Cours Reseau Electrique 4 GELE 2018
Cours Reseau Electrique 4 GELE 2018
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II. MISE A LA TERRE ET ISOLATION DU CONDUCTEUR NEUTRE ............................................................................ 50
III- LES REGIMES D’ENERGIE ELECTRIQUE MOYENNE TENSION............................................................................ 51
IV. LES RESEAUX D’ENERGIE ELECTRIQUE HAUTE TENSION ................................................................................ 55
V. LES RESEAUX D’ENERGIE ELECTRIQUE BASSE TENSION ................................................................................ 56
CHAPITRE 4 : CALCULS DANS LES RESEAUX DE DISTRIBUTION (OUVERT) ....................................................................... 57
I. INTRODUCTION ............................................................................................................................... 57
II. CALCUL DES CHUTES DE TENSION DANS LES RESEAUX OUVERTS .............................................................. 57
III. CALCUL DES PERTES DE PUISSANCE DANS LES RESEAUX ELECTRIQUES OUVERTS ........................................ 64
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CHAPITRE 0 : Introduction aux systèmes des réseaux
d’énergie électrique
I. GENERALITES
L’électricité ne peut pas être stockée, chaque demande supplémentaire d’énergie implique une production
supplémentaire. Le lieu de production d’énergie électrique peut se trouver plus ou moins éloigné des lieux de
consommation. L’un des avantages de l’électricité par rapport aux autres énergies est sa facilité de transport.
Pour réaliser la liaison entre les lieux de production et de consommation, il est nécessaire d’utiliser :
➢ Soit des canalisations sous-terraines ;
➢ Soit des lignes aériennes.
Les problèmes en matière de transport d’énergie sont les pertes engendrées dans les lignes, les couts de
réalisation de ces lignes, la qualité d’énergie électrique.
Le système électrique comprend des sites de production (Centrales hydroélectriques, Centrales nucléaires,
Centrales thermiques, Centrales solaires,…) et des lieux de consommation (villes, communes, entreprises,…). Et
ceux-ci reliés par les réseaux électriques (Réseau de transport et de distribution). Ce dernier a pour rôle
d’acheminer l’énergie vers les lieux de consommation avec des étapes d’élévation et de baisse des niveaux de transport
dans les postes électriques. La tension à la sortie des centrales est portée à des grandes tensions pour limiter les
pertes d’énergie sous forme de chaleur dans les conducteurs. Ensuite, la tension est progressivement réduite au plus
près des consommateurs. Pour raccorder au réseau de transport une nouvelle ligne haute tension, il faut à chaque
extrémité soit construit un nouveau poste, soit utiliser un ancien poste.
DEVOIR 1 :
• L’autoroute de l’électricité au Cameroun
Travail à faire : définition, classification, caractéristiques techniques, les tensions acceptables, exemple de
schéma unifilaire de l’autoroute et proposer un gestionnaire
• Graphiques des charges au Cameroun.
Comme l’électricité ne se stocke pas en grande quantité, la production doit s’adapter sans cesse à la
consommation ; c’est pourquoi l’énergie doit être acheminée en temps réel jusqu’aux consommateurs. Deux types de
réseaux permettent d’assurer cet acheminement : Le réseau de transport et le réseau de distribution.
Le réseau de transport de l’électricité est situé en amont des réseaux de distribution. Au Cameroun, ce réseau est
géré par la SONATREL.
Le réseau de transport et d’interconnexion est destiné à transporter des quantités d’énergie électriques sur
de longues distances. Il constitue le statut principal pour l’interconnexion de grandes centrales de production
disséminées au Cameroun et dans les autres pays du monde. Ce réseau peut être assimilé au réseau autoroutier.
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Son niveau de tension est supérieur à 225 kV. A une exception près, tous les sites de grandes productions sont
raccordés à ce niveau de tension.
Les réseaux de répartition sont destinés à repartir de l’énergie en quantité moindre sur des distances courtes. Le
transport est assuré en haute tension (U>63 kV). Ce type de réseau peut être assimilé celui des routes nationales
dans les réseaux routiers.
Les réseaux de distribution sont destinés à acheminer l’électricité à l’échelle locale c’est-à-dire directement vers
les consommateurs de plus faible puissance. La distribution est assurée en moyenne tension (15 kV, 30 kV, 10 kV) et
en basse tension (400 V, 230 V). Ce réseau est équivalent à celui des routes départementales et des voies
communales dans les réseaux routiers.
On entend donc par système d’énergie électrique, un ensemble constitué d’un ou de plusieurs générateurs
de courant continu ou courant alternatif, des transformateurs, des composantes et équipements électriques,
des conducteurs aériens et tous-terrains, permettant d’acheminer de l’énergie électrique, des sources de
production vers les consommateurs dans les conditions technico-économiques optimales.
On entend par réseau d’énergie électrique, l’ensemble des postes électriques, des lignes de différentes
tensions, destinés à transporter et à distribuer de l’énergie électrique.
Le réseau électrique est un sous ensemble du système d’énergie électrique et même énergétique. Les principales
fonctions d’énergie électrique sont d’assurer la mise en commun de tous les moyens de production et de transite
de puissance.
Des dispositions sont prises afin qu’un incident ou une avarie apparaissant sur une ligne de transport n’entraine
en général pas de répercussion au niveau des utilisateurs. Le degré de sécurité recherché naturellement des
conséquences sur les couts. Les règles de gestion sont fixées aux unités de production, de transport ou de distribution
pour rechercher l’optimum entre le cout et la sécurité.
Les réseaux de transport et de d’interconnexion ont principalement pour missions :
• De collection d’énergie électrique produite par les centrales et l’acheminer par grande fuite vers les lieux de
consommation : c’est la fonction de transport.
• De permettre une exploitation économique et sure, les moyens de production en assurant une compensation
des différentes aléas : c’est la fonction d’interconnexion.
Remarque :
Le terme électrique de la foudre est effet karénique.
Il y’a les zones de progression, le layon central, le dégagement les flèches, les portées, les zones de sécurités,
etc.
Conducteurs aériens
Dm Dm
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Fleche
Portée
Dégagement
Supports
Dm : distance minimale
L : layon central
❖ Contraintes électriques
Il y’a isolement, surtension, échauffement, court-circuit, tenue électrodynamique.
❖ Contraintes mécaniques
L’endurance mécanique des appareils de coupure, la résistance des équipements.
❖ Contraintes sismiques
Cas des tremblements de terre.
• Exemple de schéma unifilaire dans lequel on peut observer l’ensemble de ces contraintes
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T.E
charges
C.T.G T.A
T.A
charges
MT
MT
BSC
CH. E
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certains résultats montrent que : le transport d’énergie électrique sur de très grandes distances est
économique en courant continu qu’en alternatif.
D’une manière générale, sur une distance supérieure à 800 km, il est recommandé d’effectuer le transport
d’énergie électrique en courant continu.
C- Destination et lieu
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3
1 4
Les lignes de distribution sont celles qui alimentent un certain nombre de transformateurs.
Dans les réseaux électriques de tension inférieure à 10000 v, les lignes d’alimentation sont celles qui portent des
transformateurs des postes, jusqu’aux transformateurs alimentant les charges. Si la source d’alimentation primaire se
trouve à une distance considérable des transformateurs, alors il est conseillé de la transformer en ligne d’alimentation
haute tension (HTB).
D- Principe de construction
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La classification par principe de construction se fait en trois (03) grands groupes à savoir :
➢ Le réseau électrique ouvert ou radial ;
➢ Le réseau électrique bloqué ou fermé ou bouclé ;
➢ Le réseau électrique complexe.
Le réseau électrique radial est constitué de différentes branches de lignes qui reçoivent de l’énergie à partir d’une
seule source d’alimentation. Dans ce type de réseau, lorsqu’il y’a rupture ou défaut dans un tronçon, tous les réseaux
en aval sont troublés d’énergie électrique.
Dans le cas du réseau électrique bouclé ou fermé, l’énergie arrive aux récepteurs comme si l’alimentation se faisait
de deux sources.
(a)
1 4
(b)
(c)
(d)
Figure 3 : Schéma de différents types de Réseau Electrique
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La figure 3.b montre un schéma simplifié du réseau électrique bouclé où il est visible que lorsqu’il y’a un défaut
ou rupture de la ligne principale, la distribution de l’énergie électrique aux récepteurs continue sans interruption. Par
exemple si au point 4 il y’a un défaut (rupture de la terre principale), les récepteurs 1, 2 et 3 reçoivent de l’énergie
électrique par la ligne principale supérieure et les récepteurs 5, 6 et 7 par la ligne magistrale inférieure.
Pour résoudre le problème de fiabilité et de stabilité dans un réseau d’énergie électrique, il y’a lieu de le construire
bouclé. Ce réseau a les avantages et inconvénients.
❖ Avantages d’un système bouclé ou complexe
- Ce schéma présente une continuité dans la distribution de l’énergie électrique ;
- Les paramètres électriques du réseau seront d’un niveau très acceptable c’est-à-dire que la chute de tension
est négligeable.
❖ Inconvénients d’un système bouclé
- En cas de défaut, les courants de défaut sont très importants et par conséquent, nécessite les appareils de
protection aux grands calibres ;
- Cout de l’installation élevé ;
- La complexité du système de protection.
Exercice
Soit le schéma suivant, quelle est la valeur de la tension 𝑢2 en fonction de la tension 𝑢1 ?
C.T.G
T.E
u1
u2
E- Lieux de disposition
La classification des réseaux électriques peut également se faire d’après les lieux de disposition c’est-à-dire en
réseau électrique interne ou externe.
Les réseaux électriques externes se réalisent avec les conducteurs électriques nus entrés sur des supports par
l’intermédiaire des isolateurs. Ces réseaux peuvent également être construits par les câbles souterrains ou aériens.
Les réseaux électriques internes se construisent dans les bâtiments et les hangars avec des conducteurs
électriques généralement isolés des câbles, les barres de cuivre.
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CONCLUSION
En dehors des conditions précitées pour la classification du réseau, il y’a le schéma équivalent permet de faire les
calculs et l’analyse du comportement du réseau électrique, leur octroi d’autres classifications : réseaux bouclés
maillés et réseaux arborescents.
Les distances des réseaux de transport de l’énergie électrique donnent naissance aux perturbations.
Dans un réseau électrique, au marché de monopole, la surcharge est appelée surcharge alors que dans le
marché libéral, elle est appelée congestion.
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CHAPITRE 1 : Eléments des réseaux d’énergie électrique
INTRODUCTION GENERALE
Pour étudier le réseau d’énergie électrique, il est important d’étudier les postes électriques d’une part et les
différentes lignes électriques d’autre part. les postes électriques constituent le centre névralgique d’un réseau
électrique car ils permettent :
• D’élever ou abaisser les tensions ;
• De protéger le système électrique ;
• D’opérer la télé conduite du réseau ;
• De fournir de l’énergie électrique aux récepteurs, aux charges et aux consommateurs.
Pour ce qui est des lignes électriques, c’est l’organe par excellence de transmission de l’énergie électrique d’un
point à un autre. Les lignes électriques sont constituées de plusieurs éléments devant permettre une protection du
réseau électrique contre le vandalisme des humains et la négligence.
Les lignes électriques possèdent plusieurs éléments à savoir :
➢ Les conducteurs électriques nus pour les hautes tensions et les très hautes tensions ;
➢ Les isolateurs ;
➢ Les armements ;
➢ Les types de pylônes ou supports ;
➢ Les équipements de mise à la terre.
Ce chapitre sera divisé en deux parties dont la première sera constituée de différents postes électriques et la
deuxième des différentes lignes électriques.
INTRODUCTION
Les postes électriques d’une manière générale dépendent des niveaux de tension de leurs utilisateurs. En
moyenne tension, nous trouverons des postes sur poteau, en cabine, postes en antenne.
En HT, les postes électriques peuvent être élévateurs ou abaisseurs ; dans ce cas, on parle de postes de
transformation ou poste d’interconnexion.
Le poste électrique est situé à la jonction des lignes électriques de transport et de distribution. Les postes électriques
jouent un rôle important pour des régis de distribution de l’énergie électrique. Ce rôle est appelé à évoluer de manière
significative dans un futur proche.
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➢ Le raccordement d’un tiers ou réseau électrique ;
➢ L’interconnexion ente différentes lignes électriques : Ceci pour assurer la répartition de l’électricité entre
différentes lignes issues du poste.
➢ La transformation d’énergie électrique en différents niveaux de tension.
Ces fonctions principales se traduisent par la capacité du poste à :
- Aiguiller l’électricité : le poste de transformation électrique permet d’orienter l’électricité selon le besoin
des consommateurs et la capacité des transites des lignes électriques ;
- L’élévation de la tension pour les postes élévateurs afin de réduire les pertes par effet joule dans les lignes
de transport ;
- La baisse de tension pour les postes abaisseurs afin de permettre aux utilisateurs de jouir du courant
électrique.
La tension de l’électricité apportée par le réseau est modifiée par un ou plusieurs transformateurs qui sont
habilités à le faire.
La tension à la sortie des sources de production est importante. A partir du poste électrique, elle est
successivement abaissée d’un niveau tension à un autre jusqu’à la tension d’utilisation du réseau de
distribution.
- Protection : le dispositif de protection est installé dans les postes ;
- Isolation : il est assuré par le sectionneur. Lors du placement d’une ligne en court-circuit par un aléa
environnemental, le tronçon qui dysfonctionne est rapidement isolé par un système de surveillance placé dans
les postes électriques.
- Sécurité : la sécurité des réseaux électriques est mieux organisée avec la mise à la terre.
- Conversion du signal électrique (du CC en AC ou AC en CC)
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Cependant, son cout de fabrication représente un investissement supérieur à celui de la technologie conventionnelle.
Une analyse du cout de cycle de vie en intégrant les aspects du cout de terrain, investissement, maintenance et
finalement recyclage du gaz SF6 et démantèlement peuvent montrer qu’elle est finalement moins chère.
Les conclusions de ce genre d’analyse sont fortement dépendantes du cout du terrain à l’endroit où ce poste est
important.
L’ensemble des appareils de coupure ou d’isolement ainsi que l’appareillage de mesure et de protection propre à
une région sont regroupés dans une travée outre les jeux de barres. Un poste comporte donc autant de travées que
de liaisons qui y sont raccordées. Le plus souvent, un poste comporte un, deux voire trois jeux de barres. Chaque
liaison peut être reliée à l’un ou l’autre de ces jeux de barres. Il est aussi possible de constituer les nœuds que l’on peut
éventuellement relier entre eux par l’intermédiaire d’une liaison courte. Un deuxième jeu de barres se justifie non
seulement parce qu’il permet une meilleure exploitation du réseau mais aussi parce qu’il est pratiquement
indispensable à la sécurité du fonctionnement du réseau. La défaillance d’un jeu de barres rend en effet indispensable
l’ensemble des barres qui y sont raccordés et révèle donc un caractère pratiquement grave pour le fonctionnement du
réseau si l’on ne dispose pas d’un second jeu de barres utilisable en secourt. Il est par ailleurs necessaire à moins
d’accepter de se priver de la totalité d’un poste dont de l’ensemble des liaisons qui y sont raccordées de disposition de
deux jeux de barres pour les soumettre alternativement aux opérations d’entretien indispensable.
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Il existe plusieurs types de postes électriques :
➢ Poste de sortie de centrale ou poste élévateur : Le but de ces postes est de raccorder une centrale de
production de l’énergie au réseau ;
➢ Poste d’interconnexion : Le but est d’interconnecter plusieurs lignes électriques ;
➢ Poste élévateur : Le but est de monter le niveau de tension à l’aide d’un transformateur ;
➢ Poste de distribution : Le but est d’abaisser le niveau de tension pour distribuer l’énergie électrique aux
clients résidentiels ou industries.
L’aspect des postes électriques varie suivant leur fonction. Les postes peuvent être en surface, à l’intérieur d’une
enceinte, souterrains, dans les bâtiments qui desservent.
Les postes électriques peuvent être très différents entre eux dans le domaine d’installation des équipements
électriques. Par exemple, il existe trois grandes familles d’installation des postes HTB-HTA :
• Postes extérieurs (BRGM, OYOMABANG, DJAMBOUTOU)
L’ensemble des appareils haute tension est installé à l’extérieur ;
• Postes intérieurs
Il en existe deux grandes familles.
- Poste à isolement dans le gaz : les connexions inter appareils sont isolées dans le gaz ; ce type de poste est
généralement installé dans un bâtiment.
- Poste isolés en air : l’ensemble des appareils est installé dans un bâtiment ; les connexions inter appareils
sont isolées dans l’air.
Pour ce qui est de postes de distributions, il existe une multitude dont nous citerons :
• Postes sur poteaux ;
• Poste en élévation préfabriqués, manœuvrés ou maçonnés en immeuble.
Ils sont :
• Poste HTA à comptage BT ;
• Poste HTA à comptage HT ;
• Poste de répartition HTA ;
• Poste de centrale autonome.
La cellule électrique est un ensemble d’équipements préfabriqués sous enveloppe métallique externe facilitant la
distribution de l’énergie électrique.
• Le sectionnement
Le sectionnement établit un isolement d’un circuit hors charge ;
• La protection
Le dispositif de protection doit éliminer rapidement toute surintensité, surcharge ou court-circuit dans un
circuit pour assurer la sécurité des personnes et des biens.
• La commande
L’appareillage des commandes est utilisé pour établir des surtensions1 en charge.
Les fusibles ou disjoncteurs peuvent assurer la fonction de protection des cellules HT.
1
On utilise les câbles de garde pour protéger la ligne des surtensions atmosphériques de section inférieure à
celle des câbles de puissance.
2
Avec le sectionneur, on fait une ouverture de la ligne : réseau aval isolé, puis il met à la terre
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✓ Système de protection
✓ Parafoudre
✓ Sources auxiliaires : de tension continu, ils reçoivent l’énergie qui sera renvoyé pour alimenter les groupes.
✓ Système de contrôle local
✓ Comptage
✓ Système de télé conduite
✓ Lignes électriques
✓ Etc.
On distingue parfois les éléments d’un poste en « éléments primaires » (les équipements HT) et « éléments
secondaires » (les équipements MT ou BT).
Parmi les équipements primaires, on peut citer :
- Les transformateurs de puissance ;
- Les autotransformateurs ;
- Les disjoncteurs haute tension ;
- Le sectionneur de ligne HT ;
- Le sectionneur de mise à la terre HT ;
- Le parafoudre ;
- Le transformateur de tension ;
- Le transformateur de courant ;
- Les jeux de barres ;
- Les batteries des condensateurs ;
- Les combinées de mesure.
Parmi les éléments secondaires, on peut citer :
- Les relais de protection (relai thermique, relai électrothermique, relai électronique,) ;
- Les équipements de surveillance ;
- Le système de télé conduite ;
- Comptage d’énergie ;
- Alimentation auxiliaire ;
- Equipement de télécommunication ;
- Le consignateur d’état.
C’est un ouvrage électrique triphasé régnant sur la longueur du poste. Il permet de relier entre eux les départs de
même tensions qui y aboutissent.
Un poste électrique peut être doté d’un, deux voire trois jeux de barres pour une tension donnée. Les jeux de barres
sont des éléments importants pour l’exploitation d’un réseau. Ce sont les points où se réalisent une concentration
d’énergie électrique et l’organisation de l’écoulement d puissance vers diverses lignes.
2) Les cellules de couplage de barres
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Elles permettent de relier entre eux deux des quelconques jeux de barres des postes ou deux de leurs sections ou
tronçons disposés du même côté d’un sectionnement ou d’un tronçonnement de barre s’il en existe un. Leurs
équipements comprennent :
- Un disjoncteur,
- Les sectionneurs d’aiguillage sur différents jeux de barres
- Les réducteurs de mesure.
C.T.G C.T.G
Ou D est le disjoncteur de reprise de charge qui est situé entre deux jeux de barres.
Devoirs :
1- Facteur de charge du transformateur
2- Catalogue des transformateurs de puissance
3- Conducteur de garde
4- Ligne électrique
5- Ventres et nœuds de tension
Remarques :
• Il est interdit d’exploiter le réseau en régime à vide (avec un facteur de charge inférieur à 30%) ;
• Le facteur de charge d’un transformateur doit être sensiblement égal à 70%.
Un jeu de barres peut se partager en plusieurs parties par un sectionneur ou par un disjoncteur : on parle de section
de barre.
4) Les cellules de ligne
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5) Les cellules de raccordement des transformateurs de puissance
6) Le band de transformation
7) La liaison omnibus
Cette liaison permet de relier deux quelconques tronçons des jeux de barres. Elle comprend un disjoncteur et les
sectionneurs d’aiguillage sur tous les tronçons des jeux de barres du poste électrique correspondant.
8) Les appareils de protection et de commutation
- Le disjoncteur
C’est un appareil de protection qui assure l’élimination des défauts survenant dans les circuits qu’il protège.
- Le sectionneur
Il est utilisé pour effectuer à vide des manœuvres d’isolement des lignes ou des réseaux pour entretient,
visite, réparation. Il comporte souvent un dispositif de mise à la terre de la ligne à isoler.
- Interrupteur
Il a un pouvoir d’ouverture et de fermeture nominale. C’est un appareil destiné à ouvrir ou à fermer un circuit
électrique. Plus performé que le sectionneur, il possède un certain pouvoir de coupure. En général, il peut
couper sous tension nominale. Certains interrupteurs sont susceptibles de remplir également les fonctions de
sectionnement : ceux-là on les appelle les interrupteurs sectionneurs.
- Parafoudre
Il est installé sur les pylônes d’arrivée ligne. Son rôle est de limiter les surtensions en écoulant à la terre les
courants de foudre.
- L’éclateur
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C’est le plus simple et le moins couteux ; c’est le plus ancien des moyens de protections. Il est constitué de
deux électrodes séparées par un intervalle d’air ; l’une reliée aux conducteurs ou à l’appareil à protéger et
l’autre reliée à la terre.
- Les fusibles HTA
9) Tableau BT
Les tableaux BT des postes de distribution sont destinés à repartir la charge du transformateur suivant un certain
nombre de départ BT ou de couper et d’isoler individuellement chacun des départs du transformateur.
Il est divisé en parties élémentaires appelées unités fonctionnelles. Les principes des unités fonctionnelles dépendent
fortement de l’ingénieur de conception.
Les principales unités de fonctionnement sont :
- L’unité fonctionnelle d’arrivée qui assure la liaison entre le transformateur et le jeu de barres du tableau ;
- L’unité fonctionnelle de départ assurant la liaison entre le jeu de barre du tableau et le réseau de distribution
aérien, souterrain ou mixte ;
- L’unité fonctionnelle condensateur qui assure la liaison entre le jeu de barres du tableau et un des batteries
du condensateur.
- L’unité fonctionnelle tronçonnement des barres et L’unité fonctionnelle pont de barres qui permettent de
relier deux tronçons de barres entre eux ;
- L’unité fonctionnelle transformateurs de tension qui permettent de disposer des conducteurs de tension sur
les jeux de barres HTA.
Ce sont :
- Les départs
C’est un ensemble d’appareils de connexion reliant électriquement une ligne aux jeux de barres ;
- Les conducteurs et câbles
Ce sont des éléments essentiels au réseau. Leur fonction est le transite de l’énergie électrique. Leur durée de
vie dépend des conditions d’exploitation.
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Pour transporter de l’énergie électrique d’un point à un autre, les conducteurs nus en aluminium, en acier, en
alliage acier aluminium présentent un avantage assez important. Tout ceci à cause de leur grande protection contre la
corrosion, les effets thermiques, atmosphériques et climatiques.
On entend par ligne électrique aérienne, un équipement destiné au transport ou à la distribution de l’énergie électrique
par les conducteurs disposés en plein air. Les éléments de base pour la construction des lignes aériennes sont :
- les supports,
- les conducteurs (de garde et de puissance)
- les isolateurs,
- les armements,
- les ferrures
3,5
C-10
7,5
A-35
15,3
AA-120
2A 3,5
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Dans les réseaux électriques, les conducteurs les plus utilisés sont ceux à brins multiples. A section égale, les
conducteurs à brins multiples sont plus flexibles que ceux qui sont pleins ou creux : c’est pourquoi ils sont commodes
pendant les travaux de montage.
Pendant les vents forts, les conducteurs vibrent et balancent ce qui provoque une tension mécanique
considérable et la fatigue du métal. Dans ces conditions, les conducteurs à brins multiples ont une grande durée de vie
d’exploitation ; ceci parce que l temps de résistance de rupture des conducteurs aux petits diamètres est considérable
par rapport à celui aux grands diamètres du même métal.
A- Les conducteurs électriques en cuivre
Ils ont une très grande conductibilité électrique 𝜸 = 𝟓𝟒 𝒎/Ω. 𝒎𝒎𝟐 = 𝟓𝟒. 𝟏𝟎𝟔 𝑺/𝒎 ce qui entraine de
faibles pertes par effet joule. Ils ont une résistance mécanique à la rupture 𝝈 = 𝟑𝟐𝟗 𝑵/𝒎𝒎𝟐 pour
𝟑, 𝟑. 𝟏𝟎𝟔 𝑷𝒂.
Ils ne subissent pas facilement les variations atmosphériques, climatiques et les impuretés chimiques qui se
trouvent dans l’air. La limitation de leur utilisation dans les réseaux électriques est due à leur rareté et à leur cout trop
élevé.
B- Conducteurs électriques en aluminium
Ils ont une conductibilité électrique de 1,6 fois inférieure à celle du cuivre (𝜸 = 𝟑𝟑𝒎/Ω. 𝒎𝒎𝟐 =
𝟑𝟑. 𝟏𝟎𝟔 𝑺/𝒎) par rapport à celle du cuivre, la résistance mécanique à la rupture de l’aluminium est de 𝝈 =
𝟏𝟒𝟕𝑵. 𝒎𝒎𝟐 . Ces conducteurs sont généralement utilisés pour les réseaux électriques de distribution de
tension inférieure à 35 kV. On les utilise aussi dans les réseaux électriques des usines industrielles et des bâtiments
publics.
C- Conducteurs électriques en acier
Ils ont une grande résistance mécanique à la rupture supérieure à celle de l’aluminium mais ces matériaux sont
attaqués par la corrosion. σ = 540 N/mm2 ; 𝜸=7,5 m/Ω.mm2. Ils sont utilisés dans les zones rurales, urbaines de
faible puissance.
D- Conducteurs électriques en alliage acier aluminium ou almélec
Ils ont une résistance mécanique supérieure à celle de l’aluminium : σ = 245 N/mm2. Ils sont caractérisés par la
résistance de coupure. Ils sont utilisés dans les réseaux électriques de tension supérieure à 30 kV ayant de grande
distance entre les supports (les portées).
E- Reconnaissance d’un conducteur
Les conducteurs électriques sont généralement désignés par un mélange de lettres et de chiffres. Ainsi, pour
reconnaitre un conducteur, il faut connaitre la signification des lettres :
C-16 désigne un conducteur en cuivre de 16 mm2.
AA-70 conducteur en alliage acier aluminium de section 70 mm2.
Ac-50 conducteur en acier de section 50 mm2.
Pour une bonne fiabilité de fonctionnement et une bonne résistance mécanique à la rupture, les conducteurs
électriques d’une ligne nécessite une section minimale. Dans ces conditions, les réductions des pertes électriques par
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effet de couronne pour une altitude de 1000 m au-dessus de la mer, il est recommandé d’utiliser les conducteurs ayant
les sections minimales fonctions des tensions telles que :
- Pour U = 110 kV, S = 70 mm2
- Pour U = 225 kV, S = 240 mm2
- Pour U = 330 kV, S = 660 mm2
Les supports sont des dispositifs destinés à maintenir les conducteurs à une distance nécessaire au - dessus du sol,
au-dessus des intersections avec la route, les chemins de fer et des lignes de communication.
En bref les supports servent à isoler les conducteurs de ligne aérienne. En dehors des conducteurs électriques, les
supports portent également les armements, fils de gardes contre les surtensions et les chocs de foudre et les
ferrures. D’après leur utilisation et leur construction on distingue plusieurs types de support à savoir :
➢ Les supports d’alignement
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➢ Les supports d’encrage
➢ Les supports d’arrêt
➢ Les supports d’angle
➢ Les supports d’appuis des croisements
➢ Les supports de traversées
➢ Les supports en béton armé
➢ Les supports en bois
➢ Les supports métalliques
1) Support d’alignement
NB : ce sont les plus nombreux.
Ces supports servent au maintien des conducteurs dans les parties droites de la ligne. On les rencontre
régulièrement, et ils ne constituent les 80 % à 90 % du nombre totale des supports d’une ligne électrique aérienne.
Les conducteurs sont fixés sur ces types de support par l’intermédiaire des isolateurs en guirlande ou en ballonnet et
à travers les armements.
Ce support conçu pour une portion rectiligne du tracée de la ligne, les conducteurs du réseau de distribution sont
soutenus par les isolateurs rigides.
Les conducteurs du réseau de transport sont suspendus à des chaines d’isolateurs vertical.
Remarque :
• On peut utiliser ces types de supports pour de très petits angles.
• L’expression « support de ligne » est à déconseiller.
• En anglais : straight line structure or inter médiate structure.
2) Support d’encrage.
Ils sont utilisés dans les parties droites des lignes électriques aériennes en intersection avec différentes construction
et aussi dans les lieux où il y ‘a variation du nombre, la marque ou la section du conducteur.
Les conducteurs de ligne avec isolateurs en guirlandes, se fixent sur ces types de support par l’intermédiaire d’une
chaine d’encrage ; et des pinces spéciales pour les isolateurs en ballonnet. Sur ce support, les conducteurs sont
encrés par des chaines d’isolateurs horizontales et dans lequel les efforts exercés par chacune des deux portés
adjacentes sont transmis indépendamment aux points d’attache du support. Pour une ligne de distribution comme pour
une ligne de transport le support d’encrage peut être installé soit sur une portion rectiligne du tracé soit dans un angle.
En anglais angle structure.
3) Support d’arrêt
En construction il ne diffère pas de ceux d’encrage. Ils sont généralement utilisé au début et à la fin d’une ligne
électrique aérienne approchant les postes électriques. Les supports d’arrêt constamment subissent les tractions
d’un côté. Les conducteurs électriques sont fixés sur ces supports comme dans les cas des supports d’encrage.
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4) Les supports d’angle
Ils sont utilisés dans les parties de la ligne ou il y ‘a des changements de direction. Ils subissent également et
constamment les charges de traction des conducteurs dirigés dans la bissectrice de l’angle de retour.
Ce support se situe à un point ou le tracé de la ligne présente dans le plan horizontal, un changement de direction. Les
conducteurs sont reliés au support par les chaines d’isolateurs horizontales ou verticales selon le degré de l’angle.
5) Les supports d’appui de croisement ou support de transposition
Ils sont installés dans les points du tracé de la ligne électrique ou les conducteurs changent de place pour
permettre une symétrie de charge du système triphasé. Ce support est conçu pour permettre la transposition c’est-à-
dire un changement de la position relative des conducteurs d’un circuit.
6) Support de traversée
Ils sont utilisés dans les endroits de la ligne électrique aérienne en intersection avec le chemin de fer, les fleuves,
les lacs et autres. La longueur de la portée entre deux supports peut atteindre 5 km et la hauteur du support entre 70
et 80 m. Pour les grandes portées les supports de traversée se font parfois par phase.
Ce support spécial est utilisé pour la traversée de grands obstacles et par conséquent a une hauteur très importante.
7) Support en béton armé.
Par les méthodes industrielles de leurs fabrication, ils sont les plus effectifs leurs constructions permet une
réduction de l’utilisation des métaux et du bois. On les utilise généralement pour les lignes électrique MT. Ils ont une
très grande durée de service. Ils ne nécessitent pas de réparation, ce qui entraine une réduction considérable des
dépenses d’exploitation.
8) Support en bois
Ils sont faits à l’aide des eucalyptus au Cameroun. Qui remplissent les conditions techniques suivantes :
✓ La distance du diamètre de la base au sommet ne doit pas dépasser 8 mm par m de longueur.
✓ Le diamètre au sommet ne doit pas être inférieur :
o 12 cm pour les tensions < 1 𝑘𝑣 ;
o 16 cm pour les tensions 35 𝑘𝑣 ;
o 18 cm pour les tensions > 35 𝑘𝑣 ;
Ces supports sont trop utilisés pour les réseaux électriques de tension < 1 𝑘𝑣. Ils peuvent également être utilisé
dans la construction des lignes électriques aériennes de tension pouvant atteindre 225 V La durée d’exploitation de ces
supports peut atteindre 25 ans.
Pour augmenter leur durée de service il suffit de leur oindre avec les antiseptiques pour les protéger contre les
pourritures et particulièrement les parties au sol, aux traverses crochet et broches.
Son avantage se trouve dans le processus de sa fabrication et son faible coût par rapport aux autres supports de
matériaux différents3.
9) Supports métalliques
3
Devoir : Trouver un catalogue présentant la portée en fonction du niveau de tension
P a g e 27 | 70
Ils sont généralement en acier, résistant et fiable dans leur exploitation.
Seules les lignes de tension > 90 𝑘𝑉 ont le privilège d’avoir ce type de support car leur construction nécessite une
grande quantité de métaux dont un coût élevé.
L’inconvénient de ce type de support est l’ensemble des dépenses liées à sa peinture et à sa corrosion.
Dans ce type de métal on distingue : Les poteaux, les portiques, les pylônes circulaires ou en treillis.
- Support de boucle
Support conçus pour permettre de raccorder chaque extrémité d’une boucle à un poste généralement
nouveau de façon à lui procurer une alimentation.
- Support de dérivation
Support d’où part un embranchement de la ligne principale, il peut s’agir d’une part d’une ligne reliant un
poste au réseau d’alimentation.
- Support multi – ternes. (Qui portent plusieurs lignes)
Support sur lequel il y ‘ a plus de deux ternes pas nécessairement de même tension.
P a g e 28 | 70
Chapitre 2 : Tracé et section des conducteurs dans les Réseaux
d’énergies Electrique
Introduction
La circulation du courant électrique dans les conducteurs provoque les pertes d’énergies. Ces pertes
généralement thermiques sont dues au phénomène de l’effet de peau, qui dans le schéma e calcul, est considéré
comme une résistance active. Ces pertes en réalité découlent des paramètres de conducteurs de la ligne. Ce chapitre
sera divisé en deux parties constituées de :
- Les tracés des réseaux électriques
- Les paramètres des conducteurs des réseaux électriques.
Z Z
L
Dm Dm
Coupe A-A1
P a g e 29 | 70
𝑍 : zone de sécurité
𝐿 : Layon central avec 𝐿 = 2𝐷𝑚
4
Ex : augmentation des charges et donc des consommateurs.
5
Elément constitutif du layon central
P a g e 30 | 70
2ème Partie : Les paramètres de la Ligne Electrique et des Postes
Le champ électromagnétique, crée par un courant alternatif le long de la ligne, une force électromotrice
d’auto-induction et aussi une force électromotrice d’inter-induction entre les conducteurs de cette ligne. Dans la ligne
apparaissent les courants de fuite, qui conditionnent la conductibilité capacitive entre ces conducteurs et aussi entre le
conducteur et le sol. Apparaissent également les courants de fuite sur la surface des isolateurs. Dans certains régimes
avec des mauvaises conditions climatiques sur quelques parties de la ligne, le transport de l’énergie Electrique sous HT
peut provoquer l’effet de couronne (lente décharge entre les conducteurs) ce qui entraine la diminution des propriétés
isolatrices de l’air.
🚧 Tous ces phénomènes sont uniformément répartis le long des lignes homogènes.
Remarque : L’existence de ces forces électromotrices impose un déplacement des conducteurs, et s’ils se touchent
on aura soit claquage des isolants, soit court-circuit…
P a g e 31 | 70
• En courant alternatif, les électrons ont tendance à aller vers l’extérieur, ils sont étouffés, ils se frottent les uns
des autres créant ainsi un dégagement de chaleur en augmentant les pertes joules : d’où une augmentation de la
résistance active6.
Cette valeur de résistance active obtenue est généralement plus grande que si le courant était uniformément
réparti sur le conducteur en courant continu.
Remarque :
Les résistances actives des conducteurs et les âmes des câbles en métaux de couleur pratiquement ne
diffèrent pas de leurs résistances ohmiques. On les calcule en utilisant l’expression analytique suivante :
𝐿
𝑅= (2)
𝛾𝑆
𝐿 : Longueur du conducteur ou câble
𝛾 : Conductivité du matériau
𝑆 : Section nominale du conducteur
La résistance des conducteurs et des âmes des câbles dépend de la température tel que :
6
En réalité, les métaux de couleur (Or, Cuivre, Argent…) gardent les mêmes résistances.
P a g e 32 | 70
𝑥0 : Réactance linéique en Ω/𝑘𝑚
𝐿 : Longueur de la ligne en 𝑘𝑚
En réalité, la réactance linéique de la ligne électrique aérienne se défini à l’aide de la relation :
2𝐷𝑚
𝑥0 = 0,145 log ( ) + 0,016𝜇𝑟 (5)
𝑑
𝐷𝑚 : Distance moyenne entre conducteur en 𝑚𝑚
𝑑 : Diamètre du conducteur en 𝑚𝑚
𝜇𝑟 : Perméabilité magnétique du matériau conducteur.
La distance moyenne 𝐷𝑚 entre conducteurs dépend du type d’armement à la tête du support et surtout de la
disposition des conducteurs sur cet armement.
D12 1 2
2
D12
𝐷𝑚 = 𝐷12 (6)
P a g e 33 | 70
1
D13 D12
3 2
D23
3 D12
D23
2
b) Horizontale7
Si la disposition des conducteurs est horizontale, ou verticale pour une ligne triphasée, alors nous
avons deux types d’armement en drapeau (fig.) et en nappe horizontale (fig.). Dans ces conditions la distance moyenne
entre les conducteurs pourra donc se déterminer comme suit8 :
D12
D23 1 2 3
3
D12 D23
3
𝐷𝑚 = √12 𝐷 = 1,26 𝐷 (8)
𝐷 = 𝐷12 = 𝐷23
7
Armement plus souvent utilisé en moyenne tension.
8
Très utilisé pour la transposition à chaque fois que l’on veut changer la position des phases, ce qui permet
d’équilibrer le réseau.
P a g e 34 | 70
2𝐷𝑚
𝑥0′ = 0,145 log ( ) (9)
𝑑
De la relation (9), il ressort que la réactance dépend non seulement de la distance moyenne entre
conducteurs 𝐷𝑚 mais également de leurs diamètres (sections). Comme cette distance moyenne se choisie en fonction
de la tension électrique, alors la réactance linéique externe est d’autant plus grande que la tension nominale électrique
est importante.
Remarque : La réactance linéique externe des lignes conductrices aériennes est plus grande que celle des âmes des
câbles. Car les âmes des câbles sont très proches que les conducteurs de ligne.
🚧 L’augmentation de la section des conducteurs d’une ligne électrique aérienne entraine une diminution de sa
réactance linéique externe9.
Le second membre de la relation (5) est une émanation du champ 𝐵
⃗ à l’intérieur du conducteur. Il
exprime la réactance linéique interne et s’écrit :
𝑥0′′ = 0,016 𝜇𝑟 (10)
En remplaçant (9) et (10) dans la relation (5), nous obtenons l’expression analytique simplifiée de la
réactance linéique de la ligne aérienne :
𝑥0 = 𝑥0′ + 𝑥0′′ (11)
Pour les lignes avec les conducteurs électriques en matériaux non-magnétiques c’est-à--dire 𝜇𝑟 = 1, 𝑥0′′ est
négligeable par rapport à 𝑥0′ et dans la plupart des cas, la réactance linéique de ligne est confondue à 𝒙′𝟎 .
L’utilisation des conducteurs non-magnétiques dans le réseau permet de réduire les pertes.
Remarque :
1) Dans la pratique, le calcul des réactances linéiques se fait en fonction des aides mémoires
2) Dans les calculs approximatifs, on peut considérer que la réactance électrique des lignes électriques
aériennes varient entre 0,3 et 0,4 Ω/𝑘𝑚. Nous choisissons 𝟎, 𝟒 𝛀/𝒌𝒎 car c’est le cas le plus
défavorable10.
3) La réactance linéique interne des conducteurs en acier est plus grande que celle des métaux de couleur.
Ceci vient du fait que 𝑥0′′ est proportionnel à 𝜇𝑟 qui dépend fortement de la grandeur du courant dans le
conducteur. Si pour les métaux de couleur 𝜇𝑟 = 1, pour les conducteurs en acier on a 𝜇𝑟 ≥ 103 .
✔ En résumé :
9
Plus la section du conducteur est importante, moins il y’a de pertes dans le réseau.
10
Si on est en HT ou THT on peut avoir 𝑥0 > 0,4 Ω/𝑘𝑚
P a g e 35 | 70
III. Conductibilité capacitive de la ligne Electrique
Les lignes électriques en dehors des résistances actives et inductives (réactances) sont caractérisés
également par leurs conductibilités capacitives. Cette conductibilité est une émanation des conducteurs virtuels qui
existent entre les conducteurs eux-mêmes et aussi entre les conducteurs et le sol.
La capacité linéique des condensateurs virtuels provoquée par le fonctionnement d’une ligne aérienne
triphasée, se défini approximativement par la relation :
0,024
𝐶0 = × 10−6 [𝐹/𝑘𝑚] (12)
2𝐷𝑚
log ( )
𝑑
De la relation (12), il s’en suit que la capacité linéique d’une ligne augmente au fur et à mesure que croit la
section des conducteurs et décroit lorsque la distance entre ceux-ci augmente. C’est pourquoi à section de conducteur
égale, une ligne BT devrait avoir une capacitance plus grande que celle d’une ligne HT.
Connaissant la capacité linéique de la ligne électrique et sa pulsation, nous pouvons déterminer sa
conductibilité linéique capacitive comme suit :
Connaissant la conductibilité capacitive d’une ligne et son niveau de tension, nous pouvons définir le courant
électrique au début d’une ligne par :
𝑈×𝐵
𝐼𝑐𝑉 = [𝐴] (15)
√3
𝑈 : Niveau de tension en volt
Remarques :
1) Dans les lignes aériennes HT, les courants capacitifs sont très importants, c’est pourquoi dans les calculs et
schémas équivalents en BT, la capacitance de la ligne peut être négligée.
2) La conductibilité capacitive ou conductance de la ligne par rapport au sol, joue un rôle prépondérant lors du
calcul des dispositifs de mise à la terre et des protections.
P a g e 36 | 70
électrique avec ses paramètres de distribution : C’est un Quadripôle11. En effet, il y’aura augmentation de la résistance
active alors échauffement en ce point d’où la naissance d’un quadripôle.
Le calcul des lignes électriques deviennent complexes lorsqu’il faut tenir compte de tous ces paramètres
pour éffectuer les calculs approximatifs dans le cas des tensions supérieures à 90 kV, on utilise des schémas simplifiés
qui se réduisent à la résistance active et à la réactance. En effet, si nous répartissons la capacitance en deux
parties égales que nous plaçons l’une au début et l’autre à la fin de la ligne, nous obtenons un schéma équivalent qui a
la forme de 𝜋.
1 R X
2
B/2 B/2
1'
2'
Figure 1: Schéma équivalent d'une ligne électrique sous la forme 𝝅
Si nous concentrons la susceptance au milieu de la ligne, nous obtenons un schéma équivalent sous la forme
d’un 𝑇
X/2 X/2
1 R/2 R/2 2
B
1'
2'
Figure 2: Schéma équivalent d'une ligne électrique sous la forme de 𝝅
Pour simplifier les calculs des lignes électriques aériennes, le schéma équivalent en 𝝅 est le mieux indiqué.
Dans ce cas, la puissance capacitive de la ligne peut être additionnée à la puissance de la charge à alimenter. Ceci n’est
pas possible dans le cas du schéma équivalent en 𝑇 qui est constitué de deux mailles. Pour chaque ligne électrique, le
schéma équivalent rend les calculs électriques plus complexes.
Remarques :
11
En pratique, le point de manchonnage se comporte comme un quadripôle car il se pose un problème de
contact (il est ponctuel)
P a g e 37 | 70
1) Les mesures de calculs des lignes pour les schémas équivalents sous la forme de 𝜋 et 𝑇 sont pratiquement les
mêmes. Elles dépendent de la longueur de la ligne.
2) Pour le calcul des lignes électriques aériennes de transport, il est recommandé d’utiliser les schémas
équivalents sous la forme de 𝜋
🚧 La susceptance capacitive des câbles est plus importante que celle des lignes aériennes. C’est pourquoi le
schéma de la figure 1 n’est valable que pour les câbles de longueur inférieure à 100 𝑘𝑚.
1 R1 X1 R2 X2
2
GT BT
1'
2'
12
Lorsque les enroulements des transformateurs sont faibles, il faut les connecter en étoile.
13
Pour éviter d’augmenter les erreurs.
P a g e 38 | 70
1 RT XT
2
GT BT
1'
2'
Figure 4: Schéma équivalent d'un transformation à 2 enroulement : Forme en demi T
Les éléments horizontaux sont les résistances actives et inductives des enroulements du transformateur.
L’élément vertical est la branche de magnétisation du transformateur qui d’habitude se présente en forme de
deux conductibilités actives 𝐺𝑇 et réactives 𝐵𝑇 .
Remarque : Le schéma équivalent de la forme en T est complexe et ne facilite pas les calculs électriques des réseaux.
Même dans le cas simple d’une alimentation de la charge à partir d’un transformateur à 02 enroulements, le schéma en
1
T constitue deux mailles. Il est conseillé d’utiliser, pour faciliter les calculs, la forme en 2 𝑇. Dans ces conditions, la
branche de magnétisation par rapport à la forme en T est ramenée à la HT.
1
L’utilisation de la forme en 2 𝑇 du transformateur à deux enroulements donne quelques erreurs relatives. Il est
connu que les pertes obtenues pendant l’expérience de régime à vide du transformateur sont en général les pertes
dans l’acier pourtant il existe aussi les pertes dans les enroulements.
1
Dans le schéma équivalent de la forme en 2 𝑇, toutes les pertes due au régime à vide ont lieux dans le circuit
magnétique du transformateur. L’apparition de l’erreur relative est faible et n’influence pratiquement pas les résultats
de calculs.
1
Le schéma équivalent sous la forme de 2 𝑇 possède 04 paramètres à savoir :
P a g e 39 | 70
1
A W 1'
2
A 2'
3 3'
A W
A W
A W
P a g e 41 | 70
𝑋𝑇 = √𝑍𝑇2 − 𝑅𝑇2 (26)
Remarque : Pour les transformateurs de grande puissance, la résistance active est négligeable par rapport à
l’impédance. C’est pourquoi dans certains calculs leurs réactance est confondue à l’impédance :
2
𝑈𝑐𝑐 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋𝑇 = 𝑍𝑇 = × (27)
100 𝑆𝑛𝑜𝑚
Remarques :
- Les résistances 𝑅𝑇 et 𝑋𝑇 définies dans les différentes expressions ci-dessus sont fonction des
𝑈 2
tensions électriques des enroulements du côté HT, et leurs valeurs est (𝑈1 ) fois supérieure à
2
celles qu’elles auraient eu avec la tension du côté MT.
- Les conductibilités 𝐺𝑇 et 𝐵𝑇 de la branche de magnétisation du transformateur à deux
𝑈 2
enroulements varie proportionnellement à la valeur ( 2 ) c’est pourquoi dans les schémas
𝑈1
équivalent du transfo réalisé en fonction de la tension coté H.T, les conductibilités ont des faibles
valeurs par rapport à celle obtenue en fonction de la tension coté MT.
- Les expressions qui permettent de définir les paramètres du transformateur sont valables dans
le cas du triphasé, du monophasé ou de trois monophasés en un triphasés.
Dans ce dernier cas, il faudra faire les modifications suivantes :
∆𝑃0 = 3∆𝑃0′
∆𝑃𝑐 = 3∆𝑃𝑐′
Avec ∆𝑃0′ et ∆𝑃𝑐 ′ les pertes de puissance dans les expériences de régime à vide et de court—circuit du
transformateur monophhasé.
Les tensions entre 6 − 15𝑘𝑉 sont pour la distribution de l’Energie Electrque aux charges rapprochées.
P a g e 42 | 70
Les tensions jusqu’à 35 𝑘𝑉 pouvant alimenter les charges dans un rayon de 40 à 50 km, si les charges
électriques de ces deux réseaux ne diffèrent pas de 4 à 5 fois alors il est important d’utiliser un seul transformateur à
03 enroulements 14avec 02 enroulements côté MT, au lieu de 02 transformateurs à deux enroulements.
Remarques :
- Les transformateurs à 03 enroulements ont des enroulements côté HT connectés en étoile,
tandis que certains du côté MT sont en étoiles et d’autres en triangle15, car la plupart des
défauts en MT sont des défauts monophasés
- Les transformateurs à 03 enroulements ont la même puissance de 100% dans leurs
enroulements (il est robuste et fort !)
R1 X1
GT BT
Les paramètres de ce schéma équivalent sont fonctions de la haute tension. Comme dans les enroulements
circulent des courants différents, les 03 réactances ne sauraient s’additionner comme dans le cas du transformateur
à deux enroulements. La branche de magnétisation est fonction d la haute tension seulement.
Remarques :
14
La protection à utiliser ici est la différentielle qui va comparer tous les courants du 1, 2, 3 et déclenche dès
qu’il n’y’a plus équilibre.
15
225 𝑘𝑉 en triangle, 15𝑘𝑉 en étoile, 30𝑘𝑉 en triangle
P a g e 43 | 70
L’expérience du régime à vide du transformateur à 03 enroulements est la même que celle du transformateur à
deux enroulements.
𝑈1 2
𝑅3̇ = 𝑅2 ( ) (25)
𝑈2
D’une manière générale, d’après les calculs, 𝑅3̇ ≅ 𝑅1 ce qui veut dire que à puissances égales des
enroulements des transformateurs, les résistances actives de ces enroulements en fonction de la HT sont égales. Et
d’après la figure 6, nous pouvons écrire que :
𝑅1 = 𝑅2 = 𝑅3 = 𝑅100% (26)
P a g e 44 | 70
2
1 Inom
3
X2
u12 1 X1
X3
1' u12
3'
2' X12=X1+X2
2
1 Inom 3
X2
u13 X1
X3
1' 3' u13
2' X13=X1+X3
Inom
2
1 3
X2
u23 X1
1
u23
3' X3
1'
2' X23=X2+X3
Figure 7 : Expérience du régime de court-circuit
Dans la 1ère expérience figure 7.a, l’enroulement 2 est court-circuité tandis que l’enroulement 03 est
libre. L’enroulement 1 est alimenté sous une petite tension ; cette petite tension 𝑢12 est désignée en
pourcentage de la tension nominale du transformateur et dois être tel que le courant dans cet
enroulement soit nominal. Les résultats de l’expérience permettent de définir la réactance de 02
enroulements y prenant part donnée par :
2
𝑢12 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋12 = × (28)
100 𝑆𝑛𝑜𝑚
Dans la 2ème expérience figure 7.b, l’enroulement 3 est court-circuitée tandis que l’enroulement 2 est
libre. L’enroulement 1 est sous une petite tension. L’enroulement 1 est sous une petite tension 𝑢13 ;
les résultats de l’expérience permettent d’écrire
P a g e 45 | 70
2
𝑢13 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋13 = × (29)
100 𝑆𝑛𝑜𝑚
Dans la 3ème expérience figure 7.c, l’enroulement 3 est court-circuitée, l’enroulement 1 est libre et
l’enroulement 2 est sous une petite tension 𝑢23 . Par analogie aux deux premier cas nous aurons :
2
𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋23 = × (30)
100 𝑆𝑛𝑜𝑚
En tenant compte des valeurs de 𝑋12 , 𝑋13 , 𝑋23 des figures 7.a,b,c, nous pouvons écrire que :
2
𝑋12 + 𝑋13 − 𝑋23 𝑢12 + 𝑢13 − 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋1 = = × (31)
2 2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
2
𝑢12 − 𝑢13 + 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋2 = 𝑋12 − 𝑋1 = × (32)
2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
2
−𝑢12 + 𝑢13 + 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋3 = 𝑋23 − 𝑋2 = × (33)
2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
Travail d’assimilation
Un ingénieur du génie Electrique veut alimenter deux villes ayant les puissances suivantes 4 𝑀𝑊 avec un
facteur de Puissance de cos 𝜑 = 0,8. La deuxième ville 6 𝑀𝑊 avec un facteur de puissance de cos 𝜑 = 0,85.
La première ville est alimentée à 27,7kV et la deuxième à 37,8kV. La tension d’alimentation de ce poste est de 115kV.
Aidez l’ingénieur à choisir un transformateur à 02 enroulements ou un transformateur à 03 enroulements. Dans
le cas ou l’ingénieur possède dans son magasin un transformateur de caractéristiques :
- Tension : 115 / 38,5 / 27,5 kV
- Puissance du transformateur : 25 𝑀𝑉𝐴
- Courant à vide : 𝐼0 = 0,9%
- Les pertes à vide : ∆𝑃0 = 45 𝑘𝑊
- Les pertes en court-circuit : ∆𝑃𝑐𝑐 = 140 𝑘𝑊
- Tensions de court-circuit : 𝑢12 = 10,5%, 𝑢23 = 6%, 𝑢13 = 17%
Aidez-le à déterminer les paramètres techniques du schéma équivalent de ce transformateur.
Solution
1) Choix du transformateur
On calcule,
𝑃1 4
𝑆1 = = = 5 𝑀𝑉𝐴
cos 𝜑1 0,8
P a g e 46 | 70
𝑃2 6
𝑆2 = = = 7,0588 𝑀𝑉𝐴
cos 𝜑2 0,85
𝑆2 7,0588
On calcule le rapport = = 1,411 < 4
𝑆1 5
Sachant qu’il y’a 03 niveaux de tension alors il s’agit d’un transformateur triphasé.
- Calcul de la charge à utiliser :
𝑆𝑐ℎℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 = 𝑆1 + 𝑆2 = 12,0588 𝑀𝑉𝐴
(iii) Réactances
2
𝑢12 + 𝑢13 − 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋1 = × = 56,87 Ω
2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
2
𝑢12 − 𝑢13 + 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋2 = × = −1,323 Ω
2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
2
−𝑢12 + 𝑢13 + 𝑢23 𝑈𝑛𝑜𝑚
𝑋3 = × = 33,06 Ω
2 × 100 𝑆𝑛𝑜𝑚
Comme une réactance ne peut être négative, on a : 𝑋2 = 0
𝑋1 = 56,87 Ω
{ 𝑋2 = 0
𝑋3 = 33,06 Ω
P a g e 47 | 70
Chapitre 3 : Les régimes de neutre dans les systèmes Electriques
I. Généralités
Un réseau électrique fonctionnant avec les conducteurs neutre (N) des transformateurs, générateurs et
transformateurs de puissances, connectés aux dispositifs de mise à la terre (MHi) directement à travers une
faible résistance est un régime de mise à la terre du conducteur N.
Il est isolé si les conducteurs N sont isolés au connectés aux dispositifs de Mise à la terre à travers de
grande résistance. Les différentes méthodes de mise à la terre du conducteur de neutre16 (N) influencent
considérablement la grandeur du courant de court-circuit de mise à la terre.
A- Les exigences
Le régime de neutre d’un réseau influe directement sur le comportement du système électrique soumis à un
déséquilibre homopolaire. Il intervient également dans :
- La qualité de la fourniture de l’énergie
- La sécurité des biens et personnes
- La tenue thermique, diélectrique et mécanique des équipements
- La définition du plan de protection associée.
Le choix d’un régime de neutre, doit assurer sur un réseau d’Energie Electrique la maitrise des contraintes
provoquées par les déséquilibres homopolaires. A l’origine, les réseaux électriques ont été conçus pour répondre aux
exigences de sureté dans la desserve de l’énergie.
Le régime de neutre ayant une influence sur la valeur du courant de défaut à la terre et sur le niveau des
surtensions dynamiques, la préoccupation des exploitant allait sur la recherche d’un compromis entre les
investissements et la maitrise des contraintes techniques. Aujourd’hui avec l’ouverture des marchés et la qualité du
produit électricité et des services associés est devenu le motif essentiel de la concurrence.
Dans ce contexte, puisque 80% des défauts sont des court-circuit avec la terre, le choix du régime de neutre
est pour un exploitant de réseau un élément stratégique de la qualité.
16
Le neutre ne peut exister en triangle mais plutôt en étoile : on parle d’un régime isolé en triangle
P a g e 48 | 70
On a l’habitude de classer les régimes de neutres suivant leurs modes de gestion. Le classement se fait
comme suit :
- Les neutres isolés : le neutre du réseau est physiquement isolé de la terre, cependant, il existe
un lien virtuel constitué des réactances et des capacités homopolaires transversales du réseau.
- Les neutres impédants : A la source, le neutre est relié à la terre par l’intermédiaire d’une
impédance. A l’exception des réseaux interconnectés, il n’est généralement pas admis d’autres
points de mise à la terre.
Le neutre compensé, appartient à la catégorie des neutres impédants.
P a g e 49 | 70
Il faut cependant remarquer que ce genre de protection ne peut être satisfaisant que si le nombre de départ
en service varie peu au cours du temps. Il est de même très difficile d’obtenir une détection sélective lorsque le réseau
électrique comporte des boucles. On fait parfois recours à d’autre solutions telle qu’une mise à la terre impédants de
point neutre commandée par le relais de tension homopolaire. Ceci permet au relais à maximum de courant
homopolaire de détecter de façon sur les défauts terre de l’installation et d’en assurer l’élimination.
P a g e 50 | 70
Dans les systèmes et réseaux d’énergie électrique, il existe des régimes de fonctionnement des conducteurs
neutres suivants :
➢ Installations électriques des tensions inférieures à 1 kV (courant alternatif) peuvent avoir le conducteur
de neutre mis à la terre (réseau à quatre conducteurs) ou isolé (réseau triphasé à trois conducteurs) ;
➢ Réseaux électriques moyenne tension à faible courant capacitif de court-circuit à la terre,
fonctionnement avec le neutre isolé pour certaines valeurs élevées de ce courant ou avec le neutre mis à
la terre à travers un réacteur extincteur d’arc électrique ;
➢ Dans les réseaux haute tension de tension supérieure à 50 kV, on utilise une mise à la terre effective. La
mise à la terre ne concerne pas tous les points neutres des transformateurs de puissance,
autotransformateurs, alternateurs et générateurs mais quelques-uns seulement. Ceci dans le but de
limiter le courant de court-circuit monophasé à la terre. Les variations du régime de fonctionnement du
neutre listées plus haut ont une série d’avantages et d’inconvénients et pour mieux les apprécier, il faut
analyser les quatre de base suivants :
- Niveau de sécurité ;
- Fiabilité dans le transport et la distribution de l’énergie électrique ;
- Sécurité d’incendie ;
- Economie.
Dans les installations électriques de tension inférieure à 1 kV, la mise à la terre du conducteur neutre doit se réaliser
en même temps que la mise au neutre ; c’est-à-dire toutes les parties métalliques hors tension sont connectées au
conducteur neutre du système du réseau électrique.
Dans ces installations électriques de tensions inférieures à 1 kV, l’isolation du conducteur neutre doit se réaliser de
même temps que la mise à la terre c’est-à-dire connecter une partie de l’installation avec le dispositif de mise à la
terre de manière à effectuer constamment le contrôle de l’isolation du réseau ou du fonctionnement de production.
Remarque :
Dans chaque variante, il existe des contradictions de prescription définissant les différents indices de même
utilisation pratiques de l’une ou de l’autre résolution.
P a g e 51 | 70
IGA
ICA
IGB UA
ICB IGA
IGC
IB0C
ICA
IA0C IB0C IC0C ICC IA0C
UC IC0C UB
a) Diagramme de courant et tension en régime normal
UA
UC UB
U B=UCB
b) Diagramme de tension en régime de Court-circuit de la phase C à la terre
𝑐
𝐼𝐺𝐴 = 𝐼𝐶𝐴 + 𝐼𝐴0
𝑐
{ 𝐼𝐺𝐵 = 𝐼𝐶𝐵 + 𝐼𝐵𝑂 }
𝑐
𝐼𝐺𝐶 = 𝐼𝐶𝐶 + 𝐼𝐶𝑂
P a g e 52 | 70
(1)
En régime normal il n’y a pas de courant à la terre car 𝐼𝐶𝐴 + 𝐼𝐶𝐵 + 𝐼𝐶𝐶 = 0
Et de même
𝐶 𝐶 𝐶
𝐼𝐴𝑂 + 𝐼𝐵𝑂 + 𝐼𝐶𝑂 =0 (2)
L’influence de la capacité se fait sentir par le fait que l’angle de déphasage entre le courant de l’alternateur ou du
générateur est petit par rapport à celui de la charge. Ainsi, la présence de la capacité de la ligne favorise l’amélioration
du facteur de puissance réactive tan 𝜑.
Si par exemple dans la phase C, il se produit un court-circuit à la terre, la tension de cette phase par rapport à la terre
est nulle, dans le même temps, la tension dans les deux autres phases augmente de √3 fois et est égale à la tension de
ligne. Le courant de court-circuit ne sera pas très grand car l’isolement du neutre constitue un handicap pour son
passage. Ce type de courant ne provoque pas au déclenchement du disjoncteur pour l’ouverture de la ligne.
Outre ces faits, l’important est de constater que la tension en ligne dans le système ne varie pas et les récepteurs
fonctionnent en régime de défaut permanent. Il s’en suit que l’on peut faire la conclusion suivante : l’isolation du neutre
des transformateurs de puissance dans les réseaux MT fournie une certaine fiabilité dans la distribution de l’énergie
électrique tout en excluant les coupures intempestives.
IGA
IGB
-IC
IB0C
IGC UA
IA0C UB
IC
Figure 2 : Diagramme de courant et tensions en court-circuit
En cas de court-circuit de phase C à la terre, sa capacité devient nulle à cause de l’augmentation du potentiel de
√3 fois sur les autres phases isolées A et B ; leurs courants capacitifs augmentent de √3 fois et varient
proportionnément à la direction. Désignons ces courants capacitifs par 𝐼𝐴𝑂 𝐶
et 𝐼𝐵𝑂
𝐶
. Comme la capacité de la phase C
est nulle, son courant apparait à la terre. Du diagramme des courants et des tensions, il apparait un courant circulant à
la terre et à travers le point de court-circuit qui est 𝐼𝐶 = −𝐼𝐴0𝐶
− 𝐼𝐵0𝐶
(3) , de trois fois la valeur efficace de ce
courant deasse la valeur initiale en régime normal. Dans la pratique, la valeur de ce courant est définie par des
relations empiriques suivantes :
❖ Pour des lignes aériennes :
P a g e 53 | 70
𝑳
𝑰𝑪 = 𝑼𝒏𝒐𝒎 ∗ (4)
𝟑𝟓𝟎
17
Disjoncteurs à fermeture répétée automatique
P a g e 55 | 70
V. LES RESEAUX D’ENERGIE ELECTRIQUE BASSE TENSION
Dans les installations électriques de tensions inférieures à 1 kV, sont autorisés la mise à la terre du conducteur
neutre des transformateurs de puissance, des alternateurs ou générateurs et le fonctionnement avec le conducteur
neutre isolé.
Dans les installations électriques en courant continu, le point neutre peut être mis à la terre ou isolé. Les installations
électriques avec le conducteur neutre isolé se font par nécessité d’une grande sécurité et pour les conditions qui
assurent le contrôle de l’isolation du réseau et le bon état des fusibles, la détection rapide des court-circuit à la terre
et leur utilisation par le personnel ou l’ouverture automatique de la partie en défaut. Dans les réseaux électriques à
quatre conducteurs de courant alternatif ou trois conducteurs en courant continu, il est obligatoire de faire une mise à
la terre.
Dans les installations électriques dotées d’une mise à la terre du conducteur neutre en cas de court-circuit, la partie
en défaut se met automatiquement hors réseau par un système de protection fiable. C’est pourquoi dans les réseaux
BT, il y’a une liaison électrique entre la mise à la terre et les carcasses métalliques des machines.
P a g e 56 | 70
CHAPITRE 4 : CALCULS DANS LES RESEAUX DE DISTRIBUTION (OUVERT)
I. INTRODUCTION
L’exploitation des grands RE est de plus en plus complexe du fait de :
➢ L’augmentation de la taille ;
➢ La présence de ligne de grandes longueurs ;
➢ L’adoption des nouvelles techniques ;
➢ Des contraintes économiques, politiques et écologiques.
Ces facteurs obligent les opérateurs d’exploiter ces réseaux près de la limite de stabilité et de sécurité. La
situation des pays à forte croissance de consommation accroisse encore les risques d’apparition des phénomènes
d’instabilité.
La gestion de RE ne consiste pas seulement à faire en sorte que les transit soient inférieurs aux capacités de
transport de chaque ouvrage du réseau mais il faut également surveiller plusieurs paramètres techniques dont la
puissance réactive et le niveau de tension : La tension électrique doit rester dans une plage autorisée en tout point du
réseau, dans toutes les situations de production et de consommation prévisibles.
En HT, la variation de tension doit être inférieure à 𝟑% et la qualité de l’Energie Electrique est assurée si :
- Continuité de la distribution (pas d’interruption)
- Niveau de tension dans les plages (±𝟓%)
En effet la tension peut être localement dégrader par exemple les jours de fortes consommations. Dans ce cas,
les transits à travers les lignes du réseau sont importants, ce qui provoquerait une chute de tension dans ces lignes.
Comme tout générateurs d’énergie électrique, un réseau de puissance fournit de l’électricité au appareils,
utilisateurs, par l’intermédiaire des tensions qu’il maintient à ses bornes. Il est évident que la qualité et la continuité de
la tension est devenue un système stratégique pour l’exploitation des réseaux d’énergie électrique.
En réalité, l’objectif de ce chapitre est d’évaluer les pertes de puissances dans les REE radiaux et
particulièrement de la QEE qui y transite. Nous supposerons en un premier temps que la continuité des services est
assurée et nous nous intéresserons au niveau de tension dans ce type de réseau. Pour apprécier les éléments de notre
réseau, les calculs des pertes de puissance nous permettrons de savoir si les valeurs transitées sont inférieures aux
capacités des ouvrages du réseau. L’analyse des pertes de puissance réactive dans le réseau permette également d’avoir
une idée réelle sur le fonctionnement de ce réseau.
A. CHUTE DE TENSION
Lorsque le transit dans une ligne électrique est assez important, la circulation du courant dans la ligne provoque
une chute de tension. La tension est alors plus basse en bout de ligne qu’à son origine. Plus la ligne est longue, plus la
chute de tension augmente. Un RE dans laquelle la consommation est éloignée de la production présentera un profil de
tension différent de celui dans lequel la consommation et la production sont uniformément réparties. Chaque centrale
P a g e 57 | 70
impose la tension à la sortie et, la tension évolue dans le RE en fonction de la consommation. C’est pourquoi dans
les réseaux maillés THT, la tension est différente souvent à l’endroit où on se trouve. A la pointe de la consommation, la
tension est forte au nœud du réseau où les centrales débitent et relativement basse au point éloigné de consommation
des centrales.
Considérons un RE constitué d’une ligne triphasée devant alimenter une charge activo-inductive. Considérons
que la répartition de charge par phase soit uniforme et que les conducteurs sont homogènes et possèdent les mêmes
résistances actives, les mêmes susceptances. Dans ce cas, les chutes de tension peuvent être calculées pour une phase.
Dans la suite, nous utiliserons les tensions de phase, notre ligne triphasée est alimentée à partir d’un poste de
transformation.
1. Schéma unifilaire de notre système
Uph,A Uph,B
S
Charge activo-
P.E L.E inductive
2. Schéma équivalent
XT XL
O RT A RL B S
RT
B/2 B/2
GT BT
P a g e 58 | 70
D
A α B
ϕ Uph,B
ΔUI δUI
ΔUphase δUphase
∆𝑼𝑹𝑳 = 𝑰 𝑹𝑳 , ∆𝑼𝑿𝑳 = 𝑰 𝑿𝑳
∆𝑼𝑿𝑳 > ∆𝑼𝑹𝑳 𝑪𝒂𝒓 𝑿𝑳 > 𝑹 𝑳
𝑼𝒑𝒉𝑨 : Tension de phase en début de ligne
𝑹𝑳 : Résistance de la ligne
𝑿𝑳 : Réactance de la ligne
𝒁 : Impédance de la ligne
𝑰 : Courant de charge
∆𝑼𝑹𝑳 : Chute de tension active
∆𝑼𝑿𝑳 : Chute de tension réactive
𝛿𝑈𝑝ℎ ≪ ∆𝑈𝑝ℎ
P a g e 59 | 70
Construisons le diagramme vectoriel pour une phase de cette ligne, traçons une droite (OA) qui est en fait la
tension de phase en fin de ligne à une certaine échelle. Traçons le vecteur de courant de charge faisant un angle avec la
tension de phase. Le cos 𝜑 < 1 puisque la charge est activo-inductif. A partir du point A et la parallèle au vecteur de
courant de charge, traçons le vecteur 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ qui représente la chute de tension 𝑅𝐼 dans la résistance active de la phase
de la ligne. Du point B, traçons le vecteur 𝐵𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ qui représente la chute de tension dans la séquence de la ligne du triangle
ABC. Remarquons que le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 représente la somme algébrique des chutes de tension dans les résistances actives
et inductives d’une phase de la ligne ou encore la chute de tension apparente 𝑍𝐼, avec 𝑍 = 𝑅 + 𝑗𝑋.
A partir du diagramme, remarquons que le vecteur de la tension de phase 𝑈𝑝ℎ𝐴 au début de la ligne se calcule
comme la somme géométrique de la tension de phase en fin de ligne 𝑈𝑝ℎ𝐷 et de la chute de tension de tension apparente
𝑍𝐼 en ligne. La différence géométrique des vecteurs de tension au début et en fin de ligne de nomme la chute tension et
a pour expression :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∆𝑈 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑝ℎ = 𝑈𝑝ℎ𝐴 − 𝑈𝑝ℎ𝐵 (1)
Du diagramme, remarquons que le vecteur tension en fin de ligne fait un angle 𝛼 avec le vecteur tension au
début de la ligne. Pour les récepteurs, ce qui est important c’est la valeur absolue de la tension à ses bornes et non dans
sa phase. C’est pourquoi, dans les calculs des RE, les chutes de tension en ligne se présente comme la différence
algébrique de valeurs absolues de la tension au début et à la fin de la ligne. La grandeur de la chute de tension peut
être définit comme la différence des valeurs indiquées par les voltmètres placés au début et à la fin de la ligne. Sur le
diagramme ci-dessus, la ∆𝑈 est représentée par le segment de droite [𝐴𝐶] tel que :
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑈
𝐴𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑝ℎ𝐴 − 𝑈𝑝ℎ𝐵 (2)
Pour simplifier les calculs de la valeur de ∆𝑈 𝑝ℎ , considérons les segments qui est la projection du vecteur
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 sur la direction du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑈𝑝ℎ𝐵 . L’erreur que nous laissons dans cette considération ne dépasse pas 3%. Dans
ces conditions, nous pouvons donc écrire que :
∆𝑈𝑝ℎ = 𝑎̅𝑑 + 𝑑𝑒̅ (3)
∆𝑈 = √3 𝑈𝑝ℎ (6)
P a g e 60 | 70
Avec :
- 𝑈𝑛𝑜𝑚 : la tension nominale de la ligne donnée par le conducteur ;
- 𝐼 : le courant effectif dans cette ligne. C’est ce courant qui provoquera ∆𝑈.
Si la charge en fin de ligne est exprimée en 𝑊𝑎𝑡𝑡, nous pouvons calculer l’intensité du courant sur la ligne à partir de
la relation (9) :
𝑈 ∗∆𝑈
𝑛𝑜𝑚
I = 𝐿∗√3∗100(𝑟 %
(9)
cos 𝜌+ 𝑥
0 0 sin 𝜌)
105 ∗𝑃∗𝐿
∆𝑈% = 𝑈 2 ∗ (𝑟0 cos 𝜌 + 𝑥0 tan 𝜌) (11)
𝑛𝑜𝑚 cos 𝜌
Exemple d’application :
Une société de distribution de l’énergie Electrique veut fournir à un quartier une puissance de 100 𝑘𝑊 sous
une tension de 10 𝑘𝑉. Le réseau électrique est long de 1,5 𝑘𝑚, la société utilise les conducteurs électriques
aériens nus ayant les caractéristiques :
• 𝑟0 = 5,7 Ω/𝑘𝑚
• 𝑥0′′ = 0,12 Ω/𝑘𝑚
• 𝑥0′ = 0,4 Ω/𝑘𝑚
1) Dire de quel type de conducteur il s’agit.
2) Calculer les Chutes de Tension dans ce réseau
3) Contrôler si la chute de tension est admissible
4) Faire le diagramme vectoriel de tension et de courant de cette ligne.
S1 S2 S3
RI, XI, LI
RII, XII, LII
RIII, XIII, LIII
P a g e 61 | 70
Figure 3 : Représentation schématique d’une ligne électrique ayant plusieurs
ramifications
Pour calculer les chutes de tension dans une ligne à CC, il suffit de déterminer la chute de tension dans un
conducteur. Dans une ligne alimentée à CC, la ∆𝑈% sera donc :
100
∆𝑈% = 𝛾𝑆𝑈 ∑𝑛𝑚=1 𝐼𝑚 𝑙𝑚 (12)
𝑛𝑜𝑚
A partir des relations (14) et (15) et en fonction des valeurs autorisées de la chute tension, on peut
déterminer la section des conducteurs de la ligne. Les relations obtenues par le calcul des ∆𝑈% dans la ligne à CC sont
valables pour les lignes monophasées de courant alternatif si la charge est activo-inductive et que la réactance de
la charge soit négligeable.
P a g e 62 | 70
A R1 X1 R2 X2 R3 X3 B
K1 K2
A
ϕII ϕI Uph,B
ϕIII
II
III
IIII
De la figure 5, nous pouvons déterminer la chute de tension dans ce réseau comme suit :
∆𝑈𝑝ℎ = 𝐼3 𝑟3 cos 𝜌𝐼𝐼𝐼 + 𝐼3 𝑥3 sin 𝜌𝐼𝐼𝐼 + 𝐼2 𝑟2 cos 𝜌𝐼𝐼 + 𝐼2 𝑥2 sin 𝜌𝐼𝐼 + 𝐼1 𝑟1 cos 𝜌𝐼 + 𝐼1 𝑥1 sin 𝜌𝐼
(16)
Avec :
Courants actifs Courants réactifs
𝐼3𝑎 = 𝐼3 cos 𝜌𝐼𝐼𝐼 𝐼3𝑟 = 𝐼3 sin 𝜌𝐼𝐼𝐼
𝐼2𝑎 = 𝐼2 cos 𝜌𝐼𝐼 𝐼2𝑟 = 𝐼2 sin 𝜌𝐼𝐼
𝐼1𝑎 = 𝐼1 cos 𝜌𝐼 𝐼1𝑟 = 𝐼1 sin 𝜌𝐼
(17)
P a g e 63 | 70
Nous obtenons :
∆𝑈 = √3 ∑𝑚
𝑛=1(𝐼𝑛𝑎 𝑟𝑜 + 𝐼𝑛𝑟 𝑥0 )𝑙𝑛 (19)
La ∆𝑈 relative dans les portions sera donc :
100√3 ( ∑𝑚
𝑛=1(𝐼𝑛𝑎 𝑟𝑜 +𝐼𝑛𝑟 𝑥0 )𝑙𝑛 )
∆𝑈% = (20)
𝑈𝑛𝑜𝑚
Dans le cas où les charges sont exprimées en puissance, nous avons donc :
105 ( ∑𝑚 ′ ′
𝑛=1(𝑃 𝑛 𝑟𝑜 +𝑄𝑛 𝑥0 )𝑙𝑛 )
∆𝑈% = 2 (22)
𝑈𝑛𝑜𝑚
Ces formules précédentes ne sont possibles ne sont possibles que l’on connait la section des conductions. C’est pourquoi
pour un projet de ligne électrique, il est nécessaire de choisir la section des conducteurs par exemple par les conditions
de chauffage tolérable. C’est-à-dire par l’intensité de courant autorisé et testé le choix par les conditions de chute de
tension autorisées.
III. CALCUL DES PERTES DE PUISSANCE DANS LES RESEAUX ELECTRIQUES OUVERTS
Le transport de l’énergie électrique se fait avec des pertes de puissance et d’énergie dans les transports et les
lignes. Ces différentes pertes doivent être couvertes par une augmentation de la puissance de source d’alimentation,
ce qui entraine une augmentation du coût de l’installation du système électrique. En dehors des pertes de puissance et
d’énergie qui augmentent le coût de l’énergie de l’électricité, on peut citer le coût du gazoil pour les centrales
thermiques. C’est pourquoi lors d’un projet électrique, la tendance est de diminuer les pertes dans tous ces éléments.
Remarque :
Les pertes de puissance et d’énergie électrique sont un élément déterminant pour l’évaluation technico-
économique lors de la comparaison des différentes variables du schéma de transport ou de distribution.
Dans la suite, nous étudierons les méthodes de calcul des chutes et les pertes de puissances dans les transports
et les lignes.
P a g e 64 | 70
Les pertes de puissance active dans un transformateur sont constituées des pertes en acier qui ne
dépendent pas des charges en acier qui ne dépendent pas des charges électriques et des pertes dans les enroulements
qui dépendent de la charge dans ce dernier. Les pertes de puissance globale dans un transformateur se détermine à
l’aide de la relation
∆𝑃𝑇 = ∆𝑃𝑎 + 𝛽 2 ∆𝑃𝑐𝑐 (25)
Remarque :
∆𝑃𝑎 et ∆𝑃𝑐𝑐 se trouvent dans les catalogues et sont donnés par les constructeurs.
Pour ce qui est des puissances réactives, elles sont constituées des pertes de magnétisation, qui pratiquement ne
dépendent pas de la charge et les pertes conditionnées par le flux de dispersion qui sont fonction de charges du
transformateur Ces pertes de puissance réactives se déterminent à l’aide des relations suivantes :
∆𝑄𝑇 = ∆𝑄𝑥 + 𝛽 2 ∆𝑄𝑘 (27)
Les pertes de puissance réactives ∆𝑄𝑥 dans le circuit magnétique du transformateur se déterminent par :
Les pertes de puissance réactives ∆𝑄𝑘 dans les enroulements du transformateur peuvent se déterminer par :
2
𝑢𝑐𝑐,% 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇
∆𝑄𝑘 = 3 𝐼𝑛𝑜𝑚 𝑋𝑇 10−3 = (29)
100
𝐼0 : Courant du transformateur au régime à vide et en %
𝑢𝑐𝑐 : Tension de court-circuit en %
𝐼𝑛𝑜𝑚,𝑇 : Courant nominal du transformateur en A
P a g e 65 | 70
considérons l’enroulement HT comme enroulement N°1, alors nous pouvons déterminer la tension de court-circuit
comme suit :
𝑢𝑐𝑐1 = 0,5 (𝑢𝐻𝑇−𝑀𝑇1 + 𝑢𝐻𝑇−𝑀𝑇2 − 𝑢𝑀𝑇1−𝑀𝑇2 ) (31)
Dans l’enroulement 3 on a :
𝑢𝑐𝑐2 = 𝑢𝐻𝑇−𝑀𝑇2 − 𝑢𝑐𝑐1 (33)
Pour déterminer le facteur de charge dans les enroulements du transformateur à 03 enroulements, nous
utiliserons les expressions suivantes :
✓ Facteur de charge sur l’enroulement HT :
HT
S1=PMT1+jQMT1
S2=PMT2+jQMT2
✓ Pour l’enroulement MT1, le facteur de charge sera :
𝑃𝑀𝑇1
𝛽𝑀𝑇1 = (35)
cos 𝜑1 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇
Connaissant les données des constructeurs et des catalogues du transformateur à 3 enroulements, nous
pouvons déterminer la perte de puissance active comme :
1 2 2 2 )
∆𝑃𝑇 = ∆𝑃0 + ∆𝑃𝑐𝑐 (𝛽𝐻𝑇 + 𝛽𝑀𝑇1 + 𝛽𝑀𝑇2 (37)
2
∆𝑃0 : perte dans l’acier du transformateur
∆𝑃𝑐𝑐 : Pertes actives dans les enroulements
La puissance réactive se définira comme :
P a g e 66 | 70
2
(𝐼0 + 𝑢𝑐𝑐1 𝛽𝐻𝑇 2 2 )
+ 𝑢𝑐𝑐2 𝛽𝑀𝑇1 + 𝑢𝑐𝑐3 𝛽𝑀𝑇2
∆𝑄𝑇 = 𝑆𝑛𝑜𝑚,𝑇 (38)
100
C- CALCUL DES PERTES DE PUISSANCE DANS UNE LIGNE DE TRANSPORT D’ENERGIE ELECTRIQUE
Le calcul des pertes de puissance, en ligne du transformateur d’énergie électrique s’effectue de la manière
pratique par la relation :
∆𝑃𝐿 = 3 𝐼𝐿2 × 𝑅𝐿 × 10−3 [𝑘𝑊] (39)
∆𝑄𝐿 = 3 𝐼𝐿2 × 𝑋𝐿 × 10−3 [𝑘𝑊] (40)
Parfois, les pertes de puissance en ligne, s’expriment en % de la puissance calculée tel que
∆𝑃𝐿
∆𝑃𝐿,% = 100 (41)
𝑃𝐿
Si dans une ligne électrique à courant alternatif, la composante réactive de la chute de tension est petite de telle
sorte que on puisse la négliger, alors on peut disposer d’une relation entre la chute de tension et les pertes de
puissance actives en % de la puissance active en ligne. Dans ces conditions, pour les réseaux triphasés on écrira que :
√3 𝐼𝐿 𝑅𝐿 cos 𝜑
∆𝑈𝐿,% = 100 (42)
𝑈𝑛𝑜𝑚
3 𝐼𝐿2 𝑅𝐿 √3 𝐼𝐿 𝑅𝐿
∆𝑈𝐿,% = 100 = 100 (43)
𝑃𝐿 𝑈𝑛𝑜𝑚 cos 𝜑
En égalant (42) et (43), on a :
∆𝑈𝐿,%
∆𝑃𝐿,% = (44)
cos 𝜑
P a g e 67 | 70
KW KVAR
P MW Q MVAR
0,5
Q
H
24
Figure 6 : Graphique de charge
Dans la pratique, la valeur du temps de pertes maximal se définie sur la base des courbes de liaison de ces
temps, de la durée d’utilisation de la charge maximale 𝑇𝑚 et du facteur de puissance obtenu à partir du graphique de
charge annuel réel. Suite à tout cela, les pertes d’énergies dans les transformateurs de puissance se calculent comme
suit :
✓ Pertes d’énergie active :
∆𝑊𝑎,𝑇 = ∆𝑃𝑎 𝑡 + 𝛽 2 ∆𝑃𝑎 𝜏 (45)
P a g e 68 | 70
Lorsqu’on définit 𝜏 à l’aide des courbes, on ne tient pas compte des variations des facteurs de puissance le long
de l’année et la forme du graphique de charge, ce qui permet de faire simplement un calcul approximatif des pertes
d’énergies.
Pour éffectuer des calculs plus précis, on recommande aux ingénieurs, la méthode suivante pour déterminer le
temps de perte maximal.
1. Calcul du nombre d’heure d’utilisation de la charge active maximale
𝑊𝑎
𝑇𝑚,𝑎 = (49)
𝑃𝑚𝑎𝑥
2. Calcul du nombre d’heure d’utilisation de la charge réactive maximale
𝑊𝑟
𝑇𝑚,𝑟 = (50)
𝑄𝑚𝑎𝑥
3. Calcul du nombre total d’heure d’utilisation de la charge maximale
2 2
𝑇𝑚 = √(𝑇𝑚,𝑎 cos 𝜑𝑚 ) + (𝑇𝑚,𝑟 sin 𝜑𝑚 ) (51)
Avec
𝑃𝑚𝑎𝑥 𝑄𝑚𝑎𝑥
cos 𝜑𝑚 = sin 𝜑𝑚 = (52)
2
√𝑃𝑚𝑎𝑥 2
+ 𝑄𝑚𝑎𝑥 2
√𝑃𝑚𝑎𝑥 2
+ 𝑄𝑚𝑎𝑥
𝑇𝑚 2
𝜏 = (0,124 + ) 876018 [ℎ] (53)
10000
G- AUTRE EXPRESSION ANALYYTIQUE POUR LE CALCUL DES PERTES DE PUISSANCE DES LES RESEAUX
ELECTRIQUES
Pour une ligne de transport, connaissant 𝑋 et 𝑅, nous avons (pour un seul tronçon) :
18
Correspond à une (01) année de fonctionnement
P a g e 69 | 70
∑ 𝑃𝑚2 𝑅𝑚 + ∑ 𝑄𝑚
2
𝑅𝑚 ∑ 𝑃𝑚2 𝑋𝑚 + ∑ 𝑄𝑚
2
𝑋𝑚
= 2 +𝑗 2
(55)
𝑈𝑛𝑜𝑚,𝐿 𝑈𝑛𝑜𝑚,𝐿
Avec 𝑈 = 𝑈𝑛𝑜𝑚,𝐿
P a g e 70 | 70