Commande Scalaire de la MAS Triphasée
Commande Scalaire de la MAS Triphasée
كلية التكنولوجيا
Faculté de Technologie
قسم اإللكترونيـك
Département d’Électronique
Mémoire de Master II
Mention Électronique
présenté par
Serir Amine
&
Haya Abdellah
Implémentation De La commande
Scalaire Pour La MAS Triphasée
A toute la promotion2016-2017
A toute la promotion2016-2017
Amine serir
Remerciements
Tout d'abord, nous remercions le bon Dieu, le tout puissant de nous avoir
donné le courage et la volonté pour réaliser ce travail.
Nous tenons à remercie Mme El merraoui. K notre promotrice, pour avoir
dirigé ce travail, nous tenons à lui remercier pour leur aide précieuse, leur
objectivité, leur disponibilité, leur rigueur scientifique et leurs conseils qui ont
fait progresser ce travail.
العمل المنجز في هذه المذكرة يمثل التحكم السلمي لأللة الغير متزامنة حيث أن تجارب قياس قوة التحكم يتم التحقق منها حسب تغير
)تغير عزم المقاومة, إعدادات االلة (تغير السرعة
. في نهاية هذه الدراسة نعطي خالصة عامة مع تحليل النتائج المتحصل عليها
Résumé : L’entrainement à vitesse variable des machines électriques était l’objectif de plusieurs
études dans ces dernières années grâce à évolution technologique de la commande des machines.
A la fin de ce travail nous donnons une conclusion générale avec une analyse des résultats.
Mots clés : Machine Asynchrone, Commande Scalaire, onduleur, Dspace, régulateur, MLI.
Abstract: The variable speed drive of electric machines was the objective of several studies in
recent years thanks to technological evolution of the control of machines.
The work carried out in this memory represents the scalar control of the asynchronous machine
where robust tests of the control are checked, namely the parametric variations (variation of speed,
variation of resistive torque).
At the end of this work we give a general conclusion with an analysis of the results
Introduction générale
Chapitre 1 :
Modélisation de la MAS
1.1 INTRODUCTION…………………………………………………………………………………………………………………….3
1.2 CONSTITUTION……………………………………………………………………………………………………………………..4
1.2.2LE ROTOR……………………………………………………..…………………………………………………………5
b) Equation électriques………………………………………………………………………………………15
1.6 Conclusion………………………………………………………………………………………………………………………….27
Chapitre 2 :
2.1 INTROUDICTION………………………………………………………………………………………………………………….28
2.7 Conclusion………………………………………………………………………………………………………………………….44
Chapitre 3 :
Simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Conclusion générale
Annexes
Bibliographié
Bibliographie
[7] : Dr A MEROUFEL. Contrôle De La Machine Asynchrone. Université Djillali Liabés Sidi Bel-
ABBES. 2008\2009.
[8] : RACHID ABDESSAMED. Modélisation Et Simulation Des Machine Electrique. Ellipses. 2011
[10] : BERREZZEK FARID. Etude Des Différentes Technique De Commande Des Onduleurs à
MLI à Une Machine Asynchrone. Thèse De Magister Commande Des Machines Electriques
[12] : M. HAMANE BEKHADA. La Commande Pleine Ordre Des Onduleur Association avec une
Machine Asynchrone.
Commande.
IUFM De Lorraine.2003\2004.
[15] : Dr. MANIR HADEF. Commande Electrique. Notes De Coures. Université De Jijel. 2015.
[16] : CLAUDE CHEVASSU. Machine Electrique. Cours Et Problème. UNSM.20 juillet 2012.
[17] : Mr. MIHOB YOUCEF. Commande de Flux Adaptative De La Machine Asynchrone. Thèse
[18] : ABDALLAH DARKAWI. Initiation au Système Dspace De L’interface RIT Dans Simulink Et
De Contrôle Desknext. Génération 5-4 Version 211. Université De Nartes. 8 Novembre 2016.
[19] : Mr. Hadj Dida Abdelkader. Développement D’une Commande Numérique D’un Moteur
Site de recherche :
[20] : https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_asynchrone
[21] : https://fr.wikipedia.org/wiki/Transform%C3%A9e_de_Park
[22]http://elearning.univeloued.dz/courses/EPA01/document/Cours_Master2_ChapitreI.pdf
?cidReq=EPA01
Liste des Figures
Chapitre 1 :
Modélisation de la MAS
Figure 1.6 : schéma qui donné Le sens du flux par la règle de la main droite ………………………06
Figure 1.9 : position des axes dq par rapport aux axes de la machine………………………………….12
Figure 1.15 : allures de tension obtenue par l’onduleur par sinus triangle……………………………………….25
Chapitre 2 :
Chapitre 3 :
Simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.16 : les courants statoriques de Park de la machine alimentent par l’onduleur………………….50
Figure 3.17 : Les Courants de phases statoriques machine alimente par l’onduleur……………….……….50
Figure 3.18 : zoom sur Les Courants de phases statoriques machine alimente par l’onduleur ……….51
Figure 3.59 : zoom sur les trois courants Ia,Ib et Ic (A) ………………………………………….……..…….……..….68
Figure 3.64 :zoom sur les trois courants Ia,Ib et Ic (A) ……………………………………………………………………70
Figure 3.66 :zoom sur les trois tensions Va,Vb et Vc (v) ………………………………………………………………...70
Conclusion Générale
Conclusion générale :
Le travail présenté dans cette thèse se veut une contribution à la commande scalaire
d’une machine asynchrone alimentée par onduleur de tension.
L’étude théorique de ce chapitre montre que dans le cas d’un contrôle scalaire le modèle
de la machine est non linéaire donc il est nécessaire de faire appel à des petites variations au
tour la point de fonctionnement.
Pour implémenter la technique commande MLI sinus triangle, MAS avec et sons onduleur, et
les différences commandes scalaires par simulation en utilisant le logiciel MATLAB et son
environnement Simulink.
D’après les résultats de simulation obtenu on peut comparer entre les deux régulateurs
PI et le IP et nous concluons la différence entre eux.
Pour finaliser ce travaille nous avons montré un banc d’essai pour implémenté cette
commande pour la MAS triphasé en temps réelle par une carte dspace 1104.
1.1. INTRODUCTION
La machine asynchrone, connue également Sous le terme anglo-saxon de machine à
Induction est une machine électrique à courant alternatif comprend principalement deux
parties mobiles l’une par rapport à l’autre le stator et le rotor, ces deux parties sont séparées
par un entre fer. Comme les autres machines électriques (machine à courant continu,
machine synchrone), La machine asynchrone est convertisseur électro mécanique basé sur
l’électromagnétisme permettant la conversion bidirectionnelle d’énergie entre une
installation électrique par courue par un courant électrique et un dispositif mécanique [4]
[20].
La conception d’une chaine de commande passe par une phase de modélisation afin
de dimensionner et valider les stratégies retenues, mais, on ne peut parler de la commande
de la machine asynchrone sans qu’on parle de convertisseur qui lui est associé de son
alimentation et de sa commande.
3
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
1.2. CONSTITUTION
La machine d’induction triphasé (souvent appelé machine asynchrone triphasé)
comprend deux parties principales : un inducteur fixe nommé stator, et un induit mobile
nommé rotor.
1.2.1. LE STATOR
Le stator c'est la partie fixe du moteur comporte une carcasse en acier renfermant un
empilage de tôles minces identiques en forme de couronne qui constituent un cylindre vide ;
ces tôles sont percées de trous à leur périphérie intérieure. L’alignement de ces trous forme
des encoches dans lesquelles on loge un bobinage triphasé. Cette couronne est serrée dans
une carcasse en fonte.
4
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
1.2.2. LE ROTOR
Le rotor est la partie mobile du moteur asynchrone, monté sur l’arbre moteur se
compose d’un cylindre fait de tôles empilées. Des encoches sont percées à la périphérie
extérieure destinées à recevoir des conducteurs. Il est séparé du stator par un entrefer très
court de l’ordre de 0,4 à 2 mm seulement. Il existe deux types de rotor : le rotor à cage
d’écureuil et le rotor bobiné.
5
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
b) Le rotor bobiné
I-Création d’un champ magnétique par un courant (loi d’Ampère) densité de flux autour d’un
conducteur rectiligne.
6
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
II -Force maximale exercée sur un conducteur placé dans un champ magnétique (Loi de
LORENZ).
III -Déplacement d’un conducteur dans un champ magnétique et tension induite ou loi de
l’induction électromagnétique (Loi de FARADAY).
Les courant statoriques créent un champ magnétique tournant dans le stator .la
fréquence de rotation de ce champ est imposée par la fréquence des courants statoriques
c'est-à-dire que sa vitesse de rotation est proportionnelle à la fréquence de l’alimentation
électrique.
Figure 1.7 : courants instantanés circulant dans les enroulements et la position correspondante du
champ magnétique [6]
7
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
de120o
➢ D’un circuit rotoriques mobile comportant trois phases identiques en court circuits
8
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
Telle que :
La machine est alors représentée par les équations des phases suivant :
Pour le stator :
𝑑
[𝑉𝑎𝑏𝑐𝑠 ] = [𝑅𝑠 ][𝐼𝑎𝑏𝑐𝑠 ] + [∅ ] (1.1)
𝑑𝑡 𝑎𝑏𝑐𝑠
9
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
Pour le rotor :
𝑑
[𝑉𝑎𝑏𝑐𝑟 ] = [𝑅𝑟 ][𝐼𝑎𝑏𝑐𝑟 ] + [∅ ] (1.2)
𝑑𝑡 𝑎𝑏𝑐𝑟
Avec :
Et :
𝑅𝑠 : Résistance du stator.
Matrice de résistance rotorique :
𝑅𝑟 0 0
[𝑅𝑟 ] = [ 0 𝑅𝑟 0]
0 0 𝑅𝑟
𝑅𝑟 : Résistance du rotor
10
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
2𝜋 2𝜋
cos 𝜃 cos (𝜃 +
) cos (𝜃 − )
3 3
2𝜋 2𝜋
[𝑀𝑠𝑟 ] = 𝑙𝑚 cos (𝜃 − ) cos 𝜃 cos (𝜃 + ) = [𝑀𝑟𝑠 ]𝑡 (1.5)
3 3
2𝜋 2𝜋
[cos (𝜃 + 3 ) cos (𝜃 − 3 ) cos 𝜃 ]
[𝐿𝑠 ], [𝐿𝑟 ] : Matrice des inductances propres et mutuelles entre phases statorique et
rotorique.
[𝑀𝑠𝑟 ]: Matrice des inductances mutuelles entre phases statoriques et rotoriques.
11
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
nommés d, q. Les grandeurs transformées sont généralement des courants, des tensions ou
des flux. [21]
Figure 1.9 : position des axes d-q par rapport aux axes de la machine
Pour simplifier les équations, les repères de Park des grandeurs statoriques et rotoriques
doivent coïncider, ceci est possible grâce à la relation suivante :
𝜃𝑠 = 𝜃𝑟 + 𝜃 (1.6)
Avec
2𝜋 2𝜋
cos (𝜃𝑖 ) cos (𝜃𝑖 − ) cos (𝜃𝑖 + )
3 3
2 2𝜋 2𝜋
[𝐾𝑖 ] = − sin (𝜃𝑖 ) − sin (𝜃𝑖 − ) −sin (𝜃𝑖 + ) (1.7)
3 3 3
1 1 1
[ 2 2 2 ]
Avec
𝑖 = 𝑠, 𝑟
On choisit (2/3), pour les valeurs inchangées des amplitudes des tensions, courants, flux.
2𝜋 2𝜋
cos (𝜃𝑖 ) cos (𝜃𝑖 −
) cos (𝜃𝑖 + )
𝑥𝑑 3 3 𝑥𝑎
2 2𝜋 2𝜋
[𝑥𝑞 ] = − sin (𝜃𝑖 ) − sin (𝜃𝑖 − ) −sin (𝜃𝑖 + ) [𝑥𝑏 ] (1.8)
𝑥𝑜 3 3 3 𝑥𝑐
1 1 1
[ 2 2 2 ]
Avec :
𝑥. : représente les variables considères de la machine qui sont tension courants ou flux.
La transformée de Park inverse est nécessaire afin de revenir aux grandeurs triphasées
réelles, la matrice inverse est définie par :
13
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
Il existe trois choix importants, le repère d-q peut être fixé au stator, au rotor, ou au
champ tournant, Selon l’objectif de l’application :
➢ Repère d’axes d-q fixe lié au stator ou repère stationnaire (𝜃𝑠 = 0). Les grandeurs
électriques évoluent en régime permanent électrique à la pulsation statorique.
𝑤𝑠 Cette méthode sera retenue très souvent dans l’étude des observateurs.
➢ Repère d’axes d-q lié au rotor (𝜃𝑟 = 0). Les grandeurs évoluent en régime permanent
électrique à la pulsation des courants rotorique 𝑤𝑟 . Elles sont de faible fréquence
(fréquence de glissement).
➢ Repère d’axes d-q lié au champ tournant. Le modèle est simplifié par l’utilisation
d’équations plus simples. En régime permanent électrique les grandeurs du modèle
sont continuées. Cette méthode est souvent utilisée dans l’étude de la commande.
a) Référentiel lié au champ tournant
Symbolisé par le vecteur flux statorique, le champ tournant est le champ crée par le
bobinage statorique et qui tourne, en régime permanent, à la vitesse de synchronisme. Si on
choisit de fixer le repère d-q au champ tournant alors on a :
𝑑𝜃𝑖
𝑑𝑡
= 𝜔𝑖 𝜔𝑠 = 𝜔𝑟 + 𝜔
𝑑𝜃𝑠
𝜔𝑠 = : La vitesse angulaire des axes d-q dans le repère lie au stator.
𝑑𝑡
𝑑𝜃𝑟
𝜔𝑟 = : La vitesse angulaire des axes d-q dans le repère lie au rotor.
𝑑𝑡
𝑑𝜃.
𝜔. = = 𝑝. Ω : La vitesse électrique angulaire de rotor.
𝑑𝑡
Ω : vitesse mécanique
14
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
b) Equations électriques
Les équations électriques de la MAS dans un repère de Park lie ou champ tournant sont :
Pour le stator :
𝑑∅𝑑𝑠
𝑣𝑑𝑠 = 𝑅𝑠 𝑖𝑑𝑠 − 𝜔𝑠 ∅𝑞𝑠 +
𝑑𝑡
𝑑∅𝑞𝑠
𝑣𝑞𝑠 = 𝑅𝑠 𝑖𝑞𝑠 + 𝜔𝑠 ∅𝑑𝑠 + (1.11)
𝑑𝑡
𝑑∅𝑜𝑠
{ 𝑣𝑜𝑠 = 𝑅𝑠 𝑖𝑜𝑠 + 𝑑𝑡
Pour le rotor :
𝑑∅𝑑𝑟
𝑣𝑑𝑟 = 𝑅𝑟 𝑖𝑑𝑟 − 𝜔𝑟 ∅𝑞𝑟 + =0
𝑑𝑡
𝑑∅𝑞𝑟
𝑣𝑞𝑟 = 𝑅𝑟 𝑖𝑞𝑟 + 𝜔𝑟 ∅𝑑𝑟 + =0 (1.12)
𝑑𝑡
𝑑∅𝑜𝑟
{ 𝑣𝑜𝑟 = 𝑅 𝑟 𝑖 𝑜𝑟 + =0
𝑑𝑡
Pour le stator :
Pour le rotor :
Avec :
15
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
3
𝑀𝑠𝑟 = 2 𝑙𝑚 : Inductance mutuelle cyclique entre stator et rotor.
Alors :
Au stator :
Au rotor :
Pour le stator :
Pour le rotor :
16
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
3 3 3
𝑃𝑖𝑛 = 𝑣𝑑𝑠 𝑖𝑑𝑠 + 𝑣𝑞𝑠 𝑖𝑞𝑠 + 𝑣𝑜𝑠 𝑖𝑜𝑠 (1.19)
2 2 2
3 3
𝑃𝑖𝑛 = 𝑅𝑠 (𝑖𝑑𝑠 2 + 𝑖𝑞𝑠 2 ) + 𝜔𝑠 (∅𝑑𝑠 𝑖𝑞𝑠 − ∅𝑞𝑠 𝑖𝑑𝑠 )(1.20)
2 2
Avec
3
𝑝𝑗𝑠 = 𝑅 (𝑖 2 + 𝑖𝑞𝑠 2 )
{ 2 𝑠 𝑑𝑠 (1.21)
3
𝑃𝑒𝑛 = 𝜔𝑠 (∅𝑑𝑠 𝑖𝑞𝑠 − ∅𝑞𝑠 𝑖𝑑𝑠 )
2
𝑃𝑒𝑛 𝜌 ∗ 𝑃𝑒𝑛
∁𝑒 = = (1.22)
Ω𝑠 ω𝑠
Cette dernière équation est utilisée par calculer le couple électromagnétique qu’on peut
exprimer sous formes suivante :
3
∁𝑒 = 𝜌(∅𝑑𝑠 𝑖𝑞𝑠 − ∅𝑞𝑠 𝑖𝑑𝑠 )
2
3
∁𝑒 = 𝜌𝐿𝑚 (𝑖𝑑𝑟 𝑖𝑞𝑠 − 𝑖𝑞𝑟 𝑖𝑑𝑠 )
2
3 (1.23)
∁𝑒 = 𝜌(𝑖𝑑𝑟 ∅𝑞𝑟 − 𝑖𝑞𝑟 ∅𝑑𝑟 )
2
3 𝐿𝑚
∁ = 𝜌 (∅ 𝑖 − ∅𝑞𝑟 𝑖𝑑𝑠 )
{ 𝑒 2 𝐿𝑟 𝑑𝑟 𝑞𝑠
17
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
𝑑Ω
𝐽 = ∁𝑒 − ∁𝑟 − 𝑓𝑣 Ω (1.24)
𝑑𝑡
Où :
𝐽 : Le moment d’inerte.
∁𝑒 : Le couple électromagnétique.
∁𝑟 : Couple résistant.
Pour une machine asynchrone triphasée alimentée en tension, les tensions statoriques
(𝑣𝑑𝑠 , 𝑣𝑞𝑠 ) et la vitesse du champ tournant (𝜔𝑠 ) sont considérées comme variable de
commande, le couple résistant (∁𝑟 ) comme perturbation. Nous choisissons dans notre cas le
vecteur d’état suivant :
1 𝑀𝑠𝑟
𝑖𝑑𝑟 = ∅𝑑𝑟 − 𝑖
𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑑𝑠
(1.25)
1 𝑀𝑠𝑟
𝑖𝑞𝑟 = ∅𝑞𝑟 − 𝑖
{ 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑞𝑠
Pour les flux statoriques :
𝑀𝑠𝑟 2 𝑀𝑠𝑟 2
∅𝑑𝑠 = (𝐿𝑠 − ) 𝑖𝑑𝑠 + ∅
𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑑𝑟
(1.26)
𝑀𝑠𝑟 2 𝑀𝑠𝑟 2
∅𝑞𝑠 = (𝐿𝑠 − ) 𝑖𝑞𝑠 + ∅
{ 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑞𝑟
18
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
En rapportant cette dernière relation dans (1.11) (1.12), on aboutira aux systèmes
d’équations d’états suivant :
dids 1 Lm 2 1 Lm 1 Lm 1
=− (R s + R r 2 ) ids + ωs iqs + (R r 2 ) ∅dr + ( ) ω∅qr + v
dt σLs Lr σLs Lr σLs Lr σLs ds
diqs 1 Lm 2 1 Lm 1 Lm 1
= −ωs ids − (R s + R r 2 ) iqs − ( ) ω∅dr + (R r 2 ) ∅qr + v
dt σLs Lr σLs Lr σLs Lr σLs qs (1.27)
d∅dr Lm Rr
= (R r ) ids − ( ) ∅dr + ωr ∅qr
dt Lr Lr
d∅qr Lm Rr
= (R r ) iqs − ωr ∅dr − ( ) ∅qr
{ dt Lr Lr
Où :
𝐿 2
𝜎 = (1 − 𝐿 𝑚𝐿 ) : Coefficient de dispersion de Blondel.
𝑠 𝑟
𝑑𝑋
En identifiant le système (1.27) a la forme : = 𝐴𝑋 + 𝐵𝑈, on aura :
𝑑𝑡
𝑖𝑑𝑠
𝑖𝑞𝑠
X : le vecteur d’états∶ 𝑋=
∅𝑑𝑟
(∅𝑞𝑟 )
𝑣𝑑𝑠
U : vecteur de commande :𝑈 = ( 𝑣 )
𝑞𝑠
𝟏
𝟎
𝛔∗𝐋𝐬
𝟏
B : la matrice d’application de commande. 𝐁 = 𝟎 𝛔∗𝐋𝐬
𝟎 𝟎
( 𝟎 𝟎 )
A : la matrice dynamique de système.
19
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
1 𝐿𝑚 2 1 𝐿𝑚 1 𝐿𝑚
− ( 𝑅𝑠 + 𝑅 𝑟 2 ) 𝜔𝑠 ( 𝑅𝑟 2 ) ( )𝜔
𝜎𝐿𝑠 𝐿𝑟 𝜎𝐿𝑠 𝐿𝑟 𝜎𝐿𝑠 𝐿𝑟
1 𝐿𝑚 2 1 𝐿𝑚 1 𝐿𝑚
−𝜔𝑠 − ( 𝑅𝑠 + 𝑅𝑟 2 ) − ( )𝜔 ( 𝑅𝑟 2 )
𝐴= 𝜎𝐿𝑠 𝐿𝑟 𝜎𝐿𝑠 𝐿𝑟 𝜎𝐿𝑠 𝐿𝑟
𝐿𝑚 𝑅
(𝑅𝑟 ) 0 − ( 𝑟) 𝜔𝑟
𝐿𝑟 𝐿𝑟
𝐿𝑚 𝑅𝑟
0 (𝑅𝑟 ) −𝜔𝑟 −( )
[ 𝐿𝑟 𝐿𝑟 ]
1.5.1. Définition
La modulation de largeur d’impulsion (MLI) est la technique la plus utilisée pour piloter
les onduleurs. Elle est loin d’être un élément accessoire dans la chaine de variation de
vitesse, elle joue un rôle essentiel avec des conséquences sur toutes les performances du
système.
20
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
deux cellules de commutation et deux diodes de roue libre (figure 1.10). Le vecteur de
tension délivrée dépend de l’état des interrupteurs𝑠𝑎 , 𝑠𝑏 et𝑠𝑐 .
L’état des interrupteurs, supposés parfaits peuvent être définit par trois grandeurs
booléennes de commande 𝑆𝑖 (𝑖 = 𝑎, 𝑏, 𝑐) :
Dans ces conditions on peut écrire les tensions 𝑉𝑖𝑜 en fonction des signaux de
commande 𝑆𝑖 et en tenant compte du point fictif "o" représenter sur la figure (1.10)
1
𝑉𝑖𝑜 = 𝐸 (𝑆𝑖 − ) (1.28)
2
Soit ‘n’le point neutre du coté alternatif (MAS), alors les trois tensions composées : 𝑈𝑎𝑏 ,
𝑈𝑐𝑎 , et 𝑈𝑏𝑐 sont définies par les relations suivantes :
La charge constituée par la machine est équilibrée (𝑉𝑎𝑛 + 𝑉𝑏𝑛 + 𝑉𝑐𝑛 = 0), on aura donc :
1
𝑉𝑎𝑛 = (𝑈𝑎𝑏 − 𝑈𝑐𝑎 )
3
1
𝑉𝑏𝑛 = (𝑈𝑏𝑐 − 𝑈𝑎𝑏 ) (1.30)
3
1
{ 𝑉𝑐𝑛 = 3 (𝑈𝑐𝑎 − 𝑈𝑏𝑐 )
21
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
En faisant apparaître le point "o", les tensions entre phases peuvent aussi s'écrire :
2 1 1
𝑉𝑎𝑛 = + 𝑉𝑎𝑜 − 𝑉𝑏𝑜 − 𝑉𝑐𝑜
3 3 3
1 2 1
𝑉𝑏𝑛 = − 𝑉𝑎𝑜 + 𝑉𝑏𝑜 − 𝑉𝑐𝑜 (1.32)
3 3 3
1 1 2
{ 𝑉𝑐𝑛 = − 3 𝑉𝑎𝑜 − 3 𝑉𝑏𝑜 + 3 𝑉𝑐𝑜
2 1 1
𝑉𝑎𝑛 = + 𝑆𝑎 𝐸 − 𝑆𝑏 𝐸 − 𝑆𝑐 𝐸
3 3 3
1 2 1
𝑉𝑏𝑛 = − 𝑆𝑎 𝐸 + 𝑆𝑏 𝐸 − 𝑆𝑐 𝐸 (1.33)
3 3 3
1 1 2
{ 𝑉𝑐𝑛 = − 3 𝑆𝑎 𝐸 − 3 𝑆𝑏 𝐸 + 3 𝑆𝑐 𝐸
𝑉𝑎𝑛 𝐸 +2 −1 −1 𝑆𝑎
[𝑉𝑏𝑛 ] = [−1 +2 −1] [𝑆𝑏 ] (1.34)
𝑉𝑐𝑛 3
−1 −1 +2 𝑆𝑐
22
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
23
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
Avec :
∗
𝑣𝑎𝑠 = √2𝑉𝑠∗ cos(𝜔𝑠 𝑡)
∗ 2𝜋
𝑣𝑏𝑠 = √2𝑉𝑠∗ cos (𝜔𝑠 𝑡 − ) (1.35)
3
∗ 4𝜋
𝑣𝑐𝑠 = √2𝑉𝑠∗ cos (𝜔𝑠 𝑡 − )
{ 3
Et
𝐸 4
𝑉𝑝 = 2 (𝑇 𝑡 − 1) 𝑠𝑖 𝑡 < 0.5𝑇𝑚
𝑚
{ 𝐸 4
(1.36)
𝑉𝑝 = 2 (− 𝑇 𝑡 + 3) 𝑠𝑖 𝑡 < 𝑇𝑚
𝑚
2𝜋
En triphasé, trois références sinusoïdales déphasés de à la même fréquence f.
3
Comme à la sortie de l’onduleur, la tension n’est pas purement sinusoïdale, donc elle
comporte des harmoniques, seules responsables des parasites ce qui engendre des pertes
supplémentaires. Cette MLI sert à remédie ces problèmes et elle a les avantages suivants :
➢ Control fin de l’amplitude de fondamentale de tension de sortie généralement sur la
plus grande plage possible.
➢ Variation de la fréquence de la tension de sortie.
24
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
Figure 1.15 : allures de tension obtenue par l’onduleur par sinus triangle
On remarque que la tension de sortie est rassemblée au sinus plus que la commande de
l'onduleur en pleine onde.
Le courant de sortie i(t) est la seule variable de commande, cependant elle est
comparée à deux seuils d'hystérésis époux a 𝑖(𝑡) = 𝑖𝑟𝑒𝑓 ± e𝑖; le résultat de cette
comparaison détermine l’état des interrupteurs.
25
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
𝑒𝑖 = 𝑖 ∗ − 𝑖
𝑠𝑖 𝑒𝑖 > 𝐻𝑖 𝑠=1
𝑑𝑖
𝑠𝑖|𝑒𝑖 | < 𝐻𝑖 𝑒𝑡 𝑑𝑡 > 0 𝑠=1
𝑑𝑖
(1.36)
𝑠𝑖|𝑒𝑖 | < 𝐻𝑖 𝑒𝑡 𝑑𝑡 < 0 𝑠=0
{𝑠𝑖 𝑒𝑖 < −𝐻𝑖 𝑠=0
26
Chapitre1 : modélisation de la machine asynchrone et son alimentation
1.6. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons établi une brève description de la machine asynchrone
triphasée et son principe de fonctionnement. Ensuite, on a présente le modèle
mathématique de la machine asynchrone. Puis, on a procédé aux transformations de Park,
ce qui aboutit aux modèles simplifiés. Après, nous avons exposé un modèle de la machine
dans le repère d-q lie au champ tournant et nous avons achève ce chapitre par une étude de
l’onduleur de tension où nous avons présenté le modèle mathématique de l’onduleur ensuit
on a étudié les techniques de commande (pleine onde, sinus triangle, par hystérisais).
27
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
2.1 INTROUDICTION
28
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
29
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
𝜔𝑠 = 𝜔𝑟 + 𝑝Ω (2.1)
𝑑𝜃𝑠
En choisissant de fixer repère d-q au champ tournant à la vitesse angulaire 𝜔𝑠 = 𝑑𝑡
𝑉𝑑𝑠 = 𝑈𝑠 cos(𝜔𝑠 𝑡 − 𝜃𝑠 )
{ (2.3)
𝑉𝑞𝑠 = 𝑈𝑠 sin(𝜔𝑠 𝑡 − 𝜃𝑠 )
30
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
𝑑
̅𝑠 = 𝑅𝑠 𝐼̅𝑠 +
𝑉 ̅̅̅
𝜙 + 𝑗𝜔𝑠 ̅̅̅
𝜙𝑠 (2.6)
𝑑𝑡 𝑠
𝑑
𝑉̅𝑟 = 𝑅𝑟 𝐼̅𝑟 + ̅̅̅
𝜙 + 𝑗𝜔𝑟 ̅̅̅
𝜙𝑟 (2.7)
𝑑𝑡 𝑟
En régime permanent on a :
𝑑 𝑑
̅̅̅
𝜙 = 0, ̅̅̅
𝜙𝑟 = 0
𝑑𝑡 𝑠 𝑑𝑡
Avec : 𝜔𝑟 = 𝑔𝜔𝑠
𝑀𝑠𝑟 𝜔𝑟
𝐼𝑟̅ = −𝑗 𝐼 ̅ (2.11)
𝑅𝑟 + 𝑗𝐿𝑟 𝜔𝑟 𝑠
𝑅𝑟 + 𝑗𝜔𝑟 𝜎𝐿𝑟
𝜙̅𝑠 = 𝐿𝑠 𝐼 ̅ (2.12)
𝑅𝑟 + 𝑗𝐿𝑟 𝜔𝑟 𝑠
31
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
On peut ramener ce schéma au stator avec les fuites magnétiques totalisées au rotor
(𝑁𝑟 𝜔𝑠 )) :
Figure 2.4 : schéma équivalent au stator avec les fuites magnétiques totalisées au rotor
Avec :
𝑀
𝑁𝑟 = 𝜎𝐿𝑟 = 𝐿𝑟 −
𝐿𝑠
𝐿𝑆 2
𝑁′𝑟 = 𝑁𝑟 ( )
𝐿𝑚
(2.13)
𝐿𝑆 2
𝑅′𝑟 = 𝑅𝑟 ( )
𝐿𝑚
𝐿𝑚
𝐼̅′ 𝑟 = ( ) 𝐼𝑟̅
{ 𝐿𝑠
3
∁𝑒 = 𝑝𝐿𝑚 ℑ𝑚(𝐼𝑠̅ 𝐼𝑟∗̅ ) (2.14)
2
𝐿𝑚 2 2 𝜔𝑟
∁𝑒 = 3𝑝 ( ) 𝜙𝑠 (2.15)
𝐿𝑠 𝜎𝜔𝑟 𝐿𝑟 2
𝑅𝑟 (1 + ( ) )
𝑅𝑟
32
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
𝑅𝑟
𝜔𝑟𝑚𝑎𝑥 = (2.16)
𝜎𝐿𝑟
Et
𝐿𝑚 2 1
∁𝑒𝑚𝑎𝑥 = 3𝑝 ( ) 𝜙𝑠 2 (2.17)
𝐿𝑠 2𝜎𝐿𝑟
On voit bien que le couple maximum est proportionnel ou care du flux statorique.
∁𝑒 = 𝛼𝜔𝑟 (2.18)
Avec
𝐿𝑚 2 2 1
𝛼 = 3𝑝 ( ) 𝜙𝑠 (2.19)
𝐿𝑠 𝑅𝑟
33
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
𝑅𝑠 𝐿𝑠 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝐿𝑠
𝑉̅𝑠 = 𝐿𝑟 [(1 − 𝜎 𝜔𝑟 𝜔𝑠 ) + 𝑗 ( 𝜔𝑟 + 𝜔𝑠 )] 𝐼𝑠̅ (2.20)
1 + 𝑗 𝑅 𝜔𝑟 𝑅𝑠 𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝑅𝑠
𝑟
𝐿 𝐿 2 𝐿 𝐿 2
𝑅𝑠 (1 − 𝜎 𝑅𝑠 𝑅𝑟 𝜔𝑟 𝜔𝑠 ) + (𝑅𝑟 𝜔𝑟 + 𝑅𝑠 𝜔𝑠 )
𝑠 𝑟 𝑟 𝑠
𝑉𝑠 = 𝜙𝑠 √ (2.21)
𝐿𝑠 𝜎𝜔𝑟 𝐿𝑟 2
1+( )
𝑅𝑟
Cette relation reste valable entre les valeurs efficaces des tensions et flux statoriques. Elle
constitue le principe des lois de commande à flux constant des machines alimentées en
tension. On choisit de maintenir, si possible, le flux à sa valeur nominale.
Deux modes de commande sont possibles :
1- Une commande par contrôle de la fréquence statorique 𝜔𝑠 et du courant ou de la
tension statorique.
2- Une commande avec autopilotage et contrôle de la pulsation des courants rotoriques𝜔𝑟
La loi de commande (2.21) permet de maintenir le flux constant, mais elle est trop complexe
pour être exploitée sans moyen de calcul puissant. Elle doit être simplifiée
➢ Si la pulsation rotorique est très faible (𝜔𝑟 = 0), alors :
𝑅𝑠 2
𝑉𝑠 = 𝜙𝑠 𝜔𝑠 √1 + ( ) (2.22)
𝜔𝑠 𝐿𝑠
𝑉𝑠 = 𝜙𝑠 𝜔𝑠 (2.23)
34
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
Si la fréquence statorique 𝑓𝑠 diminue, alors les réactances de flux de fuite décroissant, par
contre la chute de tension ohmique ne peut pas être négligée. On compense alors en
ajoutant un terme de tension 𝑉0
𝑅𝑠 2
√
𝑉𝑠 = 𝜙𝑠 (𝜔𝑠 1 + ( ) + 𝑘𝜔𝑟 ) (2.25)
𝜔𝑠 𝐿𝑠
Son principe est de maintenir V/f=constant ce qui revient à garder le flux constant. Le
contrôle du couple se fait par action sur le glissement. En effet, d’après le modèle établi en
régime permanent, le couple maximum s’écrit [16] :
3𝑝 𝑣𝑠 2
∁𝑒𝑚𝑎𝑥 = ( ) (2.26)
2𝑁′𝑟 𝑤𝑠
35
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
En fait, garder le rapport constant revient à garder le flux constant. Quand la tension
atteint sa valeur maximale, on commence alors à faire décroître ce rapport ce qui provoque
une diminution du couple que peut produire la machine. On est en régime de « défluxage ».
Ce régime permet de dépasser la vitesse nominale de la machine, on l’appelle donc aussi
régime de survitesse figure (2.8).
36
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
37
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
𝜔 𝐿 2
𝑟 𝑟
𝜙̅𝑠 1 + ( 𝑅𝑟 )
𝐼𝑠̅ = √ (2.27)
𝐿𝑠 𝜎𝜔 𝐿 2
1 + ( 𝑅𝑟 𝑟 )
𝑟
Les caractéristiques𝐼𝑠 = 𝑓(𝜔𝑟 )à𝜙𝑠 constant sont indiquées sur la figure (2.10). Pour
𝜙𝑠 maintenu constant le courant statorique𝐼𝑠 ne dépend que de𝜔𝑟 .
38
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
39
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
√6
𝐼𝑠 = 𝐼𝑑
𝜋
40
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
Le schéma bloc de la régulation de la vitesse est représenté par la figure (2.13) suivante :
1
Ω(s) = (∁ − ∁𝑟 )(2.29)
𝐽𝑠 + 𝑓 𝑒
1 𝑘𝑖 1
Ω= (𝑘𝑝 + ) (Ω𝑟𝑒𝑓 − Ω) − ∁ (2.30)
𝐽𝑠 + 𝑓 𝑠 𝐽𝑠 + 𝑓 𝑟
Soit :
𝑘𝑝 𝑠 + 𝑘𝑖 𝑠
Ω= Ω𝑟𝑒𝑓 − ∁𝑟 (2.31)
𝐽𝑠 2 + (𝑘𝑝 + 𝑓)𝑠 + 𝑘𝑖 𝐽𝑠 2 + (𝑘𝑝 + 𝑓)𝑠 + 𝑘𝑖
Cette fonction de transfert possède une dynamique 2𝑒𝑚𝑒 ordre, dont la forme
canonique normalisée :
1
𝐺(𝑠) = 1 2𝜁
(2.33)
𝑠2 + 𝑤 𝑠 + 1
𝑤𝑛 𝑛
41
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
𝐽 1
=
𝑘𝑖 𝑤𝑛
(2.34)
(𝑘𝑝 + 𝑓) 2𝜁
=
{ 𝑘𝑖 𝑤𝑛
Avec :
𝜁 : Coefficient d’amortissement
𝑡𝑟5% : Temps de réponse (s)
3
𝑤𝑛 : Fréquence propre d’oscillation (𝑤𝑛 = 𝜁∗𝑡 )
𝑟5%
𝑘𝑖 = 𝑤𝑛 ∗ 𝐽
{ 2𝜁 ∗ 𝑘𝑖 (2.35)
𝑘𝑝 = −𝑓
𝑤𝑛
2.6.2. Régulation de vitesse avec un régulateur IP
Le schéma bloc de la régulation de la vitesse est représenté par la Figure (2.14) suivante :
1
Nous avonsΩ = 𝐽𝑠+𝑓 (∁𝑒 − ∁𝑟 )(2.36)
42
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
Cette fonction de transfert possède un dynamique 2𝑒𝑚𝑒 ordre, dont la forme canonique :
𝑤𝑛 2
𝐺(𝑠) 2 (2.38)
𝑠 + 2𝜁𝑤𝑛 𝑠 + 𝑤𝑛 2
Avec :
𝜁 : Coefficient d’amortissement
𝑡𝑟5% : Temps de réponse (s)
3
𝑤𝑛 : Fréquence propre d’oscillation (𝑤𝑛 = 𝜁∗𝑡 )
𝑟5%
𝑘𝑖 = 𝑤𝑛 ∗ 𝐽
{ 2𝜁 ∗ 𝑘𝑖 (2.40)
𝑘𝑝 = −𝑓
𝑤𝑛
43
Chapitre2 : commande scalaire de la machine asynchrone
2.7. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté les concepts de base de la commande scalaire et
plus particulièrement la commande scalaire par contrôle indirect du flux.
La commande scalaire qui est une commande simple peut être réalisée avec un
contrôle en tension ou bien en courant de l’onduleur.
D’âpres l’étude théorique on peut conclure que la commande scalaire linéarisé le flux
de la machine en un certain point de fonctionnement et on a aussi constaté que cette
stratégie de commande présente un inconvénient majeur dans les base vitesses à cous de
l’importance de la chute de tension statorique.
44
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
3.1. Introduction
L’implémentation expérimentale d’un système d’entrainement de la machine
asynchrone est une étape importante pour la validation expérimentale des algorithmes
testés en simulation.
Ce chapitre est divisé en trois parties, d’abord la première partie est consacrée à la
simulation et à l’interprétation des résultats de simulation de la modélisation de MAS
alimentée par le réseau puis par onduleur. Dans la deuxième partie on a présenté la
technique pour générer le signal PWM à l’aide de la carte dSPACE1104 dans l’environnement
Matlab /Simulink. Une description détaillée sur la carte dSPACE est ensuite présentée.
Finalement, les résultats expérimentaux de la commande scalaire sont exposés et discutés.
45
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
(a)
(b)
(c)
Figure 3.2 : Les formes d’ondes de la technique MLI sinusoïdale –triangulaire
Une simulation sur Matlab/Simulink de la MAS avec des sources de tension triphasées
est effectuée suivant le schéma de la figure suivante. Un couple de charge de 10 N.m est
appliqué à la MAS à t=0.5s puis une simulation à vide depuis t=1s.
47
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.6 : flux statorique de Park(Wb) Figure 3.7 : les flux rotorique de Park(Wb)
Figure 3.8 : les courants statoriques de Park(A) Figure 3.9 : Les Courants de phases statoriques(A)
48
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.11 : Schéma bloc de la MAS en boucle ouverte alimenté par onduleur
49
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.14 : les flux statorique de Park (Wb) Figure 3.15 : les flux rotorique de Park(Wb)
50
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.18 : zoom sur les Courants de phases statoriques de la MAS alimentée par l’onduleur
51
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
52
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.22 : les flux statorique de Park(Wb) Figure 3.23 : les flux rotorique de Park(Wb)
Figure 3.24 : les courants statoriques de Park(A) Figure 3.25 : Les Courants de phases
statoriques(A)
53
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.27 :consigne et la vitesse (tr/min) Figure 3.28 :Le couple électromagnétique(N.m)
Figure 3.29 : les flux statorique de Park(Wb) Figure 3.30 : les flux rotorique de Park(Wb)
Figure 3.31 : les courants statoriques de Park(A) Figure 3.32: Les Courants de phases
statoriques(A)
54
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
55
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
56
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.36 : les flux statorique de Park(Wb) Figure 3.37 : les flux rotoriques de Park(Wb)
Figure 3.38 : les courants statoriques de Park(A) Figure 3.39: Les Courants de phases
statoriques(A)
57
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Les résultats de simulation montrent que la vitesse de rotation de la MAS suit bien la
consigne initiale à savoir, 1425tr/min.
58
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.44 : les courants statoriques de Park(A) Figure 3.45 : Les Courants de phases
statoriques(A)
59
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
a) CONCLUSION
Dans ce papier, l’étude des régulateurs PI et IP a été présentée essentiellement pour les
systèmes dits fondamentaux. La synthèse d’un régulateur IP pour un système du second
ordre a été proposée permettant ainsi d’élargir l’utilisation de ce type de régulateur dans un
schéma de réglage. La programmation des méthodes de synthèse a été prise en
considération. Le test de poursuite a prouvé l’efficacité du système muni du régulateur PI.
Par contre, et dans les deux cas, le système avec un régulateur IP a un bon rejet de
perturbation. Cette conclusion a pu être vérifiée théoriquement et appuyée par des
simulations.
Pour la suite, la commande scalaire est implémentée sur la carte Dspace1104 et est
appliquée à la MAS. Pour varier la vitesse de la MAS, en alimente son stator avec des
tensions à fréquences variables par l’onduleur avec une commande MLI (réglage en tension)
créé avec la carte dSPACE 1104.
60
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Les essais expérimentaux ont été réalisés au niveau du laboratoire LabSet du département
d’électronique. Le banc d’essai est constitué de trois parties :
➢ La partie « PUISSANCE ».
➢ La partie « CONTRÔLE – COMMANDE ».
➢ Un environnement de mesure.
a. Partie puissance :
61
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
c. Environnement de mesures
L’échange d’informations entre les deux parties décrites s’effectue par l’intermédiaire d’un
boîtier externe de raccordement (Connecter Panel CP1104 de la société dSPACE) relié à la
carte via un câble blindé et recevant les signaux analogiques par l’intermédiaire de
connecteurs BNC, d’une interface de conditionnement des signaux de commande MLI et des
éventuels signaux renvoyés par le convertisseur SemiKron et d’un environnement de mesure
constitué de divers capteurs.
62
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
63
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
64
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
a) Entrées analogiques
b) Sorties analogiques
c) Bit 𝚰⁄𝚶
Le DS1104 contient 20 E / S pins numériques appelé : IO0 ... IO19. Vous pouvez sélectionner
la direction pour chaque bit individuellement par un logiciel.
d) Esclave DSP numérique 𝚰⁄𝚶 (CP18)
66
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.54 : la Vitesse de rotation (tr/min) Figure 3.55 : tension continue (v)
67
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.56 : les trois tensions Va, Vb et Vc (v) Figure 3.57 : zoom sur les trois tensions Va,Vb et Vc
Figure 3.58 : les trois courants Ia,Ib et Ic (A) Figure 3.59 :zoom sur les trois courants Ia,Ib et Ic (A)
➢ Dans la figure 3.52 la vitesse suit la vitesse de consigne mais on remarque des pics avec le
changement de vitesse puisque la boucle est ouverte.
➢ La tension d’entrée E= 600v figure 3.53
➢ La vitesse augmente en parallèle avec la tension figure3.54
➢ L’appel de courant augmente au moment d’augmentation de vitesse figure 3.56.
68
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.61 : vitesse rotation et angle (tr/min) Figure 3.62 : la pulsation statorique et rotorique
69
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
Figure 3.63 :les trois courants Ia,Ib et Ic (A) Figure 3.64 : zoom sur les trois courants Ia,Ib et Ic
(A)
Figure 3.65 : les trois tensions Va,Vb et Vc (v) Figure 3.66 : zoom sur les trois tensions Va,Vb et
Vc (V)
70
Chapitre 3 : simulation et implémentation la commande scalaire par la carte dspace1104
3.5. Conclusion
Dans ce dernier chapitre, on a présenté les résultats des simulations de la technique
commande MLI sinus triangle, la MAS avec et sans onduleur de tension et la commande
scalaire sur logiciel Matlab et on a fait une étude comparative entre le régulateur PI et IP.
71
Notations et abréviations
lm : Inductance mutuelle maximale entre une phase du stator et une phase de rotor
x : représente les variables considères de la machine qui sont tensions courantes ou flux
∁e : Le couple électromagnétique
∁r : Couple résistant
𝐗 : le vecteur d’états
𝐔 : vecteur de commande
Les machines électriques ont acquis un intérêt distinctif par les experts, car leurs
avantages sont incontestables par leurs aptitudes à s’adapter actionneurs non électriques
parmi les on distingue les machines asynchrones triphasées, ces dernières occupent une
place prépondérante et bénéficiaire d’une attention particulière dans les installations
industrielles modernes pour son faible coût, sa masse réduite, sa robustesse et sa
simplicité de fabrication. Toute fois ces avantages s’accompagnent par les grandeurs du
stator et celles du rotor, c’est pourquoi depuis longtemps on ne faisait appel à la MAS que
dans les entrainements à vitesse constante [2]. Ce n’est qu’après la révolution en matière
électronique-informatique que les systèmes de commandes ont été conçus pour entrainer
les machines électriques à vitesse variable.
1
Introduction générale
2
Annexes
Fréquence : 50Hz
𝐽 1
=
𝑘𝑖 𝑤𝑛
(𝑘𝑝 + 𝑓) 2𝜁
=
{ 𝑘𝑖 𝑤𝑛
Avec :
𝜁 : Coefficient d’amortissement, (𝜁 = 0.7)
𝑡𝑟5% : Temps de réponse (s), ( 𝑡𝑟5% = 0.25)
3 3
𝑤𝑛 : Fréquence propre d’oscillation (𝑤𝑛 = 𝜁∗𝑡 ), (𝑤𝑛 = 0.7∗0.25 = 17.1429)
𝑟5%
𝑘𝑖 = 𝑤𝑛 ∗ 𝐽 = 2.8451
{ 2𝜁 ∗ 𝑘𝑖
𝑘𝑝 = − 𝑓 = 0.2318
𝑤𝑛
Calcul Régulateur de vitesse avec IP :
(𝑘𝑝 + 𝑓)
= 2𝜁𝑤𝑛
𝐽
𝑘𝑝 𝑘𝑖
= 𝑤𝑛 2
{ 𝐽
Avec :
𝜁 : Coefficient d’amortissement, (𝜁 = 0.7)
𝑡𝑟5% : Temps de réponse (s), (𝑡𝑟5% = 0.2)
3
𝑤𝑛 : Fréquence propre d’oscillation (𝑤𝑛 = 𝜁∗𝑡 = 21.4286 )
𝑟5%
Annexes
𝑘𝑖 = 𝑤𝑛 ∗ 𝐽 = 15.3347
{ 2𝜁 ∗ 𝑘𝑖
𝑘𝑝 = − 𝑓 = 0.2899
𝑤𝑛
Annexe C : Capteurs de courant et de tension à effet Hall
Un capteur de courant (de tension) à effet Hall est un type de capteur de courant exploitant
l'effet Hall pour produire une tension qui est l'image exacte (avec un facteur de
proportionnalité connu) du courant (de tension) à mesurer ou à visualiser. Le capteur
représenté sur la figure −𝑎 − délivre en sortie une tension 𝑉𝐻 quasiment proportionnelle
au champ magnétique et donc dépendant de l'intensité 𝐼 ( ou 𝑉).
Figure – 𝑎 −
Figure – 𝑎 −
Annexe D : Onduleurs
Un onduleur est un dispositif d'électronique de puissance permettant de générer des
tensions et des courants alternatifs à partir d'une source d'énergie électrique de tension
ou de fréquence différente. C'est la fonction inverse d'un redresseur. L'onduleur est un
convertisseur statique de type alternatif/continu/alternatif.
Les onduleurs sont basés sur une structure en ponts en H, constituée le plus
souvent d'interrupteurs électroniques tels que les IGBT, transistors de
puissance ou thyristors.
Par un jeu de commutations commandées de manière appropriée (modulation de largeur
d'impulsion par exemple), on module la source afin d'obtenir un signal alternatif de
fréquence désirée.