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Cours Reseau Electrique 4 GELE 2018

Le document décrit les éléments clés des réseaux d'énergie électrique au Cameroun, y compris l'autoroute de l'électricité qui transporte l'énergie sur de longues distances à haute tension, les réseaux de distribution qui acheminent l'électricité aux consommateurs à moyenne et basse tension, et la nécessité d'adapter continuellement la production à la consommation en temps réel.

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Cours Reseau Electrique 4 GELE 2018

Le document décrit les éléments clés des réseaux d'énergie électrique au Cameroun, y compris l'autoroute de l'électricité qui transporte l'énergie sur de longues distances à haute tension, les réseaux de distribution qui acheminent l'électricité aux consommateurs à moyenne et basse tension, et la nécessité d'adapter continuellement la production à la consommation en temps réel.

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Contents

CHAPITRE 0 : Introduction aux systèmes des réseaux d’énergie électrique ........................................ 4


I. GENERALITES ................................................................................................................................... 4
II. CONDITIONS D’ENVIRONNEMENT DES RESEAUX ELECTRIQUES ..................................................................... 5
III. CLASSIFICATION DES RESEAUX ELECTRIQUES ......................................................................................... 8
CHAPITRE 1 : Eléments des réseaux d’énergie électrique ....................................................................................... 14
INTRODUCTION GENERALE......................................................................................................................... 14
PREMIERE PARTIE : LES POSTES ELECTRIQUES .................................................................................................. 14
I. LA FONCTION DES POSTES D’ENERGIE ELECTRIQUE ................................................................................ 14
II. TECHNOLOGIE DES POSTES ............................................................................................................... 15
III. LA STRUCTURE DES POSTES .............................................................................................................. 16
IV. LES TYPES DE POSTES ..................................................................................................................... 16
V. Les composantes d’un poste électriques............................................................................................. 18
DEUXIEME PARTIE : LES LIGNES ELECTRIQUES DE TRANSPORT ET DE DISTRIBUTION D’ENERGIE ELECTRIQUE ................... 22
I. Matériau conducteur de courant ....................................................................................................... 23
II. Les autres éléments d’une ligne aérienne ........................................................................................... 25
7) Support en béton armé................................................................................................................ 27
Chapitre 2 : Tracé et section des conducteurs dans les Réseaux d’énergies Electrique ................................................... 29
1ère Partie : Le Tracé des Réseaux Electriques .................................................................................................. 29
I. Les éléments du tracé d’une ligne aériennes ....................................................................................... 29
II. Les cantons ................................................................................................................................... 30
III. Les dérivations sur les tracés .......................................................................................................... 30
IV. Le layon Central ............................................................................................................................. 30
2 ème Partie : Les paramètres de la Ligne Electrique et des Postes ........................................................................ 31
I. Résistance active des lignes électriques aériennes .............................................................................. 31
II. Réactances des lignes électriques aériennes ...................................................................................... 32
III. Conductibilité capacitive de la ligne Electrique ..................................................................................... 36
IV. Schéma équivalent des lignes électriques aériennes ............................................................................. 36
V. Schéma équivalent des transformateurs de puissance à 02 enroulements ............................................... 38
VI. Schéma équivalent des transformateurs de puissance à 𝟎𝟑 enroulements .............................................. 42
Chapitre 3 : Les régimes de neutre dans les systèmes Electriques ........................................................................... 48
I. Généralités ................................................................................................................................... 48

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II. MISE A LA TERRE ET ISOLATION DU CONDUCTEUR NEUTRE ............................................................................ 50
III- LES REGIMES D’ENERGIE ELECTRIQUE MOYENNE TENSION............................................................................ 51
IV. LES RESEAUX D’ENERGIE ELECTRIQUE HAUTE TENSION ................................................................................ 55
V. LES RESEAUX D’ENERGIE ELECTRIQUE BASSE TENSION ................................................................................ 56
CHAPITRE 4 : CALCULS DANS LES RESEAUX DE DISTRIBUTION (OUVERT) ....................................................................... 57
I. INTRODUCTION ............................................................................................................................... 57
II. CALCUL DES CHUTES DE TENSION DANS LES RESEAUX OUVERTS .............................................................. 57
III. CALCUL DES PERTES DE PUISSANCE DANS LES RESEAUX ELECTRIQUES OUVERTS ........................................ 64

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CHAPITRE 0 : Introduction aux systèmes des réseaux
d’énergie électrique
I. GENERALITES
L’électricité ne peut pas être stockée, chaque demande supplémentaire d’énergie implique une production
supplémentaire. Le lieu de production d’énergie électrique peut se trouver plus ou moins éloigné des lieux de
consommation. L’un des avantages de l’électricité par rapport aux autres énergies est sa facilité de transport.
Pour réaliser la liaison entre les lieux de production et de consommation, il est nécessaire d’utiliser :
➢ Soit des canalisations sous-terraines ;
➢ Soit des lignes aériennes.
Les problèmes en matière de transport d’énergie sont les pertes engendrées dans les lignes, les couts de
réalisation de ces lignes, la qualité d’énergie électrique.
Le système électrique comprend des sites de production (Centrales hydroélectriques, Centrales nucléaires,
Centrales thermiques, Centrales solaires,…) et des lieux de consommation (villes, communes, entreprises,…). Et
ceux-ci reliés par les réseaux électriques (Réseau de transport et de distribution). Ce dernier a pour rôle
d’acheminer l’énergie vers les lieux de consommation avec des étapes d’élévation et de baisse des niveaux de transport
dans les postes électriques. La tension à la sortie des centrales est portée à des grandes tensions pour limiter les
pertes d’énergie sous forme de chaleur dans les conducteurs. Ensuite, la tension est progressivement réduite au plus
près des consommateurs. Pour raccorder au réseau de transport une nouvelle ligne haute tension, il faut à chaque
extrémité soit construit un nouveau poste, soit utiliser un ancien poste.

DEVOIR 1 :
• L’autoroute de l’électricité au Cameroun
Travail à faire : définition, classification, caractéristiques techniques, les tensions acceptables, exemple de
schéma unifilaire de l’autoroute et proposer un gestionnaire
• Graphiques des charges au Cameroun.

Comme l’électricité ne se stocke pas en grande quantité, la production doit s’adapter sans cesse à la
consommation ; c’est pourquoi l’énergie doit être acheminée en temps réel jusqu’aux consommateurs. Deux types de
réseaux permettent d’assurer cet acheminement : Le réseau de transport et le réseau de distribution.
Le réseau de transport de l’électricité est situé en amont des réseaux de distribution. Au Cameroun, ce réseau est
géré par la SONATREL.
Le réseau de transport et d’interconnexion est destiné à transporter des quantités d’énergie électriques sur
de longues distances. Il constitue le statut principal pour l’interconnexion de grandes centrales de production
disséminées au Cameroun et dans les autres pays du monde. Ce réseau peut être assimilé au réseau autoroutier.

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Son niveau de tension est supérieur à 225 kV. A une exception près, tous les sites de grandes productions sont
raccordés à ce niveau de tension.
Les réseaux de répartition sont destinés à repartir de l’énergie en quantité moindre sur des distances courtes. Le
transport est assuré en haute tension (U>63 kV). Ce type de réseau peut être assimilé celui des routes nationales
dans les réseaux routiers.
Les réseaux de distribution sont destinés à acheminer l’électricité à l’échelle locale c’est-à-dire directement vers
les consommateurs de plus faible puissance. La distribution est assurée en moyenne tension (15 kV, 30 kV, 10 kV) et
en basse tension (400 V, 230 V). Ce réseau est équivalent à celui des routes départementales et des voies
communales dans les réseaux routiers.
On entend donc par système d’énergie électrique, un ensemble constitué d’un ou de plusieurs générateurs
de courant continu ou courant alternatif, des transformateurs, des composantes et équipements électriques,
des conducteurs aériens et tous-terrains, permettant d’acheminer de l’énergie électrique, des sources de
production vers les consommateurs dans les conditions technico-économiques optimales.
On entend par réseau d’énergie électrique, l’ensemble des postes électriques, des lignes de différentes
tensions, destinés à transporter et à distribuer de l’énergie électrique.
Le réseau électrique est un sous ensemble du système d’énergie électrique et même énergétique. Les principales
fonctions d’énergie électrique sont d’assurer la mise en commun de tous les moyens de production et de transite
de puissance.
Des dispositions sont prises afin qu’un incident ou une avarie apparaissant sur une ligne de transport n’entraine
en général pas de répercussion au niveau des utilisateurs. Le degré de sécurité recherché naturellement des
conséquences sur les couts. Les règles de gestion sont fixées aux unités de production, de transport ou de distribution
pour rechercher l’optimum entre le cout et la sécurité.
Les réseaux de transport et de d’interconnexion ont principalement pour missions :
• De collection d’énergie électrique produite par les centrales et l’acheminer par grande fuite vers les lieux de
consommation : c’est la fonction de transport.
• De permettre une exploitation économique et sure, les moyens de production en assurant une compensation
des différentes aléas : c’est la fonction d’interconnexion.
Remarque :
Le terme électrique de la foudre est effet karénique.

II. CONDITIONS D’ENVIRONNEMENT DES RESEAUX ELECTRIQUES


L’ensemble des équipements et appareils électriques doivent satisfaire des contraintes suivantes :
❖ Contraintes climatiques
Il y’a la température minimale et maximale, les vents, la neige, la glace, le sable,… de la région.
❖ Contraintes géographiques
Il y’a l’altitude, l’agression chimique, bords de mers, etc.
P a g e 5 | 70
❖ Contraintes environnementales

Il y’a les zones de progression, le layon central, le dégagement les flèches, les portées, les zones de sécurités,
etc.
Conducteurs aériens

Dm Dm

Zone de sécurité Largeur de la piste à deforester

P a g e 6 | 70
Fleche

Portée

Dégagement

Supports

Dm : distance minimale
L : layon central

❖ Contraintes électriques
Il y’a isolement, surtension, échauffement, court-circuit, tenue électrodynamique.
❖ Contraintes mécaniques
L’endurance mécanique des appareils de coupure, la résistance des équipements.
❖ Contraintes sismiques
Cas des tremblements de terre.
• Exemple de schéma unifilaire dans lequel on peut observer l’ensemble de ces contraintes

P a g e 7 | 70
T.E

charges
C.T.G T.A

T.A

charges
MT

MT
BSC

CH. E

III. CLASSIFICATION DES RESEAUX ELECTRIQUES

Elle peut se faire par :


✓ La nature du courant ;
✓ La grandeur de la tension ;
✓ Le principe de construction ;
✓ Le lieu et la destination.

A- Nature du courant électrique


Elle nous permet de différentier les réseaux électriques à courant continu de ceux à courant alternatif. Dans la
pratique, les réseaux électriques à courant alternatif sont les plus utilisés. Les réseaux électriques à courant continu
sont généralement utilisés dans la distribution d’énergie, dans les transports électrifiés. Dans certains cas, on les
trouve dans l’industrie où le processus électromécanique nécessite une large et grande régulation de vitesse. De nos
jours, les projets et expériences sont organisés pour l’étude du transport d’énergie électrique en courant continu ;

P a g e 8 | 70
certains résultats montrent que : le transport d’énergie électrique sur de très grandes distances est
économique en courant continu qu’en alternatif.
D’une manière générale, sur une distance supérieure à 800 km, il est recommandé d’effectuer le transport
d’énergie électrique en courant continu.

B- Grandeur de la tension électrique


On distingue cinq types principaux des réseaux électriques selon les grandeurs de tension à savoir :
• La très haute tension (tension supérieure à 225 kV en général)
Les valeurs standards sont les suivantes : 330 kV, 400 kV, 750 kV,…
• La haute tension (en général, 63 kV<U<225 kV)
Les valeurs standards sont les suivantes : 63 kV, 90 kV, 110 kV,…
• La moyenne tension (en général, 1 kV<U<50 kV)
Les valeurs standards sont les suivantes : 3 kV, 10 kV, 15 kV, 30 kV…
• La basse tension (en générale, U<1000 V)
Les valeurs standards sont les suivantes : 110 V, 127 V, 220 V ou 230 V, 380V ou 400 et 660 V
• La très basse tension (en général U< 50 V)
Les tensions qu’on rencontre le plus souvent sont 3 V, 5 V, 8 V, 9 V, 12 V, 24 V
Remarque :
Pour le transport de l’information des télécommunications, on utilise une tension de 48 V.
DEVOIR :
Cartes des RIS, RIN et RIE à chercher.

C- Destination et lieu

D’après la destination et le lieu, les réseaux électriques sont classés en :


➢ Les réseaux d’alimentation
➢ Les réseaux de distribution
Les lignes d‘alimentation sont celles qui fournissent de l’énergie électrique aux postes abaisseurs ou jeux de barres
sans une distribution préalable sur toute sa longueur

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3

1 4

Figure 2 : Schéma principal d’un Réseau Electrique


1 : Poste d’alimentation
2 : Ligne d’alimentation
3 : Jeux de barre de distribution
4 : Ligne de distribution
5 : Poste de transformation ou récepteur

Les lignes de distribution sont celles qui alimentent un certain nombre de transformateurs.
Dans les réseaux électriques de tension inférieure à 10000 v, les lignes d’alimentation sont celles qui portent des
transformateurs des postes, jusqu’aux transformateurs alimentant les charges. Si la source d’alimentation primaire se
trouve à une distance considérable des transformateurs, alors il est conseillé de la transformer en ligne d’alimentation
haute tension (HTB).

D- Principe de construction

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La classification par principe de construction se fait en trois (03) grands groupes à savoir :
➢ Le réseau électrique ouvert ou radial ;
➢ Le réseau électrique bloqué ou fermé ou bouclé ;
➢ Le réseau électrique complexe.
Le réseau électrique radial est constitué de différentes branches de lignes qui reçoivent de l’énergie à partir d’une
seule source d’alimentation. Dans ce type de réseau, lorsqu’il y’a rupture ou défaut dans un tronçon, tous les réseaux
en aval sont troublés d’énergie électrique.
Dans le cas du réseau électrique bouclé ou fermé, l’énergie arrive aux récepteurs comme si l’alimentation se faisait
de deux sources.

(a)

1 4

(b)

(c)

(d)
Figure 3 : Schéma de différents types de Réseau Electrique

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La figure 3.b montre un schéma simplifié du réseau électrique bouclé où il est visible que lorsqu’il y’a un défaut
ou rupture de la ligne principale, la distribution de l’énergie électrique aux récepteurs continue sans interruption. Par
exemple si au point 4 il y’a un défaut (rupture de la terre principale), les récepteurs 1, 2 et 3 reçoivent de l’énergie
électrique par la ligne principale supérieure et les récepteurs 5, 6 et 7 par la ligne magistrale inférieure.
Pour résoudre le problème de fiabilité et de stabilité dans un réseau d’énergie électrique, il y’a lieu de le construire
bouclé. Ce réseau a les avantages et inconvénients.
❖ Avantages d’un système bouclé ou complexe
- Ce schéma présente une continuité dans la distribution de l’énergie électrique ;
- Les paramètres électriques du réseau seront d’un niveau très acceptable c’est-à-dire que la chute de tension
est négligeable.
❖ Inconvénients d’un système bouclé
- En cas de défaut, les courants de défaut sont très importants et par conséquent, nécessite les appareils de
protection aux grands calibres ;
- Cout de l’installation élevé ;
- La complexité du système de protection.
Exercice
Soit le schéma suivant, quelle est la valeur de la tension 𝑢2 en fonction de la tension 𝑢1 ?

C.T.G
T.E

u1

u2

E- Lieux de disposition
La classification des réseaux électriques peut également se faire d’après les lieux de disposition c’est-à-dire en
réseau électrique interne ou externe.
Les réseaux électriques externes se réalisent avec les conducteurs électriques nus entrés sur des supports par
l’intermédiaire des isolateurs. Ces réseaux peuvent également être construits par les câbles souterrains ou aériens.
Les réseaux électriques internes se construisent dans les bâtiments et les hangars avec des conducteurs
électriques généralement isolés des câbles, les barres de cuivre.

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CONCLUSION
En dehors des conditions précitées pour la classification du réseau, il y’a le schéma équivalent permet de faire les
calculs et l’analyse du comportement du réseau électrique, leur octroi d’autres classifications : réseaux bouclés
maillés et réseaux arborescents.
Les distances des réseaux de transport de l’énergie électrique donnent naissance aux perturbations.
Dans un réseau électrique, au marché de monopole, la surcharge est appelée surcharge alors que dans le
marché libéral, elle est appelée congestion.

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CHAPITRE 1 : Eléments des réseaux d’énergie électrique

INTRODUCTION GENERALE
Pour étudier le réseau d’énergie électrique, il est important d’étudier les postes électriques d’une part et les
différentes lignes électriques d’autre part. les postes électriques constituent le centre névralgique d’un réseau
électrique car ils permettent :
• D’élever ou abaisser les tensions ;
• De protéger le système électrique ;
• D’opérer la télé conduite du réseau ;
• De fournir de l’énergie électrique aux récepteurs, aux charges et aux consommateurs.
Pour ce qui est des lignes électriques, c’est l’organe par excellence de transmission de l’énergie électrique d’un
point à un autre. Les lignes électriques sont constituées de plusieurs éléments devant permettre une protection du
réseau électrique contre le vandalisme des humains et la négligence.
Les lignes électriques possèdent plusieurs éléments à savoir :
➢ Les conducteurs électriques nus pour les hautes tensions et les très hautes tensions ;
➢ Les isolateurs ;
➢ Les armements ;
➢ Les types de pylônes ou supports ;
➢ Les équipements de mise à la terre.
Ce chapitre sera divisé en deux parties dont la première sera constituée de différents postes électriques et la
deuxième des différentes lignes électriques.

PREMIERE PARTIE : LES POSTES ELECTRIQUES

INTRODUCTION
Les postes électriques d’une manière générale dépendent des niveaux de tension de leurs utilisateurs. En
moyenne tension, nous trouverons des postes sur poteau, en cabine, postes en antenne.
En HT, les postes électriques peuvent être élévateurs ou abaisseurs ; dans ce cas, on parle de postes de
transformation ou poste d’interconnexion.
Le poste électrique est situé à la jonction des lignes électriques de transport et de distribution. Les postes électriques
jouent un rôle important pour des régis de distribution de l’énergie électrique. Ce rôle est appelé à évoluer de manière
significative dans un futur proche.

I. LA FONCTION DES POSTES D’ENERGIE ELECTRIQUE

Les postes électriques ont trois fonctions principales :

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➢ Le raccordement d’un tiers ou réseau électrique ;
➢ L’interconnexion ente différentes lignes électriques : Ceci pour assurer la répartition de l’électricité entre
différentes lignes issues du poste.
➢ La transformation d’énergie électrique en différents niveaux de tension.
Ces fonctions principales se traduisent par la capacité du poste à :
- Aiguiller l’électricité : le poste de transformation électrique permet d’orienter l’électricité selon le besoin
des consommateurs et la capacité des transites des lignes électriques ;
- L’élévation de la tension pour les postes élévateurs afin de réduire les pertes par effet joule dans les lignes
de transport ;
- La baisse de tension pour les postes abaisseurs afin de permettre aux utilisateurs de jouir du courant
électrique.
La tension de l’électricité apportée par le réseau est modifiée par un ou plusieurs transformateurs qui sont
habilités à le faire.
La tension à la sortie des sources de production est importante. A partir du poste électrique, elle est
successivement abaissée d’un niveau tension à un autre jusqu’à la tension d’utilisation du réseau de
distribution.
- Protection : le dispositif de protection est installé dans les postes ;
- Isolation : il est assuré par le sectionneur. Lors du placement d’une ligne en court-circuit par un aléa
environnemental, le tronçon qui dysfonctionne est rapidement isolé par un système de surveillance placé dans
les postes électriques.
- Sécurité : la sécurité des réseaux électriques est mieux organisée avec la mise à la terre.
- Conversion du signal électrique (du CC en AC ou AC en CC)

II. TECHNOLOGIE DES POSTES

Il existe deux technologies principales pour les postes électriques :


❖ La technologie isolée dans l’air.
Elle est aussi conventionnelle ; dans ce cas les conducteurs électriques sont séparés par une distance d’air qui assure
l’isolation. Ces postes peuvent être réalisés en extérieur ou bien en bâtiment. Cette variante permet de réduire les
équipements, les dimensions du poste, notamment les isolateurs tant en mettant à l’abri des intempéries, de la
pollution.
❖ La technologie d’isolation gazeuse ou blindée.
Les conducteurs électriques sont encapsulés dans une enveloppe métallique remplie d’un gaz SF6 (hexafluorure de
soufre) dont les propriétés diélectriques sont largement supérieures à celles de l’air permettant de réduire les
distances d’isolation.
La technologie dite blindée possède des avantages techniques par rapport à la technologie dite conventionnelle :
compacité, fiabilité, maintenance réduite.

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Cependant, son cout de fabrication représente un investissement supérieur à celui de la technologie conventionnelle.
Une analyse du cout de cycle de vie en intégrant les aspects du cout de terrain, investissement, maintenance et
finalement recyclage du gaz SF6 et démantèlement peuvent montrer qu’elle est finalement moins chère.
Les conclusions de ce genre d’analyse sont fortement dépendantes du cout du terrain à l’endroit où ce poste est
important.

III. LA STRUCTURE DES POSTES

L’ensemble des appareils de coupure ou d’isolement ainsi que l’appareillage de mesure et de protection propre à
une région sont regroupés dans une travée outre les jeux de barres. Un poste comporte donc autant de travées que
de liaisons qui y sont raccordées. Le plus souvent, un poste comporte un, deux voire trois jeux de barres. Chaque
liaison peut être reliée à l’un ou l’autre de ces jeux de barres. Il est aussi possible de constituer les nœuds que l’on peut
éventuellement relier entre eux par l’intermédiaire d’une liaison courte. Un deuxième jeu de barres se justifie non
seulement parce qu’il permet une meilleure exploitation du réseau mais aussi parce qu’il est pratiquement
indispensable à la sécurité du fonctionnement du réseau. La défaillance d’un jeu de barres rend en effet indispensable
l’ensemble des barres qui y sont raccordés et révèle donc un caractère pratiquement grave pour le fonctionnement du
réseau si l’on ne dispose pas d’un second jeu de barres utilisable en secourt. Il est par ailleurs necessaire à moins
d’accepter de se priver de la totalité d’un poste dont de l’ensemble des liaisons qui y sont raccordées de disposition de
deux jeux de barres pour les soumettre alternativement aux opérations d’entretien indispensable.

IV. LES TYPES DE POSTES

On distingue souvent les fonctions qui assurent plusieurs types de postes.


➢ Les postes à fonction d’interconnexion qui comportent à cet effet un ou plusieurs points en commun
triphasés appelés jeux de barres. Sur lesquels différents départs (lignes, transformateurs, etc.) de même
tension peuvent être aiguillés ;
➢ Les postes de transformations dans lesquels il existe au moins deux jeux de barres à des tensions
différentes liés par un ou plusieurs transformateurs.
➢ Les postes mixtes : les plus fréquents qui assurent une fonction dans le réseau d’interconnexion et qui
comportent un ou plusieurs étages de transformations. Les actions élémentaires inhérentes aux fonctions à
remplir sont réalisées par l’appareillage à haute et très haute tension installé dans le poste et qui peuvent :
-D’établir ou d’interrompre le passage du courant grâce au disjoncteur ;
-D’assurer la continuité ou l’isolement d’un circuit grâce au sectionneur ;
-De modifier la valeur de l’énergie électrique grâce aux transformateurs de puissance ;
-Un ensemble de protection et d’automates contrôlent les grandeurs électriques réduites élaborées par les
réducteurs de mesure et agit sur l’appareillage à haute tension afin d’assurer les conditions d’exploitation
pour lesquelles le réseau a été conçu.
Nous retiendrons que les appareils de coupure ainsi que l’appareillage de mesure et de protection propre à un
départ sont regroupés dans une cellule.
Un poste comporte donc autant de cellules que de départs qui sont raccordés à ses jeux de barres. En outre, les
jeux de barres sont susceptibles de constituer plusieurs nœuds électriques par l’ouverture de plusieurs disjoncteurs.

P a g e 16 | 70
Il existe plusieurs types de postes électriques :
➢ Poste de sortie de centrale ou poste élévateur : Le but de ces postes est de raccorder une centrale de
production de l’énergie au réseau ;
➢ Poste d’interconnexion : Le but est d’interconnecter plusieurs lignes électriques ;
➢ Poste élévateur : Le but est de monter le niveau de tension à l’aide d’un transformateur ;
➢ Poste de distribution : Le but est d’abaisser le niveau de tension pour distribuer l’énergie électrique aux
clients résidentiels ou industries.
L’aspect des postes électriques varie suivant leur fonction. Les postes peuvent être en surface, à l’intérieur d’une
enceinte, souterrains, dans les bâtiments qui desservent.
Les postes électriques peuvent être très différents entre eux dans le domaine d’installation des équipements
électriques. Par exemple, il existe trois grandes familles d’installation des postes HTB-HTA :
• Postes extérieurs (BRGM, OYOMABANG, DJAMBOUTOU)
L’ensemble des appareils haute tension est installé à l’extérieur ;
• Postes intérieurs
Il en existe deux grandes familles.
- Poste à isolement dans le gaz : les connexions inter appareils sont isolées dans le gaz ; ce type de poste est
généralement installé dans un bâtiment.
- Poste isolés en air : l’ensemble des appareils est installé dans un bâtiment ; les connexions inter appareils
sont isolées dans l’air.
Pour ce qui est de postes de distributions, il existe une multitude dont nous citerons :
• Postes sur poteaux ;
• Poste en élévation préfabriqués, manœuvrés ou maçonnés en immeuble.

A- Les quatre types de postes HTA

Ils sont :
• Poste HTA à comptage BT ;
• Poste HTA à comptage HT ;
• Poste de répartition HTA ;
• Poste de centrale autonome.

B- Les cellules hautes tensions

Un poste HTA-BT est constitué des cellules assurant les fonctions :


- D’arrivée
- De protection du côté HTA et BT ;
- De sectionnement du côté HTA et BT ;
- De mise à la terre et en court-circuit ;
P a g e 17 | 70
- De comptage ;
- De transformation ;
- De distribution.

a) Définition d’une cellule

La cellule électrique est un ensemble d’équipements préfabriqués sous enveloppe métallique externe facilitant la
distribution de l’énergie électrique.

b) Grandeurs caractéristiques du choix d’une cellule


Les cellules HTA et leurs appareillages sont caractéristiques par les grandeurs électriques tension, courant et
intensités des court-circuit supportés dont les valeurs sont normalisées et les fréquences.

c) Principales fonctions réalisées par les cellules HTA et leur définition

• Le sectionnement
Le sectionnement établit un isolement d’un circuit hors charge ;
• La protection
Le dispositif de protection doit éliminer rapidement toute surintensité, surcharge ou court-circuit dans un
circuit pour assurer la sécurité des personnes et des biens.
• La commande
L’appareillage des commandes est utilisé pour établir des surtensions1 en charge.

d) Protection des cellules HT

Les fusibles ou disjoncteurs peuvent assurer la fonction de protection des cellules HT.

V. Les composantes d’un poste électriques


Les principaux composants électriques entrant dans la composition d’un poste sont :
✓ Disjoncteurs : Protection de l’ensemble du poste. En amont il protège contre les courants de court-circuit et
en aval cantre les surcharges. De plus, il possède un pouvoir de coupure crée par la chambre de coupure qui
a une bonne résistance thermique. Sa durée de vie dépend de son ouverture et fermeture à charge.
✓ Sectionneur2 avec mise à la terre
✓ Sectionneur fusible : Il permet de faire l’ouverture visible du réseau
✓ Transformateur de mesure : courant et tension
✓ Transformateur de puissance

1
On utilise les câbles de garde pour protéger la ligne des surtensions atmosphériques de section inférieure à
celle des câbles de puissance.
2
Avec le sectionneur, on fait une ouverture de la ligne : réseau aval isolé, puis il met à la terre
P a g e 18 | 70
✓ Système de protection
✓ Parafoudre
✓ Sources auxiliaires : de tension continu, ils reçoivent l’énergie qui sera renvoyé pour alimenter les groupes.
✓ Système de contrôle local
✓ Comptage
✓ Système de télé conduite
✓ Lignes électriques
✓ Etc.
On distingue parfois les éléments d’un poste en « éléments primaires » (les équipements HT) et « éléments
secondaires » (les équipements MT ou BT).
Parmi les équipements primaires, on peut citer :
- Les transformateurs de puissance ;
- Les autotransformateurs ;
- Les disjoncteurs haute tension ;
- Le sectionneur de ligne HT ;
- Le sectionneur de mise à la terre HT ;
- Le parafoudre ;
- Le transformateur de tension ;
- Le transformateur de courant ;
- Les jeux de barres ;
- Les batteries des condensateurs ;
- Les combinées de mesure.
Parmi les éléments secondaires, on peut citer :
- Les relais de protection (relai thermique, relai électrothermique, relai électronique,) ;
- Les équipements de surveillance ;
- Le système de télé conduite ;
- Comptage d’énergie ;
- Alimentation auxiliaire ;
- Equipement de télécommunication ;
- Le consignateur d’état.

1) Les jeux de barres

C’est un ouvrage électrique triphasé régnant sur la longueur du poste. Il permet de relier entre eux les départs de
même tensions qui y aboutissent.
Un poste électrique peut être doté d’un, deux voire trois jeux de barres pour une tension donnée. Les jeux de barres
sont des éléments importants pour l’exploitation d’un réseau. Ce sont les points où se réalisent une concentration
d’énergie électrique et l’organisation de l’écoulement d puissance vers diverses lignes.
2) Les cellules de couplage de barres

P a g e 19 | 70
Elles permettent de relier entre eux deux des quelconques jeux de barres des postes ou deux de leurs sections ou
tronçons disposés du même côté d’un sectionnement ou d’un tronçonnement de barre s’il en existe un. Leurs
équipements comprennent :
- Un disjoncteur,
- Les sectionneurs d’aiguillage sur différents jeux de barres
- Les réducteurs de mesure.

C.T.G C.T.G

Ou D est le disjoncteur de reprise de charge qui est situé entre deux jeux de barres.
Devoirs :
1- Facteur de charge du transformateur
2- Catalogue des transformateurs de puissance
3- Conducteur de garde
4- Ligne électrique
5- Ventres et nœuds de tension

Remarques :
• Il est interdit d’exploiter le réseau en régime à vide (avec un facteur de charge inférieur à 30%) ;
• Le facteur de charge d’un transformateur doit être sensiblement égal à 70%.

3) Les sections de barres

Un jeu de barres peut se partager en plusieurs parties par un sectionneur ou par un disjoncteur : on parle de section
de barre.
4) Les cellules de ligne

Pour lesquelles on distingue :


• La tête de cellule qui regroupe les équipements de contrôle, de protection, de coupure et d’isolement et de
mise à la terre des lignes.
• La partie d’aiguillage qui permet de connecter la tête de cellule à l’un ou l’autre des jeux de barres du poste.

P a g e 20 | 70
5) Les cellules de raccordement des transformateurs de puissance

Ces cellules diffèrent de celles des lignes par la suppletion :


- Du sectionneur d’isolement du banc des transformateurs dont la fonction visible est assurée par les
sectionneurs d’aiguillage en cadran proche ;
- Dans le cas échéant, les transformateurs de mesure du courant et de tension qui ne sont installés en absence
des protections de découplage que sur l’enroulement de plus faible tension des transformateurs de
puissance.

6) Le band de transformation

Ce band comprend autre le transformateur ou l’autotransformateur de puissance et ses accessoires :


- L’appareillage annexe : parafoudre de phase, inductance de neutre, parafoudre de neutre associé à des
transformateurs de mesure de courant et de tension, transformateur de protection de cuivre,
transformateurs de point neutre.
- Les installations MT ou HTA raccordées à son environnement tertiaire, transformateur de soutirage ou
alimentation,…
- Liaisons primaires et secondaires
Les transformateurs de puissance sont en général à refroidissement naturel comportant des enroulements
en cuivre, le diélectrique utilisé est l’huile, ils sont munis sur l’enroulement primaire des prises de réglage
permettant une variation de 2,5% ou 5% de rapport de transformation.

7) La liaison omnibus

Cette liaison permet de relier deux quelconques tronçons des jeux de barres. Elle comprend un disjoncteur et les
sectionneurs d’aiguillage sur tous les tronçons des jeux de barres du poste électrique correspondant.
8) Les appareils de protection et de commutation

- Le disjoncteur
C’est un appareil de protection qui assure l’élimination des défauts survenant dans les circuits qu’il protège.
- Le sectionneur
Il est utilisé pour effectuer à vide des manœuvres d’isolement des lignes ou des réseaux pour entretient,
visite, réparation. Il comporte souvent un dispositif de mise à la terre de la ligne à isoler.
- Interrupteur
Il a un pouvoir d’ouverture et de fermeture nominale. C’est un appareil destiné à ouvrir ou à fermer un circuit
électrique. Plus performé que le sectionneur, il possède un certain pouvoir de coupure. En général, il peut
couper sous tension nominale. Certains interrupteurs sont susceptibles de remplir également les fonctions de
sectionnement : ceux-là on les appelle les interrupteurs sectionneurs.
- Parafoudre
Il est installé sur les pylônes d’arrivée ligne. Son rôle est de limiter les surtensions en écoulant à la terre les
courants de foudre.
- L’éclateur

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C’est le plus simple et le moins couteux ; c’est le plus ancien des moyens de protections. Il est constitué de
deux électrodes séparées par un intervalle d’air ; l’une reliée aux conducteurs ou à l’appareil à protéger et
l’autre reliée à la terre.
- Les fusibles HTA

9) Tableau BT

Les tableaux BT des postes de distribution sont destinés à repartir la charge du transformateur suivant un certain
nombre de départ BT ou de couper et d’isoler individuellement chacun des départs du transformateur.

10) Tableau THA

Il est divisé en parties élémentaires appelées unités fonctionnelles. Les principes des unités fonctionnelles dépendent
fortement de l’ingénieur de conception.
Les principales unités de fonctionnement sont :
- L’unité fonctionnelle d’arrivée qui assure la liaison entre le transformateur et le jeu de barres du tableau ;
- L’unité fonctionnelle de départ assurant la liaison entre le jeu de barre du tableau et le réseau de distribution
aérien, souterrain ou mixte ;
- L’unité fonctionnelle condensateur qui assure la liaison entre le jeu de barres du tableau et un des batteries
du condensateur.
- L’unité fonctionnelle tronçonnement des barres et L’unité fonctionnelle pont de barres qui permettent de
relier deux tronçons de barres entre eux ;
- L’unité fonctionnelle transformateurs de tension qui permettent de disposer des conducteurs de tension sur
les jeux de barres HTA.

11) Les éléments de liaisons

Ce sont :
- Les départs
C’est un ensemble d’appareils de connexion reliant électriquement une ligne aux jeux de barres ;
- Les conducteurs et câbles
Ce sont des éléments essentiels au réseau. Leur fonction est le transite de l’énergie électrique. Leur durée de
vie dépend des conditions d’exploitation.

DEUXIEME PARTIE : LES LIGNES ELECTRIQUES DE TRANSPORT ET DE DISTRIBUTION


D’ENERGIE ELECTRIQUE

P a g e 22 | 70
Pour transporter de l’énergie électrique d’un point à un autre, les conducteurs nus en aluminium, en acier, en
alliage acier aluminium présentent un avantage assez important. Tout ceci à cause de leur grande protection contre la
corrosion, les effets thermiques, atmosphériques et climatiques.
On entend par ligne électrique aérienne, un équipement destiné au transport ou à la distribution de l’énergie électrique
par les conducteurs disposés en plein air. Les éléments de base pour la construction des lignes aériennes sont :
- les supports,
- les conducteurs (de garde et de puissance)
- les isolateurs,
- les armements,
- les ferrures

I. Matériau conducteur de courant


La construction d’une ligne électrique nécessite généralement des conducteurs en aluminium, en almélec, en
acier ou en alliage acier aluminium. Dans les lignes isolées ou câbles, les âmes électriques sont en acier ou en
aluminium. Les conducteurs d’une ligne électrique peuvent être :
- Plein

3,5

C-10

- A brin multiple constitué d’un même métal

7,5

A-35

- A brin multiple constitué de deux métaux différents

15,3

AA-120

- Avec un vide à l’intérieur : conducteurs creux

2A 3,5

P a g e 23 | 70
Dans les réseaux électriques, les conducteurs les plus utilisés sont ceux à brins multiples. A section égale, les
conducteurs à brins multiples sont plus flexibles que ceux qui sont pleins ou creux : c’est pourquoi ils sont commodes
pendant les travaux de montage.
Pendant les vents forts, les conducteurs vibrent et balancent ce qui provoque une tension mécanique
considérable et la fatigue du métal. Dans ces conditions, les conducteurs à brins multiples ont une grande durée de vie
d’exploitation ; ceci parce que l temps de résistance de rupture des conducteurs aux petits diamètres est considérable
par rapport à celui aux grands diamètres du même métal.
A- Les conducteurs électriques en cuivre

Ils ont une très grande conductibilité électrique 𝜸 = 𝟓𝟒 𝒎/Ω. 𝒎𝒎𝟐 = 𝟓𝟒. 𝟏𝟎𝟔 𝑺/𝒎 ce qui entraine de
faibles pertes par effet joule. Ils ont une résistance mécanique à la rupture 𝝈 = 𝟑𝟐𝟗 𝑵/𝒎𝒎𝟐 pour
𝟑, 𝟑. 𝟏𝟎𝟔 𝑷𝒂.
Ils ne subissent pas facilement les variations atmosphériques, climatiques et les impuretés chimiques qui se
trouvent dans l’air. La limitation de leur utilisation dans les réseaux électriques est due à leur rareté et à leur cout trop
élevé.
B- Conducteurs électriques en aluminium
Ils ont une conductibilité électrique de 1,6 fois inférieure à celle du cuivre (𝜸 = 𝟑𝟑𝒎/Ω. 𝒎𝒎𝟐 =
𝟑𝟑. 𝟏𝟎𝟔 𝑺/𝒎) par rapport à celle du cuivre, la résistance mécanique à la rupture de l’aluminium est de 𝝈 =
𝟏𝟒𝟕𝑵. 𝒎𝒎𝟐 . Ces conducteurs sont généralement utilisés pour les réseaux électriques de distribution de
tension inférieure à 35 kV. On les utilise aussi dans les réseaux électriques des usines industrielles et des bâtiments
publics.
C- Conducteurs électriques en acier
Ils ont une grande résistance mécanique à la rupture supérieure à celle de l’aluminium mais ces matériaux sont
attaqués par la corrosion. σ = 540 N/mm2 ; 𝜸=7,5 m/Ω.mm2. Ils sont utilisés dans les zones rurales, urbaines de
faible puissance.
D- Conducteurs électriques en alliage acier aluminium ou almélec
Ils ont une résistance mécanique supérieure à celle de l’aluminium : σ = 245 N/mm2. Ils sont caractérisés par la
résistance de coupure. Ils sont utilisés dans les réseaux électriques de tension supérieure à 30 kV ayant de grande
distance entre les supports (les portées).
E- Reconnaissance d’un conducteur
Les conducteurs électriques sont généralement désignés par un mélange de lettres et de chiffres. Ainsi, pour
reconnaitre un conducteur, il faut connaitre la signification des lettres :
C-16 désigne un conducteur en cuivre de 16 mm2.
AA-70 conducteur en alliage acier aluminium de section 70 mm2.
Ac-50 conducteur en acier de section 50 mm2.
Pour une bonne fiabilité de fonctionnement et une bonne résistance mécanique à la rupture, les conducteurs
électriques d’une ligne nécessite une section minimale. Dans ces conditions, les réductions des pertes électriques par

P a g e 24 | 70
effet de couronne pour une altitude de 1000 m au-dessus de la mer, il est recommandé d’utiliser les conducteurs ayant
les sections minimales fonctions des tensions telles que :
- Pour U = 110 kV, S = 70 mm2
- Pour U = 225 kV, S = 240 mm2
- Pour U = 330 kV, S = 660 mm2

F- Calcul de la section des conducteurs


Le calcul de la section des conducteurs nécessite exactement la valeur de la puissance apparente S à transiter.
Connaissant donc la tension U à exploiter dans cette partie du réseau, nous pouvons donc déterminer la valeur du
courant devant circuler dans ces conductions par relaxation.
La puissance apparente S s’exprime sous forme complexe comme 𝑆 = 𝑃 + 𝑗𝑄. Donc S est un nombre
complexe ; la tension est aussi un nombre complexe. 𝑈 = 𝑈𝑎 + 𝑗𝑈𝑟 Et le courant également est un nombre
complexe 𝐼 = 𝐼𝑎 + 𝑗𝐼𝑟
𝑆∗
𝐼=
√3 ∗ 𝑈 ∗
Après avoir déterminé I, qui circule sous forme complexe, il faut déterminer son module. Une fois fait, connaissant la
densité économique du conducteur (qui varie entre 1 et 1,5 dépendamment du type de conducteur) on détermine la
section du conducteur à utiliser par :
|𝐼|
𝑠𝑐 =
𝑑𝑒𝑐𝑜
Avec deco (standard) = 1,5
Après la section du conducteur, on cherche la valeur standard de notre conducteur :
- Sa résistance active,
- Sa réactance
- Sa susceptance.

II. Les autres éléments d’une ligne aérienne


Les conducteurs aériens se fixent sur des supports par l’intermédiaire des isolateurs, des armements et les
ferrures. Le choix des isolateurs est fonction de la tension nominale des lignes et de la section de ses conducteurs.
A- Les supports de lignes électriques aériennes.

Les supports sont des dispositifs destinés à maintenir les conducteurs à une distance nécessaire au - dessus du sol,
au-dessus des intersections avec la route, les chemins de fer et des lignes de communication.
En bref les supports servent à isoler les conducteurs de ligne aérienne. En dehors des conducteurs électriques, les
supports portent également les armements, fils de gardes contre les surtensions et les chocs de foudre et les
ferrures. D’après leur utilisation et leur construction on distingue plusieurs types de support à savoir :
➢ Les supports d’alignement

P a g e 25 | 70
➢ Les supports d’encrage
➢ Les supports d’arrêt
➢ Les supports d’angle
➢ Les supports d’appuis des croisements
➢ Les supports de traversées
➢ Les supports en béton armé
➢ Les supports en bois
➢ Les supports métalliques

1) Support d’alignement
NB : ce sont les plus nombreux.
Ces supports servent au maintien des conducteurs dans les parties droites de la ligne. On les rencontre
régulièrement, et ils ne constituent les 80 % à 90 % du nombre totale des supports d’une ligne électrique aérienne.
Les conducteurs sont fixés sur ces types de support par l’intermédiaire des isolateurs en guirlande ou en ballonnet et
à travers les armements.
Ce support conçu pour une portion rectiligne du tracée de la ligne, les conducteurs du réseau de distribution sont
soutenus par les isolateurs rigides.
Les conducteurs du réseau de transport sont suspendus à des chaines d’isolateurs vertical.
Remarque :
• On peut utiliser ces types de supports pour de très petits angles.
• L’expression « support de ligne » est à déconseiller.
• En anglais : straight line structure or inter médiate structure.

2) Support d’encrage.

Ils sont utilisés dans les parties droites des lignes électriques aériennes en intersection avec différentes construction
et aussi dans les lieux où il y ‘a variation du nombre, la marque ou la section du conducteur.
Les conducteurs de ligne avec isolateurs en guirlandes, se fixent sur ces types de support par l’intermédiaire d’une
chaine d’encrage ; et des pinces spéciales pour les isolateurs en ballonnet. Sur ce support, les conducteurs sont
encrés par des chaines d’isolateurs horizontales et dans lequel les efforts exercés par chacune des deux portés
adjacentes sont transmis indépendamment aux points d’attache du support. Pour une ligne de distribution comme pour
une ligne de transport le support d’encrage peut être installé soit sur une portion rectiligne du tracé soit dans un angle.
En anglais angle structure.

3) Support d’arrêt
En construction il ne diffère pas de ceux d’encrage. Ils sont généralement utilisé au début et à la fin d’une ligne
électrique aérienne approchant les postes électriques. Les supports d’arrêt constamment subissent les tractions
d’un côté. Les conducteurs électriques sont fixés sur ces supports comme dans les cas des supports d’encrage.
P a g e 26 | 70
4) Les supports d’angle
Ils sont utilisés dans les parties de la ligne ou il y ‘a des changements de direction. Ils subissent également et
constamment les charges de traction des conducteurs dirigés dans la bissectrice de l’angle de retour.
Ce support se situe à un point ou le tracé de la ligne présente dans le plan horizontal, un changement de direction. Les
conducteurs sont reliés au support par les chaines d’isolateurs horizontales ou verticales selon le degré de l’angle.
5) Les supports d’appui de croisement ou support de transposition
Ils sont installés dans les points du tracé de la ligne électrique ou les conducteurs changent de place pour
permettre une symétrie de charge du système triphasé. Ce support est conçu pour permettre la transposition c’est-à-
dire un changement de la position relative des conducteurs d’un circuit.
6) Support de traversée
Ils sont utilisés dans les endroits de la ligne électrique aérienne en intersection avec le chemin de fer, les fleuves,
les lacs et autres. La longueur de la portée entre deux supports peut atteindre 5 km et la hauteur du support entre 70
et 80 m. Pour les grandes portées les supports de traversée se font parfois par phase.
Ce support spécial est utilisé pour la traversée de grands obstacles et par conséquent a une hauteur très importante.
7) Support en béton armé.
Par les méthodes industrielles de leurs fabrication, ils sont les plus effectifs leurs constructions permet une
réduction de l’utilisation des métaux et du bois. On les utilise généralement pour les lignes électrique MT. Ils ont une
très grande durée de service. Ils ne nécessitent pas de réparation, ce qui entraine une réduction considérable des
dépenses d’exploitation.
8) Support en bois
Ils sont faits à l’aide des eucalyptus au Cameroun. Qui remplissent les conditions techniques suivantes :
✓ La distance du diamètre de la base au sommet ne doit pas dépasser 8 mm par m de longueur.
✓ Le diamètre au sommet ne doit pas être inférieur :
o 12 cm pour les tensions < 1 𝑘𝑣 ;
o 16 cm pour les tensions 35 𝑘𝑣 ;
o 18 cm pour les tensions > 35 𝑘𝑣 ;
Ces supports sont trop utilisés pour les réseaux électriques de tension < 1 𝑘𝑣. Ils peuvent également être utilisé
dans la construction des lignes électriques aériennes de tension pouvant atteindre 225 V La durée d’exploitation de ces
supports peut atteindre 25 ans.
Pour augmenter leur durée de service il suffit de leur oindre avec les antiseptiques pour les protéger contre les
pourritures et particulièrement les parties au sol, aux traverses crochet et broches.
Son avantage se trouve dans le processus de sa fabrication et son faible coût par rapport aux autres supports de
matériaux différents3.
9) Supports métalliques

3
Devoir : Trouver un catalogue présentant la portée en fonction du niveau de tension
P a g e 27 | 70
Ils sont généralement en acier, résistant et fiable dans leur exploitation.
Seules les lignes de tension > 90 𝑘𝑉 ont le privilège d’avoir ce type de support car leur construction nécessite une
grande quantité de métaux dont un coût élevé.
L’inconvénient de ce type de support est l’ensemble des dépenses liées à sa peinture et à sa corrosion.
Dans ce type de métal on distingue : Les poteaux, les portiques, les pylônes circulaires ou en treillis.
- Support de boucle
Support conçus pour permettre de raccorder chaque extrémité d’une boucle à un poste généralement
nouveau de façon à lui procurer une alimentation.
- Support de dérivation
Support d’où part un embranchement de la ligne principale, il peut s’agir d’une part d’une ligne reliant un
poste au réseau d’alimentation.
- Support multi – ternes. (Qui portent plusieurs lignes)
Support sur lequel il y ‘ a plus de deux ternes pas nécessairement de même tension.

C- Isolateurs électriques (à chercher)


D- Les armements d’une ligne électrique (à chercher)
E- Protection contre les surtensions atmosphériques (à chercher)

P a g e 28 | 70
Chapitre 2 : Tracé et section des conducteurs dans les Réseaux
d’énergies Electrique
Introduction
La circulation du courant électrique dans les conducteurs provoque les pertes d’énergies. Ces pertes
généralement thermiques sont dues au phénomène de l’effet de peau, qui dans le schéma e calcul, est considéré
comme une résistance active. Ces pertes en réalité découlent des paramètres de conducteurs de la ligne. Ce chapitre
sera divisé en deux parties constituées de :
- Les tracés des réseaux électriques
- Les paramètres des conducteurs des réseaux électriques.

1ère Partie : Le Tracé des Réseaux Electriques


Encore appelée profil de la ligne Electrique Aérienne, le tracé est une disposition des éléments d’une ligne
de transport ou de distribution devant suivre le chemin d’un point A vers un pont B, le point A étant illustré comme
départ et le point B l’arrivée.

I. Les éléments du tracé d’une ligne aériennes


Pour les besoins de commodité, et de facilitation de construction de la ligne, le tracé est généralement
effectué non loin de la route (principale, secondaire, nationale…). Le tracé de la ligne électrique doit être facilement
accessible.
Les différents éléments qui constituent le tracé d’une ligne électrique sont :
- Le poste de départ
- Les différents angles sur le tracé
- Les cantons
- Le layon Central
- Les marges de sécurité
- Les postes d’arrivée

Z Z

L
Dm Dm

Coupe A-A1
P a g e 29 | 70
𝑍 : zone de sécurité
𝐿 : Layon central avec 𝐿 = 2𝐷𝑚

II. Les cantons


Le canton est la distance séparant deux supports d’angle consécutifs. Il est constitué de plusieurs
portées (de différents types). Les portées dans les contons dépendent fortement des niveaux de tension et des
obstacles à franchir.

III. Les dérivations sur les tracés


Ici, les dérivations obéissent aux mêmes règles que les postes de départs. Le point de dérivation est
considéré comme le point d’alimentation. Le tracé sera le même et respectera donc les mêmes conditions que le
tracé principal.
Un changement8 peut survenir dans le tracé secondaire à la seule condition que le niveau de tension
change. Plus la tension est importante, plus le tracé est considéré4.

IV. Le layon Central


Cette partie du tracé est très importante, d’autant plus qu’elle permet de définir la quantité de faune, de
flore et de forêt à détruire. C’est la partie du réseau qui constamment nécessite des travaux d’élagages.
Il joue un rôle très important dans l’élaboration du fichier foncier du tracé de la ligne. Les affaires
foncières après avoir reçu le relevé foncier du tracé de la ligne, peut produire à son tour la liste des personnes à
indemniser. C’est suite à ces listes qu’on peut convoquer des audiences foraines.
La deuxième conséquence de l’existence du Layon central dans le tracé d’une ligne, n’est rien d’autre que le
calcul des pertes de puissance. Ces pertes de puissance dépendent fortement des paramètres de la ligne qui à leurs
tours dépendent de la distance moyenne entre les conducteurs 5.
𝑥 = 𝑓(𝐷𝑚 ) ≡ 𝑥0 𝐿
𝑟 = 𝑓(𝐷𝑚 )
𝐵 = 𝑓(𝐷𝑚 )
De plus, le layon central influence la répartition de puissance ce qui est traduit par
𝑃 = 𝑓(𝑥, 𝑟, 𝐵) = 𝑓(𝐷𝑚 ) ∆𝑃
{ } ⟹ ( )
𝑄 = 𝑔(𝑥, 𝑟, 𝐵) = 𝑔(𝐷𝑚 ) ∆𝑄
∆𝑃
Ou ( ) sont les pertes de puissance.
∆𝑄

4
Ex : augmentation des charges et donc des consommateurs.
5
Elément constitutif du layon central
P a g e 30 | 70
2ème Partie : Les paramètres de la Ligne Electrique et des Postes

Le champ électromagnétique, crée par un courant alternatif le long de la ligne, une force électromotrice
d’auto-induction et aussi une force électromotrice d’inter-induction entre les conducteurs de cette ligne. Dans la ligne
apparaissent les courants de fuite, qui conditionnent la conductibilité capacitive entre ces conducteurs et aussi entre le
conducteur et le sol. Apparaissent également les courants de fuite sur la surface des isolateurs. Dans certains régimes
avec des mauvaises conditions climatiques sur quelques parties de la ligne, le transport de l’énergie Electrique sous HT
peut provoquer l’effet de couronne (lente décharge entre les conducteurs) ce qui entraine la diminution des propriétés
isolatrices de l’air.

🚧 Tous ces phénomènes sont uniformément répartis le long des lignes homogènes.

Remarque : L’existence de ces forces électromotrices impose un déplacement des conducteurs, et s’ils se touchent
on aura soit claquage des isolants, soit court-circuit…

I. Résistance active des lignes électriques aériennes


Par les effets de peau qui apparaissent suite à l’influence des différentes forces électromotrices d’auto-
induction provoqué par les courants par différents points de la section es conducteurs. A la surface d’un conducteur, la
force électromotrice d’auto-induction, dépend du flux magnétique extérieur qui se forme dans l’espace hors du
conducteur.
Le courant dans l’axe du conducteur est aussi lié au flux magnétique qui se forme dans celui-ci.
Comme la f.é.m. d’auto-induction crée une résistance à la circulation du Courant alternatif, la densité de ce
dernier au niveau de l’axe du conducteur est faible par rapport à la surface.
Ce déséquilibre de répartition du courant à la section du conducteur, entraine une augmentation des pertes
thermiques (Joules). C’est pourquoi la résistance active des conducteurs des courants alternatifs se calcule d’après
les expériences comme le rapport ∆𝑃 et la valeur du carré de la valeur efficace I tel que :
∆𝑃
𝑅= (1)
𝐼2
Remarque :
• En courant continu, on a une résistance ohmique donc les électrons restent plus densifiés au niveau de l’axe du
conducteur.

P a g e 31 | 70
• En courant alternatif, les électrons ont tendance à aller vers l’extérieur, ils sont étouffés, ils se frottent les uns
des autres créant ainsi un dégagement de chaleur en augmentant les pertes joules : d’où une augmentation de la
résistance active6.

Cette valeur de résistance active obtenue est généralement plus grande que si le courant était uniformément
réparti sur le conducteur en courant continu.
Remarque :
Les résistances actives des conducteurs et les âmes des câbles en métaux de couleur pratiquement ne
diffèrent pas de leurs résistances ohmiques. On les calcule en utilisant l’expression analytique suivante :
𝐿
𝑅= (2)
𝛾𝑆
𝐿 : Longueur du conducteur ou câble
𝛾 : Conductivité du matériau
𝑆 : Section nominale du conducteur

La résistance des conducteurs et des âmes des câbles dépend de la température tel que :

𝑅𝜃 = 𝑅20 (1 + 𝛼(𝜃 − 20)) (3)

𝛼 : Coefficient de dilatation de la résistance


𝜃 : La température réelle du conducteur
Remarque :
Dans les calculs d’un réseau Electrique, on ne tient pas compte des variations de la résistance dû à la
variation de la température.

II. Réactances des lignes électriques aériennes


La réactance de ligne, est un paramètre incontournable, sans laquelle les différents calculs des réseaux et
systèmes de réseau est impossible. C’est pourquoi sa détermination devient primordiale.
Pour calculer la réactance d’un conducteur électrique, il suffit de faire le produit de sa longueur et de sa
réactance linéique comme suit :
𝑥 = 𝑥0 𝐿 (4)

6
En réalité, les métaux de couleur (Or, Cuivre, Argent…) gardent les mêmes résistances.

P a g e 32 | 70
𝑥0 : Réactance linéique en Ω/𝑘𝑚
𝐿 : Longueur de la ligne en 𝑘𝑚
En réalité, la réactance linéique de la ligne électrique aérienne se défini à l’aide de la relation :
2𝐷𝑚
𝑥0 = 0,145 log ( ) + 0,016𝜇𝑟 (5)
𝑑
𝐷𝑚 : Distance moyenne entre conducteur en 𝑚𝑚
𝑑 : Diamètre du conducteur en 𝑚𝑚
𝜇𝑟 : Perméabilité magnétique du matériau conducteur.
La distance moyenne 𝐷𝑚 entre conducteurs dépend du type d’armement à la tête du support et surtout de la
disposition des conducteurs sur cet armement.

1) Les Lignes électrique diphasées


Les conducteurs peuvent être disposés en nappe horizontales ou en drapeaux.

D12 1 2

2
D12
𝐷𝑚 = 𝐷12 (6)

2) Les lignes triphasées ordinaires


Pour ces lignes, nous avons deux types de disposition à savoir :
a) Triangle
Ou nous observons encore trois types :
- Chapeau de gendarme
- Nappe voûte
- Armement alterné avec bras inclinés
- Armements alterne-interne

P a g e 33 | 70
1

D13 D12

3 2
D23

3 D12
D23
2

𝐷𝑚 = 3√𝐷12 × 𝐷13 × 𝐷23 (7)

b) Horizontale7
Si la disposition des conducteurs est horizontale, ou verticale pour une ligne triphasée, alors nous
avons deux types d’armement en drapeau (fig.) et en nappe horizontale (fig.). Dans ces conditions la distance moyenne
entre les conducteurs pourra donc se déterminer comme suit8 :

D12

D23 1 2 3

3
D12 D23

3
𝐷𝑚 = √12 𝐷 = 1,26 𝐷 (8)
𝐷 = 𝐷12 = 𝐷23

Le premier membre de la relation (5) provient du champ 𝐵


⃗ extérieur et s’appelle réactance linéique
externe et a pour expression :

7
Armement plus souvent utilisé en moyenne tension.
8
Très utilisé pour la transposition à chaque fois que l’on veut changer la position des phases, ce qui permet
d’équilibrer le réseau.
P a g e 34 | 70
2𝐷𝑚
𝑥0′ = 0,145 log ( ) (9)
𝑑
De la relation (9), il ressort que la réactance dépend non seulement de la distance moyenne entre
conducteurs 𝐷𝑚 mais également de leurs diamètres (sections). Comme cette distance moyenne se choisie en fonction
de la tension électrique, alors la réactance linéique externe est d’autant plus grande que la tension nominale électrique
est importante.
Remarque : La réactance linéique externe des lignes conductrices aériennes est plus grande que celle des âmes des
câbles. Car les âmes des câbles sont très proches que les conducteurs de ligne.

🚧 L’augmentation de la section des conducteurs d’une ligne électrique aérienne entraine une diminution de sa
réactance linéique externe9.
Le second membre de la relation (5) est une émanation du champ 𝐵
⃗ à l’intérieur du conducteur. Il
exprime la réactance linéique interne et s’écrit :
𝑥0′′ = 0,016 𝜇𝑟 (10)
En remplaçant (9) et (10) dans la relation (5), nous obtenons l’expression analytique simplifiée de la
réactance linéique de la ligne aérienne :
𝑥0 = 𝑥0′ + 𝑥0′′ (11)
Pour les lignes avec les conducteurs électriques en matériaux non-magnétiques c’est-à--dire 𝜇𝑟 = 1, 𝑥0′′ est
négligeable par rapport à 𝑥0′ et dans la plupart des cas, la réactance linéique de ligne est confondue à 𝒙′𝟎 .

L’utilisation des conducteurs non-magnétiques dans le réseau permet de réduire les pertes.
Remarque :
1) Dans la pratique, le calcul des réactances linéiques se fait en fonction des aides mémoires
2) Dans les calculs approximatifs, on peut considérer que la réactance électrique des lignes électriques
aériennes varient entre 0,3 et 0,4 Ω/𝑘𝑚. Nous choisissons 𝟎, 𝟒 𝛀/𝒌𝒎 car c’est le cas le plus
défavorable10.
3) La réactance linéique interne des conducteurs en acier est plus grande que celle des métaux de couleur.
Ceci vient du fait que 𝑥0′′ est proportionnel à 𝜇𝑟 qui dépend fortement de la grandeur du courant dans le
conducteur. Si pour les métaux de couleur 𝜇𝑟 = 1, pour les conducteurs en acier on a 𝜇𝑟 ≥ 103 .

✔ En résumé :

Réactance linéique (𝒙𝟎 ) Pertes Section

Inférieur à 0,3 Ω/𝑘𝑚 Augmentation des pertes Augmentation de la section


Supérieur à 0,4 Ω/𝑘𝑚 Diminution des pertes Diminution de la section

9
Plus la section du conducteur est importante, moins il y’a de pertes dans le réseau.
10
Si on est en HT ou THT on peut avoir 𝑥0 > 0,4 Ω/𝑘𝑚
P a g e 35 | 70
III. Conductibilité capacitive de la ligne Electrique
Les lignes électriques en dehors des résistances actives et inductives (réactances) sont caractérisés
également par leurs conductibilités capacitives. Cette conductibilité est une émanation des conducteurs virtuels qui
existent entre les conducteurs eux-mêmes et aussi entre les conducteurs et le sol.
La capacité linéique des condensateurs virtuels provoquée par le fonctionnement d’une ligne aérienne
triphasée, se défini approximativement par la relation :
0,024
𝐶0 = × 10−6 [𝐹/𝑘𝑚] (12)
2𝐷𝑚
log ( )
𝑑
De la relation (12), il s’en suit que la capacité linéique d’une ligne augmente au fur et à mesure que croit la
section des conducteurs et décroit lorsque la distance entre ceux-ci augmente. C’est pourquoi à section de conducteur
égale, une ligne BT devrait avoir une capacitance plus grande que celle d’une ligne HT.
Connaissant la capacité linéique de la ligne électrique et sa pulsation, nous pouvons déterminer sa
conductibilité linéique capacitive comme suit :

𝑏0 = 𝜔𝐶0 [𝑆/𝑘𝑚] (13)

La conductibilité capacitive d’une ligne électrique de longueur L(km) est :


𝐵 = 𝑏0 𝐿 [𝑆] (14)

Connaissant la conductibilité capacitive d’une ligne et son niveau de tension, nous pouvons définir le courant
électrique au début d’une ligne par :
𝑈×𝐵
𝐼𝑐𝑉 = [𝐴] (15)
√3
𝑈 : Niveau de tension en volt
Remarques :
1) Dans les lignes aériennes HT, les courants capacitifs sont très importants, c’est pourquoi dans les calculs et
schémas équivalents en BT, la capacitance de la ligne peut être négligée.
2) La conductibilité capacitive ou conductance de la ligne par rapport au sol, joue un rôle prépondérant lors du
calcul des dispositifs de mise à la terre et des protections.

IV. Schéma équivalent des lignes électriques aériennes


Pour faire les calculs électriques de la ligne de tension supérieure à 90 𝑘𝑉, il faut tenir compte de leurs
susceptance
(𝐵) (du moins tous les paramètres de la ligne) par exemple, la puissance réactive due à la susceptance avec les
conducteurs de section AA-70 est pratiquement de 3100 𝑘𝑉𝐴𝑅. Elle peut être comparée à la puissance réactive de
la charge qui ne dépasse pas généralement 10000 𝑘𝑉𝐴𝑅. La susceptance et les résistances d’une ligne sont
uniformément réparties sur toute sa longueur c’est-à-dire que la ligne électrique se comporte comme un circuit

P a g e 36 | 70
électrique avec ses paramètres de distribution : C’est un Quadripôle11. En effet, il y’aura augmentation de la résistance
active alors échauffement en ce point d’où la naissance d’un quadripôle.
Le calcul des lignes électriques deviennent complexes lorsqu’il faut tenir compte de tous ces paramètres
pour éffectuer les calculs approximatifs dans le cas des tensions supérieures à 90 kV, on utilise des schémas simplifiés
qui se réduisent à la résistance active et à la réactance. En effet, si nous répartissons la capacitance en deux
parties égales que nous plaçons l’une au début et l’autre à la fin de la ligne, nous obtenons un schéma équivalent qui a
la forme de 𝜋.

1 R X
2

B/2 B/2
1'
2'
Figure 1: Schéma équivalent d'une ligne électrique sous la forme 𝝅

Si nous concentrons la susceptance au milieu de la ligne, nous obtenons un schéma équivalent sous la forme
d’un 𝑇

X/2 X/2
1 R/2 R/2 2

B
1'
2'
Figure 2: Schéma équivalent d'une ligne électrique sous la forme de 𝝅

Pour simplifier les calculs des lignes électriques aériennes, le schéma équivalent en 𝝅 est le mieux indiqué.
Dans ce cas, la puissance capacitive de la ligne peut être additionnée à la puissance de la charge à alimenter. Ceci n’est
pas possible dans le cas du schéma équivalent en 𝑇 qui est constitué de deux mailles. Pour chaque ligne électrique, le
schéma équivalent rend les calculs électriques plus complexes.

Remarques :

11
En pratique, le point de manchonnage se comporte comme un quadripôle car il se pose un problème de
contact (il est ponctuel)
P a g e 37 | 70
1) Les mesures de calculs des lignes pour les schémas équivalents sous la forme de 𝜋 et 𝑇 sont pratiquement les
mêmes. Elles dépendent de la longueur de la ligne.
2) Pour le calcul des lignes électriques aériennes de transport, il est recommandé d’utiliser les schémas
équivalents sous la forme de 𝜋

🚧 La susceptance capacitive des câbles est plus importante que celle des lignes aériennes. C’est pourquoi le
schéma de la figure 1 n’est valable que pour les câbles de longueur inférieure à 100 𝑘𝑚.

V. Schéma équivalent des transformateurs de puissance à 02 enroulements


Le transport de l’énergie électrique sur de longue distances se fait en HT. Au pont de distribution, on abaisse
la tension jusqu’à la valeur nominale des récepteurs, c’est dans cet optique qu’on utilise les transformateurs
abaisseurs ou élévateurs de tension. La plupart des transformateurs utilisés en réseau sont triphasés. Pour le
transport de l’énergie électrique de très grande puissance, on utilise les transformateurs monophasés dans un
groupe triphasé.
D’une manière générale, les enroulements HT des transformateurs sont en étoile, tandis que ceux de BT ou MT
sont en triangle12 .
Etudions ici le cas où la charge est répartie uniformément par phase. Nous constatons que les enroulements
sont sur un circuit magnétique ; c’est pourquoi le schéma équivalent est constitué de deux mailles reliées par une
induction usuelle.
Les enroulements ayant des tensions différentes, pour effectuer les calculs, il faut ramener les différents
paramètres du transformateur à la même tension de référence à la HT13. Pour ce faire, il suffit de calculer les
réactances proportionnelles au carré de la tension.
Le transformateur à deux enroulements peut être représenté par ses paramètres de distribution sous la
1
forme de 𝑇 (avec la branche de magnétisation au milieu) et d’un 2 𝑇(on pousse la branche de magnétisation d’un côté)
comme l’indique la figure ci-dessous :

1 R1 X1 R2 X2
2

GT BT
1'
2'

Figure 3: Schéma équivalent d'un transformation à 2 enroulement : Forme en T

12
Lorsque les enroulements des transformateurs sont faibles, il faut les connecter en étoile.
13
Pour éviter d’augmenter les erreurs.
P a g e 38 | 70
1 RT XT
2

GT BT
1'
2'
Figure 4: Schéma équivalent d'un transformation à 2 enroulement : Forme en demi T

Les éléments horizontaux sont les résistances actives et inductives des enroulements du transformateur.
L’élément vertical est la branche de magnétisation du transformateur qui d’habitude se présente en forme de
deux conductibilités actives 𝐺𝑇 et réactives 𝐵𝑇 .
Remarque : Le schéma équivalent de la forme en T est complexe et ne facilite pas les calculs électriques des réseaux.
Même dans le cas simple d’une alimentation de la charge à partir d’un transformateur à 02 enroulements, le schéma en
1
T constitue deux mailles. Il est conseillé d’utiliser, pour faciliter les calculs, la forme en 2 𝑇. Dans ces conditions, la
branche de magnétisation par rapport à la forme en T est ramenée à la HT.
1
L’utilisation de la forme en 2 𝑇 du transformateur à deux enroulements donne quelques erreurs relatives. Il est
connu que les pertes obtenues pendant l’expérience de régime à vide du transformateur sont en général les pertes
dans l’acier pourtant il existe aussi les pertes dans les enroulements.
1
Dans le schéma équivalent de la forme en 2 𝑇, toutes les pertes due au régime à vide ont lieux dans le circuit
magnétique du transformateur. L’apparition de l’erreur relative est faible et n’influence pratiquement pas les résultats
de calculs.
1
Le schéma équivalent sous la forme de 2 𝑇 possède 04 paramètres à savoir :

- La résistance active : 𝑅𝑇 (des enroulements)


- La réactance des enroulements du transformateur : 𝑋𝑇
- Conductibilité active de la branche de magnétisation : 𝐺𝑇
- Conductibilité réactive de la branche de magnétisation : 𝐵𝑇
Pour définir ces paramètres, il est nécessaire de faire des expériences de régime à vide et de court-circuit du
transformateur à 2 enroulements.

A- Expérience du régime à vide


L’expérience du régime à vide se fait pour le transformateur de tension nominale, son enroulement de
secondaire est libre c’est-à-dire non court-circuité et en charge.

P a g e 39 | 70
1
A W 1'

2
A 2'

3 3'
A W

Figure : Schéma d’expérience du régime à vide


A partir des wattmètres de la figure 4 ci-dessous, on définit la somme des puissances ∆𝐶 dans l’acier du circuit
magnétique et dans l’enroulement primaire de ce transformateur. Comme le courant du régime à vide est faible, la
perte de puissance dans la résistance active des enroulements varie proportionnellement au carré du courant. Cette
perte est insuffisante avec une faible erreur relative : on peut donc la négliger !
Les pertes de puissance dans l’acier sont considérées comme les pertes dues au régime à vide, dans ces
conditions ∆𝑃0 = ∆𝑃𝑎 qui sont les pertes dans l’acier. Connaissant les pertes de puissances dans l’acier du
transformateur, on peut définir ou alors trouver l’expression analytique permettant de calculer sa conductibilité active.
2
∆𝑃𝑎 = 𝑈𝑛𝑜𝑚 𝐺𝑇 (18)
De la relation (18), on définit la conductibilité active comme la perte de puissance dans l’acier sur le carré de
sa tension nominale
∆𝑃𝑎
𝐺𝑇 = 2
(19)
𝑈𝑛𝑜𝑚
Le courant à vide 𝐼0 de son transformateur avec un circuit magnétique en acier, varie de 0,7 − 3 % de la
valeur nominale du courant et ceci, les petites valeurs pour les transformateurs de très haute puissance.
Dans la décomposition du courant du régime à vide, on note la présence d’une faible composante active qui
couvre la perte de puissance active dans le circuit magnétique en acier. Cette composante est de 4 à 6 fois inférieure à
la composante réactive. C’est pourquoi en général, on les néglige et la composante réactive est considérée comme le
courant du régime à vide 𝐼0 .
Connaissant la valeur du courant du régime à vide 𝐼0 , on peut calculer 𝐵𝑇 de la branche de magnétisation. Pour
ce faire, nous constituons l’égalité suivante :
𝐼0
𝑈𝑛𝑜𝑚 𝐵𝑇 = √3 × ×𝐼
100 𝑛𝑜𝑚
𝐼0 𝑆𝑛𝑜𝑚
= √3 × × (20)
100 𝑈𝑛𝑜𝑚
De l’égalité (20), nous pouvons en définitive, extraire la conductibilité réactive de la branche de magnétisation
du transformateur par
𝐼0 𝑆𝑛𝑜𝑚
𝐵𝑇 = × 2 [𝑆𝑖𝑒𝑚𝑒𝑛𝑠] (21)
100 𝑈𝑛𝑜𝑚
P a g e 40 | 70
𝐼𝑛𝑜𝑚 et 𝑆𝑛𝑜𝑚 sont respectivement les courant et puissances apparentes du régime nominal.

B- Expérience de régime de court-circuit

A W

A W

Figure : Schéma d’expérience du régime à court-circuit


Dans le cas de l’expérience du régime de court-circuit, la tension 𝑈𝑐𝑐 au primaire est choisie de manière que
dans les enroulements du transformateur circule le courant nominal. Les wattmètres montrent la perte de puissance
active ∆𝑃𝑐𝑐 dans les enroulements et dans le circuit magnétique du transformateur, parce que la tension de court-
circuit varie de 4,5 à 10,5 % de sa tension nominale, le flux magnétique dans l’acier est moins important .
Les pertes actives dans l’acier sont approximativement proportionnelles au carré des inductions dans l’acier ;
c’est pourquoi dans l’expression des court-circuits, elles sont très faible, et toutes les pertes de court-circuits sont
confondues aux pertes nominales dans le cuivre des enroulements du transformateur ∆𝑃𝑐𝑛𝑜𝑚 . Ces pertes sont
déterminées par :
2
2
𝑆𝑛𝑜𝑚
∆𝑃𝑐𝑛𝑜𝑚 = 3 𝐼𝑛𝑜𝑚 𝑅𝑇 = 2 𝑅𝑇 (22)
𝑈𝑛𝑜𝑚
Nous pouvons donc extraire la résistance active du transformateur de puissance à 2 enroulements :
∆𝑃𝑐𝑛𝑜𝑚 2
𝑅𝑇 = 2
× 𝑈𝑛𝑜𝑚 (23)
𝑆𝑛𝑜𝑚
La valeur relative de la tension de court-circuit peut être déterminée à partir de l’impédance des
enroulements du transformateur de puissance. Parceque dans cette expérience le courant a la valeur nominale. Nous
pouvons écrire que :
𝑈𝑐𝑐
× 𝑈𝑛𝑜𝑚 = √3 × 𝐼𝑛𝑜𝑚 × 𝑍𝑇 (24)
100
On peut avoir l’impédance des transformateurs de puissance à 2 enroulements :
2
𝑈𝑐𝑐 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑍𝑇 = × (25)
100 𝑆𝑛𝑜𝑚
Nous savons que la réactance du transformateur à deux enroulements est :

P a g e 41 | 70
𝑋𝑇 = √𝑍𝑇2 − 𝑅𝑇2 (26)

Remarque : Pour les transformateurs de grande puissance, la résistance active est négligeable par rapport à
l’impédance. C’est pourquoi dans certains calculs leurs réactance est confondue à l’impédance :
2
𝑈𝑐𝑐 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋𝑇 = 𝑍𝑇 = × (27)
100 𝑆𝑛𝑜𝑚

Remarques :
- Les résistances 𝑅𝑇 et 𝑋𝑇 définies dans les différentes expressions ci-dessus sont fonction des
𝑈 2
tensions électriques des enroulements du côté HT, et leurs valeurs est (𝑈1 ) fois supérieure à
2
celles qu’elles auraient eu avec la tension du côté MT.
- Les conductibilités 𝐺𝑇 et 𝐵𝑇 de la branche de magnétisation du transformateur à deux
𝑈 2
enroulements varie proportionnellement à la valeur ( 2 ) c’est pourquoi dans les schémas
𝑈1
équivalent du transfo réalisé en fonction de la tension coté H.T, les conductibilités ont des faibles
valeurs par rapport à celle obtenue en fonction de la tension coté MT.
- Les expressions qui permettent de définir les paramètres du transformateur sont valables dans
le cas du triphasé, du monophasé ou de trois monophasés en un triphasés.
Dans ce dernier cas, il faudra faire les modifications suivantes :
∆𝑃0 = 3∆𝑃0′
∆𝑃𝑐 = 3∆𝑃𝑐′
Avec ∆𝑃0′ et ∆𝑃𝑐 ′ les pertes de puissance dans les expériences de régime à vide et de court—circuit du
transformateur monophhasé.

VI. Schéma équivalent des transformateurs de puissance à 𝟎𝟑 enroulements


Les postes électriques abaisseurs parfois alimentes les réseaux de distribution en 02 tensions différentes.
Exemple : 10 ou 6 𝑘𝑉 et 15 ou 30 𝑘𝑉.

Les tensions entre 6 − 15𝑘𝑉 sont pour la distribution de l’Energie Electrque aux charges rapprochées.

P a g e 42 | 70
Les tensions jusqu’à 35 𝑘𝑉 pouvant alimenter les charges dans un rayon de 40 à 50 km, si les charges
électriques de ces deux réseaux ne diffèrent pas de 4 à 5 fois alors il est important d’utiliser un seul transformateur à
03 enroulements 14avec 02 enroulements côté MT, au lieu de 02 transformateurs à deux enroulements.

Remarques : Quelles implications apporteront 02 transformateurs à 02 enroulements ?


- Avec 02 transformateurs à 02 enroulements on aura plus de pertes de puissance plutôt avec 03
enroulements
- Problème de télé conduite
- 𝑘 > 5 Pour éviter les surcharges (sans facteur d’extension)
- Facteur de charge inférieure à 70%

Remarques :
- Les transformateurs à 03 enroulements ont des enroulements côté HT connectés en étoile,
tandis que certains du côté MT sont en étoiles et d’autres en triangle15, car la plupart des
défauts en MT sont des défauts monophasés
- Les transformateurs à 03 enroulements ont la même puissance de 100% dans leurs
enroulements (il est robuste et fort !)

A- Schéma équivalent du transformateur à 03 enroulements

R1 X1

GT BT

Les paramètres de ce schéma équivalent sont fonctions de la haute tension. Comme dans les enroulements
circulent des courants différents, les 03 réactances ne sauraient s’additionner comme dans le cas du transformateur
à deux enroulements. La branche de magnétisation est fonction d la haute tension seulement.
Remarques :

14
La protection à utiliser ici est la différentielle qui va comparer tous les courants du 1, 2, 3 et déclenche dès
qu’il n’y’a plus équilibre.
15
225 𝑘𝑉 en triangle, 15𝑘𝑉 en étoile, 30𝑘𝑉 en triangle
P a g e 43 | 70
L’expérience du régime à vide du transformateur à 03 enroulements est la même que celle du transformateur à
deux enroulements.

B- Paramètres de la branche de magnétisation du transformateur à 03 enroulements


Compte tenu de la remarque ci-dessus, les paramètres de la branche de magnétisation, auront les mêmes
expressions analytiques que dans le cas du transformateur à 02 enroulements c’est-à-dire relations (18) et (21). Par
contre, les paramètres des 03 enroulements du transformateur se détermineront comme suit.
C- La résistance active du transformateur à 03 enroulements
Considérons deux enroulements de ce transformateur par exemple, la HT et la MT2 avec la tension HT qui vaut
110kV et celle en MT2 vaut 11kV. Dans ces conditions on constate que le courant dans l’enroulement MT2-11kV est de 10
fois plus grand que celui de 110kV. En tenant compte du fait que le nombre de spires de ces enroulements est de 10 fois
plus petit, nous obtenons que, la résistance active 𝑅3 de l’enroulement MT2 est 10 fois plus petite que la résistance
active 𝑅2 de l’enroulement HT.
Si le schéma du transformateur à 03 enroulements est fonction de la HT, alors il faut multiplier la résistance de
l’enroulement MT2 par le carré du rapport de tension.
En définitive :

𝑈1 2
𝑅3̇ = 𝑅2 ( ) (25)
𝑈2
D’une manière générale, d’après les calculs, 𝑅3̇ ≅ 𝑅1 ce qui veut dire que à puissances égales des
enroulements des transformateurs, les résistances actives de ces enroulements en fonction de la HT sont égales. Et
d’après la figure 6, nous pouvons écrire que :
𝑅1 = 𝑅2 = 𝑅3 = 𝑅100% (26)

Connaissant la perte de puissance active dans le transformateur de puissance à 03 enroulements et sa tension


nominale, nous pouvons déterminer la résistance à 100% par la relation :
2
𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑅100% = 0,5 × ∆𝑃𝑐𝑛𝑜𝑚 × 2
(27)
𝑆𝑛𝑜𝑚

D- Les réactances des transformateurs à 03 enroulements


Pour déterminer les réactances des transformateurs à 03 enroulements, il nous faut faire 03 expériences de
court-circuit comme illustrées par les figures ci-dessous :

P a g e 44 | 70
2
1 Inom
3
X2
u12 1 X1
X3
1' u12
3'
2' X12=X1+X2
2
1 Inom 3
X2

u13 X1
X3
1' 3' u13

2' X13=X1+X3
Inom
2
1 3

X2
u23 X1
1
u23
3' X3
1'

2' X23=X2+X3
Figure 7 : Expérience du régime de court-circuit

Dans la 1ère expérience figure 7.a, l’enroulement 2 est court-circuité tandis que l’enroulement 03 est
libre. L’enroulement 1 est alimenté sous une petite tension ; cette petite tension 𝑢12 est désignée en
pourcentage de la tension nominale du transformateur et dois être tel que le courant dans cet
enroulement soit nominal. Les résultats de l’expérience permettent de définir la réactance de 02
enroulements y prenant part donnée par :
2
𝑢12 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋12 = × (28)
100 𝑆𝑛𝑜𝑚
Dans la 2ème expérience figure 7.b, l’enroulement 3 est court-circuitée tandis que l’enroulement 2 est
libre. L’enroulement 1 est sous une petite tension. L’enroulement 1 est sous une petite tension 𝑢13 ;
les résultats de l’expérience permettent d’écrire

P a g e 45 | 70
2
𝑢13 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋13 = × (29)
100 𝑆𝑛𝑜𝑚
Dans la 3ème expérience figure 7.c, l’enroulement 3 est court-circuitée, l’enroulement 1 est libre et
l’enroulement 2 est sous une petite tension 𝑢23 . Par analogie aux deux premier cas nous aurons :

2
𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋23 = × (30)
100 𝑆𝑛𝑜𝑚
En tenant compte des valeurs de 𝑋12 , 𝑋13 , 𝑋23 des figures 7.a,b,c, nous pouvons écrire que :
2
𝑋12 + 𝑋13 − 𝑋23 𝑢12 + 𝑢13 − 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋1 = = × (31)
2 2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
2
𝑢12 − 𝑢13 + 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋2 = 𝑋12 − 𝑋1 = × (32)
2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
2
−𝑢12 + 𝑢13 + 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋3 = 𝑋23 − 𝑋2 = × (33)
2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚

Devoir : Chercher les paramètres de l’autotransformateur.

Travail d’assimilation
Un ingénieur du génie Electrique veut alimenter deux villes ayant les puissances suivantes 4 𝑀𝑊 avec un
facteur de Puissance de cos 𝜑 = 0,8. La deuxième ville 6 𝑀𝑊 avec un facteur de puissance de cos 𝜑 = 0,85.
La première ville est alimentée à 27,7kV et la deuxième à 37,8kV. La tension d’alimentation de ce poste est de 115kV.
Aidez l’ingénieur à choisir un transformateur à 02 enroulements ou un transformateur à 03 enroulements. Dans
le cas ou l’ingénieur possède dans son magasin un transformateur de caractéristiques :
- Tension : 115 / 38,5 / 27,5 kV
- Puissance du transformateur : 25 𝑀𝑉𝐴
- Courant à vide : 𝐼0 = 0,9%
- Les pertes à vide : ∆𝑃0 = 45 𝑘𝑊
- Les pertes en court-circuit : ∆𝑃𝑐𝑐 = 140 𝑘𝑊
- Tensions de court-circuit : 𝑢12 = 10,5%, 𝑢23 = 6%, 𝑢13 = 17%
Aidez-le à déterminer les paramètres techniques du schéma équivalent de ce transformateur.

Solution
1) Choix du transformateur
On calcule,
𝑃1 4
𝑆1 = = = 5 𝑀𝑉𝐴
cos 𝜑1 0,8

P a g e 46 | 70
𝑃2 6
𝑆2 = = = 7,0588 𝑀𝑉𝐴
cos 𝜑2 0,85
𝑆2 7,0588
On calcule le rapport = = 1,411 < 4
𝑆1 5

Il faut utiliser un transformateur triphasé à 03 enroulements.


2) Paramètres techniques du transformateur

Sachant qu’il y’a 03 niveaux de tension alors il s’agit d’un transformateur triphasé.
- Calcul de la charge à utiliser :
𝑆𝑐ℎℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 = 𝑆1 + 𝑆2 = 12,0588 𝑀𝑉𝐴

- Pour un bon fonctionnement du transformateur on le charge à 70%


𝑆𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑆𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 12,0588
𝑆𝑇 = = = = 17,23 𝑀𝑉𝐴
𝑎 0,7 0,7
NB : Si le transformateur fonctionne à moins de 30% à vide, il n’est pas conseillé !
𝑆𝑇 = 25 𝑀𝑉𝐴 qui est la valeur normalisée immédiatement au-dessus de 17,233 𝑀𝑉𝐴.
- Paramètres du transformateur :
(i) Conductibilité active
∆𝑃𝑎 45 × 103
𝐺𝑇 = 2
= = 3,4 × 10−6 𝑆
𝑈𝑛𝑜𝑚 (115 × 103 )2
(ii) Conductibilité réactive
𝐼 𝑆 0,9 25×106
0
𝐵𝑇 = 100 × 𝑈𝑛𝑜𝑚
2 = 100 × (115×103 )2 = 17,02 × 10−6 𝑆
𝑛𝑜𝑚

(iii) Réactances
2
𝑢12 + 𝑢13 − 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋1 = × = 56,87 Ω
2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
2
𝑢12 − 𝑢13 + 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋2 = × = −1,323 Ω
2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
2
−𝑢12 + 𝑢13 + 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋3 = × = 33,06 Ω
2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
Comme une réactance ne peut être négative, on a : 𝑋2 = 0
𝑋1 = 56,87 Ω
{ 𝑋2 = 0
𝑋3 = 33,06 Ω

P a g e 47 | 70
Chapitre 3 : Les régimes de neutre dans les systèmes Electriques
I. Généralités
Un réseau électrique fonctionnant avec les conducteurs neutre (N) des transformateurs, générateurs et
transformateurs de puissances, connectés aux dispositifs de mise à la terre (MHi) directement à travers une
faible résistance est un régime de mise à la terre du conducteur N.
Il est isolé si les conducteurs N sont isolés au connectés aux dispositifs de Mise à la terre à travers de
grande résistance. Les différentes méthodes de mise à la terre du conducteur de neutre16 (N) influencent
considérablement la grandeur du courant de court-circuit de mise à la terre.

A- Les exigences
Le régime de neutre d’un réseau influe directement sur le comportement du système électrique soumis à un
déséquilibre homopolaire. Il intervient également dans :
- La qualité de la fourniture de l’énergie
- La sécurité des biens et personnes
- La tenue thermique, diélectrique et mécanique des équipements
- La définition du plan de protection associée.
Le choix d’un régime de neutre, doit assurer sur un réseau d’Energie Electrique la maitrise des contraintes
provoquées par les déséquilibres homopolaires. A l’origine, les réseaux électriques ont été conçus pour répondre aux
exigences de sureté dans la desserve de l’énergie.
Le régime de neutre ayant une influence sur la valeur du courant de défaut à la terre et sur le niveau des
surtensions dynamiques, la préoccupation des exploitant allait sur la recherche d’un compromis entre les
investissements et la maitrise des contraintes techniques. Aujourd’hui avec l’ouverture des marchés et la qualité du
produit électricité et des services associés est devenu le motif essentiel de la concurrence.
Dans ce contexte, puisque 80% des défauts sont des court-circuit avec la terre, le choix du régime de neutre
est pour un exploitant de réseau un élément stratégique de la qualité.

B- La gestion des neutres


C’est un acte d’exploitation qui consiste à :
- Rechercher le compromis entre la maitrise des courants de court-circuit avec la terre et le
maintien du facteur de mise à la terre dans un intervalle donné
- Garantir le mode de fixation du neutre à la terre
- Etablir le schéma d’exploitation des neutres du réseau pour un bon fonctionnement du plan de
protection.

16
Le neutre ne peut exister en triangle mais plutôt en étoile : on parle d’un régime isolé en triangle
P a g e 48 | 70
On a l’habitude de classer les régimes de neutres suivant leurs modes de gestion. Le classement se fait
comme suit :
- Les neutres isolés : le neutre du réseau est physiquement isolé de la terre, cependant, il existe
un lien virtuel constitué des réactances et des capacités homopolaires transversales du réseau.

- Les neutres reliés directement à la terre.


Le neutre du réseau peut être ou non distribué :
Dans le 1er cas il existe un conducteur de neutre qui assure l’interconnexion des prises de terre du
réseau, le courant de déséquilibre homopolaire se partage alors entre la terre et le conducteur
neutre.
Dans le 2nd cas, le neutre du réseau est mis à la terre uniquement à la source, le courant de
déséquilibre homopolaire (CDH) transite uniquement par la terre.

- Les neutres impédants : A la source, le neutre est relié à la terre par l’intermédiaire d’une
impédance. A l’exception des réseaux interconnectés, il n’est généralement pas admis d’autres
points de mise à la terre.
Le neutre compensé, appartient à la catégorie des neutres impédants.

C- Régime de neutre isolé


Dans les réseaux à neutre isolé, les courants de défaut à la terre sont limités à la valeur des courants
capacitifs homopolaires de l’ensemble de l’installation.
Un dispositif de surveillance d’isolement doit être prévu pour permettre après détection du défaut, de
l’éliminer de manière aussi rapide que possible et éviter ainsi, le risque d’un 2ème défaut apparaissant avant cette
élimination.
Cette fonction est réalisée par un relais à maximum de tension résiduelle alimenté par 03 transformateurs de
tension si le point neutre est accessible dans le cas d’une connexion de 03 transformateurs de tension, l’utilisation du
relais à maximum de tension résiduelle est également utilisée pour assurer la protection.
Il est possible dans certains cas d’obtenir une élimination automatique sélective d’un défaut dès son
apparition à l’aide des relais sensible à maximum de courant résiduel alimenté par un TOR englobant les 03 phases des
câbles.
Le réglage de ces relais doit être fixé à environ 1,5 fois le courant capacitif propre de départ surveillé. En
effet, lorsqu’un défaut affecte un départ voisin, le courant capacitif propre, remonte le départ reste sain pour alimenter
le défaut au risque de provoquer un déclenchement intempestif de la protection le surveillant si le seuil choisi est trop
faible. D’autres part, afin d’obtenir une sensibilité suffisante, en cas de défaut résistant, il faut que le courant capacitif
total du réseau soit supérieur à 5 fois celui du départ le plus long c’est-à-dire égale à environ 3 fois le réglage le plus
élevé des relais de l’installation. Si cette protection ne peut être respectée en raison de la présence d’un départ de très
grande longueur, il est possible d’utiliser un relais de courant homopolaire directionnalisé dont le seuil en courant
pourra se situer en dessous du courant capacitif propre sans déclenchements intempestifs.

P a g e 49 | 70
Il faut cependant remarquer que ce genre de protection ne peut être satisfaisant que si le nombre de départ
en service varie peu au cours du temps. Il est de même très difficile d’obtenir une détection sélective lorsque le réseau
électrique comporte des boucles. On fait parfois recours à d’autre solutions telle qu’une mise à la terre impédants de
point neutre commandée par le relais de tension homopolaire. Ceci permet au relais à maximum de courant
homopolaire de détecter de façon sur les défauts terre de l’installation et d’en assurer l’élimination.

D. REGIME A NEUTRE IMPEDANT


Dans ce réseau, le courant de défaut à la terre est limité à une valeur déterminé qui peut aller d’une dizaine à
un millier d’ampère environ. Les différents départs doivent être équipés d’une protection à maximum d’intensité
homopolaire alimentée par l’intermédiaire d’un tort ou par une connexion résiduelle de trois transformateurs de
courant. En cas de court-circuit polyphasé, les réducteurs de mesure sont susceptibles d’entrer en saturation de façon
dissymétrique. Ce qui peut provoquer une réponse intempestive d’une protection dont le seuil serait fixé trop bas. S’il
s’agit d’une protection alimentée par tort, le seuil pourra être fixé à 1,5 fois le courant capacitif homopolaire du départ
(pour les conducteurs HT, l’ordre de grandeur est de 3 A/km). Lorsque plusieurs neutres sont mis à la terre
simultanément, il est nécessaire d’utiliser des relais de courant homopolaire bidirectionnels pour éliminer
sélectivement l’une des sources de courant homopolaire en cas de défaut.
Dans le cas d’un système possédant un ou plusieurs alternateurs débitant directement sur le jeu de barre
principal, la mise à la terre peut être réalisée soit sur le point N d’un alternateur, soit sur le jeu de barre par une
bobine zigzag ou un transformateur étoile neutre à la terre triangle au secondaire fermé sur une résistance.
La première disposition n’est pas conseillée car le relais homopolaire installé doit posséder des caractéristiques
incompatibles :
➢ Seuil faible et temps de fonctionnement rapide pour protéger efficacement l’alternateur ;
➢ Seuil et temporisation assurant la sélectivité avec les protections homopolaires du réseau.
La deuxième disposition est par contre favorable à une protection sensible et rapide des alternateurs contre un
défaut à la terre. Les alternateurs étant considérés comme des départs pour les courants homopolaires.

E. RESEAUX A NEUTRE ISOLE


La mise à la terre est faite en générale sur le neutre d’un transformateur d’arrivée triangle étoile. Lorsque ce
neutre n’est pas accessible, le générateur homopolaire est constitué d’une bobine à couplage zigzag ou d’un
transformateur étoile triangle raccordé sur le jeu de barre principal. Le courant de défaut à la terre n’est donc limité
que par la résistance homopolaire du transformateur ou de la bobine et sa valeur maximale sera de l’ordre de
grandeur des court-circuits triphasés. Il est donc possible d’employer avec une bonne sensibilité les protections
démenties par une connexion résiduelle de trois transformateurs.

II. MISE A LA TERRE ET ISOLATION DU CONDUCTEUR NEUTRE


La plus part des indices techniques et économiques importants des systèmes et réseaux d’énergie électrique
dépendent de leur fonctionnement avec les conducteurs neutres des transformateurs de puissance, alternateurs et
générateurs isolés ou mis à la terre à travers les résistances.

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Dans les systèmes et réseaux d’énergie électrique, il existe des régimes de fonctionnement des conducteurs
neutres suivants :
➢ Installations électriques des tensions inférieures à 1 kV (courant alternatif) peuvent avoir le conducteur
de neutre mis à la terre (réseau à quatre conducteurs) ou isolé (réseau triphasé à trois conducteurs) ;
➢ Réseaux électriques moyenne tension à faible courant capacitif de court-circuit à la terre,
fonctionnement avec le neutre isolé pour certaines valeurs élevées de ce courant ou avec le neutre mis à
la terre à travers un réacteur extincteur d’arc électrique ;
➢ Dans les réseaux haute tension de tension supérieure à 50 kV, on utilise une mise à la terre effective. La
mise à la terre ne concerne pas tous les points neutres des transformateurs de puissance,
autotransformateurs, alternateurs et générateurs mais quelques-uns seulement. Ceci dans le but de
limiter le courant de court-circuit monophasé à la terre. Les variations du régime de fonctionnement du
neutre listées plus haut ont une série d’avantages et d’inconvénients et pour mieux les apprécier, il faut
analyser les quatre de base suivants :
- Niveau de sécurité ;
- Fiabilité dans le transport et la distribution de l’énergie électrique ;
- Sécurité d’incendie ;
- Economie.
Dans les installations électriques de tension inférieure à 1 kV, la mise à la terre du conducteur neutre doit se réaliser
en même temps que la mise au neutre ; c’est-à-dire toutes les parties métalliques hors tension sont connectées au
conducteur neutre du système du réseau électrique.
Dans ces installations électriques de tensions inférieures à 1 kV, l’isolation du conducteur neutre doit se réaliser de
même temps que la mise à la terre c’est-à-dire connecter une partie de l’installation avec le dispositif de mise à la
terre de manière à effectuer constamment le contrôle de l’isolation du réseau ou du fonctionnement de production.
Remarque :
Dans chaque variante, il existe des contradictions de prescription définissant les différents indices de même
utilisation pratiques de l’une ou de l’autre résolution.

III- LES REGIMES D’ENERGIE ELECTRIQUE MOYENNE TENSION


Considérons un système d’énergie électrique constitué d’un alternateur, ou d’un transformateur d’alimentation
connecté en étoile devant alimenter une charge connectée en triangle à travers une ligne.

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IGA
ICA
IGB UA
ICB IGA
IGC
IB0C
ICA
IA0C IB0C IC0C ICC IA0C

UC IC0C UB
a) Diagramme de courant et tension en régime normal

UA

UC UB
U B=UCB
b) Diagramme de tension en régime de Court-circuit de la phase C à la terre

Figure 1 : Schéma simplifié d’un réseau et la répartition des courants en régimes


normal

Le réseau décrit ci-dessus est représenté par la figure1.


Analysons le réseau simplifié de la figure1 comportant tous les éléments de base alternateurs, générateur ou
transformateur abaisseur représentés par les enroulements secondaires. La ligne électrique moyenne tension est
l’enroulement primaire du transformateur abaisseur. Le neutre de l’alternateur ou générateur est isolé. Expliquons
donc comment fonctionne le réseau en régime normal et en régime de court-circuit monophasé à la terre. Si la ligne
est en câble, elle possède une conductibilité capacitive très importante par rapport à la terre. Pour une analyse simple,
toute la capacité de la ligne est en son milieu c’est-à-dire le schéma équivalent en T. Le courant capacitif de charge en
régime de fonctionnement normal est désigné I0c en y ajoutant les index pour les phases. Les courants capacitifs sont
indiqués sur la figure1. Les sommes des courants au début de la ligne d’après la première loi de Kirchhoff sont les
suivantes :

𝑐
𝐼𝐺𝐴 = 𝐼𝐶𝐴 + 𝐼𝐴0
𝑐
{ 𝐼𝐺𝐵 = 𝐼𝐶𝐵 + 𝐼𝐵𝑂 }
𝑐
𝐼𝐺𝐶 = 𝐼𝐶𝐶 + 𝐼𝐶𝑂
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(1)
En régime normal il n’y a pas de courant à la terre car 𝐼𝐶𝐴 + 𝐼𝐶𝐵 + 𝐼𝐶𝐶 = 0
Et de même
𝐶 𝐶 𝐶
𝐼𝐴𝑂 + 𝐼𝐵𝑂 + 𝐼𝐶𝑂 =0 (2)
L’influence de la capacité se fait sentir par le fait que l’angle de déphasage entre le courant de l’alternateur ou du
générateur est petit par rapport à celui de la charge. Ainsi, la présence de la capacité de la ligne favorise l’amélioration
du facteur de puissance réactive tan 𝜑.
Si par exemple dans la phase C, il se produit un court-circuit à la terre, la tension de cette phase par rapport à la terre
est nulle, dans le même temps, la tension dans les deux autres phases augmente de √3 fois et est égale à la tension de
ligne. Le courant de court-circuit ne sera pas très grand car l’isolement du neutre constitue un handicap pour son
passage. Ce type de courant ne provoque pas au déclenchement du disjoncteur pour l’ouverture de la ligne.
Outre ces faits, l’important est de constater que la tension en ligne dans le système ne varie pas et les récepteurs
fonctionnent en régime de défaut permanent. Il s’en suit que l’on peut faire la conclusion suivante : l’isolation du neutre
des transformateurs de puissance dans les réseaux MT fournie une certaine fiabilité dans la distribution de l’énergie
électrique tout en excluant les coupures intempestives.

IGA

IGB
-IC
IB0C
IGC UA

IA0C IB0C IC0C

IA0C UB

IC
Figure 2 : Diagramme de courant et tensions en court-circuit

En cas de court-circuit de phase C à la terre, sa capacité devient nulle à cause de l’augmentation du potentiel de
√3 fois sur les autres phases isolées A et B ; leurs courants capacitifs augmentent de √3 fois et varient
proportionnément à la direction. Désignons ces courants capacitifs par 𝐼𝐴𝑂 𝐶
et 𝐼𝐵𝑂
𝐶
. Comme la capacité de la phase C
est nulle, son courant apparait à la terre. Du diagramme des courants et des tensions, il apparait un courant circulant à
la terre et à travers le point de court-circuit qui est 𝐼𝐶 = −𝐼𝐴0𝐶
− 𝐼𝐵0𝐶
(3) , de trois fois la valeur efficace de ce
courant deasse la valeur initiale en régime normal. Dans la pratique, la valeur de ce courant est définie par des
relations empiriques suivantes :
❖ Pour des lignes aériennes :

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𝑳
𝑰𝑪 = 𝑼𝒏𝒐𝒎 ∗ (4)
𝟑𝟓𝟎

❖ Pour les câbles :


𝑳
𝑰𝑪 = 𝑼𝒏𝒐𝒎 ∗ 𝟏𝟎 (5)

L : longueur du réseau alimenté par le transformateur de puissance en km


Exemple :
Dans un réseau MT de 35 kV de longueur total de 150 km, le courant de court-circuit monophasé à la terre est
d’environ 15 A et dans les réseaux à câble pour une longueur de 5 km, le courant de court-circuit est de 5 A et la
tension nominale est de 10 kV.
Analysons les conséquences du court-circuit monophasé à la terre : l’expérience a montré que :
▪ Les courants ne dépassent pas 30 A dans les réseaux de longueur 6 kV ;
▪ Les courants ne dépassent pas 20 A dans les réseaux de longueur 15 kV ;
▪ Les courants ne dépassent pas 10 A dans les réseaux de longueur 30 kV et 35 kV.

Analysons les conséquences du court-circuit monophasé


Dans les systèmes électriques à neutre isolé, les court-circuit monophasés à la terre constituent plus de 75% du
nombre de défauts. Ces défauts n’influencent pas le fonctionnement des récepteurs c’est-à-dire le régime du neutre
isolé permet une grande fiabilité dans la distribution de l’énergie électrique ; de même, les installations à neutre isolé
sont caractéristiques par de faible courant de court-circuit à la terre.
Les courants capacitifs traversant le lieu de court-circuit sont habituellement inférieurs au courant de fonctionnement
des lignes (c’est-à-dire courant normal ou nominal ou effectif).
La mise à la terre des protections dans les systèmes à faible courant de court-circuit à la terre est autorisée pour la
résistance de court-circuit du courant de terre (qui est égale à 10 Ω. Pour obtenir une résistance de disposition de
mise à la terre, il est nécessaire d’utiliser un certain nombre de barres de cuivre enfoncées dans le sol sous forme
d’électrodes. Pourtant l’augmentation de la tension par rapport à la terre des phases normales au cas où il existerait
des endroits de faible isolation entrainerait leur claquage sur la terre : dans ces conditions, nous obtiendrons un court-
circuit polyphasé. C’est pourquoi même si l’on permet le fonctionnement du réseau électrique en court-circuit
monophasé à la terre, il faut réparer le défaut dans un délai relativement court. Suite à l’augmentation des tensions
dans les phases normales de √3 fois, il est nécessaire de faire l’isolation de toutes les phases par rapport à la terre
sur la tension de ligne et ce qui élève le cout de l’installation. L’augmentation des courants de court-circuit monophasés
à la terre doit être rapidement détectée : c’est pourquoi il est important de placer dans les réseaux les dispositions
spéciaux pour le contrôle des états des isolateurs et isolations.
Pour empêcher l’apparition des arcs électriques intermittents (causés par les courants capacitifs), il est nécessaire de
diminuer les courants capacitifs de court-circuit monophasés à la terre à l’aide des compensateurs tels que les
réacteurs extincteurs d’arc électrique (ces réacteurs sont des grosses bobines). Lors du court-circuit d’une phase à la
terre, le potentiel du neutre devient égal à la tension de la phase. Il se crée donc un circuit inductif dans lequel apparait
une différence de potentiel égale à la tension de phase. Ce circuit se superpose à celui du courant capacitif. Ainsi au
point du défaut, les courants capacitifs et inductifs se superposent ; comme ils sont dirigés en sens contraire, le
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courant capacitif diminue. Si on compense totalement (c’est-à-dire lorsque le courant capacitif est égale au courant
inductif), alors le courant au point du défaut est nul théoriquement.
La compensation totale ne doit pas être autorisée, ceci afin de permettre le bon fonctionnement des relais de
protection de la ligne.

IV. LES RESEAUX D’ENERGIE ELECTRIQUE HAUTE TENSION


Dans les systèmes et réseaux d’énergie électrique de tension supérieure à 90 kV, on met la plupart des neutres à
la terre. Pour ces tensions, les courants capacitifs atteignent des grandes valeurs suite aux hautes tensions et aux
longueurs importantes des lignes (de 100 km à 1000 km).
L’utilisation du réacteur extincteur d’arc électrique ne supprimera pas l’inconvénient principal caractérisant le système
à faible courant court-circuit à la terre particulièrement l’augmentation de la tension dans les phases normales de √3
fois par rapport à la terre pour les court-circuits monophasés à la terre.
Entre autres, les résistances aux contraintes diélectriques des appareils de tensions supérieures à 90 kV ne sont pas
importantes et leur augmentation entrainera un coût plus élevé. La mise à la terre du neutre supprime cet inconvénient
majeur car la fermeture d’une phase à la terre est un court-circuit monophasé pour lequel la ligne en défaut se met
automatiquement hors tension. Les appareils utilisés dans ce cas sont moins coûteux car la tension de phase par
rapport à la terre pour n’importe quel régime ne serait être supérieure à la terre de phase. Dans ce régime, les arcs
électriques intermittents et naturels sont exclus. Le court-circuit monophasé à la terre st déterminé car le courant est
grand. Ici, il n’est pas nécessaire d’installer le dispositif de contrôle de l’état de l’isolation et des isolateurs du système.
Le régime que nous analysons ici a des inconvénients ; plus haut nous avons remarqué que plus de trois quarts des
défauts dans les réseaux électriques proviennent des courts-circuits monophasés à la terre. Pour chacun de ces
phases, il apparait une interruption dans la distribution de l’énergie électrique. Pourtant les courts-circuits
monophasés à la terre dans les réseaux électriques des tensions supérieures à 90 kV ont des caractéristiques
aléatoires et peuvent s’éliminer seuls. Ces types de défauts prennent le nom de défauts fictifs ; c’est ce qui permet
effectivement d’utiliser les réenclencheurs17 des lignes électriques de transport imposant ainsi aux consommateurs le
minimum.
Le second inconvénient est la complexité et le coût significatif de disposition de mise à la terre.
Pour les systèmes à grand courant de court-circuit à la terre, la résistance maximale de court-circuit à la terre est de
0,5 Ω c’est-à-dire 20 fois inférieure à celle du système à faible courant de court-circuit à la terre. Dans ces conditions,
le nombre d’électrodes de mise à la terre est relativement élevé.
Le troisième inconvénient de la mise à la terre direct du neutre est l’importance des courants de court-circuit
monophasés à la terre qui, dans certains cas, peuvent même dépasser les courants de court-circuit symétriques ou
triphasés. Pour les diminuer, une partie des neutres des transformateurs de puissance, des alternateurs ou
générateurs des systèmes électriques se réalise isolée augmentant ainsi la résistance du circuit de court-circuit à la
terre.

17
Disjoncteurs à fermeture répétée automatique
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V. LES RESEAUX D’ENERGIE ELECTRIQUE BASSE TENSION

Dans les installations électriques de tensions inférieures à 1 kV, sont autorisés la mise à la terre du conducteur
neutre des transformateurs de puissance, des alternateurs ou générateurs et le fonctionnement avec le conducteur
neutre isolé.
Dans les installations électriques en courant continu, le point neutre peut être mis à la terre ou isolé. Les installations
électriques avec le conducteur neutre isolé se font par nécessité d’une grande sécurité et pour les conditions qui
assurent le contrôle de l’isolation du réseau et le bon état des fusibles, la détection rapide des court-circuit à la terre
et leur utilisation par le personnel ou l’ouverture automatique de la partie en défaut. Dans les réseaux électriques à
quatre conducteurs de courant alternatif ou trois conducteurs en courant continu, il est obligatoire de faire une mise à
la terre.
Dans les installations électriques dotées d’une mise à la terre du conducteur neutre en cas de court-circuit, la partie
en défaut se met automatiquement hors réseau par un système de protection fiable. C’est pourquoi dans les réseaux
BT, il y’a une liaison électrique entre la mise à la terre et les carcasses métalliques des machines.

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CHAPITRE 4 : CALCULS DANS LES RESEAUX DE DISTRIBUTION (OUVERT)

I. INTRODUCTION
L’exploitation des grands RE est de plus en plus complexe du fait de :
➢ L’augmentation de la taille ;
➢ La présence de ligne de grandes longueurs ;
➢ L’adoption des nouvelles techniques ;
➢ Des contraintes économiques, politiques et écologiques.
Ces facteurs obligent les opérateurs d’exploiter ces réseaux près de la limite de stabilité et de sécurité. La
situation des pays à forte croissance de consommation accroisse encore les risques d’apparition des phénomènes
d’instabilité.
La gestion de RE ne consiste pas seulement à faire en sorte que les transit soient inférieurs aux capacités de
transport de chaque ouvrage du réseau mais il faut également surveiller plusieurs paramètres techniques dont la
puissance réactive et le niveau de tension : La tension électrique doit rester dans une plage autorisée en tout point du
réseau, dans toutes les situations de production et de consommation prévisibles.
En HT, la variation de tension doit être inférieure à 𝟑% et la qualité de l’Energie Electrique est assurée si :
- Continuité de la distribution (pas d’interruption)
- Niveau de tension dans les plages (±𝟓%)
En effet la tension peut être localement dégrader par exemple les jours de fortes consommations. Dans ce cas,
les transits à travers les lignes du réseau sont importants, ce qui provoquerait une chute de tension dans ces lignes.
Comme tout générateurs d’énergie électrique, un réseau de puissance fournit de l’électricité au appareils,
utilisateurs, par l’intermédiaire des tensions qu’il maintient à ses bornes. Il est évident que la qualité et la continuité de
la tension est devenue un système stratégique pour l’exploitation des réseaux d’énergie électrique.
En réalité, l’objectif de ce chapitre est d’évaluer les pertes de puissances dans les REE radiaux et
particulièrement de la QEE qui y transite. Nous supposerons en un premier temps que la continuité des services est
assurée et nous nous intéresserons au niveau de tension dans ce type de réseau. Pour apprécier les éléments de notre
réseau, les calculs des pertes de puissance nous permettrons de savoir si les valeurs transitées sont inférieures aux
capacités des ouvrages du réseau. L’analyse des pertes de puissance réactive dans le réseau permette également d’avoir
une idée réelle sur le fonctionnement de ce réseau.

II. CALCUL DES CHUTES DE TENSION DANS LES RESEAUX OUVERTS

A. CHUTE DE TENSION
Lorsque le transit dans une ligne électrique est assez important, la circulation du courant dans la ligne provoque
une chute de tension. La tension est alors plus basse en bout de ligne qu’à son origine. Plus la ligne est longue, plus la
chute de tension augmente. Un RE dans laquelle la consommation est éloignée de la production présentera un profil de
tension différent de celui dans lequel la consommation et la production sont uniformément réparties. Chaque centrale

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impose la tension à la sortie et, la tension évolue dans le RE en fonction de la consommation. C’est pourquoi dans
les réseaux maillés THT, la tension est différente souvent à l’endroit où on se trouve. A la pointe de la consommation, la
tension est forte au nœud du réseau où les centrales débitent et relativement basse au point éloigné de consommation
des centrales.
Considérons un RE constitué d’une ligne triphasée devant alimenter une charge activo-inductive. Considérons
que la répartition de charge par phase soit uniforme et que les conducteurs sont homogènes et possèdent les mêmes
résistances actives, les mêmes susceptances. Dans ce cas, les chutes de tension peuvent être calculées pour une phase.
Dans la suite, nous utiliserons les tensions de phase, notre ligne triphasée est alimentée à partir d’un poste de
transformation.
1. Schéma unifilaire de notre système

Uph,A Uph,B

S
Charge activo-
P.E L.E inductive

Figure 1 : Schéma unifilaire d’un réseau électrique

2. Schéma équivalent

XT XL
O RT A RL B S

RT
B/2 B/2
GT BT

Figure 2 : Schéma équivalent du réseau électrique

3. Diagramme vectoriel de tension de la ligne A-B


On suppose ici 𝑈𝑝ℎ𝐵 connectée sur la droite horizontale.

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D

A α B
ϕ Uph,B
ΔUI δUI

IIII Chute de tension


ΔUK1 ΔUK2

ΔUphase δUphase

Figure 3 : Diagramme des tensions

∆𝑼𝑹𝑳 = 𝑰 𝑹𝑳 , ∆𝑼𝑿𝑳 = 𝑰 𝑿𝑳
∆𝑼𝑿𝑳 > ∆𝑼𝑹𝑳 𝑪𝒂𝒓 𝑿𝑳 > 𝑹 𝑳
𝑼𝒑𝒉𝑨 : Tension de phase en début de ligne

𝑼𝒑𝒉𝑩 : Tension de phase en fin de ligne

𝑹𝑳 : Résistance de la ligne
𝑿𝑳 : Réactance de la ligne
𝒁 : Impédance de la ligne
𝑰 : Courant de charge
∆𝑼𝑹𝑳 : Chute de tension active
∆𝑼𝑿𝑳 : Chute de tension réactive
𝛿𝑈𝑝ℎ ≪ ∆𝑈𝑝ℎ

D’où la chute de tension est ≈ ∆𝑈𝑝ℎ

∆𝑈 = ∆𝑈𝑎 + 𝑗∆𝑈𝑟 = 𝑍𝐼 = (𝑅𝐿 + 𝑗𝑋𝐿 )(𝐼𝑎 + 𝑗𝐼𝑟 )


𝛿𝑈 = 𝛿𝑈𝑎 + 𝑗𝛿𝑈𝑟
En réalité,
𝑍𝐼 = ∆𝑈 + 𝛿𝑈

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Construisons le diagramme vectoriel pour une phase de cette ligne, traçons une droite (OA) qui est en fait la
tension de phase en fin de ligne à une certaine échelle. Traçons le vecteur de courant de charge faisant un angle avec la
tension de phase. Le cos 𝜑 < 1 puisque la charge est activo-inductif. A partir du point A et la parallèle au vecteur de
courant de charge, traçons le vecteur 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ qui représente la chute de tension 𝑅𝐼 dans la résistance active de la phase
de la ligne. Du point B, traçons le vecteur 𝐵𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ qui représente la chute de tension dans la séquence de la ligne du triangle
ABC. Remarquons que le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 représente la somme algébrique des chutes de tension dans les résistances actives
et inductives d’une phase de la ligne ou encore la chute de tension apparente 𝑍𝐼, avec 𝑍 = 𝑅 + 𝑗𝑋.
A partir du diagramme, remarquons que le vecteur de la tension de phase 𝑈𝑝ℎ𝐴 au début de la ligne se calcule
comme la somme géométrique de la tension de phase en fin de ligne 𝑈𝑝ℎ𝐷 et de la chute de tension de tension apparente
𝑍𝐼 en ligne. La différence géométrique des vecteurs de tension au début et en fin de ligne de nomme la chute tension et
a pour expression :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∆𝑈 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑝ℎ = 𝑈𝑝ℎ𝐴 − 𝑈𝑝ℎ𝐵 (1)

Du diagramme, remarquons que le vecteur tension en fin de ligne fait un angle 𝛼 avec le vecteur tension au
début de la ligne. Pour les récepteurs, ce qui est important c’est la valeur absolue de la tension à ses bornes et non dans
sa phase. C’est pourquoi, dans les calculs des RE, les chutes de tension en ligne se présente comme la différence
algébrique de valeurs absolues de la tension au début et à la fin de la ligne. La grandeur de la chute de tension peut
être définit comme la différence des valeurs indiquées par les voltmètres placés au début et à la fin de la ligne. Sur le
diagramme ci-dessus, la ∆𝑈 est représentée par le segment de droite [𝐴𝐶] tel que :

⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑈
𝐴𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑝ℎ𝐴 − 𝑈𝑝ℎ𝐵 (2)

Pour simplifier les calculs de la valeur de ∆𝑈 𝑝ℎ , considérons les segments qui est la projection du vecteur
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 sur la direction du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑈𝑝ℎ𝐵 . L’erreur que nous laissons dans cette considération ne dépasse pas 3%. Dans
ces conditions, nous pouvons donc écrire que :
∆𝑈𝑝ℎ = 𝑎̅𝑑 + 𝑑𝑒̅ (3)

Avec 𝑎̅𝑑 = 𝑅𝐼 cos 𝜌 , 𝑑𝑒̅ = 𝑋𝐼 sin 𝜌 (4)


En remplaçant (4) dans (3), nous aurons :
∆𝑈𝑝ℎ = 𝑅𝐼 cos 𝜌 + 𝑋𝐼 sin 𝜌 (5)

Si nous considérons le RE comme triphasé, la chute de tension se définira comme :

∆𝑈 = √3 𝑈𝑝ℎ (6)

∆𝑈 = √3 (𝑅𝐼 cos 𝜌 + 𝑋𝐼 sin 𝜌) (7)


Connaissant l’expression de la chute de tension en CA avec une charge à sa fin, nous pouvons déterminer sa valeur
relative comme :
𝐼∗𝐿
∆𝑈% = √3 ∗ 100 ∗ 𝑈 ∗ (𝑟0 cos 𝜌 + 𝑥0 sin 𝜌) (8)
𝑛𝑜𝑚

P a g e 60 | 70
Avec :
- 𝑈𝑛𝑜𝑚 : la tension nominale de la ligne donnée par le conducteur ;
- 𝐼 : le courant effectif dans cette ligne. C’est ce courant qui provoquera ∆𝑈.
Si la charge en fin de ligne est exprimée en 𝑊𝑎𝑡𝑡, nous pouvons calculer l’intensité du courant sur la ligne à partir de
la relation (9) :
𝑈 ∗∆𝑈
𝑛𝑜𝑚
I = 𝐿∗√3∗100(𝑟 %
(9)
cos 𝜌+ 𝑥
0 0 sin 𝜌)

La chute de tension dans cette ligne pourra également s’exprimer comme :


105 ∗𝑃∗𝐿
∆𝑈% = 𝑈 2 ∗ (𝑟0 cos 𝜌 + 𝑥0 sin 𝜌) (10)
𝑛𝑜𝑚 cos 𝜌

105 ∗𝑃∗𝐿
∆𝑈% = 𝑈 2 ∗ (𝑟0 cos 𝜌 + 𝑥0 tan 𝜌) (11)
𝑛𝑜𝑚 cos 𝜌

Exemple d’application :
Une société de distribution de l’énergie Electrique veut fournir à un quartier une puissance de 100 𝑘𝑊 sous
une tension de 10 𝑘𝑉. Le réseau électrique est long de 1,5 𝑘𝑚, la société utilise les conducteurs électriques
aériens nus ayant les caractéristiques :
• 𝑟0 = 5,7 Ω/𝑘𝑚
• 𝑥0′′ = 0,12 Ω/𝑘𝑚
• 𝑥0′ = 0,4 Ω/𝑘𝑚
1) Dire de quel type de conducteur il s’agit.
2) Calculer les Chutes de Tension dans ce réseau
3) Contrôler si la chute de tension est admissible
4) Faire le diagramme vectoriel de tension et de courant de cette ligne.

B. CHUTE DE TENSION AVEC PLUSIEURS RAMIFICATIONS


Etudions une ligne électrique ayant les charges en ramification comme la figure ci-dessous :

U1 r1, x1, l1 r2, x2, l2 U2


K1 K2 r3, x3, l3

S1 S2 S3
RI, XI, LI
RII, XII, LII
RIII, XIII, LIII

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Figure 3 : Représentation schématique d’une ligne électrique ayant plusieurs
ramifications

Pour calculer les chutes de tension dans une ligne à CC, il suffit de déterminer la chute de tension dans un
conducteur. Dans une ligne alimentée à CC, la ∆𝑈% sera donc :
100
∆𝑈% = 𝛾𝑆𝑈 ∑𝑛𝑚=1 𝐼𝑚 𝑙𝑚 (12)
𝑛𝑜𝑚

𝐼𝑚 est le courant de la portion de la ligne indexée arabe.


100
∆𝑈% = 𝛾𝑆𝑈 ∑𝑛𝑚=1 𝐼𝑚 𝐿𝑚 (13)
𝑛𝑜𝑚

- 𝐼𝑚 : est le courant de la portion de la ligne indexée romain ;


- 𝛾 : la conductibilité ;
- 𝑆 : la section du conducteur ;
- 𝑈𝑛𝑜𝑚 : la tension nominale de la ligne.
Si l’on connait les puissances actives des récepteurs, on peut déterminer les chutes de tension en fonction de cette
puissance.

C. CHUTE DE TENSION EN LIGNE POUR UNE PUISSANCE CONNUE


Si l’on connait les puissances actives dans les différentes portions de la ligne, on peut calculer les chutes
de tension dans ce réseau par la relation :
100
∆𝑈% = 𝛾𝑆𝑈 2 ∑𝑛𝑚=1 𝑃𝑚 𝑙𝑚 (14)
𝑛𝑜𝑚

𝑃𝑚 : est la puissance dans une portion de la ligne.


De même la ∆𝑈% peut être déterminée à partir de la puissance des récepteurs de chaque ramification
par la relation :
100
∆𝑈% = 𝛾𝑆𝑈 2 ∑𝑛𝑚=1 𝑃𝑚′ 𝐿𝑚 (15)
𝑛𝑜𝑚

A partir des relations (14) et (15) et en fonction des valeurs autorisées de la chute tension, on peut
déterminer la section des conducteurs de la ligne. Les relations obtenues par le calcul des ∆𝑈% dans la ligne à CC sont
valables pour les lignes monophasées de courant alternatif si la charge est activo-inductive et que la réactance de
la charge soit négligeable.

D- CALCUL DE LA CHUTE DE TENSION DANS UNE LIGNE AVEC


PLUSIEURS CHARGES ELECTRIQUES
Considérons une ligne triphasée ayant une résistance active et une réactance devant alimenter les charges
électriques exprimées en intensité de courant avec des facteurs de puissance exprimés comme sur la figure ci-dessous :

P a g e 62 | 70
A R1 X1 R2 X2 R3 X3 B
K1 K2

II cosϕI III cosϕII IIII cosϕIII


RI, XI, LI
RII, XII, LII
RIII, XIII, LIII

Figure 4 : Schéma équivalent d’une ligne triphasée avec plusieurs charges

Construisons le diagramme vectoriel de cette ligne triphasée avec plusieurs charges.

A
ϕII ϕI Uph,B
ϕIII

II
III
IIII

Figure 5 : Diagramme vectoriel de 𝑼 et 𝑰 du réseau triphasé de la figure 4

De la figure 5, nous pouvons déterminer la chute de tension dans ce réseau comme suit :
∆𝑈𝑝ℎ = 𝐼3 𝑟3 cos 𝜌𝐼𝐼𝐼 + 𝐼3 𝑥3 sin 𝜌𝐼𝐼𝐼 + 𝐼2 𝑟2 cos 𝜌𝐼𝐼 + 𝐼2 𝑥2 sin 𝜌𝐼𝐼 + 𝐼1 𝑟1 cos 𝜌𝐼 + 𝐼1 𝑥1 sin 𝜌𝐼
(16)
Avec :
Courants actifs Courants réactifs
𝐼3𝑎 = 𝐼3 cos 𝜌𝐼𝐼𝐼 𝐼3𝑟 = 𝐼3 sin 𝜌𝐼𝐼𝐼
𝐼2𝑎 = 𝐼2 cos 𝜌𝐼𝐼 𝐼2𝑟 = 𝐼2 sin 𝜌𝐼𝐼
𝐼1𝑎 = 𝐼1 cos 𝜌𝐼 𝐼1𝑟 = 𝐼1 sin 𝜌𝐼
(17)

P a g e 63 | 70
Nous obtenons :

∆𝑈 = √3(𝐼3𝑎 𝑟3 + 𝐼3𝑟 𝑥3 + 𝐼2𝑎 𝑟2 + 𝐼2𝑟 𝑥2 + 𝐼1𝑎 𝑟1 + 𝐼1𝑟 𝑥1) (18)


En substituant 𝑟𝑛 = 𝑟0 𝑙𝑛 et 𝑥𝑛 = 𝑥0 𝑙𝑛 , la relation (18) devient :

∆𝑈 = √3 ∑𝑚
𝑛=1(𝐼𝑛𝑎 𝑟𝑜 + 𝐼𝑛𝑟 𝑥0 )𝑙𝑛 (19)
La ∆𝑈 relative dans les portions sera donc :
100√3 ( ∑𝑚
𝑛=1(𝐼𝑛𝑎 𝑟𝑜 +𝐼𝑛𝑟 𝑥0 )𝑙𝑛 )
∆𝑈% = (20)
𝑈𝑛𝑜𝑚

La ∆𝑈 relative dans les ramifications sera donc


100√3 ( ∑𝑚 ′ ′
𝑛=1(𝐼𝑛𝑎 𝑟𝑜 +𝐼𝑛𝑟 𝑥0 )𝐿𝑛 )
∆𝑈% = (21)
𝑈𝑛𝑜𝑚

Dans le cas où les charges sont exprimées en puissance, nous avons donc :
105 ( ∑𝑚 ′ ′
𝑛=1(𝑃 𝑛 𝑟𝑜 +𝑄𝑛 𝑥0 )𝑙𝑛 )
∆𝑈% = 2 (22)
𝑈𝑛𝑜𝑚

𝑄𝑛′ = 𝑃𝑛′ tan 𝜑𝑛 (23)


105 ( ∑𝑚 ′
𝑛=1(𝑟𝑜 +tan 𝜑𝑛 𝑥0 )𝑃 𝑛 𝑙𝑛 )
∆𝑈% = 2 (24)
𝑈𝑛𝑜𝑚

Ces formules précédentes ne sont possibles ne sont possibles que l’on connait la section des conductions. C’est pourquoi
pour un projet de ligne électrique, il est nécessaire de choisir la section des conducteurs par exemple par les conditions
de chauffage tolérable. C’est-à-dire par l’intensité de courant autorisé et testé le choix par les conditions de chute de
tension autorisées.

III. CALCUL DES PERTES DE PUISSANCE DANS LES RESEAUX ELECTRIQUES OUVERTS
Le transport de l’énergie électrique se fait avec des pertes de puissance et d’énergie dans les transports et les
lignes. Ces différentes pertes doivent être couvertes par une augmentation de la puissance de source d’alimentation,
ce qui entraine une augmentation du coût de l’installation du système électrique. En dehors des pertes de puissance et
d’énergie qui augmentent le coût de l’énergie de l’électricité, on peut citer le coût du gazoil pour les centrales
thermiques. C’est pourquoi lors d’un projet électrique, la tendance est de diminuer les pertes dans tous ces éléments.
Remarque :
Les pertes de puissance et d’énergie électrique sont un élément déterminant pour l’évaluation technico-
économique lors de la comparaison des différentes variables du schéma de transport ou de distribution.
Dans la suite, nous étudierons les méthodes de calcul des chutes et les pertes de puissances dans les transports
et les lignes.

A- CALCULS DES PERTES DE PUISSANCE DANS LES TRANSFORMATEURS A DEUX ENROULEMENTS

P a g e 64 | 70
Les pertes de puissance active dans un transformateur sont constituées des pertes en acier qui ne
dépendent pas des charges en acier qui ne dépendent pas des charges électriques et des pertes dans les enroulements
qui dépendent de la charge dans ce dernier. Les pertes de puissance globale dans un transformateur se détermine à
l’aide de la relation
∆𝑃𝑇 = ∆𝑃𝑎 + 𝛽 2 ∆𝑃𝑐𝑐 (25)

∆𝑃𝑎 : Perte de puissance actives dans l’acier du transformateur


∆𝑃𝑐𝑐 : Perte de puissance actives dans les enroulements du transformateur pour une charge nominale
𝛽 : Facteur de charge du transformateur et il se calcul comme suit
𝑆𝑐𝑎𝑙
𝛽= (26)
𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇

Remarque :
∆𝑃𝑎 et ∆𝑃𝑐𝑐 se trouvent dans les catalogues et sont donnés par les constructeurs.
Pour ce qui est des puissances réactives, elles sont constituées des pertes de magnétisation, qui pratiquement ne
dépendent pas de la charge et les pertes conditionnées par le flux de dispersion qui sont fonction de charges du
transformateur Ces pertes de puissance réactives se déterminent à l’aide des relations suivantes :
∆𝑄𝑇 = ∆𝑄𝑥 + 𝛽 2 ∆𝑄𝑘 (27)

Les pertes de puissance réactives ∆𝑄𝑥 dans le circuit magnétique du transformateur se déterminent par :

𝐼0% 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇 2 𝐼0% 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇


∆𝑄𝑥 = √( ) − ∆𝑃𝑎2 ≈ (28)
100 100

Les pertes de puissance réactives ∆𝑄𝑘 dans les enroulements du transformateur peuvent se déterminer par :

2
𝑢𝑐𝑐,% 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇
∆𝑄𝑘 = 3 𝐼𝑛𝑜𝑚 𝑋𝑇 10−3 = (29)
100
𝐼0 : Courant du transformateur au régime à vide et en %
𝑢𝑐𝑐 : Tension de court-circuit en %
𝐼𝑛𝑜𝑚,𝑇 : Courant nominal du transformateur en A

Les pertes apparentes sont :


∆𝑆𝑇 = ∆𝑃𝑇 + 𝑗∆𝑄𝑇 (30)

B- CALCUL DES PERTES DE PUISSANCE DANS LES TRANSFORMATEURS A 03 ENROULEMENTS


Pour éffectuer le calcul des pertes de puissance dans les transformateurs à 03 enroulements, il est
impératif de connaitre les différentes tensions de court-circuit et facteur de charge des enroulements. Si nous

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considérons l’enroulement HT comme enroulement N°1, alors nous pouvons déterminer la tension de court-circuit
comme suit :
𝑢𝑐𝑐1 = 0,5 (𝑢𝐻𝑇−𝑀𝑇1 + 𝑢𝐻𝑇−𝑀𝑇2 − 𝑢𝑀𝑇1−𝑀𝑇2 ) (31)

La tension de court-circuit de l’enroulement 2 se calculera comme suit :

𝑢𝑐𝑐2 = 𝑢𝐻𝑇−𝑀𝑇1 − 𝑢𝑐𝑐1 (32)

Dans l’enroulement 3 on a :
𝑢𝑐𝑐2 = 𝑢𝐻𝑇−𝑀𝑇2 − 𝑢𝑐𝑐1 (33)

Pour déterminer le facteur de charge dans les enroulements du transformateur à 03 enroulements, nous
utiliserons les expressions suivantes :
✓ Facteur de charge sur l’enroulement HT :

√(𝑃𝑀𝑇1 + 𝑃𝑀𝑇2 )2 + (𝑄𝑀𝑇1 + 𝑄𝑀𝑇2 )2


𝛽𝐻𝑇 = (34)
𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇

HT

S1=PMT1+jQMT1

S2=PMT2+jQMT2
✓ Pour l’enroulement MT1, le facteur de charge sera :
𝑃𝑀𝑇1
𝛽𝑀𝑇1 = (35)
cos 𝜑1 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇

Par analogie sur l’enroulement MT2 on aura :


𝑃𝑀𝑇2
𝛽𝑀𝑇2 = (36)
cos 𝜑2 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇

Connaissant les données des constructeurs et des catalogues du transformateur à 3 enroulements, nous
pouvons déterminer la perte de puissance active comme :
1 2 2 2 )
∆𝑃𝑇 = ∆𝑃0 + ∆𝑃𝑐𝑐 (𝛽𝐻𝑇 + 𝛽𝑀𝑇1 + 𝛽𝑀𝑇2 (37)
2
∆𝑃0 : perte dans l’acier du transformateur
∆𝑃𝑐𝑐 : Pertes actives dans les enroulements
La puissance réactive se définira comme :
P a g e 66 | 70
2
(𝐼0 + 𝑢𝑐𝑐1 𝛽𝐻𝑇 2 2 )
+ 𝑢𝑐𝑐2 𝛽𝑀𝑇1 + 𝑢𝑐𝑐3 𝛽𝑀𝑇2
∆𝑄𝑇 = 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇 (38)
100

C- CALCUL DES PERTES DE PUISSANCE DANS UNE LIGNE DE TRANSPORT D’ENERGIE ELECTRIQUE
Le calcul des pertes de puissance, en ligne du transformateur d’énergie électrique s’effectue de la manière
pratique par la relation :
∆𝑃𝐿 = 3 𝐼𝐿2 × 𝑅𝐿 × 10−3 [𝑘𝑊] (39)
∆𝑄𝐿 = 3 𝐼𝐿2 × 𝑋𝐿 × 10−3 [𝑘𝑊] (40)

𝐼𝐿 : Courant effectif en ligne

Parfois, les pertes de puissance en ligne, s’expriment en % de la puissance calculée tel que
∆𝑃𝐿
∆𝑃𝐿,% = 100 (41)
𝑃𝐿
Si dans une ligne électrique à courant alternatif, la composante réactive de la chute de tension est petite de telle
sorte que on puisse la négliger, alors on peut disposer d’une relation entre la chute de tension et les pertes de
puissance actives en % de la puissance active en ligne. Dans ces conditions, pour les réseaux triphasés on écrira que :

√3 𝐼𝐿 𝑅𝐿 cos 𝜑
∆𝑈𝐿,% = 100 (42)
𝑈𝑛𝑜𝑚

3 𝐼𝐿2 𝑅𝐿 √3 𝐼𝐿 𝑅𝐿
∆𝑈𝐿,% = 100 = 100 (43)
𝑃𝐿 𝑈𝑛𝑜𝑚 cos 𝜑
En égalant (42) et (43), on a :
∆𝑈𝐿,%
∆𝑃𝐿,% = (44)
cos 𝜑

D- CALCUL DES PERTES D’ENERGIES DANS LES TRANSFORMATEURS DE PUISSANCE


La notion du temps des pertes maximales (𝜏) est plus que nécessaire dans le calcul des pertes d’énergies dans
les systèmes et réseaux électriques. C’est en réalité le temps conditionnel pendant lequel pour transporter ou
distribuer de l’énergie électrique avec une charge maximale, les pertes en énergies seront les mêmes comme si le
réseau fonctionnait effectivement en graphique de charge en alternance.

P a g e 67 | 70
KW KVAR
P MW Q MVAR

0,5
Q

H
24
Figure 6 : Graphique de charge
Dans la pratique, la valeur du temps de pertes maximal se définie sur la base des courbes de liaison de ces
temps, de la durée d’utilisation de la charge maximale 𝑇𝑚 et du facteur de puissance obtenu à partir du graphique de
charge annuel réel. Suite à tout cela, les pertes d’énergies dans les transformateurs de puissance se calculent comme
suit :
✓ Pertes d’énergie active :
∆𝑊𝑎,𝑇 = ∆𝑃𝑎 𝑡 + 𝛽 2 ∆𝑃𝑎 𝜏 (45)

✓ Pertes d’énergie réactive :


𝐼0% 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇 𝑢𝑐𝑐,% 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇
∆𝑊𝑟,𝑇 = 𝑡 + 𝛽2 𝜏 (46)
100 100
𝑡 : temps d’utilisation ou de fonctionnement du transformateur.

E- CALCUL DES PERTES D’ENERGIE DANS LES LIGNES DE TRANSPORT


Connaissant les pertes de puissance actives et réactives dans une ligne de transport d’énergie électrique, pour
déterminer les pertes d’énergies, il suffit de faire le produit du temps de pertes maximales et des différentes
puissances. Ainsi, pour les pertes d’énergie actives, nous aurons :
∆𝑊𝐿,𝑎 = 3𝐼𝐿2 𝑅𝐿 10−3 𝜏 (47)

Pour les pertes d’énergies réactives,


∆𝑊𝐿,𝑟 = 3𝐼𝐿2 𝑋𝐿 10−3 𝜏 (48)

F- DETERMINATION DE L’EXPRESSION ANALYTIQUE DU TEMPS DE PERTE MAXIMAL 𝝉

P a g e 68 | 70
Lorsqu’on définit 𝜏 à l’aide des courbes, on ne tient pas compte des variations des facteurs de puissance le long
de l’année et la forme du graphique de charge, ce qui permet de faire simplement un calcul approximatif des pertes
d’énergies.
Pour éffectuer des calculs plus précis, on recommande aux ingénieurs, la méthode suivante pour déterminer le
temps de perte maximal.
1. Calcul du nombre d’heure d’utilisation de la charge active maximale
𝑊𝑎
𝑇𝑚,𝑎 = (49)
𝑃𝑚𝑎𝑥
2. Calcul du nombre d’heure d’utilisation de la charge réactive maximale
𝑊𝑟
𝑇𝑚,𝑟 = (50)
𝑄𝑚𝑎𝑥
3. Calcul du nombre total d’heure d’utilisation de la charge maximale

2 2
𝑇𝑚 = √(𝑇𝑚,𝑎 cos 𝜑𝑚 ) + (𝑇𝑚,𝑟 sin 𝜑𝑚 ) (51)

Avec
𝑃𝑚𝑎𝑥 𝑄𝑚𝑎𝑥
cos 𝜑𝑚 = sin 𝜑𝑚 = (52)
2
√𝑃𝑚𝑎𝑥 2
+ 𝑄𝑚𝑎𝑥 2
√𝑃𝑚𝑎𝑥 2
+ 𝑄𝑚𝑎𝑥

Connaissant 𝑇𝑚 , nous pouvons déterminer 𝜏 :

𝑇𝑚 2
𝜏 = (0,124 + ) 876018 [ℎ] (53)
10000

G- AUTRE EXPRESSION ANALYYTIQUE POUR LE CALCUL DES PERTES DE PUISSANCE DES LES RESEAUX
ELECTRIQUES
Pour une ligne de transport, connaissant 𝑋 et 𝑅, nous avons (pour un seul tronçon) :

∆𝑆𝐿 = ∆𝑃𝐿 + 𝑗∆𝑄𝐿


𝑆𝐿2 𝑗𝑆𝐿2
= 𝑅 + 𝑋
𝑈2 𝑈2
𝑃2 + 𝑄 2 𝑃2 + 𝑄 2
= 𝑅+𝑗 𝑋 (54)
𝑈2 𝑈2
Pour plusieurs tronçons, on a :
1 2
1 2
∆𝑆𝐿 = 2 ∑ 𝑆𝑚 𝑅𝑚 + 𝑗 2 ∑ 𝑆𝑚 𝑋𝑚
𝑈𝑛𝑜𝑚,𝐿 𝑈𝑛𝑜𝑚,𝐿

18
Correspond à une (01) année de fonctionnement
P a g e 69 | 70
∑ 𝑃𝑚2 𝑅𝑚 + ∑ 𝑄𝑚
2
𝑅𝑚 ∑ 𝑃𝑚2 𝑋𝑚 + ∑ 𝑄𝑚
2
𝑋𝑚
= 2 +𝑗 2
(55)
𝑈𝑛𝑜𝑚,𝐿 𝑈𝑛𝑜𝑚,𝐿

La perte de puissance dans les conductibilités de la ligne est :


∆𝑆𝐿 = ∆𝑃𝐶𝐿 + 𝑗∆𝑄𝐶𝐿
= 𝑈2𝐺 + 𝑗 𝑈2𝐵 (56)

Avec 𝑈 = 𝑈𝑛𝑜𝑚,𝐿

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