Diversité des espèces de pins
Diversité des espèces de pins
1. GENERALITES
Le pin d’Alep est un arbre de seconde grandeur ayant une forme conique à l’état
jeune (jusqu’à 20 ans), qui s’étale de plus en plus à l’état adulte prenant une forme
arrondie. De taille moyenne rarement supérieur à 20 m avec une circonférence maximum
de 3,50 m (BOUDY, 1950 ; NAHAL, 1962). Le tronc est rarement rectiligne et la tige
exploitable comme bois d’œuvre dépasse rarement 8 mètres, excepté en conditions
écologiques favorables, on obtient des arbres droits pouvant donner 10 m de fût utilisable.
Les pins sont des essences sociales de pleine lumière, qui supportent bien la
sècheresse, et les sols pauvres. Ils forment des peuplements importants, mais craignent la
concurrence des autres essences.
L’âge d’exploitabilité des pinèdes est de 80 ans, avec une production moyenne de
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1,5 m /ha/an. En France COUHERT et DUPLAT (1993) ont obtenu selon la fertilité des
stations, une production de 1 à 6 m3/ha/an. En Algérie KADIK (1987) l’estimait à 4
m3/ha/an dans le littoral, de 2 à 4 m3/ha/an dans le Tell et de 1 à 2 m3/ha/an au sub-
saharien.
RIPERT et al. (2001) notait que la croissance du Pin d'Alep dépend principalement
du bilan hydrique local, de la topographie et des caractéristiques édaphiques. Mais c’est le
climat qui joue aussi un rôle important à l'échelle régionale: les régions chaudes et humides
sont les plus favorables à cette espèce.
La répartition géographique de ce genre est très vaste, on les trouve dans les régions
assez variées, mais surtout dans les zones à climat tempéré froid de l`hémisphère boréal, où
ils occupent tous les étages de végétation, du niveau de la mer jusqu`à la limite supérieure
des forêts, même en terrain de permanence gelée.
Le bois des différentes espèces de ce genre est recherché tant pour les usages
industriels (pâte à papier) que comme bois d`œuvre, pour l`ameublement, les parquets et
lambris, bois de mine et poteaux télégraphiques, etc.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Les Pins du groupe Halepensis sont des Pins à deux feuilles qui habitent la Région
Méditerranéenne et sont souvent connus sous le nom de Pins méditerranéens du groupe
Halepensis.
- Pinus Halepensis Mill. ; À la suite de DUHAMEL (1755) in NAHAL (1962), qui lui
Donne le nom de Pinus hierosolimitana, MILLER le redécrit en 1768 sous le nom de
Pinus halepensis (KADIK, 1987).
- Pinus brutia Ten. Décrit en 1811 par l’italien TENORE. De nombreux auteurs le
considèrent commeunevariété du Pin d’Alep (LINDBERG 1946, FITSCHEN et
CHARMAN 1954, GOMBAULT 1954, in NAHAL, 1962; BOUDY, 1950). Par Contre
NAHAL (1962), le considère comme une espèce distincte.
Une aire naturelle très restreinte, il est considéré comme une espèce en voie
d’extinction, cependant, il est largement utilisé dans les reboisements.
- Pinus stankewiczii ; vit en Crimée méridionale, au Cap Aya (Sud del’Ukranie) et près de
Soukak (Maroc). Il fûtdécrit pour la première fois en 1906 comme une variété de Pinus
pithyusa.
- Pinus pithyusa Stevenson : Décrit par STEVENSON (1838) près de Pitsunda sur la côte
Orientale de la mer noire, il existe aussi en Turquie (Ile Prinkipo), en Grèce (Thrace) et en
Syrie.
Pinus halepensis fût découvert et décrit pour la première fois par DUHAMEL en
1755 (DILEM, 1992) ; et après sa dénomination de Pinus hierosolimitana, vient en 1768
celle de MILLER sous le nom de Pinus halepensis, sur laquelle s`accordèrent les
botanistes.
Il est intéressant de signaler que ce Pin n`existe pas à l`état naturel dans la région
d`Alep, au nord de la Syrie. Le Pin qu`on trouve à l`état spontané dans cette région est un
Pin voisin, le Pin brutia, avec lequel il a été confondu. MILLER a certainement décrit des
Pins dont l`origine est artificielle, suite à des graines importées des pays voisins (Liban,
Palestine, Jordanie) (NAHAL, 1962).
4.1. Taille
4.2. Tronc
Le tronc est rarement rectiligne et très souvent plus ou moins tordu ; le fût utilisable
comme bois d`œuvre ne dépasse pas 6 à 8 m. Néanmoins, en futaie pleine et suffisamment
aérée, on obtient des arbres droits pouvant donner 10 mètres de fût utilisable.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
4.3. Écorce
L`écorce des jeunes sujets est lisse et gris argenté (d`où son nom de Pin blanc) ;
celle des arbres adultes est épaisse, profondément crevassée, de couleur noirâtre ou
rougeâtre.
Elle est très inflammable et contient une notable quantité de tanin. Chez les arbres
âgés, elle atteint une épaisseur de 4cm, ce qui leur permet de ne pas tous périr en cas
d`incendie.
4.4. Ramifications
Comme chez tous les Pins, les ramifications sont de deux sortes :
4.5. Feuilles
Les feuilles ou aiguilles sont fines, molles, lisses et aigues, de couleur vert jaunâtre
longues de 5 à 10 cm pour 1mm de large, réunies par deux en pinceaux à l`extrémité des
rameaux. Elles sont persistantes, elles donnent un couvert clair très léger et durent 2 à 3ans
sur l`arbre.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
4.6. Couronne
Elle est conique à l`état juvénile, s`étalant avec l`âge, suite au ralentissement du
développement en hauteur de la flèche terminale.
Le Pin d`Alep fructifie de bonne heure, vers 10 à 12 ans, le fruit est un cône ovoïde
de 8 à 12 cm de long, souvent inséré isolément ou par petits groupes sur un pédoncule
incurvé de 1 à 2 cm de long, en général réfléchit vers la base du rameau et persistant
plusieurs années.
Les graines ne sont aptes à germer avec abondance suffisante qu`à partir de 18 à 20
ans. Elles conservent leur vitalité au moins 2 ans et même davantage lorsqu`elles restent
dans le cône sur l`arbre.
4.8. Bourgeons
Sont de forme ovale, aigue, portent des écailles libres de couleur brun rougeâtre
bordées de blanc, généralement réfléchis au sommet.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
4.9. Enracinement
4.10. Longévité
Sa longévité ne dépasse pas 150 ans, la moyenne étant de 120 à 130 ans.
Le Pin d`Alep se répartit depuis le bord de la mer, dans les étages bioclimatiques
thermo et méso-méditerranéens entre 300 à 600 m, pénétrant jusqu`au supra-
méditerranéen, atteignant localement des altitudes beaucoup plus élevées (aux environs de
2.000 m 2.600 m dans le haut Atlas central) (QUEZEL, 1978). Surtout abondant dans le
semi-aride, il atteint l`altitude de 1.330 à 1.400 m dans l`Atlas tellien, de 1.600 m dans les
Aurès, et de 2.100 à 2.200 m dans l`Atlas saharien (LEUTRECH, 1982).
5.3. Climat
Sur le plan bioclimatique, le Pin d’Alep se rencontre dans les différents étages :
Aride supérieur, semi-aride, sub-humide et humide. Toutefois, c’est dans l’étage semi-
aride qu’il trouve son plein épanouissement (NAHAL, 1986).
Sur le plan thermique, l’aire naturelle du Pin d’Alep admet une variante humide et
semi-aride, froide à chaude avec des valeurs moyennes de températures minimales du
mois le plus froid de -3° à +10°C (QUEZEL, 1986).
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Le Pin d’Alep peut supporter des froids accidentels de -15 à -18 °C, à condition
qu’ils restent exceptionnels et de courte durée. Ces froids laissent toujours une trace
provoquant quelquefois la mort des arbres, mais toujours une coloration rousse des feuilles
et un ralentissement de croissance pendant une ou plusieurs années (BEDEL, 1986).
Le Pin d'Alep étant une espèce thermophile par excellence, pouvant résister à des
températures très élevées. Son optimum de développement est enregistré entre les
températures moyennes maximales de 32°C et 33°C (KADIK, 1987).
Au point de vue sol, le Pin d`Alep est indifférent. Il s`accommode de tous : siliceux,
calcaires, lorsque les conditions climatiques lui sont favorables. Mais les terrains qu`il
préfère et ou l`on trouve les plus belles pineraies sont les marnes calcaire (BOUDY, 1950).
Les sols sont profonds permettant une bonne pénétration du système radiculaire
(QUEZEL, 1986). Comme il support un taux élevé de calcaire, il est pionnier des sols
squelettiques (LANIER, 1986).
Toutefois, il faut noter que c’est une espèce qui craint l’hydromorphie et ne peut
prospérer dans les dépressions ou l’eau s’accumule, l’exposant ainsi à l’asphyxie racinaire
(SEIGUE, 1985).
Par contre il tolère très mal les substrats sablonneux sans doute surtout en raison
d`un assèchement trop intense en été des horizons supérieurs. Egalement il ne tolère pas les
bas fonds limoneux ou limono-argileux à sol compact.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Et dans les zones arides nous avons : le Chêne vert, le Genévrier de Phénicie et
Oxycédre, le Pistachier, le Romarin, la Globulaire, le Ciste, le Genêt et surtout l`Alfa qui
indique souvent une dégradation de la forêt (MEDDOUR, 1983).
Le Pin d`Alep est l`essence la plus répandue en Algérie. S`étendant à lui seul sur
prés de 863 858 Ha (DGF ; 2000).
Le Pin d’Alep couvre 35% des surfaces boisées de l’Algérie du Nord (MEZALI,
2003). Sur la base des différents travaux, la superficie du Pin d'Alep est récapitulée dans le
tableau suivant :
La comparaison des données de la direction générale des forêts (2005) avec celles
de BOUDY (1955) met en évidence malgré une incertitude sur l’homogénéité des
définitions, la stabilité et la progression des surfaces de Pin d’Alep imputable pour partie Ö
l’importance des plantations auxquelles il a donné lieu sur des centaines de milliers
d’hectares au cours de ces dernières décennies.
SCHÖNENBERGER in KADIK (1987) notait que le Pin d’Alep est une essence
climacique des régions semi-arides.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
- le Pin d’Alep colonise même l’atlas saharien et il forme dans la région de Djelfa
de beaux peuplements dans les Monts des Ouled-Neil.
Nous rappelons à ce titre les synthèses publiées par NAHALsur le Pin d`Alep
(1962) : Les pays du Maghreb consti
constituent
tuent la zone où il offre son plus grand développement
puisqu`on le rencontre à peu prés partout sur les massifs montagneux, à l`exception
cependant du Maroc atlantique ainsi que des zones littorales du Tell constantinois et de
Kroumirie.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Haut Atlas où il est assez répondu dans les vallées internes du versant septentrional
jusqu`au sud-ouest de Marrakech.
En Tunisie c`est lui qui colonise essentiellement les monts de la dorsale tunisienne.
Vers l`intérieur il existe en colonies disjointes dans la haute vallée du Tage ainsi
que sur tout le pourtour de la vallée de l`Ebre. Il est présent dans toutes les îles Baléares.
En France, le Pin d`Alep est assez peu répandu et épars à l`ouest du Rhône mais
beaucoup plus fréquent en Provence.Il est remonte dans la vallée du Rhône jusqu`aux
environs de Montélimar.
En Corse, il n`existe, avec une spontanéité douteuse, que dans la région de saint-
Florent.
Dans les Balkans, il est présent sur le littoral adriatique surtout au Sud de Split et
réapparaît en abondance en certaines zones de la péninsule hellénique notamment dans le
Péloponnèse nord occidental, en Attique, en Eubée et en Chalcidique occidentale.
Pour Pinus halepensis, cette succession est devenue encore plus évidente depuis
quelques décennies, à la suite des phénomènes de déprise agricole généralisée, survenus
dans les pays du nord de la méditerranée (ACHERAR et al, 1984 ; BARBERO et al. 1990
in (QUEZEL et MEDAIL, 2003), où la stratégie expansionniste de ce pin l’a conduit à
occuper de vastes territoires, aux dépends des cultures abandonnées, mais aussi des
matorrals et desanciennes zones de pâturage.
Le passage progressif de ces pinèdes à des forêts dominées par les chênes
sclérophylles (Quercus ilex), mais aussi par les essences caducifoliées sur sols profonds
(Quercus pubescents) ou dans les secteurs à bioclimat humide (QUEZEL et MEDAIL,
2003).
Au contraire, Pinus brutia dans les mêmes situations bioclimatiques que le Pin
d’Alep, accuse d’une façon évidente une forte tendance à constituer des peuplements
stables et qu’il est bien difficile de ne pas considérer comme potentiels notamment en
Anatolie (AKMAN et al, 1978 in QUEZEL et MEDAIL, 2003) et au Proche-Orient (ABI-
SALEH et al, 1976 in QUEZEL et MEDAIL, 2003) (Fig. 4).
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Les types structuraux qu`on rencontre le plus souvent et qui caractérisent les
pinèdes du Pin d`Alep sont : peuplement jardinés ou plutôt avec une distribution irrégulière
des classes d`âge et pluristratifiés ; peuplement mélangés avec majorité de Pin d`Alep.
La rapidité d`accroissement ;
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Dans la région méditerranéenne le Pin d`Alep peut donner une contribution notable
à l`augmentation de la production en bois et à la restauration forestière sur des terrains nus
ou avec un couvert d`arbrisseaux ou d`arbres très dégradés.
Le Pin d`Alep peut être utilement employé pour la restauration des bois dégradés.
L`introduction de cette essence favorise le développement d`une nouvelle et différente
phase évolutive.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Les semis ont besoin de lumière mais un léger couvert leur est favorable, alors la
régénération peut avoir lieu facilement en terrain découvert, mais elle est bien mieux
assurée s`il existe un sous-bois de densité moyenne.
Les quartiers en régénération doivent donc être rigoureusement mis en défens pour
une longue période (6 ans sont généralement insuffisants).
La génération des peuplements du Pin d`Alep peut être assurée aussi par le feu,
qui fait tomber sur le sol une grande quantité de graines et favorise les semis par
l`ameublissement de la couche superficielle du sol et par l`action chimique des sels se
trouvant dans les cendres ; après un incendie, le sol se recouvre d`une brosse épaisse de
jeunes semis donnant en suite un gaulis des plus denses.
Le Pin d`Alep quitte souvent son aire naturelle pour envahir les forêts de chênes
dégradés où il est plus sensible aux agents cryptogamiques et aux insectes parasites.
Endocronartium harknessii nuisible par ses effets sur la forme, le volume du bois et
la vitesse de croissance des pins. Les galles sur les tiges principales des jeunes arbres
peuvent entraîner la mort de l`arbre, mais les galles des arbres âgés entraînent peu de pertes
(GROSSE, 1983)
Les scolytes sont des insectes xylophages qui se développent pour la plupart sous
l`écorce des arbres qu`ils tuent lors de leur attaque. Elles forent des galeries de ponte dans
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
le liber des arbres c`est-à-dire dans la couche située entre l`écorce et l`aubier (cerne de bois
de l`année).Les larves s`alimentent en creusant d`autres galeries.
Dès l`éclosion, la chenille commence à se nourrir des aiguilles de son hôte. En plus
d`une atteinte esthétique, cela a deux actions sur l`arbre. Le premier est directe : la
défoliation provoquant des pertes de croissance (diminution du pouvoir photosynthétique) ;
la deuxième est indirecte et peut conduire jusqu`à la mort de l`hôte : la défoliation conduit
à l`affaiblissement de l`arbre, qui devient plus sensible aux attaques d`insectes xylophages
par exemple.
10.4. L`incendie
L`incendie de forêt, naturel ou provoqué par l`homme, « est une combustion qui
se développe sans contrôle, dans le temps et l`espace, brûlant la végétation de zones
boisées ». La propagation d`un feu se décompose en quatre étapes : combustion du
matériel végétal avec émission de chaleur, transfert de la chaleur émise vers le combustible
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Le Pin d`Alep a développé une résistance active contre le feu à travers une
régénération naturelle très poussée après le passage du feu. Beaucoup d`exemples montrent
la capacité régénératrice de cette espèce et son caractère envahisseur.
La fréquence de feux dans les forêts de Pin d`Alep est comptable à celle des
territoires non boisées. D`après les statistiques, on peut atteindre le passage du feu tous les
60 ans au maximum.Si la fréquence devient plus grande la régénération naturelle pourra
devenir impossible (VELEZ, 1981).
1
(Source : Ministère de l'aménagement du territoire et de l'Environnement)
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
La prévention des incendies dans les forêts de Pin d`Alep doit être intégrée à la
sylviculture. Dans ces forêts les objectifs de protection ont une importance comparable à
celle de la production.
Cependant, de grands investissements dans les moyens de lutte auront une faible
efficacité sans une sylviculture préventive complétée par des études sur le comportement
du feu (VELEZ, 1981).
Lorsqu’on s’intéresse à la végétation, une première approche peut se faire sans tenir
compte de la composition floristique, mais compte tenu de la physionomie de la végétation
(OZENDA, 1982). La notion de formation végétale s’appuie sur les particularités d’aspect
des végétaux qui la composent. Il s’agit de à classer les principaux végétaux en fonction de
leur physionomie.
La végétation actuelle des zones arides est le résultat des interactions de trois
facteurs essentiels, climat, sol (FLOHN et KETTATA, 1971 ; LE HOUEROU, 1971), et
action anthropique (LE HOUEROU, 1971, 1993, 1995), et provient de la dégradation de
formations forestières primitives.
www.environnement.gouv.fr/dossier/risques-majeurs/p.21.htm.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
moins 100 arbres/hectare et dont la hauteur dépasse 7 m. Une forêt est Dense lorsque les
frondaisons des arbres se touchent, Trouée ou Clairièrée lorsque les arbres constituent des
bosquets denses juxtaposés en mosaïque avec des plages sans arbres ou Claire lorsque les
arbres sont assez régulièrement disposés sans que leurs cimes se touchent.
Il s'agit de Pin d'Alep (Pinus halepensis) et de Chêne vert (Quercus ilex) qui se
développent sur les massifs des atlas saharien.
b) Matorrals
Un matorral est Haut si sa hauteur dépasse 2 m, Moyen si elle est comprise entre 2
m et 0,6 m, Bas si elle est inférieure à 0,6 m. Il est Dense lorsque son recouvrement est
supérieur à 75%, Moyen s'il est compris entre 75 et 50%, Clair s'il est inférieur à
50%(OTEDD, 2005).
Cette définition laisse entendre qu'un matorral peut être arboré ou non, haut ou bas,
dense, moyen ou clair, dont on distingue (OTEDD, 2005) :
Parmi les principales espèces dominantes, citons selon OZENDA (1994) : Les
Genévriers (JuniperusPhœniceaet J. oxycedrus), le Chêne vert, le Pin d`Alep, le Romarin
(Rosmarinusofficinalis), etc.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Selon LE HOUEROU (1995), les steppes sont des formations végétales basses et
ouvertes, dominées par des espèces pérennes, et dépourvue d'arbres, où le sol nu apparaît
dans des proportions variables. On y distingue :
- Les steppes à chaméphytes dont les plus importantes celles aux Armoises ;
Ce sont les effets et les modifications induites dans l’environnement par les
diverses activités humaines (RAMADE, 2008). Ils portent sur l’intensité d’effet de
l’homme, l’intensité d’effet des animaux, etc.
En Afrique du Nord, dans les milieux arides notamment les régions steppiques, la
dégradation du couvert végétal a connu une ampleur alarmante ces dernières années,
causant ainsi un déséquilibre écologique (LE HOUEROU, 1995).
11.3.1. Surpâturage
Il y a surpâturage dès que le prélèvement de la matière végétale par les animaux est
supérieur à la production annuelle, ceci entraîne une réduction du couvert végétal et de la
biomasse des espèces vivaces.
Selon PNAE- DD (2002), le Cheptel steppique en Algérie est passé d'un équivalent-
ovin pour 4 ha en 1968 à un équivalent- ovin pour 0,78 ha, provoquant un pâturage
excessif, la végétation, composée d'Alfa, de sparte et d'armoise, etc., régresse
progressivement jusqu'à l'apparition généralisée de la croûte calcaire.
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Chapitre I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Selon PNAE- DD (2002), la surface cultivée en Algérie est passée de 1,1 million
d'hectares en 1968 à 2,1 millions d'hectares en 1990.L'extension des labours et
l'introduction de la mécanisation sont des paramètres de dégradation aussi importante que
le surpâturage.Les techniques de labours utilisées par les agro pasteurs ont une action
érosive, détruisant l'horizon superficiel et stérilisant le sol, le plus souvent de manière
irréversible.
Les espèces ligneuses qui retiennent le sol sont détruites et sont remplacées par des
espèces adventices qui favorisent l'érosion éolienne.
Les espèces ligneuses pâturées par les troupeaux, déracinées par les tracteurs,
subissent un arrachage par les éleveurs qui les utilisent à des fins domestiques comme bois
de chauffage ou de cuisson (armoise, blancs, etc.).
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