iKB Pediatrie, 10ed PDF
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1oe EDITION
Dr Marc BELLAÏCHE \
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• Actuali$é par rappart aux $Ujen tombés à tiECN
• le• dernières conférences de consensus et recommandation>
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• Entraînement « ottenfion ovont de cocher •
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1oe EDITION
Dr Marc BELLAÏCHE
Pédiatre, Hôpital Robert Debré, Paris
99 bd de l'Hôpital
Editions Vernazobres-Grego 1so13 PARIS -Tél.: 01442413 s1
www.vg-editions.com
A ma femme, Anne Elodie
Mes enfants: Jerémy, Emma et Elise
Valérie ma sœur et Hélène, mon mentor et « conseillère de vie »
Mes parents: Micheline et William
Mes tantes: Claudine et Mireille et mes oncles: Victor, Paul, Yves, Gilbert, Roland
Auteurs:
Marc BELLAÏCHE
Pédiatre, Hôpital Robert Debré, Paris
Aurélie PHAM
Néonatologiste, Hôpital Armand Trousseau, Paris
AVERTISSEMENT
Les Editions VG sont en perpétuelle évolution afin de réaliser des
ouvrages innovants au plus proche de vos demandes. Malgré toute
l'attention et le soin apportés à la rédaction de ceux-ci, certaines
remarques constructives peuvent probablement être émises. N'hésitez
pas à nous transmettre vos commentaires à l'adresse [email protected]
(en nous précisant bien le titre de l'ouvrage et le numéro de la page concernée) ;
nous ne manquerons pas de les prendre en compte dans le cadre de la réalisation de
nos prochaines éditions.
MENTIONS LEGALES:
Cet ouvrage à été réalisé selon les dernières recommandations scientifiques en
vigueur lors de sa publication. Les données médicales étant en permanente évolution,
nous recommandons à nos lecteurs de consulter régulièrement les dernières données
de pharmacovigilance.
Le prescripteur étant strictement responsable de ses actes, l'éditeur et l'auteur ne
pourront en aucun cas être tenus responsables de la prise en charge d'un patient.
Proposition de réponse : A, D, E
Commentaires
A. Les consensus de l'HAS, des recommandations d'experts et de sociétés
savantes, sont les références indiscutables, sources des différentes QRM.
Cet ouvrage s'est nourri de la médecine fondée sur les preuves selon ces
recommandations. Ce manuel a, de plus, été relu et validé par une trentaine
de PU-PH, MCU-PH, PH, et internes de différentes facultés de France.
B. La pédiatrie à l'ECN, c'est toute la médecine à décliner chez l'enfant.
D'où l'importance du nombre d'items (73)... et de pages. Des chapitres
sont redondants chez l'enfant et l'adulte (asthme, épilepsie, broncho
pneumopathie, etc)... Oui, mais l'enfant n'est pas un « adulte en miniature,
mais un adulte en devenir » (Robert Debré). Il faut donc, pour beaucoup
de chapitres, apprendre en pédiatrie le même item que vous avez déjà
appris chez l'adulte... En pédiatrie, un même sujet peut être fait par
plusieurs spécialistes non-pédiatres. Ainsi, à l'ECN 2016, un dossier sur
la Communication Inter-Auriculaire, un autre sur le neuroblastome ou
une otite séro-muqueuse ont été proposés... Pas sûr du tout que ce soit
le CNCI de Pédiatrie qui en soit à l'origine !!! Mais possiblement des ORL,
des cardiologues, voire cancérologues ! Cet ouvrage a tenu compte des
angles d'approche pédiatriques, mais aussi internistes pour être le plus
transversal possible en s'appuyant sur les références de chaque spécialité.
C. Tout est sortable et peut faire l'objet d'une QRM, que ce soit dans un dossier,
mais aussi d'une Question Isolée. Un dossier entier sur les oreillons par
exemple est hypothétique, mais une QI reste possible... Dans ce manuel, nous
proposons de décliner des items avec rien de trop, mais tout le nécessaire.
D. Le nouveau format iECN propose une iconographie très riche, comme nous l'a
montré la première édition 2016. Une imagerie radiologique, des photographies
de patients, des vues opératoires ou otoscopiques ont fait l'objet de QRM.
Apprendre avec une iconographie légendée en référence dans le texte permet
de mieux réagir et de bien cocher... C'est ce que nous vous proposons dans cet
ouvrage.
E. Avec les QRM, 1 00% des bonnes réponses sont devant vos yeux... Sauf que
même si vous avez un beau trousseau, les clés ne sont pas étiquetées et vous
ne savez pas quelles portes elles ouvrent!!! Ce manuel est le premier ouvrage de
pédiatrie sorti après l'ECN. Il s'efforce de vous offrir non pas des clés multiples,
mais un passe qui ouvre les portes des bonnes réponses. Les clés du succès
sont en fin de chaque chapitre avec un rappel des réponses vraies exigibles et
des réponses fausses inadmissibles (source de 0 à une QRM). Sont ensuite
énumérées les questions ou propositions pièges. Enfin, en flash, vous pouvez
consulter le résumé de l'item dans les encadrés sous le sigle : « je coche ».
Dr Marc BELLAÏCHE
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> ABELY Michel - PU-PH Reims > JUNG Camille - PH Créteil
> AZEMAR Benjamin - PH Evry > KALACH Nicolas - PU-PH Lille
> BARUGEL Raphael - Interne Paris > KOSKAS Marc - PH Paris
> BERREBI Dominique - PU-PH Paris > LACHAUX Alain - PU-PH Lyon
> BEYDON Nicole - PH Paris > LAHANA Armand - Interne Amiens
> BODDACK Nathalie - PH Paris > LAMIREAU Thierry - PU-PH Bordeaux
> BONNARD Arnaud - PU-PH Paris > LAUNAY Franck - PU-PH Marseille
> BOURRE Jean-Marie - PU-PH KB > LEFEVRE Jeremy - PU-PH Paris
> BROUARD Jacques - PU-PH Caen > LELLOUCHE Nicolas - PU-PH Créteil
> CASTRES SAINT MARTIN Laure - Interne Paris > LEVY Mickael - Interne Paris
> CEDDAHA Anaëlle - Interne Paris > LINGLARD Agnès - PU-PH KB
> CEZARD Jean-Pierre - PU-PH Paris > MAGNIER Suzel - PH Paris
> CHARARA Oussama - PH Versailles > MILLISCHER Anne-Elodie - PH Paris
> CHASSOT Virginie - PH Nouvelle Calédonie > MOKHTARI Mostafa - PH KB
> CRICHI Benjamin - Interne Paris > MOSCA Alexis - PH Paris
> CLARIS Olivier - PU-PH Lyon > NEVE Mathieu - PH Margency
> COHEN Robert - PU-PH Créteil > OLIVES Jean-Pierre - PU-PH Toulouse
> COULOIGNIER Vincent - PU-PH Paris > PEDESPAN Jean-Michel - PH Bordeaux
> DANON Michel - Interne Rouen > PEYCELON Matthieu - CCA Paris
> DE LAGAUSIE Pascal - PU-PH Marseille > PLANQUETTE Benjamin - MCU Versailles
> DESCHENNES Georges - PU-PH Paris > POLAK Michel - PU-PH Paris
> DHOME Nicolas - Interne Lille > RABAH Wassim - Externe Paris
> DUTAU Guy - PU-PH Toulouse > ROQUELAURE Daniel - Interne Genève
> FITOUSSI Franck - PU-PH paris > RUEMMELLE Franck - PU-PH Paris
> FRANÇOIS Martine - PH Paris > RYBOJAD Michel - PH Paris
> GANON Shah - Interne Paris > SANLAVILLE Damien - PU-PH Lyon
> GAUDELUS Joël - PU-PH Bondy > SCHEYE Thierry - PH Clermont
> GELWANE Georges - PH Paris > SCIALOM Jeremy - Interne Paris
> GHANASSIA Edouard - Endocrinologue Sète > SCHIFF Emmanuel - PU-PH Paris
> GINIES Jean-Louis - PU-PH Angers > TOUNIAN Patrick - PU-PH Paris
> GIWERC Antony - Interne Rouen > VIALA Jérôme - PH Paris
> GOUYON Jean-Bernard - PU-PH Île de la Réunion > VIALA Paul - PH Paris
> HAAS Hervé - PH Nice > VILLEMAIN Olivier - Interne Paris
> HOUDOUIN Véronique - MCU-PH Paris > ZARKA Jonathan - Externe Paris
> HUGOT Jean-Pierre - PU-PH Paris > VIALA Paul - PH Paris
> JANCKIEWICZ Pierre - PH Paris > VILLEMAIN Olivier - Interne Paris
> JANTCHOU Prévost - MCU-PH Montréal
> JARREAU Pierre-Henri - PU-PH Paris
NEONATOLOGIE
Chapitre 1-UE 2 -29 -Prématurité et retard de croissance intra-utérin .........................................1
Chapitre 2-UE 2 -31 -Evaluation et soins du nouveau-né à terme ..............................................14
Chapitre 3-UE 8 -275 -Ictère ............................................................................................................35
CANCEROLOGIE
Chapitre 18-UE 9 -294 -Cancers de l'enfant ................................................................................209
CARDIOLOGIE RESPIRATOIRE
Chapitre 19-UE 11 -354 -Détresse respiratoire aiguë. Corps étranger des voies aériennes
supérieures ............................................................................................227
Chapitre 20-UE 11 -327 -Arrêt cardio-respiratoire de l'enfant ....................................................244
Chapitre 21-UE 11 -328 -Etat de choc...........................................................................................250
Chapitre 22-UE 7 -184 -Asthme de l'enfant ..................................................................................252
Chapitre 23-UE 7 -182 -Allergies et hypersensibilité chez l'enfant ..........................................268
Chapitre 24-UE 7 -200 -Toux chez l'enfant ...................................................................................280
Chapitre 25-UE 7 -203 -Opacités et masses intrathoraciques ...................................................287
Chapitre 26-UE 7 -205 -Bronchopneumopathie chronique et obstructive BPCO ....................293
Chapitre 27-UE 8 -222 -Hypertension artérielle pulmonaire chez l'enfant ................................294
Chapitre 28-UE 8 -236 -Conduite à tenir devant un souffle cardiaque......................................295
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iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
DOULEUR
Chapitre 29-UE 5 -134 -Douleur chez l'enfant ............................................................................301
ENDOCRINOLOGIE
Chapitre 30-UE 2 -47 -Puberté normale et pathologique ..........................................................311
Chapitre 31-UE 8 -245 -Diabète de type 1 et 2 ............................................................................324
Chapitre 32-UE 8 -238 -Hypoglycémie chez l'enfant ..................................................................338
Chapitre 33-UE 8 -243 -Insuffisance surrénale de l'enfant .........................................................345
Chapitre 34-UE 8 -251 -L'obésité de l'enfant ..............................................................................352
HEPATO-GASTRO-ENTEROLOGIE
Chapitre 35-UE 6 -172 -Diarrhée aiguë et deshydratation aiguë ...............................................363
Chapitre 36-UE 8 -268/271 -Vomissements du nourrisson .........................................................380
Chapitre 37-UE 8 -267 -Douleurs abdominales et lombaires aiguës .........................................398
Chapitre 38-UE 11 -349 -Syndrome occlusif ...............................................................................407
Chapitre 39-UE 11 -351/352 -Appendicite - Péritonite .................................................................422
Chapitre 40-UE 8 -286 -Hernies pariétales ..................................................................................430
Chapitre 41-UE 8 -280 -Constipation ...........................................................................................436
IMMUNOLOGIE/ HEMATOLOGIE
Chapitre 42-UE 7 - 183 -Allergies cutanéo-muqueuses chez l'enfant. Urticaire et dermatite
atopique (DA) .......................................................................................445
Chapitre 43-UE 6 -165/185 -Déficits immunitaires de l'enfant ...................................................455
Chapitre 44-UE 7 -209/325 -Anémie chez l'enfant. Transfusion sanguine et produits
dérivés du sang ................................................................................463
Chapitre 45-UE 7 -211 -Purpura chez l'enfant ............................................................................476
Chapitre 46-UE 7 -216 -Adénopathie superficielle de l'enfant ...................................................492
INFECTIEUX
Chapitre 47-UE 6 -143 -Vaccinations ...........................................................................................496
Chapitre 48-UE 6 -144 -Fièvre ......................................................................................................508
Chapitre 49-UE 6 -145 -Infections naso-sinusiennes de l'enfant .............................................517
Chapitre 50-UE 6 -146 -Angines. Rhinopharyngites ..................................................................528
Chapitre 51-UE 6 -147 -Otites .......................................................................................................543
Chapitre 52-UE 6 -148 -Méningites infectieuses et méningo-encéphalites chez l'enfant ......554
Chapitre 53-UE 6 -151 -Infections bronchopulmonaires du nourrisson et de l'enfant ...........569
Chapitre 54-UE 6 -155 -Tuberculose ...........................................................................................592
Chapitre 55-UE 6 -157 -Infection urinaire ....................................................................................604
Chapitre 56-UE 6 -159 -Coqueluche ............................................................................................614
Chapitre 57-UE 6 -143/161 -Oreillons ...........................................................................................625
Chapitre 58-UE 6 -160-Maladies éruptives de l'enfant ...............................................................630
Chapitre 59-UE 6 -164 -Infections cutanéo-muqueuses à herpès virus ..................................653
Chapitre 60-UE 7 -166 -Paludisme ...............................................................................................667
NEPHROLOGIE/ UROLOGIE
Chapitre 61-UE 2 -48 -Pathologie génito-scrotale chez le garçon ............................................672
Chapitre 62-UE 8 -256/258 - Protéinurie et syndrome néphrotique ............................................681
Chapitre 63-UE 8 -261 -Insuffisance rénale chronique ..............................................................692
Chapitre 64-UE 8 -257 -Hématurie ................................................................................................695
NEUROLOGIE
Chapitre 65-UE 4 -98 -Céphalée aiguë et chronique l'enfant ....................................................696
Chapitre 66-UE 11 -332 -Intoxications accidentelles chez l'enfant ...........................................699
Chapitre 67-UE 11 -338 -Etat confusionnel et troubles de la conscience chez l'enfant ..........701
Chapitre 68-UE 11 -340 -Malaises du nourrisson et mort inattendue du nourrisson ..............704
Chapitre 69-UE 11 -341 -Convulsions du nourrisson et de l'enfant ..........................................717
Chapitre 70-UE 4 -103 -Les épilepsies du nourrisson et de l'enfant .........................................731
ORTHOPEDIE
Chapitre 71-UE 6 -153 -Infections ostéo-articulaires de l'enfant ...............................................741
Chapitre 72-UE 11 -360 -Fractures chez l'enfant : particularites épidémiologiques,
diagnostiques et thérapeutiques .........................................................755
Chapitre 73-UE 2 -52 -Boiterie de l'enfant ...................................................................................763
INDEX .............................................................................................................................................778
TABLE DES MATIERES
Unité d'enseignement 2
De la conception à la naissance - Pathologie de la femme - Hérédité - L'enfant -
L'adolescent
... ...
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Unité d'enseignement 3
Maturation - Vulnérabilité - Santé mentale - Conduites addictives
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Unité d'enseignement 5
Handicap - Vieillissement - Dépendance - Douleur - Soins palliatifs -
Accompagnement
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question Programme d'enseignement Pages � E E
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Unité d'enseignement 6
Maladies transmissibles - Risques sanitaires - Santé au travail
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question Programme d'enseignement Pages � E E
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Unité d'enseignement 7
Inflammation - lmmunopathologie - Poumon - Sang
... ...
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Unité d'enseignement 8
Circulation - Métabolismes
... ...
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question Programme d'enseignement Pages � E E
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N M
Unité d'enseignement 9
Cancérologie - Onco-hématologie
... ...
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question Programme d'enseignement Pages � E E
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Unité d'enseignement 11
Urgences et défaillances viscérales aiguës
... ...
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".... "
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question Programme d'enseignement Pages � E E
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N M
INTRODUCTION
Une naissance entre 37 et 41 semaines d'aménorrhée (SA) est dite à terme.
Toutes les naissances sont déclarées, vivantes ou non (loi du 08/01/93), à partir de 22 SA ou un
poids ;:: 500 g.
En France, le terme de viabilité est fixé à 24 SA.
Il convient de rechercher une infection bactérienne devant une prématurité inexpliquée.
La prématurité implique une immaturité des différents organes du nouveau-né, à l'origine d'une
difficulté d'adaptation à la vie extra-utérine.
Les complications à court terme sont représentées par les détresses respiratoires (maladie des
membranes hyalines: MMH, apnées d'origine centrale ou infection), les lésions cérébrales, les
complications digestives, métaboliques, la persistance du canal artériel et les infections. Plus la
prématurité est importante, plus fréquentes et sévères sont les complications.
La prématurité est responsable de près de la moitié de la mortalité néonatale et de la moitié des
handicaps neurologiques de l'enfant. Un suivi au long cours est donc indispensable.
L'hypotrophie est soit globale (harmonieuse) plutôt d'origine génétique ou infectieuse, soit respectant
le PC (dysharmonieuse) plutôt en faveur d'une insuffisance placentaire.
Chaque hypotrophe est un nouveau-né à risque.
ADAGES ET DOGMES
Toute prématurité inexpliquée doit faire évoquer le diagnostic d'une infection néonatale bactérienne
précoce (anciennement materno-fœtale) jusqu'à preuve du contraire.
Plus grande est la prématurité, plus importantes sont les complications.
L'harmonie nuit au pronostic: hypotrophe harmonieux (touche poids, taille et PC) = origine souvent
génétique ou infectieuse, mauvais pronostic.
Hypotrophe dysharmonieux (uniquement le poids): origine souvent placentaire, bon pronostic.
Prématurés ou hypotrophes, le suivi se décline à court, moyen et long terme.
DEFINITION ET PHYSIOPATHOLOGIE
1- Définition
1-Prématurité
er
La prématurité se définit par un terme de naissance inférieur à 37 SA (en comptant depuis le 1 jour
des dernières règles). itDiIIi)
Lorsque le terme est compris entre 24 et 28 SA, on parle de très grande prématurité.
Lorsque le terme est compris entre 28 et 32 SA, on parle de grande prématurité. itDilm
Lorsque le terme est compris entre 32 et 37 SA, on parle de prématurité modérée.
Elle survient dans 2 types de circonstances:
Induite, par décision médicale pour « sauvetage maternel » et/ou « sauvetage fœtal »
Spontanée, en cas de menace d'accouchement prématuré non contrôlée, d'infection, ou d'une
anomalie utérine par exemple. C'est dans cette situation qu'il faut craindre l'infection néonatale
bactérienne.
2-RCIU
Les recommandations du CNGOF de 2013 introduisent une nouvelle terminologie en ce qui concerne
la définition du RCIU :
Petit pour l'Age Gestationnel (PAG) : poids < 1 Dème percentile pour l'âge gestationnel, sans
forcément introduire un caractère pathologique
PAG sévère : poids < 3ème percentile pour l'âge gestationnel
RCIU : anomalie dynamique de la croissance du fœtus, avec la notion d'infléchissement
ème
Un enfant présentant un RCIU peut être PAG, mais peut également conserver un poids >1 D
percentile
Les PAG sévères sont considérés comme des RCIU.
L'hypotrophie concerne le nouveau-né dont le poids de naissance, rapporté à son âge gestationnel, ilBim)
est < 3ème percentile sur des courbes adaptées à l'âge gestationnel (poids de naissance en ordonnée
et âge gestationnel en abscisse, établissant les normes de poids en percentiles à la naissance ou
ème
-2 DS). Pour certains, un poids < 10 percentile suffit à établir l'hypotrophie, contrairement à la
définition exacte.
L'hypotrophie à la naissance est donc la conséquence du RCIU. Par extrapolation, on confond
volontiers les 2 termes.
Par contre, l'hypotrophie n'est pas synonyme de prématurité. Les courbes de référence sont
corrélées à l'âge gestationnel. Il existe donc des nouveau-nés prématurés eutrophes ou hypotrophes
et des nouveau-nés à terme eutrophes ou hypotrophes.
L'hypotrophie est dite homogène, symétrique ou harmonieuse si elle touche le poids, la taille et le
PC.
L'hypotrophie est dite inhomogène, asymétrique ou dysharmonieuse si elle prédomine sur le poids
et/ou la taille avec un PC conservé. L'atteinte est souvent la conséquence d'une insuffisance
placentaire.
2- Physiopathologie
La physiopathologie des complications de la prématurité est liée à l'immaturité et à l'hospitalisation.
PATHOLOGIES PHYSIOPATHOLOGIE
- Immaturité de la thermorégulation : pertes cutanées excessives et insuffisance
Hypothermie
de réserves
- Immaturité hépatique
Hypoglycémie - Immaturité de la régulation glycémique
- MMH par défaut de surfactant
- Retard de résorption du liquide pulmonaire si césarienne avant travail
Cardio- - Apnée centrale par immaturité de la commande centrale
respiratoires - Dysplasie Broncho-Pulmonaire (DBP) à moyen terme
- Infection pulmonaire par sensibilité aux infections
- Persistance du canal artériel
- Hémorragie lntraVentriculaire (HIV)
Cérébrales - Leucomalacie Péri-Ventriculaire (LPV) : lésions de la substance blanche
- Immaturité du système immunologique (transferts d'lgG à partir de
Infections 32 semaines, pas d'lgA)
- Infections liées aux soins et prothèses (cathéters)
- Immaturité des fonctions digestives
- Mauvaise coordination succion-déglutition jusqu'à 35 SA
Digestives
- Entérocolite ulcéro-nécrosante (ECUN) d'étiologie complexe : infectieuse
et/ou vasculaire
Rénales - Tubulopathie avec trouble de la concentration rénale
- Anémie par insuffisance de production médullaire par manque de production
Hématologiques d'érythropoïétine (EPO), prélèvements sanguins multiples et majoration de
l'hémolyse physiologique
Ictère - Immaturité de la glycurono-conjugaison
iKB ITEM 29 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Prématurité et retard de croissance intra-utérin
EPIDEMIOLOGIE
PREMATURITE
1. DIAGNOSTIC
1- Terrain
Infections :
- Urinaire à E. coli
- Listériose.
Maladie chronique:
- Diabète
- Allo-immunisation Rhésus
- Obésité morbide.
.....
C.
n:I
..c:
(_)
B. FACTEURS OBSTETRICAUX
Prééclampsie.
Grossesses multiples, grossesses rapprochées.
Mort-nés, avortements itératifs par curetage.
Chorio-amniotite.
Placenta prœvia et hématome rétro-placentaire.
Malformation utérine.
Béance cervico-isthmique.
Hydramnios (diabète ? atrésie de l'œsophage ? immunisation fœto-maternelle ?).
Rupture prématurée des membranes.
C. CAUSES FŒTALES
Anomalies chromosomiques.
E. PREMATURITE INDUITE
• Certaines situations l'imposent parfois:
- Pathologie maternelle chronique grave ou décompensée
- Prééclampsie avec signes de gravité
- Incompatibilité Rhésus sévère
- Hypoxie périnatale
- Hématome rétro-placentaire
- Placenta prœvia hémorragique
- Retard de croissance intra-utérin sévère.
3. ELEMENTS DE PREVENTION
A. PREVENTION DE LA PREMATURITE
Connaissance des facteurs de risque.
Cotation du CRAP (Coefficient de Risque d'Accouchement Prématuré).
Prise en charge obstétricale:
- Consultations obligatoires et bon suivi de la grossesse
- Traitement précoce des MAP
- Congés prénatals et mise au repos des grossesses à risque
- Cerclage en cas de béance du col
- Traitement des pathologies maternelles: infections, HTA, diabète
- Transfert des femmes à risque avant l'accouchement.
Réseau de soins périnatals.
C. COMPLICATIONS IMMEDIATES
Métaboliques :
- Hypothermie avec risque de lésions cérébrales secondaires imposant la prise en charge sur
table chauffante en salle de naissance, avec mise d'un bonnet et enfant placé dans un sac
pour éviter les pertes de chaleur puis la mise en couveuse avec humidification de l'air pour
maintenir une température entre 36 et 37 ° C
- Hypoglycémie.
Respiratoires :
- Maladie des membranes hyalines par déficit en surfactant: détresse respiratoire immédiate
avec geignement expiratoire. La radiographie montre des opacités alvéolaires bilatérales,
symétriques, homogènes de type alvéolaire (bronchogramme aérien, parfois « poumons
blancs»).
Facteurs de risque de MMH: prématurité, absence
de corticothérapie anténatale, diabète gestationnel
Traitement: Instillation de surfactant exogène, par
voie trachéale, donc après intubation.
- Retard de résorption du liquide pulmonaire, surtout
en cas de césarienne avant travail (diagnostic
d'élimination)
- Infection pulmonaire: sensibilité accrue par
immaturité des défenses
- Apnée par immaturité de la commande respiratoire
MMH : opacités alvéolaires bilatérales
centrale. Traitement préventif par caféine.
Digestives :
- Immaturité du système digestif: nécessité d'une
nutrition parentérale chez le grand prématuré
- Trouble de la coordination succion-déglutition jusqu'à
35 SA: nécessité d'une nutrition entéraie par sonde
- Entérocolite ulcéro-nécrosante (1 à 5%): ilEim)
x TROIS signes cliniques: ballonnement abdominal,
vomissements ou résidus gastriques verdâtres,
rectorragies.
X QUATRE signes de gravité: apnée, bradycardie, Ballonnement abdominal
syndrome péritonéal, choc septique.
x Urgence médicochirurgicale:
<+ Médicale : Mesures symptomatiques (correction des troubles hémodynamiques).
Mise à jeun. Nutrition parentérale exclusive. Antibiothérapie
<+ Chirurgicale si critères de gravité ou perforation digestive.
x ASP : examen clé du diagnostic, avec pneumatose (air dans la paroi) essentiellement
colique ou portale.
x Un risque à court terme: la perforation avec pneumopéritoine.
.....
C.
Pneumatose portale Pneumatose digestive n:I
.c:
(.)
ASP Couché : Pneumopéritoine ECUN : Nécrose intestinale de découverte peropératoire
Cardiaque:
- Persistance du canal artériel (cf. item Souffle cardiaque chez l'enfant).
Neurologiques:
- Hémorragie intraventriculaire:
x Pronostic variable en fonction de l'importance de l'hémorragie
(stade I à IV).
Hématologiques :
- Anémie. Traitement: supplémentation en fer et en EPO. Transfusion
si besoin.
- Ictère. Traitement: photothérapie. Hémorragie intraventriculaire
Rénale: tubulopathie
- Trouble de la concentration rénale avec fuite de sodium urinaire et risque de déshydratation
ou d'hémodilution.
lmmunologique: sensibilité aux infections.
COMPLICATIONS DE LA PREMATURITE
Leucomalacie péri-ventriculaire
Hémorragie intraventriculaire
Apnée centrale
Surdité
Hypoglycémie
Hypocalcémie
Infection
Anémie
Ictère
Tubulopathie
Difficultés d'alimentation
Entérocolite ulcéro-nécrosante
Ictère .....
C.
n:I
..c:
(_)
RETARD DE CROISSANCE
INTRA-UTERIN (RCIU)
EPIDEMIOLOGIE
1. DIAGNOSTIC
A. IN UTERO
1- Echographie
TROIS échographies sont nécessaires et suffisantes pour surveiller une grossesse normale:
- 12ème SA (mesure de la clarté nucale - datation)
- 22ème SA (morphologie)
- 32ème SA (croissance).
L'échographie de la 22ème SA dépiste les retards de croissance intra-utérins précoces et sévères.
L'échographie de la 32ème SA dépiste les retards de croissance plus tardifs.
Le diagnostic échographique se fait grâce aux mesures suivantes (biométries):
- Diamètre bipariétal ou périmètre céphalique
- Diamètre abdominal transverse ou circonférence abdominale
- Longueur fémorale.
2- Clinique
Hauteur utérine.
Cette évaluation doit toujours être confirmée par les mensurations échographiques.
C. ASPECT CLINIQUE
Peau plissée avec fin pli cutané < 3 mm.
Membres décharnés.
Aspect dit « en araignée ».
iKB ITEM 29 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Prématurité et retard de croissance intra-utérin
A. CAUSES FŒTALES
Retard de croissance généralement harmonieux.
Aberrations chromosomiques (aneuploïdies, microdélétions) (trisomie 13 ou 18).
Embryo-fœtopathies infectieuses.
Maladies osseuses.
B. CAUSES MATERNELLES
Mauvais état nutritionnel.
Hypoxie chronique:
- Anémie
- Insuffisance respiratoire
- Cardiopathie.
Syndromes vasculo-rénaux, pathologies systémiques:
- Hypertension artérielle
- Néphropathie
- Lupus - syndrome des anticorps antiphospholipides
- Drépanocytose.
Toxiques:
- Toxicomanie (héroïne, morphine)
- Tabagisme - alcool (1/1.000 à 1/2.000 naissance porteuse du syndrome d'alcoolisme fœtal)
- Médicaments (anti-épileptiques, immunosuppresseurs, corticoïdes)
- Rayons X.
C. CAUSES UTERO-PLACENTAIRES
Prééclampsie.
Grossesses multiples: 25% des jumeaux naissent hypotrophes.
Malformation ou hypoplasie utérine.
Insuffisance placentaire: petit débit placentaire.
Anomalies funiculaires (du cordon):
- Cordon grêle
- Artère ombilicale unique
- Insertion placentaire anormale.
Ces étiologies provoquent des hypotrophies dysharmonieuses.
3. ELEMENTS DE PREVENTION
B. DECISION OBSTETRICALE
Elle dépend:
Du retentissement chez la mère.
Du terme (SA).
De l'estimation de poids fœtal.
Des anomalies doppler.
Du rythme cardiaque fœtal.
De l'étiologie du RCIU si elle est connue.
De la cinétique du RCIU.
2- Ultérieurement
Surveillance de la croissance staturale pour discuter d'une éventuelle thérapie par hormone de
croissance vers l'âge de 4 ans.
B. COURT TERME
Hypothermie.
Hypoglycémie.
Hypocalcémie.
Hypoxie périnatale +/- inhalation méconiale.
Désordre hydro-électrolytique.
Polyglobulie:
- Elle est générée par l'hyperproduction d'érythropoïétine, conséquence de l'hypoxie fœtale
- Elle génère des ictères particulièrement intenses et favorise les thromboses vasculaires.
Mortalité et morbidité sont plus importantes chez l'hypotrophe que chez !'eutrophe.
iKB ITEM 29 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Prématurité et retard de croissance intra-utérin
C. A LONG TERME
1- Evolution favorable
Hypotrophie dysharmonieuse sans cause fœtale.
Un retard pondéral isolé se rattrape le plus souvent au cours de la 1
ère
année.
Un retard initial de PC se comble dans 50% des cas lors de la 1
ère
année.
2- Pronostic réservé
Hypotrophie harmonieuse d'origine fœtale (croissance insuffisante du PC).
Retards staturopondéraux et psychomoteurs.
Etiologie causale sévère (fœtopathie, anomalie génétique).
3- Syndrome métabolique
Développement primitif et précoce d'une résistance à l'insuline.
Le rattrapage staturopondéral s'accompagne d'une modification de la composition corporelle
caractérisée par un rattrapage préférentiel de la masse grasse.
.....
C.
n:I
.c:
(.)
ATTENTION AVANT DE COCHER !
PREMATURITE
1-
• Causes fœtales: anomalies chromosomiques
• Causes non retrouvées dans 30 à 50% : évoquer une infection materno-fœtale
z
• Prématurité induite.
w
�
• Ventilation la moins invasive possible pour éviter rétinopathie hyperoxique et lésions
-
z
pulmonaires
• Caféine pour les apnées et bradycardies
• Nutrition entérale ou parentérale pour pallier aux troubles digestifs
• Hygiène pour prévenir les infections nosocomiales
• Procédure NIDCAP: Programme Néonatal Individualisé d'Evaluation et de Soins de
Développement.
1-
�
z
w
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ITEM 29 1 Prématurité et retard de croissance intra-utérin
1-
• Mauvais état nutritionnel
• Hypoxie chronique
z
• Syndromes vasculo-rénaux
w
• Toxiques.
CINQ causes utero-placentaires:
• Prééclampsie
• Grossesses multiples: 25% des jumeaux naissent hypotrophes
w
• Malformation ou hypoplasie utérine �
-
z
• Insuffisance placentaire: petit débit placentaire
• Anomalies funiculaires (du cordon).
Cause inconnue dans 30% des cas.
1-
QUATRE complications à court terme: �
z
• Hypothermie
• Hypoglycémie
w
• Hypocalcémie
• Hypoxie périnatale.
TROIS à long terme:
• Trouble du développement si petit PC
• Retard de croissance extra utérin
• Syndrome métabolique à l'âge adulte. .....
C.
n:I
..c:
(_)
UE 2
Item 31
INTRODUCTION
• L'examen clinique du nouveau-né à terme se décline en 2 rendez-vous capitaux: en salle de
naissance, et au certificat du 8ème jour, réalisé le plus souvent pendant son court séjour en maternité
(2 jours en général).
• En salle de naissance, il est nécessaire d'anticiper en s'informant sur l'anamnèse obstétricale. A la
naissance, l'examen clinique du nouveau-né à terme sera fait le plus souvent par la sage-femme,
chez un nouveau-né qu'on installera en peau à peau avec sa mère, après s'être assuré de sa bonne
adaptation au milieu extérieur et de l'absence de malformation évidente. La surveillance se poursuivra
lors de la 1ère alimentation et l'administration de vitamine K sera ensuite effectuée. Le score d'Apgar
sera coté à 1, 5 et 10 minutes.
• Avant la sortie de maternité, seront réalisés un examen clinique complet et les dépistages biologiques
systématiques prélevés sur papier buvard. Cet examen fera l'objet d'un certificat obligatoire remis aux
parents (c'est le 1er, avant celui des 9 ème et 24ème mois permettant d'avoir droit aux allocations
familiales).
• Les situations à risque, nécessitant une surveillance rapprochée ou une hospitalisation en
néonatalogie, chez le nouveau-né à terme sont les suivantes: l'infection, la détresse respiratoire, les
malformations congénitales, le nouveau-né de mère diabétique, l'hypotrophie, l'ictère. Ces 2 dernières
seront traitées à part dans 2 autres chapitres.
• D'autres situations vont nécessiter une prise en charge par un autre spécialiste: hanches luxées ou
luxables, anomalies des oto-émissions ou du contact visuel, malformation(s) complexe(s), souffle
cardiaque ou hernie inguinale par exemple.
• La hantise du néonatologiste est l'infection néonatale bactérienne précoce (anciennement infection
materno-fœtale) : elle est accessible au traitement antibiotique, mais de pronostic sombre si elle est
négligée. Il existe des critères anamnestiques obstétricaux majeurs (chorio-amniotite, jumeau atteint,
prématurité inexpliquée, fièvre maternelle ou rupture prolongée de la poche des eaux) et mineurs.
Toute anomalie clinique inexpliquée chez un nouveau-né à terme est une infection néonatale jusqu'à
preuve du contraire.
• La détresse respiratoire est évaluée par les signes de lutte (score de Silverman). La conduite
thérapeutique sera d'abord symptomatique avec un support respiratoire adapté, puis ensuite
étiologique.
• La meilleure guidance parentale est de remettre le carnet de santé à la mère avant la sortie de la
maternité en le commentant précisément. La fonction de mère est innée ... mais elle s'apprend !
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(!)
VI
C:
'5
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iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEM 31 1 Evaluation et soins du nouveau-né
ADAGES ET DOGMES
• Quels que soient les symptômes, l'infection chez le nouveau-né est à redouter.
• T'as de la veine d'avoir deux artères ! (1 veine et 2 artères dans le cordon ombilical).
• Débuter une antibiothérapie empirique intraveineuse chez tout nouveau-né symptomatique suspect
d'infection bactérienne, après au moins une hémoculture.
• Détresse respiratoire : évoquer dans tous les cas une infection.
• Pas d'inhalation méconiale si le liquide n'est pas méconial...
• Remettre et commenter le carnet de santé à la mère avant la sortie de la maternité.
• La fonction de mère est innée mais elle s'apprend !
DEFINITION ET PHYSIOPATHOLOGIE
• Nouveau-né = enfant < 28 jours.
• Certaines valeurs sont différentes chez le nouveau-né et l'enfant plus grand. Il est nécessaire d'en
avoir la notion :
Fréquence respiratoire normale :
x Du nouveau-né à terme : 30 à 50/minute
x Du prématuré : 50 à 60/minute.
Fréquence cardiaque :
x Du nouveau-né à terme : 100 à 160/minute
x Bradycardie< 90/minute.
Tension artérielle normale :
x 60 mm de Hg de systolique.
• Température normale, 37 ° C :
Un nouveau-né exposé nu à 23° C subit les mêmes pertes thermiques qu'un adulte nu à 0° C !
La salle d'accouchement doit être entre 25 et 28 ° C, et le séchage post-natal suivi du peau à
peau doit être immédiat, reportant la pesée à un temps ultérieur.
• Tout nouveau-né à la naissance, à 1, 5 et 10 minutes, est évalué par un score clinique dit le score d'Apgar.
Un score d'Apgar normal est coté à 1O.
EPIDEMIOLOGIE
Infection néonatale bactérienne précoce tout âge gestationnel confondu 1/1000 naissances
vivantes (0,5/1000 si PN > 2500 g, 1% si PN < 1500 g).
• 0,5% d'asphyxie périnatale lors de naissance à terme.
• 0,4% de détresse respiratoire lors des césariennes électives.
Type d'accouchement:
x Césarienne avant travail: risque accru de détresse respiratoire transitoire (absence de
compression thoracique et sécrétion moindre des catécholamines) et parfois d'hypotonie
néonatale secondaire à l'anesthésie reçue par la mère
x Présentation en siège: risque accru d'asphyxie périnatale et de traumatisme.
c-A la naissance
Le terme:
x Prématurité = risque accru de complications.
Le liquide amniotique:
x Clair, sanglant, méconial, insuffisant ou en excès.
d-Nouveau-nés à risque
Certaines situations peuvent exposer le nouveau-né à terme à des pathologies particulières :
RCIU: hypoglycémie, hypothermie, asphyxie périnatale, polyglobulie, thrombopénie
Post-maturité: asphyxie périnatale, inhalation méconiale
Macrosome et/ou nouveau-né de mère diabétique: hypoglycémie, hypocalcémie, polyglobulie,
dystocie des épaules ilDiIIi)
Nouveau-né de mère toxicomane = syndrome de sevrage: hyperexcitabilité, voire
convulsions, trouble de l'alimentation, lésions neurologiques
Mère traitée par:
x �-bloquants: recherche d'une hypoglycémie et bradycardie
x Anti-épileptiques: hypovitaminose K, hypocalcémie
x Hormones thyroïdiennes: T3, T4, TSH au cordon et, au 5ème jour, surveillance hypotonie et
constipation.
Grossesse gémellaire: syndrome transfuseur-transfusé dans les grossesses mono-choriales
(l'un anémique avec hypoxie chronique et lésions cérébrales, l'autre polyglobulique avec
hyperviscosité sanguine et cardiomyopathie hypertrophique), traumatisme obstétrical par
difficulté d'extraction du 2ème jumeau
Présentation en siège: asphyxie périnatale, traumatisme, luxation congénitale de hanche.
iKB ITEM 31 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Evaluation et soins du nouveau-né
2- Examen cutané
• La peau est rose-rouge, enduite d'un film blanc graisseux: le vernix.
• Le réseau capillaire superficiel est visible lors des cris du nouveau-né: le livedo.
Vernix Livedo
Un purpura pétéchial est parfois observé sur le visage en cas de circulaire du cordon
(= strangulation de la tête par le cordon).
• Bosse séro-sanguine sur le crâne en cas d'extraction difficile sur une présentation céphalique.
Cette tuméfaction molle, diffuse et sous-cutanée est à différencier du céphalhématome limité par
les sutures.
3- Examen cardiovasculaire
• Fréquence cardiaque = 100 à 160/minute.
• Temps de recoloration cutanée < 3 secondes.
• Souffle systolique peu intense: canal artériel ou foramen ovale encore ouvert.
• Souffle systolique plus intense chez un nouveau-né asymptomatique: CIV ou sténose pulmonaire
peu serrée= échographie cardiaque.
• Pouls périphériques recherchés:
Hyper-pulsatilité= persistance d'un canal artériel ?
Absence ou asymétrie: coarctation de l'aorte ?
4- Examen respiratoire
• Fréquence respiratoire entre 30 et 50/minute.
er
• La respiration est uniquement nasale pendant le 1 mois de vie. Le nouveau-né respire sans faire
de bruit.
5- Examen abdominal
• Hépatomégalie ou splénomégalie ?
• Palpation des orifices herniaires.
• Recherche de malformation ana-rectale (imperforation anale).
• Examen cutané:
Un fin duvet recouvre souvent le nouveau-né pendant plusieurs jours: lanugo physiologique
Des grains de millium (minuscules granulations blanches sur le nez, la face) sont
physiologiques et disparaissent spontanément en 1 à 2 mois: c'est une rétention de sébum
dans les glandes sébacées
L'érythème toxique: évolution régressive en 1 semaine
Tache bleutée (dite «mongoloïde»), essentiellement dans la reg1on lombo-sacrée:
physiologique, fréquent chez les nouveau-nés d'origine méditerranéenne, africaine ou
asiatique
Angiome plan: front, paupière supérieure, nez et nuque: régression dans la 1 ère année de vie.
• Examen oculaire:
Larmoiement unilatéral avec parfois tuméfaction de l'angle
interne de l'œil = imperforation des canaux lacrymaux qui
évolue favorablement dans les 6 premiers mois (dans le cas
è e
contraire, perforation au stylet au cours du 2 m semestre)
Les hémorragies conjonctivales sont bénignes
La leucocorie ou aspect blanc de la pupille fait redouter une
cataracte ou un rétinoblastome
Strabisme en période néonatale: normal.
Imperforation du canal
lacrymal gauche
• Examen tête et cou:
Torticolis lié à une position vicieuse intra-utérine: palpation d'un nodule (fibromatosis col/i)
Kyste du tractus thyréoglosse (sur la ligne médiane) = échographie pour voir la thyroïde
(scintigraphie indispensable si la thyroïde n'est pas vue)
Les clavicules sont palpables. La fracture de la clavicule suite à une dystocie des épaules
pendant l'accouchement doit être recherchée. La fracture guérit sans séquelle
Frein de langue visible: laissé en place le plus souvent (peu de gêne fonctionnelle), parfois
sectionné par le pédiatre de maternité.
Au terme de l'examen clinique, les cases suivantes sont cochées ou non dans le carnet de santé avec
ème
le certificat du 8 jour:
Ictère.
Dyspnée, cyanose.
Souffles cardiaques et pouls fémoraux perçus.
Hépatomégalie, splénomégalie, hernie.
Réaction aux stimuli sonores et recherche des oto-émissions acoustiques.
Etat oculaire normal et réflexe photomoteur.
Tonus axial normal, tonus des membres normal, motilité normale.
Vigilance normale.
Type d'alimentation.
2- Dépistage systématique
Test au papier buvard à J3-J5 après consentement écrit des 2 parents avec dosage:
1- Définition
• L'INBP est définie par la présence du germe dans le sang ou dans le liquide céphalo-rachidien
(hémoculture ou ponction lombaire positive). Toute autre définition (élévation de la CRP,
prélèvement périphérique positif..) est incorrecte.
2- Epidémiologie
• Incidence: 1/1000 naissances vivantes.
• Mortalité: 2 à 3% chez les nouveau-nés à terme. 20% chez les prématurés.
Toute autre antibiothérapie est considérée comme non adéquate (y compris !'antibiothérapie
utilisée en cas d'allergie à l'amoxicilline).
BILAN CLINIQUE,
BILAN PARACLINIQUE
hémoculture, NFS, CRP, prélèvements gastrique et
périphérique {PGP), PL (immédiate si l'état de l'en
.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·. ·. ·. ·. ·. ·. ·. ·. ·. ·. ·. ·. ·. ·.+.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·.·
fant le permet, ou différée)
.. ..
j TRAITEMENT ANTIBIOTIQUE j
l PROBABILISTE IV EN URGENCE l
.=...............................................•.................................................=
..
.
.................................................... ..
.
INFECTION PROBABLE
Hémoculture(s) et PL négatives
INFECTION CERTAINE PGP+
PAS D'INFECTION
Bactériémie ou méningite Et/ou signes cliniques infectieux
Et/ou anomalies NFS
Et/ou CRP anormale
Tout nouveau-né qui présente un symptôme, sans raison apparente, est infecté
jusqu'à preuve du contraire
• Ces symptômes possibles n'ont aucune spécificité, sont nombreux, mais rarement tous réunis.
4. Symptomatologie • Hypotonie
neurologique
• Fontanelle tendue
• Somnolence
• Convulsions Hypotonie axiale chez
• Anomalie du cri, troubles de conscience. un nouveau-né infecté
5. Symptomatologie • Hépatosplénomégalie
digestive
• Refus de boire
• Vomissements
• Météorisme abdominal.
7. Syndrome • CIVD.
hémorragique
7- Prise en charge
a-Bilan biologique
--Biochimie :
nd
CRP élevée (pas de seuil consensuel) (la CRP s'élève souvent dans un 2 temps après H12)
La vitesse de sédimentation ne présente pas d'intérêt dans l'évaluation du syndrome
inflammatoire chez le nouveau-né
La procalcitonine (PCT) : intérêt du dosage de la PCT au cordon en cours d'évaluation.
Une PCT élevée n'est pas une preuve diagnostique mais permettrait de classer les enfants à
haut et bas risque d'INBP. Une PCT inférieure au seuil ne permet pas d'éliminer avec
certitude une INBP.
iKB ITEM 31 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Evaluation et soins du nouveau-né
--Hémogramme :
Il est très peu contributif au diagnostic d'infection néonatale
Les éléments à rechercher sont:
3
x Leucopénie < 5.000/mm
3
x Neutropénie < 1.500 PNN/mm
3 3
x Hyperleucocytose > 30.000/mm avec polynucléose > 10.000/mm
Attention: le nombre de globules blancs chez le nouveau-né varie normalement entre 15.000 et
20.000/mm3
x Myélémie, formes jeunes (> 15%)
x Thrombopénie < 150.000.
D'autres paramètres peuvent être observés:
x Acidose métabolique
x Hypo ou hyperglycémie.
--Bactériologie :
Prélèvements discutés à 3 niveaux:
x Mère:
<+ Hémocultures si fièvre maternelle
<+ ECBU si pyélonéphrite gravidique
<+ Prélèvement vaginal systématique:
⇒ Flore polymorphe composée de
bactéries commensales pennéo
vaginales est en faveur d'une
colonisation physiologique et non
d'une infection.
x Placenta: rarement réalisé, résultats
tardifs peu contributifs à la prise en charge
<+ Frottis placentaire et cultures d'une
biopsie du placenta
<+ Prélèvements rentables en cas
d'infection à Listeria monocytogenes,
pyélonéphrite gravidique ou fièvre
maternelle.
x Nouveau-né:
<+ Prélèvements centraux:
⇒ Examen de référence: l'hémoculture :
• Sa positivité signe l'infection.
⇒ La ponction lombaire:
• Indiquée si:
- Patient symptomatique
- Hémoculture positive (même après le début de !'antibiothérapie).
• Contre-indiquée en cas d'instabilité hémodynamique et/ou respiratoire
• Avec recherche dans le LCR d'antigènes solubles de streptocoque B et d'E. co/i
K1 en cas d'antibiothérapie maternelle ou néonatale préalable.
<+ Examen non recommandé: l'ECBU chez le nouveau-né de moins de 72 heures est inutile.
<+ Prélèvements périphériques:
⇒ Ne font pas la preuve de l'infection
⇒ Ne sont réalisés qu'en France, leur intérêt semble donc très discutable
⇒ Liquide gastrique: examen direct si possible, et culture.
⇒ DEUX autres prélèvements périphériques (oreille+ 1 autre au choix: anus, ombilic,
nez ... ).
DEUX germes principaux en cause (70% des INBP):
x Streptocoque B (1 er germe chez le nouveau-né à terme)
x E. Coli (1 8' germe chez le nouveau-né prématuré), parfois sérotype E.Coli K1
x Pneumocoque, Hœmophi/us inf/uenzœ et streptocoques D: plus rare
x La Listeria monocytogenes: exceptionnelle.
b-Traitement
--Si le nouveau-né est symptomatique :
Traitement antibiotique probabiliste par voie veineuse EN URGENCE après bilan
Après 48 heures de traitement, une mise au point est faite sur l'état clinique de l'enfant et les
résultats des examens biologiques et microbiologiques, afin d'interrompre, de poursuivre ou
d'adapter le traitement.
--Si le nouveau-né est asymptomatique :
DEUX situations nécessitent un traitement empirique de principe:
x Chorio-amniotite chez la mère
x Atteinte du jumeau.
Dans les autres cas, l'indication d'un traitement antibiotique est basée sur les arguments
anamnestiques, biologiques, bactériologiques et sur la réalisation ou non du protocole
préventif contre le streptocoque B.
--Choix de l'antibiotique :
En l'absence d'orientation bactériologique: 2 ATB: amoxicilline + aminoside recommandés,
en l'absence de méningite. Ne pas craindre de passer à côté d'une infection à E.Coli,
l'aminoside sera actif contre ce dernier pendant les 48 heures nécessaires à l'identification du
germe.
En cas de méningite: bithérapie par céfotaxime + aminoside.
Si examen direct du liquide gastrique disponible:
x Cocci gram positif: amoxicilline + aminoside
x Bactérie à gram négatif: céfotaxime + aminoside.
Indications de 3 ATB: amoxicilline + céfotaxime + aminoside:
x Tableau clinique sévère. Attention, tout enfant symptomatique (détresse respiratoire,
hypotonie) ne présente pas forcément un tableau sévère (défaillance multiviscérale, choc,
CIVD... ).
--Les durées du traitement antibiotique :
�-lactamines:
x Diagnostic bactériologique confirmé (hémoculture, LCR):
<+ Traitement IV de 8 jours pour les bactériémies et de 15 jours (Grams positifs) à
21 jours (pour les Grams négatifs) pour les méningites.
x Diagnostic d'infection probable (avec signes cliniques et/ou biologiques et documentée par
des prélèvements bactériologiques positifs autres que sang et LCR):
<+ Le traitement est arrêté lorsque l'examen clinique est normal et le bilan biologique
normalisé. Une CRP qui se maintiendrait élevée sur plusieurs dosages doit faire
envisager la persistance de l'infection et notamment une localisation tissulaire.
x Diagnostic d'infection non confirmé: arrêt du traitement antibiotique à 48 heures.
Aminosides: 2 injections.
--La surveillance des nouveau-nés :
La surveillance des nouveau-nés est impérative dans les 12 premières heures
Une durée de surveillance d'au moins 48 heures est généralement préconisée pour tous les
nouveau-nés normaux ou suspects d'infection, car 95% des infections materno-fœtales
surviennent dans les 48 premières heures.
Thorax immobile
Balancement thoraco- Absent Respiration
(l'abdomen seul
abdominal à l'inspiration (respiration synchrone) paradoxale
se soulève)
Battements des ailes du Modéré ou
Absent Intense
nez intermittent
Intercostal sus-
Tirage Absent Intercostal discret
et sous-sternal
Entonnoir xyphoïdien Absent Modéré Intense
Geignement expiratoire Absent Perçu au stéthoscope Audible, continu
Cotation 0 1 2
• L'examen général sera complet et rapide pour ne pas retarder le traitement d'urgence de la détresse
respiratoire.
3- Diagnostic étiologique
• TROIS diagnostics doivent être évoqués d'emblée car ils
imposent une intubation sans ventilation au masque:
- Inhalation méconiale :
x Contexte d'asphyxie néonatale, responsable de
l'émission in utero de méconium
x Liquide méconial recouvrant le bébé
x Râles bronchiques humides
x Détresse respiratoire d'intensité variable avec Entonnoir xyphoïdien
parfois thorax bloqué.
x Pas d'inhalation méconiale si le liquide n'est pas méconial ! Un liquide teinté n'est pas un
liquide méconial (vert épais= purée de pois... )
- Hernie diaphragmatique :
x Diagnostic souvent anténatal
x Détresse respiratoire immédiate avec cyanose majeure
x Abdomen plat
x Déviation des bruits du cœur à droite car issus de viscères le plus souvent à gauche avec
hypoplasie pulmonaire secondaire
x Bruits hydro-aériques à l'auscultation cardiaque.
- Pneumothorax suffocant :
x Rarement primitif, souvent secondaire à une ventilation assistée
x A évoquer devant toute aggravation brutale respiratoire après un intervalle libre
x Asymétrie de l'ampliation thoracique, tympanisme, diminution du murmure vésiculaire.
• TROIS situations obstétricales peuvent orienter chez le nouveau-né à terme:
- Contexte d'asphyxie périnatale + liquide méconial = inhalation de liquide méconial
- Contexte de naissance par césarienne: détresse respiratoire transitoire. En effet, l'inhalation
de liquide clair est à évoquer car il n'y a pas de « kinésithérapie pelvienne» lors de
l'extraction comme pour l'accouchement par voie basse
- Tableau d'une septicémie néonatale avec troubles hémodynamiques: infection pulmonaire.
Ces situations justifient d'emblée une ventilation d'abord manuelle (au masque, sauf contre
indication), en attendant la ventilation assistée.
x Inhalation méconiale :
<+ Opacités en mottes floues dispersées avec zones
d'atélectasie et d'emphysème, et atteinte alvéolaire
secondaire par altération du surfactant.
x Pneumothorax suffocant :
<+ Zone d'hyper-clarté thoracique
<+ Déviation médiastinale controlatérale
<+ Poumon rétracté au niveau du hile.
x Atrésie de l'œsophage :
TABLEAU FLASH
Maladie Détresse
Inhalation Infection
des membranes respiratoire Pneumothorax
méconiale pulmonaire
hyalines transitoire
- Prématuré ++ -A terme - Prématuré tardif - Ventilation assistée - Prématuré
- Moins souvent ou à terme agressive ou à terme
Terrain
Nouveau-né de
mère diabétique
- Détresse -Asphyxie périnatale - Césarienne - Intervalle libre - Fièvre
respiratoire -RCIU - Expulsion rapide -Aggravation clinique maternelle
Anamnèse
d'apparition par voie basse brutale -Anamnèse
rapide obstétricale
-Râles humides - Détresse immédiate - Détresse -Augmentation rapide - Détresse
- Fins crépitants - Aspiration trachéale respiratoire des besoins en 02 chez souvent
méconiale souvent un enfant ventilé secondaire
Clinique rapidement - Diminution - Toute
évolutive de l'ampliation anomalies
thoracique et inexpliquées
du murmure vésiculaire
- Bronchogramme - Opacités floues en - Quasi normale - Parenchyme hyper-clair -Alvéolo-
aérien mottes, diffuses, - Quelques - Médiastin dévié interstitiel
Radiographie - Poumon blanc mais surtout péri- opacités alvéolo- - Poumon rétracté au - Foyer rarement
- Fin granité diffus hilaires interstitielles niveau du hile systématisé
et bilatéral
- Ventilation -Aspiration immédiate - Symptomatique, - Exsufflation à l'aiguille - Traitement
mécanique avec par la bouche puis CPAP si besoin - Drainage pleural symptomatique
PEP par la sonde et antibiothérapie
Traitement
- Surfactant d'intubation, pas de IV
exogène, par voie ventilation
trachéale au masque
Les références
Diagnostic et traitement curatif de l'infection bactérienne précoce du nouveau-né ANAES!Service des
recommandations et références professionnelles/Septembre 2002.
V. Zupan Simunek Asphyxie périnatale à terme : diagnostic, pronostic, éléments de neuro-protection.
Arch Pédiatr 2010; 17: 578-582.
Recommandations pour l'extension du dépistage néonatal au déficit en MCAD HAS juin 2011.
ATTENTION AVANT DE COCHER !
• Score d'Apgar.
• Mensurations et évaluation du terme.
• Vitamine K.
• Examen clinique.
• Recherche de malformations.
1-
• TROIS facteurs de risque majeurs: chorio-amniotite et fièvre maternelle, rupture
prolongée de la poche des eaux, PV positif avec antibioprophylaxie inadéquate.
z
w DETRESSE RESPIRATOIRE DU NOUVEAU-NE A TERME
w
Détresse respiratoire: évoquer dans tous les cas une infection.
�
-
Traitement toujours étiologique et symptomatique.
1-
�
Commenter le carnet de santé.
w
UE 8
Item 275
INTRODUCTION
L'ictère néonatal est le symptôme le plus fréquent observé à la période néonatale.
Il est bénin dans la grande majorité des cas : c'est l'ictère simple du nouveau-né qui apparaît entre
J3 et JS. L'hyperbilirubinémie libre peut toutefois avoir des conséquences neurologiques
redoutables : ictère dit nucléaire (atteinte des noyaux gris centraux).
Depuis 2003, tous les nouveau-nés sont dépistés, entre 18 et 72 heures de vie, à l'aide d'un
bilirubinomètre (évaluant la concentration en bilirubine transcutanée ou BTc), afin de déterminer les
enfants à traiter ou à surveiller.
En cas d'ictère intense, un dosage de la bilirubine plasmatique (BP), libre et conjuguée, est requis.
La gravité de l'ictère n'est pas uniquement corrélée au taux de bilirubine libre. Des facteurs
aggravants existent et transforment le pronostic pour un même taux donné. Les dosages du rapport
bilirubine sur albumine (RBA) et de la Bilirubine Non Liée (BNL) sont les meilleurs reflets risque de
neurotoxicité.
En cas d'hyperbilirubinémie libre précoce, le pédiatre traque en particulier une hémolyse et/ou une
infection. Si l'ictère néonatal se prolonge, l'allaitement maternel est la cause la plus probable, mais il
faut éliminer les situations d'hyperproduction de bilirubine ou des anomalies de la conjugaison.
Devant un ictère à bilirubine conjugué ou cholestatique, la hantise est de méconnaître une atrésie
ème
des voies biliaires, qui doit être opérée avant la 6 semaine de vie.
ADAGES ET DOGMES
Un ictère le premier jour de vie est toujours pathologique.
Tout ictère doit être confirmé par un dosage sanguin avant d'être traité. La bilirubine transcutanée ne
suffit pas.
Ictère au lait de mère = jamais d'ictère nucléaire.
Cholestase néonatale : l'atrésie des voies biliaires (AVB) est une urgence thérapeutique.
Les NEUF erreurs à ne pas faire à propos de l'atrésie des voies biliaires selon le Pr Olivier Bernard :
Ne pas s'inquiéter, à tort de la couleur blanche des selles (précocité de l'AVB)
Dire qu'il est « banal » qu'un ictère se prolonge au-delà du 1 s•r jour
Porter par excès un diagnostic d'un ictère au lait de mère
Etre rassuré, à tort, par une courbe de croissance correcte
Etre rassuré quand la bilirubine n'est pas « si élevée que ça »
Etre rassuré, à tort, par un compte-rendu échographique décrivant une vésicule biliaire
présente ou visualisant des voies biliaires
Retenir à tort, le diagnostic d'infection à CMV (seules sont à considérer les sérologies positive
chez la mère et l'enfant avec des lgM chez l'enfant ou une virurie positive au cours de la
première semaine)
Retenir, facilement, le diagnostic d'infection urinaire à E.coli (signes de cholestase
disparaissent rapidement sous antibiotiques)
Pratiquer une bili-lRM pour le diagnostic de I' AVB.
DEFINITION ET PHYSIOPATHOLOGIE
1- Définition
L'ictère est défini par une hyperbilirubinémie du nouveau-né. C'est la « jaunisse » du nouveau-né qui
est visible à partir d'un taux de 70 µmol/L de bilirubine.
L'ictère est si fréquent qu'il peut être considéré comme physiologique et appelé ictère simple s'il
apparaît entre le 2ème et le 1 o ème jour, sans atteindre des valeurs trop élevées.
Bilirubine directe= bilirubine conjuguée.
Bilirubine indirecte= bilirubine libre= bilirubine non conjuguée.
Hyperbilirubinémie précoce : concentration plasmatique de bilirubine (BP) > 75ème percentile avant
-
72 heures de vie, qui fait craindre une hémolyse avec BP > 95 ème percentile dans les 12 heures
suivantes.
Hyperbilirubinémie tardive : BP > 95 ème percentile après
72 heures de vie qui se prolonge au-delà de 10 jours.
Bilirubinomètre transcutané : appareil de mesure permettant de
dépister en masse les nouveau-nés avant la sortie de maternité. ti I \
Il existe une relation linéaire entre la BTc et la BP, jusqu'à des
valeurs de 200 micromol/L (au-delà, le dosage de la BP est
impératif). Elle est faussée par la photothérapie, les hématomes, l'hypertrichose et l'âge (les
nouveau-nés > 10 jours ont une peau plus fine et une concentration d'hémoglobine plus faible). La
mesure est prise au niveau du sternum.
Ictère nucléaire : coloration jaune foncé des neurones et nécrose neuronale des noyaux gris
centraux et des noyaux du tronc cérébral, séquelle d'une encéphalopathie bilirubinémique.
2- Physiopathologie
1-Les différents types de bilirubines
a-La bilirubine libre
Elle comprend :
La bilirubine liée à l'albumine :
x Représente la plus grande fraction de la bilirubine plasmatique
x Ne passe pas la barrière hémato-méningée
x N'est pas toxique pour le cerveau.
La bilirubine non liée à l'albumine :
x Franchit la barrière hémato-méningée
x Est donc potentiellement neurotoxique (risque d'ictère nucléaire par fixation sur les noyaux
gris centraux). Les 3 facteurs de neurotoxicité sont : concentration de BNL, durée
d'exposition à des concentrations élevées en BNL et taux d'albuminémie.
b-La bilirubine conjuguée
Glycuronoconjugaison par l'UDP glycuronyltransférase après captation hépatique par la ligandine
Elle est soluble dans l'eau, permettant son élimination biliaire, puis intestinale dans les selles.
Hémoglobine BC BC Selles
Hème
Biliverdine
BNC BNC
3-Facteurs pronostiques
a-Facteurs majorant l'ictère
Jeûne
Polyglobulie
Résorption d'hématome (bosse séro-sanguine)
Déshydratation.
C.
n:I
.c:
(.)
EPIDEMIOLOGIE
Ictère fréquent : 65 à 70% des nouveau-nés dans la 1ère semaine de vie avec un pic entre J3 et JS.
Ictère nucléaire rare, mais redoutable : 1/30.000 nouveau-nés ictériques.
A. INTERROGATOIRE
1-Antécédents familiaux
Situation d'incompatibilité :
Groupe Rhésus des parents et de la fratrie
Transfusions antérieures, recherche d'agglutinines irrégulières et mesures prophylactiques
éventuelles de la mère
Nombre de pares et gestes de la mère.
Anémie hémolytique connue :
- Antécédents familiaux d'anémie hémolytique, de splénomégalie ou de splénectomie
(sauf drépanocytose).
2-Antécédents personnels
Date d'apparition de l'ictère (< 24 heures ?).
Intensité et durée de l'ictère (< ou > 10 jours ?).
Terme.
Hypoxie périnatale.
Traumatisme obstétrical.
Mode d'allaitement.
Traitement médicamenteux en cours.
4- Infection
Anamnèse infectieuse.
Sérologies maternelles en cas d'ictère cholestatique.
Ictère ou « jaunisse » s'observe au mieux en tendant la peau (pas d'ictère à gauche et ictère à droite)
iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEM 275 1 Ictère
C. DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
1- Ictère a bilirubine libre
a-Physiologique ou simple
Nouveau-né à terme:
Isolé sans signe d'hémolyse
Absent le 1 er jour
Résolutif spontanément au 1 Dème jour (décroissant à partir de J7)
Peu intense (bilirubine totale < 250 mmol/L)
Touche surtout le garçon né par césarienne, allaité au sein et qui a perdu du poids. M
C.
n:I
.c:
(.)
Prématuré:
Immaturité hépatique
Photothérapie souvent nécessaire.
b-lctère pathologique
1-lctères précoces : TROIS causes majeures
Infection néonatale bactérienne précoce
x Tout ictère néonatal en dehors d'un contexte d'incompatibilité doit faire suspecter une
infection
x L'ictère est parfois mixte (hémolyse et hépatite).
Incompatibilité A, B, O :
x Mère O et nouveau-né A ou B
x Peut être à l'origine d'ictère précoce
x Peut atteindre le 1 er né
x Test de Coombs souvent négatif, n'élimine pas le diagnostic
x Diagnostic par recherche d'anticorps par élution.
Incompatibilité Rhésus:
x Immunisation anti-D, parfois anti-Kell et rarement anti-c et anti-E
x Devant toute femme enceinte Rhésus négatif et RAI négatif, à 28 SA ou dans les
situations à risque, une injection systématique de gammaglobulines anti-D est
préconisée
x Situations à risque: antécédents de GEU ou d'IVG, transfusions hétéro-Rhésus, fausses
couches spontanées, mort fœtale in utero, décollement placentaire, métrorragies,
amniocentèse
x N'atteint pas le 1 er né habituellement
x Hémolyse et ictère intense et précoce
x Test de Coombs positif.
Selles blanches :
Couleur normale Selles décolorées :
atrésie des voies biliaires
infection urinaire
b-Cho/estase intrahépatique
1-Caractères de l'ictère
La décoloration des selles est:
x D'apparition retardée
x Souvent incomplète
L'hépatomégalie est ferme.
C.
n:I
.c:
u
c-Cho/estase extra-hépatique
1-Caractères de l'ictère
La décoloration des selles est:
x Complète (selles blanches)
x D'apparition précoce
x Permanente sur plus de 10 jours consécutifs.
L'hépatomégalie est dure.
2-TROIS causes pour une prise en charge chirurgicale
Atrésie des voies biliaires
Kyste du cholédoque
Lithiase de la voie biliaire principale.
B. TRAITEMENT
1-Apport nutritionnel précoce
2- Photothérapie
Indication à discuter en fonction du terme, de l'âge et des facteurs de risque (abaques prévus à
cet effet).
Intensive par le biais d'un tunnel adapté.
Permanente ou discontinue selon l'importance de l'ictère.
Enfant nu, yeux et gonades protégés.
Lutte contre la déshydratation: augmenter les rations hydriques de 20 ml/kg/jour.
Surveillance étroite par scope et bilirubinémie tous les jours.
3-Albumine
Si hypoalbuminémie < 30 g/L ou Rapport Bilirubine sur Albumine (RBA) > 0,7.
4- Exsanguino-transfusion exceptionnellement
A discuter selon le taux de BNL ou RBA, la cinétique d'augmentation de la bilirubinémie et l'âge
du nouveau-né. M
C.
n:I
.c:
(.)
ICTERE
...............................................................................
. .. .......................................................................................
.. ..
i
.. . . .
j Ictère intense précoce j . .
Ictère > 24 heures
< 24 heures 1 1
. . . . . . . . . . . . . . . . .=
=.................................... ♦
::: : : ::: : �:: :: ::: : :
1 1
...............................................................................
..
1 Bilan
..
1 i
·
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,. .. .... . . L... . .. . .,
1. BTc < 200 et 1. .
; · · ··· · ·· l ··· · ·· · ··; I r·· ··· · ·· · J . .. . .. .:
: ,
\ BTc > 200 \ \ Ictère > l 0 jours \
j Ictère < l 0 jours j
:: ,, · . .. . . · ···· ··· ··
,. ,. ,. ,.
T . . 1 .
1 1
�;I:� .
P;�,�;:�c�n
=···················T······+·······= ...........
Echographie hépatique Bilan négatif : Bilan positif :
ASAT, ALAT Ictère au lait de Hémolyse
Facteurs de coagulation mere Infection
Injection de vitamine K Maladie de Hypothyroïdie
.............................................................................. Gilbert
Les références
Prise en charge de l'ictère du nouveau-né. Académie nationale de médecine. Communiqué du 23 novembre 2010.
Recommandations pour l'ictère du NN de plus de 35 SA-Réseau Sécurité Naissance, mars 2006.
Newman TB. Universal bilirubin screening, guidelines and evidence Pediatrics 2009; 124: 1199-202.
Smitherman H. and al early recognition of neonatal hyperbilirubinemia and its emergent management Sernin
Fetal Neonatal Med 2006; 11: 214-24.
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ITEM 275 1 Ictère
1-
• Il faut que la mère soit O et l'enfant non O pour que
l'incompatibilité dans le groupe A, B, 0 soit
z
envisageable.
• Pas d'hépatite A ou B en période néo-natale car la
w
contamination est per partum et l'incubation de ces
hé atites est de plus d'1 mois.
w
DIAGNOSTIQUER UN ICTERE CHEZ LE NOUVEAU-NE �
-
z
INTERROGATOIRE
QUATRE situations à risque:
• Incompatibilité materno-fœtale
• Infection materno-fœtale
• Hypoxie périnatale
1-
• Traumatisme obstétrical. �
C.
n:I
.c:
(.)
ICTERE A BILIRUBINE LIBRE
1-
• Hémolyse intense
z
• Troubles neurologiques
• Prématurité.
w
HUIT items biologiques:
• BNL > 0,8 mg/L
• Rapport Bilirubine sur Albumine (RBA) > 0,7
w
� • BT > 200 mmol/L pour le prématuré, BT > 350 mmol/L pour le nouveau-né à terme
-
• Acidose
z
• Hypoglycémie
• Hypo-albuminémie
• Anémie, stigmate d'hémolyse sévère
• L'existence d'une polyglobulie favorisera la pérennisation de l'ictère.
1-
� TRAITEMENT
z
• Apport nutritionnel précoce.
• Photothérapie.
w •
•
Albumine si rapport Bilirubine sur Albumine (RBA) > 0,7.
Exsanguino-transfusion exceptionnellement.
DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR
UE3 DU NOURRISSON ET DE L'ENFANT.
Items 49,53 & 108
TROUBLES DES APPRENTISSAGES
DU SOMMEIL
INTRODUCTION
• Le développement psychomoteur est programmé génétiquement pour chaque espèce. Toutefois, les
interactions du nourrisson avec son environnement modulent ce déroulement de manière
déterminante. Ainsi, un enfant privé de soins et d'expériences sensorielles peut présenter par la suite
un retard développemental.
• Au même titre que les courbes de croissance, les acquisitions de l'enfant seront notées sur le carnet
de santé, en termes de motricité et tonus, langage, sociabilité, rythme nycthéméral et contrôle
sphinctérien. Le déroulement des repas est également consigné.
• Une grande variabilité interindividuelle est à noter. Il n'est pas rare qu'une même étape de
développement soit atteinte à des âges différents d'un enfant à l'autre. En revanche, la succession des
différentes étapes est pratiquement toujours la même.
• Si un retard est dépisté, il conviendra alors de distinguer un retard homogène ou global d'un retard
inhomogène, centré sur un retard de langage ou une dyslexie, par exemple. De même, il est important
de savoir si ce retard est fixé ou évolutif.
• Un dépistage adapté du retard mental ou d'un trouble des apprentissages permet d'améliorer le
pronostic d'insertion sociale. L'annonce du handicap est un moment très douloureux pour les parents,
mais il ne doit pas être différé.
• Les troubles de l'attachement et les troubles envahissants du développement ne seront pas abordés
car traités en Pédopsychiatrie.
ADAGES ET DOGMES
• Tout trouble du langage impose un examen auditif complet.
• Enfant qui joue avec ses mains constamment après 9 mois : retard mental à craindre.
• Effets d'un X en plus? Petits testicules et gynécomastie !
DEFINITION ET PHYSIOPATHOLOGIE
1- Définitions
• Le retard psychomoteur se détermine selon un calendrier indicatif établi par l'échelle de Denver. Les
items suivants sont cotés: motricité, motricité fine, langage et contact social. Pour chaque acquisition,
des écarts types sont proposés (75 à 90% des nourrissons sont capables de réaliser une performance
donnée), en fonction de leur âge, comme les percentiles pour le poids et la taille.
• QI: Quotient Intellectuel:
Rapport de l'âge mental (niveau des acquisitions) à l'âge chronologique
Il se calcule chez le grand enfant.
• QD: Quotient de Développement:
Rapport de l'âge de développement psychomoteur à l'âge chronologique
Il se calcule chez le petit enfant (Test de Brunet-Lézine).
2- Physiopathologie
• 2 niveaux de lecture sont possibles pour expliquer la succession des étapes: d'un côté, la maturation
neurologique, de l'autre, l'apprentissage intimement lié aux interactions psychoaffectives.
• En ce qui concerne la maturation neurologique, 2 règles prévalent:
La loi de développement céphalo-caudal: la myélinisation des fibres nerveuses progressera du
cerveau au bas de la colonne. Il existera un contrôle de plus en plus grand des muscles oculaires,
puis du cou avec redressement de la tête, puis du dos (tenue assise) puis des membres inférieurs
(station debout puis marche)
La loi de développement proximo-distal: myélinisation de la moelle épinière vers ce qui est plus
éloigné permettant le contrôle d'abord des grands muscles puis des plus petits, permettant alors des
gestes de plus en plus précis et minutieux. L'évolution de la préhension suit ce schéma: d'abord de
l'épaule, puis au niveau du coude, du poignet, la main et les doigts se déliant en dernier.
• Par ailleurs, les évolutions du tonus et de la posture sont étroitement liées. L'augmentation du tonus
axial se fera en parallèle d'une diminution du tonus des fléchisseurs de façon à permettre l'extensibilité
à la station debout et à la marche par exemple.
DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR
DU NOURRISSON ET DE L'ENFANT
1. DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR NORMAL
A. NOUVEAU-NE (0-28 JOURS)
L'évaluation des performances est à moduler en fonction de l'âge gestationnel. En cas de
prématurité, il faut considérer l'âge corrigé.
1- Gesticulation spontanée
• Asymétrique.
• Anarchique.
• Alternance de mouvements de flexion et d'extension, d'ouverture et de fermeture des mains.
2- Tonus
• Hypotonie axiale: lors de l'épreuve du «tiré-assis»
(passage de la position couchée à la position assise), la
tête fléchit quand le tronc atteint la ligne verticale.
• Hypertonie des membres avec attitude en flexion des
membres supérieurs et inférieurs, chez le nouveau-né à
terme.
Hypertonie physiologique du nouveau-né à terme --�--�
iKB ITEMS 49, 53, 108 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Développement psychomoteur du nourrisson et de l'enfant
3- Réflexes archaïques
• Tête:
Succion et déglutition
Points cardinaux : la stimulation du pourtour de la reg1on péribuccale occasionne un
mouvement de l'orbiculaire des lèvres vers le doigt de l'examinateur.
• Membres supérieurs:
Réflexe de Moro : l'extension du cou entraîne une extension-abduction des 2 membres
supérieurs, puis une ouverture des mains, dans un mouvement d'embrassement avec un cri
Grasping : flexion des doigts à la stimulation palmaire.
• Membres inférieurs:
Marche automatique : réflexe d'enjambement au contact de la
plante du pied sur un plan dur ou un obstacle
Allongement croisé : la stimulation de la plante du pied entraîne
une flexion-extension et adduction du membre inférieur
controlatéral
Grasping : flexion des orteils à la stimulation plantaire.
• Ces réflexes archaïques existent de la naissance à l'âge de 3-5 mois
• Leur absence représente un signe d'immaturité cérébrale. Grasping du membre supérieur
• Le dernier à disparaître est le grasping des pieds.
• Leur persistance au-delà de 5 mois doit être considérée comme pathologique.
B. NOURRISSON ET ENFANT
1- Performances motrices
3- Langage
Perception
Age Productions vocales
des sons et de la parole
Naissance à Réagit aux bruits : sursaute, Vocalise
3mois s'arrête de pleurer
4mois Gazouille
4- Sociabilité
5- Jeux, graphisme
X□
0 �
3 ans 4 ans 5 ans 6 ans
7- Evaluation globale
• Tests différents pour étudier les performances intellectuelles pour chaque tranche d'âge: QI et QD.
• Nourrisson:
Echelle de Denver pour l'évaluation psychomotrice
Test de Brunet-Lézine pour évaluer le quotient de développement (QD dont la normale est à 100).
• Enfant:
Tests utilisés: le Wechsler:
x WPPSI (Wechsler Preschool and Primary Scale of Intelligence) pour les 4 à 6 ans
x WISC (Wechsler Intelligence Scale for Children) de 6 à 16 ans.
Ces tests:
x Réunissent des épreuves verbales et des performances avec jeux et observation
x QI normal = 100
x Permettent d'évaluer un QI verbal, un QI performance et un QI global:
Age mental x 100
QI=
Age chronologique
x Attention, un QI global abaissé est compatible avec une intelligence normale (dans les
dysphasies et dyslexies par exemple). D'où l'importance de préciser le QI verbal et non
verbal.
• Il faut toujours préciser si le retard paraît acquis et/ou progressif (ou non).
• Avant 3 ans, le diagnostic de retard mental s'appuie, grâce à l'échelle de Brunet-Lézine et du QD sur:
Le retard psychomoteur
Les troubles du langage
La sociabilité.
• Après 3 ans, le diagnostic de retard mental s'appuie sur les tests d'efficience intellectuelle de Wechsler.
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ITEMS 49, 53, 108 1 Développement psychomoteur du nourrisson et de l'enfant
C. ENQUETE ETIOLOGIQUE
1- Bilan Clinique
• Antécédents personnels et familiaux, consanguinité (arbre généalogique à dessiner).
• Examen complet: neurologique, cardiaque, abdominal, croissance.
• Recherche d'une dysmorphie, de taches café au lait ou achromiques.
• Recherche de déficits sensoriels: évaluation de l'audition et de la vision.
• Analyse de trouble du comportement.
• Tests psychométriques: retard ou régression ?
2. Retard inhomogène
Retard moteur prédominant: compatible avec une intelligence normale:
x Retard moteur avec hypertonie:
<+ Cadre dominé par l'infirmité motrice d'origine cérébrale (IMOC)
<+ Paraparésie (syndrome de Little), hémiplégie ou hémiparésie
<+ Le plus souvent secondaire à une pathologie périnatale.
x Retard moteur avec hypotonie:
<+ Secondaire à une pathologie générale: rachitisme carentiel, maladie cœliaque par
exemple ou à une carence (manque de stimulation)
<+ Origine neurogène: amyotrophie spinale infantile
<+ Myopathies: maladie de Duchenne (intérêt du dosage de CPK pour le diagnostic).
Trouble psychique prédominant:
x Principaux signes d'appel:
<+ Difficultés scolaires
<+ Troubles du comportement (instabilité psychomotrice)
<+ Troubles relationnels.
x Principales causes:
<+ Atteintes sensorielles
<+ Psychose infantile (TED)
<+ Instabilité psychomotrice primitive
<+ Carence affective et/ou contexte familial peu stimulant
<+ Débilité constitutionnelle
<+ Syndromes comportementaux génétiques (syndrome de Williams, Smith-Magenis,
X fragile, Rett en particulier).
Attention les troubles du langage ne font pas partie de la catégorie « Retard inhomogène » car
pas de retard mental et pas de baisse de QI dans cette situation !!
iKB ITEMS 49, 53, 108 1 Développement psychomoteur du nourrisson et de l'enfant
iKB Pédiatrie - édition 2017
RETARD PSYCHOMOTEUR
L E'..:.'. � : � •: :�: : :�
inhomogène? Trouble du comportement
Régression des acquisitions
Manifestations neuro
logiques : crises
l
l l
'·: : : : : : : : : : : : : : :] : : : : : : : : : : : : : : : : :·= j "'",Oiogiques :, :::::::::::::::::::::::::::::r:::::::::::::::::::::::::::::::·=
Bila�e:���c� i t n: l, ·······················
: ���=g i�
FISH sur caryotype
IRM
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Séquençage d'un gène
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array et ............. co;;��:�;, !::�: • .............
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-r·· ·�:�·� · �:·� �· �:��·;� · � �· �:�· · 1 - l
• Puces à ADN ou hybridation génomique comparative ou CGH array: analyse en 1 seule fois d'un
grand nombre de loci (analyse pangénomique). Le caryotype est abandonné car 80% des
anomalies sont infra-cytogénétiques.
• Séquençage d'un gène et technique FISH: confirmation génétique ciblée sur un syndrome donné
suspecté.
1. FLECHISSEMENT SCOLAIRE
• L'échec scolaire: retard scolaire > 2 ans.
• Il faut évoquer:
Modifications familiales ou changement d'école
Maladie organique (troubles sensoriels)
Etat dépressif
Troubles du sommeil
Enurésie secondaire
Phobies scolaires
Troubles des apprentissages.
2. PHOBIES SCOLAIRES
• 3 à 5% des 12-19 ans. ilDim)
• Garçon > fille.
• Refus d'aller en classe chez un enfant bon élève sans antécédents.
• Risque majeur de déscolarisation. ilDim)
• Plaintes somatiques non fondées s'amendant à domicile.
• Comportement n'excluant pas le travail scolaire à la maison.
• Intelligence normale, mais mauvais résultats scolaires.
• Milieu familial typique: fils unique, mère surprotectrice.
• Evolution possible vers la névrose.
5- Pathologies bucco-phonatoires
Insuffisance vélaire (syndrome vélo-cardia-facial ou syndrome 22q11)
Phonation forcée avec voix rauque.
D. CONDUITE A TENIR
• Prise en charge étiologique.
• Prise en charge par l'orthophoniste: examen complet sur prescription médicale, puis mise en place
de 2 à 3 séances de rééducation par semaine, si besoin.
• Prise en charge multidisciplinaire si handicap important.
• Dyslexies profondes :
Incapacité pour lire les non-mots
Erreurs sémantiques(« jolie est lu belle»).
3- Prise en charge
• Prise en charge étiologique.
• Prise en charge par l'orthophoniste : examen complet sur prescription médicale, puis mise en place
de 2 à 3 séances de rééducation par semaine, si besoin.
• Prise en charge multidisciplinaire si handicap important.
5. DYSPRAXIE
1- Diagnostiquer une dyspraxie
• 5% des enfants scolarisés.
• Altération marquée par défaut de coordination des gestes et surtout dans l'automatisme. L'enfant
doit toujours penser à ce qu'il fait et contrôler ses mains en permanence.
• Nuit significativement à la réussite scolaire et aux activités quotidiennes.
• Pas liée à une cause médicale, psychologique, ou à un trouble envahissant du développement.
TROUBLES SPHINCTERIENS
1. ENURESIE
• Définition:
Mictions actives et complètes, involontaires et inconscientes:
x Chez un enfant> 4 ans ilDiIIi)
x Garçon> fille.
• Distinguer:
Primaire = propreté non acquise, la plus fréquente ilDiIIi)
Secondaire = intervalle libre entre acquisition de propreté et apparition de l'énurésie.
• Caractéristiques:
Nocturne> diurne
Parfois immaturité vésicale:
x Plus fréquente chez la fille
x Association à l'énurésie nocturne de fuites diurnes, de mictions impérieuses et fréquentes.
Le caractère quotidien a peu de valeur informative
Difficulté conflictuelle familiale à rechercher.
• Diagnostic différentiel:
Incontinence = miction involontaire mais consciente diurne et nocturne
Uropathies, épilepsie nocturne
Diabète si énurésie secondaire avec polyurie.
• Evolution spontanément favorable.
• Traitement symptomatique:
Non médicamenteux:
x Placebo
x Calendrier des nuits « sèches » et « humides »
x Méthodes de conditionnement (Pipi-stop)
x Psychothérapie rarement.
Médicamenteux:
x Après échec des méthodes précédentes
x La desmopressine, par pulvérisation nasale le soir au coucher, donne de bons résultats
x Les anticholinergiques (DITROPAN®) en cas d'immaturité vésicale.
2. INSTABILITE VESICALE
• Définition:
Un seul des signes suivants est nécessaire pour le diagnostic d'instabilité vésicale primitive ou
secondaire:
x Fréquence anormale des mictions: trop fréquentes (> 8/j) ou trop rares (< 3/ j)
x Incontinence diurne, fuite même occasionnelle d'une seule goutte
x lmpériosités mictionnelles non contenues ou urgences mictionnelles
x Faux besoin
x Effort de poussée à la miction
x Faiblesse du jet, jet saccadé
x Manœuvre de retenue: accroupissement, jambes croisées, agitations
x Sensation de vidange vésicale incomplète
x Cystalgies ou douleurs génitales
Diagnostic différentiel: uropathies malformatives, vessie neurologique et/ou pathologie
medullorachidienne.
• Instabilité secondaire:
Constipation
Pollakiurie ou dysurie conséquence d'une infection urinaire
Cristallurie
Irritation des organes génitaux externe
Le traitement de la cause amende l'instabilité vésicales.
• Instabilité vésicale primaire ou trouble de l'élimination urinaire:
Chez l'enfant< 3 ans, l'instabilité est transitoire
Chez l'enfant > 5 ans
x Hyperactivité vésicale: pollakiurie, impériosités mictionnelles, fuites urinaires ou miction
explosive
x Dyssynergie vésico-sphincterienne : infections urinaires à répétition car résidu post
mictionnel
x Echographie vésicale et rénale sont indispensables, le bilan urodynamique n'est prescrit
qu'en cas de doute clinique.
3. ENCOPRESIE
• Défécation dans la culotte, en l'absence de toute atteinte organique, après 4 ans.
• Garçon > fille.
• Diurne.
• Secondaire» primaire (régression des acquisitions).
• Phénomène de rétention volontaire, parfois après une fissure anale ou un choc psychologique.
• Compatible avec une intelligence normale.
• Présentation polymorphe:
Troubles de la personnalité
Acte hétéro-agressif envers la mère
Parfois une constipation importante peut être la seule étiologie.
• Traitement:
Traitement laxatif pour la constipation souvent associée
Entretiens thérapeutiques parents + enfants.
...................................................................
.. .. ....................................................................
.. .. .. ..
! Digestifs
! ! Urinaires
!
=:::::::::::::::::::::::::::: r:::::::::::::::::········:::::.......................1. . . . . . . . . . . ............ ........................................:···········:::::::::::::::::::::: r:::::::::::::::::::::·=
Troubles nocturnes ou
Difficultés d'exonération
Selles dans la culotte Troubles nocturnes chez diurnes chez une fille avec
avec asynchronisme
après 4 ans: un garçon avec examen antécédents d'infection
abdomino pelvien :
Encoprésie normal: Enurésie urinaire:
Dyschésie
Instabilité vésicale?
...............................................
.. .. ...............................................
.. ..
!
.
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. . .
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Dysurie
! Pas de dysurie
!
: . . . . . . +. . . . . . . . . . :
1 Dyssynergie vésicos- 1
! !
t. . !. !
Hyperactivité vésicale
phinctérienne
!
! Obstacle urologique ! Abouchement ecto-
pique de l'uretè re
L Vessie .neurologique_J . ...
iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEMS 49, 53, 108 1 Développement psychomoteur du nourrisson et de l'enfant
TROUBLES DU SOMMEIL
2- Hypersomnie
• Survient après 10 ans, à différencier des narcolepsies.
• Impose la recherche d'une cause neurologique, prise de toxiques ou SAHOS.
3- Bruxisme
• Grincement des dents lors du sommeil, fréquent mais disparaît spontanément.
C. PARASOMNIES
1- Cauchemar
• Enfant 3-6 ans.
• Réveil, pleurs, appel des parents.
• Facilement calmé après le réveil par la présence de l'adulte.
2- Terreur nocturne
• Apparaissent lors du stade IV de sommeil lent.
• Enfant pré-pubère.
• Cris, mouvements de lutte.
• Non calmée par la présence des parents (aucune reconnaissance).
• Contact difficile avec l'enfant.
• Manifestations somatiques (sueurs, tachycardie, dyspnée).
• Aucun souvenir le lendemain.
3- Somnambulisme
• Enfant pré-pubère, garçon.
• Lever dans la première moitié de nuit, activité souvent identique lors des épisodes.
• Amnésie totale.
• Rechercher prise de toxiques et épilepsie fronto-temporale (EEG des 24 heures indispensable).
2-Attitude
Le « rendormissement » requiert les mêmes exigences que l'endormissement. En effet, s'il a eu
besoin d'une tétine ou d'un doudou au coucher, il en aura besoin pour se rendormir. Attention au
biberon de lait ou d'eau sucrée qui reste dans la bouche de l'enfant toute la nuit qui présente un risque
de caries étendues important.
• Nécessité d'expliquer tous les jours que c'est l'heure du coucher en instaurant un rituel de coucher si
possible identique.
DEFINITION
• Réduction ou interruption de la ventilation pendant le sommeil, anormalement fréquent, entraînant une
hypoxémie et des micro éveils associés à une symptomatologie clinique.
• Prévalence en pédiatrie: 1 à 4%
• Age de prédilection: 3 - 5 ans
1. DIAGNOSTIC
A. DIAGNOSTIC CLINIQUE
• Deux signes cliniques prédominant: ronflement et respiration difficile ou obstruée (signes parfois
associés).
• Deux causes: Hypertrophie amygdalienne, hypertrophie des végétations adénoïdes.
• Un facteur de risque: l'obésité.
• Un test de référence non systématique dans les formes typiques: la polysomnographie.
B. DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
• Hypertrophie amygdalienne ou rhinite obstructive chronique sont les 2 causes principales.
1- Polysomnographie
a-/ndications
Troubles respiratoires et absence d'obstacle amygdalien ou adénoïdien.
Pathologie associée:
x obésité morbide
x Anomalie malformative ou syndromique faciale
x Maladie neuromusculaire
Risque opératoire élevé: troubles de l'hémostase, anomalie cardiaque.
b-Résultats
L'index apnée - hypopnée (IAH) définit la sévérité du SAHOS:
IAH < 1,5/heure: SAHOS inexistant
IAH entre 1,5 et 5/heure: SAOS modéré
IAH ;:: 5 /h: SAHOS sévère.
D. PRISE EN CHARGE
1- Adéno-amygdalectomie
Traitement classique de première intention chez l'enfant âgé de plus de 3 ans.
Risque d'un SAHOS résiduel dans 30% des cas surtout si:
Obésité
Asthme
IAH initial élevé.
Opération en chirurgie conventionnelle et pas ambulatoire.
Amélioration spontanée dans 30 à 50% cas, imposant de discuter la chirurgie si tous les éléments
suivant sont présents:
Enfant> 5 ans
SAHOS modéré sans désaturation prolongée
Surveillance clinique et polysomnographique étroite
SAHOS secondaire à une hypertrophie des tissus lymphoïdes.
1-
DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR
DU NOURRISSON ET DE L'ENFANT
z
LANGAGE
w
w
�
-
Tout retard de langage doit inciter à faire tester l'audition.
z
DIAGNOSTIQUER UNE ANOMALIE DU DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR
1-
PRINCIPAUX SIGNES D'ALERTE �
z
ABSENCE DE AGE
Tenue de tête 4 mois
Abolition des réflexes archaïques
Tenue assise
Préhension volontaire efficace
6 mois
9 mois w
Marche 18 mois
Parole 2 ans
Phrase 3 ans
DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR NORMAL
Marche à 4 pattes
Tient assis sans appui
Tient debout avec appui
Pince pouce-index
Réaction posturale aux pulsions
Répette syllabe
Jette les jouets pour qu'on les ramasse
Reconnaît son nom
Peur de l'étranger
Fait « bravo » et « au revoir »
Joue à « coucou le voila »
iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEMS 49, 53, 108 1 Développement psychomoteur du nourrisson et de l'enfant
Nourrisson normal de 1 AN
Marche seul
Tient debout sans appui
Lâche volontairement et donne des objets
Boit au verre
Mange à la cuillère
Empile 2 cubes
Combine 2 mots
Apparition du « NON »
Joue avec les autres enfants
Court
Imite un trait
Fait des phrases de 3 mots
Comprend les consignes simples
ENQUETE ETIOLOGIQUE
DEUX règles :
• Examen clinique complet avec évaluation sensorielle et tests psychométriques.
• Examens complémentaires orientés non systématiques.
TROIS questions :
• Atteinte centrale ou périphérique ?
• Encéphalopathie fixée ou évolutive ?
• Retard global (homogène) ou spécifique (inhomogène) ?
Syndrome de Klinefelter:
• Garçon longiligne, avec petits testicules, gynécomastie et caryotype 47 XXV.
• DEUX complications: stérilité et trouble de l'érection.
1-
Triade de l'X Fragile:
• Dysmorphie
z
• Macro-orchidie
w
• Retard mental.
w
�
-
z TROUBLES SPHINCTERIENS
• Troubles nocturnes ou diurnes chez une fille avec antécédents d'infection urinaire:
1-
instabilité vésicale.
�
• Troubles nocturnes chez un garçon avec examen normal: énurésie.
z
• Selles dans la culotte après 4 ans: encoprésie.
w
iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEMS 49, 53, 108 1 Développement psychomoteur du nourrisson et de l'enfant
TROIS indications :
• Troubles respiratoires et absence d'obstacle amygdalien ou adénoïdien
• Pathologie associée
• Risque opératoire élevé.
1-
Les références
z
Développement psychomoteur du nourrisson et de l'enfant
-
-
Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders: DSM V version française Juin 2015
Autisme et TED 2010 HAS
w
w
- V Des Portes, Approche diagnostique pratique du retard mental, Arch Pédiatr 2002; 7: 7 0 9-25.
�
- Guide de la SFP: Les troubles de l'évolution du langage chez l'enfant en 2005 et Dijjicultés et troubles des
-
z
apprentissages chez l'enfant à partir de 5 ans en 2009.
- Verloes A, Heron D, Billette de Villemeur Tet al Stratégie d'exploration d'une déficience intellectuelle
inexpliquée Arch Pediatr 2012; 19: 194-207.
Troubles sphinctériens
- Austin et al the standardization of terminology of lower urinary tract fonction in children : uupdate report
from the standardization comitte of the international children 's continence society neurourol 2015 ; doi : 10,
1-
1002/nau.2275 1. �
1. OBJECTIFS
Ce suivi médical, jalonné par des examens de santé recommandés et remboursés à 100% par la Sécurité
Sociale, est consigné sur le carnet de santé. Ce dernier constitue un «CV» pour l'enfant, une aide à
l'anamnèse pour le praticien et un document de référence pour les parents (conseils de prévention et de
prise en charge au quotidien).
2. MESURES LEGISLATIVES
20 examens médicaux préventifs sont proposés à tous les enfants, gratuits ou remboursés
(décret du 2 mars 1973).
1ère semaine, M1, M2, M3, M4, MS, MG, M9, M12, M16, M20, M24, puis tous les 6 mois jusqu'à 6 ans.
Les examens du 8ème jour, 9ème mois et 24ème mois doivent être notifiés sur des formulaires prévus à cet
effet, qu'il faut renvoyer dans les 8 jours à la Caisse d'Allocation Familiale (1 er volet) et au médecin
ème
coordinateur de la PMI (2 volet).
La Médecine scolaire organise également des bilans de santé à l'âge de 4, 6, 9, 12 et 15 ans (décret du
5 mars 2007).
>
(!)
VI
C:
'5
w
iKB ITEM 44 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Exam ens de santé obligatoires. Médecine scolaire. Mortalité et m orbidité infantiles
B. EXAMEN DU 9
ème
MOIS
Mensurations: poids, taille et périmètre crânien.
Examen somatique complet.
Développement psychomoteur:
Tient assis sans appui
Réagit à son prénom
Répète une syllabe
Se déplace en rampant ou à 4 pattes
Mobilité symétrique des 4 membres
Pointe du doigt
Saisit un objet avec la pince pouce-index
Joue à coucou le voilà (couvrir un objet avec un mouchoir afin que le nourrisson le retire pour voir
« réapparaître» l'objet).
Le bilan visuel préverbal vers 9 mois comporte:
Inspection de l'œil: examen des paupières, vérification de la symétrie des globes oculaires, examen
à l'aide d'un point lumineux
Recherche des 1 ers réflexes visuels
Recherche d'une défense à l'occlusion
Dépistage du strabisme: étude des reflets cornéens, test de l'écran unilatéral puis alterné « de
près», lunettes à secteur de dépistage
Recherche d'un nystagmus
Toute anomalie de ce bilan visuel impose un examen ophtalmologique comprenant un examen
de la réfraction après cycloplégie.
Dépistage auditif:
Réagit aux stimuli sonores
Entretien avec les parents:
x Votre enfant entend-il bien?
x Votre enfant réagit-il à votre voix?
x Votre enfant« dialogue-t-il» avec vous?
x Votre enfant sursaute-t-il à un bruit fort?
Réaction à l'appel (utilisation de la voix) ou acoumétrie aux jouets sonores Gouets sonores de
Moatti par exemple) ou objets sonores (3 objets avec 1 grave, 1 moyen et 1 aigu)
Réflexe d'orientation-investigation.
Gazouille et babille avec des modulations, dit« marna».
Nutrition avec respect des règles élémentaires: 500 ml de lait de suite au moins quotidien, 4 repas
diversifiés avec 1 seul repas protéique.
Vérification du calendrier vaccinal.
Fréquence et type d'affections, antérieures et en cours.
Conditions et respect des rythmes de vie.
Dépistage du saturnisme:
Séjour dans un logement construit avant 1949? Si oui, y a-t-il de la peinture écaillée accessible à
l'enfant?
Tendance de l'enfant au comportement de pica (perversion du goût qui consiste à éprouver le
besoin de manger des substances non comestibles, par exemple de la terre ou, ici, des écailles
de peinture)?
En cas de saturnisme, maladie à déclaration obligatoire.
Mode de garde:
Attention, la peur de l'étranger qui intervient à cette période rend le changement de mode de
garde peu propice.
C. EXAMEN DU 24ème MOIS
Calendrier vaccinal.
Mode d'alimentation.
Dépistages sensoriels.
Développement psychomoteur.
Examen somatique complet dont mesures poids, taille et périmètre crânien.
Rythme de vie.
Fréquence et type d'affections antérieures et en cours.
E. MEDECINE SCOLAIRE
La santé à l'école dépend du Ministère de l'Education et non du Ministère de la Santé.
Examen obligatoire à 6 ans (entrée au CP):
Mensurations, mesure de l'IMC
Mode d'alimentation
Calendrier vaccinal
Dépistage sensoriel
Absence d'infirmité et de troubles du comportement et de l'apprentissage
Evaluation de l'acquisition de la latéralité et d'un graphisme acceptable
Tests de reproduction graphique.
Dépistage d'un Trouble du Déficit de !'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH).
Bilan de santé à 9 ans:
Concentré sur le dépistage des troubles du langage écrit.
Examen d'orientation et bilan de santé à 12 et 15 ans:
Dialogue personnalisé, évaluation psychologique et conseil d'orientation
Evaluation du stade pubertaire (stade de Tanner), information sur l'acné et les nrevi pigmentaires,
recherche d'une scoliose
A 15 ans, information sur la contraception.
La Médecine scolaire se charge de mettre en place, avec l'aide des parents et du médecin traitant:
PAi : Projet d'Accueil Individualisé pour les maladies chroniques
PPS: Programme Personnalisé de Soins pour les enfants handicapés.
iKB ITEM 44 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Examens de santé obligatoires. Médecine scolaire. Mortalité et morbidité infantiles
MORTALITE ET MORBIDITE
1. MORTALITE
Nombre de morts rapportés à 1 000 enfants nés vivants.
Possibilité d'enregistrer à l'Etat civil tout nouveau-né mort-né quels que soient le poids et le terme.
L'OMS demande de prendre en compte tous les fœtus ou enfants :
Prématuré;:: 22 SA et/ou
Mesurant au moins 25 cm et/ou
Avec un poids > 500 g.
Mortalité infantile Mortalité Mortalité Mortalité
3,3/1 000 1-4 ans 5-14 ans 15-25 ans
Fréquence
Mortalité périnatale Fréquence Fréquence
garçons: 1 ,1/1 00
9/1 000 0,5/1 000 0,2/1 000
0 filles: 0,4/1 000
Mortalité
post-néonatale Causes:
Mortalité
Mortalité Mortalité 28 jours-1 an accidents Causes:
néonatale Causes:
dernier néonatale 1,1/1 000 (1/3 des cas), accidents
précoce accidents, cancer,
trimestre tardive Morts inattendues anomalies (1/2 des cas),
0-8 jours: suicides
grossesse 9-27 jours du nourrisson, congénitales, cancer
1,6/1 000
malformations, cancer
traumatismes
Mortalité néonatale
3/1 000 prématurités,
malformation,
problème obstétrical
2. MORBIDITE
Morbidité: prévalence et incidence d'une maladie.
Prévalence = nombre de cas recensés à une date donnée.
Incidence = nombre de nouveaux cas pendant une période donnée.
C. AGE SCOLAIRE
Difficultés scolaires: 20% des enfants.
Asthme et atopie handicapante: 15% des enfants.
Caries dentaires: 10% du budget de la Sécurité Sociale.
Obésité.
20 examens médicaux :
1ère semaine, M1, M2, M3, M4, MS, MG, M9, M12, M16, M20, M24, puis tous les 6 mois
E�■ jusqu'à 6 ans.
ère
Examen de la 1 semaine de vie:
• Rechercher une infection néonatale.
• Dépistage des malformations, neurosensoriel.
è e
Développement psychomoteur au 9 m mois:
• Tient assis sans appui.
• Réagit à son prénom.
• Répète une syllabe.
• Se déplace en rampant ou à 4 pattes.
• Mobilité symétrique des 4 membres.
• Pointe du doigt.
1-
• Saisit un objet avec la pince pouce-index.
• Joue à coucou le voilà (couvrir un objet avec un mouchoir afin que le
w Médecine scolaire:
w
3 ans, rentrée en maternelle :
� - Dépistage des troubles de l'oralité verbale
-
z
- Rebond d'adiposité précoce.
6 ans, rentrée au CP :
- Dépistage des troubles de l'apprentissage (dyscalculie, dyspraxie,
dyslexie... )
- Dépistage d'un trouble du déficit de l'attention (TDAH).
9 ans, dépistage des troubles du langage écrit.
Adolescence :
1-
� - Evaluation du stade pubertaire (stade de Tanner)
z
- Recherche d'une scoliose
- Information sur la contraception.
w
UE8
Item 253
INTRODUCTION
La consultation médicale d'aptitude à la pratique du sport chez l'enfant a 2 objectifs: éviter une mort
subite pendant l'effort (1/50 000 jeunes sportifs en moyenne) et révéler une pathologie sous-jacente.
Cette visite médicale débouche sur un certificat médical de non contre-indication à la pratique sportive
qui engage la responsabilité du médecin. A l'issue de cette consultation, la pratique d'un sport adapté
à l'enfant sera conseillée, les besoins nutritionnels seront détaillés ou une contre-indication à la
pratique d'un sport sera délivrée.
En cas d'entraînement intensif ou de sport de compétition, une consultation par un médecin spécialisé
et des examens complémentaires ciblés seront requis.
ADAGES ET DOGMES
Certificat tu rédigeras, ta responsabilité tu engageras.
Un certificat n'est pas un certificat d'aptitude, mais de non contre-indication clinique à la pratique du
sport considéré.
Le certificat de dispense permet une convalescence et se limite à quelques mois.
Si la durée du certificat médical d'inaptitude à la pratique de l'éducation physique à l'école dépasse
trois mois, une lettre détaillée doit être adressée au médecin scolaire qui devra assurer une
surveillance spécifique.
DEFINITIONS
Sport intensif:
Sport avec entraînement ayant une durée supérieure à 10 heures par semaine chez l'enfant de
plus de 10 ans ou de 6 heures par semaine chez l'enfant de moins de 10 ans.
Epreuve de Ruffier-Dickson:
Elle consiste à mesurer, au cours d'une épreuve d'effort standardisée, l'évolution de la fréquence
cardiaque (FC) et de la pression artérielle (PA), couplées avec un électrocardiogramme (ECG).
Ostéochondrose:
Troubles de l'ossification enchondrale touchant l'épiphyse et l'apophyse chez l'enfant en période
pubertaire. Le diagnostic est suspecté par des douleurs à la palpation de l'insertion, à l'étirement
passif et à la contraction résistée. Cette ostéochondrose peut siéger au niveau du talon (maladie
de Sever), du genou (maladie d'Osgood-Schlatter) ou du rachis (maladie de Scheuermann).
1. CONDUIRE UN EXAMEN MEDICAL D'APTITUDE AU SPORT
A. BILAN CLINIQUE
1- Mesures anthropométriques et déroulement de la croissance
Courbes de poids et de taille en fonction de l'âge et vitesse de croissance.
Stade pubertaire.
2- Certificat de dispense
Il permet une convalescence pour les enfants victimes d'une pathologie occasionnelle. La dispense
est toujours limitée de quelques jours à quelques mois.
Certificat de dispense
Je, soussigné, Dr Mohammed ... , certifie avoir examiné, ce jour, l'enfant Ali. Son état de santé lui interdit la
pratique de la boxe... pendant 2 mois.
5- Certificats particuliers
Certains sports ou certaines situations nécessitent un certificat établi par un médecin titulaire du CES
ou de la capacité en Médecine du sport ou par un médecin agréé par la fédération du sport considéré.
Sports à risque: sports mécaniques, sports de combat pouvant entraîner un KO, sports subaquatiques,
sports aériens, sports de haute montagne, sports utilisant des armes à feu.
Situations particulières:
Entraînement des sportifs de haut niveau
Délivrance des certificats de sur-classement
Examen d'entrée dans une section sport-étude.
6- Niveau médico-légal
Sur le plan médico-légal, avant délivrance du certificat, il faut préciser dans le dossier et faire signer par
les parents:
L'absence de palpitations.
L'absence de malaises au repos et à l'effort.
L'absence de douleurs dans la poitrine.
L'absence d'antécédents de mort subite avant 50 ans dans la famille.
Leur engagement sur la véracité des renseignements fournis.
CD
C.
n:s
.c:
u
2. EXPOSER LES BENEFICES ET LES INCONVENIENTS DE LA
PRATIQUE SPORTIVE CHEZ L'ENFANT
1- Bénéfices
Amélioration du développement de l'enfant sur tous les plans, en particulier psychomoteurs.
Amélioration des performances cardiaques (diminution de la fréquence cardiaque de base), respiratoires
et musculaires.
Rôle social bénéfique.
Prévention de l'obésité.
2- Inconvénients
Cf. Risque du sport intensif.
Mauvaise préparation physique ou psychologique à la pratique du sport.
2- Conseils adaptés
Il n'est pas autorisé de pratiquer plus de 2 sports différents en compétition au cours d'une même saison
sportive:
Matériel sportif répondant aux exigences de l'entraînement intensif.
Respecter un nombre d'heures de sommeil suffisant pour la récupération.
Prévention des blessures par l'échauffement, étirement.
Augmentation de la ration énergétique de 20% par semaine (glucidique).
Informer sur le danger des produits dopants.
Soutien psychologique.
iKB ITEM 253 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Examen médical d'aptitude au sport
c-Conséquence du surentrainement
Troubles psychologiques et/ou stress incontrôlé.
Trouble des conduites alimentaires : anorexie mentale révélée et aggravée dans ce contexte.
Prise de produits dopants chez l'enfant à évoquer devant les signes suivants :
x Anomalies de la croissance et de la puberté (analogue de la LHRH ou GH)
x HTA, acné, hypertrichose ou vergetures (corticoïdes)
x Hypotension, asthénie (diurétiques ou tranquillisants)
x Palpitation et tachycardie (bêta-2-mimétique, amphétamines ou caféine)
x Troubles du comportement (cannabis, amphétamines)
x Elévation de !'hématocrite (EPO).
Les références
- Vidailhet M (coordinateur) Rapport AFSSA 2004 : Apports nutritionnels conseillés pour les enfants et
adolescents sportifs de haut niveau de performance.
- Nature des examens médicaux préalables à l'inscription sur la liste des sportifs de haut niveau ou sur la liste
des sportifs espoirs. Arrêté du 11 février 2004 fixant la nature et la périodicité des examens médicaux prévus
aux articles L. 3621-2 et R. 3621-3 du Code de la santé publique.
- Contenu du bilan cardiovasculaire de la visite de non contre-indication à la pratique du sport de compétition CD
entre 12 et 35 ans - 2009 - Société Française de Cardiologie.
C.
n:s
.c:
u
ATTENTION AVANT DE COCHER !
ATTENTION O !!! PIEGES: attention avant de cocher!
INDISPENSABLE • Les certificats de complaisance délivrés par le
• La responsabilité médicale est engagée médecin sont sanctionnables.
lors de la rédaction d'un certificat. • La définition de l'entraînement intensif est de
• Les risques de l'entraînement intensif 10 heures par semaine après 10 ans et 6 heures
existent chez l'enfant: troubles par semaine avant.
orthopédiques, endocriniens ou • On ne peut proposer la pratique de plus de 2 sports
psychologiques. différents en compétition au cours d'une même
saison.
• Le dopage existe en Pédiatrie.
INADMISSIBLE • Les consultations d'aptitude au sport ne sont pas du
• Délivrer un certificat d'aptitude pour la ressort de la Sécurité sociale. La seule façon
pratique d'un sport= O. C'est un certificat « honnête » d'en faire un acte médical remboursable
de non contre-indication clinique. par la Sécurité sociale est de faire à cette occasion
• Penser que tout médecin peut rédiger un un bilan de santé annuel complet.
certificat quel que soit le sport= O. Les • Le médecin scolaire doit être tenu informé de tout
sports de haut niveau, sport avec certificat d'inaptitude d'une durée > 3 mois.
sur-classement, section sport-étude et • Un certificat de non contre-indication à la pratique
certains sports à risque exigent des
d'un sport donné est délivré à un enfant donné, un
médecins spécialisés dans le domaine.
niveau donné et une catégorie d'âge donnée.
1-
• La rédaction d'un certificat engage personnellement la responsabilité du médecin.
• Chaque certificat doit être signé et donné en main propre.
z
• Tout certificat de complaisance délivré par le médecin est sanctionnable.
• Pour l'aptitude à la pratique d'un sport: certificat de non contre-indication
w
clinique.
w
� INTENSIVE
-
z Médecins spécialisés pour délivrer des certificats en cas de:
• Sports de haut niveau
• Sport avec sur-classement
• Section sport-étude
• Certains sports à risque.
1-
�
• Entraînement intensif: plus de 10 heures/semaine chez l'enfant> 10 ans ou
z
> 6 heures/semaine chez l'enfant< 10 ans.
• Bilan complémentaire spécialisé indispensable si entraînement intensif.
DU NOURRISSON ET DE L'ENFANT
INTRODUCTION
La promotion de l'allaitement maternel est une loi parue au Journal Officiel. Le lait de femme est
l'aliment de choix pour les nourrissons jusqu'à 6 mois. Il est suffisant pour couvrir tous les besoins
nécessaires. Il est donc capital de connaître les avantages de l'allaitement maternel pour pouvoir
convaincre les mères avant l'accouchement si possible. Tant que l'allaitement maternel persiste,
2 mg de vitamine K per os par semaine et 1.200 UI de vitamine D par jour sont nécessaires pour le
nourrisson.
En cas d'allaitement artificiel, les préparations pour nourrisson sont préconisées entre O et 4 mois.
Pour préparer le biberon, il convient de donner une cuillère mesure rase de lait en poudre dans
30 ml d'eau. Il n'est pas recommandé de le chauffer au micro-onde.
Entre 5 et 12 mois, 500 ml de lait de suite sont indispensables pour un apport minimal de calcium et
de fer, associés à une alimentation diversifiée.
Cette diversification est proposée entre 4 et 6 mois pour tous les aliments.
Il existe 400 à 800 UI de vitamine D par litre de lait infantile, mais 800 UI de vitamine D en plus par
jour sont nécessaires. La carence en vitamine D s'appelle le rachitisme. Ce diagnostic est suspecté
devant des déformations des membres, des bourrelets des extrémités et une hypotonie musculaire.
Il est conforté par le dosage augmenté des phosphatases alcalines et des radiographies osseuses.
La complication à redouter est l'hypocalcémie.
Le fluor est inutile avant la première éruption dentaire et se discute ensuite après un bilan fluoré
personnalisé.
Des préparations adaptées en cas de prématurité, d'antécédents atopiques, d'allergie aux protéines
de lait de vache et de régurgitations seront proposées.
ADAGES ET DOGMES
« Le lait de femme est fait pour les enfants, le lait de vache est adapté pour les veaux».
Pour préparer le biberon, dans 30 ml d'eau, tu dilueras une cuillère mesure.
DEFINITION ET PHYSIOPATHOLOGIE
Les besoins nutritionnels représentent, à titre individuel, les quantités minimales à ingérer afin
d'assurer le bon fonctionnement de l'organisme.
Les apports nutritionnels conseillés (ANC) sont des abaques qui servent de repère pour
l'alimentation à l'échelle d'une société. Ce sont donc des besoins qui s'inscrivent dans une moyenne
et non comme le« minimum vital».
Le besoin nutritionnel moyen (BNM) est une moyenne des besoins individuels. Les ANC
correspondent au BNM plus 2 écarts types (pour couvrir l'ensemble de la population), donc 130%
environ du BNM. Les risques de carence sont jugés donc à partir du BNM.
Le PNNS (Programme National Nutrition Santé) est un ouvrage édité régulièrement par des experts
sous l'égide du Haut Conseil de la Santé Publique, qui donne des conseils pratiques en nutrition et
se fixe des objectifs précis à atteindre. Les derniers en date ont été regroupés selon quatre axes:
Réduire l'obésité et le surpoids dans la population
Augmenter l'activité physique et diminuer la sédentarité à tous les âges
Améliorer les pratiques alimentaires et les apports nutritionnels, notamment chez les
populations à risque:
x Augmenter la consommation de fruits et légumes
x Augmenter les apports en calcium dans les groupes à risque
x Promouvoir l'allaitement maternel
Réduire la prévalence des pathologies nutritionnelles :
x Dénutrition, troubles du comportement alimentaire.
Si l'allaitement maternel n'est pas possible ou désiré, l'allaitement artificiel est proposé. Les laits
8
infantiles appelés d'abord laits maternisés, puis adaptés ou 1 ' âge ont une dénomination précise
labellisée au niveau européen: préparation pour nourrisson. Ensuite seront prescrits des laits dits de
suite. Entre 1 et 3 ans une alimentation pour enfants en bas âge est préconisée (laits dits de
«croissance»). Ces laits infantiles obéissent à des règles strictes de composition et de préparation.
Ce n'est pas le cas de produits proposés pour alimenter les nourrissons à base d'amandes ou de
châtaignes qui sont des jus et non des laits infantiles.
La diversification alimentaire a fait l'objet de plusieurs modes. Il a été conseillé tour à tour de
diversifier très tôt, puis le plus tard possible. Les derniers travaux tendent à démontrer que la date
optimale se situe entre 4 et 6 mois en général et pour le gluten entre 4 et 7 mois au plus tard. Cette
date est identique que l'enfant soit atopique ou pas.
Les laits pré-épaissis le sont avec de l'amidon de riz, de maïs ou avec de la caroube. Ils sont parfois
appelés: «AR» sigle de anti-régurgitation (et non pas anti-reflux, car ils n'ont pas démontré
d'efficacité contre le RGO en Ph-métrie).
Les hydrolysats poussés sont à proposer aux nourrissons allergiques aux protéines de lait de vache.
Ces hydrolysats sont soit à base de protéines de lait de vache, hydrolysés par des procédés
chimiques et /ou thermiques (dits lait sans protéines de lait de vache) soit des hydrolysats à base de
protéines de riz. Les préparations à base de soja ne sont pas indiquées chez les nourrissons de
moins de 6 mois (à cause de leur teneur en phyto-œstrogènes).
Carence en vitamine D ou rachitisme: c'est l'ostéomalacie chez l'enfant en croissance. La synthèse
de vitamine D3 (cholécalciférol) se fait dans la peau à partir d'un dérivé du cholestérol (7-
dihydrocholécalciférol) par réaction photochimique. Pour être active, la vitamine D3 doit être
hydroxylée deux fois : au niveau du foie en 25(OH)D3 puis du rein en 1-25(OH)D3. Elle augmente
l'absorption intestinale du calcium, et permet son intégration au niveau des os. La synthèse
endogène est insuffisante, nécessitant une supplémentation systématique. Le lait maternel et le lait
de vache UHT contiennent 20 à 30 Ul/I de vitamine D. Les laits infantiles sont enrichis en vitamine D
depuis septembre 1992 sur la base de 400 à 500 Ul/I pour les préparations pour nourrissons, et 500
à 600 Ul/I pour les préparations de suite. Les besoins théoriques en vitamine D sont de 300 à 600
Ul/j. Ces besoins théoriques sont toutefois inférieurs aux apports recommandés du fait d'une
variabilité inter- et intra-individuelle. Les apports recommandés en vitamine D sont ainsi de 1 200
Ul/j pour les nourrissons à peau blanche.
iKB ITEM 45 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Alimentation et besoins nutritionnels du nourrisson et de l'enfant
A. EAU
Eau : (en ml/kg/jour)
1 mois 150
1 mois-12 mois 120
12 mois-2 ans 100
2à5 ans 80
> 5 ans 55
Les apports en eau doivent être au moins égauxà 1 ml d'eau par kCal absorbé.
B. CALORIES ET MACRONUTRIMENTS
Les apports recommandés sont indiqués en valeur absolue en fonction de l'âge, du sexe
et de l'activité, par la table des ANC (Apports Nutritionnels Conseillés).
Règle approximative
< 1 an: 100 kcal/kg
Exemple: 6 mois (6 kg) = 600 kCal/j ; 1 an (10 kg) = 1 000 kCal/j
> 1 an: 1 000 kcal + 100 par an
Exemple: 3 ans = 1 300 kCal/j ; 10 ans = 2 000 kcal/j
Protides : 1 g = 4 kCal
15 % de la ration
En valeur absolue, les ANC sont entre 2 mois et 2 ans de 10 g/j, puis 1 g/kg/j.
Glucides : 1 g = 4 kCal
45à60 % de la ration.
Lipides : 1 g = 9 kCal
35à45% de la ration
Apports des 2 acides gras essentiels: acide linoléique et acide alpha linolénique.
C. MINERAUX
Sodium et potassium (en mEq/kg/jour)
0à3 ans 1-2
Calcium : (en mg/jour)
0à4 ans 400-500
5à7 ans 700
8à10 ans 900
10à18 ans 1 200
Fluor:
Chez le nourrisson avant l'éruption dentaire, un apport médicamenteux n'est pas nécessaire.
Ensuite, une évaluation individuelle est indispensable en fonction du type d'alimentation (sel,
dentifrice), de l'eau consommée (risque de fluorose) et du risque carieux pour décider de
l'opportunité d'une supplémentation médicamenteuse.
Un brossage des dents est toujours indispensable avec un dentifrice dont la teneur en fluor est
variable en fonction de l'âge.
D. VITAMINES
Vitamine K
2 mg à la naissance (H4) per os chez tous les nouveau-nés.
2 mg H4, J4, S4 per os si allaitement maternel exclusif (3 prises quelle que soit la durée de
l'allaitement exclusif).
2 mg H4, J4 si allaitement artificiel. La troisième dose à S4 n'est pas obligatoire.
Vitamine D
Besoins:
Avant 2 ans:
x 1 000 à 1 200 Ul/j si allaitement maternel
x 600 à 800 Ul/j si allaitement artificiel
x Si famille peu compliante: 100 000 UI/ 3 mois.
x 1 000 à 1 200/j si facteurs de risque: forte pigmentation cutanée, absence d'exposition
au soleil estival, dermatose empêchant cette exposition, vêtements très couvrants en
période estivale, malabsorption digestive, cholestase, insuffisance rénale, syndrome
néphrotique, traitement par corticoïdes, rifampicine, phénobarbital ou phénytoïne.
Entre 2 et 5 ans et entre 10 à 18 ans: 2 doses de charge de 80 000 à 100 000 UI en
novembre et février.
En cas de carence: rachitisme.
E. RACHITISME
Maladie du squelette secondaire à une carence en vitamine D qui se manifeste au niveau des
zones osseuses à croissance rapide.
Terrain: 6 mois- 4 ans, facteurs de risque pré-cités.
Diagnostic clinique:
Bourrelets métaphysaires au niveau des poignets et chevilles
Chapelet costal: nodosités au niveau des jonctions chondrocostales.
iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEM 45 1 Alimentation et besoins nutritionnels du nourrisson et de l'enfant
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Bouchon de champagne Radiographie du poignet : « toit de pagode » c..
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Traitement:
Le meilleur traitement est la prophylaxie systématique par de la vitamine D.
Rachitisme normocalcémique: vitamine D (200 000 UI en dose de charge puis 2 000 à 5 000 Ul/j).
Rachitisme avec hypocalcémie:
x Correction de l'hypocalcémie indispensable avant de débuter la vitaminothérapie.
Correction des carences associées: folates, fer.
Savoir évoquer un rachitisme vitamino résistant (par malabsorption, maladie rénale ou
iatrogène) si échec du traitement.
D. ACCOMPAGNEMENT DE L'ALLAITEMENT
1- Contact peau à peau et tétée précoce
A la naissance, « mise en condition du nouveau-né » :
Séchage, puis immédiatement mise sur le ventre de la mère
Première tétée suivie d'un contact prolongé avec la mère.
L'allaitement n'est pas compromis si le bébé ne tète pas immédiatement à la naissance.
L'analgésie péridurale pendant le travail peut retarder le réflexe de succion, mais
ne modifie pas la mise en route de l'allaitement.
Allaitement à la demande: proximité 24 heures sur 24.
4- Tire-lait
En cas d'impossibilité ponctuelle d'allaitement maternel, le lait de mère peut être tiré (tire-lait
électrique ou manuel) puis stocké dans un biberon et consommé sans rupture de la chaîne du
froid.
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C.
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6- Utilisation de compléments
L'allaitement exclusif suffit à satisfaire les besoins nutritionnels et hydriques d'un nouveau-né sain
à terme s'il tète de manière efficace et à la demande.
En cas d'échec, une réévaluation des positions de l'allaitement et de la tétée est effectuée.
En cas de nécessité, l'utilisation d'une préparation pour nourrisson standard est recommandée,
sauf s'il existe des antécédents familiaux d'atopie (lait HA dans ce cas).
3. ALLAITEMENT ARTIFICIEL
A. LAITS INFANTILES
Ces préparations obéissent à des directives européennes précises dans leur fabrication.
Elles présentent des recommandations d'utilisation identique:
Reconstitution: 1 cuillère-mesure rase pour 30 ml d'eau
Le chauffage au micro-onde n'est pas recommandé
Le biberon peut être proposé à température ambiante
Ne pas dépasser un délai de 30 minutes dès lors que le biberon a été réchauffé
Ne pas utiliser de l'eau embouteillée provenant d'une bouteille ouverte depuis plus de
24 heures
En cas d'utilisation de l'eau du robinet: faire couler l'eau pendant 5 minutes, utiliser de l'eau
froide et veillez au bon entretien du robinet (nettoyage, détartrage)
La stérilisation des biberons n'est pas indispensable : un lavage au lave-vaisselle ou à la
main, au goupillon, dans de l'eau chaude additionnée de liquide vaisselle est suffisant.
Il existe des hydrolysats poussés de protéines de lait de vache et des hydrolysats poussés
de protéines de riz.
Indications: allergies aux protéines de lait de vache.
Si échec des hydrolysats poussés dans l'APLV, proposer une préparation à base d'acides
aminés libres.
Laits pré-épaissis :
Préparations à viscosité accrue par de l'amidon ou de la caroube
Indication: régurgitations.
Laits pour prématurés et/ou hypotrophes:
Laits dits« pré» enrichis en protéines
Indication: alimentation des nouveau-nés jusqu'à ce qu'ils atteignent un poids > 2 200 g.
Laits sans lactose:
Indications: réalimentation des diarrhées sévères ou prolongées et intolérance au lactose
Pas d'indication systématique donc dans la diarrhée.
Laits hypo-allergéniques:
Laits dits HA, avec protéines partiellement hydrolysées.
Ils n'ont pas d'intérêt après 6 mois. Il n'existe donc pas de lait« HA» de suite.
Indication : traitement préventif des manifestations d'allergie pour les enfants nés dans une
famille atopique pour certains laits HA qui ont démontré leur efficacité dans des études bien
menées.
Pas d'indication dans l'APLV.
Rappelons que l'allaitement maternel est l'aliment de choix chez l'allergique.
B. LAIT DE VACHE
Le lait de vache UHT est inadapté pour alimenter le nourrisson.
Avant 1 an, il doit être proscrit: il est carencé en acides gras essentiels, fer, vitamine D et
contient en excès des protéines et du sodium.
Après 1 an, si impossibilité de donner un lait infantile, proposer du lait de vache entier et
non demi-écrémé ou écrémé.
4. DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE
CINQ repères:
Apports en fer: laits infantiles jusqu'à 3 ans.
Apports en calcium: 2 à 3 repas par jour avec des produits laitiers ou du lait infantile.
Equilibre dans les acides gras essentiels: laits infantiles puis lorsque leur consommation diminue,
par du poisson, une à deux fois par semaine.
Diversité alimentaire: aliments différents d'un jour sur l'autre, introduction d'un maximum de
nouveaux aliments dès 4 mois pour éviter plus tard des néophobies alimentaires.
Assimiler le repas au plaisir de manger.
1-
Vitamine K H4, J4, 54.
z
Vitamine D : 600-800 Ul/j, 1 200/j si allaitement maternel.
-
Lait AR (anti-régurgitation) : RGO simple.
Lait hypoallergenique : intérêt préventif si terrain atopique familial.
Lait sans lactose : gastro-entérite prolongée ou sévère après 4 mois.
Hydrolysats poussés de PLV : APLV.
z
1-
�
z
Les références
- ANSES biberon: comment le préparer et le conserver? Mise à jour 14/06/2016
w
- 1-M. Hascoet et al. Vitamine K: mise à jour des recommandations SFN Bulletin 06 Décembre 2015
- Lait de vache et santé des enfants Arch Ped 2008; 15: 16 21-32.
- Recommandations pour la pratique clinique. Allaitement maternel. Mise en œuvre et poursuite dans les
6 premiers mois de vie de l'enfant ANAES 2002.
- Alimentation des premiers mois de vie et prévention de l'allerg ie Arch Ped 2008; 15: 431-42.
- ESPGHAN Complementary Feeding: A Commentary by the ESPGHAN Committee on Nutrition JPGN
46:99-110, 2008.
.....
C.
n:s
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u
UE 8
Item 248
A. DEFINITION
La dénutrition protéino-énergétique résulte d'une inadéquation entre les besoins et les apports
protéino-énergétiq ues.
Le diagnostic est clinique
TROIS types de mesures anthropométriques ou auxologiques:
Rapport entre le poids mesuré et le poids attendu pour la taille (indice de Waterlow) < 90%
Périmètre brachial sur périmètre crânien < 0,3 chez l'enfant entre 4 mois et 4 ans
2 ème
IMC (Indice de Masse Corporelle= P/T ) inférieur au 3 percentile.
La courbe de croissance pour le poids ET pour la taille, à jour, est donc indispensable au diagnostic.
La cinétique de perte de poids et de taille est fondamentale.
L'indice de Waterlow et l'IMC définissent une dénutrition récente.
La taille rapportée à la taille attendue pour l'âge (TpA) évalue une dénutrition ancienne.
L'appréciation clinique des masses musculaires et du pannicule adipeux est un apport
complémentaire.
B. SIGNES CLINIQUES
Fonte du pannicule adipeux.
Fonte musculaire.
Œdèmes ou troubles des phanères dans les formes sévères.
Signes de carences spécifiques: pâleur (anémie carentielle), nouures des membres (rachitisme),
taches de Bitât avec xérose conjonctivale (carence en vitamine A).
C. DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
Régimes aberrants (végétaliens).
Toute maladie chronique: digestive (incluant les allergies alimentaires), cardio-pulmonaire, ORL
(notamment hypertrophie amygdalienne obstructive), rénale, cutanée, tumorale ou inflammatoire.
Troubles des interactions parents-enfant.
Troubles des conduites alimentaires.
Maltraitance.
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INDICE DE WATERLOW
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Les trois temps de mesures
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Rapporter la taille mesurée à O DS Tracer une ligne verticale pour avoir le poids idéal Rapporter ce poids idéal au poids constate
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Chapitre 8
2. IDENTIFIER LES SUJETS A RISQUE DE DENUTRITION
B. MODALITES D'ADMINISTRATION
Apport oral fractionné hypercalorique ou alimentation enrichie de Compléments Nutritionnels Oraux (CNO).
Apport entéral par sonde naso-gastrique ou gastrostomie si nutrition entérale prévue pour plus de 3 mois.
Apport parentéral si insuffisance digestive.
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Dénutrition modérée
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Alimentation Nutrition
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Voie centrale
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DIAGNOSTIC
Le diagnostic de la dénutrition est clinique et repose sur un faisceau d'arguments
• Rapport PB/PC jusqu'à l'âge de 4 ans < 0,3
• Score de Waterlow < 90% : poids rapporté au poids attendu pour la taille
1-
• IMC < 3ème percentile.
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• Pathologie grave et/ou chronique
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• Diminution des prises alimentaires
-
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• Douleur.
1-
� • Apport oral fractionné enrichi
• Nutrition entérale par sonde naso-gastrique ou gastrostomie
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• Apport parentéral si insuffisance digestive.
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TROIS examens pour dépister un syndrome de renutrition inappropriée :
• Hypophosphorémie
• Hypokaliémie
• Hyperglycémie.
RETARD STATURO-PONDERAL
UE2 & 8 DIARRHEE CHRONIQUE
Items 51, 241,
279 & 282 MALADIES INFLAMMATOIRES
CHRONIQUES DE L'INTESTIN (MICI)
INTRODUCTION
DEFINITION ET TERMINOLOGIE
1- Définition
Taille ± Poids inférieurs au 3ème percentile ou - 2 DS, ou infléchissement sur la courbe : retard
staturo-pondéral.
2- Terminologie
ème ème
Normales du poids et de la taille et de l'IMC: valeurs comprises entre le 3 et 97 percentile.
2,5 à 3% des individus normaux ont une taille et/ou un poids en dehors des limites statistiques.
95% des enfants sains sont entre -2 et + 2 DS. Les courbes sont distinctes pour les filles et les
garçons.
Retard statural ou pondéral : taille ou poids inférieurs au 3ème percentile ou - 2DS.
Infléchissement statural ou pondéral : gain en poids ou taille insuffisant par rapport à la
cinétique de la courbe des percentiles.
Cassure ou stagnation staturale ou pondérale: absence complète de croissance staturale ou
pondérale.
Age osseux: niveau de maturation sur une radiographie osseuse
Sur une radio de face de la main et du poignet gauches, de
2 ans à la période pubertaire :
Les images observées sont comparées à l'atlas de Greulich et
Pyle.
L'apparition de l'os sésamoïde du pouce signe le début de la
puberté.
Age chronologique : âge civil.
2
L'indice de Masse Corporelle (IMC) : poids (kg)/taille (m ) : reflet
de l'état nutritionnel et de la masse grasse.
Age statural : âge correspondant sur les courbes à la taille de
l'enfant rapportée à la moyenne.
Taille « cible » de l'enfant en fonction de la taille des parents :
Lorsque la taille de l'enfant est très inférieure à celle que font prévoir les tailles des parents, il faut
rechercher une cause à cette différence.
PHYSIOPATHOLOGIE
1- Facteurs intervenant dans la croissance
Facteurs CONSTITUTIONNELS :
Génétiques et facteurs de développement
Structure osseuse et cartilage de conjugaison.
Facteurs ENERGETIQUES :
Apport nutritionnel
Appareil digestif (absorption des nutriments) et hépatique
Appareil rénal (équilibre du milieu intérieur)
Appareils pulmonaire et cardiaque.
iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEMS 51, 282 1 Retard staturo-pondéral - diarrhée chronique - Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
Facteurs ENDOCRINIENS :
Hormone de croissance (GH) et IGF1
Hormones thyroïdiennes
Hormones stéroïdes : hormones sexuelles (œstrogènes et testostérone)
Le cortisol et la prolactine par exemple ne sont pas impliqués dans la croissance squelettique,
même si une hypersécrétion a des conséquences sur la taille.
Facteurs PSYCHOLOGIQUES.
2- Etapes de la croissance
d-Phase pubertaire
La croissance est sous l'influence des stéroïdes sexuels sécrétés par les gonades.
Le gain staturai annuel pendant cette phase passe de 5 cm à 9-10 cm.
Entre le démarrage clinique de la puberté et l'âge adulte, la taille augmentera en moyenne de
20-25 cm chez la fille et de 25-30 cm chez le garçon.
B. EXAMENS COMPLEMENTAIRES
Guidés par l'interrogatoire, l'examen clinique et la courbe de croissance afin d'évoquer les
5 grands mécanismes étiologiques: causes énergétiques (nutritionnelles et pathologies
intercurrentes), génétiques (syndrome de Turner, maladie osseuse), hormonales,
environnementales (socio-économiques et psychiques) ou petite taille constitutionnelle
(diagnostic d'élimination).
Tableau clinique évocateur d'une pathologie ou d'une cause, les explorations sont ciblées:
IRM hypophysaire: faite en urgence en cas de cassure de la courbe de croissance ou de
syndrome polyuro-polydipsique
Dosage cortisol si retard statural et prise de poids: maladie de Cushing ?
iKB ITEMS 51, 282 1
iKB Pédiatrie - édition 2017
Retard staturo-pondéral - diarrhée chronique - Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
C. DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
1-Retard pondéral prépondérant
a-Maladies digestives responsables de diarrhée chronique
Maladie cœliaque
Allergie aux protéines du lait de vache (non lgE médiée de type IV) chez les nourrissons
Maladies Inflammatoires Chroniques de L'intestin type maladie de Crohn chez le grand enfant
Mucoviscidose à tous les âges (faire un test de la sueur), si l'enfant n'a pas été dépisté ou est
né avant 2002
Attention, le syndrome de l'intestin irritable est responsable de diarrhée chronique, mais
n'engendre jamais de retard staturo-pondéral.
c-Carence d'apport
Penser à une maltraitance
Régime « déviants » : alimentation végétalienne Uus végétaux à la place du lait infantile)
Trouble de l'oralité alimentaire primitif ou secondaire à des nutritions artificielles
Contexte particulier de l'anorexie mentale (en particulier chez l'adolescente).
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C.
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2-Retard statural prépondérant
a-Déficit en GH: cf infra
b-Hypothyroïdie : cf infra
c-Hypercorticismes
Infléchissement de la taille avec prise de poids
Secondaires à une corticothérapie prolongée ou maladie de Cushing exceptionnelle chez
l'enfant
Signes cliniques: obésité facio-tronculaire, pilosité, acné, vergetures
Biologie: augmentation du cortisol libre urinaire, disparition du rythme nycthéméral du
cortisol, absence de freinage du cortisol au test à la Déxaméthasone.
Maladie de Cushing
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taille cible est calculée
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L'examen clinique est normal. Une MOC doit être
éliminée. IOS " é
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c-Retard simple pubertaire '°
La croissance se ralentit 2 à 3 ans avant l'âge de
la puberté après une période de croissance
normale
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D. TRAITEMENT PAR GH
Hormone de croissance recombinante, de synthèse, produite par génie génétique
Injections quotidiennes par voie sous-cutanée avec des systèmes auto-injecteurs (stylos)
SIX indications selon l'HAS:
Déficit en GH: 2 tests de stimulation GH déficitaires< 7 ng/ml
RCIU : taille de naissance < - 2DS pour l'âge gestationnel et taille< - 3DS à l'âge de 4 ans
ou plus
Syndrome de Turner: taille< - 2DS et VC< 4 cm/an
Insuffisance rénale chronique: taille< - 2DS et VC< 4 cm/an
Dyschondrostéose (MOC avec anomalie du gène SHOX)
Syndrome de Prader-Willi.
2. MALADIE CŒLIAQUE
1- Terrain
Maladie des enfants d'ethnie blanche ou originaire du Maghreb.
Terrain à risque: dermatite herpétiforme, trisomie 21, syndrome de Turner, diabète de type 1, ilDiIIi)
thyroïdite auto-immune, maladie cœliaque dans la famille. ilDiIIi)
Secondaire à une intolérance au gluten chez des enfants génétiquement prédisposés.
Elle n'existe donc pas chez des nourrissons en allaitement exclusif.
Elle peut apparaître à tout âge de la vie, même si la forme typique est celle du nourrisson.
2- Clinique
Forme clinique typique:
Infléchissement ou cassure de la courbe de poids puis de taille après l'introduction de la
farine contenant du gluten (cf. courbes)
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Dénutrition avec aspect de "fesses tristes": amyotrophie
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i= Dosage lgA normal =i =i lgA =0 =i �= Clinique évocatrice �=
l................................ .............................i !..................... •..........................! i i
:::::::::::::::::::::+::::::::::::::::::::::::·······::::::::::::::::::::::::t..::::::::::::::::::::::::
ATG < 10 x la
Dosage lgG TG et ATG > 10 x la
normale et lgA
lgG anti endomysium normale
· · · · · · l· · · · · · · · · · · ·� normale
.... ::::::::::::::::::::::::.r..::::::::::::::::::::::::
•-1. ,œ.,, HLA DQ2 ou DQ8 +
ET
� lgA anti endomysium +
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...................
Maladie coeliaque
Pas de maladie
coeliaque : : : : : : : : : : : : .t.: : : : : : : : : : : :
Biopsies Biopsies Biopsie inutile
Jamais de régime sans gluten empirique. Un diagnostic précis est constamment exigé.
Traitement diététique à vie par exclusion du gluten : seigle, blé, orge (l'avoine pure serait
tolérée). Les farines de riz et de maïs sont autorisées.
Planification du suivi :
Education des parents, consultation avec une diététicienne, mise en place d'un PAi
Prise de contact avec une association de malades (AFDIAG)
Pas de prise en charge à 100%, mais remboursements partiels de produits sans gluten
Vérification de l'amélioration après éviction du gluten : clinique en quelques semaines,
biologique en quelques mois, histologique en 6 à 18 mois.
TROIS risques majorés à distance possibles (risque > population générale) :
Pathologies auto-immunes : recherche systématique thyroïdite, diabète
Lymphome du grêle, carcinome gastrique, œsophagien, ovarien chez l'adulte
Ostéopénie.
2- Diagnostic différentiel
Syndrome de l'intestin irritable ou diarrhée fonctionnelle :
Cause la plus fréquente de diarrhée chronique.
Diarrhée abondante isolée, avec débris alimentaires, survenant plus le jour, sans altération de
l'état général.
Croissance statura-pondérale normale.
Diagnostic clinique si les critères de ROME IV sont remplis.
Traitement par régime adapté et surveillance.
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iKB Pédiatrie - édition 2017
Retard staturo-pondéral - diarrhée chronique - Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
HUIT diagnostics devant une douleur et/ou masse en fosse iliaque droite avec altération de l'état général:
Maladie de Crohn
Appendicite
Torsion d'annexe
Infection digestive bactérienne
Lymphome intestinal (avec invagination parfois)
Tuberculose intestinale (selon contexte)
Amœbome (selon contexte)
Grossesse extra-utérine (de principe chez la fille pubère).
3- Paraclinique
Devant une symptomatologie évocatrice.
er
1 temps: examens non invasifs:
NFS, VS, CRP, albuminémie, ferritinémie
Coproculture et recherche de toxine de Clostridium difficile
Examens sérologiques: ASCA, pANCA
Calprotectine fécale (reflet de l'inflammation de la muqueuse digestive)
Echographie-doppler avec mesure des parois intestinale et recherche d'une hyperhémie
pariétale.
Si tous ces examens sont normaux, la probabilité d'une MICI est quasi nulle.
Dans le cas contraire il faut impérativement faire une endoscopie haute et basse avec entéro
IRM, pour confirmer le diagnostic de MICI et en préciser son extension.
Le diagnostic de maladie de Crohn n'est porté que lors de l'identification d'un granulome
gigantocellulaire et épithélioïde à la biopsie. Il est préférable de parler de MICI dans tous les
autres cas.
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B. DEFICIT EN GH ACQUIS
Chez le grand enfant (10 ans en moyenne): déficit en GH acquis = chercher un
craniopharyngiome (10 % des tumeurs intracrâniennes de l'enfant).
Tumeur bénigne d'origine embryonnaire, d'évolution lente, sus-tentorielle, compressive.
Signes neurologiques: HTIC, céphalées, rarement troubles neurovégétatifs ou moteurs.
Signes endocriniens: retard de croissance avec cassure et retard pubertaire, rarement diabète
insipide, asthénie, prise de poids ou déficits antéhypophysaires. Il n'existe jamais de puberté
précoce.
Signes ophtalmologiques: baisse de l'acuité visuelle, amblyopie, troubles du champ visuel,
paralysie oculomotrice, voire œdème papillaire ou atrophie optique.
Le diagnostic se fait sur l'IRM hypophysaire:
Tumeur envahissant la région hypothalamo-hypophysaire
lntra et/ou supra-sellaire
Petite hypohyse
Disparition du signal de la post-hypophyse si diabète insipide
Typiquement TROIS composantes: kystique, charnue, avec calcifications.
Diagnostic biologique:
Taux effondré d'IGF1
Absence de réponse de la GH aux tests de stimulation
Recherche d'un panhypopituitarisme et d'un diabète insipide.
Traitement: exérèse chirurgicale avec risque de séquelles et correction substitutive par GH et si
besoin par les autres hormones (hydrocortisone, hormones thyroïdiennes, testostérone ou
œstrogènes, vasopressine).
Surveillance au long cours neurologique, ophtalmologique (fond d'œil, champ visuel),
endocrinienne et imagerie.
Le taux de survie est de 2/3 des patients.
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j C. DEFICIT EN GH IDIOPATHIQUE POSSIBLE
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iKB Pédiatrie - édition 2017
Retard staturo-pondéral - diarrhée chronique - Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
5. HYPOTHYROIDIE
1- Hypothyroïdie congénitale
Dépistage systématique sur papier buvard à J3 de vie: TSH.
Il ne dépiste donc pas les hypothyroïdies d'origine centrale (rare et souvent associée à une
insuffisance anté hypophysaire).
Etiologie: ectopie, athyréose, trouble de l'hormonosynthèse.
Diagnostic par échographie et scintigraphie.
Traitement substitutif à vie.
Hypothyroïdie
6. SYNDROME DE TURNER
Monosomie du chromosome X dans 50% des cas (phénotype plus sévère), mosaïques 45X/46XX
dans 1/3 des cas, anomalies structurales du chromosome X plus rares.
Fréquence: 1 fille sur 2500.
Diagnostic évoqué parfois en anténatal : RCIU, cardiopathie aortique, nuque épaisse, hygroma
kystique.
10% des fausses couches: 2% des fœtus arrivent à terme.
Age de découverte: 20% à la naissance, 20% avant 4 ans, la moitié après 10 ans.
1- Diagnostic clinique
A la naissance:
RCIU et hypotrophie
Syndrome de Bonnevie-Ullrich: phénotype féminin, cou palmé (ptérygium Co/lt), œdème
lymphatique des mains et des pieds et petite taille dans 10% des cas.
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Ptérygium colli Lymphœdème du syndrome
Brachymétacarpie (palmure cervicale) de Bonnevie-Ullrich
Avant la puberté:
Retard de croissance se constituant progressivement :;
,..
vers 2 ans pouvant atteindre -4DS ,.,
Dysmorphie très variable: ptosis, épicanthus, ,n
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implantation basse des cheveux, un cou palmé ::
(pterygium colli), brachymétacarpie, hypoplasie des ,..,
ongles, nrevi pigmentaires, écartement des mamelons, '"'
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2- Diagnostic paraclinique
Le diagnostic repose sur le caryotype: 45X ou mosaïque 45 X/46 XX (analyse sur 20 cellules
minimum).
Radiographie des membres:
Déformation des membres: cubitus valgus, asymétrie des condyles fémoraux (signe de
Kosowicz), incurvation radiale (déformation de Madelung)
Anomalies des mains: brachymétacarpie (raccourcissement anormal des métacarpiens,
non alignement des phalanges).
RCIU (50%)
Retard statural (99%)
Malformations rénales
(ex. : rein en fer-à-cheval)
(50%)
Thorax large (80%)
Genou:
Syndrome de Kosowicz (60%) Lymphœdème des pieds et des mains :
Lymphœdème congénital (20%)
3- Prise en charge
Suivi multidisciplinaire.
Hormone de croissance.
Induction ovarienne et traitement œstroprogestatif à l'âge de 12 ans.
Surveillance des malformations cardiaques, de l'audition et de la densité osseuse.
Prise en charge à 100% ALD 30, soutien psychologique, associations de malades.
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TABLEAU FLASH
Hypotrophie
Déficit
prédominante: Retard de taille prédominant
statural régulier
. .
déficit énergétique
. Malabsorption :
Facteurs génétiques:
- Syndrome de Turner
Petite taille
constitutionnelle
.
- Maladie cœliaque - Maladie osseuse.
.
- Allergie aux protéines de RCIU
.
lait de vache Endocrinopathie :
- Maladie inflammatoire - Déficit en GH : Turner.
chronique de l'intestin
X Attention au
chez l'adolescent.
craniopharyngiome
. Maldigestion :
- Hypothyroïdie :
X AO «<AS<AC
- Mucoviscidose ou une
insuffisance pancréatique - Hypercorticisme.
.
exocrine.
. Carence d'apport:
Maladie cœliaque possible.
- Erreur diététique
- Maltraitance
- Anorexie.
CROISSANCE NORMALE
1-
DEUX périodes de croissance rapide:
• De la naissance à 1 an
z
• Période pubertaire.
UNE période de croissance linéaire:
w
• De 4 ans à la puberté.
w
�
-
Un examen clé, la courbe de croissance :
z
• Retard = pas un point, mais plusieurs points sur une courbe.
• Cassure plus sévère qu'infléchissement
Une taille et un poids situés au-dessous du 3 ème percentile ou de -2DS ou
changement de "couloir" dans la courbe de croissance.
1-
ELEMENTS CLINIQUES ET PARACLINIQUES POUR LE DIAGNOSTIC �
z
TROIS examens clés:
• Anticorps lgA antitransglutaminase, dosage lgA sanguin dans tous les cas
w
• Caryotype chez la fille si retard statural
• IRM hypophysaire si cassure de la courbe de croissance.
TROIS diagnostics si cassure staturale:
• Craniopharyngiome
• Hypothyroïdie
• Maladie de Cushing. en
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DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
CINQ piliers :
• Déficit en GH congénital du nourrisson: pas de test de stimulation
• Déficit en GH acquis: redouter le craniopharyngiome
• Clinique craniopharyngiome: signes ophtalmologiques, endocriniens, neurologiques
• Paraclinique: IRM hypothalamo-hypophysaire, bilan neuro-ophtalmologique,
dosages hormonaux
• Traitement: chirurgie, opothérapie substitutive à vie.
SYNDROME DE TURNER
DIARRHEE CHRONIQUE
MALADIE CŒLIAQUE
1-
CINQ piliers :
• Syndrome de malabsorption: hypotrophie, diarrhée, ballonnement
z
• Anorexie et apathie
• Diagnostic biologique: lgA ATG positives, puis biopsies à discuter
w
�
-
DIAGNOSTIQUER UNE MALADIE DE CROHN ET UNE
z RECTO-COLITE HEMORRAGIQUE
MALADIES INFLAMMATOIRES CHRONIQUES DE L'INTESTIN (MICI)
CINQ piliers :
1-
� • Douleurs abdominales récurrentes
• Diarrhée chronique +/- sanglante
w
• Syndrome inflammatoire avec signes systémiques
• Diagnostic par endoscopie avec biopsie.
iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEMS 51, 282 1 Retard staturo-pondéral - diarrhée chronique - Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
TABLEAU FLASH
.
PUBERTE EXAMENS COMPLEMENTAIRES
.
FILLE: RETARD DE CROISSANCE
- Seins Retard pondéral dominant:
- > 8 ans - NFS, VS, CRP
.
AGE OSSEUX - TSH, T4
FILLE:
- IGF1 +/- Test de stimulation à la GH
- Sesamoïde = 11 ans
- Age osseux
.
- Cartilage soudé = 15 ans
- Puberté = FSH, LH
GARÇON:
- Fille = Caryotype
- Sesamoïde = 13 ans
- Cassure staturale = IRM cérébrale
- Cartilage soudé = 17 ans
. .
PUBERTE PRECOCE RETARD PUBERTAIRE
. Testostérone/ Œstradiol
. Testostérone/ Œstradiol
. FSH, LH
Test au LHRH => Distingue origine centrale
FSH, LH => Distingue hypergonadotrope/
hypogonadotrope:
/ périphérique: - Hypogonadotrope = FSH LH basses
Centrale = Pic LH élevé > FSH
. Hypergonadotrope = FSH LH hautes
- -
.
- 17OH-Progestérone
- Retard pubertaire simple = lnhibine B
élevée + bonne réponse au test au
Fille:
.
- Echographie pelvienne
. LHRH
.
- IRM cérébrale
Puberté précoce périphérique:
. TSH, T4, IGF1, Cortisol, Prolactine
Hypogonadisme hypogonadotrope:
. IRM cérébrale
-
- Imagerie gonades
Hypogonadisme hypergonadotrope:
- Caryotype
Les références :
R Hankard et coll Dépister la dénutrition en pratique courante Arch Pediatr. 2012 ; 19: 1110-7.
European Society for Pediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition Guide fines for the Diagnosis of
Coeliac Disease. J Pediatr Gastroenterol Nutr. 2012; 54: 136-160.
L'hormone de croissance chez l'enfant non déficitaire HAS 2011
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DEVELOPPEMENT
UE 2
Item 46 BUCCODENTAIRE
ET MAXILLO-FACIAL
INTRODUCTION
• Les TROIS anomalies principales du développement maxillo-facial sont les fentes labio-palatines, la
séquence de Pierre Robin et le syndrome de la micro-délétion 22q11 (syndrome vélo-cardia-facial).
Toutes ces anomalies imposent la recherche de malformations associées. Il existe également des
troubles fonctionnels parfois sévères qui leur sont associés: malaises, reflux gastro-œsophagien,
troubles de la déglutition.
• La carie dentaire représente le 3
ème
fléau mondial ! Pour prévenir cette morbidité, une prévention
adaptée selon le risque carieux de chaque enfant est préconisée.
• Les TROIS pathologies dentaires à mémoriser sont la carie, la pulpite aiguë et la desmodontite aiguë.
• Les TROIS principales pathologies buccales sont les gingivites, la parondontolyse et les stomatites.
DEFINITION ET PHYSIOPATHOLOGIE
1- Définition
• Fente labio-palatine: il existe TROIS formes cliniques:
- Fente labiale isolée
- Fente labiale et maxillaire
- Fente labio-maxillo-palato-vélaire.
• On ne dit plus syndrome de Pierre Robin ou syndrome« para» Robin mais séquence de Pierre Robin.
• Syndrome de la micro-délétion 22q11 ou syndrome vélo-cardia-facial ou syndrome de Di Georges sont
des synonymes.
• Numérotation des dents: 11 à 48 pour les dents définitives et de 51 à 85 pour les dents de lait.
2- Physiopathologie
• Le développement buccodentaire se fait in utero à partir des bougeons faciaux: maxillaires,
mandibulaires et nasaux. Une anomalie de leur fusion ou de leur formation est à l'origine des
différentes malformations:
- Fente labio-palatine: défaut d'accolement des bourgeons nasaux internes et maxillaires
embryonnaires
- Séquence de Pierre Robin: anomalie de fonctionnement du tronc cérébral secondaire à des
facteurs génétiques et liés à la grossesse, responsable d'un problème dans le développement de
-
la mandibule, provoquant le retrait du menton (rétrognathisme) qui contraint la langue à rester en
arrière et en position verticale (glossoptose), ce qui empêche à son tour la fermeture du palais
(fente vélo-palatine postérieure)
- Syndrome de la micro-délétion 22q11: absence de parathyroïde et agénésie thymique.
• La carie dentaire est une atteinte de l'émail ou énamélite qui peut atteindre secondairement la dentine
(dentinite), puis se compliquer en pulpite ou desmodontite. La gencive qui soutient la dent peut
s'infecter, puis s'étendre à l'os alvéolaire, responsable d'une parodontolyse avec mobilité de la dent.
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iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEM 46 1 Développement buccodentaire et maxillo-facial
55-54-53-52-51 61-62-63-64-65
85-84-83-82-81 71-72-73-74-75
• 2 ème
prémolaire: 12 ans.
èe
1 r molaire: 6 ans.
• 2 ème molaire: 12 ans.
• 3 ème molaire (dents dites de
sagesse) : 17 à 25 ans.
8-13mols 7 - 9 ans
• Numérotation de 11 à 48.
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12 -19 mois 9- 12 ans
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2- Retard à l'éruption
• Retard à l'éruption d'une dent temporaire:
- Trisomie 21
- Hypothyroïdie
- Rachitisme
- Obstacle mécanique (dent incluse).
3- Hypodontie
• Absence de 1 à 4 dents.
• L'hypodontie est relativement fréquente (2 et 9%).
• Formes familiales.
4- Macrodontie
• Dysharmonie dento-maxillaire définitive ou
transitoire à l'origine de:
- Retards d'éruption
- Chevauchements dentaires
- Inclusions dentaires.
3. ANOMALIES DE STRUCTURE
• Structure de l'émail:
- Fluorose
- Hypocalcémie
- Maladie cœliaque.
• Structure de la dentine.
4. PATHOLOGIES DE LA DENTITION
1- Carie dentaire
• Symptômes:
- Douleur modérée, jamais spontanée
- Toujours provoquée par le froid/chaud, acide/sucré.
• Examen:
- Cavité carieuse blanche ou gris noirâtre
- Percussion indolore. Carie dentaire
2- Pulpite
• Douleur spontanée, intermittente, insomniante.
• La percussion axiale est normale, la percussion transversale est douloureuse.
3- Desmodontite a iguë
• Douleur spontanée, continue, pulsatile, calmée par le froid.
• Le patient a une impression de dent longue.
• A l'examen, la dent est mortifiée et les percussions axiales et transversales sont douloureuses.
• Il s'agit d'une urgence thérapeutique: trépanation de la dent, antalgique et antibiotique. .....
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5. PARODONTOPATHIE
1- Gingivite
• Gingivorragies provoquées.
• Halitose.
• Hyper-sialorrhée.
• Examen clinique :
- Gencives rouges, molles et infiltrées par l'œdème
- Augmentation de la profondeur du sillon gingivo-dentaire.
• Causes:
- Carence en vitamines C et D.
- Diabète.
- Hyperthyroïdie.
- Période pubertaire.
2- Péricoronarite
• Inflammation du sac péri-coronaire d'une dent incluse ou d'une dent en cours d'éruption.
• Clinique:
- Fièvre
- Douleurs
- Inflammation de la gencive en regard de la dent causale.
• Panoramique dentaire indispensable.
3- Parodontolyse
• Elle succède souvent à une gingivite avec les mêmes signes fonctionnels.
• La mobilité dentaire signe la parodontolyse.
4- Stomatite
• Stomatite odontiasique («il fait ses dents»).
• Stomatite vésiculeuse:
- Primo-infection herpétique, varicelle, rougeole
- Scarlatine, syndrome de Kawasaki
- Herpangine due au virus Coxsackie A
- Syndrome pied-main-bouche dû au Coxsackie A16
- Grippe.
• Stomatites des maladies bulleuses.
• Stomatite impétiginisée.
• Stomatite à Candida a/bicans («muguet»).
• Aphtes:
- Aphte buccal vulgaire
- Maladie de Crohn
- Maladie de Behçet
SCHEMA DE L'ORGANE DENTAIRE
- P-FAPA ou syndrome de
Marshall (aphtes + fièvre Couronne
Tis·rn de s011ticn
périodique).
• Stomatite des hémopathies.
• Stomatite médicamenteuse. ------
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iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEM 46 1 Développement buccodentaire et maxillo-facial
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ATTENTION AVANT DE COCHER !
DU DEVELOPPEMENT MAXILLO-FACIAL
ANOMALIES BUCCODENTAIRES
1-
z PREVENTION DE LA CARIE DENTAIRE
w •
•
Brossage au minimum biquotidien des dents avec un dentifrice fluoré adapté à l'âge.
w
Avant 6 mois: jamais de supplémentation.
� • Si risque carieux élevé: bilan personnalisé des apports en fluor et supplémentation
-
z
médicamenteuse dès 6 mois.
1-
�
z
Les références
-
w
V. Abadie. La séquence de Pierre Robin. Orphanet.http://www.orpha.net/consorlcgi
bin/OC_Exp .php? Lng=FR&Expert= 718
- Délé tion 22q11 Orphanet https://www.orpha.net/data!patho/Publjr!Deletion22q11-FRfrPubl26.pdf
UE 2
Item 44
INTRODUCTION
Les troubles auditifs de l'enfant sont une pathologie plus fréquente que la mucoviscidose ou
l'hypothyroïdie, qui font également l'objet de dépistage néonatal systématique. Ils génèrent des
troubles de la compréhension, une limitation du développement du langage oral et une difficulté
d'intégration scolaire. Cette surdi-mutité est donc un enjeu de santé publique, avec un
retentissement d'autant plus important que la perte auditive est plus profonde, précoce, et
prolongée.
Malgré la recommandation de dépistage systématique dans la population générale, l'âge moyen du
diagnostic des surdités reste trop tardif: surdités profonde à 16 mois, sévère à 29 mois et moyenne
à 48 mois... Il faut donc améliorer nos pratiques !
Il existe des facteurs de risque qu'il faut savoir identifier. Toutefois, on ne peut se contenter de
dépister les nouveau-nés à risque car ils ne représentent que 40% des enfants avec troubles
auditifs.
Le dépistage doit donc être fait systématiquement pour tous les enfants à la naissance, à 4 mois,
9 mois, 2 ans, vers 3-4 ans, 5-6 ans et 12 ans. Le carnet de santé sert de guide aux différents
dépistages. Les signes d'appel et les outils nécessaires sont différents en fonction des âges.
Il convient donc d'interroger les parents sur les réactions auditives de leur enfant et de repérer
d'éventuels retards de la parole et de langage. Les tests de dépistage utilisés doivent être simples.
En cas d'anomalies, l'enfant doit être adressé à un centre d'Audiologie pour complément
d'exploration.
Il est indispensable de dire aux parents qu'un 1 er examen peut être faussement rassurant et de ne
jamais banaliser les inquiétudes parentales.
ADAGES ET DOGMES
Le dépistage de la surdité est automatique, ce n'est pas comme les antibiotiques.
Qui ne parle, n'entend pas.
DEFINITION ET PHYSIOPATHOLOGIE
1- Définition
Trouble de l'audition
Toute déficience auditive qui gêne la perception acoustique de la parole et des sons de
l'environnement.
Surdité:
Elévation du seuil de perception des sons, quel qu'en soit le degré.
2- Terminologie
Principe du dépistage :
Isoler dans une population les enfants atteints de surdité bilatérale par des tests les plus sensibles
possibles. En ne considérant que les enfants à risque, on méconnaît 40% des surdités.
La maladie doit être fréquente, grave, curable, avec un stade latent reconnaissable, une histoire
naturelle bien comprise. Il doit également exister un test de dépistage performant. Ces 6 principales
conditions pour un dépistage généralisé sont donc réunies (critères OMS):
Fréquente et grave, représentant un problème majeur de santé publique: 1/1 000 naissances,
1/750 secondairement (surdité moyenne à profonde), avec répercussions irréversibles sur
l'acquisition du langage des à l'absence d'audition, pendant les 2 premières années de vie
(période «critique», les possibilités de plasticité cérébrale et d'apprentissage décroissent
puis disparaissent à la puberté).
La maladie doit être curable si le diagnostic est précoce (sinon on est devant un biais du
«temps d'avance au diagnostic», à savoir que le patient se sait malade plus tôt, sans pouvoir
améliorer sa survie): bénéfice prouvé de l'appareillage précoce et de l'implantation cochléaire
précoce sur le développement du langage, sur l'intelligibilité de la parole, sur l'intégration
scolaire en milieu entendant et réduction du coût de prise en charge avant 18 ans ainsi que
l'intégration professionnelle à l'âge adulte.
La maladie doit exister à un stade latent reconnaissable et l'histoire naturelle doit être
correctement comprise: ce qui est le cas pour les surdités.
Le test de dépistage doit être performant (simple, peu coûteux, reproductible et acceptable).
Champ auditif:
Le champ auditif chez l'homme s'étend de 20 à 20 000 Hz. La compréhension du langage ne
nécessite une bonne audition que dans la zone des 300-500 Hz à 3 000 - 4 000 Hz (selon les
langues).
Décibel (dB) :
L'intensité d'un son s'exprime en décibels. Le décibel correspond à la plus petite différence
d'intensité perceptible par l'oreille pour un son de 1 000 Hz.
Degrés de surdité :
Par convention, si le seuil audiométrique moyen de l'oreille malentendante, sur les fréquences 500,
1 000, 2 000 et 4 000 Hz est :
< 20 dB: l'audition est normale
Compris entre 20 et 40 dB: surdité légère
Compris entre 40 et 70 dB: surdité moyenne
Compris entre 70 et 90 dB: surdité sévère
Compris entre 90 et 120 dB: surdité profonde
> 120 dB: cophose = surdité complète.
Corrélation entre le type ou degré de surdité et le retentissement clinique :
Surdité unilatérale :
Pas de retentissement sur le langage
Surdité légère (21-40 dB):
Quelques confusions phonétiques, retard léger de langage, troubles de l'attention et/ou agitation
Surdité moyenne (41-70 dB):
Retard important de langage, voix perçue à forte intensité, possible adaptation par la lecture
labiale
Surdité sévère et profonde (71-120 dB):
Inadaptation au milieu environnant, pas de développement spontané du langage.
Prothèse auditive :
Prothèse externe: la prothèse auditive capte par un microphone les signaux acoustiques, les
adapte, les amplifie, puis les transmet à un écouteur (voie aérienne), un vibrateur (voie osseuse)
ou à des électrodes placées dans la cochlée ou à proximité (implant cochléaire). Les amplificateurs
«contour d'oreille» sont les plus courants chez l'enfant.
Prothèse de l'oreille interne par implants cochléaires.
iKB ITEM 44
iKB Pédiatrie - édition 2017
1 Dépistage des troubles auditifs
Surdité de perception:
Elle est due à une lésion de l'oreille interne responsable de distorsions du signal sonore. L'enfant
contrôle mal sa voix, avec modification du timbre et du débit qui fait souvent passer l'enfant pour
« ralenti ».
Surdité de transmission:
Elle est secondaire à une lésion de l'oreille externe ou moyenne. Elle ne dépasse jamais 60 dB.
L'enfant continue à contrôler sa voix par un mécanisme appelé autophonie.
Réactions aux stimuli sonores:
L'examen consiste en l'observation des réactions de l'enfant à un bruit inopiné plus ou moins
intense. Le pourcentage important de faux positifs et faux négatifs a rendu ce test caduc.
Oto-émissions acoustiques provoquées (OEP):
Les oto-émissions acoustiques sont des sons générés par les cellules ciliées de l'oreille interne,
enregistrables dans le conduit auditif externe par des microphones émetteurs et récepteurs très
sensibles. Les OEP sont enregistrées par un ordinateur en réponse à des stimulations sonores de
faible intensité et de durée brève.
Présence d'OEP: normalité de l'audition de l'oreille externe aux cellules ciliées de l'oreille interne.
Absence d'OEP: surdité de perception> 30 dB ou erreur technique (bruits parasites).
Le jouet sonore est agité hors de son champ de vision. La réaction attendue est une déviation de la
tête ou simplement des yeux vers le bruit (réflexe acoutrope).
Réflexe d'orientation-investigation:
Le principe est d'entretenir le réflexe d'orientation-investigation de l'enfant vers la source sonore
par une « récompense » sous forme d'une scène éclairée et animée: marionnettes, petit train
électrique ou dessin animé. On peut ainsi tester différentes fréquences à différentes intensités et
établir un audiogramme des 2 oreilles (test effectué en champ libre).
.....
.....
C.
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(_)
EPIDEMIOLOGIE DE LA SURDITE
1. MODALITES DE DEPISTAGE
A. EN PERIODE NEONATALE
1- Signes d'appel
Le plus souvent: aucun.
Rarement:
Syndrome malformatif connu pour son association avec une surdité
Malformation majeure, voire aplasie du pavillon de l'oreille
Absence de réaction aux bruits, sommeil «trop» paisible.
2- Objectif
Dépister les surdités de perception bilatérales sévères.
Une prise en charge précoce de ces enfants permettra d'éviter ou de limiter le retard de
langage.
3- Tests
a-Ota-émissions acoustiques provoquées
En pratique, si le nouveau-né a des oto-émissions provoquées et des réactions aux
stimuli sonores, son audition est normale
S'il n'y a pas d'oto-émissions acoustiques provoquées à 2 reprises: hypoacousie
> 30 dB
Faux positifs: bouchon de cérumen, entourage bruyant ou respiration bruyante.
B. A4 MOIS
1- Signes d'appel
La symptomatologie est très fruste: enfant trop calme, peu réactif aux bruits, au contraire des
stimulations tactiles ou des vibrations.
2- Tests
Jouets de Moatti :
Les boîtes de Moatti couvrent l'étendue du champ auditif nécessaire à la compréhension de la
parole. Examens spécialisés en cas de non réponse.
Ce type de test en champ libre ne permet pas de dépister une surdité unilatérale.
C. A 9 MOIS
1- Signes d'appel : 4 questions
Votre enfant entend-il bien?
Votre enfant réagit-il à votre voix?
Votre enfant dialogue-t-il avec vous?
Votre enfant sursaute-t-il à un bruit fort?
L'absence de babillage, de mélodie vocale ou de réaction à l'appel de son nom doit inquiéter.
2- Tests
a-Jouets sonores
Tests en champ libre utilisant des sons réactogènes, essentiellement des jouets sonores à
cet âge
Appel de l'enfant par son prénom à voix faible, puis, en cas d'absence de réponse, à voix
forte
Utiliser des sons significatifs pour l'enfant: bruit de porte, sifflement ou cliquetis des clefs.
Les réponses aux stimuli sonores sont notées dans le carnet de santé.
D. A 2 ANS
1- Signes d'appel
Tout retard de langage (pa-pa, ma-ma, puis mots identifiables par l'entourage et enfin mots
phrases) doit faire suspecter en 1 "' lieu un trouble auditif.
La 1 ère cause de baisse de l'audition est l'otite séreuse (tympanogramme plat?).
.....
.....
C.
n:s
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(.)
2- Tests utilisables au cabinet
Tests une oreille à la fois (en bouchant l'autre).
Tests de désignation en parlant à l'enfant à voix chuchotée (30 dB à 40 cm), puis, en cas d'échec,
à voix plus forte. On demande à l'enfant de désigner des images que l'on pose devant lui: en
utilisant un vocabulaire adéquat. Les réponses aux stimuli sonores pour chaque oreille sont
notées dans le carnet de santé.
L'absence de réponse n'est pas synonyme d'hypoacousie (enfant inhibé ou non-coopérant).
3- Examens audiométriques
Le test audiométrique à 2 ans se fait par un réflexe d'orientation en champ libre.
E. A 3-4ANS
1- Signes d'appel
Retard de parole ou de langage.
Trouble du comportement.
Difficultés d'apprentissage.
3- Examens spécialisés
Test audiométrique tonal (précision à 5 dB près): indispensable si défaut de perception de
20 dB:
Le mécanisme de la surdité (transmission ou perception) sera précisé par les seuils en
conduction osseuse (avec un vibrateur) et en conduction aérienne (avec le casque).
Test vocal au casque: audiométrie vocale (mots d'intensité différente à répéter):
L'examen audiométrique vocal permet de préciser le seuil auditif et le seuil d'intelligibilité
(qui permet d'entendre ... et de comprendre).
F. A 5-6 ET 12 ANS
1- Signes d'appel
Auto-évaluation de la surdité possible, mais souvent majoration ou refus du symptôme.
Demander à l'enfant de faire répéter plusieurs fois les mêmes phrases.
Régression vocale.
Troubles du comportement: enfant renfermé ou agressif, frayeurs nocturnes.
Une surdité unilatérale peut passer inaperçue, jusqu'à ce que l'entourage remarque que l'enfant
prend le combiné du téléphone toujours du même côté ! ! !
3- Examens spécialisés
Examens audiométriques plus précis: possibilité de diagnostiquer une cophose unilatérale.
5- Prise en charge spécialisée, s'impose si surdité de perception bilatérale pour discuter des
implants cochléaires.
.....
.....
C.
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(.)
ATTENTION AVANT DE COCHER !
NOUVEAU-NE
4MOIS-2ANS
1-
z Réflexe orientation-investigation = Jouets de Moatti, Réaction au prénom.
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OEP.
2ANS-4ANS
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-
z Réflexe orientation-investigation = Réaction au prénom.
Test à voix nue.
1-
> 4ANS
�
z Audiométrie vocale.
w
Audiométrie tonale.
iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEM 44 1 Dépistage des troubles auditifs
5-6 ET 12 ANS
Naissance.
2ème mois.
4ème mois.
gème mois.
2 ans.
3 ans.
4 ans.
1-
6 ans.
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C.
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DEPISTAGE
UE2
Items 44 & 50 DES TROUBLES VISUELS
STRABISME DE L'ENFANT
INTRODUCTION
• La priorité du dépistage précoce d'un trouble visuel est focalisée sur la prévention de l'amblyopie et
des facteurs amblyogènes.
• En effet, ces facteurs sont pour la plupart accessibles à un traitement reconnu efficace. Les 2 facteurs
amblyogènes à rechercher en priorité sont les troubles de la réfraction et le strabisme.
• L'amblyopie, une fois constituée, n'est réversible sous traitement que pendant une période
déterminée, avant 6 ans au plus tard.
• Le dépistage des troubles visuels de tous les enfants est guidé par les étapes consignées sur le
carnet de santé, lors des 20 examens systématiques recommandés entre O et 6 ans et, en particulier,
au 9 ème , 24ème mois, à l'entrée en maternelle et à l'école élémentaire.
ADAGES ET DOGMES
• Tache blanche dans l'œil = cataracte ou rétinoblastome = urgences.
• Tout strabisme est pathologique après 4 mois.
• Tout signe chez le nourrisson, même minime doit faire consulter: picotement oculaire, plissement des
yeux, occlusion au soleil, chutes fréquentes, photophobie.
• Attendre que l'enfant se plaigne d'un trouble de la vue.
• Tout signe même minime doit faire consulter: gêne à la vision, vision double, paralysie oculomotrice,
céphalées après effort visuel.
• Rechercher un syndrome d'hypertension intracrânienne devant un strabisme récent.
• L'amblyopie peut être due à une myopie, hypermétropie ou astigmatisme mais aussi à une atteinte de
l'œil ou un obstacle sur le trajet de la lumière.
TERMINOLOGIE ET PHYSIOPATHOLOGIE
1- Terminologie
-
• Strabisme :
Déviation des axes oculaires avec perturbation de la vision binoculaire
Strabisme congénital convergent: ésotropie (déviation des yeux en dedans)
Strabisme congénital divergent: exotropie (déviation des yeux en dehors).
• Amblyopie :
Insuffisance uni ou bilatérale de certaines aptitudes visuelles, en particulier la discrimination des
@ formes
>
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VI
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iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEMS 44, 50 1 Dépistage des troubles visuels - Strabisme de l'enfant
Buphtalmie
• Leucocorie :
Pupille à reflet blanc d'étiologies diverses: rétinoblastome et cataracte avant tout.
2- Physiopathologie
• Principal risque du strabisme: évoluer vers une amblyopie.
• Tout strabisme peut induire une diplopie chez un adulte. Des phénomènes de suppression et de
neutralisation luttent contre cette diplopie (qui n'existe donc pas chez le nourrisson), mais laissent
place à une amblyopie présente dans 65% des strabismes négligés.
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EPIDEMIOLOGIE
• 15% des enfants ont un problème visuel.
• Amblyopie: 3% = cause la plus fréquente de mauvaise vision unilatérale.
• Le strabisme atteint 4 à 5% des enfants.
• L'anomalie de vision des couleurs touche 8% des garçons et 0,4% des filles.
MODALITES DE DEPISTAGE ET DE
PREVENTION DES TROUBLES DE LA VUE
1. SIGNES D'APPEL D'UNE ANOMALIE VISUELLE
A. AVANT 6 MOIS
1- Retard d'apparition des 1 ers réflexes visuels
• TROIS réflexes:
Réflexe photomoteur
Réflexe de fermeture des yeux à l'éblouissement si absence de réflexe photomoteur
Réflexe d'attraction du regard vers une source lumineuse.
• QUATRE déplacements de l'œil en réponse à un stimulus en mouvement:
D'abord fixation de l'objet (1er mois)
Puis poursuite de l'objet sur 45 ° (2 ème mois)
ème
Puis les 2 yeux et la tête se dirigent de manière coordonnée vers l'objet (3 mois)
Absence de clignement à la menace après 3 mois.
3- Présence d'un torticolis d'origine oculaire par paralysie oculomotrice ou nystagmus (position
de compensation).
4- Anomalies au niveau
• Des paupières: ptosis ou angiome.
• Des globes: microphtalmie, buphtalmie, exophtalmie.
• Des conjonctives: œil rouge, larmoiement (obstruction du canal lacrymal ?).
• De la cornée: mégalocornée, opacité ou trouble de la transparence.
• Des pupilles: colobome, anisocorie (recherche d'un syndrome de Claude Bernard-Homer:
neuroblastome ?), leucocorie (étiologies: rétinoblastome, cataracte) (cf. item 294).
5- Nystagmus
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ITEMS 44, 50 1 Dépistage des troubles visuels - Strabisme de l'enfant
2. ENFANTS A RISQUE
• Même en l'absence de signes d'appel visuels, certains enfants nécessitent un examen
ophtalmologique avec réfraction après cycloplégie entre 3 et 12 mois:
Antécédents familiaux de trouble sévère de la réfraction (hypermétropie, myopie,
anisométropie) ou de strabisme
Surdité
Prématurés, en particulier nés avant 32 SA
Petits poids de naissance < 1.500 g
Enfants avec IMOC ou trisomie 21
Craniosténose et malformation de la face
Embryo-fœtopathie
Exposition fœtale à l'alcool, la cocaïne ou le tabac.
3. CALENDRIER DU DEPISTAGE
A. EXAMEN DE LA 1
ère
SEMAINE DE VIE
• Examen des paupières.
• Analyse des structures visuelles: volume des globes oculaires (buphtalmie: glaucome ? petit:
microphtalmie d'une embryo-fœtopathie ?) sclérotique, conjonctive, cornée, iris et pupilles (grâce à
un stylo éclairant).
• Recherche de la lueur pupillaire (leucocorie ?)
• Recherche des réflexes visuels. .....
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B. EXAMEN ENTRE 2 ET 4 MOIS
• Fixation monoculaire et binoculaire d'un objet très contrasté.
• Poursuite oculaire(« œil de bœuf ») : recherche de nystagmus, d'amblyopie.
Œil de bœuf
C. EXAMEN ENTRE 9 ET 15 MOIS
• Toute anomalie visuelle peut être responsable d'une amblyopie: mauvaises aptitudes visuelles
• Signe de la toupie: recherche de l'amblyopie et examen de la motilité:
Déplacement d'un objet à droite et à gauche de l'enfant ; si l'œil gauche est amblyope, en
mettant l'objet sur la gauche, l'enfant ne peut pas le regarder avec son œil gauche et tourne la tête,
fait la toupie, pour continuer à le regarder avec son œil droit. Ce test permet aussi de tester la
motilité oculaire.
• Tests stéréoscopiques: recherche de l'amblyopie :
La vision stéréoscopique (en relief) est testée sans lunettes d'examen par un test accessible
dès l'âge de 1 an: 3 dessins en relief faciles à reconnaître.
• Occlusion alternée ou tolérance à l'occlusion d'un œil:
Si l'enfant refuse l'occlusion d'un œil et accepte l'occlusion de l'autre lorsqu'on lui présente un
jouet, il est suspect d'amblyopie.
La différence d'acuité entre les 2 yeux de plus de 2/10 est plus importante
que la perte d'acuité visuelle.
• Dans tous les cas, étudier la réfraction par réfractométrie automatique afin de rechercher une
amétropie(trouble de la réfraction) associée.
Tests de Cadet
LE STRABISME
• Le strabisme est une déviation des axes visuels avec perturbation de la vision binoculaire.
• Les 2 risques: fixation oculaire excentrique entravant la vision binoculaire et amblyopie
fonctionnelle de l'œil dévié.
strabisme
x Si le mouvement de re-fixation se fait de dedans en dehors: strabisme convergent
x Si le mouvement de re-fixation se fait de dehors en dedans: strabisme divergent
x Si le mouvement de re-fixation se fait de haut en bas ou de bas en haut: strabisme vertical.
.....
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b-Eliminer les strabismes symptomatiques
Hypertension intracrânienne: par atteinte du VI
Association à une leucocorie: rechercher une cataracte et un rétinoblastome
Malformations congénitales: choriorétinite d'une toxoplasmose ?
Paralysie oculomotrice.
1-
z ARGUMENTER LES MODALITES DE DEPISTAGE ET DE
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PREVENTION DES TROUBLES DE LA VUE
w
� DEPISTAGE VISUEL: MOYENS
-
z PREMIERES SEMAINES
• Réflexe photomoteur.
• Lueur pupillaire.
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� • Réflexe cornéen.
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iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEMS 44, 50 1 Dépistage des troubles visuels - Strabisme de l'enfant
4MOIS
• Fixation.
• Poursuite.
9-15MOIS
• Occlusion alternée.
• Signe de la toupie.
• Test de Lang.
2,5 -4 ANS
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> SANS
• Mesure de l'acuité.
• Mesure de l'acuité.
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• Vision des couleurs.
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DATES DU DEPISTAGE VISUEL SYSTEMATIQUE �
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PEDIATRE OU MEDECIN TRAITANT
•
•
•
Naissance.
2
ème
mois.
4ème mois.
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• Entre 9 et 15 mois: Dépister une amblyopie.
• Entre 2,5 et 4 ans : Dépister une différence d'acuité visuelle de plus de 2/10 entre les
2 yeux. .....
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PMI OU MEDECIN SCOLAIRE
• 4 ans.
• 6 ans.
URGENCES
1-
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-
Les références
z - Dépistage des troubles visuels chez l'enfant, Guide pratique http://www.sante.gouvjr!IMG!pdf!Depistage des
troubles visuels chez l'enfant.pdf
- Dépistage précoce des troubles visuels de la fonction visuelle chez l'enfant pour prévenir l'amblyopie.
ANAES 2002.
- HAS: Evaluation du dépistage néonatal systématique de la surdité permanente bilatérale,janvier 2007.
1-
�
z
w
UE 2 DEPISTAGE DES
Item 44
ANOMALIES ORTHOPEDIQUES
INTRODUCTION
Le bilan orthopédique fait partie intégrante de l'examen clinique complet effectué par le
pédiatre, de l'examen du nouveau-né à celui de l'adolescent.
Le genu valgum dessine les membres inférieurs en X et le genu varum en O. Ces anomalies
des genoux sont parfois physiologiques, mais imposent un bilan étiologique, en particulier en
cas d'asymétrie ou d'unilatéralité.
L'antéversion fémorale, l'inégalité de longueur des membres inférieurs et la torsion tibiale sont
parfois responsables de trouble de la démarche (cf. item 42).
Le dépistage de la LCH est clinique. Laisser évoluer une LCH aboutit à une coxarthrose. Il
s'agit donc d'un véritable problème de santé publique rendant obligatoire son dépistage chez
tous les nouveau-nés. Une échographie est systématique s'il existe des facteurs de risque
(antécédent familial direct de LCH, présentation par le siège, déformation orthopédique
associée).
La scoliose est une déformation tridimensionnelle de la colonne vertébrale. Sa prise en
charge se fait en SIX étapes:
- Distinguer une scoliose d'une attitude scoliotique (recherche d'une gibbosité)
- Distinguer une scoliose secondaire (25% des cas) d'une scoliose idiopathique (75%)
- Quantifier son importance: radiographies de la totalité du rachis (face et profil) en
position debout afin de définir l'angle scoliotique et la rotation
- Discuter l'indication d'une imagerie spécifique
- Mesurer son potentiel évolutif: l'aggravation est d'autant plus importante que la vitesse
de croissance est rapide (risque majeur au début et pendant la puberté)
- Traiter pour éviter l'aggravation de la scoliose et si possible diminuer son angulation.
ADAGES OU DOGMES
Luxée, luxable ou normale, Ortolani et Barlow font partie des grandes manœuvres du dépistage
de la luxation congénitale de hanche.
L'ado a bon dos, chercher la gibbosité.
Rachis raide ou douloureux: éliminer une infection ou une tumeur. La scoliose n'est pas en
cause.
En orthopédie, bilan étiologique= TITI : Tumoral, Infectieux, Traumatique, Inflammatoire.
DEPISTAGE DES ANOMALIES DU GENOU
1- Le genu valgum
Les membres inférieurs sont en «X».
Les genoux étant de face, il existe un écart inter-malléolaire
lorsqu'il existe un contact inter-condylien: distance inter-malléolaire
> O.
Démarche disgracieuse, course les pieds en dehors.
• Age de prédilection:
Genu valgum bilatéral physiologique entre 3 et 10 ans
Evolution du morphotype des membres inférieurs dans le plan
frontal avec la croissance:
x A la naissance, le morphotype est en genu varum, puis il y
a une correction spontanée pour avoir les membres
normo-axés vers l'âge de 2 ans
x Puis le morphotype passe au genu valgum. Le maximum
du genu valgum est à 4 ans Genuva/gum
x A partir de 4 ans, le genu valgum se corrige spontanément
et progressivement pour terminer sa correction vers la
puberté.
Faux genu valgum du sujet en surpoids: l'aspect en genu valgum est lié au fait qu'il n'existe pas de
contact réel entre les genoux du fait de la masse adipeuse entre les cuisses.
Le genu valgum physiologique est bilatéral et symétrique. Son évolution est favorable sans
traitement.
Genu valgum asymétrique: radiographies des 2 membres inférieurs debout de face, voire IRM à la
recherche de séquelles d'une infection, d'une tumeur ou d'un traumatisme.
Genu valgum associé à une petite taille: penser à une Maladie Osseuse Constitutionnelle(MOC).
2- Le genu varum
Les genoux sont écartés quand les chevilles sont jointes. Lorsque les
genoux sont de face, il existe un écart inter-condylien (distance inter
condylienne > 0) lorsqu'il existe un contact inter-malléolaire.
Les membres inférieurs dessinent un «0 »(«comme Lucky Luke »).
Cette déformation est physiologique chez le petit nourrisson et
spontanément résolutive après 3 ans dans la plupart des cas. La
démarche est dandinante sans douleur.
On distingue:
Le genu varum idiopathique ou physiologique:
x Remarqué lors de l'acquisition de la marche
x Souvent chez les enfants de race noire
Genuvarum physiologique
x Parfois antécédents familiaux
x Incurvation harmonieuse
x Surveillance clinique
x Correction progressive spontanée.
Genu varum unilatéral de la maladie de Blount:
x Dystrophie de la partie médiale du cartilage de croissance tibial proximal responsable d'un
genu varum évolutif par tibia vara
x Plus fréquente chez les sujets de race noire
x Bec métaphysaire interne important avec effondrement du plateau tibial et une épiphyse
amincie et dystrophique sur son versant interne
x Prise en charge spécialisée.
iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEM 44 1 Dé pistage des an omalies orthopédiques
MALADIE DE BLOUNT
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2. EXAMEN CLINIQUE
1- Bassin asymétrique
2- Limitation de l'abduction
La limitation de l'abduction est constante.
L'enfant est positionné sur le dos, les hanches fléchies à 90 ° .
Limitation de l'abduction = rétraction des adducteurs: abduction < 60 ° .
Hanches nonnales
Amplitude m8llimale d'1b<l.lction
Limitation de l'abduction
3- Instabilité de hanche
La manœuvre de Barlow va rechercher un ressaut et/ou une sensation de piston.
Il existe DEUX types de ressauts:
x Ressaut de sortie: la mise en adduction de la hanche avec une pression vers le bas
(c'est-à-dire vers l'arrière pour le patient qui est sur le dos) entraîne un ressaut signant une
hanche luxable
x Ressaut de rentrée: la mise en abduction avec une traction vers le haut (c'est-à-dire vers
l'avant pour le patient qui est sur le dos) entraîne un ressaut signant une hanche luxée
réductible.
Pas de ressaut de sortie ou de rentrée possible si hanche luxée irréductible
Le craquement est un signe fréquent sans valeur sémiologique évocatrice de LCH.
3. EXAMENS PARACLINIQUES
• En cas d'anomalie clinique: bassin asymétrique, limitation de l'abduction et/ou d'instabilité de hanche.
• En cas d'existence d'un facteur de risque principal, même si l'examen clinique est normal.
Echographie si nourrisson S 3 mois, radiographie standard si > 3 mois.
• L'échographie sera la plus performante entre 4 et 6 semaines de vie.
• Critère de normalité le plus important: épaisseur du fond cotyloïdien < 6 mm (au-delà, le diagnostic de
LCH est très probable).
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1· · · · · ;�:d�i����;:�•···· · · ·1
Pas de facte urs de risque de LCH
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A. 1
ère
ETAPE: AFFIRMER LE DIAGNOSTIC DE SCOLIOSE
• Cliniquement: recherche d'une gibbosité en faisant se pencher l'enfant en avant.
• Radiographiquement: recherche d'une rotation des corps vertébraux.
L'attitude scoliotique n'est pas une scoliose. Elle signe une pathologie
extrinsèque au rachis, alors que la scoliose est une pathologie intrinsèque au
rachis. Dans l'attitude scoliotique, il n'y a pas de rotation des corps vertébraux,
donc pas de gibbosité.
Exemples:
Inégalité de longueur des membres inférieurs
Tumeur
Infection.
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ETAPE: RECHERCHER L'ETIOLOGIE DE LA SCOLIOSE
• Scolioses idiopathiques:
80% des scolioses
80% chez la fille
Contexte familial
Le rachis est indolore
L'examen neurologique est normal
Les courbures rachidiennes sont harmonieuses.
iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEM 44 1 Dépistage des anomalies orthopédiques
• Scolioses secondaires:
Signes d'appel:
x Douleur
x Fièvre Hé mi-ve rtèbre
x Contracture musculaire
x Signes neurologiques même discrets
x Pieds creux
x Signes de dysraphisme (fossette, poils ou taches cutanées en regard
du rachis)
x Courbure thoracique gauche
x Syndrome malformatif.
Causes:
x Congénitales (type hémi-vertèbre, barre vertébrale unilatérale) :
les radiographies permettront de faire un diagnostic (photo).
L'IRM permet de préciser exactement le type d'anomalie
congénitale des vertèbres
x Neuromusculaires (type paralysie cérébrale, myopathie ou
atrophie spinale)
x Neurofibromatose
Subluxation du cristallin
x Génétiques (type syndrome de Marfan ou maladie de Lobstein). d'un syndrome de Marfan
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• La scoliose se quantifie sur la radiographie du rachis entier de dos et de
•
profil, en position debout (de dos pour diminuer l'irradiation gonadique).
Elle se mesure en degrés. Il s'agit de l'angle de Cobb formé par la J.. ...,.
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d•Cobb
tangente au plateau supérieur de la vertèbre la plus penchée par rapport à
l'horizontale en haut de la courbure (vertèbre limite supérieure) et par la
tangente au plateau inférieur de la vertèbre la plus penchée par rapport à 0
l'horizontale en bas de la courbure (vertèbre limite inférieure) (schéma). r---...�
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Scoliose se condaire à un n e urino me (n eurofibro matose
[gauche]) e t à un n e uroblasto me (droit e) parave rtébral
E. 5
ème
ETAPE : ETABLIR L'EVOLUTIVITE DE LA SCOLIOSE
La puberté constitue le virage dangereux des scolioses. lntlex on sœ!iotl\.jU�
C'est le moment où celles-ci vont avoir tendance à (·Cl -.�(:')t i;S
s'aggraver. Il faut ainsi définir plusieurs points t . .
permettant de positionner l'enfant par rapport à sa
croissance:
75 /
Le point P du début de la puberté: il correspond au
i t.
M�,
début de la pilosité pubienne et au début du
développement mammaire. Le point P correspond
à un âge osseux de 11 ans chez la fille et 13 ans
chez le garçon
Test de Risser (R): l'ossification de la crête iliaque
se voit sur des clichés du rachis en totalité de face.
Elle est quantifiée de 1 à 5
Les 1 ères règles arrivent au stade de Risser 1, c'est
à-dire environ 18 mois après le début de la puberté
Stade de Risser 4 : fin de la croissance.
0 10 lS Am
Courbe de Duval-Be aupè re
Il faut ensuite situer l'enfant sur la courbe de Duval-Beaupère (schéma), afin de pouvoir appréhender
la possible évolution de la scoliose. Ainsi, on ne traite pas de la même façon une scoliose de 25 °
chez une fille de 10 ans non pubère et chez une adolescente de 15 ans réglée depuis 3 ans.
Hormis, la période pubertaire, 3 critères de mauvais pronostic:
Scoliose précoce
Importance de la gibbosité
Topographie de la courbure: la courbure lombaire
est la plus sévère sur le plan fonctionnel.
• Indications schématiques:
Angle de Cobb < 15 ° : surveillance radio-clinique régulière jusqu'à la fin de la croissance
Angle de Cobb entre 15 ° et 45 ° : corset de nuit puis corset à temps plein si insuffisant
Angle de Cobb > 45 ° : chirurgie.
Si scoliose structurale évolutive: prise en charge à 100% (ALD26).
2. CYPHOSE
• Déformation du rachis dans le plan sagittal.
• Parfois douleur à l'adolescence au sommet de la cyphose.
1 cause de cyphose à l'adolescence: dystrophie rachidienne de croissance (Maladie de
ère
Scheuermann).
Maladie de Scheuermann
3. TORTICOLIS
• Non urgent:
Aigu:
x Médicamenteux: dystonie iatrogène aux neuroleptiques
x Virale: atteinte neurogène avec paralysie du IV.
Chronique:
x Torticolis congénital (fibromatosis co/i: nodule fibreux du muscle sterno-cléido-mastoïdien).
Rappelons la nécessité d'une échographie de hanche systématique
x RGO et pyrosis: attitude antalgique en torticolis (syndrome de Sandifer)
x Trouble de l'oculomotricité.
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ATTENTION AVANT DE COCHER !
ATTENTION O !!! PIEGES: attention avant de cocher!
INDISPENSABLE • Tout rachis raide et/ou douloureux est une tumeur
• Scoliose raide ou douloureuse = IRM. jusqu'à preuve du contraire.
• Un torticolis acquis chez le nourrisson impose un
bilan étiologique.
• La scoliose est diagnostiquée cliniquement
INADMISSIBLE
(gibbosité), mais impose un bilan radiologique à
• Echographie systématique pour le dépistage
visée étiologique et pronostique.
de la LCH = O. L'échographie de hanche est
• Genu varum secondaire : rachitisme ou maladie
demandée uniquement si facteurs de risque
de Blount.
ou anomalie clinique.
• Facteur de risque de LCH : les déformations
simples du pied ne sont pas des facteurs de
risque.
• Pas de ressaut de sortie ou de rentrée possible si
hanche luxée irréductible.
• Le craquement est un signe fréquent sans valeur
sémiologique évocatrice de LCH.
• Pas de radiographie standard avant 4 mois pour le
dépistage de la LCH. Par contre, après 3 mois
l'échographie ne sert plus à rien.
Genu varum (ou valgum) unilatéral : genu varum (ou valgum) pathologique.
Genu varum (ou valgum) associé à une petite taille : penser à une Maladie Osseuse
1-
Constitutionnelle (MOC).
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• Physiologique avant 3 ans
• Rachitisme : avec nouures métaphysaires
• Maladie de Blount : genu varum évolutif
• Séquellaire post-traumatique ou infectieux : genu varum unilatéral.
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-
z DEPISTAGE de la LUXATION CONGENITALE DE HANCHE
1-
• Manœuvre de Barlow
�
• Manœuvre d'Ortolani.
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TROIS facteurs de risque imposant une échographie :
• Antécédent familial direct de LCH
Les références :
HAS Scoliose structurale évolutive 2008.
Dépistage échographique de la luxation congénitale de hanche. Conférence de consensus 1991.
HAS 2013
H Carlioz et R Seringe Orthopédie du nouveau-né à l'adolescent Ed Masson 2002.
R Kahler et al Dépistage de la luxation congénitale de hanche chez le nourrisson Arch Ped 2003; 10: 913-
26
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PRINCIPES DES TECHNIQUES
Item 118 DE REEDUCATION, KINESITHERAPIE
ET ORTHOPHONIE
KINESITHERAPIE
1. INDICATIONS
Atélectasie
Asthme
Respiratoire Pieuro-pneumopathies
Mucoviscidose
Intérêt non démontré pour la bronchiolite
IMOC
Neuromotrice Prévention de la spasticité Myopathies
Maladies dégénératives
Scolioses
Orthopédique Torticolis congénital
Malposition du pied
2. MODALITES DE PRESCRIPTION
-
noter également
Il est indispensable de préciser, en cas de pathologie respiratoire, la méthode la plus utilisée, à
savoir l'accélération du flux expiratoire.
Une entente préalable est nécessaire. Pour éviter un délai trop long entre la prescription et la réalisation
de la Kinésithérapie, le médecin indique sur l'ordonnance: « acte urgent».
Il est possible de joindre à part une lettre pour le kinésithérapeute précisant le diagnostic, les objectifs,
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les techniques à utiliser et celles contre-indiquées.
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ITEM 118 1 Principes des techniques de rééducation, kinésithérapie et orthophonie
ORTHOPHONIE
1. DEFINITION
L'Orthophonie est la prise en charge des troubles du langage, de la voix, de la prononciation, mais aussi
des troubles de l'oralité alimentaire.
2. INDICATIONS DE L'ORTHOPHONIE
Les références
- Education thérapeutique du patient asthmatique adulte et adolescent. Juin 2001.Rapport, ISBN 2-914517-04-1 et
HAShttp://www.has-santejr/anaes.
- Éducation thérapeutique de l'enfant asthmatique. Juin 2002. Rapport, ISBN 2-914517-17-3 et HAS:
http://www.has-santejrlanaes.
- Prise en charge du patient atteint de mucoviscidose.HAS: http://www.has-santejr/anaes.
- L'orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l'enfant de 3 à 6 ans ANAES
MA/2001.
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UE 2 PROBLEMES POSES PAR
LES MALADIES GENETIQUES
Item 43
INTRODUCTION
• La trisomie 21 reste la cause la plus fréquente de déficience intellectuelle. Le retard psychomoteur est
constant, mais d'intensité variable. Le dépistage prénatal est actuellement proposé quand le dépistage
dit combiné est positif: calcul de risque supérieur à 1/250, prenant en compte les résultats des
marqueurs sériques du 1er trimestre, de l'âge maternel et de la mesure de la clarté nucale. Le
diagnostic n'est parfois suspecté qu'en période néonatale devant une hypotonie, une dysmorphie
faciale, des anomalies des mains ou une cardiopathie congénitale. Seul le caryotype permet d'affirmer
le diagnostic. Le conseil génétique évaluera un risque de récurrence entre 0, 1 et 100% !
• Le syndrome de l'X fragile est la 1ère cause de retard mental héréditaire, à transmission dominante liée
au chromosome X (transmission verticale et pas de transmission père-fils). La triade clinique,
déficience intellectuelle, dysmorphie faciale et macro-orchidie (en post-pubertaire) est parfois associée
à des troubles du comportement. Le diagnostic est biologique par PCR d'expansion de triplets CGG
du gène FMR1. En fonction du nombre de triplets, on définit différents allèles: normal si moins de
54 répétitions de triplets, pré-mutés entre 55 à 200 répétitions et mutés si plus de 200 répétitions.
• La mucoviscidose est une maladie récessive autosomique dont la mutation majoritaire delta F508
modifie la protéine CFTR du canal chlore des épithéliums glandulaires. Le diagnostic prénatal est
possible si des mutations sont déjà identifiées dans la famille. Il existe un dépistage néonatal
systématiquement proposé en France par recherche d'une hypertrypsinémie, puis, si elle est élevée,
une recherche des mutations les plus fréquentes. Un test de la sueur confirmera le diagnostic par un
dosage du chlore sudoral > 60 meq/L. Cette exocrinopathie est surtout bipolaire : atteinte pulmonaire
(suppuration bronchique chronique en particulier à pyocyanique) et digestive (mal-digestion avec
diarrhée chronique et retard pondéral).
• Dans ces 3 pathologies, la prise en charge de ces maladies chroniques doit être médicale,
paramédicale, sociale et éducative, avec une prise en charge du handicap à 100%.
ADAGES ET DOGMES
-
• T21 = besoin d'aide: CAMSP, SESSAD et MDPH
• Prise en charge à 100% avec exonération du ticket modérateur dans la mucoviscidose, l'X fragile et la
T21
• X fragile = cause la plus fréquente de retard mental héréditaire
• T21 = cause la plus fréquente de retard mental génétique
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iKB iKB Pédiatrie - édition 2017
ITEM 43 1 Problèmes posés par les maladies génétiques
DEFINITION ET TERMINOLOGIE
1- Trisomie 21
• L'arrivée de marqueurs sériques du 1er trimestre: dosage de la protéine plasmatique placentaire de
type A (PAPP-A) et de la fraction libre de la chaîne bêta de l'hormone chorionique gonadotrope (sous
unité � libre de l'hCG) a permis de proposer la mise en place du dépistage combiné qui associe le
dosage des marqueurs sériques du 1er trimestre, la mesure échographique de la clarté nucale et l'âge
de la mère.
• Si le risque est élevé (> 1/250), un prélèvement à visée diagnostique sera proposé à la femme
enceinte.
• Seul le résultat du caryotype fœtal permettra de confirmer ou non l'existence de l'affection (arrêté du
23 juin 2009 fixant les règles de bonnes pratiques en matière de dépistage et de diagnostic prénatal
avec utilisation des marqueurs sériques maternels de la trisomie 21).
• Le but est de diminuer le nombre de prélèvements fœtaux et d'être le plus spécifique possible.
2- X fragile
• On observe chez les sujets atteints une constriction du segment terminal du bras long du
chromosome X atteint. La zone de jonction fragile est soumise à une cassure, d'où le nom du
syndrome de l'X fragile. Ce site fragile s'observe sur environ 40% des cellules en division chez les
garçons atteints, contre 2% chez un sujet sain. Il n'y a pas de corrélation entre le pourcentage de cellules
présentant un site fragile et le degré de retard mental.
• Initialement, le diagnostic était cytogénétique avec un caryotype de haute résolution. Cependant:
- Nécessité d'un milieu de culture particulier: carence en folate et thymidine
- Nécessité de compter 100 mitoses (anomalie en mosaïque)
- Impossibilité d'exclure formellement le diagnostic avec cette technique.
• Le diagnostic se fait désormais par Biologie moléculaire.
3- Mucoviscidose
• La mucoviscidose est appelée fibrose kystique du pancréas (Cystic Fibrosis, en anglais).
• Test diagnostique: test de la sueur et non test à la sueur.
• Maladie autosomique récessive responsable d'un dysfonctionnement des canaux chlore des
épithéliums glandulaires:
- Le gène responsable de la mucoviscidose a été identifié en 1989: CFTR (Cystic Fibrosis
Transmembrane Conductance Regulator). Il code pour une protéine trans-membranaire de
1.480 acides aminés qui est un canal chlorure régulé par l'AMPc (Adénosine MonoPhosphate
cyclique)
- Plus de 1.800 mutations ont été décrites au sein du gène CFTR. Il existe une mutation majoritaire:
la délétion F508del (AF508) correspondant à la perte d'une phénylalanine en position 508 sur le
chromosome 7. Le type de mutations et leurs fréquences varient beaucoup selon l'origine
géographique et ethnique des patients
- Le dysfonctionnement de la protéine CFTR aboutit à des transferts ioniques défectueux:
x Excrétion du chlore bloquée
x Réabsorption de l'eau et du sodium augmentée.
- Ces troubles modifient la qualité du mucus qui devient déshydraté, visqueux et obstructif. La
mucoviscidose est la maladie du « mucus visqueux». La surinfection bactérienne à l'étage
bronchopulmonaire est ainsi quasi constante par adhésion des germes à l'épithélium.
Mutation génétique
Protéine altérée
2. ASPECT LEGAL
• Le diagnostic anténatal:
- Doit être précédé d'une consultation médicale de conseil génétique
- A pour but de détecter in utero chez l'embryon ou le foetus une affection d'une particulière gravité.
La consultation de conseil génétique a pour objectifs:
- Une information du couple sur la technique utilisée et ses risques, sur la fiabilité des résultats
- La signature d'un consentement éclairé
- De proposer un accompagnement psychologique
- D'organiser le prélèvement.
• Les analyses effectuées en vue du diagnostic doivent être réalisées dans des laboratoires
d'analyses de Biologie médicale autorisés.
• Si l'enfant à naître a une forte probabilité d'être atteint d'une affection d'une particulière gravité, non
curable au moment du diagnostic, ou que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé
de la mère, une interruption médicale de grossesse (IMG) peut être demandée par les parents, quel
que soit le terme de la grossesse.
• Celle-ci est réalisée à la demande et avec l'accord des parents.
• Cette proposition doit être attestée par au moins 2 médecins (gynéco-obstétricien, échographiste,
généticien ou pédiatre) du CPDPN.
• Le CPDPN (constitué au minimum d'un gynéco-obstétricien, d'un échographiste, d'un
néonatologiste, d'un docteur en génétique médicale et d'un conseiller en génétique) atteste de la
particulière gravité de la pathologie et de son caractère incurable au moment du diagnostic. L'IMG
est alors acceptée.
• Il n'existe pas de «liste» de maladie donnant droit à une IMG. Chaque situation est évaluée au cas
par cas par le CPDPN.
iKB ITEM 43 1
iKB Pédiatrie -édition 2017
Problèmes posés par les maladies génétiques
3. DEPISTAGE
1-Biologie
• Dosage des marqueurs sériques maternels, proposé à toutes les femmes enceintes. Il comporte
des faux négatifs et des faux positifs: cf. chapitre sur la trisomie 21.
2- Echographie
• TROIS échographies sont réalisées: 1 à chaque trimestre (12-22-32 SA) (cf. item 22).
2-Amniocentèse (PLA)
• Technique de prélèvement: l'obstétricien réalise une ponction de liquide amniotique (PLA) par voie
trans-abdominale, sous contrôle échographique. Il récupère généralement 20 ml de liquide
amniotique contenant des cellules fœtales en suspension.
• Réalisation: entre 16 et 18 SA.
• QUATRE indications:
- Réalisation d'un caryotype fœtal (moins à l'heure actuelle car biopsie de trophoblaste) risque
d'anomalie chromosomique (antécédents familiaux d'anomalie chromosomique, signes d'appel
échographiques, dépistage combiné pour la trisomie 21 > 1/250, et biopsie de trophoblaste non
réalisée)
- Maladies héréditaires monogéniques dont le diagnostic en Biologie moléculaire est réalisable
- Recherche d'infection fœtale (séroconversion toxoplasmose, CMV...)
- Dosages biochimiques dans le liquide amniotique, dans le cas de maladies métaboliques, de
malformations du tube neural, de malformations du tube digestif... .....
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• CINQ complications:
- Fausse couche, rupture des membranes: 1 %
- Ponction blanche
- Chorioamniotite (infection)
- Hémorragie par décollement placentaire, métrorragies, douleurs
- Allo-immunisation rhésus.