8.6.
L’emprunt
Parmi les mots qui composent la langue, il existe une partie formé d’emprunts.
L’emprunt se réalise lorsqu’une langue intègre officiellement un nouveau mot
provenant d’une autre langue dont elle est généralement en contact (cas du français et
de l’arabe). Lorsqu’une langue ne contient pas de substantif pour qualifier une
nouvelle découverte, elle emprunte à d’autres langues. Selon Pergnier (1989) «C’est le
résultat d’interférences entre deux langues et qu’il n’y a donc emprunt que dans la
mesure où deux langues sont en contact à travers un nombre plus ou moins élevé de
locuteurs, bilingues à des degrés divers. » ( p.23).
Il se présente, cependant, sous deux formes :
a- L´emprunt est dénotatif quand il fait référence à des objets nouveaux, à des
inventions technologiques
b- L´emprunt est connotatif lorsqu’il traduit des phénomènes sociaux le plus souvent
des effets de mode, qui sombrent dans l´oubli une fois le phénomène dépassé.
8.7. Le Calque
Sablayrolles et Pruvost (2003) appellent « calque une interférence qui ne met
pas en jeu le signifiant des signes, et porte uniquement sur les structures sous-jacentes
du signifié. »( p.19). Cependant il existe deux formes de calques:
Calque grammatical se fait par la traduction
Calque lexical.
Les calques grammaticaux et les calques lexicaux sont liés car les calques
grammaticaux servent en général à introduire un emprunt ou un cliché.
8.8. Le glissement sémantique
Le vocabulaire des langues de spécialités et celui de la langue générale se
complètent, il existe une influence mutuelle du fait que de nombreux termes
scientifiques et techniques proviennent de la langue générale, et produisent de
nouveaux sens dans la langue spécialisée (Ex : Le mot souris dans l’informatique).
Aussi, il existe des termes de spécialité qui font leur entrée dans la langue spécialisée
et s’intègrent, par la suite, dans la langue standard (Ex : Frigorifier).