Universit e Mentouri Constantine: Facult e Des Sciences Exactes D Epartement de Math Ematique
Universit e Mentouri Constantine: Facult e Des Sciences Exactes D Epartement de Math Ematique
Département de Mathématique
Option :
Analyse Mathématique :
Thème :
Étudié par :
Proposé et dirigé par :
AIBACHE Khaled
Mr. MARHOUNE Ahmed Lakhdar
FEDALA Radouane
GUERRAICHE Nassim
Juin 2013
Tout d’abord, nous remercions Dieu, le tout puissant de nous avoir accordé le
Nous tenons à exprimer tous nos vifs remerciements et nos profondes grati-
président et aux membres du jury pour l’honneur qu’ils nous accordent, en ac-
Et enfin, merci à tout ceux qui ont contribué de près ou de loin pour l’accom-
plissement de ce travail.
Dédicace
..........
Le premier chapitre traite les notions fondamentales de l’analyse fonctionnelle comme : l’espace
Dans le second chapitre vu que tout espace métrique (E, d) non complet, on peut construire
un espace métrique complet (F, δ) de manière que (E, d) soit isométrique avec une partie partout
Ci-dessus est la base de notre travail que tout espace normé (E, k . k) et tout espace pré-
hilbertien (E, (.)) non complet. On fait le même travail que l’espace métrique tel que l’espace
-Un espace de Banach est un espace normé complet avec la topologie définie par la norme.
Introduction 6
2 Complété d’un espace métrique, d’un espace normé et d’un espace pré-
hilbertien 18
5
2.1 Théorème (de complétion métrique) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.1.1 Preuve . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.2 Complété d’un espace vectoriel normé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.2.1 Théorème (fondamental ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.2.2 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.3 Complété d’un espace pré-hilbertien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.3.1 Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.3.2 Remarque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.3.3 Démonstration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Conclusion 28
Bibliographie 29
6
Introduction
L’idée principale de la topologie générale est qu’il est possible de définir, sur un en-
semble quelconque, des structures précisant les relations de proximité entre ces points,
permettant ainsi de poser les bases de la notion essentielle de limite. Sa formalisation
complète est donc postérieure à celle de la théorie des ensembles.
La définition d’une distance sur un ensemble donne un exemple fondamental de ce
type de formalisation.
En 1820 la notion mathématique de nombre réel, et surtout celle d’ensemble des
nombres réels reste encore un peu trouble, en dépit des éclaircissement apportés par
Cauchy aux environ de 1850.
Vers 1870, avec les méthodes diverses, et indépendamment les uns des autres, Bolzano,
Weierstrass, Dedekind, Mérey, et Canton construisent effectivement l’ensemble des réels
en ”complétant” celui des rationnels.
Il est possible aussi d’exploiter la propriété de complétude pour obtenir des résultats
systématiques d’existence, dont le théorème de prolongement pour les applications uni-
formément continue, qui sont à base de nombreuses constructions d’analyse fonctionnelle.
7
Chapitre 1
1.1.1 Distance
1. ∀u ∈ E, ∀v ∈ E : d(u, v) ≥ 0 [Positivité]
3. d(u, v) = 0 −→ u = v [Séparation]
Terminologie
Si l’on n’impose pas la condition 3, on dit que (d) est une semi-distance sur E.
Propriétés
8
CHAPITRE 1. RAPPELS DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE
Exemples
s
X
d(x, y) = (xi − yi )2
1≤i≤n
(a) α d (α > 0) ;
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CHAPITRE 1. RAPPELS DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE
d
(b) d+1
;
On appelle espace métrique, tout couple (E, d) formé d’un ensemble non vide E et
d’une distance d.
1.1.3 Isométrie
Définition
On déduit de cette définition que deux espaces isométriques ont les mêmes propriétés
topologiques et métriques. Il est facile de voir que toute isométrie est un homéomorphisme.
Nous reprendrons ce point dans le chapitre suivant.
Exemples
f : (R, | . |) → (R, | . |)
x 7→ f (x) = x ± b, b ∈ R
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CHAPITRE 1. RAPPELS DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE
est une isométrie de Ei sur l’espace produit muni de la distance fondamentale D̀.
1.2.1 Définition
1. 1. x + y = y + x
2. 2. x + (y + z) = (x + y) + z
4. 4. λ(µx) = (λµ)x
5. 5. 1.x = x, 0.x = 0 il est à noter que 0 est un scalaire dans le premier membre
et un élément de l’ensemble E dans le second
6. 6. λ(x + y) = λx + λy
7. 7. (λ + µ)x = λx + µx
Comme facteurs numériques (scalaires) λ, µ,... dans l’espace vectoriel, on prend des
nombres réels ou complexes. Dans le premier cas, E est un espace vectoriel réel et dans
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CHAPITRE 1. RAPPELS DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE
le second, un espace vectoriel complexe. Dans tout espace vectoriel E, il existe pour tout
élément x ∈ E un opposé (−x).
Donc aussi l’opération de soustraction d’éléments y − x, posons par définition (−x =
(−1)x). Alors en vertu des axiomes (5) et (7), on a : x + (−x) = 1.x + (−1).x = 0.x = 0
Introduction la notion de différence x − y on a :
x − y = x + (−y) citons quelques conséquences élémentaires qui découlent de la
définition de l’espace vectoriel.
1.3.1 La norme
Définition
Soit E un espace vectoriel sur un corps K (K = R ou C) une norme sur E est une
application N : E → R+ vérifiant les propriétés suivantes :
1. ∀x ∈ E, N (x) = 0 ⇐⇒ x = 0E
Exemple
Sur K n , on utilise souvent les normes ”usuelles” suivantes si : x = (x1 , ..., xn ) ∈ K n
X n
• N (x)1 = | xi |
i=1
s n
X
• N (x)2 = | xi |2
i=1
• N (x)+ ∞ = sup{| xi |, i = 1, n}
On vérifie aisément qu’il s’agit effectivement de normes, le seul résultat non immédiat
étant peut être l’inégalité triangulaire pour N2 , utilisant l’inégalité de Minkowski.
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CHAPITRE 1. RAPPELS DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE
Rb 1
• k f k2 = ( a
| f (t) | dt) 2
On appelle produit scalaire sur un espace vectoriel réel (resp. complexe) une applica-
tion f de ExE dans R (resp. C) qui possède les propriétés suivantes :
3. f (y, x) = f (x, y)
4. f (x, x) ≥ 0
5. f (x, x) = 0 ⇐⇒ x = 0
1. Si l’espace vectoriel E est réel, l’application f est une forme bilinéaire symétrique
et définie positive ;
2. Tout produit scalaire sur E, on peut associer une norme tel que :
p 1
∀u ∈ E; k u k= hu, ui = [hu, ui] 2
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CHAPITRE 1. RAPPELS DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE
Définition
On appelle espace pré-hilbertien le couple constitue par un espace vectoriel E est
par un produit scalaire h., .i sur E . Les espaces pré-hilbertiens de dimension finie sont
appelés : ”espace euclidien”.
Le terme ”pré-hilbertien” a été forgé d’après le nom du très grand mathématicien
allemand David Hilbert.
Les anglo-saxons parlent ”d’espace à produit scalaire”.
Exemples
2. l2 est un espace vectoriel normé des suites réelles carrées sommables, c’est-à-dire
vérifiant :
+∞
X
x2n < ∞ que nous avons normé naturellement par :
n=1
+∞
1
X
k x kl 2 = ( x2n ) 2
n=1
+∞
X
2
l est un espace pré-hilbertien pour le produit scalaire : hx, yi = xn y n
n=1
La norme associé à produit scalaire est k . kl2 .
Théorème
Soient (E, d), (F, δ) deux espaces métriques tel que (F, δ) est complet. Soit A partie
dense de (E, d), soit aussi f : A → F une application uniformément continue sur A.
Alors il existe une application unique g : E → F tel que g|A = f et uniformément
continue sur E.
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CHAPITRE 1. RAPPELS DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE
Commentaires
1. Au lieu de dire qu’une suite est de Cauchy, on dit aussi que la suite vérifie le critère
de Cauchy. On trouve aussi l’expression suite fondamentale.
lim d(up , uq ) ≤ ε
p,q→+∞
∀ε > 0, ∃m ∈ N , ∀n ∈ N , ∀p ∈ N : n ≥ m =⇒ d(un+p , un ) ≤ ε
4. Les inégalités larges peuvent être remplacées par des strictes, sauf pour ε > 0
Remarque
En général une suite de Cauchy dans un espace métrique n’est pas convergente dans
cet espace.
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CHAPITRE 1. RAPPELS DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE
Exemples
Propriétés
Soit (E, d) un espace métrique, et soit (un )n∈S une suite d’éléments de E. On a :
1. Si (un )n∈S est une suite de Cauchy, il en est de même de tout suite extraite (un )n∈T
[T ⊂ S, T inf ini]
2. Si (un )n∈E est une suite convergente dans (E, d) : (un )n∈S est une suite de Cauchy
3. Si (un )n∈E est une suite de Cauchy dans (E, d) : (un )n∈S est une suite bornée dans
(E, d)
4. Si (un )n∈S est une suite de Cauchy et si (un )n∈T , T infini : limn→+∞ (un )n∈S admet
une valeur d’adhérence u ∈ E, c’est à dire ∃T ⊂ S, T inf ini : limn→+∞ (un ) = u
(n ∈ T ), (un )n∈S est convergente dans (E, d) et on a : limn→+∞ (un ) = u (n ∈ S)
1.7.1 Définition
Un espace métrique (E, d) sera dit complet si toute suite de Cauchy d’élément de E
est convergente dans (E, d).
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CHAPITRE 1. RAPPELS DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE
On appelle espace de Hilbert tout espace pré-hilbertien (E, h., .i) réel ou complexe, qui
est complet pour la distance associé à son produit scalaire.
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Chapitre 2
2.1.1 Preuve
18
CHAPITRE 2. COMPLÉTÉ D’UN ESPACE MÉTRIQUE, D’UN ESPACE NORMÉ
ET D’UN ESPACE PRÉ-HILBERTIEN
2. Existence d’un complété métrique
X ∼ Y ⇐⇒ lim d(xn , yn ) = 0
n→+∞
(xn )n∈N ∼ (yn )n∈N et(yn )n∈N ∼ (ωn )n∈N =⇒ (xn )n∈N ∼ (ωn )n∈N
car d(xn , ωn ) ≤ d(xn , yn ) + d(yn , ωn ), ∀n ∈ N
d’où :
lim d(xn , ωn ) = 0
n→+∞
si :
lim d(xn , yn ) = 0
n→+∞
et :
lim d(yn , ωn ) = 0
n→+∞
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CHAPITRE 2. COMPLÉTÉ D’UN ESPACE MÉTRIQUE, D’UN ESPACE NORMÉ
ET D’UN ESPACE PRÉ-HILBERTIEN
* Prolongement de E dans F = C/ ∼
Soit u ∈ E, posons Un = U , ∀n ∈ N , ce qui définit une suite de Cauchy
convergente de limite u
Soit ū ∈ F la classe à laquelle appartient la suite définit ci-dessus, sont dans
toutes les suites de Cauchy convergente et de limite u.
L’application : f : E → F , u ∈ F 7→ ū ∈ F , associe donc à u ∈ E, l’ensemble
de toutes les suites de Cauchy convergente et de limite u. C’est une application
injective, car si u 6= υ on a clairement ū = f (u) 6= ῡ = f (υ) : une suite
convergente vers u ne peut pas converger vers υ 6= u.
On peut donc, grâce à f , identifier E au sous-ensemble f (E) de F , avec lequel
il est en bijection.
On définit sur F une distance δ de la manière suivante :
soient x̄, ȳ ∈ F et x, y ∈ C, respectivement un représentant de x̄, ȳ. Alors :
Cette limite existe car la suite (d(xn , yn ))n∈N est de Cauchy dans R qui est
complet, donc a une limite.
En effet, soit ε > 0, les suites x et y étant de Cauchy dans E, il existe m ≥ 0
tel que p, q ≥ m entraine d(xp , xq ) < 2ε , d(yp , yq ) < 2ε , on a alors pour p, q ≥
m:
| d(x̀n , ỳn ) − d(xn , yn ) |≤| d(x̀n , ỳn ) − d(xn , ỳn ) | + | d(ỳn , xn ) − d(xn , yn ) |
≤| d(x̀n , xn ) + d(ỳn , yn ) |
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CHAPITRE 2. COMPLÉTÉ D’UN ESPACE MÉTRIQUE, D’UN ESPACE NORMÉ
ET D’UN ESPACE PRÉ-HILBERTIEN
Or d’après la définition de la relation d’équivalence ∼,
et :
d’où
lim d(x̀n , ỳn ) = lim d(xn , yn ) = δ(x̄, ȳ)
n→+∞ n→+∞
lim d(xn , yn ) 6= 0
n→+∞
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CHAPITRE 2. COMPLÉTÉ D’UN ESPACE MÉTRIQUE, D’UN ESPACE NORMÉ
ET D’UN ESPACE PRÉ-HILBERTIEN
autrement dit : δ(x̄, x̂m ) < ε, où x̂m est la classe de la suite constante égale à
xm .
1 1
δ(x̂p , x̂q ) ≤ δ(x̂p , ūp ) + δ(ūp , x̄q ) + δ(ūq , x̂q ) ≤ +ε+
p q
La suite (x̂p )p∈N est donc une de Cauchy de ζ, et par isométrie, la suite x =
(xp )p∈N est une suite de Cauchy de E, donc un élément de ζ et note x̄ sa classe
dans F . La suite (x̂p )p∈N converge alors vers x̄ dans F . En effet, il existe p ∈ N
tel que, pour tout ε > 0 :
Exemple
π π π π
([− , ], du) est un complété métrique de (] − , [, du) ; mais c’est aussi un
2 2 2 2
¯ d’ailleurs
complété métrique de (R, d)! tout comme (R̄, d)
(où d(x, y) =| arctan x − arctan y | et d¯ est son prolongement à R̄), à savoir que
¯ il est complet, puisque compact.
(R, d) n’est pas complet, quand à (R̄, d),
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CHAPITRE 2. COMPLÉTÉ D’UN ESPACE MÉTRIQUE, D’UN ESPACE NORMÉ
ET D’UN ESPACE PRÉ-HILBERTIEN
Preuve
π π ¯ -du : distance usuelle de R- sont des espaces complets
D’abord ([− , ], du), (R̄, d)
2 2
car ils sont compactes (les intervalles fermées sont des compactes dans R), par un
π π ¯ sont respectivement des
argument de densité, on sait que ([− , ], du) et (R̄, d)
π π 2 2
complétés métriques de (] − , [, du) et (R, d) ; on conclut grâce aux isométries
2 2
bijectives.
π π ¯ ' ([− π , π ], du)
(] − , [, du) ' (R, d), (R̄, d)
2 2 2 2
2.2.2 Définition
(F, k| . k|) est appelé l’espace de Banach complété de l’e.v.n. (E, k . k).
Démonstration
Puisque E est un espace vectoriel sur K, il en est de même de C, avec les opération :
(un )n∈N + (vn )n∈N = (un + vn )n∈N et λ(un )n∈N = (λun )n∈N
[(un )n∈N ∼ (ún )n∈N et (vn )n∈N ∼ (v́n )n∈N =⇒ (un + vn )n∈N ∼ (ún + v́n )n∈N ]
et [∀λ ∈ K : (un )n∈N ∼ (ún )n∈N =⇒ (λun )n∈N ∼ (λún )n∈N ]
On sait que l’ensemble quotient C/∼ = F peut être muni d’une structure d’espace
vectoriel sur K en posant :
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CHAPITRE 2. COMPLÉTÉ D’UN ESPACE MÉTRIQUE, D’UN ESPACE NORMÉ
ET D’UN ESPACE PRÉ-HILBERTIEN
ū + v̄= la classe à laquelle appartient (un + vn )n∈N ;
λū= la classe à laquelle appartient (λun )n∈N .
Effectuons les vérifications nécessaires :
∀n ∈ N :d(un + vn , ún + v́n )=k (un + vn ) − (ún + v́n ) k≤k un − ún k + k (vn − v́n ) k≤
d(un , ún ) + d(vn , v́n )
d’où :
∀n ∈ N :d(λun , λún )=k λun − λún k=| λ | . k un − ún k=| λ | d(un , ún )
d’où :
et
Or, en prenant des représentants, et en considérant la distance d qui est liée à la norme
de E, on a :
δ(ū + w̄, v̄ + w̄) = lim (d(un + wn , vn + wn ))n∈N = lim (d(un , vn ))n∈N = δ(ū, v̄)
n→+∞ n→+∞
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CHAPITRE 2. COMPLÉTÉ D’UN ESPACE MÉTRIQUE, D’UN ESPACE NORMÉ
ET D’UN ESPACE PRÉ-HILBERTIEN
et :
δ(λū, λv̄) lim (d(λun , λvn ))n∈N = lim (| λ | d(un , vn ))n∈N =| λ | δ(ū, v̄)
n→+∞ n→+∞
Donc ū 7→k| ū |k est une norme sur F , qu’on peut calculer en prenant un représentant
(un )n∈N :
On a donc muni (F, δ) d’une structure d’espace vectoriel sur K et d’une norme k| . |k
associée à la distance δ pour laquelle (F, δ) est complet. Donc , (F, k| . |k) est un espace
de Banach sur K.
f : E → F est une application linéaire, bijective sur f (E) = (π|F ◦ϕ )(E), et le sous-
espace vectoriel f (E) est partout dense dans (F, δ).
f est une isométrie, car pour tout u ∈ E :
La structure d’espace de Banach ainsi construit est unique, car s’il y en avait une autre :
somme, produit par un scalaire et norme qui sont des opérations continues coı̈ncideraient
avec la première sur f (E) partout dense, et donc coı̈ncideraient sur F tout entier.
En effet, on a déjà vu que pour u ∈ E : k| u |k=k u k, et on a aussi pour u, v ∈ E et
¯ = classe de (λu, ...λu, ...).
¯ v = classe de (u+v, ..., u+v, ...) et λū = λu
λ ∈ K : ū+ v̄ = u +
Le théorème est donc démontré.
Remarque
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CHAPITRE 2. COMPLÉTÉ D’UN ESPACE MÉTRIQUE, D’UN ESPACE NORMÉ
ET D’UN ESPACE PRÉ-HILBERTIEN
Exemple
En procédant exactement comme nous l’avons fait dans les théorèmes précédents, on
peut construire R à partir de Q : ”en gros” (R, | . |) est complété de (Q, | . |). Il faut
bien sur prolonger la multiplication et la relation d’ordre aux classes, et vérifier qu’on
obtient bien un corps commutatif totalement ordonné et archimédien ; il sera évidemment
complet.
Il y a tout de même un petit problème : c’est qu’on ne peut pas définir une ”vrai”
distance, ou une ”vrai” norme, sur Q si l’on suppose que R n’existe pas encore....Mais ce
n’est pas tragique, on définit | r | pour r ∈ Q, et on étend | . | au cours de la construction.
C 1 ([0, 1]) est un espace de Banach pour la norme k f k= k f k∞ + k f` k∞ , mais
pas pour la norme k . k∞ (à savoir que ces deux normes ne sont pas équivalentes sur
C 1 ([0, 1], R) ).
Preuve
f = limn→+∞ fn
f` = limn→+∞ f`n
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CHAPITRE 2. COMPLÉTÉ D’UN ESPACE MÉTRIQUE, D’UN ESPACE NORMÉ
ET D’UN ESPACE PRÉ-HILBERTIEN
2.3 Complété d’un espace pré-hilbertien
2.3.1 Théorème
Soit (E, (. | .)) un espace pré-hilbertien réel. Il existe une structure unique d’espace
pré-hilbertien réel sur l’espace de Banach complété (F, ||| . |||), notée (F, h. | .i), telle que
pour tout ū ∈ F : ||| ū |||2 = hū | ūi
(E, (. | .)) est linéairement isométrique à un sous-espace vectoriel partout dense de
l’espace de Hilbert (F, h. | .i).
(F, h. | .i) s’appelle l’espace de Hilbert complété de l’espace pré-hilbertien (E, (. | .)).
2.3.2 Remarque
Nous démontrerons que cet espace de Hilbert complété n’est autre que le dual topo-
logique È = L(E, R) de (E, (. | .)), et nous préciserons alors le produit scalaire sur le
complété.
2.3.3 Démonstration
k u + v k2 + k u − v k2 = 2k u k2 + 2k v k2
pour tous u, v ∈ E.
Soient ū, v̄ ∈ F , et prenons des représentants (un )n∈N et (vn )n∈N :
∀n ∈ N : k un + vn k2 + k un − vn k2 = 2k un k2 + 2k vn k2
soit :
||| ū + v̄ |||2 + ||| ū − v̄ |||2 = 2||| ū |||2 + 2||| v̄ |||2
Et donc on trouve :
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CHAPITRE 2. COMPLÉTÉ D’UN ESPACE MÉTRIQUE, D’UN ESPACE NORMÉ
ET D’UN ESPACE PRÉ-HILBERTIEN
1
ψ(ū, v̄) = (||| ū + v̄ |||2 − ||| ū − v̄ |||2 )
4
qu’on notera hū | v̄i, est un produit scalaire sur F tel que ||| ū |||2 = hū | ūi.
En passant à des représentants :
hū | v̄i = 14 ((limn→+∞ (k un + vn k)n )2 − (limn→+∞ (k un − vn k)n )2 )
= limn→+∞ 41 (k un + vn k2 − k un − vn k2 ) = limn→+∞ (un | vn )
En particulier, pour u, v ∈ E : hu | vi = hf (u) | f (v)i = (u | v).
Il n’y a pas d’autre produit scalaire possible sur F faisant de F un espace de Hilbert
réel, car continu et coı̈ncidant avec (. | .) sur f (E)xf (E) partout dense dans F xF , il
coı̈nciderait partout avec celui que l’on vient de donner.
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Conclusion
29
Bibliographie
30