Identification Paramétrique - MAS - PSO
Identification Paramétrique - MAS - PSO
Mémoire
MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences et technologies
Filière : Electrotechnique
Spécialité : Machines électriques et électronique de puissance
Présenté par :
Tidjani Abd el jaouad Al Amoudi Badreddine
Thème:
Introduction générale 3
Chapitre I / MODELISATION DU MOTEUR ASYNCHRONE EN
VUE DE SON IDENTIFICATION PARAMETRIQUE
[Link] 02
[Link] de la machine asynchrone 02
I.2. [Link] stator 02
I.2.2. Le rotor 03
[Link] rotor à cage 03
[Link] rotor bobiné 04
I.3. Principe de fonctionnement du moteur à cage 04
I.4. Modélisation de la machine asynchrone à cage 05
[Link]èses simplificatrices 07
I.5 Modèle biphasé du moteur asynchrone triphasé 07
[Link] de PARK 08
I.6. Equations électriques du moteur asynchrone triphasé 09
I.6.1 Equations électriques du MAS triphasé dans le repère (α,β) 10
a. L'équation de la tension du stator 10
b. L'équation de la tension du rotor 10
c. Equations du flux 10
I-7 Représentation d‟état du moteur asynchrone triphasé 10
I.8 Expression du couple 12
I-9 Conclusion 12
Chapitre II / METHODES D’IDENTIFICATION PARAMETRIQUE
DU MOTEUR ASYNCHRONE BASÉES SUR LE SCHEMA
EQUIVALENT
[Link] 14
II.2. Schémas équivalents de la MAS 14
II-2.1 Schéma équivalent généralisé du MAS en régime dynamique 14
II.2.2 Schéma équivalent du MAS dans le repère fixe au stator 15
II.3 Schéma équivalent du MAS en régime permanent 16
II-3.1 Grandeur ramenées au stator 17
II-3-2 Schéma équivalent à fuites totalisées dans le stator 18
II.3.3 Schéma équivalent à fuites totalisées dans le rotor 19
II-4 Méthode classique d‟identification des paramètres du moteur basé sur le schéma équivalent en
régime permanant totalisée au stator 19
II-5-1 Essai volt-ampèrmétrique en courant continu (mesure de résistance Rs) 20
II-5-2 Essai à vide 21
II-5-3 Essai en court-circuit (à rotor bloqué) 22
II-5-3-1 Calcul de Lσ , σ , Lm et Tr 23
II-6 Identification des pertes fer et mécanique 24
II-6-1 Principe de la méthode 24
II-7 Identification des paramètres mécaniques 27
II-7-1 Essai de ralentissement 27
II.8 Identification paramétrique d'un moteur asynchrone basée sur les données de constructeur 27
II.9. Programmation des méthodes d‟identification par l‟interfaçage MATLAB GUIDE 29
II-10 Validation du modèle 31
II.10.1 Schéma bloc de simulation 30
II.10.2 Résultat de simulation 31
II.10.3 Interprétations des résultats 32
a. Le courant statorique Isa 32
b. Le couple électromagnétique 32
c. La vitesse de rotation 32
II -11 Conclusion 32
Chapitre III / IDENTIFICATION ET OPTIMISATION DES
PARAMETRES DU MAS BASE SUR LA TECHNIQUE D'ESSAIM
DE PARTICULES
III-1 Introduction 34
Symboles Désignation
v Tension [V]
i Courant [A]
ɸ Flux [Wb]
La machine asynchrone, de par sa construction, est la machine la plus robuste et la moins chère du
marché. Cette machine est largement utilisée dans la plupart des entraînements électriques dans plusieurs
domaines industriels, notamment pour des applications à vitesse variable.
Plusieurs axes de recherches sont destinés à l‟étude de cette machine : sa modélisation et sa
commande. Ainsi, il est exigé dans l‟élaboration des lois de commande performantes, un modèle fiable et
suffisamment précis par la connaissance de ses paramètres. De nos jours, un afflux des travaux de recherche
consistent en l‟identification des paramètres des machines électriques par différentes méthodes en guise de
réaliser les meilleures approches possibles du modèle de la machine. L‟identification paramétrique de la
machine asynchrone est l‟un des objectifs les plus importants en vue de sa simulation, sa commande et son
diagnostic
Les travaux de ce mémoire s‟inscrivent dans le cadre et traitent des problématiques de
l‟identification des paramètres du moteur asynchrone triphasé à cage d‟écureuil.
Le mémoire s‟articule principalement autour de deux parties :
La première partie concerne des méthodes d‟identification des paramètres du moteur asynchrone qui
s‟avèrent simples et classiques, mais contribuent considérablement à l‟identification initiale exigée
par les méthodes numériques.
La deuxième partie consacrée à une identification avancée des paramétrés électriques du MAS en
utilisant une méthode basée sur la technique d‟essaim de particules (PSO).
1
I .1 INTRODUCTION
Les machines électriques tournantes occupent une place prépondérante dans tous les
secteurs industriels. Les machines asynchrones triphasées à cage d‟écureuil sont les plus
fréquemment utilisées grâce à leur robustesse, leur simplicité de construction et leur bas cout.
Pour caractériser, commander, surveiller et diagnostiquer une machine asynchrone,
l‟élaboration d‟un modèle mathématique et son identification s‟avèrent indispensables.
L'élaboration d'un modèle mathématique précis et qui reflète le comportement réel de MAS,
est difficile à obtenir vu les problèmes de non linéarité dont souffrent les machines électriques. Pour
pouvoir reproduire ces modes de fonctionnement dans une machine réelle on devra connaître la
liaison existante entre les paramètres du modèle et les grandeurs physiques mesurables dans la
machine. Ce modèle peut être obtenu par l‟application de la transformation de Park sur le modèle
triphasé réel, ou bien par l‟utilisation de la notion complexe (modélisation vectorielle).
Figure (I.1) : Eléments de constitution d‟une machine asynchrone à cage d‟écureuil [2]
2
I.2.1 Le stator :
Il est constitué d‟un enroulement bobiné réparti dans les encoches du circuit magnétique. Ce
circuit magnétique est constitué d‟un empilage de tôles dans lesquelles sont découpées des encoches
parallèles à l‟axe de la machine figure (I.2). Le bobinage statorique peut se décomposer en deux
parties : les conducteurs d‟encoches et les têtes de bobines.
Les conducteurs d‟encoches permettent de créer dans l‟entrefer le champ magnétique à
l‟origine de la conversion électromagnétique. Les têtes de bobines permettent, quant à elles, la
fermeture des courants en organisant la circulation judicieuse des courants d‟un conducteur
d‟encoche à l‟autre. L‟objectif est d‟obtenir à la surface de l‟entrefer une distribution la plus
sinusoïdale possible, afin de limiter les ondulations du couple électromagnétique.
I.2.2 Le rotor :
C’est l’élément mobile du moteur. se compose d’un cylindre fait de tôles empilées. Des encoches sont
percées à la périphérie extérieure destinées à recevoir des conducteurs. Il est séparé du stator par un
entrefer très court. [19]
I.2.2.1 Le rotor à cage :
Dans le rotor à cage, les anneaux de court-circuit permettent la circulation des courants d‟un
conducteur d‟encoche (barres rotoriques) à l‟autre. Ces barres conductrices sont régulièrement
réparties, et constituent le circuit du rotor Figure (1.3), Cette cage est insérée à l‟intérieur de circuit
magnétique. Dans le cas de rotor à cage d‟écureuil, les conducteurs sont réalisés par coulage d‟un
alliage d‟aluminium, ou par des barres massives de cuivre préformées et frettés dans les tôles du
rotor. Il n‟y a généralement pas, ou très peu, d‟isolation entre les barres rotoriques et les tôlés
magnétiques, mais leur résistance est suffisamment faible pour que les courants de fuite dans les
tôlés soient négligeables, sauf lorsqu‟il y a une rupture de barre.
3
Le moteur à cage d‟écureuil est beaucoup plus simple à construire que le moteur à rotor
bobiné et, de ce fait, son prix de revient est inférieur. De plus, il dispose d‟une plus grande
robustesse.
Figure (I.3) : Rotor à cage (tôles magnétiques, conductrices d‟encoches (barres) et anneaux
(bagues) de court-circuit)
I.2.2.2 Le rotor bobiné :
Le rotor d‟une machine bobiné est constitué de trois bobines (on parle aussi de rotor à
bague). Chaque bobine est reliée à une bague. Les bagues permettent d‟avoir une liaison électrique
avec les bobines du rotor. Le rotor est mis en court-circuit par l‟extérieur au travers de trois bornes
liées électriquement par des contacts glissants appelés bagues réalisées en laiton sur lesquelles
s'appliquent des balais de graphite Figure (I.4).
Les trois enroulements rotoriques sont couplés en étoile à l‟intérieur de la machine.
4
L'induction du courant rotorique est conditionnée par le glissement g qui est une
caractéristique particulière de MAS sous l'effet des charges du couple résistant. Il est défini comme
étant l'écart de vitesse entre la vitesse synchrone et la vitesse du rotor Ω rapportée á la vitesse
synchrone. Le glissement g est alors donné par :
5
I.4.1.1 Les équations électriques :
A partir de la loi de Faraday qui donne la relation entre la tension V aux bornes d‟une bobine
de résistance R, d‟inductance L, le courant i, et les variations de flux.
d
V Ri I-3
dt
On applique cette relation sur l‟enroulement triphasé du stator et de rotor on trouve :
-pour le stator :
d sa
Vsa Rs i sa dt
d sb I-4
Vsb Rs i sb
dt
d
Vsc Rs i sc dt
sc
-pour le rotor : VR=0
d ra
Vra Rr ira dt
I-5
d rb
Vrb Rr irb
dt
d rc
Vrc Rr irc dt
s ls M sr is
M lr ir
I-6
r sr
Tel que :
SA rA ias iar
S SB ; r rB is ibs ; ir i
br
SC rC
ics
icr
6
ls Ms Ms lr Mr Mr
ls M s ls M s lr M r lr M r
M s Ms l s M r Mr lr
Le système d'équations électriques I-4, I-5 et I-6 ainsi obtenu, représente le modèle triphasé
réel nécessaire à l'étude du MAS à tous les régimes de fonctionnement. Cependant, en plus de la
difficulté de l'identification expérimentale des paramètres du modèle triphasé du moteur,
particulièrement les paramètres inductifs, la résolution analytique de ce système est assez complexe
du fait que la matrice des inductances mutuelles (stator-rotor) sont fonction de la position angulaire,
donc fonction du temps. Dans ce cas, l‟application de la transformation de Park, s‟avère nécessaire,
cette transformation appliquée aux courants, tensions, et aux flux pour obtenir des équations
différentielles à des coefficients constants. L'étude du MAS traduit les lois de l'électromagnétisme
dans un contexte habituel d'hypothèses simplificatrices qui tout en permettant de simplifier
notablement les calculs, constitue une approche acceptable dans la plupart des fonctionnements
normaux des moteurs asynchrones.
7
de contourner ce problème et d'obtenir un système d'équations à coefficients indépendants de la
position (constants) et donc facile à résoudre.
8
L‟angle a dans la matrice de Park Ap prend la valeur ( s) pour les grandeurs statoriques et
( a - r) pour les grandeurs rotoriques.
D‟autre part :
cos a sin a
1
2
2 1
[ A p ] 1 cos(a 2 / 3) sin(a 2 / 3) I-8
3 2
1
cos(a 2 / 3) sin(a 2 / 3)
2
L‟étude du moteur asynchrone modélisé selon Park nécessite le choix du référentiel le mieux adapté
aux objectifs de l‟application. Il existe pratiquement trois référentiels possibles selon le choix de
l‟orientation du repère d‟axes (U, V).
En négligeant l'effet thermique et l'effet de peau, les résistances du stator et du rotor sont
supposées constantes. L'application de la loi d'Ohm généralisée aux enroulements du MAS triphasé
permet d'écrire les équations électriques suivantes :
• Pour le stator, on a :
I-9
• Pour le rotor, on a :
I-10
avec I-11
9
où:
Dans ce référentiel les composantes de toutes les grandeurs (courants, tensions et flux)
statoriques et rotoriques sont alternatives et de pulsation ws. Donc, le modèle du MAS dans ce
référentiel est « un modèle réel du côté stator », il sera alors choisi en vue d‟étudier les variations
des grandeurs rotoriques. En appliquant la transformation de Park, on aura :
I. 12
I-13
c. Equations du flux
I-15
Avec :
I-16
I-17
10
Dans le référentiel (α,β), avec le vecteur d‟état x composé des composantes de courants statorique et
du flux rotorique, le vecteur d‟entrée est constitué des composantes de tensions et . Il
vient alors :
I-18
I-19
avec:
On peut constater que cette configuration permet une simplification des expressions
théoriques en réduisant le nombre de paramètres. On remarque ainsi qu‟indépendamment de la
structure de son rotor, le MAS triphasé est caractérisé par les quatre paramètres électriques
suivants ; [2] :
Ce modèle est parfaitement adapté à la détermination des paramètres par les méthodes
d‟identification que ce soit la méthode basée sur les essais classiques ou la méthode basée sur la
technique PSO présentée dans le troisième chapitre.
11
I.8 Expression du couple :
On peut écrire l‟expression du couple électromagnétique en fonction des courants statoriques
et des flux rotoriques comme suit :
1
m [ PLm( r i s r is ) C r fr m ] I-21
J
I-9 Conclusion :
Dans ce premier chapitre, on s'est intéressé à l'établissement des modèles du moteur
asynchrone triphasé, en l'occurrence le modèle triphasé et le modèle biphasé. La modélisation ainsi
présentée, est basée sur un certain nombre d'hypothèses simplificatrices qui reposent
essentiellement sur la constance de certains paramètres (résistances, inductances), ce qui permet de
dire que ces modèles restent insuffisants pour décrire le comportement réel de la machine, mais ils
peuvent constituer en général une approche globale acceptable dans la plus part des
fonctionnements normaux du MAS.
Le modèle de Park linéarisé du MAS, défini comme modèle de connaissance, est caractérisé par des
paramètres électriques et mécaniques dont l'identification par l'une des diverses méthodes existantes
est nécessaire. Ces méthodes feront l'objet d'étude dans les chapitres qui suivent.
12
CHAPITRE II
METHODES D’IDENTIFICATION
PARAMETRIQUE DU MOTEUR
ASYNCHRONE BASÉES SUR LE
SCHEMA EQUIVALENT
13
[Link] :
Pour identifier le modèle, à partir des données expérimentales, il faut mettre au préalable, un
banc d‟essai muni d‟un système de mesure de précision donnant le maximum d‟informations et le
choix d‟une méthode d‟identification permet, à partir des données, de préciser les paramètres du
modèle.
Dans la deuxième partie, nous présentons une méthode d‟identification utilisant les données
de constructeur et de la plaque signalétique
II-1
14
II-2
II-3
Le courant magnétisant qui sert à produire le flux dans l'entrefer est donné par :
II-4
Les équations aux tensions et aux flux sont :
II-5
II-6
II-7
II-8
lS = LS - Lm lr = Lr – Lm
A
Lm
Ce modèle est caractérisé par des F.é.m de rotation induites respectivement dans le stator et dans le
rotor et qui dépendent des courants du stator et rotor et de la vitesse de rotation.
II.2.2 Schéma équivalent du MAS dans le repère fixe au stator :
15
Le moteur asynchrone est généralement représenté en régime dynamique par un modèle
dans le repère fixe (α, β), (la pulsation qui est caractérisé par les équations suivantes [7]
[4]:
II-9
II-10
La figure II-2 représente le modèle de la MAS dans le repère (α, β) en régime dynamique.
ls lr Rr Rr
A
Lm
Figure II-2 : Schéma équivalent de la MAS dans le repère (α, β) en régime dynamique
Avec ce modèle, on ne peut pas obtenir séparément les valeurs des inductances de fuites statorique
lS et rotorique lr par les essais expérimentaux (la répartition des fuites est arbitraire).
Ce problème est un inconvénient important. Pour remédier ce problème, le schéma équivalent
adopté consiste à ramener les fuites magnétiques soit au stator, soit au rotor [4], [7].
On obtient :
II-11
II-12
Notons que : , si l‟on divise l‟équation (II-12) par le glissement qui n‟est
jamais nul en pratique, on obtient :
II-13
Pour ramener le rotor au repère statorique, on doit faire un changement qui permet de
substituer au courant rotorique réel de pulsation , un courant fictif de même pulsation que
16
le courant statorique et d‟amplitude proportionnelle à une constante arbitraire non nul, [5] [4], telle
que :
II-14
où :
k est un nombre arbitraire fini et non nul.
En remplacent par dans (II-11) et (II-13), on obtient :
II-15
II-16
avec:
II-18
avec :
: Courant de magnétisation
A partir de ces deux dernières équations on établit le schéma équivalent du MAS en régime
permanent figure (II-3).
L’sr = kLm
B
Figure II-3 : Schéma équivalent du MAS en régime permanent
17
Avec ce modèle, on considère le MAS comme un transformateur statique en court-circuit avec une
résistance secondaire ramenée au primaire égale Rr‟/g . C‟est le modèle le plus proche de la
représentation réelle de moteur asynchrone. En négligent les pertes magnétiques dans le fer, ce
modèle est caractérisé par les paramètres électriques (Rs, Ls, Rr, Lr, Lm), [7].
II-20
et
II-21
II-22
Avec ;
: Coefficient de dispersion:
(1 -σ) Ls
18
On constate que le MAS est caractérisé par les quatres paramètres électriques suivants :
Rs, Ls, et Tr
Ce modèle est convenablement utilisable pour la détermination expérimentale de ces paramètres par
les essais classiques : l‟essai volt-ampérométrique, l‟essai à vide et l‟essai à rotor bloqué.
L‟adaptation du schéma équivalent à cet objectif est obtenue par le choix de , cette
transformation annule le flux de fuites statorique et permet d‟avoir un schéma plus simple
avec les paramètres déduits :
II-23
II-24
II-25
avec :
: Constante de temps rotorique II-26
Ls
19
Comme dans le modèle précédemment, le nombre des paramètres électriques à identifier se limite à
quatre : RS, LS, σ et r
II-4 Méthode classique d’identification des paramètres du moteur basé sur le schéma
équivalent en régime permanant totalisée au stator :
Les paramètres de schéma équivalant sont identifiés par les essais pratiques ci-dessous :
1- Essai volt-ampérométrique en courant continu (mesure de résistance d‟une phase statorique)
2- Essai à vide (sans charge)
3- Essai à rotor bloqué (essai en court-circuit)
4- Essai de ralentissement (identification de paramètres mécanique)
Lors de cette étude, le moteur testé est un MAS triphasé à cage d‟écureuil du laboratoire machine
électrique de l‟université de Ouargla ayant les indications de sa plaque signalétique suivante :
Tableau 1 : Caractéristiques nominales du moteur asynchrone triphasé
Puissance nominale 0.18 kw, cosφ= 0.8
U (phase-phase) 380V
Fréquence 50 HZ
20
On alimente une phase du moteur (après un fonctionnement en charge) par une tension continue
variable afin de prendre plusieurs valeurs de tension et de courant comme indique le schéma ci-
dessus
La valeur de la résistance est donnée par la loi d‟Ohm : VAB = [Link] d‟où RS = VAB / IA
Avec RS est la résistance d‟une phase statorique.
Après calcule de la valeur moyenne de la résistance, on trouve RS = 171.04 Ω
II-5-2 Essai à vide :
Dans ce cas, le moteur est alimenté à sa tension et à sa fréquence nominale, et tourne à vide.
Il existe cependant un couple résistant de très faible valeur équivalent aux pertes mécaniques dues
aux frottements et à la ventilation.
De ce fait le glissement n‟est pas tout à fait nul, les courants rotoriques sont négligeables et le flux
dans l‟entrefer est créé par le stator seul. On peut écrire alors que : lorsque (g = 0)
Dans le schéma équivalent de la figure II-4, la branche correspondante au secondaire est ouverte
σ Ls
A
A
(1 -σ) Ls
B
B
21
Montage :
A
A A IS0
VS0 V
B MAS 3~
Dans cet essai, aussi appelé « essai à rotor bloqué », le rotor est bloqué. La vitesse de rotation
étant nulle, aucune puissance mécanique n‟est délivrée sur l‟arbre, et le courant absorbé n‟est limité
que par l‟impédance interne de la machine qui est relativement faible.
A l‟arrêt (g=1), Le schéma équivalent déduit de cet essai est celui de la fig. I-9.
22
Le schéma simplifié de la figure permet de déterminer la résistance rotorique ramenée et
l‟inductance des fuites globales .
Montage: A
A W Icc
B Vcc V
MAS 3~
C
Figure II-11 Schéma de l‟essai en court-circuit
Dans cet essai, l‟arbre du moteur est bloqué par un dispositif de blocage et le stator est alimenté
sous une tension réduite, tension qui correspond à un courant absorbé égale au courant nominal.
Nous avons obtenu les résultats suivants : Icc = 0.51 A , Vcc = 85 V et Pcc = 69 W
II-5-3-1 Calcul de Lσ , σ , Lm et Tr
, , ,
- Les pertes ferromagnétiques (dites pertes dans le fer) dues à la variation du flux: PFe
- Les pertes mécaniques dues aux frottements et à la ventilation : Pmec
- En effet la puissance active à vide est donnée par :
II-27
23
II-28
II-6-1 Principe de la méthode
Cette méthode consiste à alimenter le moteur à vide sous tension variable et mesurer le courant
statorique et la puissance active. On fait varier la tension sur une plage où la vitesse doit demeurer
constante afin de conserver la constance des pertes mécaniques qui sont tributaires de la vitesse. A
fréquence statorique constante, les pertes fer varient proportionnellement au carré de la tension
d‟alimentation;
En traçant la variation de P0-Pjs0 en fonction du carré de la tension qui est pratiquement une droite
qu‟on extrapole jusqu‟à Vs0=0, ainsi on obtient les Pmec qui sont indépendantes de la tension
(Figure. II-12), [11].
24
Tension à vide VS0 (V) 380 320 300 250
25
II-7 Identification des paramètres mécaniques
Les paramètres mécaniques de la machine sont identifiés par la méthode de l‟essai de
ralentissement. C‟est une méthode qui est valable pour tout type de machine. La machine est
alimentée sous sa tension nominale et tourne à vide. L‟alimentation est ensuite coupée et l‟évolution
de la vitesse en fonction du temps est enregistrée à l‟aide d‟une carte Arduino et un simple
programme d‟acquisition sous MATLAB.
L‟identification des paramètres électriques du modèle de la MAS ne suffit pas pour une étude
complète et efficace des différents régimes dynamique. Ces régimes sont de plus conditionnés par la
connaissance des paramètres mécaniques (moment d‟inertie, frottements et charge) qui figurent
dans l‟équation du mouvement
II.8 Identification paramétrique d'un moteur asynchrone basée sur les données de
constructeur
Cette méthode, permet une estimation approximative, directe et rapide des paramètres
électriques du MAS tout en employant les indications (nominales) de la plaque signalétique et de
fabrication. En supposant que la machine est sans pertes fer et mécaniques.
Zeq = Re q + j Xe q II.31
Req = Rs II.33
27
Xeq = Xs + II.34
On suppose que les pertes mécaniques soient négligeables dans les conditions nominales, donc, le
courant de rotor en fonction du courant du stator est donné par :
Pn = II.37
Au moment du démarrage la valeur du couple et du courant sont connus ; avec ces deux valeurs,
l'impédance au démarrage Zeqo peut être comme suit :
Zeq0 II.38
Tdémarrage = II.39
La résolution des équations non linéaire (II.33), (II.34), (II.37), (II.38) et (II.39) donnent les
paramètres de schéma équivalent de la figure II-15, tel que le couple de démarrage, le courant de
démarrage et le couple maximal sont donnés dans les catalogues de fabricant [4]. Dans notre travail,
d‟après [4], on a :
Idémarrage = Inominal x 5.43 x 180 0.2041 = 1,91 A. , Inominal =0.5 A , P = 180 watt
28
Comme nous l'avons vu plus haut, cinq équations à cinq inconnues sont obtenues. La
résolution de ces équations numérique nécessite l‟écriture d‟un programme en un langage de notre
choix ou se servir tout bonnement d‟un logiciel comme MATLAB. Pour notre cas, on va s‟en passer
de cette programmation car il existe en MATLAB une fonction dite fsolve qui s‟en charge de la
résolution.
Depuis l'introduction de l'outil GUIDE dans la version 7.9 de Matlab, le développement des
Interfaces Graphiques (GUI) est devenu courant. Malheureusement, de nombreux développeurs se
heurtent à des difficultés pour gérer à la fois les variables et les identifiants des objets graphiques,
lorsqu'ils utilisent l'outil GUIDE. Elles permettent à l'utilisateur, grâce à des objets graphiques
(boutons, menus, cases à cocher, ...) d'interagir avec un programme informatique et permettent de
concevoir intuitivement ces interfaces graphiques.
En utilisant les cinq équations de la méthode basée sur les données de la plaque signalétique
et de fabrication et les mesures expérimentales pour les essais classiques, un programme Matlab
GUIDE est développé afin d‟identifier les paramètres du MAS par les deux méthodes, comme il est
illustré sur la Figure (II.11).
29
Le tableau 4, illustre les différentes valeurs des paramètres électriques de la machine asynchrone
étudiée obtenus par les deux méthodes d‟identification.
On peut noter que les erreurs d'identification des paramètres du moteur sont très faibles.
30
Figure II-17 Schéma bloc fonctionnel du moteur asynchrone à cage
La simulation d‟un démarrage à vide sous une tension sinusoïdale de valeur efficace 380V et
de fréquence 50Hz suivi de l‟application du couple de charge (Cr = 0.6 Nm) à l‟instant t=0.5s,
permet d‟obtenir les résultats illustrés par la figure (II-18).
2 400
vitesse de rotation (rd/sec)
Courant de phase Isa (A)
1 300
0 200
-1 100 classique
classique
fabrication fabrication
-2 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
temps (s) temps (s)
Couple électromagnétique (Nm)
0 classique
fabrication
-1
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
temps (s)
31
On reconnait le classique appel de courant au démarrage égal à 2.5 fois le courant nominal. Après
sa disparition, le courant permanant est atteint et reste le courant correspondant au comportement
inductif du moteur à vide, et avec l‟application de la charge à l‟instant t= 0.5s, le courant statorique
atteint la valeur du courant nominal. On peut noter que pour les deux méthodes d‟identification,
l‟erreur presque tend vers zéro en régime permanent.
b. Le couple électromagnétique :
L‟oscillation du couple est l‟élément marquant de cet oscillogramme, puisque le couple monte
jusqu‟à 3 N.m. Il faudra donc prendre garde au dimensionnement du couple- mètre utilisée si on ne
veut pas le détruire. Après disparition du régime transitoire, le couple tend vers le couple de charge
à vide (frein-rotor) et après l‟application de la charge le couple atteint sa valeur nominale.
c. La vitesse de rotation :
Les oscillations de couple se fond évidemment ressentir sur l‟évolution de la vitesse qui en régime
permanant se stabilise à 314 rad/sec puisque le moteur possède une paire de pole. Avec
l‟application de la charge la vitesse diminue à 294 rad/sec.
II -11 Conclusion
Au cours de ce chapitre, le schéma équivalent généralisé a été établi en vue d‟une
identification paramétrique du MAS. Ceci a permis de présenter plusieurs modèles simples à
nombre de paramètres réduit et aisément identifiables et qui présentent tous la même impédance
totale vue du stator.
Deux approches approximatives devant permettre la localisation des paramètres électrique
du MAS triphasé à cage d‟écureuil basée sur les essais classique et les données de la plaque
signalétique sont présentées. Le but est pour aboutir à une identification plus précise en se basant
sur les deux méthodes d‟identification.
Le prochain chapitre, justement, fera l‟objet de l‟utilisation d‟une méthode d‟identification
avancée afin de déterminer avec précision les paramètres déjà identifiés par les méthodes
précédentes qui sont très approximatives
32
CHAPITRE III
IDENTIFICATION ET OPTIMISATION DES
PARAMETRES DU MAS BASE SUR LA
TECHNIQUE D'ESSAIM DE PARTICULES
33
III-1 Introduction
34
Un problème d'optimisation est un problème à partir duquel on peut définir une ou
plusieurs fonctions objectifs permettent la différenciation d'une bonne solution une
mauvaise. Concrètement, ces fonctions objectifs parcourent l'ensemble des solutions possibles
de l'espace de recherche local et sont, à chaque itération, comparés à des optimums
précédemment définis . Leur égalité (ou presque égalité dans le cas d'une garantie de performance)
conduit alors à l'état final; à la solution [11],[ 08]. Le principe même d'une métaheuristique est de
minimiser ou de maximiser ces fonctions afin de réduire les solutions possibles et par la même
occasion le temps d'exécution. Lorsqu'une seule valeur est associée a une seule fonction
objectif on parle de problème mono-objectif. Dans le cas contraire on parle naturellement d'un
problème multi objectif.
La capacité des insectes sociaux à réaliser des tâches hautement complexes a inspiré les
chercheurs à donner lieu au concept d'intelligence collective articulé autour des
mécanismes d'auto organisation. L‟intelligence d‟essaim (Swarm intelligence) est le terme
utilisé pour désigner les systèmes d'intelligence artificielle, où le comportement collectif de simples
agents est bien apparent. Cette expression a été introduite par Berni et Wang en 1989 dans le
contexte des systèmes robotisés cellulaires.
L'optimisation d'essaim de particules (PSO) est une technique stochastique basée sur la
population d'optimisation développée par Dr. Eberhart et Dr. Kennedy en 1995, inspiré par le
comportement social des oiseaux s'assemblant ou le banc de poissons figure (III-1) [11]. ses deux
concepteurs, cherchaient à modéliser des interactions sociales entre des « agents » devant
atteindre un objectif donné dans un espace de recherche commun, chaque agent ayant une
certaine capacité de mémorisation et de traitement de l‟information. La règle de base était qu‟il ne
devait y avoir aucun chef d‟orchestre, ni même aucune connaissance par les agents de
35
l‟ensemble des informations, seulement des connaissances locales. Un modèle simple fut alors
élaboré [14].
(a) (b)
36
Une composante cognitive : la particule tend à se diriger vers le meilleur site par lequel
elle est déjà passée ;
Une composante sociale: la particule tend à se fier à l‟expérience de ses congénères et,
ainsi, à se diriger vers le meilleur site déjà atteint par ses voisins.
Il faut ensuite définir les voisinages et leur structure, il en existe de deux types :
Les voisinages géographiques : les voisins d‟une particule sont ses voisines les
plus proches. Ce type de voisinage impose l‟utilisation d‟une distance
pour recalculer à chaque itération (ou toutes les k itérations) les voisins de chaque
particule. Ci-dessous, la figure III-3 est un exemple où les voisins d‟une particule sont
les deux particules qui lui sont le plus proche.
37
Figure III-3: Exemple de voisinage géographique.
Dans le PSO, chaque individu de la population est dit (particule), tandis que la
population est connue sous le nom (swarm). Il faut noter, que la particule peut
bénéficier des mouvements des autres particules dans la même population pour ajuster sa position et
sa vitesse durant le processus d‟optimisation. Chaque individu utilise l‟information locale à
laquelle il peut accéder sur le déplacement de ses plus proches voisins pour décider de son
propre déplacement. Des règles très simples comme “rester proche des autres individus”, “aller
dans la même direction”, “aller à la même vitesse” suffisent pour maintenir la cohésion du
groupe tout entier [04]. Au départ de l‟algorithme, un essaim est réparti au hasard dans l‟espace de
recherche, chaque particule ayant également une vitesse aléatoire. Ensuite, à chaque pas de temps :
38
Chaque particule est capable d'évaluer la qualité de sa position et de garder en
mémoire sa meilleure performance, c'est-à-dire la meilleure position qu‟elle a atteinte
jusqu‟ici (qui peut en fait être parfois la position courante) et sa qualité (la
valeur en cette position de la fonction à optimiser).
Chaque particule est capable d'interroger un certain nombre de ses congénères de
son voisinage et d'obtenir de chacune d'entre elles sa propre meilleure performance.
A chaque pas de temps, chaque particule choisit la meilleure des meilleures
performances dont elle a connaissance, modifie sa vitesse en fonction de cette
information et de ses propres données et se déplace en conséquence.
A partir des quelques informations dont elle dispose, une particule doit décider de son
prochain mouvement, c'est-à-dire décider de sa nouvelle vitesse.
Sa vitesse actuelle.
Sa meilleure position actuelle.
La meilleure performance (vitesse et position) de ses voisines.
Le hasard joue un rôle, grâce à une modification aléatoire limitée des coefficients de
confiance, ce qui favorise l‟exploration de l‟espace de recherche.
Naturellement, pour pouvoir être programmé, tout ceci est formalisé dans des
équations de mouvement. Un point intéressant est que, contrairement à bien d‟autres heuristiques
qui restent purement expérimentales, il existe une analyse mathématique précisant les conditions
de convergence et le choix des paramètres [11].
Dans un espace de recherche de dimension D, la particule i de l‟essaim est modélisée par son
vecteur position et par son vecteur vitesse
Cette particule garde en mémoire la meilleure position par
laquelle elle est déjà passée, que l‟on note =( , , ….., ). La
meilleure position atteinte par toutes les particules de l‟essaim est notée :
=( , , ….., ).
39
(III-1)
(III-2)
Où [14]:
Les gammes appropriées de valeur pour et sont de 1 à 2, mais 2 est le plus approprié dans
beaucoup de cas. Le coefficient d‟inertie est donné par [14]:
Il arrive parfois que compte tenu de la position courante et de la vitesse courante d'une
particule, cette dernière a tendance à sortir de l'espace de recherche lors de son
déplacement. Lorsque c'est le cas, l'algorithme fait intervenir un mécanisme de confinement, dit
confinement d'intervalle, afin de gérer le déplacement de la particule et ce, de manière à ce que
celui-ci l'amène sur un nouveau point appartenant lui aussi à l'espace de recherche. De manière
générale, ce mécanisme consiste à ramener la particule dans le point admissible le plus proche
(III-3)
j =1,2,3….
Etape 3: mettre à jour la meilleure position pour chaque particule et la meilleure position globale
dans la population.
Etape 4: mettre à jour la position et la vitesse utilisant les équations (III-1)et (III-2).
41
Etape 6: vérifier le critère d'arrêt. Si le critère d'arrêt n'est pas satisfait, aller vers l'étape 2; sinon, le
programme se termine, et la solution optimale est produite.
42
Ainsi, dans la variante globale, chaque particule communique avec tous les autres, comme cela peut
savoir qui est le meilleur parmi tous. En revanche, dans le modèle de PSO local, les particules ne
communiquent avec leurs voisins et ignorent les positions des autres. La figure III-4 montre les
deux variantes de la technique PSO, où (a) la variante globale et (b) la variante locale d‟un espace
de 5 particules [22].
43
Généralement, on choisit un critère intégral telle que l‟erreur quadratique intégrale (Integral
Squared Error : ISE) comme indexe de performance. Une fois cette fonction objective est
minimisée. Nous pouvons dire que le vecteur des paramètres estimés est le meilleur au sens du
critère choisi pour l‟identification
Les équations I-18 et I-19 vu dans le chapitre 1, en prenant comme sortie les courants du stator en
tant que critère pour l'identification de paramètres. Le vecteur de paramètres est défini comme suit :
44
Le système ci-dessus est discrétisé afin d‟appliquer sur l'algorithme d'optimisation PSO.
Selon la figure III-5, la machine réelle et son modèle sont excités par les mêmes entrées Us (usα et
usβ); les courants mesurés et estimés sont comparés pour minimiser l‟erreur quadratique d‟une
fonction objective, ce sera la fonction de coût pour évaluer l'algorithme d'optimisation:
K : le nombre d‟itération
L‟algorithme PSO est utilisé pour déterminer les paramètres du moteur asynchrone (basé sur
l‟erreur quadrature du courant statorique) où toutes les particules dans cet algorithme sont décodées
en cinq dimensions.
45
Figure III-6 Schéma de simulation du moteur asynchrone à cage
Tableau 1
Paramètres paramètres de PSO global
Dimensions de problème 5
Numéro de particules 50
c1=c2 1.494
Vmax 2
Les valeurs initiales de la position des particules sont données comme suit :
Landa_maximale =[680;40;4;90;15];
46
Landa_minimale=[650;35;2;85;13];
Le choix des paramètres de PSO était comme suit :
Après plusieurs expériences, nous avons obtenu le suivant :
- L‟augmentation de la taille d‟essaim mène à compliquer le calcul avec prolongation dans le
temps de calcul. Dans notre cas la taille d‟essaim égale 50 est un bon choix.
- Dans notre cas, le nombre d‟itération maximum égale 50 est satisfaire pour obtenir de bons
résultats comme montré dans la figure III-7
- Les coefficient : c1=c2=1.494, w max=0.9, w min=0.4.
On peut constater que la convergence de la fonction objective nécessite 40 itérations environ. Ceci
nécessite un temps de calcul de 52 s.
47
Pour ce faire, nous avons superposé deux à deux les caractéristiques dynamiques de courants
statoriques Isα et Isβ. Ceci devrait montrer le degré de précision de la méthode d‟identification et la
représentativité du modèle considéré.
1
Isalpha mesuré
Isalpha estimé
courant statorique Isalpha (A)
0.5
-0.5
-1
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
temps (s)
1.5
Isbeta mesuré
Isbeta estimé
1
courant statorique Isbeta (A)
0.5
-0.5
-1
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
temps (s)
A partir des figures (III-8 et III-9), on peut remarquer que les allures estimées suivent
globalement les allures relevées par simulation sur la machine asynchrone étudiée.
Incontestablement, on peut déduire que les courbes de courants statorique, du modèle identifié et
48
celle obtenue par simulation (mesures), s‟assortissent parfaitement aussi bien en régime transitoire
qu‟en régime permanent.
Le tableau 3, illustre les différentes valeurs des paramètres électriques de la machine asynchrone
étudiée obtenus par la technique PSO global.
Tableau 3
Paramètres Valeur réelle PSO global Erreur %
On peut noter que les erreurs d'identification des paramètres du moteur sont très faible, il est
possible que ces erreurs à cause de la méthode de discrétisation pour l‟implantation dans le modèle
dynamique réalisé dans le fichier M-file.
III.8 Caractéristique interne et externe du moteur asynchrone
1 1.5
cos phi
0.8 rendement nominale =cos phi nominale = 0.75096
Cos phi et Rendement
1
0.6
0.4 rendement
0.5
0.2
49
1000 1.5
800
Pa
Puissance (Nm)
1
Couple (Nm)
600
400
0.5
200 Ptr
Pu
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
glissement glissement
Cos ( ) : Le facteur de puissance est faible à vide il est surtout réactif et obtient une valeur
maximale au voisinage du fonctionnement nominal.
L‟intersection entre les deux courbes présentes le point de fonctionnement nominal
Cu=f(Ω) : C'est la courbe qui donnant les variations du couple utile Cu en fonction de la vitesse de
rotation Ω. Cette caractéristique électromécanique est obtenue à condition de conserver la tension
entre phases U constante et la fréquence f constante.
III.9 Conclusion
Le but principal de ce chapitre, consiste à identifier avec plus de précision les paramètres
électriques de la machine asynchrone en appliquant une méthode basée sur l‟algorithme PSO. Cette
méthode est un récent algorithme métaheuristique, inspirée de la nature des particules d‟essaim
parfaite dans un orchestre. Son concept a été présenté et son efficacité a été mise en lumière à
travers des résultats de simulation.
En premier lieu, la formulation de l‟identification paramétrique du modèle dynamique de la
machine asynchrone a été établie sous forme d‟un problème d‟optimisation. Ensuite, une
description détaille de cette méthode d‟identification métaheuristique a été donnée en mettant
l‟accent sur ses aspects algorithmiques.
L‟application avec succès et les résultats de simulation ont démontré clairement l‟efficacité
de cette technique pour l‟identification paramétrique du modèle dynamique de la machine
asynchrone. L‟évaluation de la précision des paramètres identifiés par cet algorithme a été effectuée
à travers la superposition de la relevé de courants statoriques estimés et celle simulés (mesurés), ce
qui a montré un accouplement convenable entre les deux caractéristiques.
50
CONCLUSION GENERALE
Dans le cadre de ce travail de mémoire, nous nous sommes donnés fondamentalement pour
objectif l‟identification des paramètres du moteur asynchrone triphasé à cage d‟écureuil. Pour cela,
nous avons investigué deux parties : l‟une concerne l‟application des deux méthodes
d‟identification qui sont la méthode basée sur les essais classiques et la méthode basée sur les
données de la plaque signalétique. L‟autre concerne l‟application d‟une méthode d‟optimisation
avancée basée sur la technique PSO afin d‟identifier l‟ensemble des paramètres électrique du
modèle dynamique.
choisir le modèle en fonction de l‟objectif fixé, ce choix est souvent lié à des hypothèses
supplémentaires pour simplifier l‟étude.
Choisir la méthode d‟identification et/ ou les essais appropriés,
et enfin vérifier la validité du modèle identifié.
Nous avons présenté, dans le premier chapitre, la modélisation du MAS, en l‟occurrence son
modèle triphasé (réel) et son modèle biphasé (modèle de Park linéarisé) en s‟appuyant sur une
approche analytique moyennant des hypothèses simplificatrices.
51
Par ailleurs, nous nous sommes intéressés, dans le troisième chapitre, à une identification
plus précise des paramètres électriques du MAS en appliquant un méthode basée sur la technique
PSO. Rappelons que cette méthode est un algorithme méta-heuristique inspiré de la recherche d‟un
essaim parfait dans un orchestre, en utilisant une recherche stochastique aléatoire. Son concept a été
présenté et son efficacité a été mise en lumière à travers des résultats de simulation.
Les résultats de simulation ont démontré clairement l‟efficacité de cette technique utilisée
pour l‟identification paramétrique du modèle dynamique du MAS. L‟évaluation de la précision des
paramètres identifies par la technique PSO a été effectuée à travers la superposition des relevés du
courants statoriques, ce qui a montré un accouplement convenable entre les deux caractéristique
dans le cas d‟une fonction objectif à base des courants statorique.
Pour en finir, nous a conduits à avancer quelques perspectives concernant les travaux
d‟identification, en explorant les voies suivantes :
d‟exploiter et d‟améliorer cette étude en tenant compte des pertes fer et de la saturation, par
établir des schémas équivalents à paramètres variables et en introduisant diverses techniques
d‟identification.
d‟utiliser des approches d‟optimisation multi-objectif pour mieux identifier les paramètres
du modèle dynamique du MAS.
d‟appliquer de résultats obtenus dans la partie modélisation et identification avancées, à la
partie commande vectorielle du MAS et la poursuite de ces paramètres clés à la fois.
52
Références
[1] : RABIA Lakhdar, Modélisation, identification expérimentale et commande vectorielle d‟un
moteur asynchrone triphasé à cage‟, mémoire de master, université de Ouargla, 2015
[7] :ADRIÁN SOLÍSbadilla, obtencion de los parametros de motores de induccion con los
datosdeplacapor medio de un programacomputacional, Universidad de Costa Rica, 2013
[8] [Link], « The Theory of Three Phase Introduction Squirel Cage Motors », Review of
Electrical Machines and Power Systems, Vol. 13, pp. 245-264, 1987.
[11] AIT KAID Djamila, « Commande d'une machine asynchrone sans capteur mécanique, à l'aide
des régulateurs fractionnaires », thèse doctorat en sciences de l'ingénieur, Université MOULOUD
[13] : MAURICE Clerc, L‟optimisation par essaim particulaire, Tutorial pour PSO
2003- [Link]
53
[15]: KENNEDY, M. andMAURICE Clerc, J. The Particle Swarm : Explosion,
Stability, and Convergence in a Multi-Dimensional Complex Space. In Proceedings
of the IEEE Transactions on Evolutionary Computation, (2002).
[16]: RANIA Hassan & BABAK Cohanim& OLIVIER de Weck : A Copmarison Of Particle
Swarm Optimization And The Genetic Algorithm- American Institute of Aeronautics
and Astronautics - Colorado – 2004
54