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Etude D'inondations Dans Des B - Samira EL OUACHANI - 4071

Ce mémoire de fin d'études présente une étude d'inondations dans le bassin versant d'Ait Yahia ou Alla dans la région de Meknès-Tafilalt au Maroc à l'aide d'outils SIG. Le bassin connaît des problèmes d'inondations causées par les crues des oueds de la région suite aux fortes précipitations. L'étude vise à analyser les variables hydrologiques et pluviométriques pour mieux comprendre les crues et à utiliser le module HEC-GEORAS pour l'analyse des données et l'aide à la prévision des inondations.

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Etude D'inondations Dans Des B - Samira EL OUACHANI - 4071

Ce mémoire de fin d'études présente une étude d'inondations dans le bassin versant d'Ait Yahia ou Alla dans la région de Meknès-Tafilalt au Maroc à l'aide d'outils SIG. Le bassin connaît des problèmes d'inondations causées par les crues des oueds de la région suite aux fortes précipitations. L'étude vise à analyser les variables hydrologiques et pluviométriques pour mieux comprendre les crues et à utiliser le module HEC-GEORAS pour l'analyse des données et l'aide à la prévision des inondations.

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Université Sidi Mohammed Ben Abdellah

Faculté des Sciences et Techniques


[Link]
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Année Universitaire : 2016-2017

Licence Sciences et Techniques : Géoressources et Environnement

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES


Pour l’obtention du Diplôme de Licence Sciences et Techniques
Etude d’inondations dans des bases de données SIG dans le basssin du
Sebou, Centre Ait Yahia ou Alla

Présentées par:

Halima MAKHLOUFI
Samira EL OUACHANI

Encadré par:

Pr. BOUKHIR Mohammed, FST-Fès


Ing. OUEDGHIRI Mehdi, ABHS- Fès

Soutenu Le 07 Juin 2017, devant le jury composé de:

Pr. CHAOUNI Abdel-Ali (FST-Fès)


Pr. LAHRACH Abderrahim (FST-Fès)
Pr. BOUKHIR Mohammed (FST-Fès)

Stage effectué à : ABHS, Fès

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Faculté des Sciences et Techniques - Fès
 B.P. 2202 – Route d’Imouzzer – FES
 212 (0) 535 60 29 53 Fax : 212 (0) 535 60 82 14
Université Sidi Mohammed Ben Abdellah
Faculté des Sciences et Techniques
[Link]
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mémoire de fin d’études pour l’obtention du Diplôme de Licence Sciences et Techniques

Halima MAKHLOUFI
Samira EL OUACHANI

Année Universitaire : 2016/2017

Titre : Etude d’inondations dans des bases de données SIG dans le bassin du Sebou, Centre
Ait Yahia ou Alla

Résumé

Le bassin versant d’Ait Yahia ou Alla, situé dans le causse moyen atlasique au sud-ouest de
la ville d’Azrou, et fait partie de région de Meknès-Tafilalt. Ce bassin est de forme allongé, il
s’étend sur une superficie de 6.20 km2, son périmètre est de 11.34 km, avec des altitudes comprises
entre 1138 et 1659 m.

La région où appartient la zone d’étude est caractérisée par un climat tempéré dont sa
pluviométrie moyenne est de 479.3 mm, et une géologie assez diversifiée formée des terrains
primaires et un recouvrement tertiaires et quaternaires du couloir Sud-Rifain.

Le problème d’inondation dans ce bassin provoqué par les crues générées par ensembles de
chaâbats de Jbel Kharzouza.

La maitrise et l’atténuation des conséquences des inondations provoquées par ce bassin


nécessitent des mesures continues et des analyses des variables hydro-pluviométriques qui
gouvernent tout le processus de genèse des crues. Cela nécessite, en plus d’un équipement
expérimental consistant, des outils informatiques adaptés pour l’analyse, le traitement des données
et l’élaboration de consignes d’aide à la prévision hydrologique et la gestion de risque
d’inondations. (Exemple, le module hydraulique HEC-GEORAS.

Mots clés : Ait Yahia ou Alla, bassin versant, crues, HEC-GEORAS.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Faculté des Sciences et Techniques - Fès
 B.P. 2202 – Route d’Imouzzer – FES
 212 (0) 535 60 29 53 Fax : 212 (0) 535 60 82 14
DEDICACES

Nous dédions ce modeste travail


A nos Familles que nous remercions infiniment pour leur amour, leur
patience et leur soutient.
A nos Professeurs
Et
A nos chers Amis

qu’ils trouvent dans ce travail notre profond respect

Makhloufi Halima & Ouachani Samira

1
Remerciements

Ce travail est le résultat de notre stage effectué à l’Agence Hydraulique du


Bassin du Sebou. C’est un fruit de nos propres efforts combinés à ceux des
différentes personnes qui ont nous aidés et suivies tout au long de notre stage.

Nos remerciements s’adressent particulièrement :

En premier lieu nous tenons exprimer nos sincères remerciements à Mr.


Mehdi OUEDGHIRI, notre encadrent à l’ABHS pour leur disponibilité, leur
encouragement et leur soutien.

Mr. Mohammed BOUKHIR notre professeur encadrant à la faculté des


Sciences et Techniques de Fès pour nous avoir encadré, prodigué les conseils
qui ont nous aidé à réaliser ce projet dans les meilleurs conditions possibles

Nous remercions les membres de jury : Pr. Abdel-Ali CHAOUNI et Pr.


Abderrahim LAHRACH.

Nous remercions également notre famille qui nous a soutenu tout au long
de nos cursus, nos amis et à tous ceux qui ont nous aidé, de près ou de loin, à
accomplir ce projet.

2
RESUME
Le bassin versant d’Ait Yahia ou Alla, situé dans le causse moyen atlasique au sud-
ouest de la ville d’Azrou, et fait partie de région de Meknès-Tafilalt. Ce bassin est de forme
allongé, il s’étend sur une superficie de 6.20 km2, son périmètre est de 11.34 km, avec des
altitudes comprises entre 1138 et 1659 m.

La région où appartient la zone d’étude est caractérisée par un climat tempéré dont sa
pluviométrie moyenne est de 479.3 mm, et une géologie assez diversifiée formée des terrains
primaires et un recouvrement tertiaires et quaternaires du couloir Sud-Rifain.

Le problème d’inondation dans ce bassin provoqué par les crues générées par
ensembles de chaâbats de Jbel Kharzouza.

La maitrise et l’atténuation des conséquences des inondations provoquées par ce


bassin nécessitent des mesures continues et des analyses des variables hydro-pluviométriques
qui gouvernent tout le processus de genèse des crues. Cela nécessite, en plus d’un équipement
expérimental consistant, des outils informatiques adaptés pour l’analyse, le traitement des
données et l’élaboration de consignes d’aide à la prévision hydrologique et la gestion de
risque d’inondations. (Exemple, le module hydraulique HEC-GEORAS.

Mots clés : Ait Yahia ou Alla, bassin versant, crues, HEC-GEORAS.

3
Sommaire
DEDICACES ............................................................................................................................................... 1
Remerciements ....................................................................................................................................... 2
Liste de tableaux...................................................................................................................................... 6
INTRODUCTION GENERALE ..................................................................................................................... 7
Chapitre I : Cadre générale de l’étude ............................................................................................... 9
I. Introduction : ............................................................................................................................... 9
II. PRESENTATION DU BASSIN VERSANT DE SEBOU ........................................................................ 9
2.1. Aspect hydraulique du bassin de Sebou : .............................................................................. 10
1.2. Principaux problèmes et contraintes : .................................................................................. 12
III. Généralités sur les inondations ............................................................................................. 13
3.1. Définition ........................................................................................................................... 13
IV. Crues Historiques au Maroc .................................................................................................. 15
V. Protection contre les crues ....................................................................................................... 16
VI. Problématique de la zone D’étude........................................................................................ 17
CHAPITRE II : Etudes géomorphologique des bassins versantes du centre Ait Yahia ou Alla. ............. 18
I. Introduction ............................................................................................................................... 18
II. Le Contexte Générale d’Ait Yahia ou Alla .................................................................................. 18
2.1. Cadre administrative et géographique : ............................................................................ 18
2.2. Contexte socio- économique : ........................................................................................... 19
III. Cadre géologique et Géomorphologique ............................................................................. 20
IV. Cadre climatique ................................................................................................................... 23
V. Caractéristiques physiographiques des bassins versants du centre Ait Yahia ou Alla. ............. 28
CHAPITRE III : Etude hydrologique ...................................................................................................... 35
Introduction....................................................................................................................................... 35
II. Données d’entrées .................................................................................................................... 35
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ......................................................................................................... 45
ANNEXES................................................................................................................................................ 46
Annexe 1. Présentation de l’ABHS..................................................................................................... 46
1.1. Création : ........................................................................................................................... 46
1.3. Tâches effectuées à l’agence : ........................................................................................... 47
Annexe2 : Préparation des données ................................................................................................. 48

4
Liste de figure
Figure 1: carte de découpage administratif de la zone d'action l'ABHS. ( ABHS. 2017) ..................... 10
Figure 2 : carte des nappes du bassin du Sebou ............................................ Erreur ! Signet non défini.
Figure 3 : Situation géographique du centre Ait Yahia ou Alla ............................................................ 19
Figure 4 : carte géologique schématique de la zone d'étude ............................................................... 23
Figure 5: Précipitation moyennes annuelles: station Ain Bittit (1986/87-2015/16) ............................. 25
Figure 6 : Hauteurs des précipitations moyennes mensuelles : station Ain Bittit (1986/1987-
2015/2016) ............................................................................................................................................ 26
Figure 7 : carte du réseau hydrographique de la région D'ait Yahia ou Alla ......................................... 28
Figure 8: carte topographique d'Al Hajeb 1 :50000 .............................................................................. 29
Figure 9 : Délimitation des bassins versants des chaâbats traversant le centre Ait Yahia ou Alla ....... 30
Figure 10 : carte d'un tin sur ArcGIS. ................................................................................................... 32
Figure 11: carte des pentes de la zone d'étude "center Ait Yahia ou Alla". .......................................... 33

5
Liste de tableaux

Tableau 1 :Récapitulatif de la dotation en infrastructures pour le centre Ait Yahia ou Alla ................ 20
Figure 4 : carte géologique schématique de la zone d'étude (ABHS) ................................................... 23
Tableau 2: la station météorologique étudiée ...................................................................................... 24
Tableau 3: Hauteurs des précipitations moyennes mensuelles du station Ain Bittit (86/87-15/16) ...... 26
Tableau 4: classe et type de pente (2016). ............................................................................................. 33
Tableau 5: Les caractéristiques physiographiques des bassins versants de centre Ait Yahia ou Alla. . 34
Tableau 6: la station météorologique étudiée ...................................................................................... 35
Tableau 7: Résultats de calcul des temps de concentration par différentes méthodes .......................... 37
Tableau 8:coefficients Montana pour les différentes fréquences de retour à la ville de Fès ................. 39
Tableau 9: les valeurs des paramètres k1 et k2 au Maroc....................................................................... 40
Tableau 10: Résultats des calculs des débits de points en m3 / s par les méthodes empiriques en
fonction des périodes de retour.............................................................................................................. 42
Tableau 11: calcul de l’intensité maximale de pluie par le temps ....................................................... . 43
Tableau 1 : Les précipitations annuelles…………………………………………………….50

Tableau 2 : Les précipitations mensuelles……………………………………………………51

6
INTRODUCTION GENERALE

Au cours des vingt dernières années, le Maroc a connu un certain nombre


d’événements d’inondations au niveau de plusieurs régions du pays en raison d’une part, de la
croissance démographique, et du développement urbain, agricole, industriel et touristique qui
entrainent une occupation croissante des zones vulnérables et d’autre part, de l’aggravation
des phénomènes extrêmes (sécheresse et crues) suite aux changements climatiques.

Les épisodes qui ont causé d’importants dégâts humains et matériels ont eu lieu
notamment en 1995 (Ourika), 1996-1997 (plaine du Gharb), décembre 2002 (Mohammedia,
El Jadida, Taza, Tétouan, Settat, Berrechid), 2009-2010 (plaine du Gharb, Rabat, Er-Rachidia,
Missour, IminTanout, Tanger, Nador, Casablanca, Khenifra, Tétouan, Agadir, Ait Melloul,
Essaouira…).

Le plan national de protection contre les crues, réalisé par la Direction de la recherche
et de la planification de l’eau en 2011, a permis d’identifier 392 sites qui présentent un risque
de crues dont 63 sont situés dans le bassin de Sebou. (2015).

Cette étude s’intéresse au centre Ait Yahia ou Alla, qu’est situé à environ 3 km au sud-
ouest de la ville d’Azrou (province Ifrane). Il est traversé par la route provinciale RP 7209
liant la ville d’Azrou à Ain leuh. L’origine principale des inondations du centre Ait Yahia ou
Alla est le drainage des eaux pluviales de Jbel kharzouza.

Ce mémoire est organisé en trois chapitres dans lesquels sont présentés les aspects de
la méthodologie suivie pour la préparation à la modélisation hydrologique, ainsi que
l’application de cette méthodologie au bassin du centre Ait Yahia ou Alla.

Le premier chapitre, comprend une Présentation du bassin versant de Sebou et des


généralités sur les inondations.

Le deuxième est consacré sur la détermination des facteurs qui vont prédire la réponse
hydrologique du bassin du centre Ait Yahia ou Alla, ils regroupent la situation géographique
et géologique, les caractéristiques morpho-métriques et topographiques, du réseau
hydrographique et hydro-climatiques, à ce stade, on a va établir une étude basée sur la
construction du modèle du bassin par l’élaboration des cartes d’altitude, des pentes, du réseau
hydrographique et aussi effectuer certains calcul pour caractériser mieux le bassin tel que le
périmètre, la superficie ,et le coefficient de compacité, on a abordé une étude des paramètres

7
hydro-climatiques essentiels (précipitations, débit) qui s’avère très utile puisque c’est grâce à
eux que s’opèrent les différents mécanismes régissant les transferts d’eau.

Le troisième chapitre comprend l’étude hydrologique pour déterminer les débits de


pointe (Qp) des crues de fréquences caractéristiques du centre Ait Yahia ou Alla.

8
Chapitre I : Cadre générale de l’étude

I. Introduction :
Le bassin versant de Sebou, de par sa situation géographique est soumis à un climat semi-
aride .cette caractéristique climatique fait de l’eau une ressource très sollicitée et mal répartie
tant dans le temps et dans l’espace.

L’augmentation rapide de la demande en eau, notamment pour les besoins agricoles,


domestiques, industrielles et touristiques a provoqué une exploitation intenses des ressources
hydriques disponibles dans les nappes aquifères de ce bassin versant de Sebou, ce dernier de
par sa grande superficie, renferme plusieurs sous bassins versants de démentions variables,
dans notre cas on parle de sous bassin versant (Ait Yahia ou Alla) sous forme de chaâbats
dans la région d’Ifrane.

II. PRESENTATION DU BASSIN VERSANT DE SEBOU


Le bassin de Sebou forme une cuvette entre le Rif au Nord, le moyen Atlas et la Meseta au
sud, le couloir Fès-Taza à l’Est et l’Océan Atlantique à l’Ouest. D’une superficie d’environ
40.000 km², il est l’un des bassins les plus importants du royaume et renferme actuellement
une population totale de près de 6,2 millions d’habitants (2004). Il dispose d’une économie
agricole et industrielle qui contribue de façon importante à l’économie nationale.

Il est également très riche en potentialités touristiques. On y trouve des villes impériales à
civilisation millénaire constituant un patrimoine universel comme les villes de Fès et Meknès,
les sites romains de Walili (Volubilis) et les grottes de Friouatou dans la région de Taza. Le
bassin de Sebou couvre en totalité ou en partie:

• 5 régions économiques : Fès-Boulemane, Al Hoceima-Taza–Taounate, Meknès-Tafilalt,


GharbChrarda-Beni Hssen et Rabat–Zemmour-Zair.

• 3 Wilayas : Fès_Boulemane, Meknès-Tafilalt et Cherarda- Beni Hssen.

• 15 provinces et préfectures dont 8 en totalité (Meknès, El Hajeb, Fès, MyYaacoub, Sefrou,


Taounate, Kénitra, Sidi kacem) et 7 partiellement : (Ifrane, Boulemane, Taza, Chefchaouen,
Khémisset, Khénifra et Al Hoceima).

 Plus de 70 centres urbains et environ 260 communes rurales, appartenant aux


différentes.

9
Figure 1: carte de découpage administratif de la zone d'action l'ABHS. (ABHS, 2017)

Le bassin hydraulique de Sebou établi des orientations et des objectifs comme ; la


stratégie du secteur de l’eau dans le bassin du Sebou ,assainissement et lutte contre la
pollution, la protection et aménagement des bassins versants ,gestion des ressources en eau
solidaire et intégrée enter bassins, gestion des risques naturels ( inondations et sécheresses),et
information éducation et sensibilisation des population.

2.1. Aspect hydraulique du bassin de Sebou :


Le bassin du Sebou est marqué par un contexte géomorphologique et climatique très
diversifié et renferme près du tiers des eaux de surface du royaume. Ce bassin se caractérise
par un réseau hydrographique représenté principalement par l’oued Sebou et ses affluents.
L’oued Sebou prend sa source, sous l’appellation d’oued Guigou, dans le Moyen Atlas
à 2100m d’altitude. Il sillonne une longueur d’environ 500 km avant d’atteindre son exutoire
dans l’océan atlantique à Mehdia prés de Kénitra drainant ainsi une superficie voisine de
40000 km2. Le long de son parcours, l’oued Sebou intercepte plusieurs affluents venus de
régions contrastées dont les plus importants sont l’oued Ouergha dans le Rif, l’oued Inaouene
deuxième affluent principal du Sebou après l'Ouergha, qui coule suivant une direction
est-ouest, le long du couloir sud-rifain et l’oued Lebene dans le couloir de Taza au contact du
Rif et du Moyen Atlas ainsi que les oueds Beht et Rdom issus du plateau central.

10
Le bassin du Sebou produit prés du tiers des eaux de surface du Maroc. Il peut être
subdivisé, du point de vue hydrologique, en quatre ensembles :

· Le haut et le moyen Sebou : ces deux affluents drainent respectivement des superficies
voisines de 6000 Km2 et 5400 km2.
· L’oued Ouergha contrôle un bassin versant d’une superficie de l’ordre de 7300 Km2.
· Le Beht rejoint le Sebou dans la plaine du Gharb. Ce cours d’eau draine un bassin versant
d’environ 9000 Km². Parmi les affluents les plus importants du Beht figure l’oued R’dom.
· L’Inaouene et l'oued Lebene viennent de la région de Taza, au contact des domaines moyen-
atlasique et pré-rifain. Ces affluents contrôlent des superficies respectives de 3400 km2 et
1200 Km2 environ.
· Le bas Sebou, dont la superficie couvre environ 6000km2, et qui constitue un chenal instable
et insuffisant pour supporter les débits de crues.

Le bassin du Sebou fait partie des bassins les plus riches en eau souterraine du Maroc.
Ses ressources mobilisables (1020 mm3) représentent environ 25% du potentiel
mobilisable du Maroc.

Les ressources en eau souterraines du bassin du Sebou sont contenues dans plusieurs nappes,
dont les plus importantes sont :

la nappe de Dradère-Souière ;
la nappe de la Mamora ;
la nappe du Gharb ;
la nappe de Bou Agba ;
les nappes du bassin du Fès-Meknès (phréatique et profonde) ;
les nappes du couloir de Fès-Taza (phréatique et profonde) ;
les nappes du Causse du Moyen Atlas (basaltes quaternaires et calcaires et
dolomies du Lias);
la nappe du Moyen Atlas plissé.

11
Figure 2 : carte des nappes du bassin du Sebou

1.2. Principaux problèmes et contraintes :


Le bassin du Sebou est le bassin le plus pollué du pays. En effet, il est situé en tête de
l’ensemble des bassins du Maroc en termes de pollution organique d’origines industrielle et
domestique et de pollution toxique. Il est suivi de loin par le Tangérois, le Tensift et le
Bouregreg. Les sources de pollution sont multiples et se résument comme suit:

• La pollution d’origine domestique ( le rejet des eaux usées )

• La pollution d’origine agricole (l’infiltration dans les eaux souterraines des produits
agrochimiques).

• La pollution par les décharges publiques (dégagement des lixiviats qui rejoignent les
eaux superficielles ou souterraines)

• La pollution d’origine industrielle (forte concentration en matières organiques,


consommation de l'oxygène dissous de l’eau)

Concernant les nappes le problème se double d’un effet d’abaissement rapide de leur
niveau.

12
Enfin, les questions de déforestation des massifs et de dégradation des sols constituent
de vrais problèmes pour l’envasement des barrages, les pertes des sols cultivables et les
inondations. Par ailleurs, le retard enregistré en matière de valorisation des ressources en eau
mobilisées, notamment dans le domaine agricole, remet en cause la rentabilité des projets
réalisés.

Face à ce contexte de réfraction croissante de l’eau, la gestion des ressources en eau avec
efficacité et souci de durabilité est devenue comme objectif majeur de stratégie de
développement. La mobilisation des ressources en eau et l’édification des barrages en tant que
moyen pour cette mobilisation, joue un rôle important dans le processus de développement
économique et social à l’échelle du bassin de Sebou et à tous le pays

III.Généralités sur les inondations


3.1. Définition
Une inondation, correspond au débordement lent ou rapide des eaux hors de leur
emplacement habituel. Cette submersion affecte généralement des terrains avoisinant un cours
d’eau ou un plan à niveaux variables (par exemple lit moyen ou majeur), elle peut être
régulière, par exemples dans les zones tempérées et froides au moment de la fonte des neiges,
ou bien dans les pays tropicaux et de mousson pendant la saison des pluies exceptionnelles
(orages de début de saison au Maghreb) ou par la rupture d’ouvrages. Elle se produit lorsque
de l’eau en excès ne peut être évacuée par les voies naturelles (lit mineur des cours d’eau) ou
artificielles prévues à cet effet (drains canaux d’irrigation ou réseaux d’assainissement).

3.2. Causes et conséquences


Les inondations peuvent avoir de nombreuses causes cumulables, certaines sont
naturelles et d’autres anthropiques:

Généralement ce sont les crues d’eau suite à des pluies de forte intensité qui sont la
cause principale. Une crue est l’augmentation du débit d’un cours d’eau dépassant plusieurs
fois le débit moyen.

Les inondations peuvent aussi résulter d’une lenteur, voire une absence d’infiltration dans des
espaces soumis à des averses de forte intensité. Nombre d’inondations ou crues pluviales dans
les villes se sont produites à cause des lieux rendus imperméables et à cause de l’incapacité
des réseaux d’assainissement d’évacuer l’excès d’eau.

13
Certaines inondations sont liées à la rupture d’ouvrages (Barrage ou digue) ou à un
glissement de terrain où la masse de matériau glissé bouche le lit du cours d’eau et empêche
l’écoulement habituel.

3.3. Types des crues

Les inondations peuvent être la conséquence de crues ou simplement de fortes averses.


Les principaux facteurs qui influencent la durée et l’intensité des inondations sont la
pluviométrie, l’état hydrique des sols, le degré d’imperméabilité, le couvert végétal, les
pratiques culturales, le drainage, l’aménagement et l’entretien du réseau hydrographique.

 Inondation de plaine

Elles sont provoquées par des crues lentes et progressives, Elles se produisent souvent
après une longue période de pluviosité. Lorsque les sols sont saturés d’eau, plutôt en Hiver,
elles ne créent pas de dangers pour les vies humaines, sauf imprudence, mais peuvent s’étaler
sur plusieurs semaines, et occasionner des dégâts très importants.
Au Maroc, ces inondations se produisaient sur les plaines alluviales des grands fleuves
ayant un bassin versant dépassant 10000 Km2 (Moulouya, Sebou, Oum Errabi, Tensift, Souss,
Draa, Ziz), mais la construction de grands barrages sur ces fleuves a nettement baissé
l’ampleur des inondations de ces fleuves. En 1996, une inondation de ce type a couvert plus
de 140 000 hectares de la plaine du Gharb.

 Inondations dues à des crues torrentielles

Ce sont de brusques crues de torrents ou de rivières suite à des pluies abondantes dans des
zones montagneuses, où les pentes fortes accélèrent le courant. Elles causent la montée des
eaux (plusieurs mètres en quelques heures). Elles ne peuvent être prévues plusieurs jours à
l’avance. Elles sont souvent dévastatrices et meurtrières.
Au Maroc, ce sont généralement les affluents des grands fleuves qui sont responsables des
inondations concernant souvent des villages ou villes installés au piémont des grands reliefs,
au bord des cours d’eau.

 Inondation par ruissellement (crues pluviales « urbaines »)

Elles sont provoquées par des fortes pluies sur des sols où les infiltrations sont quasi
nulles. Dans les zones urbanisées, les sols imperméabilisés ne permettent pas à l’eau de
s’infiltrer. Les eaux de pluie ruissellent, saturent les réseaux d’évacuation et entraînent une

14
remontée d’eaux par les égouts ce qui a pour conséquences la submersion de la voirie et des
constructions de tout un quartier.

IV. Crues Historiques au Maroc


Les précipitations qui se sont abattues des dernières années sur le Maroc ont provoqué des
inondations qui ont plongé, certaines régions du Royaume dans l’isolement. Parmi les sites
exposés à ce risque, on peut citer les exemples suivants:

 Ourika 

Le bassin versant de l’Ourika, situé dans le Haut Atlas de Marrakech, présente une forme
allongée avec des pentes très importantes au niveau des affluents et des versants. De point de
vue lithologique, les terrains sont assez imperméables ce qui fait accroître les risques
d’inondations. Cette situation favorise une augmentation des volumes d’eau mobilisés par le
cours d’eau principal et le développement d’importantes crues. De plus le bassin connaît
souvent des épisodes orageux parfois rapides qui génèrent des inondations surtout en période
d’été.
Cette région, a déjà connu plusieurs crues dans les années passées mais les plus
dangereuses sont celles d’Août 1995 qui ont tout emporté sur leur passage avec plus d’une
centaine de morts et quatre-vingts disparus. (Agence de Bassin Hydraulique du Tensift.2005)

 Gharb

Le bassin hydraulique du Gharb dispose du plus fort débit des eaux de surface. Malgré
leur grande capacité de stockage, les barrages de cette région sont saturés.
Cette région qui se trouve à la croisée des deux grands fleuves Sebou et Baht, est aussi
soumise à de fortes inondations, dont la cause reste liée à la nature argileuse du sol et à
l’abondance des eaux qu’il faut transférer vers les régions les moins loties.

 Mghogha

La ville de Tanger, notamment le quartier industriel de Mghogha est aussi menacé par le
risque d’inondation.
Lors de ces dernières inondations d’Octobre 2009, Oued Mghogha a submergé deux zones
industrielles occasionnant d’énormes dégâts matériels à des dizaines d’usines ; ce secteur a été
paralysé pendant plusieurs jours, à cause de ces inondations. En effet, 62 mm étaient

15
largement suffisants pour que ce quartier et toute la ville du Détroit se noient sous les eaux.
(La vie éco. 2010).

 Malha

La province de Taza a connu le 22 Novembre 2002 des précipitations torrentielles


d’origines orageuses qui ont engendré la crue d’oued Larbâa et son affluent oued El Haddar.
La crue d’oued Larbâa a touché le quartier Malha à 5H30 et a duré 5h. Le débit de pointe
est estimé à 800 m3/s. Le volume de la crue est d’environ 14,4 Mm 3.
Comme pour les crues précédentes, les douars Malha et Chleuh ont été les plus touchés
par les eaux de crue.

V. Protection contre les crues


Ne pouvant empêcher ces inondations de se produire, il est cependant possible d’en
atténuer les effets ou d’en diminuer la fréquence en priorité au niveau des zones les plus
sensibles et les plus exposées. Ces protections peuvent être réparties en deux groupes :
directes et indirectes.

5.1. Protection directe


La protection directe consiste à intervenir directement sur le site menacé par la mise en
œuvre des actions suivantes:
- Curage qui permet une nette amélioration des conditions d’écoulement suite à l’élimination
de tous les obstacles et les dépôts entravant l’écoulement des eaux dans le cours d’eau.

- Rééquilibrage qui permet d’élargir et d’approfondir les sections des cours d’eau pour
augmenter leur capacité d’évacuation des eaux et assurer une section mouillée répondant aux
critères de protection désirées.

- Renforcement des ouvrages de franchissements des oueds et modifications de leurs


caractéristiques et des systèmes existants en cas de leur insuffisance.

- Réalisation des canaux permettant de régénérer le couloir initial de l’oued.

- Protection des berges qui comprend tout ouvrage visant à maintenir la stabilité des terres en
dépit de l’action de l’eau.

- Endiguement des oueds par la réalisation de digues qui longent le cours d’eau sur ses deux
berges.

16
5.2. Protection indirecte
Elle consiste à intervenir plus loin des sites menacés, en réalisant des ouvrages sur les
oueds responsables des inondations.
- Création des canaux périphériques.

- Réalisation des barrages ou seuils pour stocker et laminage des crues à l’amont des
zones menacées.

- Aménagement des bassins versants contre l’érosion par la construction de seuils en


gabions permettant la réduction des vitesses.

VI. Problématique de la zone D’étude


Dans le cadre de ce mémoire, nous nous intéresserons aux Risques d’inondations dans les
bassins versants du centre Ait Yahia ou Alla. Ce centre est exposé au risque d’inondations
provoquées par les crues générées par un ensemble de châabats.

17
CHAPITRE II : Etudes géomorphologique des bassins
versantes du centre Ait Yahia ou Alla.

I. Introduction
La caractérisation hydrologique du bassin versant du centre Ait Yahia ou Alla ne sera
entamée qu’après une analyse des facteurs qui vont prédire sa réponse hydrologique,
notamment le régime des écoulements en période des crues. Ainsi nous devons citer les
facteurs suivants : La situation géographique et géologique et les caractéristiques
morphomètriques, celles du réseau hydrographique ainsi que les caractéristiques hydro-
climatiques.

L’estimation de ces caractéristiques sera basée sur la technique de digitalisation et les


modèles numérique du terrain.

II. Le Contexte Générale d’Ait Yahia ou Alla


2.1. Cadre administrative et géographique :
Le centre d’Ait Yahia ou Alla se situe au sud-ouest de la ville d’Azrou à environ 3 km

(fig.3). Il appartient à la commune rurale de Tigrigra, caïdat Irklane, cercle d’Azrou, province
d’Ifrane, région de Meknès-Tafilalt. Le centre est desservi par la route provinciale RP 7209
menant vers Ain Leuh et Khénifra.

La commune rurale de Tigrigra est limitée par :

Au Nord : la commune rurale de Ben Smim

A l’Est : la commune rurale de Timahdite

À l’Ouest : la province d’El Hajeb

Au sud : la commune rurale de Sidi El Mekhfi

18
Figure 3 : Situation géographique du centre Ait Yahia ou Alla

2.2. Contexte socio- économique :

2.2.1. Démographie et population


Le nombre de la population rurale dans la province d’Ifrane est de 69 596 (environ
48.55% de la population). Au niveau de la commune rurale Tigrigra, le nombre de la
population rurale est de 10 849. Le taux d’accroissement moyen annuel en monde rural est de
l’ordre de 0.4% contre 0.7% en 1994. Au niveau du centre Ait Yahia ou Alla, le nombre des
habitations est d’environ 80 maisons.

2.2.2. Activités économique


L’agriculture et l’élevage constituent les activités principales, les autres secteurs
participent à taux très réduit à l’activité et aux revenus de la population. L’économie de la
région se trouve développée pendant les saisons estivales du fait de la renommé touristique et
artisanale de la zone.

19
2.2.3. Urbanisation et infrastructures
Les infrastructures sociales et économiques restent insuffisantes au niveau du centre
Ait Yahia ou Alla et de la commune rurale Tigrigra.

Sa dotation en infrastructures est détaillée dans ce qui suit :

 Le secteur de l’enseignement: Existence d’une école primaire au niveau du centre et


un collège.
 Le secteur de la santé publique : la commune de Tigrigra dispose d’un centre de santé
communal au niveau du centre Ait Yahia ou Alla.
 Les voies routières : la desserte du centre est assurée par la route provinciale RP 7209.
il est situé à environ 3 km de la ville d’Azrou.
 Autres infrastructures de base :
Le taux d’accès à l’eau potable au niveau de la commune est de 68 %.
Pour l’assainissement liquide, les rejets des eaux usées se font dans des fosses
septiques, des puits perdus ou se déversent directement dans la nature. Ces rejets
des eaux usées constituent un risque pour les ressources superficielles et
souterraines.
Le taux d’électrification au niveau de la commune est de 100%.

Tableau 3 :Récapitulatif de la dotation en infrastructures pour le centre Ait Yahia ou Alla

Dotation en infrastructures
Centre
Voies Eau
Enseignement Santé Assainissement liquide Électrification
routières potable

Ait Yahia écoles primaires et


Centre de santé RP 7209 68 % fosses septiques ou nature 100%
ou Alla collège

III. Cadre géologique et Géomorphologique

3.1. La géomorphologie :
Le centre d’Ait Yahia ou Alla appartient au Causse moyen-atlasique qui se caractérise
par une structure tabulaire, plus faillée que plissée. Il s’agit en fait de vastes plateaux
karstiques qui surplombent les plaines environnantes de la Meseta et du Sais à des
altitudes comprises entre 1000 et 2200 m. Au niveau du centre d’Ait Yahia ou Alla,
l’altitude est comprise entre 1100 et 1500 m.

20
Des ondulations à très grands rayons de courbure, des systèmes de failles, créent des
cuvettes ou des horsts, tels le grand horst de Michlifène qui partage le Moyen Atlas
tabulaire en deux tronçons: l'un méridional, l'autre septentrional. Les cuvettes sont
nombreuses, créant des bassins versants fermés au centre desquels existent souvent des
lacs permanents ou « Dayet » (Dayet Aoua, Dayet Ifrah, etc.)

3.2. La géologie :
Le Causse moyen atlasique est limité à l'ouest par les terrains primaires du bassin de
l'oued Beht (Meseta primaire marocaine) et au Nord-est par ceux du massif du Tazzeka sur
lesquels il repose. Au nord, la limite est déterminée par les terrains de recouvrement tertiaires
et quaternaires du couloir Sud-Rifain sous lesquels il s'ennoie en un vaste synclinal
dissymétrique, interrompu sur son flanc nord au contact du Rif et du Prérif (Ressources en
Eau du Maroc).

Le Causse moyen-atlasique est subdivisé suivant des critères géographiques et


structuraux : une partie occidentale qui va de la bordure de la Meseta à l'oued Sebou à l'est et
une partie orientale qui correspond aux bordures liasiques de l'anticlinal du Tazzeka. La partie
occidentale est elle-même subdivisée en deux tronçons suivant des critères structuraux : un
tronçon septentrional au nord-ouest et un tronçon méridional au sud-est, séparés par
l'importante ligne d'accidents du Tizi-N'Tretten. Le centre d’Ait Yahia ou Alla fait partie du
tronçon septentrional.

La stratigraphie du causse moyen atlasique est donnée comme suit (Fig.4) :

 Le socle hercynien : Les sédiments primaires composant la majeure partie de la


Meseta centrale, n'affleurent que très peu dans le Moyen Atlas tabulaire où ils
n'apparaissent qu'à la faveur de quelques « boutonnières » (El-Menzel, Bsabis, jbel du
Kandar, Koudiat-Shoubat au NW de Sefrou. Ce socle laisse pointer les roches dures
du Primaire (grès, calcaires, quartzites) au sein de schistes tendres déblayés par
l’érosion.
 Le Permo-Trias : Il est constitué par une série de marnes et argiles rouges, parfois
violacées, gypsifères, salifères, au sein de laquelle s'intercalent des coulées de basaltes
doléritiques ; le Permo-Trias repose en discordance sur la surface post-hercynienne.
 Le Lias inférieur : Avec le Lias inférieur débute la formation des dolomies et calcaires
qui constituent le principal matériau du Causse. Dans le tronçon septentrional, étage
représenté par des niveaux de marnes et calcaires marneux ou dolomitiques de faible

21
importance (1 à 5 m), affleurant en divers points au pied de la bordure occidentale
entre El-Hajeb et Ben-Smim. Au-dessus de ces niveaux, le Lias inférieur est
représenté par une série dolomitique d'environ 150 m d'épaisseur où l'on peut
distinguer trois grands ensembles qui sont de bas en haut : des dolomies sableuses, des
dolomies marneuses, des dolomies litées.
 Le Lias moyen : Dans le synclinal d'Ifrane, le Pliensbachien est représenté dans la part
supérieure des dolomies litées qui forment le terme supérieur du Lias inférieur.
Le Domérien est constitué ensuite par la succession suivante, de bas en haut: calcaires
lités (10 à 15 m) ; dolomies intercalaires (20 m) ; calcaires lités (10 m) ; dolomies
supérieures (20 à 25 m).
 Le Lias supérieur et le Dogger : Avec le Toarcien apparaît un changement radical
dans la sédimentation et les faciès marneux prennent beaucoup d'importance.
Cependant, les sédiments du Lias supérieur et du Dogger sont beaucoup moins
représentés que les séries dolomitiques et calcaires du Lias inférieur et moyen. A partir
du Toarcien supérieur commence à se développer une série marno-calcaire qui se
poursuit durant tout l'Aalénien et le Bajocien inférieur. Alors que le Bajocien moyen
présente un faciès nettement marneux (marnes de Boulemane), le Bajocien supérieur
est représenté par une série de calcaires plus ou moins dolomitiques appelés
généralement «calcaires corniches». Le Bathonien ne serait présent que
sporadiquement dans le synclinal de Bekrit. Le reste du Jurassique est absent (phase
d'émersion).
 Le Crétacé : Dans le Moyen Atlas tabulaire, les dépôts crétacés ne sont représentés
que dans le synclinal de Bekrit - Timhadite, à partir du Cénomanien légèrement
discordant sur le Jurassique. Cénomanien et Turonien sont sous des faciès
d'alternances calcaires et marneuses, le Sénonien très épais étant franchement marneux
dans l'ensemble
 Le Tertiaire : L'Oligocène, le Miocène et le Pliocène ne semblent pas représentés dans
les causses du Moyen Atlas. Il convient de signaler un seul affleurement de
Mio-Pliocènç continental au nord d'Almis du Guigou
 Le Quaternaire :

 Coulées volcaniques : Sur le plateau de Timhadite, dans le voisinage des grands


cratères (jbel Hebri, Chedifat et du Bou-Ahsine à la vallée de l'oued guaigou). Les
coulées atteignent des épaisseurs d’ordre de 150 à 200 m. Cette épaisseur va en

22
diminuant vers la périphérie du plateau pour atteindre quelques dizaines de mètres.
Dans la vallée de l'oued Tigrigra à l'W d'Azrou, la coulée atteint 90 m, mais se trouve
réduite vers l'ouest à une épaisseur de 3,5 m au seuil de Sidi-Mekhfi.
 Les formations quaternaires : Les principales formations quaternaires se sont
accumulées au fond de cuvettes fermées ou semi fermées. Ce sont des dépôts de
dayas, provenant de la décomposition sur place des calcaires et dolomies et du
ruissellement périphérique. Ces dépôts, essentiellement argileux, peuvent atteindre de
fortes épaisseurs. Une autre formation quaternaire très fréquente est celle que
constituent les dépôts de travertins que on trouve à l'émergence de chaque grande
source du Lias ou jalonnant l'emplacement d'anciennes émergences aujourd'hui
disparues ou déplacées. Ces dépôts de travertins ne sont d'ailleurs pas seulement
quaternaires mais peuvent être plus anciens (Pliocène).

Figure 4 : carte géologique schématique de la zone d'étude (ABHS)

IV. Cadre climatique


Le climat joue un rôle déterminant dans le cycle hydrologique. Il régit la répartition spatio-
temporelle des ressources hydriques et conditionne son potentiel hydrogéologique.

23
Dans cette partie, nous étudions la variabilité spatio-temporelle des paramètres climatiques
(précipitations, températures), enregistrés dans la station (Ain Bittit) qui est répartie prés du
centre Ait Yahia ou Alla.

Les données de cette station sont récupérées auprès du service hydrologique de l’agence du
bassin hydraulique de Sebou.

Tableau 4: la station météorologique étudiée

Coordonnées
station
X Y Z

Ain Bittit 519660 35500 760

a) La pluviométrie :

Les précipitations forment un paramètre hydrologique d’une grande importance dans


le fonctionnement d’un bassin versant. Celles-ci, désignent toutes les formes variées sous
lesquelles l’eau solide ou liquide contenue dans l’atmosphère et qui tombe sur la surface
terrestre.

 Analyse des précipitations annuelles

24
Figure 5: Précipitation moyennes annuelles: station Ain Bittit (1986/87-2015/16)

D’après la Fig.5, on peut tirer les résultats suivants :

- Les années des fortes pluviométries est marquées par des précipitations très importantes
sont les années 08/09,09/10,10/11, ou la précipitation atteint une valeur varie entre 725mm et
854mm.

- Les années 92/93 et 94/95 sont marqués par des précipitations faibles prendront des valeurs
varient entre 231mm et 262mm.

- L’année 2015/2016 caractérisé par des précipitations irrégulière (48mm).

 Analyse des précipitations mensuelles

25
Figure 6 : Hauteurs des précipitations moyennes mensuelles : station Ain Bittit (1986/1987-2015/2016)

La fig. 6 montre que le mois le plus pluvieux est Novembre alors que le mois le plus
sec est Juillet.
La hauteur de ces précipitations (Fig.6) croit progressivement à partir du mois de
Septembre jusqu’à ce qu’elle atteigne son maximum au mois de Novembre. Elle décline pour
atteindre son minimum au mois de Juillet, à partir duquel, elle reprend sa remontée

Tableau 5: Hauteurs des précipitations moyennes mensuelles du station Ain Bittit (86/87-15/16)

station Le mois le plus Le mois le plus Pluie maximale Pluie minimale


pluvieux sec
Ain Bittit Novembre Juillet 73.7 4.6

b) La température :

La température est l’une des composantes principales du climat. Elle constitue


également un facteur primordial en hydrologie. Elle contrôle l’intensité de plusieurs
paramètres du cycle d’eau: l’évaporation, la transpiration des végétaux…

Le Moyen Atlas est une région où la température est sensiblement influencée par
l'altitude moyenne du massif. Les valeurs enregistrées sont relativement basses par rapport
aux régions avoisinantes et confèrent une allure de climat tempéré.

26
c) Régime des vents :

Les vents dominants en hiver sont des vents ouest, et Est en été.

d) Ressources en eau :

La seule origine de l'alimentation en eau souterraine des Causses est météorique (pluie
ou neige). Une très forte proportion des précipitations s'infiltre dans le karst calcaire et
réapparaît principalement à la périphérie du Moyen Atlas tabulaire.

Le bassin d’El Hajeb-Ifrane s'inscrit sur le synclinal d'Ifrane dont l'axe est orienté NW
- SE. La limite W est la bordure du Causse entre El-Hajeb et Azrou.

A El-Hajeb une faille d'orientation SW-NE, surélève le substratum imperméable et


isole totalement le Causse d'Agouraî du bassin d'Ifrane. Un réseau de failles WSW - ENE
hache la bordure du Causse entre El-Hajeb et Bou-Rhaname, surélevant le Primaire et le
Permo - Trias, empêchant ainsi tout abouchement entre le Causse d'El-Hajeb et la plaine de
Meknès-Fès vers le nord.

La limite est du bassin de El-Hajeb-Ifrane suit une longue faille orientée SSE - NNW
qui s'incurve en direction atlasique SW - NE à partir du jbel Aîn- Ouslaf. Cette faille suit un
axe anticlinal important qui surélève le substratum permo-triasique, constituant ainsi une ligne
de séparation des eaux souterraines entre les bassins d'El-Hajeb—Ifrane et d'Immouzer du
Kandar. Cette faille est jalonnée de nombreux bassins fermés ou semi – fermés (en particulier,
les bassins fermés des cours d’eau traversant le centre d’Ait Yahia ou Alla).

La limite sud est constituée par la faille SW – NE qui marque la bordure nord du
bassin de Ras-el-Ma et par le horst de Michlifène.

Les émissions d'eau du bassin d'El-Hajeb-Ifrane sont essentiellement constituées par la


somme des débits des sources et des abouchements avec le Sais. Le débit global de ces
émissions a été évalué à environ 7 m3/s dont 1,2 m3/s résulteraient des abouchements avec la
plaine de Meknès-Fès.

27
Figure 7 : carte du réseau hydrographique de la région D'ait Yahia ou Alla

V. Caractéristiques physiographiques des bassins versants du centre Ait


Yahia ou Alla.

5.1. Introduction
Cette partie est consacrée à une description générale du bassin versant analysé afin de
donner les indications géographiques, physiographiques, bases indispensables à la
compréhension future des mécanismes hydrologiques. En effet l’altitude, la pente et la forme
d’un bassin versant reliées à la lithologie renseignent sur le type de réponse hydrologique du
bassin.
Les principales caractéristiques physiographiques et géomorphologiques d’un bassin
versant étudié ont une importance majeure car elles interviennent, et souvent d’une façon
combinée, dans les modalités de l’écoulement superficiel. Les caractéristiques physiques d'un
bassin versant influencent fortement sa réponse hydrologique, et notamment le régime des
écoulements en période de crue ou d'étiage. Le comportement hydrologique d’un bassin
versant est influencé par les facteurs physiographiques qu’on va détailler par la suite,

28
généralement ces caractéristiques vont être estimé à partir de la carte topographique de la
région.

5.2. Caractéristique morphomètriques


On s’est basé sur la carte ci-dessous pour avoir les caractéristiques morpho-métriques
obtenus par l’ArcGis.

Figure 8: carte topographique d'Al Hajeb 1 : 50.000

5.2.1. La superficie et le périmètre :


Les caractéristiques morphométriques du bassin versant ont des conséquences directes sur
le comportement hydrologique de celui-ci (Fig9). Ces caractéristiques peuvent être calculées
automatiquement à l’aide du logiciel ArcGis.

29
Figure 9 : Délimitation des bassins versants des chaâbats traversant le centre Ait Yahia ou Alla

5.2.2. Indice de compacité (Forme) :


L’indice admis par les hydrologues pour caractériser la forme d’un bassin versant d’une
part et de renseigner sur la rapidité de la concentration des écoulements est l’indice de
Gravelieus. C’est le rapport du périmètre du bassin à celui d’un cercle de surface de même
périmètre.

Avec :

 kG : Indice de Gravelius,

 A : Surface du bassin versant (km2),

 P : Périmètre du bassin (km),

30
Cet indice se détermine à partir d’une carte topographique en mesurant le périmètre du
bassin versant et sa surface. Il est proche de 1 pour un bassin versant de forme presque
circulaire et supérieur à 1 lorsque le bassin est de forme allongée.

5.2.3. Le rectangle équivalent :


Le rectangle équivalent est une représentation géométrique du contour du bassin versant
transformé en rectangle. Celui-ci est tracé à partir de la longueur et de la largeur du bassin.
Les courbes de niveau y sont parallèles et sont tracées en respectant les répartitions
hypsométriques. Ce rectangle est conçu pour pouvoir comparer les bassins versants du point
de vue morphologique. Ses dimensions sont respectivement :

Avec :

KG : indice de compacité de Gravelius, KG ≥ 1.12


A : superficie de bassin versant (Km2)
L : longueur du rectangle équivalent (Km)
l : largeur du rectangle équivalent (Km)

5.3. Caractéristiques topographiques

5.3.1. Altitudes caractéristiques :


a) Altitude maximale et minimale

Elles sont obtenues directement à partir des cartes topographiques. L'altitude maximale
représente le point le plus élevé du bassin tandis que l'altitude minimale indique le point le
plus bas, se trouvant généralement à l'exutoire.

b) Altitude moyenne

L’altitude moyenne est déduite à partir de la relation suivant :(DUBREUIL 1966)

31
Avec :
: Altitude moyenne du bassin (m)

: Aire comprise entre deux courbes de niveau (km2)


: Altitude moyenne entre deux courbes de niveau (m)
A : superficie totale du bassin versant (km2)

Figure 10 : carte d'un tin sur ArcGis.

5.3.2. Indices de pente :


Il est important de connaitre le maximum des informations à propos des pentes et ses indices
ces dernières nous renseigne sur le ruissellement, plus la pente est élevé plus les eaux
ruissèlent rapidement, on peut citer le cas des zones montagneux (comme notre zone d’étude)
ou on rencontre des crues importantes, par contre pour le cas d’une faible pente on aura un
faible ruissellement.
a) Réalisation d’une carte de pente
La carte des pentes est déduite à partir du Model Numérique de Terrain (MNT), à partir de
cette carte on peut déduire si on a des pentes faibles, moyennes ou bien fortes.

32
Figure 11: carte des pentes de la zone d'étude "center Ait Yahia ou Alla".

A partir de la carte des pentes (Fig. 11) on peut déduire que les pentes au niveau du
bassin versant de centre Ait Yahia ou Alla varie entre faible et extrême (5 à 25%).

Tableau 6: classe et type de pente (2016).

Classe Type de pente


1 Nulle à faible 0-5%
2 Modérée 5-10%
3 Abrupte 15-25%
4 Très abrupte 15-25%
5 Extrême 25%

b) Pente moyenne

La pente moyenne est égale au quotient de la différence entre les hauteurs extrêmes par la
Longueur du rectangle équivalent. Il nous renseigne sur la topographie du bassin. Elle donne
Une bonne indication sur le temps de parcours du ruissellement direct donc sur le temps de
Concentration Tc. Elle est déterminée par la formule suivante :

33
Avec :

: La pente moyenne du bassin versant

ΔH : L’altitude moyenne (m)


L: La longueur du rectangle équivalent (km)

5.4. Résultats :
Les résultats des caractéristiques physiographiques (morpho-métriques, topographiques) sont
présentés dans le tableau suivant :

Tableau 7: Les caractéristiques physiographiques des bassins versants de centre Ait Yahia ou Alla.

Nom du Surface Périmètre Longueur Largeur Longueur Déniv Pente


bassin du cours du RE du RE (m) (m) elée moyenne
(km2) (km)
d’eau (km) (km) (m) (%)
(km)
Sous 3.82 9.07 3.44 1.13 3.36 1.29 1646 1138 508 15.1
bassin 1

Sous 1.23 6.88 3.16 0.26 1.95 1.73 1659 1159 500 25.6
bassin 2

Sous 0.17 1.90 0.83 0.23 0.71 1.29 1224 1172 52 7.3
bassin 3

Sous 2.72 10.76 4.68 0.56 4.79 1.82 1649 1136 513 10.7
bassin 4

5.5. Conclusion :
D’après les résultats trouvés (tableau .4), on voie que les indices de compacités des
bassins versants sont supérieur à 1, cela veut dire qu’ils ont une forme allongée, ceci favorise
les faibles débits de pointe de crues à cause du retard de l’acheminement de l’eau à l’exutoire.

34
CHAPITRE III : Etude hydrologique
Introduction
L’objectif de cette étude est de déterminer les débits de pointe (Qp) des crues de
fréquences caractéristiques du centre Ait Yahia ou Alla.
II. Données d’entrées
On dispose des pluies journalières maximales annuelles depuis 1986/1987 jusqu’à 2015 /2016
de Ain Bittit station N°6405 qui nous ont été fournis par l’ABHS.
Tableau 8: la station météorologique étudiée

Coordonnées
station
X Y Z

Ain Bittit 519660 35500 760

2.1. Méthodologie adoptée pour l’étude des crues


a) Caractérisation du bassin versant : (voire tableau 4)
b) Calcul de temps de concentration :
Le temps de concentration (Tc) ou temps de pointe, est le temps nécessaire pour qu’une
particule d’eau provenant de la partie la plus éloignée du bassin pour parvenir à l’exutoire.
Son calcul se fait en utilisant les formules suivantes :

 Formule de Kirpich :

 Tc : temps de concentration en minutes ;


 I : pente en m/m ;
 L : longueur du thalweg principal en m.

 Formule de Giandotti :

 L : longueur du thalweg principal en km ;


 A : Superficie du bassin versant en km2 ;
 H : dénivelée du bassin versant en m.

35
 Formule de Ventura :

 I : pente en % ;
 A : superficie du bassin versant en km2.

 Formule de Turazza & Passini :

 L : longueur du thalweg principal en km ;


 A : superficie du bassin versant en km ;
 I : pente en m/m.

 Formule Espagnole :

 I : pente en m/m ;
 L : longueur du thalweg principal en km.

 Formule de Van Te Chow :

 I : pente en m/m ;
 L : longueur du thalweg principal en km.

 Formule de l’US Corps of Engineers :

 I : pente en m/m ;

 L : longueur du thalweg principal en km.

 Formule californienne :

 I : pente en m/m ;
 L : longueur du thalweg principal en km.

Les résultats de calcul des temps de concentration (en minutes) pour les bassins
versants par les différentes méthodes adaptées sont présentés dans le tableau suivant :

36
Tableau 9: Résultats de calcul des temps de concentration par différentes méthodes

Tc (min)

Chaâbat 1 Chaâbat 2 Chaâbat 3 Chaâbat 4


Formule
(BV1) (BV2) (BV3) (SBV4)
Kirpich 13.83 7.40 6.09 13.36

Giandotti 43.18 30.77 30.10 45.09

Ventura 38.3 16 .72 11.64 10.7

Turazza et 22.82 7.35 7.19 15.86


Passini

Espagnole 54.24 38.50 20.87 60.15

Van Te Chow 21.02 12.50 10.63 20.42

Corps of 50.38 35.68 19.34 55.74


Engineers

Californiéne 30.70 16.43 13.51 29.60

Tc retenu (min) 35.80 93.39 16.07 35.22

Tc retenu 0.59 1.55 0.26 0.58


(heure)

c) Calcul des débits de pointe par les formules usuelles :

Après avoirs effectué l’analyse des données pluviométrique et l’étude physiographique


des bassins versants objet de notre étude, nous allons procéder au calcul des débits en utilisant
les méthodes empiriques usuelles.

Les méthodes de calcul recensées en utilisant différentes formules (empiriques, semi


empiriques ou régionales) tiennent compte de deux facteurs essentiels :

 La taille du bassin versant, par le biais de sa surface et/ou de sa longueur.

 Le gradient topographique du bassin versant, par le biais de sa pente ou de sa


dénivelée.

37
Débits retenus sont ceux calculés par ces formules dont les limites de validité dépendent
essentiellement de la taille des bassins. Suivant ce critère, on distingue deux classes de bassin,
à chacun on applique les formules convenables :

→ Petits bassins versants (<100 ha)

 Rationnelle

 Mac-Math
→ Grands bassins versants (>100 ha)

 Rationnelle
 Maillet Gauthier
 Fuller II
 Hazan Lazarevic
Notre zone d’étude contient un bassin versant qui est inférieure à 100 ha et trois bassins
versants qui sont supérieurs à 100 ha, donc on va utiliser toutes les méthodes situées ci –
dessus.

 Formule Rationnelle :

La formule rationnelle est la méthode la plus ancienne, elle utilise un modèle simple de
transformation de la pluie de projet (décrite par son intensité), supposée uniforme et constante
dans le temps, en un débit instantané maximal lorsque l’ensemble de son bassin contribue à ce
débit.

La méthode rationnelle, décrite dans les Recommandations pour l’Assainissement Routier


SETRA de 1982, s’énonce comme suit :

Où : QT : Débit de pointe en m3/s pour la période de retour T.


I : Intensité de la pluie en mm/h. soit,

Où : a(T) et b(T) sont des coefficients issues de l’ajustement statistique pour différentes
périodes de retour, t la durée de l’averse.
38
Pour le cas de la présente étude, les paramètres a(T) et b(T) sont pris égaux à ceux de la
station pluviométrique de la ville de Fès. Ces valeurs sont prises égales à :

Tableau 10:coefficients Montana pour les différentes fréquences de retour à la ville de Fès

Période de retour T (ans) a B


10 6.794 0.672

20 8.106 0.673

50 9.808 0.673

100 11.085 0.674

T: Période de retour (ans)


: Temps de concentration en min
A : Superficie du bassin versant en Km².
C : Coefficient de Ruissellement

Pour les cours d’eau de centre Ait Yahia ou Alla, ce coefficient a été pris égal à 0,30.

 Formule de Fuller II :

Avec : QT : Débit de pointe en m³/s de récurrence T.


T: Période de retour.
a : Coefficient variant entre 0,7 et 0,8 au Maroc. Nous adoptons a=0,8
S: Superficie du bassin versant en Km²
N: Coefficient régional pris égal à 80 en plaine, 85 en région accidentée et
100 en montagne. Nous prenons N=85 pour les bassins versants de la zone de l'étude

 Formule de Mac –Math :

Le calcul de débit se fait par la relation suivante :

Avec : S : Surface du BV en Km2.


39
I: Pente moyenne du BV.
H: Précipitation maximale en 24 h en mm.
K : Coefficient dépendant du couvert et de la topographie.
 Formule de Mallet Gautier :

Le débit se calcule par la formule suivante :

Avec :
: Débit maximal (m3/s) pour la période de retour T.
S : Surface du BV en Km2.
a : Coefficient de 20 à 30 (au Maroc, a = 20).
k : Coefficient de 0.5 à 6 (au Maroc, k = 2)

H : Hauteur moyenne annuelle des pluies (m)

L : Longueur du BV en Km.
 Formule de hazan-Lazarevic :

Où : Q(1000) = Débit de pointe en m³/s de récurrence 1000 ans

S = Superficie du bassin versant en Km²

Les valeurs des paramètres k1 et k2 dépendent de la situation géographique de la zone et de sa


pluviométrie moyenne annuelle. Elles sont données dans le tableau suivant :

Tableau 11: les valeurs des paramètres et au Maroc

Province du Nord
Moyen Atlas Haut Atlas
Rif central Rif occidental Rif oriental

15,55 9,78 7,58 14,94 13,51 13,47 9,38

0,776 0,793 0,808 0,636 0,613 0,587 0,742

Pluviométrie [mm] 1000 - 1300 800 – 1000 600 – 800 700 - 900 500 - 700 400 - 500 200 – 400

40
En nous basant sur la géographie et la pluviométrie de la zone d’étude, nous prenons
les coefficients qui s’en approchent le plus :

= 14.94 ; = 0.636

La transposition des débits des crues milléniales aux débits de récurrence T se fera par
la formule du Fuller I qui s’écrit comme suit :

Q(T) : Débit de pointe en m³/s de récurrence T.

a : Coefficient régional variant de 0,8 à 2 pour la partie nord du


Maroc, et de 2 à 3,5 pour le Rif Occidental. Nous prenons a = 2

d) Résultats :

Les calculs effectués par les différentes formules empiriques sont consignés dans le
tableau suivant :

41
Tableau 12: Résultats des calculs des débits de points en /s par les méthodes empiriques en fonction des
périodes de retour.

Cours d’eau Chaâbat1 Chaabat2 Chaabat3 Chaabat4


(BV1) (BV2) (BV3) (BV4)

Fuller II T=10 ans 16.47 8.40 --------------- 19.91

T=20 ans 18.67 9.52 --------------- 22.57

T=50 ans 21.59 10.96 --------------- 26.00

T=100 ans 23.79 12.13 --------------- 28.77

Mac-Math T=10 ans ----------------- ----------------- 23.80 -----------------

T=20 ans ---------------- ------------------- 27.26 -----------------

T=50 ans ---------------- ---------------- 31.75 ----------------

T=100 ans ---------------- ----------------- 35.10 -----------------

Mallet T=10 ans 17.25 19.45 --------------- 6.43

Gautier T=20 ans 19.87 21.70 ---------------- 7.02

T=50 ans 22.50 24.37 --------------- 7.43

T=100 ans 24.31 26.20 --------------- 8.23

Hazan- T=10 ans 14.36 7.30 --------------- 12.11

Lazarevic T=20 ans 17.96 8.76 ---------------- 14.54

T=50 ans 21.93 10.70 ---------------- 17.75

T=100 ans 24.94 12.17 --------------- 20.18

Rationnelle T=10 ans 2.898 0.517 0.233 2.203

T=20 ans 3.459 0.616 0.278 2.630

T=50 ans 4.186 0.746 0.337 3.182

T=100 ans 4.733 0.843 0.381 3.560

42
Tableau 13: calcul de l’intensité maximale de pluie par le temps

I (mm/h)

BV1 BV2 BV3 BV4

T=10 9.106 5.046 16.466 9.722

T=20 10.869 6.018 19.672 11.605

T=50 13.152 7.282 23.802 14.042

T=100 14.870 8.226 26.937 15.879

43
CONCLUSION

Dans le cadre de la présente l’étude, on a examiné par différentes méthodes, les débits de
pointe pour le bassin versant d’Ait Yahia ou Alla. Le but étant de déterminer les éventuels
débits et apports des crues au niveau de chaque cours d’eau et affluent afin de pouvoir
constituer la base pour l’analyse hydraulique des zones inondables pour différentes périodes
de retour. Et sa comparaison par la suite a la carte de délimitation des zones inondables.

Pour cela, on a utilisé les données de poste pluviométrique d’Ain Bittit pour l’analyse
statistique des pluies maximales journalières. Ces données ont servi pour la génération des
débits de crues par les méthodes rationnelle, Mallet Gauthier, Hazen Lazervic et Fuller II.

44
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Agence du Bassin Hydraulique de Sebou (2005): Etude de protection contre les inondations
de centre d’Ain karma dans la province de Meknès.

Benaabidate Lahcen. (2000) « thèse pour obtenir le grade de Docteur ES-SCINCES » :


caractérisation du bassin versant de Sebou : Hydrogéologie, qualité des eaux et géochimie des
sources thermales.

Cheikh Sidi El khair fatma. (2013) : Délimitation des zones inondables par l’utilisation combiné du
logiciel HEC-RAC et HEC- GEORAS cas du centre « Ain Jemaa ». Mémoire de fin d’études de
Master, Faculté des sciences et de techniques Fès.

Jabri Btissam. (2015) : Utilisation d’Arc-Hydro et d’HEC-GeoHMS dans L’extraction des


données parla modélisation hydrologique spatialisée du bassin du Haute Sebou, Mémoire de
fin d’études de Master, Faculté des sciences et de techniques Fès.

Slimani Sara. (2016) : Modélisation hydraulique du bassin versant de SIDI IFNI.

Webographie :

[Link]

[Link]

[Link]

45
ANNEXES
Annexe 1. Présentation de l’ABHS
1.1. Création :
Instaurée par le décret 2.00.477 du 14 novembre 2000, pris en application de l’article 20 de
la loi 10-95 sur l’eau. L’Agence du Bassin Hydraulique de Sebou est un Etablissement public
doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. L’Agence du bassin gère les
ressources en eau d’un bassin hydraulique en associant l’ensemble des acteurs de l’eau en
veillant à la protection du domaine public hydraulique dans le but d’un développement
durable. L’agence est administrée par un conseil présidé par l’autorité gouvernementale
chargée des ressources en eau, parmi les grandes réalisations de l’agence on cite :

-Mobilisation des ressources en eau


-Déminéralisation des eaux saumâtres
-Dessalement des eaux de mer
-Collecte et valorisation des eaux pluviales
-Approvisionnement en eau potable et industrielle
-Assainissement, épuration des eaux usées et réutilisation
-Irrigation
-Energie hydroélectrique
-Protection contre l’érosion et le transport solide
-Réforme de la législation de l’eau
-Développement des compétences nationales
1.2. Organigramme de l’ABHS:

L’organigramme de l’ABHS se compose de :

Secrétariat général, quatre divisions, et un service de protection de la qualité de l’eau.

46
Figure 2 : Organigramme de l'ABHS

1.3. Tâches effectuées à l’agence :


 Définitions
Hydrométrie : méthodologie et technique de la mesure des hauteurs d’eau et des débits dans
les cours d’eau.

Station hydrométrique : section d’un cours d’eau où sont mesurées la cote de la surface
d’eau libre (m) et le débit du cours d’eau (l/s).

Jaugeages : détermination de la courbe d’étalonnage du cours d’eau, et comme c’est difficile.

Réseau hydrologique : ensemble des milieux aquatique ( lacs, rivières, eaux souterraines,
zones humides, etc.) présents sur un territoire donné, le terme de réseau évoquant
explicitement les liens physiques et fonctionnels entre ces milieux.

47
station météorologique :ensemble de capteurs qui enregistrent et fournissent des mesures
physiques et des paramètres météorologiques liés aux variations du climat , ces capteurs étant
placés dans un boîtier, abri météorologique qui réalise l'équilibre thermique du thermomètre
avec l'air et le protège du rayonnement solaire. Les variables à mesurer sont la température,
la pression, la vitesse et direction du vent, l'hygrométrie, le point de rosée, la pluviométrie, la
hauteur et le type des nuages, le type et l'intensité des précipitations ainsi que la visibilité. Les
stations peuvent comporter des capteurs pour toutes ou une partie seulement de ces
informations, selon leur type : agro-météorologique, d’aéroport, météo routière,
climatologique. Les stations météorologiques sont le plus souvent à des coordonnées fixes sur
les îles et les continents mais elles peuvent être aussi être à bord d’avions avec ou de navires
(en particulier les navires météorologiques). Elles peuvent également être déplacées pour des
usages particuliers comme des expériences scientifiques ou pour déterminer les conditions
météorologiques lors d'un désastre tel un feu de forêt. Les données qu'on en obtient peuvent
être envoyées directement comme rapport météorologique, dans le cas d'une station
automatique, ou faire partie des observations émises par un observateur humain.

Mesure de débits : un débit permet de mesurer le flux d'une quantité relative à une unité
de temps au travers d'une surface quelconque. Son unité dérivée du SI est le mètre cube par
seconde (m3/s). Il s'agit d'une notion centrale dans une situation d'écoulement de fluide.

Annexe2 : Préparation des données


 Intégration des fichiers dwg des travaux topo réalisés par l’agence dans l’ArcGis

 Utilisation des images satellitaires Basemap

 Création des shapefiles

 Interpolation des courbes de niveau à partir des points de levé topo


 Géo- référencement des cartes
 Délimitation du bassin versant à partir de la carte topo

Quelques définitions :

ArcGis :

ArcGis est un système permettant d’utiliser des cartes et des informations géographique. Il
permet d’effectuer les taches suivantes :
 Créations et utilisation des cartes
 Compilation de données géographiques

48
 Analyse de l’information appariée
 Partage et détections des informations géographiques dans diverses applications
 Utilisation des cartes et des informations géographique dans une base de données
Le système fournit une infrastructure permettant la mise à disposition des cartes et des
informations géographiques dans une organisation, une communauté ou publiquement sur le
Web.

Les shapefiles

Le shapefiles, ou « fichier de formes » est un format de fichier pour les systèmes


d'informations géographiques (SIG). Initialement développé par ESRI pour ses logiciels
commerciaux

Il contient toute l'information liée à la géométrie des objets décrits, qui peuvent être :

 des points
 des lignes
 des polygones

Création d’un TIN

Un TIN est une structure de données vectorielles qui divise l’espace géographique en
triangles contigus, non superposés. Les sommets de chaque triangle sont des points de
données d’échantillonnage de valeurs x, y, z. Ces points d’échantillonnage sont reliés par des
lignes pour former des triangles de Delaunay. Les TIN sont utilisés pour le stockage et
l’affichage de modèles de surface. Ils servent de structure d’arrière-plan, construite à la
demande par les MNT.

49
 Les tableaux des précipitations en mm

Tableau 14 : Les précipitations annuelles

Année Total en mm
1987/88 583,0
1988/89 429,0
1989/90 587,0
1990/91 575,0
1991/92 446,0
1992/93 262,0
1993/94 427,0
1994/95 231,0
1995/96 834,0
1996/97 611,0
1997/98 562,0
1998/99 300,0
1999/00 346,0
2000/01 426,0
2001/02 434,0
2002/03 675,0
2003/04 628,0
2004/05 356,0
2005/06 656,0
2006/07 432,0
2007/08 330,0
2008/09 854,0
2009/10 807,0
2010/11 725,0
2011/12 432,0
2012/13 700,0
2013/14 459,0
2014/15 501,0
2015/16 48,0

50
Tableau 15 : Les précipitations mensuelles

Année Septembre Octobre Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août
1987/88 60,0 53,0 112,0 48,0 111,0 95,0 31,0 34,0 39,0
1988/89 37,0 56,0 13,0 25,0 54,0 44,0 157,0 32,0 5,0 6,0
1989/90 5,0 73,0 96,0 139,0 75,0 64,0 85,0 41,0 9,0
1990/91 31,0 27,0 47,0 117,0 8,0 89,0 185,0 44,0 6,0 11,0 1,0 9,0
1991/92 46,0 38,0 14,0 20,0 3,0 55,0 87,0 47,0 48,0 82,0 6,0
1992/93 57,0 30,0 15,0 15,0 27,0 54,0 45,0 19,0
1993/94 0,0 35,0 99,0 21,0 71,0 140 35,0 2,0 21,0 1,0 2,0
1994/95 6,0 21,0 20,0 0,0 47,0 36,0 63 8,0 30
1995/96 22,0 6,0 38,0 123,0 205,0 80,0 135 70 104 43 8,0
1996/97 31,0 27,0 14,0 239,0 118,0 15,0 109 40, 17,0 1,0 0,0
1997/98 75,0 26,0 107,0 117,0 50,0 56,0 31,0 17,0 69 14,0
1998/99 21,0 4,0 40,0 117,0 31,0 52,0 2,0 16 16,0 1,0
1999/00 9,0 53,0 53,0 26,0 28,0 0,0 0,0 95,0 56 0,0 0,0 26
2000/01 13,0 75,0 51,0 134,0 95,0 20,0 18,0 2,0 18 0,0 0,0 0,0
2001/02 21,0 0,0 16,0 147,0 0,0 6,0 70,0 126,0 47 1,0
2002/03 0,0 65,0 182,0 46,0 86,0 57,0 105 72,0 38 15,0 0,0 9,0
2003/04 164,0 105,0 144,0 32,0 46,0 33 45 55 2,0 2,0
2004/05 2,0 79,0 40,0 56,0 53,0 43 1,0 2,0 80,0
2005/06 0,0 55,0 119,0 52,0 119,0 135 70,0 54,0 31 21
2006/07 5,0 25,0 37,0 31,0 80,0 50,0 35,0 157,0 12
2007/08 8,0 56,0 34,0 9,0 67,0 63,0 18,0 46 270 2,0
2008/09 84,0 124,0 121,0 147,0 135,0 98,0 107,0 14,0 13,0 11,0
2009/10 80,0 6,0 41,0 148,0 139,0 149,0 122,0 43,0 29,0 10,0 10,0 30,0
2010/11 0,0 98,0 153,0 60,0 52,0 48,0 44,0 93,0 149,0 24,0 0,0 4,0
2011/12 3,0 54,0 165,0 24,0 34,0 13,0 15,0 117,0 7,0 0,0 0,0
2012/13 22,0 143,0 178,0 22,0 106,0 158,0 41,0 30,0
2013/14 39,0 5,0 89,0 59,0 118,0 79,0 25,0 36,0 0,0 9,0 0,0
2014/15 11,0 6,0 124,0 26,0 105,0 59,0 58,0 23,0 43,0 14,0 32,0
2015/16 14,0 6,0 28,0

51

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