des risques. Un
personnel expert, bien informé et formé, dûment supervisé encourt un moindre risque
d'accident qu'un personnel mal formé et incorrectement supervisé.
Coordination - la responsabilité de la surveillance et de la coordination des travaux devrait être
confiée à une personne compétente. Le coordonnateur doit impérativement s'assurer que
toutes les personnes qui participent au travail ont la capacité nécessaire et comprennent la
nature du travail des autres et les responsabilités réciproques. Cette disposition est valable
pendant la phase d‟exploitation. Cela est particulièrement important lorsqu'une partie ou
l'intégralité du travail à accomplir est sous-traitée.
131
La reconnaissance.
La mise en sécurité.
La réparation en urgence.
7.2.1. Alerte
L‟alerte regroupe le processus intégral de connaissance, de transmission et de première vérification de
l‟information.
Elle permet aux services concernés d‟être avertis d‟un incident affectant un ouvrage.
Elle doit permettre d‟assurer une transmission rapide, complète et exacte des informations relatives à
un incident. L‟alerte permet de prendre les premières dispositions permettant à la cellule d‟intervention
d‟assurer la sécurité et de remédier aux anomalies constatées ou signalées.
L‟alerte permet de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire face aux conséquences
éventuelles de l‟incident.
Elle est donnée en général par un observateur local (appels de tiers).
L‟alerte initiale est réceptionnée par le Dispatching qui la transmet immédiatement :
à la Direction de FOXTROT International ;
aux Responsables de l‟Intervention Rapide.
Le Dispatching demande l‟arrêt ou le démarrage des installations fonctionnant au gaz ou aux
hydrocarbures liquides.
7.2.2. Reconnaissance
Elle est déclenchée après réception du message d‟alerte. Elle doit permettre d‟obtenir dans les
meilleurs délais la validation de l‟alerte donnée et la localisation exacte de l‟incident.
La reconnaissance est effectuée par la Cellule « intervention ». Elle consiste à collecter les
renseignements permettant de prendre toutes les mesures appropriées concernant la sécurité,
d‟informer de façon précise les services concernés par l‟incident et de décider du mode d‟intervention.
Dans cette phase, il faut :
- prendre les premières mesures vis à vis des tiers ;
- évaluer le périmètre de la zone dangereuse ;
- déclencher la mise en sécurité.
132
Cette phase vise à limiter le sinistre ou à en réduire rapidement les effets, en sauvegardant
éventuellement une certaine continuité de l‟alimentation, si la sécurité des personnes et des biens le
permet.
133
PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
134
VIII. PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
Le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) décrit les dispositions nécessaires à la mise
en œuvre des mesures de protection de l‟environnement. Il constitue le but même de l‟évaluation
environnementale en ce sens qu‟il met en relation les éléments suivants :
les activités source d‟impact du projet ;
les impacts potentiels générés ;
les mesures de protection de l‟environnement ;
les acteurs responsables de l‟exécution et du suivi de l‟exécution de ces mesures ;
le coût estimatif de mise en œuvre de ces mesures.
o Pollution Atmosphérique
Au plan du respect des normes nationales et internationales sur la qualité de l‟air (OMS, MARPOL
73/78), les valeurs sont indiquées dans le tableau 34 ci-après:
Tableau 34 : Concentration Maximale Admissible des Substances Polluantes selon les normes
ivoiriennes pour le rejet dans l’air
Substances Flux horaire total Concentration maximale admise (mg/m3)
Poussières totales < 1kg/h 100
> 1kg/h 50
Monoxyde de carbone > 1kg/h 50
Oxyde de soufre (exprimés en dioxyde de soufre) > 25kg/h 500
Oxydes d‟azote (exprimés en dioxyde d‟azote) > 1kg/h 50
Chlorure d‟hydrogène et autres composés inorganiques du > 1kg/h 50
Chlore (exprimé en HCl)
Fluor et composés inorganiques du fluor (gaz, vésicules et > 500g/h 5 pour les composés gazeux 5 pour
particules exprimées en HF) l‟ensemble des vésicules et particules
Rejets de cadmium > 1g/h 0,2
Rejets de diverses substances gazeuses 5 pour chaque produit
-Acide cyanhydrique (HCN) ou de brome et de composés
inorganiques gazeux du brome (HBr) ou d‟hydrogène > 50 mg/h
sulfuré
Ammoniac > 100 mg/h 50
Amiante (si la quantité d‟amiante mise en œuvre dépasse 0,1 pour l‟amiante et 0,5 pour les poussières
100 kg/an totales
Autres fibres (si quantité de fibres, autres que l‟amiante, 1 pour les fibres
mise en œuvre dépasse 100 kg/an) 50 pour les poussières totales
Source : Arrêté n°01164/MINEEF/CIAPOL/SDIIC du 04 novembre 2008 portant Règlementation des Rejets et Émissions des
Installations Classées pour la Protection de l’Environnement.
137
Au plan du respect des normes nationales et internationales sur les valeurs limites pour les rejets des
effluents (Arrêté n°01164/MINEEF/CIAPOL/SDIIC du 04 novembre 2008), les valeurs sont indiquées
dans le tableau 35 ci-après:
138
Tableau 36 : Normes (OMS/CEE) de la pollution des eaux
Turbidité (T) Saveur et Couleur (U) Dureté de l’eau (D) en pH Conductivité DBO5 mg/L DCO
Odeur mg/L Normes en µS/Cm)
Norme OMS OMS et CEE Normes
Norme OMS (U) 5<T<25 OMS et CEE)
Classe de turbidité usuelle CETTE Présence Concentration Eau douce 60<D<1 100<DBO5<150 250<DCO<500
NTU< 1 Eau claire de maximale admise 20 Limite en lux
Eau pollution par OMS sont Eau 6,5<pH<9 400 µS/Cm (kg/) <50 on a
5<NTU<3 légèrement respectivement 5 moyennement 120<D< 150 >50 on a
0 trouble unités et 50 unités douce 180 100
NTU> 50 Eau trouble Eau est dure D>180
Fluor (F) (mg/L) Nitrates et nitrites Arsenic (As) en Amiante Chrome(Cr) VI Plomb (Pb) Ammonia Uranium (U) Argent Zinc (Zn) en
(OMS) (NOX) en mg/L mg/L Norme (A) en mg/L en mg/L que (Ag) mg/L
Norme OMS OMS Norme OMS Norme OMS (NH3) Norme
OMS
Sélénium (Se) en Cuivre (Cu) en Aluminium (Al) Calcium (Ca) en Magnésium (Mg) Sodium (Na) en Chlorures Nitrate (NO3)
mg/L Norme mg/L Norme OMS en mg/L Norme mg/L Norme en mg/L Norme mg/L Norme CEE (Cl) en mg/L en mg/L
OMS OMS OMS OMS et CEE et OMS Norme OMS
Se maxi. 0,01 Cu maxi. 0,5 Al mini. 5,0 75<Ca<200 OMS 50, CEE 30 CEE 150, OMS NO3 maxi. 50
150<Na<200
139
o Bruits et Vibrations
Les bruits et les sons provoquant une sensation indésirable sont réglementés et consignés également
dans l‟Arrêté n°01164/MINEEF/CIAPOL/SDIIC du 04 Novembre 2008 portant Règlementation des
Rejets et Emissions des Installations Classées pour la Protection de l‟Environnement. Les bruits sont
caractérisés par des grandeurs physiques mesurables et des grandeurs dites physiologiques
correspondant à la sensation auditive tableau 37 ci-après.
Grandeurs physiques : Pression, Fréquence et Spectre.
Grandeurs physiologiques : niveau sonore plus ou moins fort ; hauteur (aigu, médium, grave).
L‟installation est construite, équipée et exploitée de façon que son fonctionnement ne puisse être à
l‟origine de bruits susceptibles de compromettre la santé ou la sécurité du voisinage ou de constituer
une nuisance pour celui-ci. Les émissions sonores ne doivent pas dépasser les niveaux de bruit
admissibles en limites de propriété de l‟établissement fixées par l‟arrêté d‟autorisation, pour chacune
des périodes de la journée (diurne et nocturne).
140
8.3.1. Formation et sensibilisation du personnel
Le personnel doit être sensibilisé sur les différents risques encourus pendant toutes les phases du
projet. Aussi, doit-il être formé pour intervenir lors de la survenue d‟un risque avant l‟arrivée des forces
d‟intervention extérieures. Cette formation et sensibilisation peuvent porter sur les thèmes mentionnés
dans le tableau 38 ci-dessous, cependant d‟autres thèmes pourront être ajoutés à ceux-ci :
141
Tableau 39 : Matrice du Plan de Gestion Environnementale et Sociale en phase de préparation
PHASE ZONE ACTIVITES COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT Organisme Organisme Indicateurs de suivi Source de Coût de suivi Source de
MESURES D’ATTENUATION DES IMPACTS
DU DU SOURCE Physique Biologique Humain d’exécution et de suivi vérification financement
PROJET PROJET D’IMPACT de surveillance
Installation Sol - Compactage du - Réhabiliter les sites de chantier ; FOXTROT ANDE - Constat visuel - Rapport ou Il est FOXTROT
du chantier sol. - Collecter, stocker les déchets International effectué sur le site Procès verbal incorporé International
- Pollution du sol dangereux dans une cuve étanche, lors des visites des de dans le coût
réhabilitation d‟investisse
par la mauvaise puis les faire traiter par une structure agents des services
des sites ; ment du
gestion des déchets agrée par le CIAPOL. compétents ou - Rapport de projet.
superficie gestion des
réhabilitée déchets ou
- Nombre de cuves Rapport de
de collecte visite de
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
l‟ANDE
Faune Perte des espèces Réhabiliter les sites de chantier FOXTROT ANDE Constat visuel - Rapport ou Il est FOXTROT
fauniques International effectué sur le site Procès verbal incorporé International
PHASE DE PREPARATION
Population Perturbation de la - Installer des panneaux de FOXTROT -Présence de Rapport de Il est FOXTROT
riveraine circulation signalisation ; International ANDE panneaux de visite de incorporé International
- Eviter l‟excès de vitesse. signalisation l‟ANDE dans le coût
- Rapport du d‟investisse
routière ou de
code de ment du
travaux ; conduite projet.
- Fiche technique de
limitation de vitesse
142
Tableau 39 suite : Matrice du Plan de Gestion Environnementale et Sociale en phase de préparation
Transport Air Pollution de l‟air - Utiliser pour le combustible des FOXTROT ANDE - Fiche d‟entretien des engins ; - Rapport Il est FOXTROT
des par les gaz engins et véhicules des produits International - Fiche technique de d‟entretien des incorporé International
équipements d‟échappement et pétroliers de bonne qualité respectant l‟installation de limitation de engins dans le coût
et des - Rapport de d‟investisse
l‟émission de les normes ; vitesse.
matériaux de visite de l‟ANDE ment du
construction poussière - Entretenir régulièrement les engins ; projet.
- Limiter la vitesse de circulation des
engins.
Population Perturbation de la - Installer des panneaux de FOXTROT - Présence de panneaux de - Rapport de Il est FOXTROT
riveraine circulation signalisation ; International ANDE signalisation routière ou de visite de l‟ANDE incorporé International
- Eviter l‟excès de vitesse. travaux - Rapport du code dans le coût
de conduite d‟investisse
- Fiche technique de limitation
ment du
de vitesse installée sur les projet.
engins.
143
Tableau 40 : Matrice du Plan de Gestion Environnementale et Sociale en phase de construction
PHASE ZONE ACTIVITES COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE Organisme Organisme Indicateurs de suivi Source de Coût de suivi Source de
MESURES D’ATTENUATION DES
DU DU SOURCE L’IMPACT d’exécution et de suivi vérification financement
Physique Biologique Humain IMPACTS
PROJET PROJET D’IMPACT de surveillance
Activités de Personnel Nuisance sonore. - Porter des EPI (Casques FOXTROT ANDE - Constat visuel - Rapport de Il est FOXTROT
soudure des antibruit, bouchons à oreilles, …) International effectué sur le site lors visite de l‟ANDE incorporé International
tubes pendant les heures de travail ; des visites des agents dans le
- Limiter les heures d‟exposition coût
des services
des travailleurs ; d‟investisse
- Utiliser des engins lourds et compétents ou - Rapport des ment du
légers dont les émissions nombre d‟EPI horaires de projet.
sonores respectent les textes travail
réglementaires (Arrêté - Fiches des horaires
n°01164/MINEEF/CIAPOL/SDIIC de travail.
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
144
Tableau 40 suite : Matrice du Plan de Gestion Environnementale et Sociale en phase de construction
Sol Pollution du sol Collecter et stocker les boues de FOXTROT ANDE - Constat visuel - Rapport de visite de Il est incorporé FOXTROT
par déversement forage dans une cuve étanche, International effectué sur le site lors l‟ANDE dans le coût International
de boues de puis les faire traiter par une des visites des agents d‟investissement
- Rapport de gestion des
forage structure agréée par le CIAPOL. des services du projet
déchets
Travaux Ensuite FOXTROT doit suivre la compétents ou
de forage traçabilité du traitement des boues présence de cuve
de forage. étanche
- Rapport de
traitement des boues
de forage.
Air Pollution de l‟air - Utiliser pour combustible des FOXTROT ANDE - Constat visuel - Rapport de visite de Il est incorporé FOXTROT
par les gaz engins et véhicules des produits International effectué sur le site lors l‟ANDE dans le coût International
d‟échappement pétroliers de bonne qualité des visites des agents d‟investissement
respectant les normes ; des services - Rapport d‟entretien des du projet
- Entretenir régulièrement les compétents ou engins
engins. présence de filtres de
- Installer des filtres de fumée au fumée
niveau des pots d‟échappement - Fiche d‟entretien des
des machines engins
Nuisance sonore - Porter des EPI (Casques anti- FOXTROT ANDE - Constat visuel - Rapport de visite de Il est incorporé FOXTROT
Personnel bruit, bouchons à oreilles, …) International effectué sur le site lors l‟ANDE dans le coût International
pendant les heures de travail ; des visites des agents d‟investissement
- Limiter les heures d‟exposition des services -Rapport des horaires du projet
des travailleurs ; compétents ou de travail
- Utiliser des engins lourds et nombre d‟EPI.
légers dont les émissions sonores - Fiche des horaires
respectent les textes de travail
réglementaires (Arrêté
n°01164/MINEEF/CIAPOL/SDIIC
du 04 novembre 2008 portant
Règlementation des Rejets et
Emissions des Installations
Classées pour la Protection de
l‟Environnement).
Risque d‟accident - Porter des Equipements de - Nombre d‟EPI ; - Rapport de visite de Il est incorporé
de travail Protection Individuelle (EPI) par le FOXTROT ANDE - Attestation de l‟ANDE dans le coût FOXTROT
personnel. International - Rapport de formation d‟investissement International
formation
- Former le personnel à la du personnel du projet
manipulation des différents engins.
145
Tableau 41 : Matrice du Plan de Gestion Environnementale et Sociale en phase d’exploitation
PHASE ZONE ACTIVITES COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE Organisme Organisme Indicateurs de suivi Source de vérification Coût de Source de
DU DU SOURCE Physique Biologique Humain L’IMPACT MESURES D’ATTENUATION DES d‟exécution et de suivi suivi financement
PROJET PROJET D’IMPACT IMPACTS de surveillance
Eau Pollution de l‟eau - Eviter la corrosion des pipelines - Fiches d‟entretien des - Rapport d‟entretien
du canal en cas en mettant en œuvre une FOXTROT ANDE pipelines ; des pipelines Il est FOXTROT
protection cathodique International - Constat visuel effectué - Rapport de visite incorporé International
Fonctionne de fuites de dans le coût
permanente. sur le site lors des de l‟ANDE
ment des l‟Oléoduc. d‟investisse
- Injecter un produit inhibiteur de visites des agents des -Rapport du Plan ment du
pipelines
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
146
Tableau 41 suite : Matrice du Plan de Gestion Environnemental et Social en phase d’exploitation
Entretien Sol Pollution du sol Collecter et stocker les déchets FOXTROT ANDE - Constat visuel effectué sur - Rapport de visite Il est incorporé FOXTROT
des due à une issus de l‟entretien des pipelines International le site lors des visites des de l‟ANDE dans le coût International
pipelines mauvaise dans une cuve étanche, puis les agents des services d‟investisseme
ZONE DE POSE DE PIPE ET LES ENVIRONS
Air Pollution de l‟air - Utiliser pour combustible FOXTROT ANDE - Constat visuel effectué sur - Rapport de visite Il est incorporé FOXTROT
due au véhicules des produits pétroliers International le site lors des visites des de l‟ANDE dans le coût International
fonctionnement de bonne qualité respectant les agents des services d‟investisseme
compétents ; - Rapport d‟entretien nt du projet
des véhicules normes ;
- Fiche d‟entretien des des engins
de surveillance - Entretenir régulièrement les engins
et de engins.
maintenance.
147
CONCLUSION
148
IX. CONCLUSION
En conclusion, la pose des deux nouveaux pipelines (Gazoduc de 14‟‟ et Oléoduc de 6‟‟) permettra
le renforcement des capacités ainsi que la fiabilité du système de transport du gaz naturel. Ce
projet répond à la politique énergétique de l‟Etat de Côte d‟Ivoire, à la création d'emplois et à une
exportation de l‟énergie vers les autres pays de la Sous Région.
Les résultats de l‟analyse des impacts potentiels négatifs et positifs du projet y compris les
mesures d‟atténuation ou de compensation préconisés dans le PGES de l‟EIES selon la technique
du Forage Horizontal Dirigé (FHD), méthode sélectionnée par FOXTROT International pour la
réalisation de son projet, mettent en évidence la viabilité écologique dudit projet qui doit être
soutenu par le Gouvernement Ivoirien. Ce projet en phase d‟exploitation ne présente pas de
risques supplémentaires car il s‟agit du doublement d‟installations existantes.
L‟impact négatif potentiel de la phase des travaux est très faible et les risques environnementaux
maîtrisés.
149
BIBLIOGRAPHIE
150
X. BIBLIOGRAPHIE
- ABE J., AFFIAN K., 1993 – Morphology and touristic infrastructures of Côte d‟Ivoire. In Tourism
and Environment: the case for coastal areas. Wong Edit., pp.99-108.
- AFFIAN, K., 2003 – Approche environnementale d'un écosystème lagunaire microtidal (la lagune
Ebrié en Côte d'Ivoire) par des études géochimiques, bathymétriques et hydrologiques.
Contribution du S.I.G. et de la Télédétection. Doctorat de Géographie, Université d'Abidjan.
- Agence Canadienne d‟Evaluation Environnementale, 2000 – International association for impact
assessment, 1 – 300.
- Albert et GERLOTTO, 1976 – Biologie de l‟éthmalose (Ethmaloso fimbriata Bowdich) en Côte
d‟Ivoire. 1. Description de la reproduction et des premiers stades larvaires. Doc.Sci.cent.Rech.
Océanogr.Abidjan, 7(1) :113-133.
- ALOSIUS A., Pelnard-Considere R. & Pautrel J., 1976 – Port Autonome d‟Abidjan : 23 juillet
1950– 23 juillet 1975. Direction Générale du Port Autonome d‟Abidjan, Rapport interne, 152p.
- Amon KOTHIAS, 1982a, b – Aperçu sur la biologie du poisson cichlide Tylochromis jentinki en
lagune Ebrié (Côte d‟Ivoire), Océanol., Actes du symposium international sur les lagunes
côtières, scor/labo/ Unesco, Bordeau, 8-14 septembre 1981 :251-220
- ARFI R. et al., 1987. Communautés zooplanctoniques dans une lagune tropicale (lagune Ebrié,
Côte d'ivoire). Variations spatio-temporelles. Rev. Hydrobiol. Trop., 20: 2 1-36.
- Arrêté n° 01164 MINEEF/CIAPOL/SDIIC du 04 novembre 2008 portant réglementation des rejets
et émissions des Installations Classées pour la Protection de l‟Environnement.
- Banque Mondiale, 1991 – Rapport sur le développement dans le Monde 1991, Washington DC.
- Banque mondiale, 1999 – Manuel d‟évaluation environnementale, Edition française, Volume II,
Lignes directrices sectorielles, 108-119.
- Binder (E), 1968 – Répartition des mollusques dans la lagune Ebrié (Côte d‟Ivoire). Cah.
ORSTOM, Sér. Ann. Hydrobiol, 2 (3-4) :3-34
- BRIAN et DARTEVELLE (E), 1949 – Contribution à l‟étude des isopodes marins et fluviatiles du
Congo. Ann. Mus. Congo Bel. Ser zoologie, 1 (2) 77 :208.
- BURGEAP, Etude d’Impact Environnemental de la Liaison Riviera-Marcory - Abidjan Côte
d‟Ivoire, février 1998.
- CIAPOL, Réseau national d‟observation de la qualité de la lagune Ebrié au niveau d‟Abidjan,
document de synthèse 1993-1998.
- Colin et al., 1994- Environnements climatique et océanographique sur le plateau continental de
Côte d‟Ivoire. In Environnement et ressources aquatiques de Côte d‟Ivoire. Tome I - Le milieu
marin.
151
- DEBYSE1.R1, 1955.- Etude sédimentologique du système lagunaire d'Abidjan. Rev. Inst. fr.
Péir., 10, 5 : 3 19-334.
- Direction des Infrastructures et de l‟Equipements, Port Autonome d‟Abidjan, Etude sur les
activités des dragues du Port Autonome d’Abidjan, Décembre 1990.
- DUFOUR Ph., 1994. Les Microphytes. In Environnement et ressources aquatiques de Côte
d'Ivoire. Tome II - Les milieux lagunaires, Durand J.R., Dufour Ph., Guiral D. et Zabi S. éditeurs.
Editions de l'ORSTOM: 109-136.
- DUFOUR Ph. et al., 1981. Phytoplancton et pollution. Premières études en baie de Biétry (Côte
d'Ivoire). Traitement mathématique des données. Oceanologica Acta, 4(3): 3 19-329.
- Dufour (P.) et SLEPOUKHA (M.) 1975.- L'oxygène dissous en lagune Ebrié : Influence de
l'hydroclimat et des pollutions. Doc. Sc. Centre Rech. Océanogr. Abidjan, VI (2) : 75 - 1 18.
- DURAND J.R, DUFOUR P., GUIRAL D., ZABI, Environnement et ressources aquatiques de Côte
d‟Ivoire (Tome 2 : Les milieux lagunaires), ORSTOM éditions 1994.
- E. W. Mc Allister, 1993, “Pipe Line Rules Of Thumb Handbook/3rd Edition”, Gulf Publishing
Company.
- Forest (J) 1958_ les crustacés amoureux du Musée Royal du Congo Belge. Rev. Zool. Bot. Afr.
58 (1-2).143-168
- Foret et Crosnier (A) 1966_ crustacés décapodes : Alpheidae. Compagne de la « calypso » dans
le Golf de Guinée et aux îles Principe, Sao Tomé et Annobon (1956) et Campagne aux îles du
Cap-vert (1956). Ann. Inst. Océanogr. 44: 199-314.
- Gomez (M), 1978.Données biologiques sur deux peuplements benthiques autour de l‟île Boulay
et de l‟île Leydet. Thèse de doctorat 3e cycle Univ. Nat. Côte d‟Ivoire, 108p.
- GUIRAL D. et al., 1994– Les macrophytes. In Environnement et ressources aquatiques de Côte
d‟Ivoire. Tome II – Les milieux lagunaires, Durand J.R., Dufour Ph., Guiral D. et Zabi S. éditeurs.
Editions de l‟ORSTOM: 137-154.
- HEM (S), 1986 – Premiers résultats sur la reproduction contrôlée de chrysichthys nigrodigitatus
en milieu d‟élevage. PUDIC Wagenningen (Hollande) Collogue FIS, Aquaculture en Afrique,
Kisumu (Kenya) : 7-11 oct. 1985 : 189-205.
- Hydro Québec 1990 - Rapport annuel 2000 : De plus en plus. Experte, efficace, rentable.
- Intès (A) et Le Loeuff (P) 1975_ Les annélides polychètes de CI. I. Polychètes errantes, compte
rendu systématique. Cah. ORSTOM, Sér. Océanogr., 13(4) : 267-321.
- Intès (A) et Le Loeuff (P) 1977 _ Les annélides polychètes de CI. II. Polychètes sédimentaires,
compte rendu systématique. Cah. ORSTOM, Sér. Océanogr., 13(4) : 215-249.
- Intès (A) et Le Loeuff (P) 1986 _ Les annélides polychètes de CI. IV. Relation faune –sédiments.
Océanogr Trop. 21 (1) : 53-88.
- Mairie de Port-Bouët, 2009.
152
- MARTIN (L.) - 1969a - Introduction à l'étude géologique du plateau continental ivoirien –
Premiers résultats. Doc. Sc. prov. n"034, Cent. Rech. Océanogr. Abidjan, 163 p.
- MARTIN (L.) - 1971 - The continental margin from Cape Palmas to Lagos: botton sediments and
submarine morphology. ICSU/SCOR Working Party 31 Symposium, Cambridge 1970: The
geology of the East Atlantic continental margin 2. Africa. Rep. no .70/16 Inst. Geol. Sc., London,
pp. 81-95.
- Ministère de l‟Environnement et de la Faune du Québec, 1996 - Progrès dans la prévention de la
pollution: Rapport annuel de la ‘‟National Pollution Prevention‟‟ Comité de coordination 1995-
1996, Environnement Canada.
- Ministère des Transports du Québec 1990 - Reducing greenhouse gas emissions in the B.C. road
building and maintenance industry.
- NEXON Consulting//H&B Consulting USA LLC, Etude d‟Impact Environnemental et Social du
projet ACE Câble sous-marine de Côte d‟Ivoire Télécom, Mars 2010.
- ORSTOM-CRO, Carte sédimentologie du plateau continental de côte d‟ivoire, Abidjan, notice
explicative n° 48,22p et 3 cartes.
- OYENEKAN (JA), 1979 – The ecology of the genus Pachymelania in Lagos lagoon. Arch.
Hydrobiol., 86 (4):515-522.
- Port Autonome d'Abidjan (PAA), 1999 - Minutes de sondes de la zone portuaire, Rapport interne.
- Port Autonome d‟Abidjan (PAA), 1994 – Les conséquences de l‟ouverture du canal de Vridi sur
l‟évolution géomorphologique du littoral. 8ème journée géographique de Côte d‟Ivoire :
«Économie portuaire et structuration de l‟espace national : Espaces littoraux et vie marine»
Rapport interne, 20 p.
- Rapport d‟Etude d‟Impact sur l‟Environnement du projet gazoduc d‟alimentation en gaz de
SOUASSI et d‟EL JEM, Société Tunisienne d‟Electricité et de Gaz, mai 2006.
- République de Côte d‟Ivoire, Institut National de la Statistique (INS). Recensement Générale de
la Population et de l‟Habitat (RGPH) 1998. Volume III : Données socio-démographiques et
économiques des localités. Tome 1 : Résultats définitifs par localité, Région des Lagunes.
- SANDISON, 1966 – The effect of salinity fluctuation on the life cycle of Gryphaea gasar
(Adanson) Dautzenberg in Lagos Harbour, Nigeria, J. Anim. Ecol., 35:379-389.
- SODEXAM : Données sur la pluviométrie et la température.
- Tastet J.P., Caillon L., Simon B., 1985 - La dynamique sédimentaire littorale devant Abidjan :
impacts des aménagements. Contribution à la compréhension des phénomènes d'érosion et de
sédimentation. UNCI-PAA, 39p.
- TASTET J.P., GUIRAL D., 1994 - Géologie et sédimentologie. in : Environnement et ressources
aquatiques de Côte d‟Ivoire, Tome II. Les milieux lagunaires, édition ORSTOM, pp 35- 58.
153
- TASTET J.P., 1979 - Environnements sédimentaires et structuraux quaternaires du littoral du
Golfe de Guinée (Côte d'Ivoire, Togo et Bénin). Thèse Doctorat, Université Bordeaux l, n°0621,
175 p.
- Varlet :(IF) ,1978-Le régime de la lagune Ebrié (Côte D‟Ivoire) paris, trav.doc.ORSTOM ,83.
- Ville (J.P), 1972 – Cycle ovarien saisonnier des Macrobrachium vallenhovenii (Herklots 1851),
Décapode, Palaemonidae en Côte d‟Ivoire. Ann. Univ. Abidjan, Sér. E, 5 (1) : 561-576.
154
ANNEXES
155
XI. ANNEXES
156
Annexe 1
Termes De Référence
157
Annexe 2
Plans d’implantation générale
158
Annexe 3
Rapport de l’étude géotechnique
159
Annexe 4
Caractéristiques du gaz naturel du Bloc CI-27 de FOXTROT International
160
Annexe 5
Courriers adressés aux structures par FOXTROT International
161
Annexe 6
Rapport de l’étude technique du projet
162
Annexe 7
Plan du tracé du nouveau pipeline et des pipelines existants
163
Annexe 8
Compte rendu et liste de présence de la consultation publique
164