Les plantes ont constitué le premier et principal outil thérapeutique à la disposition de
l’homme et ce, pendant de nombreux siècles. Dans diverses civilisations et sur tous les
continents, les pharmacopées végétales se sont développées et enrichies grâce à l’empirisme.
Avec un don d’observation inégalé, les anciens ont pu mettre en évidence des propriétés
curatives ou préventives des plantes médicinales qui n’ont d’ailleurs, jamais été démenties par
l’usage [1].
Les plantes médicinales sont devenues importantes pour la recherche pharmacologique et
l’élaboration des médicaments, non seulement lorsque les constituants des plantes sont utilisés
directement comme agents thérapeutiques, mais aussi comme matières premières pour la
synthèse de médicaments ou comme modèles pour les composés pharmacologiquement actifs
[2]. Ainsi, malgré le développement du médicament de synthèse, le médicament végétal sous
ses différentes formes continue à occuper une place de choix. Entre 20.000 et 25.000 plantes
sont utilisées dans la pharmacopée humaine. 75% des médicaments ont une origine végétale
et 25% d’entre eux contiennent au moins une molécule active d’origine végétale [3], soit un
total de 120 composés provenant de 90 plantes différentes [4].
La croissance de l’industrie pharmaceutique et le développement incessant de nouveaux
produits médicaux synthétiques et biologiques plus efficaces n’ont pas pour autant réduit
l’importance de l’utilisation des plantes médicinales. Au contraire, la croissance
démographique dans le monde et l’intérêt croissant manifesté au niveau des nations
industrialisées ont considérablement augmenté la demande spécifique aux plantes aromatiques
et médicinales et à leurs produits dérivés. Ainsi, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
estime que la médecine traditionnelle couvre les besoins en soins de santé primaire de 80% de
la population mondiale [5]. En Afrique, près de 6377 espèces de plantes sont utilisées, dont
plus de 4000 sont des plantes médicinales, ce qui constitue 90% de la médecine traditionnelle
dans ce continent [6]. Cependant, la médecine traditionnelle comporte un certain nombre de
risque incluant la toxicité de certaines plantes et l’interaction des plantes avec les
médicaments de synthèse ou avec d’autres produits naturels, pouvant occasionner par
conséquent, des effets secondaires [7][8]. Certaines plantes contiennent des principes actifs
qui peuvent être extrêmement puissants, d’autres sont toxiques à faible dose. Le fait que l’on
utilise que des plantes ne signifie pas que cela est sans danger [9], une plante sur dix est
vénéneuse [10]. De plus, les données relatives à l’innocuité et à l’efficacité ne sont
disponibles que pour un nombre restreint de plantes, leurs extraits et principes actifs et les
préparations qui les contiennent [11]
Le Maroc, de par sa gamme de climats très variée et sa situation géographique, possède un
ensemble considérable d’espèces naturelles qui représentent un patrimoine phytogénétique de
très grande importance vu leur mode de répartition spatiale et leur rôle dans l’équilibre
écologique. La valorisation de ces ressources est devenue donc indispensable.
Les huiles essentielles extraites de ces plantes constituent un complexe de molécules
bioactives qui possèdent diverses propriétés biologiques intéressantes. Elles trouvent
application dans divers domaines : médecine, pharmacie, cosmétologie, alimentation et
agriculture. L’intérêt suscité pour ces essences s’accroît constamment et connaît d’ailleurs,
ces derniers temps un engouement sans précédent. La recherche tendant à découvrir des
agents thérapeutiques de plus en plus efficaces et avec le moins d’effets secondaires possible,
trouvent en ces huiles essentielles de potentielles alternatives pour remédier à différents
problèmes notamment, à l’émergence de la résistance microbienne aux antibiotiques
L’intérêt de ce travail est d’étudier la composition et l’activité biologique d’un espèce précis
connu par son nom scientifique thymus vulgaris ou thym commun
Notre présent Travail cherche à approfondir les connaissances sur les huiles essentielles, leur
technique d’extraction et d’analyse ainsi leur activité biologique mais aussi, leur toxicité afin
de s’assurer de leur innocuité.
Nous avons choisi comme étude de cas l’exemple de deux huiles essentielle extraites de deux
espèces marocaines de thym qui appartient à la famille de Lamiacées, Thymus vulgaris (TV)
et Thymus satureioïdis (TS), extraites par hydro distillation et analysées par chromatographie
en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (CPG-SM).
Ce travail donc comprend les points suivants :
Des généralités sur les plantes médicinales, aromatique, ainsi que les huiles
essentielles.
Les différentes technique et méthode d’extraction et d’analyse quantitative des huiles
essentielles.
L’activité antibactérienne, ainsi que l’activité antioxydante des huiles essentielles.
Etude de cas sur la composition chimique et activité antibactérienne des huiles
essentielles de deux plantes aromatiques du centre nord marocain : Thymus vulgaris et
Thymus satureioïdis.
Ce travail comprend les points suivants :
Des généralités sur les plantes médicinales, aromatique, ainsi que les huiles
essentielles.
Les différentes technique et méthode d’extraction et d’analyse quantitative des huiles
essentielles.
L’activité antibactérienne, ainsi que l’activité antioxydante des huiles essentielles.
Etude de cas : la composition chimique et activité antibactérienne des huiles
essentielles de deux plantes aromatiques du centre nord marocain : Thymus vulgaris et
Thymus satureioïdis.