NCT 5 VS Ias 16
NCT 5 VS Ias 16
Dédicaces
A mes très chers parents Mohamed et Laïla pour l’amour, l’affection et les
sacrifices consentis au cours de mes études.
De ma plus grande reconnaissance, dévouement, gratitude envers eux avec mon
plus sincère amour.
A ma chère grand-mère Majida pour la tendresse qu’elle m’a accordée, ainsi que
toute ma belle famille.
A mes très chères sœurs Olfa, Lobna et Souhaila pour toute la tendresse qu’elles
m’ont offerte et tous les encouragements qu’ils m’ont manifestés.
A mon très cher frère Wael pour son soutien incontestable pendant les moments
ardus.
A ma chère nièce Omaïma et mes chers neveux Mahdi, Aziz et Mohamed Fedi.
A mon amie intime Hana pour l’affection pléthorique qu’elle m’a témoignée.
A mes chers amis Amin, Amin, Kais, Malek, Mariem, Mohamed, Mohamed,
Narjes, Nizar, Omar, Rihab, Rim, Walid et Yosra pour l’amitié qu’ils m’ont
dévoilée.
Je dédie ce mémoire
Kobbi Safa
2
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Dédicaces
A mes très chers parents Youssef et Faïza pour les sacrifices innombrables
consentis au cours de mes études et pour tout l’amour et l’affection qu’ils m’ont
accordés.
A mes chers frères Faez et Houcine qui n’ont jamais cessé de m’encourager
durant mes études, et qui m’ont toujours été un incontestable support moral.
A ma chère sœur Farah pour toute la tendresse qu’elle m’a témoignée.
A mon amie intime Safa, celle qui a toujours été présente pour me soutenir et
m’encourager.
A mes chères cousines Ghazza, Olfa, Sana, et à toute ma belle famille pour leur
présence précieuse et leur support moral.
A tous mes chers amis pour l’amitié sincère qu’ils m’ont exprimée.
Je dédie ce mémoire.
Choyakh Hana
3
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Remerciements
Tout d’abord, nous remercions notre encadreur monsieur Mohamed Bouzid, pour
la pertinence de ses conseils et l’extrême richesse de son enseignement.
En outre, nous remercions nos enseignants pour la rigueur de leur enseignement
et l’étendue de leur savoir.
Enfin, nous tenons à remercier les membres de jury d’avoir accepter d’évaluer ce
modeste travail.
4
ESC 2007/2008
Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Sommaire
Dédicaces ………………………………………………………………………... 22
Remerciements ………………………………………………………………… 44
Sommaire ………………………………………………………………………… 55
Abréviations …………………………………………………………………….. 77
Introduction …………………………………………………………………….. 88
Conclusion ……………………………………………………………………………. 72
89
6
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Bibliographie ……………………………………………………………………. 89
Abréviations
7
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Introduction
Dans cette perspective, il semble plus qu’évident que les IAS/IFRS 1 en Tunisie
seront d’une utilité accrue vu d’abord le développement rapide des marchés financiers. En
effet, ces trente dernières années, l’internationalisation des marchés financiers et l’intégration
concomitante de ces marchés ont transformé la structure des entreprises et la mesure de leur
performance : les marchés de capitaux sont de plus en plus complexes, tout comme la nature
des activités économiques des entreprises, ce qui explique la complexité croissante de la
présentation des états financiers qui reflète l’effet de ces activités. Encore, avec le phénomène
de la mondialisation, le nombre croissant de multinationales et l’ouverture des marchés
financiers aux investisseurs de toutes nationalités, l’intérêt d’emprunter les normes
internationales et d’adopter un langage comptable universel est indéniable.
Ensuite, il semble reconnu que l’amélioration de l’information financière,
conséquence de l’introduction des IFRS, facilitera la prise de décision économique des
investisseurs encourageant ainsi l’investissement et le recours au marché boursier afin
d’œuvrer vers un marché financier plus développé.
1
International Accounting Standards/International Financial Reporting Standards: le référentiel IAS/IFRS
représente les normes comptables et les normes d’interprétations adoptées par l’International Accounting
Standard Board (IASB)
8
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
D’autre part, les imperfections soulevées dans les normes comptables tunisiennes
pa r les autorités de contrôle1 ont inévitablement un impact défavorable sur le marché de
capitaux puisque la transparence des comptes est un ingrédient essentiel pour encourager et
sécuriser l’investissement dans les marchés boursiers. Alors, les IFRS sauront pallier les
insuffisances soulevées dans les NCT étant donné qu’elles sont reconnues pour être des
normes de qualité par excellence.
Un autre avantage est celui de l’introduction d’une nouvelle philosophie qui
privilégie la représentation fidèle de la situation de l’entreprise, et qui se traduit dans les IFRS
par une forte déconnexion de la comptabilité des contraintes juridiques et par le passage d’une
vision patrimoniale où la comptabilité est la représentation chiffrée du patrimoine d’une entité
et de l’évolution de ce dernier au cours d’un exercice, à une représentation financière où les
comptes annuels donnent une image fidèle de la situation financière et de la performance de
cette entité.
Cependant, face à cet éloge, nous ne devons pas négliger les limites d’une éventuelle
implémentation des normes internationales en Tunisie, notamment les limites du marché
financier tunisien qui se manifestent par un développement très lent et un nombre réduit de
sociétés cotées2, et ce à cause de la faiblesse des émissions des titres de capital et de
l’investissement institutionnel ainsi que la faiblesse des émissions obligataires essentiellement
réalisées par des institutions financières. Le marché financier tunisien est également
caractérisé par une faible liquidité et une information financière insuffisante contrairement
aux marchés financiers des pays développés, ce qui remet en cause la compatibilité des
normes internationales avec le paysage tunisien.
Par ailleurs, l’accent doit être mis sur l’importance du poids d’une transition vers les
IFRS sur les différents acteurs concernés. D’une part, l'adoption de nouvelles méthodes
d'évaluation peut engendrer de multiples difficultés pratiques notamment en matière de
maîtrise des techniques d'évaluation. D’autre part, il sera indispensable pour les besoins de
1
D’après un rapport préparé par une équipe de la Banque Mondiale cours des mois de Septembre à Décembre
2003 en tenant compte des nouvelles dispositions réglementaires publiées après cette date jusqu’au mois de mai
2006. Il s’agit d’une évaluation des normes et pratiques de comptabilité et d’audit en Tunisie s’inscrit dans le
cadre du programme « Rapports sur le Respect des Normes et Codes » (RRNC) initié conjointement par la
Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI)
2
Selon le « Rapports sur le Respect des Normes et Codes » (RRNC) initié conjointement par la Banque
Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), le recours au marché financier est encore très limité et le
nombre de sociétés cotées l’est aussi. Les deux formes de sociétés les plus répandues sont la société à
responsabilité limitée (SARL) et la société anonyme (SA). La majorité des entreprises tunisiennes se sont
constituées sous la forme de sociétés à responsabilité limitée (environ 34.000 sociétés) plutôt que sous la forme
de sociétés anonymes (environ 3.800 sociétés). Seules les sociétés anonymes peuvent faire appel public à
l’épargne et en conséquence être cotées à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Première partie
Etude comparative des référentiels comptables tunisien et
international
Chapitre I
L’organisation de la normalisation comptable au double niveau national et
international
11
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comptables de par le monde s’est faite de plus en plus sentir. En effet, l’harmonisation
comptable est définie comme étant un processus institutionnel, ayant pour objet de mettre en
convergence les normes et les pratiques comptables nationales et par conséquent, de faciliter
la comparaison des états comptables produits par des entreprises de pays différents1.
Ainsi, la création de l’IASC (l’International Accounting Standard Committee) en 1973 a tenté
de répondre à ce besoin de convergence « consensuelle ». C’est pourquoi dans ses débuts,
l’IASC n’avait qu’un rôle harmonisateur, mais son évolution remarquable l’a élevée au rang
d’un normalisateur, la normalisation comptable étant le processus de production, de mise en
oeuvre et de contrôle de l’application des normes comptables dans un espace géographique
donné2.
1
Bernard Colasse, 2000
2
Bernard Colasse, 2004
12
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et nationales. C’est ce que l’IASC a tenté de réaliser par étapes successives. Ainsi,
l’organisation juridique et professionnelle de l’IASC a été profondément reformée en 2001
avec la constitution d’une fondation privée basée aux Etats-Unis, l’IASC Fondation (IASCF),
et de sa filiale basée à Londres, l’IASB (International Accounting Standards Board).
La nouvelle structure de l’IASB comprend 4 organismes principaux : la fondation de l’IASC
(IASCF), le Board proprement dit (IASC), le comité d’interprétation (IFRIC) et le comité
consultatif (SAC).
5- La fondation de l’IASCF :
L’IASCF est composé de 22 membres représentant l’ensemble de la communauté
comptable. Ce conseil est chargé d’établir la stratégie de l’organisation, d’amender sa
constitution et d’assurer son financement.
La fondation IASC est gérée par un conseil d’administrateurs composé par des membres
« Trustees ». Ce conseil d’administration est composé de 19 personnes physiques, toutes
cooptées choisies pour leur engagement dans le sens des objectifs de l’IASC. Les
administrateurs ont principalement pour rôles de :
- collecter des fonds pour le financement des activités de l’IASCF.
- publier un rapport annuel sur les activités de l’IASCF et sur ses priorités pour l’année à
venir.
- nommer les membres de l’IASB, de l’IFRIC et du SAC.
- évaluer la stratégie et l’efficacité de l’IASCF et de l’IASB.
- désigner parmi eux un président pour l’IASCF.
L’IASCF s’est doté d’un ensemble de structures lui permettant :
une certaine autonomie par rapport aux organismes régissant la profession et par rapport
aux régulateurs du marché financier.
une mise en place d’un processus rigoureux et démocratique d’élaboration de
développement, d’interprétation et de révision de normes.
6- Le Board :
Le Board travaillant sous l’égide de l’IASCF est l’organe central de l’organisation. Il
est composé de 14 membres.
Le Board est chargé de :
préparer, adopter, modifier des normes comptables ;
13
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7- L’IFRIC :
En 2001, l’IFRIC a pris la suite du SIC créée en 1997. C’est un comité de 12
membres chargé de répondre rapidement aux problèmes d’interprétation posés par certaines
normes.
L’IFRIC travaille en collaboration avec les commissions de bourse et les comités d’urgence
des normalisateurs nationaux. Les interprétations doivent faire l’objet d’une approbation par
le Board.
Les normes IAS ne sont arrêtées qu’au terme d’une procédure de mûrissement « due
process » marquée par des étapes successives visant à recevoir et à assimiler les différentes
critiques relatives aux projets de normes et s’étalant généralement sur deux ans :
L’élaboration de tout nouveau projet de norme est guidée par un comité directeur
« steering committee » constitué par l’IASB.
Le Board inscrit un projet à l’ordre du jour et désigne les membres de l’équipe technique
chargée de rédiger les documents établissant les questions à traiter.
14
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Discussion de ces documents par les membres du Board lors des réunions publiques et par
chaque membre à titre individuel en dehors de ces réunions.
Lorsque l’équipe technique estime que les discussions préalables ont été suffisantes, elle
rédige une proposition de norme qui est discutée par le Board en réunion.
Le Board parvient donc à une version soumise à un vote formel.
Les membres du Board hostiles ont la possibilité de publier leur avis négatif et les raisons
pour lesquelles ils s’y opposent.
La proposition de norme ou exposé sondage (exposure draft) est publiée dans un délai de
2 à 4 mois pour recevoir les commentaires. Pour les projets les plus importants, l’IASB
publie également au préalable un projet d’énoncés des principes (statement of principles)
ou un document pour discussion (discussion documents) pour appel à commentaires.
L’équipe technique analyse les commentaires reçus et apporte les conclusions que le
Board discutera durant les séances ouvertes.
Après discussion, une version finale de la norme est préparée et soumise au vote, ainsi si
neuf voix sur quatorze sont favorables, la norme est publiée.
1
L’IASB a travaillé en étroite collaboration avec la France sur la norme qui traite de la première application des
IFRS, avec le Royaume-Uni sur le projet de rapport sur la performance financière et avec les états Unis sur les
comptes consolidés et la prise en compte des produits
15
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
1
European Financial Reporting Advisory Group : constitué par la communauté européenne dans le but de veiller
sur l’action concertée avec l’IASB. Opérant grâce à un conseil de surveillance chargé du financement et de la
fixation un programme de travail, et à un comité technique dont le rôle est d’évaluer des normes IAS/IFRS et de
conseiller la commission européenne sur l’opportunité de modifier les directives
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Par ailleurs, la normalisation comptable tunisienne est passée par les étapes suivantes :
18
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
1
Cette enquête a porté sur une étude comparative du plan comptable tunisien en vigueur (à la date de l'enquête)
par rapport aux normes internationales de l'IASB, celles des Etats Unis d'Amérique, du Canada et par rapport au
système français et au système marocain
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Le nouveau système comptable tunisien se caractérise par rapport au système de 1968 par ses
composantes :
- la loi n° 96-112 du 30 décembre 1996 relative au système comptable des entreprises ;
- un cadre conceptuel qui offre un support ou référentiel pour l’élaboration des normes
comptables et pour résoudre les nouveaux problèmes pratiques en comptabilité ;
- une norme générale qui donne les modèles et les règles de présentation et de
communication des états financiers, ainsi que la nomenclature des comptes ;
- des normes thématiques traitant chacune d’une rubrique particulière des états financiers
ou d’événements conduisant à leur établissement ;
- des normes sectorielles traitant des particularités comptables de certains secteurs d’activité
reconnus par la spécificité de certaines de leurs transactions.
Les travaux de normalisation se poursuivent de manière continue sous l'égide du CNC qui a
été restructuré et réorganisé à travers les dispositions du décret n°1096 du 2 mai 2007.
Les travaux en cours du CNC portent sur l'examen des modalités de convergence du système
comptable avec les IFRS ainsi que sur la validation des projets de normes suivants en vue de
leur approbation par arrêté du ministre des finances :
- Comptabilité simplifiée ;
- Comptabilité des sociétés de recouvrement des créances.
Notons que la norme sur les contrats de location et la norme sur la comptabilité des structures
sportives ont été récemment publiées au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Chapitre II
Analyse comparative des cadres conceptuels et de quelques normes
comptables
1
[Link], Présentation des normes internationales IAS/IFRS, IHEC Tunis
20
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Ainsi, ce caractère inachevé des NCT fait que des divergences se voient
inéluctablement créées entre les deux référentiels, ce qui rend de mise une analyse
comparative entre d’une part les deux cadres conceptuels des deux référentiels et d’autre part
les normes comptables y afférentes1.
1
Dans ce sens, nous précisons que par contrainte de volume, nous nous limiterons à comparer, à titre d’exemple,
les normes comptables suivantes : immobilisations corporelles et placements
21
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Par ailleurs, nous allons procéder à une comparaison entre les deux cadres
conceptuels dans laquelle nous allons ressortir à chaque fois les similitudes et les divergences.
Pour les besoins de la dite comparaison, nous retiendrons la hiérarchie suivante :
• Au premier niveau, seront comparés les utilisateurs, leurs besoins et les objectifs des états
financiers.
• Au deuxième niveau, les concepts fondamentaux qui comprennent :
- les caractéristiques qualitatives de l'information contenue dans les états financiers,
- les hypothèses sous-jacentes et les conventions comptables,
- la terminologie comptable et la prise en compte des éléments des états financiers.
• Au troisième niveau, les guides opérationnels qui traitent des procédés de mesure.
• Au quatrième niveau, les mécanismes de communication de l'information qui dérivent des
objectifs des états financiers.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Divergences :
23
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Le cadre conceptuel tunisien distingue dans ses paragraphes 6 à 15 les utilisateurs des états
financiers en distinguant entre les utilisateurs internes et externes.
Le cadre de l’IASB quant à lui désigne les mêmes utilisateurs des états financiers sans
distinction entre les utilisateurs internes et externes.
Le cadre conceptuel tunisien privilégie parmi ces utilisateurs les investisseurs et les bailleurs
de fonds alors que le système international privilégie les investisseurs à risque « Comme les
investisseurs sont les apporteurs de capitaux à risque de l’entreprise, la fourniture d’états
financiers qui répondent à leurs besoins répondra également à la plupart des besoins des
autres utilisateurs susceptibles d’être satisfaits par des états financiers ».
B- concepts fondamentaux :
1
Bernard Colasse, 1997.
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- l’importance relative : toute information divulguée doit avoir une importance relative. Est
considérée importante, toute information comptable dont l’omission ou l’inexactitude risque
d’influencer les décisions prises.
Le cadre de l’IASB, quant à lui désigne comme deuxième contrainte à respecter:
- la célérité.
Arbitrage entre les caractéristiques qualitatives :
Similitudes :
Un équilibre entre les différentes caractéristiques qualitatives s'avère indispensable
puisque l’accent sur une qualité se fera généralement au détriment d’une autre.
Divergences :
Pendant que le cadre de l’IASB considère fondamentales toutes les caractéristiques
qualitatives de l’information financière et voit que l’importance relative des caractéristiques
dans les divers cas est une affaire de jugement, le cadre conceptuel tunisien range la
pertinence et la fiabilité dans les qualités fondamentales alors que la comparabilité et
l’intelligibilité constituent plutôt des qualités secondaires.
2- Hypothèses sous-jacentes et conventions comptables :
2-1- Hypothèses sous-jacentes :
Similitudes :
Les deux cadres prévoient deux hypothèses à la base de l’élaboration des états
financiers :
- La continuité de l’exploitation : Les états financiers sont préparés selon l’hypothèse que
l’entreprise continuera son exploitation et poursuivra ses activités dans un avenir prévisible.
- La comptabilité d’engagement : Les transactions et événements sont pris en compte dès
qu’ils se produisent et non pas au moment des encaissements ou payements.
2-2- Conventions comptables :
Similitudes :
Le cadre conceptuel tunisien prévoit les conventions comptables comme étant des
règles concrètes guidant la pratique comptable. Elles sont développées par les pratiques en
conformité avec les objectifs et les caractéristiques qualitatives.
Le cadre de l’IASB n’a pas regroupé les principes comptables. Néanmoins ces principes
peuvent être constatés à travers le cadre et les différentes normes comptables.
Certains de ces principes sont présentés et définis dans l’IAS 01 relative à la présentation des
états financiers.
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1
Sauf si la valeur d’inventaire à savoir la valeur que l’entreprise espère récupérer soit en le cédant (valeur de
marché) soit en l’utilisant (valeur d’usage), devient inférieure au coût historique.
Dans le système comptable tunisien, deux dérogations à la convention du coût historique peuvent être identifiées.
La première est celle des instruments financiers qui sont valorisés à la valeur de marché dans la mesure ou ils
sont cotés sur des marchés actifs et liquides. La deuxième dérogation concerne les créances et dettes courantes
libellées en monnaies étrangères et non réglées à la date de clôture
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
- Convention de l’information complète : Cette convention établit que les états financiers
doivent fournir toutes les informations nécessaires pour ne pas induire en erreurs les lecteurs.
Les états financiers doivent fournir des notes et des tableaux explicatifs.
- Convention de prudence : Les états financiers doivent être préparés avec prudence.
La prudence est la prise en compte d’un certain degré de précaution dans l’exercice des
jugements nécessaires pour préparer les estimations dans des conditions d’incertitude.
- Convention de la réalisation du revenu : Le revenu ne peut être comptabilisé qu’au moment
où il est réalisé.
- Convention de rattachement des charges aux produits : Lorsque les revenus sont
comptabilisés au cours d’un exercice, toutes les charges ayant concourues à la réalisation de
ces revenus doivent être déterminées et rattachées à ce même exercice.
- Convention de l’objectivité : Les transactions et événements pris en compte en comptabilité
doivent être justifiés par des preuves. S’il n’y a pas de preuves, les bases d’estimation
retenues doivent être fournies pour permettre la vérification et l’appréciation des méthodes
appliquées.
3- Eléments des états financiers et prise en compte :
Les deux cadres conceptuels distinguent les mêmes éléments des états financiers à savoir :
3-1- Les actifs :
Définition :
Similitudes :
La même définition a été présentée par les deux cadres: Les actifs sont constitués par les
ressources économiques que contrôle l’entreprise, qui :
- sont capables de générer des avantages économiques futurs et ;
- qui ont un potentiel de générer des flux positifs de liquidités ou de réduire la sortie de fonds.
Divergences :
Le cadre de l’IASB précise que la forme physique ainsi que le droit de propriété ne sont pas
essentiels pour qualifier un élément d’actif.
Aussi, le cadre de l’IASB explique mieux la notion d’avantages économiques qui se trouve au
coeur du dispositif IFRS. Un avantage économique lié à un actif correspond au potentiel de
cet actif de contribuer directement ou indirectement à un flux positif de liquidités pour
l’entreprise.
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Prise en compte :
Similitudes :
Un actif est pris en compte dans le bilan lorsque :
- il est probable que des avantages économiques futurs bénéficieront à l’entreprise ;
- l’actif a un coût ou une valeur qui peut être évalué d’une façon fiable.
3-2- Les passifs :
Définition :
Similitudes :
Les deux cadres donnent la définition suivante d’un passif :
Le passif est constitué par les obligations actuelles de l’entreprise, résultant de transactions ou
d’événements passés, nécessitant le transfert futur à d’autres entités de ressources
représentatives d’avantages économiques.
Divergences :
Le cadre de l’IASB explique davantage la notion d’obligation actuelle, et la distingue avec un
engagement futur qui ne peut constituer un passif.
Prise en compte :
Similitudes :
Un passif est pris en compte dans le bilan lorsque :
- il est probable qu’un transfert de ressources économiques résultera du règlement de
l’obligation à la charge de l’entreprise ;
- le montant de ce règlement peut être mesuré de façon fiable.
3-3- les capitaux propres :
Similitudes :
Les deux cadres présentent la définition suivante des capitaux propres :
Les capitaux propres présentent l’intérêt résiduel dans les actifs de l’entité, après déduction
de tous ses passifs. Ils comportent les diverses catégories de capital, les surplus d'apport, les
réserves et équivalents et les résultats non répartis.
3-4- les produits :
Divergences :
Le cadre conceptuel tunisien distingue entre les revenus et les gains, la même
distinction ne figure pas dans le cadre de l’IASB.
En effet, le cadre conceptuel tunisien distingue, d’une part, les revenus qui sont :
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Par ailleurs, c’est cette définition que le cadre de l’IASB utilise pour les charges, qu’elles se
rattachent aux activités ordinaires ou aux pertes.
Le cadre conceptuel tunisien prévoit :
Comptabilisation des charges :
Les charges sont prises en compte lorsque :
- une diminution d’avantages économiques futurs, liée à la diminution d’un actif ou à
l’augmentation d’un passif s’est produite ;
- la charge peut être mesurée de façon fiable.
Comptabilisation des pertes :
Les pertes sont prises en compte lorsque :
- une diminution d’actif ou une augmentation de passif est probable ;
- le montant de la perte peut être déterminé avec un certain degré de précision.
C- Procédés de mesure :
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
passifs, mais il s’avère beaucoup plus dominant que le principe du coût historique dans
l’esprit des IFRS.
Bien que le principe de la juste valeur présente l’avantage de favoriser le principe de
représentation fidèle, il a par contre ses propres limites à savoir l’introduction d’une
subjectivité complémentaire dans la valorisation des actifs qui ne disposent pas de marché
actif et liquide sur lequel cet actif est négociable. Encore, la comptabilisation à la juste valeur
entraîne une volatilité importante dans le niveau des résultats ou des capitaux propres, une
volatilité qui n’est pas incontestablement avantageuse.
- Coût de remplacement : Selon le cadre conceptuel tunisien, le coût de remplacement est le
montant qui serait nécessaire aujourd’hui pour acquérir un élément.
Le coût de remplacement est désigné par coût actuel dans le cadre de l’IASB qui explique que
les actifs sont comptabilisés pour le montant de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie qu’il
faudrait payer si le même actif ou un actif équivalent était acquis maintenant. Les passifs sont
comptabilisés pour le montant non actualisé de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie qui
serait nécessaire pour régler l’obligation actuellement.
- Valeur de réalisation : La valeur de réalisation est le montant correspondant aux prix qui
pourrait être tiré de la cession d’un élément.
- Valeur actualisée : C’est la valeur actualisée des rentrées de fonds futurs que procurera
vraisemblablement un élément.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Divergences :
Le cadre tunisien distingue quatre modèles comptables :
- modèle comptable basé sur les coûts d’origine et les unités monétaires en numéraires (coûts
historiques recouvrables) ;
- le modèle comptable basé sur les coûts d’origine et les unités monétaires constantes ;
- le modèle comptable basé sur les coûts de remplacement et les unités monétaires en
numéraires ;
- le modèle comptable basé sur le coût de remplacement et les unités monétaires constantes.
Le cadre de l’IASB ne cite pas expressément ces modèles mais dispose que le choix
des conventions d’évaluation et du concept du maintien de capital détermine le modèle
comptable à utiliser pour la préparation des états financiers. Le cadre ne propose aucun
modèle à suivre, néanmoins le cadre définit le modèle des coûts historiques recouvrables
comme le modèle le plus utilisé par les entreprises.
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Conclusion
A travers cette comparaison, il est particulièrement remarqué que les normes IAS/IFRS
apportent quatre éléments nouveaux majeurs :
La priorité donnée à la réalité économique des transactions par rapport à l’apparence
juridique ;
La primauté donnée au bilan par rapport au compte de résultat. Dans la logique
d’application des normes comptables internationales, on s’intéresse d’abord aux éléments
d’actifs et de passifs. Ces derniers doivent être identifiés, évalués puis comptabilisés. Le
compte de résultat n’est que secondaire : il est conçu comme un tableau de variation. Les
charges et les produits apparaissent comme les résidus des variations des actifs et des
passifs du bilan. Par ailleurs, le tableau des flux de trésorerie et le tableau de variation des
capitaux propres sont mis en avant.
Une présentation différente des états de synthèse par la production de cinq états financiers.
Un bilan assis sur la réalité économique ; un compte de résultat orienté sur le coût de
revient et qui laisse de côté de nombreux soldes intermédiaires de gestion ; un tableau de
flux de trésorerie visant à communiquer sur la transparence financière ; un tableau de
variation des fonds propres pour mesurer l’enrichissement des actionnaires ; des notes aux
états financiers particulièrement étoffées en informations.
Les états financiers établis en normes IAS/IFRS sont prédictifs et ils font référence
systématiquement au mot « valeur ». L’objet des normes est d’apprécier pour chaque actif
les avantages économiques futurs qui justifient leur valeur. Ainsi, à l’enregistrement
comptable basé sur le coût historique, il faut substituer une évaluation basée sur des flux
de trésorerie projetés en normes IAS/IFRS. La plupart des postes sont évalués à la « juste
valeur ».
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Après avoir comparé le cadre conceptuel tunisien avec celui de l’IASB et après avoir
ressorti les principales différences conceptuelles qui y existent, il est impératif d’avoir une
idée sur la nature des divergences entre les normes comptables des deux référentiels. Dans ce
cadre, nous nous limiterons à comparer les deux normes comptables suivantes :
immobilisations corporelles et placements.
A- Immobilisations corporelles :
Les immobilisations corporelles sont les éléments d’actifs physiques et tangibles qui
ont un potentiel de générer des avantages futurs et qui sont détenus par une entreprise soit
pour être utilisés dans la production ou la fourniture de biens et de service, soit pour être loués
à des tiers, soit à des fins administratives et de soutien à leur activité ; et qui sont censés être
utilisés sur plus d’un exercice.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
L’IAS 16 exclue les mêmes éléments sauf que la version révisée de la norme supprime
définitivement la possibilité d'inclure dans le coût d'une immobilisation corporelle les frais
généraux ou les frais administratifs.
Les immobilisations acquises avec des subventions d’investissements :
Selon la NCT 05, La subvention d’investissement se rapportant à un bien n’est pas déduite du
coût de ce bien, cependant, selon l’IAS 20, la valeur comptable des immobilisations
corporelles peut être diminuée du montant des subventions publiques.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
- s’il s’agit d’un échange sans soulte, la valeur du bien reçu est égale à la juste valeur du bien
cédé.
Valeur B reçu = JV B cédé
- s’il s’agit d’un échange avec soulte payée, la valeur du bien reçu est égale à la juste valeur
du bien cédé augmentée de la soulte payée.
Valeur B reçu = JV B cédé + S
- s’il s’agit d’un échange avec soulte encaissée, la valeur du bien reçu est égale à la juste
valeur du bien cédé diminuée de la soulte encaissée.
Valeur B reçu = JV B cédé – S
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Dans l’IAS 16, on parle plutôt de valeur recouvrable qui correspond à la valeur la plus élevée
entre le prix de vente net et la valeur d’utilité qui est égale à la somme des cash-flows futurs
actualisés. Les IAS fournissent des informations sur les bases d’estimation des flux de
trésorerie futurs, sur la composition des estimations de ces flux ainsi que sur le taux
d’actualisation utilisé pour actualiser les cash-flows.
Traitement comptable :
Si la valeur récupérable est inférieure à la valeur comptable nette, aucun retraitement n’est
opéré.
Dans le cas contraire, la NCT 05 distingue deux cas :
- Si la réduction est réversible : constater une provision pour dépréciation. Au cas où la valeur
récupérable devient supérieure à la valeur comptable, on doit constater une reprise sur la
provision déjà constatée.
- Si la réduction est irréversible : constater une réduction de valeur en réduisant la valeur
brute de l’immobilisation.
L’IAS 16, ajoute que s’il y a un écart de réévaluation, la perte est imputée sur cet écart à
hauteur du montant de l’écart, le surplus est constaté en charges et la dotation aux
amortissements de l’actif doit être ajustée pour l’exercice futur.
Concernant la reprise d’une perte de valeur d’un actif réévalué, elle est considérée comme une
réévaluation positive et est comptabilisée en écarts de réévaluation.
Unité génératrice de trésorerie :
Selon le référentiel international, l’unité génératrice de trésorerie (UGT) est un petit groupe
identifiable d’actifs. La méthode de l’UGT s’applique aux cas pour lesquels il n’est pas
possible d’effectuer le test de dépréciation pour chacun des éléments pris séparément.
Ainsi, au cas où la valeur récupérable d’un actif ne pourrait être déterminée, l’entreprise doit
déterminer la valeur recouvrable de l’unité génératrice de trésorerie à laquelle l’actif
appartient.
Lorsque la valeur recouvrable d’une UGT devient inférieure à sa valeur comptable : on doit
constater une perte de valeur.
La perte de valeur doit être répartie de la façon suivant :
- au goodwill affecté à l’unité génératrice de trésorerie ;
- aux autres actifs de l’unité au prorata de la valeur comptable de chacun des actifs de l’unité.
Lors de la répartition des pertes de valeur, la valeur comptable d’un actif ne doit pas être
ramenée en dessous de :
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
B- Placements :
Les deux normes tunisienne et internationale ont défini un placement comme étant
un actif détenu par une entreprise dans l'objectif d'en tirer des bénéfices sous forme d'intérêts,
de dividendes ou de revenus assimilés, des gains en capital ou d'autres gains tels que ceux
obtenus au moyen de relations commerciales.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Cependant, le coût d’un placement, selon l’IAS 39, inclut le coût d’acquisition ainsi
que les commissions d’intermédiaires, les honoraires, les droits et frais similaires.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
- Pour les titres non côtés : la moins value fait l'objet d'une provision, et la plus value n'est
pas constatée.
Selon l’IAS 39, les augmentations et les diminutions de la valeur d'un placement courant sont
comptabilisées :
• soit en tant que produit (plus value) ou charge (moins value) ;
• soit comme les placements à long terme lorsque l’entreprise utilise le modèle du coût amorti
(utiliser le compte «écart de réévaluation »).
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Conclusion
La comparaison de deux normes comptables ne fait que donner –à titre indicatif- une idée sur
la nature et l’ampleur de la divergence entre notre système comptable et celui de l’IASB.
D’autres différences peuvent être révélées en comparant les autres normes des deux
référentiels.
S’ajoute à ces divergences le fait que certaines questions comptables sont traitées par le
référentiel international et ne le sont pas par le référentiel tunisien, notamment l’impôt sur le
résultat, l’information sectorielle, les avantages du personnel, les instruments financiers, le
résultat par action, les immeubles de placement, les paiements basés sur des actions et les
actifs non courants détenus en vue de la vente et les abandons d’activités1.
Conclusion
D’après l’analyse comparative que nous avons effectuée, nous remarquons que les
IFRS intègrent à l’esprit de la comptabilité une nouvelle philosophie qui se révèle à travers
une information financière plus économique et plus transparente.
En effet, une information financière plus économique se manifeste par :
Une application systématique du principe de la prédominance de la substance sur
l’apparence « substance over form ».
Une orientation vers la mesure de la performance :
1
[Link], Présentation des normes internationales IAS/IFRS, IHEC Tunis
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Deuxième partie
Perspectives et voies de l’application des IFRS en Tunisie
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Chapitre I
Impact de l’application des IFRS en Tunisie
La prédiction de l’impact de l’application des IFRS est loin d’être une simple
analyse de conséquences mais il s’agit plutôt de toute une étude prévisionnelle qui s’étend sur
tous les domaines touchés par la convergence vers les IFRS.
Il est donc utile de songer à cette transition comme un grand projet qui ne peut pas, ou ne doit
pas s’étendre sur le court terme puisqu’il importe tout d’abord de prévoir les impacts de la
transition afin de la préparer convenablement.
Bien qu’il en existe d’autres, nous nous limiterons dans le cadre de notre mémoire à
étudier l’impact des IFRS sur les PME tunisiennes ainsi que sur la fiscalité.
47
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
vitalité des économies du fait de leurs poids dans les chiffres nationaux et de leur implication
dans le tissu productif.
Ainsi, les normalisateurs comptables sont amenés à examiner la situation des PME pour
vérifier si les besoins de ces dernières sont satisfaits en matière de normes comptables.
1- Notion de PME :
L’effort de définition étant primordial, plusieurs chercheurs et organismes ont tenté
de définir ce qu’est la petite ou la moyenne entreprise. La définition présentée en 1947 par le
comité du développement économique rattaché au gouvernement des Etats-Unis stipule
qu’une firme peut être qualifiée de petite ou moyenne si elle remplit au moins deux des quatre
conditions :
- la direction de la firme est indépendante et les dirigeants détiennent normalement la
propriété et le contrôle de la firme;
- le capital est fourni par un seul individu ou un groupe restreint d’individus;
- les opérations de la firme ont essentiellement un caractère local, les employés et les
propriétaires vivant dans la même zone géographique. Il n’est pas besoin que les marchés
desservis aient une dimension locale;
- la firme commerciale doit être petite dans son secteur quand on la compare aux firmes les
plus grandes qui opèrent dans le même domaine que le sien. Cette mesure peut être établie
d’après le volume des ventes, le nombre des employés ou d’autres normes comparatives
significatives.
Cette définition est certes pertinente mais ayant une portée générale, elle n’est pas
transposable dans tous les pays ; par contre, l’ICCA a retenu une définition plus générale
selon laquelle est PME toute entité autre que les sociétés ouvertes, les coopératives, les
régimes de retraites et les institutions financières.
Par ailleurs, l’IASB définit une PME comme une entité qui :
- n’exerce pas de responsabilité publique ;
- publie des états financiers présentant un caractère général, pour les besoins des
utilisateurs externes.
Une autre définition est celle donnée par l’UE :
entreprises employant un effectif supérieur à 100 personnes
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
1 • une moyenne entreprise est une entreprise qui emploie moins de 250 personnes et
dont le chiffre d’affaires est inférieur à 75 millions de dollars ou les actifs sont inférieurs à 65
millions de dollars;
2 • une petite entreprise est une entreprise qui emploie moins de 50 personnes et dont le
chiffre d’affaires ou les actifs sont inférieurs à 15 millions de dollars;
3 •une micro-entreprise est une entreprise qui emploie moins de 10 personnes et dont le
chiffre d’affaires ou les actifs sont inférieurs à 3 millions de dollars.
4
Appliquée au contexte tunisien, cette définition fait ressortir que le secteur industriel
tunisien est dominé par des micro-entreprises et des PME. En effet, parmi les 84.500
entreprises (mis à part les petites structures individuelles) on relève 83% de micro-entreprises
et 15% de PME1.
Ainsi, on peut distinguer en Tunisie les deux niveaux suivants2 :
Niveau 1: Il comprend toutes les entreprises qui émettent des titres sur le marché ou qui ont
une grande présence publique, ainsi que les banques et les institutions financières.
Niveau 2: Il comprend les entreprises commerciales qui n'émettent pas de titres sur le marché
et ne publient pas de rapports financiers ainsi que les petites entreprises commerciales
n'employant que quelques salariés.
1
Dans ce qui suit, on retiendra la notion générale de PME qui englobe les micro-entreprises et les PME telles
que définies par l’UE
2
A noter que le groupe ISAR, « Group of Experts on International Standards of Accounting and Reporting »
(c’est un groupe de travail ayant pour objectif de produire des normes internationales et des recommandations en
matière d’information financière) retient trois niveaux : le premier comprend les grandes entreprises, le
deuxième est réservé aux petites et moyennes entreprises et le troisième est consacré aux micro-entreprises, mais
il parait plus simple de regrouper les petites et moyennes entreprises et les micro-entreprises dans le même
niveau
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
conscients du problème, certains pays comme l'Australie et les Etats Unis ont exempté les
petites entités de toute obligation en matière de publication, pendant que d'autres pays,
notamment l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, ont au moins admis le principe selon
lequel les conditions applicables aux petites entreprises en matière de publication diffèrent de
celles des grandes sociétés. Au niveau international, le projet d’un cadre différentiel pour les
PME est en cours de préparation par l’IASB, ce qui peut se révéler la solution la plus
adéquate que les organismes de normalisation nationaux ont tant attendu.
En Tunisie, malgré que la possibilité d’envisager des normes différentielles pour les
PME a été étudiée à maintes reprises par les professionnels et les chercheurs en comptabilité,
aucun effort concret n’a été entrepris dans ce sens ; et suite aux multiples recherches sur la
question, il s’est avéré que le bien fondé de l’existence de normes différentielles pour les
PME tunisiennes semble généralement reconnu voire presque évident.
En effet, d’un coté, il est à rappeler que les PME s’engagent rarement dans des
opérations complexes qui nécessitent autant de normes comptables développées que celles
existantes dans le référentiel international et même tunisien. D’un autre côté, les plus petites
entités voient surtout dans l’information comptable un outil servant au management et au
pilotage de l’entreprise et de ce fait, l’information financière des tiers n’est pas la priorité.
Encore, il convient de remarquer que la majorité voire la totalité des PME
tunisiennes ne font pas recours au marché financier et ne bénéficient pas dés lors des
avantages inhérents notamment en matière de financement et de collecte de capitaux.
Toutefois, les PME se trouvent obligées de supporter le même fardeau que les grandes
entreprises en matière de préparation et de divulgation de l’information financière sans
pouvoir jouir des mêmes avantages en retour ; chose qui confirme que le rapport
avantage/coût s’avère largement défavorable. Ainsi, l'ICCA affirme: « Du fait de l'application
d'un système unique de principes comptables communément admis à l'ensemble des
entreprises, des entités qui ne sont pas présentes sur les marchés de capitaux sont tenues, dans
une large mesure, de respecter les mêmes règles comptables que des sociétés cotées en
bourse».
Par ailleurs, ce sont les besoins des utilisateurs des états financiers qui déterminent le
contenu des normes comptables1. Ces besoins d’informations dépendent de facteurs tels que la
mesure dans laquelle les investisseurs, les prêteurs et d’autres s’appuient sur les états
financiers pour prendre des décisions. A titre d’exemple, les états financiers des PME sont
1
Chapitre 1000 du Manuel de l’ICCA
50
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
rarement utilisés comme base à des décisions économiques d’investissement du type achats
d’actions ou de parts sociales puisque ce genre de transactions est peu fréquent dans les PME,
ce qui prouve encore que les utilisateurs des états financiers d’une PME ont des besoins en
information financière souvent différents de ceux des grandes entreprises et alors des besoins
différents de normes comptables.
Ainsi, une classification des utilisateurs potentiels des états financiers d’une PME
selon le critère du besoin en information financière et de l’importance de celle-ci pour la prise
de décision montre qu’il s'agit en premier lieu des utilisateurs internes notamment les
propriétaires exploitants et les gestionnaires, en deuxième lieu du fisc, et enfin des banques1, à
remarquer que ces utilisateurs peuvent souvent obtenir directement de l'entreprise les
renseignements dont ils ont besoin.
Ainsi, les gestionnaires d’une PME peuvent souvent se référer aux états financiers
d’autant que le cadre conceptuel de la comptabilité financière le préconise dans son
paragraphe 7 alinéa 4 : «Bien que destinés, principalement, à fournir des informations qui
répondent aux utilisateurs externes, les états financiers peuvent, dans une certaine mesure, se
révéler utile aux dirigeants et ce, notamment dans le cas des petites et moyennes entreprises ».
Une telle affirmation est pertinente surtout dans le cas des PME où le manque des moyens,
humains et techniques empêchent la mise en place d’un système d’information répondant aux
exigences spécifiques des gestionnaires ; mais accomplir un tel rôle ne nécessite pas le strict
respect d’autant de normes rigides2.
Les services d’impôt, de leur part, en dépit de la préparation des états financiers par
les PME, ont accès aux informations concernant les revenus obtenus ou distribués ainsi que
les impôts collectés pour le compte de l’Etat puisque les PME doivent communiquer ces
informations dans des formulaires propres à l’administration et ce, indépendamment des
normes comptables.
Concernant les bailleurs de fonds (essentiellement les banques), leurs besoins en
matière d'information financière ont évolué au cours des dernières années; les états financiers
jouent toujours un rôle important dans les décisions de crédit des banques, dans la mesure où
il s'agit de prêts importants pour lesquels les flux de trésorerie de l'entreprise devront pourvoir
au remboursement du prêt, mais ces prêteurs sont très capables de cerner leurs besoins et
1
B. Chouchane, vers un cadre de comptabilité et d’informations financières différentielles pour les PME
tunisiennes, 2005
2
[Link], le système comptable des entreprises et les petites et moyennes entreprises, RCF, n°54, 2001, p.28
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Selon le Board, les avantages d’un référentiel international ne doivent pas être limités
aux entités émettrices d’instruments cotés mais méritent d’être étendus aux PME pour les
raisons suivantes :
les institutions bancaires dont les décisions d'octroi de crédits s’appuient largement sur
l’analyse des états financiers, enregistrent une part croissante de leurs activités à
l'international ;
les sociétés de capital-risque investissent également dans des PME au delà des
frontières nationales ;
de nombreuses PME ont des actionnaires étrangers qui ne sont pas impliqués dans leur
gestion au quotidien et qui de ce fait, s’appuient essentiellement sur l’information
financière produite par les PME pour prendre des décisions ;
l’accroissement des échanges internationaux conduit à devoir apprécier le devenir de
relations d’affaires à l’aune de l’information financière produite par les partenaires
commerciaux ;
de nombreuses agences de notations, banques et autres institutions tentent de mettre en
place des modalités d’évaluation homogènes pour des entités nationales et étrangères.
1
« Normalement l’élaboration d’états financiers répondant aux besoins des investisseurs et bailleurs de fonds
peut également répondre aux besoins des autres utilisateurs. Ce sont les utilisateurs privilégiés des états
financiers ». § 14 du cadre conceptuel tunisien.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Sur la forme, il n’y aura qu’une seule norme pour les PME comprenant trente-huit sections et
un glossaire. Elle sera structurée par sujet et non pas par numéro comme pour les IAS/IFRS.
Sur le fond, l’IASB affirme dans la vue d’ensemble, publiée en avril 2007, avoir
profondément remodelé les IFRS, avec pour preuve :
- l’élimination des sujets qui ne sont pas adaptés à des PME ;
- la suppression des choix de traitements comptables ;
- la simplification des méthodes de comptabilisation et d’évaluation ;
- la suppression des informations à fournir requises par les IAS/IFRS.
En outre, l’IASB a choisi de retenir les options «les plus simples » parmi les traitements
prévus dans les IFRS intégrales pour éviter la surnormalisation, parce que rien ne nuirait plus
à l’efficacité des IFRS pour les PME que la perception que ces normes sont plus complexes
que celles qu’elles visent à remplacer.
À l’origine, lorsque l’IASB a proposé une norme pour les PME, son intention était que
lorsqu’un sujet les concernant n’était pas traité, les PME reviennent aux IFRS intégrales
s’appliquant à l’opération. Lors de l’élaboration des normes, cette perspective a changé et on
a décidé de voir les IFRS intégrales comme une sorte de « filet de sécurité ». Ce changement a
été expliqué lors de la réunion de décembre 2006 du conseil d’administration l’IASB. Le
conseil craignait que le recours obligatoire aux IFRS intégrales ne crée éventuellement un
conflit entre les vérificateurs -qui connaissent normalement bien les IFRS intégrales- et les
dirigeants de PME qui ne connaîtraient vraisemblablement que les IFRS pour les PME1.
En conséquence, l’IASB a conclu que les IFRS pour les PME devaient présenter une
hiérarchie des PCGR qui comprend premièrement les obligations et indications contenues
dans les IFRS pour les PME traitant des questions considérées. Elle comprendrait aussi les
définitions, les critères de constatation et d’évaluation des actifs, des passifs, des produits et
des charges et les grands principes énoncés. Si une question n’est toujours pas résolue après
consultation, la direction peut alors envisager de se tourner vers les obligations et indications
contenues dans les IFRS intégrales et les interprétations des IFRS intégrales qui portent sur la
question.
Le projet de l’IFRS pour les PME a été organisé par l’IASB comme suit :
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Ainsi, même si ce projet de normes pour les PME semble être la solution miracle
pour les organismes de normalisation nationaux, les choses ne sont pas si simples dans la
pratique.
D’une part, bon nombre de petites entreprises affirment qu’elles n’ont pas besoin des
IFRS puisque leurs opérations s’effectuent seulement et toujours avec d’autres entreprises du
pays, mais les entreprises évoluent et ce qui ne semble pas nécessaire actuellement le sera
peut-être dans l’avenir.
D’autre part, l’IASB affirme que les IFRS pour les PME conviennent à toutes les
PME, y compris les micro-entreprises. Mais les micro-entreprises comptent aussi les très
petites entreprises de type familial. Il est légitime de se demander si les IFRS pour les PME
s’appliquent à elles.
Par ailleurs, l’existence de deux cadres comptables au sein d’un même pays pourrait
engendrer des coûts supplémentaires dont le coût de contrôle pour l’administration fiscale,
celle-ci doit disposer de vérificateurs capables de contrôler les états financiers relatives à deux
niveaux ; de même pour le coût des analystes de crédits (les banques). Ainsi, pendant que
certains ont attiré l’attention sur le fait que « l’existence de deux cadres comptables au sein
d’un même pays peut être source de complexité et peut se révéler nuisible pour le
développement de la qualité de l’information financière1 », d’autres ont vu que « Rien ne
s’oppose qu’un pays dispose de deux systèmes de normes différents sans être mutuellement
exclusif, dès lorsqu’ils n’ont pas les mêmes objectifs, ne concernent pas les mêmes entreprises
et ne prennent pas en compte les intérêts des mêmes catégories d’utilisateurs2 ».
1
[Link]ïch, Les règles fiscales et la convergence vers les IFRS, RCF, n°73, 2006, p. 23
2
Hoarau, 2003
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Envisager les IFRS en Tunisie est par évidence une décision délicate qui nécessite
l’étude de l’impact éventuel sur les différentes disciplines ayant une relation avec la
comptabilité dont notamment la fiscalité ; mais il est utile de rappeler que l’impact de
l’adoption des IFRS ne se limite pas à la fiscalité mais s’étend aussi au droit des affaires dans
son ensemble (droit des sociétés, droit comptable, droit pénal des affaires, etc…)2.
Alors, il n’est pas vain de s’interroger sur l’impact probable que peut provoquer
l’implémentation des normes internationales en Tunisie sur la fiscalité tunisienne, et de se
demander si les conséquences d’un tel impact pourront être une modification dans les règles
fiscales afin d’accompagner la réforme comptable par une autre réforme, pas moins
importante, d’ordre fiscal.
1
D’après un rapport préparé par une équipe de la Banque Mondiale cours des mois de Septembre à Décembre
2003 en tenant compte des nouvelles dispositions réglementaires publiées après cette date jusqu’au mois de mai
2006. Il s’agit d’une évaluation des normes et pratiques de comptabilité et d’audit en Tunisie s’inscrit dans le
cadre du programme « Rapports sur le Respect des Normes et Codes » (RRNC) initié conjointement par la
Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI)
2
[Link]ïch et [Link], L’impact fiscal des IFRS, [Link]
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1
F. Choyakh, La gestion du contrôle fiscal et le rôle de l’expert comptable, mémoire d’expertise comptable, p.13
2
Selon [Link]ïch, les applications les plus innovantes du système comptable tunisien sont restées, plus ou
moins, sans suite en raison soit de leur rejet explicite ou implicite par la fiscalité. De plus, tout rejet par la
fiscalité d’un traitement comptable économiquement fondé décourage la présentation fidèle et porte atteinte à la
transparence comptable.
3
A. Yaïch, Le résultat imposable à l’impôt sur les sociétés, Editions Raouf YAICH, p.31
4
F. Choyakh, La gestion du contrôle fiscal et le rôle de l’expert comptable, mémoire d’expertise comptable, p.14
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
1
Street et Larson, 2005
2
A. Yaïch, Les règles fiscales et la convergence vers les IFRS, RCF, n°73, 2006
3
A. Yaïch, Les règles fiscales et la convergence vers les IFRS, RCF, n°73, 2006
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Ainsi, dans un contexte d’introduction des IFRS en Tunisie, l’harmonisation des règles
fiscales avec les règles comptables s’avère nécessaire afin de réduire au maximum les
retraitements au niveau du tableau de détermination du résultat fiscal4.
B- Exemples :
Les divergences comptables qui peuvent être dégagées de la comparaison des
normes IFRS avec les normes comptables tunisiennes peuvent ou non avoir des impacts sur le
traitement fiscal. C’est ce que nous allons essayer d’examiner à travers les exemples suivants.
1- Coûts de démantèlement :
Le traitement comptable des coûts de démantèlement diffère selon qu’il s’agit de la
NCT 05 ou l’IAS 16. En effet, selon la norme internationale, ces coûts sont capitalisés dans le
coût d’acquisition avec prise en compte de ces derniers en tant que provision; tandis que selon
la norme tunisienne, ils sont déduits de la valeur résiduelle, et le surplus éventuel donne lieu à
une provision.
Supposons que :
CA : coût d’acquisition
VO : valeur d’origine
FD : frais de démantèlement
BA : base d’amortissement
VCN : valeur comptable nette
VR : valeur résiduelle
IAS 16 NCT 05
BA = VCN – VR BA = VCN – VR
VCN = VO - ∑ Amortissements VCN = VO - ∑ Amortissements
VO = CA + FD VO = CA
VR = Prix estimé – Frais de Vente VR = Prix estimé – Frais de Vente – FD
Ainsi, la base amortissable est la même selon le traitement de l’IAS 16 ou celui de la NCT 05.
Sur le plan fiscal, la provision ne peut être déduite, ni la base amortissable ajustée.
4
La loi de finances de l’année 2008 à introduit différentes dispositions visant une plus grande harmonisation des
règles fiscales et comptables. Ces dispositions ont des implications que les comptables doivent prendre en
compte. Elles touchent en particulier le régime des amortissements, des provisions et des immobilisations
acquises par Leasing
60
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D’une part, selon la loi de finances pour la gestion 2008, la base amortissable est constituée
par le prix de revient d’acquisition, de construction, de fabrication ou de plantation.
Alors, l’ajustement de la base amortissable consistant à capitaliser les frais de démantèlement
n’est pas permis pour le calcul des amortissements fiscalement déductibles.
D’autre part, selon le code de l’IRPP et de l’IS, seules les provisions pour créances douteuses,
les provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente et les provisions pour
dépréciation des actions cotées peuvent être déduites (avec limite de déduction) pour la
détermination du résultat fiscal, alors toute autre provision est non déductible, c’est ainsi le
cas de la provision qui peut ressortir du traitement comptable des frais de démantèlement.
Nous pouvons alors conclure que cette divergence de traitement comptable entre la
NCT 05 et l’IAS 16 n’entraîne pas de changement dans le traitement fiscal habituel, il s’agit
alors d’une divergence temporelle1.
61
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
1
La loi de finances 2008 a relevé 50% le plafond de déduction des provisions prévu à l’alinéa premier du
paragraphe 4 de l’article 12 du code de l’IRPP et de l’IS. Les provisions concernées sont les provisions pour
créances douteuses, les provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente et les provisions pour
dépréciation des actions cotées en bourse
2
[Link]ïch et [Link], L’impact fiscal des IFRS, [Link]
62
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
répartition et l’amortissement des gains et pertes de change sur la durée restante de l’élément
monétaire en question.
Fiscalement, seule la partie effectivement réalisée est fiscalisée alors le sort fiscal des
différences de changes inscrites en résultat et non encore réalisées (avec l’hypothèse
d’application des IFRS) est la non déductibilité des pertes de change et l’imposition des gains
de change.
6- Brevets :
1
[Link]ïch et [Link], L’impact fiscal des IFRS, [Link]
2
Le régime de la réévaluation des bilans a été abrogé par la loi n°99-101 portant loi de finances pour la gestion
2000
3
[Link]ïch et [Link], L’impact fiscal des IFRS, [Link]
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Selon l’IAS 38, une immobilisation incorporelle est comptablement traitée selon le
modèle du coût ou le modèle de la réévaluation.
Selon le modèle du coût, après sa comptabilisation initiale, une immobilisation incorporelle
doit être comptabilisée à son coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des
pertes de valeur.
Quant au modèle de la réévaluation, il prévoit qu’après sa comptabilisation initiale, une
immobilisation incorporelle doit être comptabilisée pour son montant réévalué correspondant
à sa juste valeur à la date de la réévaluation, diminué du cumul des amortissements ultérieurs
et du cumul des pertes de valeurs ultérieures.
Puisque les normes tunisiennes n’incluent pas la notion de réévaluation des actifs, il n’y a
alignement avec la norme internationale que pour le modèle du coût amorti.
Sur le plan fiscal, la loi de finances pour la gestion de 2008 a admis la déductibilité fiscale des
amortissements relatifs aux brevets et marques de fabrique.
Ainsi, la seule divergence ayant un impact sur la fiscalité est celle de l’amortissement des
brevets réévalués puisque ce dernier n’est pas prévu par la fiscalité.
Alors, en cas d’option pour le modèle de la réévaluation au lieu du modèle des coûts amortis,
l’amortissement non constaté est définitivement perdu.
Nous pouvons conclure que la divergence comptable a donné lieu à un traitement comptable
fiscalement incompatible à caractère irréversible1.
Chapitre II
Voies et mises en œuvre de l’application des IFRS en Tunisie
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
acteurs concernés pour s’adjuger les meilleurs avantages de cette transition et aplanir les
difficultés inhérentes. Parmi ces recommandations :
1- Restructuration du CNC :
Il est impératif de revoir les objectifs et l’organisation du CNC, car ses ressources
sont très limitées. Et, bien que l’adoption des normes IFRS réduirait la charge de travail de
normalisation du conseil, ce dernier devra être réorganisé de manière à faciliter la mise en
œuvre de ces normes, le développement de guides d’application, la création d’un comité pour
étudier les questions comptables urgentes. L’accent est particulièrement mise sur le devoir du
Conseil d’établir un plan réaliste pour mettre en place une structure intellectuellement,
financièrement et administrativement cohérente capable de garantir l’élaboration et la
diffusion de normes de référence internationale.
1
Source : Rapport préparé par une équipe de la Banque Mondiale cours des mois de Septembre à Décembre
2003 en tenant compte des nouvelles dispositions réglementaires publiées après cette date jusqu’au mois de mai
2006. Il s’agit d’une évaluation des normes et pratiques de comptabilité et d’audit en Tunisie s’inscrit dans le
cadre du programme « Rapports sur le Respect des Normes et Codes » (RRNC) initié conjointement par la
Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI)
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
qui se traduirait par une réduction du coût du capital et une meilleure allocation des
ressources;
- permettre aux actionnaires et au grand public d’évaluer les performances des dirigeants
d’entreprises.
D’une part, il faut accroître la responsabilité des préparateurs des états financiers.
Dans une optique d’accroissement de la responsabilité, les administrateurs d’une entreprise
doivent être solidairement responsables, de la probité des états financiers. La Tunisie se doit
d’adopter et d’appliquer une réglementation qui encourage les personnes honnêtes et capables
à administrer des entreprises. Néanmoins, la Tunisie doit s’assurer que la loi et sa mise en
application sont suffisantes pour traiter équitablement les problèmes qui découlent soit d’une
négligence soit de malhonnêteté.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Information financière intermédiaire » accompagné d’un rapport de gestion sur les activités de
l’entreprise.
De plus, la Tunisie devrait sensiblement accroître le degré de respect des obligations
de publication pour toutes les entités à responsabilité limitée dans le but de faciliter l’octroi et
le suivi des crédits au secteur privé (par exemple, intermédiation bancaire, assurance-crédit),
et de préserver la concurrence loyale.
Enfin, une harmonisation des règles fiscales avec les règles comptables est
probablement la meilleure solution pour éviter que les états financiers soient influencés par les
règles fiscales. En effet, il s’est avéré que pour respecter les obligations fiscales pour la prise
en compte des revenus et des charges, les préparateurs des états financiers tendent à suivre les
règles fiscales, plutôt que les traitements comptables préconisés par les normes comptables
tunisiennes. La transparence souffre de cette prédominance des considérations fiscales, et des
écarts qui en découlent par rapport aux normes comptables applicables.
Un autre point à signaler concerne la préparation d’états financiers consolidés. En
fait, bien que les dispositions du code des sociétés commerciales complétées par la loi 2001-
117 du 6 décembre 2001 impose aux groupes de sociétés d’établir et de publier, pour les
exercices arrêtés à partir de l’année 2001, des états financiers consolidés conformément aux
normes comptables tunisiennes, environ 130 groupes1 échappent à la consolidation telle que
prévue par le code des sociétés commerciales. Même si ce problème apparaît dans d’autre
pays, y compris ceux où les obligations d’information financière sont développées, son
importance est plus grande en Tunisie qu’ailleurs. Alors, avec l’introduction des IFRS, fallait-
il commencer à appliquer sérieusement les obligations légales de consolidation.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
mises à la charge des sociétés cotées et de celles qui font appel public à l’épargne. En
conséquence, le rôle du CMF devrait être amélioré comme suit :
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
6- Evolution de l’éthique :
Les normes IFRS ne peuvent pas à elles seules changer le paysage de la
communication financière en Tunisie, la transparence est une question de volonté que les
dirigeants des entreprises doivent exprimer pour hisser la qualité des informations publiées.
Ainsi, il ne faut pas percevoir l’application des normes IAS/IFRS comme un simple
retraitement de données financières; il est indispensable d’envisager le passage aux normes
internationales comme un véritable projet stratégique pour les entreprises. Désormais, il faut
sensibiliser les dirigeants des entreprises aux risques et opportunités d’un changement aussi
radical conduisant à une meilleure transparence et à un plus grand volume d’informations
transmises à l’extérieur de l’entreprise.
1
J.F. des robert, F.Méchin, H. Puteaux, Normes IFRS et PME, Dunod, OEC, 2004
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Conclusion
1
[Link], [Link], [Link] Jean, [Link], [Link] (PWC), IFRS 2005, Editions Francis Lefébre, 2003
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Conclusion
71
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Alors, même s’il est vrai que l’universalité d’un langage commun de comptabilité est l’une
des plus grandes aspirations de l’organisme de normalisation internationale, plusieurs sont
ceux qui restent dubitatifs quant à son effective réalisation dans un proche avenir.
Annexe
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
L’enquête a été menée à l’aide d’un questionnaire. Nous avons d’abord communiqué
avec des experts-comptables et des enseignants universitaires, pour leur demander s’ils
acceptent de participer au questionnaire. Ceux qui ont accepté ont reçu un questionnaire qui a
été soit déposé dans les cabinets des experts comptables, soit envoyé par e-mail ou adressé
directement aux enseignants universitaires.
Notre démarche a consisté à retenir comme échantillon les experts-comptables et les
enseignants universitaires.
Malgré leurs accords préalables à la participation à notre enquête, certaines personnes n’ont
pas donné suite à notre questionnaire, ce qui a réduit considérablement la taille de
l’échantillon et par la suite la fiabilité des résultats.
Le nombre total de réponses s’élève à 14 détaillé comme suit :
- Le nombre d’experts-comptables ayant répondu au questionnaire s’élève à 7.
- Le nombre d’enseignants universitaires ayant répondu au questionnaire s’élève à 7.
2- Synthèse de l’enquête :
1- Le questionnaire essaie de ressortir si les états financiers tels que préparés par le
système comptable des entreprises 1996 sont suffisants pour évaluer la performance
des entreprises et aider à la prise de décision économique.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
7- Cette question traite des problèmes qui pourraient survenir lors de l’application des
normes internationales en Tunisie.
1- Cette question s’intéresse à savoir si les PME tunisiennes souffrent de la lourdeur des
obligations de divulgation d’informations financières.
2- Nous avons essayé à travers cette question de consulter l’avis des répondants quant à
l’existence de normes spécifiques pour les PME, en leur proposant les options
suivantes :
a. L’existence de normes spécifiques pour les PME est inutile.
b. L’existence de normes spécifiques pour les PME est profitable.
c. L’existence de normes spécifiques pour les PME est nécessaire.
3- Nous avons tenté de connaître l’opinion des personnes interrogées concernant le projet
des IFRS pour les PME, s’il est adaptable aux PME tunisiennes.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
a. Les entreprises préparent leurs états financiers en respectant tout d’abord les
règles fiscales.
b. Les entreprises préparent leurs états financiers en privilégiant la conformité
aux règles comptables.
6- Au biais de cette question, nous avons essayé de rechercher les solutions appropriées
pour assurer une meilleure convergence entre le référentiel comptable internationale et
tunisien, et ce en proposant de :
a. Créer un comité permanent qui met à jour continuellement les normes
comptables tunisiennes chaque fois que des modifications sont apportées aux
normes internationales.
c. Autres à préciser.
7- A ce stade, nous avons interrogé les répondants à propos des recommandations qu’ils
jugent nécessaires afin d’organiser la convergences vers les normes internationales.
8- Pour clore le questionnaire, nous avons essayé de savoir selon les personnes
interrogées si les IFRS deviendront un jour le langage universel de la comptabilité.
Question n°1 :
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Question n°2 :
Question n°3 :
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SCE tunisien n’est ni largement dépassé ni totalement en harmonie avec le système comptable
international, mais l’existence de divergences qui persistent encore le rend inachevé par
rapport au référentiel international.
Question n°4 :
Une minorité de 14.29 % tant pour les experts-comptables que pour les enseignants
universitaires estime que la Tunisie n’est pas encore prête pour transiter vers les normes
internationales. Aussi, seulement 28.57 % des experts-comptables et 42.85 % des enseignants
universitaires pensent que la Tunisie doit immédiatement réformer le système comptable des
entreprises 1996. Alors que 42.84 % des enseignants universitaires et la majorité des experts-
comptables avec un pourcentage de 57.14 % pensent que la Tunisie doit y penser dés
maintenant afin de planifier convenablement la transition. Cela montre que la Tunisie ne doit
ni négliger le projet de convergence ni l’accélérer mais plutôt entamer sa planification.
Question n°5 : Quels sont les obstacles à l’adoption des normes internationales en
Tunisie ?
Question n°6 :
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Aucun répondant n’a vu que le rapport avantages/coûts relatif à l’application des IFRS est
défavorable, ce qui prouve l’évidence de la question. Par contre, les experts-comptables et les
enseignants universitaires se sont partagés entre ceux qui affirment que ce rapport est
favorable et ceux qui voient qu’il dépend de la manière dont les entreprises accepteront et
appliqueront le nouveau référentiel.
Question n°7 : Quels sont les problèmes qui pourraient survenir après l’application
des normes internationales en Tunisie
Selon les répondants, comme tout nouveau projet, le problème qui peut survenir après sa mise
en œuvre est la manière dont les acteurs intéressés vont s’y adapter et s’y familiariser.
Question n°8 :
La majorité des répondants (50.00 %) s’accordent sur le fait que la comparaison entre le
référentiel tunisien et international fait ressortir peu de divergences mais elles sont
importantes.
Question n°9 :
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
La majorité écrasante des répondants a jugé que les divergences entre le système comptable
tunisien et le système international constituent incontestablement un frein à une meilleure
compréhension des informations financières à l’échelle internationale, ce qui confirme le
résultat de la question précédente à savoir l’importance des divergences bien qu’elles ne sont
pas nombreuses.
Question n°10 :
Question n°11 :
Pendant que très peu de répondants (7.15 %) ont évoqué l’inutilité de l’existence de normes
spécifiques aux PME, d’autres (28.57 %) l’ont estimée nécessaire. Mais la majorité des
répondants (64.28 %) l’ont considérée profitable.
Question n°12 :
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
En examinant les pourcentages calculés, nous remarquons que la majorité des personnes
interrogées pensent qu’un projet d’IFRS pour les PME soit adaptable pour les PME
tunisiennes.
Question n°13 :
Question n°14 :
Toutes les personnes interrogées ont affirmé qu’une réforme fiscale doit accompagner la
réforme comptable pour harmoniser les pratiques comptables avec les pratiques fiscales. Cette
idée a fait l’unanimité parce qu’on ne peut envisager d’effectuer une pléthore de
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
modifications comptables sans qu’elles ne soient accompagnées par d’autres d’ordre fiscal, la
fiscalité étant très connexe avec la comptabilité.
Question n°15 :
A la question « adoption » ou « adaptation », les réponses des personnes interrogées sont loin
d’être conformes. En effet, alors que la majorité des experts-comptables (71.43 %) a opté pour
l’adoption pure et simple du référentiel international, la plupart des enseignants universitaires
(57.14 %) sont plutôt pour la création d’un comité permanent qui met à jour continuellement
les normes comptables tunisiennes chaque fois que des modifications sont apportées aux
normes internationales.
Question n°16 : Quelles sont les recommandations que vous jugez nécessaires afin
d’organiser la convergence vers les normes internationales ?
Parmi les réponses observées chez plus qu’un répondant l’harmonisation des règles fiscales
avec les règles comptables. De plus, certains proposent l’intégration des normes
internationales dans les programmes de l’enseignement universitaire. Par ailleurs, d’autres ont
préconisé le développement du marché financier.
Question n°17 :
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Le pourcentage considérablement élevé des réponses favorables indique que les aspirations
sont élevées quant à l’universalité d’un langage commun de comptabilité.
Conclusion
Questionnaire
Monsieur, Madame,
Permettez nous de faire appel à votre aimable collaboration pour répondre au questionnaire ci-
joint, qui nous est extrêmement utile et indispensable pour l'élaboration d'un mémoire de
maîtrise en comptabilité encadré par Monsieur Bouzid Mohamed, qui porte sur l'étude des
perspectives et des voies de l’application des normes internationales en Tunisie.
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Nous vous remercions d'avance pour votre participation à cette enquête et nous vous prions de
bien vouloir nous aider en répondant à notre questionnaire.
1- Pensez-vous que les états financiers tels que préparés par le système comptable des
entreprises 1996 sont suffisants pour évaluer la performance des entreprises et aider à la
prise de décision économique ?
Oui Non
Oui Non
Le système comptable des entreprises 1996 est juste incomplet par rapport à
certaines questions comptables traitées par le référentiel international
(Précisez lesquels SVP)
…………………………………………………………………...…………………………
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Défavorable
7- Quels sont les problèmes qui pourraient survenir lors de l’application des normes
internationales en Tunisie ?
…………………………………………………………………...……………………………
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
10- Pensez-vous que les PME tunisiennes souffrent de la lourdeur des obligations de
divulgation d’informations financières ?
Oui Non
11- Quel est votre avis à l’égard de l’existence de normes spécifiques aux PME ?
L’existence de normes spécifiques aux PME est inutile
12- Pensez-vous qu’un projet d’IFRS pour les PME soit adaptable pour les PME
tunisiennes ?
Oui Non
13- A quel point la comptabilité tunisienne est-elle influencée par les règles fiscales ?
Les entreprises préparent leurs états financiers en respectant tout d’abord les
règles fiscales
14- Pensez-vous qu’une réforme fiscale doit accompagner la réforme comptable pour
harmoniser les pratiques comptables avec les pratiques fiscales ?
Oui Non
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
15- Pour assurer une meilleure convergence entre le référentiel comptable international et
le référentiel comptable tunisien que proposez-vous comme solution ?
Autres à préciser
…………………………………………………………………………………………………
16- Quelles sont les recommandations que vous jugez nécessaires afin d’organiser la
convergence vers les normes internationales ?
…………………………………………………………………………………………………
17- D'après vous, les IFRS deviendront ils un jour le langage universel de la comptabilité?
Oui Non
Nom du professionnel :
Commentaire :
Bibliographie
Ouvrages :
88
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Revues :
Articles :
89
ESC 2007/2008
Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Normes et lois :
Normes comptables internationales
Normes comptables tunisiennes
Loi n°96-112 du 30 décembre1996 relative au système comptable des entreprises
Loi de finances pour la gestion pour l’année 2008
Cours :
Mémoires :
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Perspectives et voies de l’application des normes internationales en Tunisie
Documents électroniques :
Abid Omar, « comparaison des normes comptables tunisiennes avec les normes
comptables internationales », consulté le 18 mars 2008, disponible sur Internet
[Link]
Cabinet Deloitte, « Guide de référence sur les IFRS 2007 », consulté le 15 février
2008, disponible sur Internet [Link]
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15 Avril 2008, disponible sur Internet [Link]
Granier Roger, « Les normes comptables internationales », consulté le 25 janvier
2008, disponible sur Internet [Link]
“IFRS for Small and Medium-sized Entities”, consulté le 18 mars 2008, disponible sur
Internet [Link]
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admise en Tunisie? » consulté le 01 Février 2008, disponible sur Internet
[Link]
Yaïch Abderraouf et Derber Fayçal, « l’impact fiscal des IFRS », consulté le 01 février
2008, disponible sur Internet [Link]
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