Contamination Camelins
Contamination Camelins
N° d’ordre : …
Série : …….
Mémoire
Présenté pour l’obtention du diplôme
de Magister en médecine vétérinaire
Option : hygiène alimentaire
Spécialité : surveillance de la chaîne alimentaire de la filière viande
THEME
Jury de soutenance
Président : EL HADEF EL OKKI. S. Professeur U.M.C
Rapporteur : AISSI. M. Professeur E.N.V. Alger
Co rapporteur : HARHOURA. K. Chargé de cours E.N.V. Alger
Examinateur : BENSEGUENI. A. Maître de conférence U.M.C
Examinateur : BENAKHLA. A. Professeur Centre Universitaire El- Tarf
IBRAHIM
Liste des tableaux
Liste des figures
Liste des photos
Liste des abréviations
Introduction……………………………………………………………………………………...1
PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE
1. Taxonomie ..............................................................................................................................2
4. La viande du dromadaire………………………………………………………………………….. 3
9. Conséquences de la contamination………………………………………………………………17
9.1. Conséquences sanitaires……………………………………………………………….18
PARTIE EXPERIMENTALE
1. Objectifs……………………………………………………………………………………………21
4. Méthodes…………………………………………………………………………………………. 23
4.1. Analyses bactériologiques………………………………………..…………………...23
4.1.1. Echantillonnage…………………..………………………………………………23
4.1.1.1. Mode d’échantillonnage……………………………………………………...23
4.1.1.2. Méthode de prélèvement……………………………………………………..23
4.1.1.3. Zônes et surface écouvillonnées……………………………………………...24
4.1.1.4. Transport et conservation des prélèvements………………………………….25
4.1.2. Méthodes d’ensemencement et de dénombrement des bactéries…………………26
4.1.2.1. Préparation des solutions mères et des dilutions décimales………………….26
4.1.2.2. Mode opératoire………………………………………………………………26
4.1.2.3. Ensemencement et dénombrement…………………………………………...27
4.1.2.3.1. Dénombrement de la flore aérobie mésophile totale…………………….27
4.1.2.3.1.1. Lecture et interprétation…………………………….................27
4.1.2.3.1.2. Estimation des petits nombres..…………………………….....28
4.1.2.3.2.Dénombrement des coliformes fécaux…………………………………...28
4.1.2.3.2.1. Lecture et interprétation…………………………….................29
4.1.2.3.2.2. Estimation des petits nombres..……………………………….29
4.1.2.3.3. Dénombrement des entérobactéries……………………………………...30
5. Resultats...……………………………………………………………………………………..38
6. Discussion …………………………………………………………………………………………71
Conclusion....................................................................................................................................76
Références bibliographiques
Annexes
Résumé
Partie bibliographie
Partie expérimentale
13 Comparaison des moyennes des coliformes fécaux entre les trois sites aux 47
risques de 5% et 1%.
Partie expérimentale
23 Pourcentages des moisissures isolées à partir des carcasses par site de prélèvement. 57
33 Pourcentage des levures isolées à partir des carcasses par site de prélèvement. 65
4 Dépouillement du dromadaire. 6
6 Eviscération du dromadaire. 7
AFNOR : Association Française de Normalisation
Aw : activity water
BLMT : Bouillon Lactose Mannitol Tamponnée
C° : degré Celsius
CF: Coliformes Fécaux
cm : centimètre
DSA : Direction des Services Agricoles
DSV : Direction des Services Veterinaries
ENT:Entérobactéries
E.N.V: Ecole National Vétérinaire
FAMT : Flore Aérobie Mésophile Total
g : gramme
ISO : International Standard Organisation
kg : Kilogramme
m : mètre
min : minute
mg : milligramme
ml : millilitre
Na cl : chlorure de sodium
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
PCA : Plat Count Agar
TIA : Toxi-infection Alimentaire
TIAC : Toxi-infection Alimentaire Commune
TSE : Tryptone Sel Eau
UFC : Unité Formant Colonie
VRBG: Gélose glucosée au cristal violet, au rouge neutre et à la bile
VRBL : Gélose Lactosée au cristal violet, au rouge neutre et à la bile
INTRODUCTION
De part sa valeur nutritive, la viande camelines est un aliment de choix. Sa richesse en eau,
en protéines de haute valeur biologique fait d’elle un aliment indispensable pour une ration
alimentaire équilibrée. Cependant et en raison même de ses qualités nutritionnelles, la viande
constitue un terrain favorable au développement microbien.
La qualité hygiénique des viandes dépend, d’une part de la contamination apportée par les
mains des opérateurs, les outils de travail et les plans de travail pendant les opérations d’abattage
et de la découpe, et d’autre part du développement et de la croissance des flores contaminantes
pendant le refroidissement, le stockage et la distribution.
Les abattoirs constituent l’un des points critiques majeurs de l’hygiène des viandes.
L’abattage est la principale phase de contamination. Aussi, 80 à 90% de la microflore retrouvée
dans la viande proviennent des abattoirs (JOUVE, 1990; CARTIER, 2007).
En effet, les différentes étapes de l’abattage comme le dépouillement et l’éviscération
présentent une multitude d’opportunités de transfert de germes sur les carcasses.
Une grande partie de ces germes sont saprophytes et provoquent des altérations. Il s’agit de
bactéries et de mycètes (levures et moisissures). Les germes d’altération agissent sur les
caractères organoleptiques des carcasses. Ils provoquent la putréfaction ; c’est à dire une
altération majeure des viandes. Les toxi-infections alimentaires et autres maladies infectieuses
d’origine alimentaire sont souvent liées à des défauts d’hygiène et peuvent être assez graves.
(ARVIEUX, 1998). Parmi ces micro-organismes pathogènes ; nous citons: Salmonella sp,
Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Listeria monocytogenes, Yersinia enterocolitica,
Clostridium perfringens, Bacillus cereus (COTTIN et al., 1985; FOURNAUD et JOUVE,
1990; DICKSON et ANDERSON, 1992).
L’objet de ce travail est l’appréciation indirecte du degré d’hygiène de «l’abattoir»
d’El Oued par l’intermédiaire de l’évaluation du niveau de contamination superficielle globale
des carcasses camelines.
Le but recherché est l’estimation du niveau de la charge bactérienne superficielle des
carcasses camelines et une analyse fongique qualitative des carcasses et de leur environnement
au niveau des abattoirs d’El-Oued.
Une étude bactérienne comparative avec deux carcasses bovines et deux carcasses ovines a
été réalisée.
1. TAXONOMIE
Les camélidés appartiennent à l’embranchement des vertébrés, classe des mammifères
ongulés et sous classe des placentaires (LASNAMI, 1986; PRAT, 1993; FAYE, 1997;
FALAH, 1997; CORRERA, 2006).
Les camélidés sont classés en deux espèces ; Camelus Dromaderius (dromadaire ou
chameau à une bosse rencontré en Afrique) et Camelus bactarianus (chameau de Bactriane ou
chameau à deux bosses rencontré en Asie).
Alors que l’espérance de vie du chameau est estimée à 100 ans, celle du dromadaire n’est
que de 35 à 40 ans et rarement 50 ans (BAAISSA, 1988). La vie économique du chameau est
souvent voisine de 20 ans.
Année
99-00 00-01 01-02 02-03 03-04 04-05 05-06 06-07
Espèce
Cameline (Qx) 3702.7 2262 5622.3 8109 12.568.6 13.651.5 9595.95 10753.9
4. LA VIANDE DU DROMADAIRE
La viande, obtenue après la mise à mort des mammifères domestiques, est le produit de
l’évolution post mortem du muscle strié (DRIEUX et al., 1962; CRAPLET, 1966; DUMONT
et VALIN, 1982).
La viande est consommée cuite mais aussi sous forme de « Kaddid » (viande désossée,
salée et séchée) (LASNAMI, 1986). La viande de dromadaire est rarement transformée (FAYE,
1997). Une carcasse de 100 kg, contiendrait, en moyenne, 77 kg de viande, 5 kg de graisse et 16
kg d’os. Elle est composée de 76, 2 % d’eau, 22 % de protéines, 1 % de graisse, et 0, 9 % de
matière minérale (FAYE, 1997; GAHLOT, 2000; CHAIBOU, 2005). Dans ces dernières, on y
trouve du potassium (350 mg/100g), du phosphore (190 mg/100g), du calcium (5mg/100g), de
magnésium (20mg/100g) et du sodium (75mg/100g). Ces valeurs sont proches des résultats
retrouvés par OULED El HADJ et al. (1999) sur le dromadaire «Sahraoui» (Tableau 2).
Tableau n° 2 : Constituants du muscle squelettique de dromadaire « Sahraoui» OULED El
HADJ et al. (1999).
Composants Pourcentage
Eau 74,8-77%
Protéine 20%
Glycogène 1,2%
Après le dépouillement de la région dorsale et des régions latérales, l'animal est soulevé
par un treuil et suspendu à des crochets muraux. Les organes génitaux externes sont sectionnés et
la cavité abdominale est ouverte. Les viscères abdominaux sont retirés en premier (Photo 6).
Le diaphragme sectionné et les viscères thoraciques sont enlevés mais laissés attachés par
la trachée. La tête et les membres sont entièrement dépouillés. La carcasse est fendue par la
suite en demi carcasse ou quartiers.
Cuisses 25,00%
Collier 08.80%
Epaules 22.30%
Bosse 08,00%
Flanchet 05.10%
Les surfaces des locaux (sols, murs, plafonds), le matériel (arrache cuir, treuil de
soulèvement, rail aérien, crochets), ainsi que le petit matériel personnel (couteaux, fusils, haches
…) et collectif (bacs, seaux, crochets) peuvent contribuer à la contamination des carcasses ;
notamment s’ils sont mal entretenus et mal conçus.
Que ce soit pour les locaux ou le matériel, leur conception doit aboutir à un compromis entre
l’hygiène, la sécurité et la résistance.
Les revêtements muraux et le sol mal conçus sont des nids pour les micro-organismes. Le
dispositif de suspension/manutention des carcasses doit être conçu de façon à éviter au maximum
les contactes des carcasses avec le sol et les murs tout au long de son cheminement.
Les sols et les murs avec des crevasses et des fissures sont difficiles à nettoyer. Les outils et les
surfaces de travail mal nettoyées constituent une source certaine de contamination. (KEBEDE,
1986; CARTIER, 2007).
6.2.3. Le milieu
6.2.3.1. L’eau et le sol
Le sol est une importante source des micro-organismes. On y trouve, les algues
microscopiques, les bactéries, et les champignons. Parmi les groupes bactériens les plus
représentés figurent les Actinomycétes , Pseudomonase, Arthrobacter, Azotobacter, Clostriduim,
Bacillus et Micrococcus.
Parmi les moisissures figurent : Penicillium, Aspergillus, Fusaruim, Rhizoctonia
(LEYRAL et VIERLING, 1997) et parmi les levures, figurent : Saccharomyces, Rhodotorula
,Torula. Les levures sont souvent associées aux plantes donc dans le sol. (CUQ, 2007 a). L’eau
très utilisée pour le nettoyage des locaux d’abattage, des outils de travail et le douchage des
carcasses, est souvent très contaminée. (GRAND, 1983 ; SCIONNEAU, 1993).
6.2.3.2. L’air
L’atmosphère des abattoirs est polluée par les déplacements des animaux et du personnel,
et la manutention du cuir lors de la dépouille et les viscères maintenus dans le hall d’abattage
(FOURNAUD, 1982; HINTON et al., 1998).
Le degré de pollution dépend de beaucoup de facteurs dont l’activité déployée (le nombre
de personnes présentes, le nombre d’animaux abattus et l’état de propreté de leur cuir), la taille
des ouvertures du local (LEYRAL et VIERLING, 1997).
L’air véhicule des Microcoques, des Staphylocoques et des Bacillus (LEYRAL et
VIERLING, 1997). L’air est riche en spores de moisissures et surtout le genre de Torulopsis.
(CUQ, 2007 a).
8.2. Le pH
Le pH est un paramètre très important dans la conservation de la viande, car à des valeurs
données, certaines bactéries peuvent voir leur croissance très ralentie voir même inhibée. La
diminution du pH ralentit la multiplication d’une grande partie de la flore de contamination de la
viande (BEAUBOIS, 2001; CUQ, 2007 a).
Les levures et moisissures sont beaucoup plus tolérantes que les bactéries à des pH bas.
Leur croissance optimale se situe entre 5 et 6. Cependant, certaines d’entre elles peuvent se
multiplier à pH 3 et d’autre à pH 8 (FOURNIER, 2003).
8.3. La température
La température détermine le devenir des germes de la viande. Chaque espèce bactérienne à
une température optimale de développement.
Beaucoup de moisissures nuisibles comme certaines espèces de Penicillium et de Cladosporium
sont psychrotrophes peuvent se développer lentement à des températures inférieures à 4°C. Ces
moisissures sont fréquemment impliquées dans l'altération d'aliments conservés au froid.
(LYREAL et VIERLING, 1997).
Les bactéries pathogènes pour l’homme se développent aisément à 37°C. Cependant, ces
même germes, isolés d’aliments, manifestent mieux leurs caractères d’identification à 30°C.
C’est le cas des Escherichieae, des Staphylococcies.
Les champignons sont généralement mésophiles. Leur croissance est optimale entre 20 et
25°C Cette croissance est souvent faible à 5°C et au-delà de 35°C.
Tableau n ° 4: Bactéries et température de croissance (LYREAL et VIERLING, 1997).
Psychrophiles -15 °C 15 à 20 °C 25 °C
Psychotropes 0 à 5 °C 25 à 35 °C 37 °C
Mésophiles 10 à 20 °C 37 °C 45 °C
Thermophile 25 à45 °C 50 à 55 °C 65 à 90 °C
8.4.2. Micro-aérophiles
Ces germes préfèrent ou exigent un potentiel d’oxydo-réduction réduit, ni trop élevé ni trop
faible. Les Lactobacillus et les Campylobacter appartiennent à ce groupe (LEYRAL et
VIERLING, 1997; CUQ, 2007 a; MARCHANDIN, 2007).
Les premiers sont largement retrouvés dans les produits alimentaires. Les lactobacilles sont
utiles dans certaines fermentations, ils sont aussi la cause de nombreuses altérations.
Les deuxièmes (Campylobacter) est un germe pathogène responsable de toxi-infections.
9. Conséquences de la contamination
2.2. Caractéristiques
Construit en matériau local (Djebs), l’abattoir d’El-Oued est construit sur l’emplacement de
l’ancien abattoir, actuellement transformé en parking. Sa superficie globale est de 8700 m2. Il
est fonctionnel depuis 1976.
L’abattoir d’El-oued comprend :
●Une salle de réception des animaux de 1600 m2, sans toiture et présentant un sol non
glissant.
Une salle de la stabulation semblable à la précédente, et munie de deux robinets d’eau.
Une salle, de 2000 m 2 pour l’abattage des bovins, des ovins et des camelins. Le sol est
couvert d’un carrelage glissant Les murs sont couverts jusqu’à 2 m de hauteur de faïence
facilement lavable. Le toit est en ciment. La salle d’abattage est dotée d’une chambre
froide de grande capacité.
●5 grandes fenêtres, 2 grandes portes, et 8 lampes, assurent l’éclairage de la salle.
L’équipement de travail est rudimentaire et comprend :
- 3 compresseurs à air utilisés pour le dépouillement des animaux.
- 6 treuils pour la suspension des carcasses.
- 8 postes d’eau.
Le matériel de travail (haches, couteaux) n’est pas personnalisé. L’abattage a lieu la nuit et en
absence du vétérinaire.
Les sacrificateurs travaillent chacun pour le compte de 2 ou 3 bouchers.
. Une petite salle annexée à l’abattoir pour le stockage des peaux et cuirs.
● L’évacuation de déchets et des eaux usées est reliée à la canalisation de la ville.
Un bureau de service vétérinaire.
Des vestiaires et des douches.
3. MATERIELS
3.1. Analyses bactériologiques
L’analyse bactériologique des échantillons a été effectuée au laboratoire de l’hygiène de la
wilaya d’El – Oued (Annexes 1).
3.2. Analyses mycologiques
Ont été effectué au niveau du laboratoire de parasitologie- mycologie de l'E.N.V- Alger.
(Annexe 3)
4. METHODES
4.1. Analyses bactériologiques
4.1.1. Echantillonnage
L’étude a été réalisée au niveau de l’abattoir d’El-Oued, sur des carcasses camelines
provenant de différentes régions de la willaya.
Les prélèvements des échantillons ont été réalisés sur la surface des carcasses en début de
chaîne d’abattage juste après le dépouillement. Les carcasses sont choisies de façon aléatoire.
Les écouvillons sont des disques cosmétiques en coton que l’on stérilise à 130 °C pendent 20
minute avant usage.
Pour des raisons de commodité de travail, de simplicité, et de rapidité, nous avons choisi la
technique d’écouvillonnage.
Les écouvillons humidifiés avant le prélèvement au moyen d’une solution stérile du
diluant BLMT.
La face humide de l’écouvillon doit être frottée, pendant moins de 20 secondes sur la
surface de la carcasse délimitée.
D’abord verticalement
Puis horizontalement
Puis en diagonale
Une pression aussi forte que possible doit être appliquée.
L’écouvillon doit être retourné.
Ensuite la même procédure d’échantillonnage doit être répétée avec la face sèche
de l’écouvillon.
Cette technique a été réalisée selon les dispositions de la norme ISO 17604 : 2003 (F). Elle
ne recueille que 20 à 40% des germes de surface.
Nombre
Visite de carcasses Nombre de Flores recherches
écouvillonnées prélèvements
Jeudi 4 12 prélèvements/visite Flore aérobie mésophile totale
Entérobactéries et Coliformes fécaux
Samedi 6 18 prélèvements/visite Flore aérobie mésophile totale
Entérobactéries et Coliformes fécaux
Dimanche 5 15 prélèvements/visite Flore aérobie mésophile totale
Entérobactéries et Coliformes fécaux
Jeudi 5 15 prélèvements/visite Flore aérobie mésophile totale
Entérobactéries et Coliformes fécaux
Nombre total de prélèvement : = 60. Un échantillon par carcasse consiste en trois prélèvements
dans trois sites différents de la carcasse.
L’épaule 10 cm 100 cm 2
Analyse bactériologique
Sol 9 ml 9 ml 9 ml
Mère Eau Eau Eau
La lecture et l’interprétation ont été faites selon la Norme Française : Norme XP V08-102.
Retenir les boites contenant moins de 300 colonies, au niveau de deux dilutions successives. Il
faut q’une boite renferme au moins 15 colonies.
Calculer le nombre N de microorganismes dénombrés à 30oC par ml, à l’aide de l’équation
suivante (LARPENT, 1997 et DUTRUC- ROSSET, 2003) :
∑C
N = -------------
1,1 x d
Où:
N : nombre d’UFC par ml de produit initial.
∑C: est la somme des colonies comptées sur les deux boites retenues
d : est le taux de dilution correspondant à la première dilution.
Le résultat final de microorganismes dénombrés à 30oC par ml est noté par un nombre
compris entre 1,0 et 9,9 multiplié par 10 x où x est la puissance appropriée de 10.
Arrondir les résultats calculés à deux chiffres significatifs après la virgule selon la règle
suivante :
- Si le chiffre après la virgule est inf à 5. Le chiffre précédent ne change pas.
- Si le chiffre après la virgule est supérieur à 5. Le chiffre précédent est augmenté d’une
unité.
- Si le chiffre après la virgule est égal à 5. Arrondir le chiffre précédent au chiffre entier le
plus proche.
Si la boite ensemencée avec 1 ml de la 1ère dilution retenue pour l’analyse renferme moins
de
15 colonies caractéristiques, exprimer le résultat comme suit (LARPENT, 1997 et DUTRUC-
ROSSET, 2003) :
N= cx 1
d
1
N = 1x
d
d : taux de dilution
Il s’agit de dénombrer toutes les colonies rouges ayant poussé en masse dans les boites en
tenant compte des facteurs de dilutions, dénombrer les boites entre 15 et 300 colonies. Faire
ensuite la moyenne arithmétique des colonies entre les différentes dilutions.
Calculer le nombre N de microorganismes dénombrés à 44,5 °C par ml, à l’aide de l’équation
suivante :
∑C
N = ------------
1,1 x d
Où:
N : nombre d’UFC par ml de produit initial.
∑C: est la somme des colonies comptées sur les deux boites retenues.
d : est le taux de dilution correspondant à la première dilution.
N= cx 1
d
N=1x 1
d
d : taux de dilution
Les entérobactéries sont isolées et dénombrées sur un milieu gélosé sélectif le VRBG. Les
prélèvements sont dilués jusqu'à 10-3. Les entérobactéries sont dénombrées après incubation à
37°C pendant 24h selon la méthode décrite ci-dessus.
On porte aseptiquement 1 ml des dilutions décimales allant de 10-1,10-2et10 -3 dans des
boites de Pétri vides préparées et numérotées à cet usage. On complète ensuite avec environ15
ml de gélose VRBG fondue puis refroidie à 47 ± 2°C dans un bain Marie. On homogénéise le
contenu en effectuant des mouvements circulaires et de « va-et-vient » en formes de « 8 » sur
une surface fraîche et horizontale pour permettre à l’inoculum de se mélanger à la gélose.
Calculer le nombre N de microorganismes dénombrés à 37°C par ml, à l’aide de l’équation
suivante
∑C
N = -------------
1,1 x d
Où:
N : nombre d’UFC par ml de produit initial
∑C: est la somme des colonies comptées sur les deux boites retenues.
d : est le taux de dilution correspondant à la première dilution.
4.1.2.3.3. 1. Estimation des petits nombres
Si la boite ensemencée avec 1 ml de la 1ère dilution retenue pour l’analyse renferme moins
de
15 colonies caractéristiques, exprimer le résultat comme suit :
N= cx 1
d
N=1x 1
d
d : taux de dilution
4.2.1. Echantillonnage
L’étude a été réalisée au niveau de l’abattoir d’El-Oued, sur des carcasses camelines
provenant de différentes régions. Les carcasses sont choisies de façon aléatoire. Les écouvillons
sont stériles de type coton tige.
Afin de recueillir des prélèvements de surface de carcasses camelines aux abattoirs, nous
avons utilisé la technique de l'écouvillonnage sec. Cette technique a été choisie pour sa
simplicité, sa rapidité d'exécution et sa longue conservation des échantillons.
4.2.1.2. Zônes écouvillonnées
Les prélèvements qui se sont étalés sur une période d’un mois ont porté sur 04 sites
suivants :
- Les surfaces : Les sols, les mures, le robinet et l’eau.
- Le matériel : les couteaux, les haches, les fusils, et les crochets.
- Le personnel (égorgeurs) : main droite et main gauche.
- Les carcasses: l’encolure, les épaules, le flanc, la cuisse,
Les prélèvements ont été effectués par écouvillonnage superficiel a l’aide d’écouvillons
stériles de type coton tige sec sur des superficies non délimitées le but n’étant pas de dénombrer
mais d’identifier.
A l’aide de l’écouvillon stérile, on frotte la surface choisie en effectuant des zigzags serrés
tout en roulant la tige de l’écouvillon sur son axe de telle sorte que toute la surface de
l’écouvillon ait été en contacte avec la surface à explorer.
Replacer délicatement l’écouvillon dans son tube. .
Dans de l'eau distillée, chauffée durant 30 minutes environ à 100 °C, y verser le milieu
culture sabouraud déshydraté a raison de 50 g/ L. Remuer sans cesse pour assurer la diffusion
homogène du milieu.Verser le milieu en fusion dans des flacons en verre stériles et autoclaver
(130°C pendant 15 minutes). Le milieu est coulé dans des boîtes de Pétri à raison de 12 ml
environ par boîte. La gélose dans les boites de pétri est refroidie sur la paillasse préalablement
désinfectée à l’eau de Javel.
4.2.3. Ensemencement
L'isolement des champignons se fait après ensemencement des prélèvements sur le milieu
d’isolement (milieu Sabouraud) et incubation à 27°C durant 48-72 heures.
L’ensemencement des prélèvements sur le milieu de culture Sabouraud s’effectue
directement à partir des écouvillons sans aucune dilution.
Sur une paillasse désinfectée à l’eau de Javel, et sur laquelle un bec benzène demeure allumé 10
à 20 min. retirer l’écouvillon de son tube et saisir de l’autre main la boite de Petrie contenant le
milieu de culture. A l’aide de l’écouvillon, effectuer des stries rentrant à la surface du milieu de
culture afin d’obtenir des colonies bien séparées. Incuber à 27°C durant 48à 72 h.
4.2.4. Identification
4.2.4.1. Moisissures
4.2.4.2. Levures
Les levures sont repiquées sur milieu Sabouraud pour identification ultérieure à l’aide
d’une galerie biochimique. La sélection des colonies de levures a été effectuée sur la base des
critères suivants : La taille (Grande, moyenne, petite), La couleur (Blanche, beige, rose, orange,
jaune, translucide), La forme (Plate, bombée, arrondie), La consistance ou la texture des colonies
(lisse, rugueuse, duveteuse, luisante, épaisse, collante).
Croissance à 37°C
Sensibilité actidione
Germination sérum
Pseudomycélium
Levures d’intérêt médical
Mycélium
Uréase
Candida albicans + + + + - R
Candida tropicalis + + + - - S
Candida pseudotropicalis + + - - - R
Candida krusei + + - - - S
Candida parapsilois + + - - - S
Candida guilliermondi + - (+) - - - R
Candida zeylanoides - (+) + - - - S
Candida lusitaniae + + - - - S
Candida viswanathii + + V - - S
Crytococcus neoformans + - - - + (4h) S
Cryptococcus albidus - (+) - - - + (24h) S
Cryptococcus laurentii V - - - + (24h) S
Cryptococcus terreus - - - - + (24h) S
Rhodotorula glutinis V - - - + V
Rhodotorula rubra V - - - + (24h) V
Saccharomyces cerevisiae V V - - - S
Torulopsis glabrata + - - - - S
Torulopsis candida + - - - - S
Torulosis dattila + - - - - S
Torulosis globosa V - - - - S
Torulosis haemulonii + - - - - S
Torulosis pulchemima V - - - - S
Trichosporon cutaneum + + + - + (-) V
Trichosporon capitatum = + + + - + (-) R
Geotrichum capitatum
Trichosporon fermentans = V - + - - R
Geotrichum fermentans
Geotrichum candidum V - + - - R
Le sérum de bovin a été utilisé comme milieu pour favoriser le développement des
filaments germinatifs des Candida albicans (test de germination).
On ensemence de manière stérile une colonie dans un tube contenant 1ml de sérum de bovin
stérile. Après une incubation de 4 heures à 37°C, on prélève une goûte du culot que l’on dépose
entre lame et lamelle, on recherche les tubes germinatifs au microscope optique au grossissement
x10 et x40.
Cette réaction est révélée par l’inoculation d’une colonie de levure dans un tube contenant
le réactif Urée-Indole de couleur orange qui en présence d’une uréase vire au rose-violet au bout
de 24h témoignant de la réduction de l’urée. On prélève de manière stérile une colonie de levures
que l’on inocule dans 1 ml d’urée-indol, on homogénéise la suspension à l’aide d’un agitateur
vortex
puis on incube à 37°C durant 4h puis 24h. Crytococcus neoformans est la seule espèce qui
produit une Uréase au bout de 4h d’incubation à 37°C.
CULTURE
Recherche des
Chlamydospores à 27°C Test de sensibilité a
l’actidione à 27°C
Test de la Blastèse à 37 C°
Tableau n°7 : Moyenne des analyses bactériologiques au niveau des 3 sites sur les 20
carcasses camélines.
Sites de prélèvement
Flore Epaule Flanc Cuisse Moyenne
Moy ± Etype Moy ± Etype Moy ± Etype
FAMT 2,01± 0,73 1,65 ± 0,65 1,71 ± 0,66 1,79 ± 0,19
ENT 0,96 ± 0,84 0,71 ± 0,53 0,85 ± 0,80 0,84 ± 0,12
CF 0,508 ± 0,33 0,49 ± 0,28 0,506 ± 0,37 0,50 ± 0,009
Les résultats montrent que sur les 60 échantillons, la flore de contamination globale des
carcasses est constituée essentiellement de flore mésophile totale (1,79 log10 ufc/cm 2), suivie par
les entérobactéries (0,84 log10 ufc /cm2 ) et les coliformes fécaux (0,50 log10 ufc /cm2 ).
2 1,79
Log 10 ufc /cm2
1,5
1 0,84
0,5
0,5
FAMT ENT CF
Figure n° 6 : Fréquence des flores bactériennes isolées dans la contamination globale des 20
carcasses camélines.
27%
16%
57%
.
FAMT ENT CF
Figures n° 7 : Pourcentage des flores bactériennes isolées dans la contamination globale des
20 carcasses camélines.
5.1.1.1. Evaluation de la contamination par site de prélèvement
5.1.1.1.1. Epaule
Pour la flore aérobie mésophile totale, 14 échantillons (70 %) ont présenté des résultats
pouvant faire l’objet d’une interprétation et 6 échantillons (30%) sont indénombrables et donc
non interprétables. Le niveau de contamination minimale est de l’ordre de 0,39 log10 ufc/cm2 et
le niveau de contamination maximale est de l’ordre de3,53 log10 ufc/cm2.
La moyenne logarithmique du taux de contamination sur les 14 carcasses est de l’ordre de 2,01
log10 ufc /cm2.
b) Entérobactéries
Pour les entérobactéries, 17 échantillons (85 %) ont présenté des résultats pouvant faire
l’objet d’une interprétation et 3 échantillons (15%) sont indénombrables et donc non
interprétables. Le niveau de contamination minimale est de l’ordre de 0,39 log10 ufc/cm2 et le
niveau de contamination maximale est de l’ordre de 3,45 log 10 ufc/cm2. La moyenne
logarithmique du taux de contamination sur les 17 carcasses est de l’ordre de 0,96 log10 ufc/cm2 .
c) Coliformes fécaux
Pour les coliformes fécaux 16 échantillons (80 %) ont présenté des résultats pouvant faire
l’objet d’une interprétation et 4 échantillons (20%) sont indénombrables et donc non
interprétables. Le niveau de contamination minimale est de l’ordre de 0,39 log10 ufc/cm2 et le
niveau de contamination maximale est de l’ordre de 1,69 log 10 ufc/cm2.
La moyenne logarithmique du taux de contamination sur les 16 carcasses est de l’ordre de 0,508
log10 ufc/cm2.
5.1.1.1.2. Flanc
Pour la flore aérobie mésophile totale, 15 échantillons (75 %) ont présenté des résultats
pouvant faire l’objet d’une interprétation et 5 échantillons (25%) sont indénombrables et donc
non interprétables. Le niveau de contamination minimale est de l’ordre de 0,39 log10 ufc/cm2 et
le niveau de contamination maximale est de l’ordre de 3,21 log10 ufc /cm2.
La moyenne logarithmique du taux de contamination sur les 15 carcasses est de l’ordre de 1,65
log10 ufc /cm2.
b) Entérobactéries
Pour les entérobactéries, 15 échantillons (75 %) ont présenté des résultats pouvant faire
l’objet d’une interprétation et 5 échantillons (25%) sont indénombrables et donc non
interprétables. Le niveau de contamination minimale est de l’ordre de 0,39 log10 ufc /cm 2 et le
niveau de contamination maximale est de l’ordre de1,74 log 10 ufc /cm2.
La moyenne logarithmique du taux de contamination sur les 15 carcasses est de l’ordre de 0,71
log10 ufc /cm2
c) Coliformes fécaux
Pour Les coliformes fécaux 15 échantillons (75 %) ont présenté des résultats pouvant faire
l’objet d’une interprétation et 5 échantillons (25%) sont indénombrables et donc non
interprétables. Le niveau de contamination minimale est de l’ordre de 0,39 log10 ufc /cm 2 et le
niveau de contamination maximale est de l’ordre de1,43 log10 ufc /cm2. La moyenne
logarithmique du taux de contamination sur les 15 carcasses est de l’ordre de 0,49 log10 ufc /cm2 .
5.1.1.1.3. Cuisse
Pour la flore aérobie mésophile totale, 14 échantillons (70 %) ont présenté des résultats
pouvant faire l’objet d’une interprétation et 6 échantillons (30%) sont indénombrables et donc
non interprétables. Le niveau de contamination minimale est de l’ordre de 0,39 log10 ufc/cm2 et
le niveau de contamination maximale est de l’ordre de2, 32 log10 ufc /cm2.
La moyenne logarithmique du taux de contamination sur les 14 carcasses est de l’ordre de 1,71
log10 ufc/cm2.
b) Entérobactéries
Pour les entérobactéries, 16 échantillons (80 %) ont présenté des résultats pouvant faire
l’objet d’une interprétation et 4 échantillons (20%) sont indénombrables et donc non
interprétables. Le niveau de contamination minimale est de l’ordre de 0,39 log10 ufc/cm2 et le
niveau de contamination maximale est de l’ordre de 3,38 log 10 ufc/cm2.
La moyenne logarithmique du taux de contamination sur les 16 carcasses est de l’ordre de 0,85
log10 ufc/cm2.
c) Coliformes fécaux
Pour Les coliformes fécaux 15 échantillons (75 %) ont présenté des résultats pouvant faire
l’objet d’une interprétation et 5 échantillons (25%) sont indénombrables et donc non
interprétables. Le niveau de contamination minimale est de l’ordre de 0,39 log10 ufc/cm2 et le
niveau de contamination maximale est de l’ordre de1,83 log10 ufc/cm2. La moyenne
logarithmique du taux de contamination sur les 15 carcasses est de l’ordre de 0,506 log10 ufc/cm2
- Récapitulatif
La flore aérobie mésophile totale est prédominante que ce soit au niveau de contamination
globale ou au niveau de chaque sites, l’épaule est le plus contaminé par cette flore avec une
valeur de 2,01 log10 ufc /cm 2 suivi par le cuisse 1,71 log 10 ufc/cm2 et le flanc 1,65 log10 ufc/cm 2.
Pour les entérobactéries la contamination est de l’ordre de 0,96 log10 ufc/cm2 pour l’épaule, 0,71
log10 ufc/cm2 pour le flanc et de 0,85 log10 ufc/cm2 pour la cuisse.
2,5
2,01
Log 10 ufc /cm2
2 1,65 1,71
1,5
1
0,5
0
E F C
0,6
0,4
0,2
0
E F C
0,6
0,508 0,49 0,506
0,5
Log10ufc/cm2
0,4
0,3
0,2
0,1
0
E F C
L’analyse statistique montre qu’il n’y pas de différence significative pour les FAMT au risque de
5% et 1% sur les trois sites écouvillonnées.
Tableau n° 11 : Comparaison des moyennes de FAMT entre les trois sites aux risques de
5% et 1%.
b) Entérobactéries
L’analyse statistique montre qu’il n’y pas différence significative pour les entérobactéries au
risque de 5% et 1% sur les trois sites écouvillonnées.
Tableau n° 12 : Comparaison des moyennes des entérobactéries entre les trois sites aux
risques de 5% et 1%
c) Coliformes fécaux
L’analyse statistique montre qu’il n’y pas différence significative pour Les coliformes
fécaux au risque de 5% et 1% sur les trois sites écouvillonnées.
Afin de pouvoir comparer nos résultats sur la contamination des carcasses camelines par rapport
aux autre espèces abattus, des écouvillonnage ont été effectuer sur deux carcasses bovines et
deux carcasses ovines.
Notons que les sites de prélèvements retenus sont toujours les même (épaule, flanc et cuisse).
Tableau n° 13 : Comparaison des moyennes des coliformes fécaux entre les trois sites aux
risques de 5% et 1%
Les résultats montrent que sur les 6 échantillons, la flore de contamination globale des
carcasses est constituée essentiellement de flore mésophile totale (3,08 log10 ufc/cm 2), suivie par
les entérobactéries (2,90 log10 ufc /cm2) et les coliformes fécaux (2,72 log 10 ufc/cm2 )
Tableau n° 14 : Moyenne des analyse bactériologiques au niveau des 3 sites sur les
carcasses ovines.
3
Log10ufc/cm2 2,9
2,9
2,8 2,72
2,7
2,6
2,5
FAMT ENT CF
Figure n° 11: Fréquence des flores bactériennes isolées sur les carcasses ovines.
En terme de pourcentage, la flore mésophile totale représente 35% de la flore dénombrée,
33% pour les entérobactéries et 32% pour les coliformes fécaux.
La flore aérobie mésophile totale est légèrement prédominante que ce soit au niveau de la
contamination globale ou au niveau de chaque sites, l’épaule est le plus contaminé par cette flore
avec une valeur de 3,10 log10 ufc/cm2 suivi par le flanc 3,09 log10 ufc/cm2 et la cuisse 3,065.
3,1
3,1
3,09
3,09
Log10 ufc/cm2
3,08
3,07
3,06
3,06
3,05
3,04
E F C
3,2 3,09
3,02
Log 10 ufc /cm2
3
2,8
2,6
2,6
2,4
2,2
E F C
3
2,84
Log 10 ufc /cm2
2,8 2,7
2,62
2,6
2,4
2,2
E F C
Tableau n° 15 : Moyenne des analyse bactériologiques au niveau des 3 sites sur les
carcasses bovines.
(FAMT : Flore Aérobie Mésophile Totale ; ENT : Entérobactéries ; CF : Coliformes Fécaux ;Moy :
moyenne logarithmique du nombre d’Unités Formant Colonies (ufc) pour la surface de 1cm2 ; Etype:
Ecart type)
Les résultats montrent que sur les 6 échantillons, la flore de contamination globale des
carcasses est constituée essentiellement de flore mésophile totale (2,76 log10 ufc/cm 2 ) , suivie
par les entérobactéries (2,16 log10 ufc/cm 2 ) et les coliformes fécaux (1,66log10 ufc /cm2 )
3 2,76
2,5 2,16
Log 10 ufc/cm2
2 1,66
1,5
1
0,5
0
FAMT ENT CF
Figure n° 15 : Fréquence des flores bactériennes isolées sur les carcasses bovines.
25%
42%
33%
FAMT ENT CF
Figure n° 16 : Pourcentage des flores bactériennes isolées sur les carcasses bovines.
2,9 2,85
2,81
Log 10 ufc /cm2
2,8
2,7
2,63
2,6
2,5
E F C
3 2,6
2,5
Log 10 ufc /cm2
2,07
1,83
2
1,5
1
0,5
0
E F C
Pour les coliformes fécaux la contamination est de l’ordre de 2,13 log10 ufc /cm2 pour l’épaule et
de 1,21 log10 ufc /cm 2 pour le flanc et de 1,64 log10 ufc/cm2 pour la cuisse.
2,5 2,13
Log 10 ufc /cm2
2 1,64
1,5 1,21
0,5
E F C
L’analyse fongique a porté sur un total de 208 prélèvements (Tableau 16). Ces
prélèvements ont été effectués à partir de :
19 carcasses camélines (76 prélèvements): l’encolure (19 de prélèvements), épaule (19 de
prélèvements), flanc (19 de prélèvements), cuisse (19 de prélèvements)
Personnel d’abattage : un total de 12 prélèvements.
Les outils de travail : couteaux (20 prélèvements), haches (8 prélèvements), fusils (20
prélèvements)
Bâtiment : mûrs (20 de prélèvements), sols (20 de prélèvements), crochets (20 prélèvements),
eau du robinet (8 de prélèvements) et le robinet (4 prélèvements).
108 écouvillons sur les 208 (51,92 %) ont présentées un développement fongique sur les boites
de pétri (levures, moisissures ou les deux) avec une nette prédominance des moisissures.
208 Prélèvements
Repiquage et
réensemencement sur
galerie
5.2.1. Moisissures
30 28
25
Penicillium sp
20
20 Cladosporium sp
15 Mucorale sp
11
10 Aspergillus niger
5 4 Alternaria sp
5
0
(Car : Carcasses, P: Personnels, Ct: Couteaux, Fs : Fusils, H : Haches, M : Murs, S : Sols, Cro :
Crochets, E : Eau de robinet, R : robinet).
18 Carcasses
17
16 Personnels
14 14 Couteaux
13
12 Fusils
10 Haches
8 Murs
6 6 6 Sols
5 5
4 Crochets
2 1 1 Eaus
0 0
Robinets
5.2.1.1. Carcasses
Sur les 19 carcasses, 10 (52, 63%) sont contaminées par les moisissures. 14 moisissures ont
été isolées sur les 10 carcasses. On note une prédominance de Mucorale sp avec 6 isolats. Deux
carcasses sur les dix (18 et 6) sont poly infestées.
(P. sp: Penicillium sp, Cl sp : Cladosporium sp, Mu sp : Mucorale sp , A.n : Aspergilus niger,
Alt sp: Alternaria sp).
21,43%;3
21,43%;3
Penicillium sp
Cladosporium sp
Mucorale sp
14,29%;2
Alternaria sp
42,86%;6
14,29% ;2
7,14% ;1
0% ;0
78,57% ;11
EN E F C
Figure n° 23 : Pourcentages des moisissures isolées à partie des carcasses par site de
prélèvement.
(EN : encolure, E: épaule, F: flanc, C: cuisse)
5.2.1.2. Personnels
Sur les 12 opérateurs, un abatteur (n° 7) présentait des mains contaminées par 01
penicillium sp.
5.2.1.3.1. Couteaux
Sur les 20 couteaux, 9 (45%) sont contaminées par les moisissures. 13 moisissures ont été
isolées sur 9 couteaux. On note une prédominance de Penicillium sp avec 6. Deux couteaux sur
neuf (10 et 18) sont poly infestés.
Tableau n° 20 : Fréquence des moisissures isolées à partir des couteaux.
Site de P. sp Cl.sp Mu.sp A.n Alt.sp Total N
prélèvement d’espese
Couteau 6 1 1 1
Couteau 8 1 1 1
Couteau 10 1 1 1 3 3
Couteau 12 1 1 1
Couteau 15 1 1 1
Couteau 16 1 1 1
Couteau 18 1 1 1 3 3
Couteau 19 1 1 1
Couteau 20 1 1 1
Occurrence 6 4 2 1 0 13
Proportion % 46,15 30,77 15,38 7,69 0
7,69% ;1
15,38% ;2
Penicillium sp
Cladosporium sp
46,15% ;6
Mucorale sp
30,77% ;4 Aspergillus niger
5.2.1.3.2. Fusils
Sur les 20 fusils, 5 (25%) sont contaminées par les moisissures. 5 moisissures ont été
isolées sur les 5 fusils. 3 (60%) Penicillium sp et 2 (40%) de Mucorale sp. Les 5 fusils sont mono
infestées.
Tableau n° 21: Fréquence des moisissures isolées à partir des fusils.
Site de P. sp Cl.sp Mu.sp A.n Alt.sp Total N
prélèvement d’espese
Fusil 6 1 1 1
Fusil 11 1 1 1
Fusil 13 1 1 1
Fusil 15 1 1 1
Fusil 18 1 1 1
Occurrence 3 0 2 0 0 5
Proportion 60 0 40 0 0
40%;2
Penicillium sp
60%;3 Mucorale sp
5.2.1.4. Bâtiments
5.2.1.4.1. Murs
Sur les 20 prélèvements des murs, 5 (25%) sont contaminées par les moisissures. 6
moisissures ont été isolées sur les murs.
Penicillium sp
Cladosporium sp
33,33% ;2 Aspergillus niger
50% ;3
5.2.1.4.2. Sols
Sur les 20 prélèvements de sol, 11 (55%) sont contaminées par les moisissures, 17moisissures
ont été isolées sur les sols. On note une prédominance de Penicillium sp avec 9 isolats suivi par
le Cladosprium sp 5 isolats. Six sols sont poly infestés.
16,67% ;1
Penicillium sp
Cladosporium sp
50% ;3
Aspergillus niger
33,33% ;2
5.2.1.4.5. Robinet
Sur les 4 prélèvements, un a été contaminé par Cladosporuim sp.
5.2.2. Levures
82 sur les 108 ont été retenues pour l’identification des levures. Les boites retenues ont été
celles contenant des colonies bien distinctes les unes des autres. Les boites envahies par des
moisissures ou excessivement contaminées par des bactéries ainsi que les boites trop chargées
ont été écartées. Ainsi, 97 colonies ont été sélectionnées pour identification. Sur ces 97 colonies
sélectionnées, un total de 56 levures ont pu être identifiées appartenant aux genres et espèces
suivants: Rhodotorula rubra, Rhodotorula glutinis, Geotrichum sp, Torulopsis sp, Cryptococcus
neoformans, Cryptococcus sp.
Tableau n° 26 : Fréquence et pourcentage global des levures isolées.
25 Rhodotorula rubra
25
20 Rhodotorula glutinis
Geotrichum sp
15 13
11 Torulopsis sp
10
Cryptococcus
5 Figure n° : Fréquence
4 global des levures isolées neoformans
2 Cryptococcus sp
1
0
(Car : Carcasses, P: Personnels, Ct: Couteaux, Fs : Fusils, H : Haches, M : Murs, S : Sols, Cro :
Crochets, E : Eau de robinet, R : robinet).
20 20 Carcasses
Personnels
Couteaux
15
Fusils
11 Haches
10
8 Murs
7
Sols
5 Crochets
3
2 2 2 Eaus
1
0 0
Robinets
Cryptococcus
neoformans
42,86% ;3
14,29%;1
42,86%;3 14,29%;1
28,57%;2
EN E F C
Figure n° 33 : Pourcentages des levures isolées à partir des carcasses par site de
prélèvement.
5.2.2.2. Personnels
Sur les 12 opérateurs, 02 abatteurs (n° 5 et n°10) ont été contaminées par Geotrichum sp
et Cryptococcus sp respectivement.
5.2.2.3. Matériel d’abattage
5.2.2.3.1. Couteaux
Sur les 20 couteaux, 7 (35%) sont contaminés par les levures. 8 levures ont été identifiées sur 7
couteaux. 01 couteau (n°18) a été ploy infesté.
Rhodotorula glutinis
Geotrichum sp
25% ;2
37,50% ;3 Torulopsis sp
5% ;1
20% ;4 Rhodotorula rubra
Geotrichum sp
35% ;7 Torulopsis sp
Geotrichum sp
33,33% ;1
91% ;10
Rhodotorula rubra
Torulopsis sp
9% ;1
5.2.2.4.5. Robinet
Sur les 4 prélèvements, un robinet est contaminé par Rhodotorula rubra.
6. DISCUSSION
Nos résultats ont montré que la flore aérobie mésophile totale est la flore prédominante que
ce soit au niveau de l’évaluation de contamination globale de la carcasse ou au niveau de chacun
des trois sites prélevés.
Pour cette flore, la moyenne des dénombrements des trois sites qui expriment la qualité
hygiénique des carcasses, est de l’ordre de 1,79 log10 ufc/cm2. Cette flore est de l’ordre de 2,76
log10 ufc / cm2 chez les carcasses bovines et 3,08 log10 ufc /cm2 chez les carcasses ovines.
Ce taux de contamination faible chez le dromadaire par rapport aux deux autres espèces
peut s’expliquer par la méthode de dépouillement spécifique du dromadaire.
Le dépouillement des camelins se fait en position stérno-abdominale ce qui réduit le risque
de contamination par cette flore, contrairement a celui des bovins et ovins, qui se fait en
décubitus dorsale et cela va augmenter le risque de contact entre le cuire et la carcasse et les
mains des sacrificateurs.
6.1.1.2. Entérobactéries
Au cours de notre étude, nous avons enregistré un taux de contamination globale par les
entérobactéries 0,84 log10 ufc/cm2 chez les dromadaires. Cette flore est de l’ordre 2,16 log10
ufc/cm2 chez les bovins et de l’ordre 2,90 log10 ufc/cm2 chez les ovins.
Le taux de contamination élevé par cette flore enregistrée sur les carcasses bovines et
ovines par rapport aux carcasses camelines s’explique par la différence de la modalité de
dépouillement des trois espèces. La contamination la plus élevée a été enregistrée sur les
carcasses ovines car le dépeçage de cette espèce se fait par les mains ce qui augmente le risque
de contamination par cette flore.
6.1.2. Répartition des flores selon les sites sur les carcasses camelines
L’occurrence la plus élevée de moisissures au cours de notre étude a été enregistrée sur les
sols avec un total de 17 moisissures, suivi par les carcasses avec 14 moisissures, les couteaux
avec 13 moisissures, les murs et les crochets avec 6 moisissures pour chacune et les fusils et les
haches avec 5 moisissures pour chacune.
Les moisissures identifiées au cours de notre étude et classées selon leurs prédominance est
la suivante ; Penicillium sp a été le plus fréquent avec 28 isolement, suivi par le Cladosprium sp
avec 20 isolements, Mucorale sp avec 11 moisissures, Aspergillus niger avec 5 isolements et
Alternaria sp avec 4 isolements.
Penicillium sp et Cladosporium sp ont été les moisissures les plus fréquemment isolées
dans notre étude avec un pourcentage de 52,94% et 29,41% respectivement.
Au cours de notre étude, Penicillium sp a été le plus fréquemment isolé sur les couteaux
suivis de Cladosprium sp. , les Mucorales, et Aspergillus niger.
Nos résultats sont proches de ceux obtenus à partir des sols. Ceci, peut s’expliquer par le
non respect des règles d’hygiène par les manipulateurs. En effet, les manipulateurs ont tendance
à poser leur matériel de travail (couteaux et haches) sur le sol.
6.2.1.4. A partir des murs
Cladosprium sp, Aspargillus niger et le Penicillium ont été isolés à partir des murs. Nos
résultats sont en accord avec ceux d’autres auteurs en Egypte (YASSIEN et al , 1989;
MANSOUR et al, 1990; REFAI et al, 1993 et ISMAIL, 1995)
Penicillium sp , Cladosprium sp. et Aspargillus niger ont été isolés sur les prélèvements
muraux. Nos résultats sont proches de ceux obtenus à partir du sol. Ceci peut s’expliquer par le
fait que les crochets utilisés sont fréquemment entreposés sur le sol.
Penicillium sp et les Mucorales sp ont été isolés à partir des fusils. En plus de Penicillium
sp., nous avons isolé Cladosporium sp à partir des haches.
6.2.2. Levures
42,26% de colonies repiquées n’a pu être identifiée car nous nous sommes basés sur le
tableau des levures d’intérêt médical ; c'est-à-dire ne comprenant que 7 genres différents :
Candida, Rhodotorula, Cryptococcus, Torulopsis, Saccharomyces, Trychosporon et Geotrichum.
Au cours de notre étude, l’occurrence la plus élevée des levures a été enregistrée sur les
fusils avec un total de 20 levures suivi par les sols 11 levures, les couteaux 8 levures, les
carcasses 7 levures, les haches 3 levures, les murs, les crochets et les personnels avec 2 levures
pour chacun.
Au cours de notre étude et selon leur prédominance, les levures identifiées sont classées
comme suite, Rhodotorula rubra (25 fois) suivi de Rhodotorula glutinis (13fois), Geotrichum sp
(11fois), Torulopsis sp (4 levures), Cryptococcus neoformans (2 fois) levures, Cryptococcus sp
(1 fois).
Dans notre étude, Rhodotorula rubra, Rhodotorula glutinis et Geotrichum sp ont été les
levures les plus fréquemment isolées sur les outils de travail. Ces résultats révèlent qu’il y a une
contamination croisée entre les outils surtout entre les fusils et les couteaux.
Geotrichum sp, Rhodotorula glutinis, Cryptococcus neoformans ont été isolés sur les
carcasses. Sur la totalité des carcasses, toutes les régions présentent l’occurrence est
sensiblement la même.
Deux levures (Geotrichum sp, Rhodotorula glutinis) parmi les trois qui sont isolées sur les
carcasses, ont été également isolées sur les outils des travail, ce qui laisse penser qu’il y a une
contamination croisée entres les outils des travail et les carcasses.
Notre étude révèle l’absence totale de Rhodotorula rubra sur la surface des carcasses. Ceci
peut s’expliquer par l’absence de contact avec le sol, les murs, les crochets. Cependant, nous
avons isolé Cryptococcus neoformans, levure saprophyte du tube digestif des oiseaux et très
pathogène pour l’homme.
Au cours de notre étude, nous avons isolés deux levures (Cryptococcus sp et Geotrichum
sp.) à partir des mains des sacrificateurs.
CONCLUSION
Prendre toutes les mesures de préparation des carcasses dans les meilleures conditions,
ceci par :
2- Eviter l’accès des oiseaux et des rongeurs dans les locaux d’abattage
3- Douchage des animaux avant l’abattage pour l’élimination des souillures fécales.
4-Maîtriser l’abattage par une bonne hygiène des opérations telles la saignée, le dépouillement…
5- Nettoyage et désinfection des locaux et du matériel par des solutions antimicrobiennes à la fin
de la journée.
2. ANGELOTTI, R. (1968)
Prevension of food born infection. In: Hygiène et technologique de la viande fraîche, Edition du
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Matériel et Verreries
PCA
TDYM
VRBL
VRBG
TSE
BLMT
Eau physiologique.
VV
Matériels et Verreries
Milieux de culture
Recto Verso
Aspergillus niger (Sabouraud)
Cladosprium sp (Sabouraud)
Mots clés : Abattoir, Carcasses, Camélines, Bovines, Ovines, Hygiène, Contamination superficielle, Bactérienne,
Fongique.
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ABSTRACT
To assess the health of the slaughterhouse in El Oued and the hygiene of slaughter processes, our study focused on
the flora of surface contamination of carcasses camel bacterial and fungal.
The flora is the predominant flora aerobic mesophilic total (1.79 log10 cfu/cm 2, 57%) followed by enterobacteria
2 2
(0.84 log10 cfu/cm ; 27%) and fecal coliform (0.50 log10 cfu / cm , 16%).
The contamination rates are significantly lower than those recorded on beef carcasses (2.76 log10 cfu / cm2 for flora
2 2
aerobic mesophilic total; 2.16 log10 cfu / cm for Enterobacteriaceae and 1.66 log 10 cfu / cm for fecal coliform), And
2 2
sheep (3.08 log10 cfu / cm for flora aerobic mesophilic total, 2.90 log 10 cfu / cm for Enterobacteriaceae and 2.72
2
log10 cfu / cm for fecal coliform).
To study fungi, we have identified five molds (Penicillium sp 28 times or 41.18%; Cladosporium sp 20 times or
29.41%; Mucorales sp 11times or 16.18%; Aspergillus niger 5 times or 7.35% and Alternaria 4 times or 5.88%)
and six yeast (Rhodotorula rubra 25 times or 44.64%, Rhodotorula glutInis 13 times or 23.21%, Geotrichum sp 11
times or 19.64%, Torulopsis sp 4 times or 7, 14%, Cryptococcus neoformans 2 times or 3.57%, and Cryptococcus sp
1 time or 1.79%)
Keywords: Slaughterhouse, Carcasses, Camel, Beef, Sheep, Hygiene, Surface contamination, Bacterial, Fungal.