SERGENT Manon
SERGENT Manon
PROMOTION 2017
Mémoire n°
présenté et soutenu publiquement à Paris, les 22 et 23 septembre 2017
par
Manon SERGENT
pour l’obtention du
Diplôme en Ostéopathie (D.
O.)
PROMOTION 2017
Mémoire n°
présenté et soutenu publiquement à Paris, les 22 et 23 septembre 2017
par
Manon SERGENT
pour l’obtention du
Diplôme en Ostéopathie (D.
O.)
En deuxième, je tiens à remercier tous mes patients pour leur participation, la confiance
qu’ils ont placé en moi et grâce à qui ce mémoire a vu le jour. Je les remercie aussi de
leurs nombreuses questions qui m'ont amenée à enrichir mes recherches et explications.
En troisième, je remercie Manon, une amie de promotion, et mon frère Nicolas pour
leurs nombreuses réflexions apportées sur le mémoire et qui par leurs biais m'ont permis
de voir les problèmes rencontrés et de les surmonter. Leur aide m’a été très précieuse
pour la relecture et les différents conseils tout au long de mon mémoire.
Enfin, je remercie mes parents sans qui je ne serais pas là aujourd'hui et sans qui je
n’aurais pu pratiquer l’équitation depuis mon plus jeune âge et surtout n’aurais pu me
former et étudier l’ostéopathie, un métier qui me passionne un peu plus de jour en jour.
Tout simplement sans vous je ne serais pas ce que je suis devenue. Un grand et énorme
merci tout particulièrement pour eux deux, pour leur confiance et leur soutien sans faille
ainsi que toutes les valeurs qu’ils m’ont inculquées. Vous m’avez toujours fait
confiance que ce soit pour mes choix ou mes capacités dans les bons ou les pires
instants et avez toujours tout fait pour rendre mes rêves réalisables.
Enfin, merci aux lecteurs de ce mémoire, sans qui ce travail n’a aucun sens.
SOMMAIRE
1. Introduction...............................................................................................................7
2. Eléments de compréhension....................................................................................9
2.1. Généralités...........................................................................................................9
2.2. Adaptation biomécanique du cavalier..............................................................10
2.3. Zones cibles du cavalier western.......................................................................20
2.4. Rôle et impact de l’ostéopathie chez le cavalier...............................................20
2.5. Objectif de l’étude.............................................................................................21
3. Matériel et méthode................................................................................................22
3.1. Population et critère de l’étude.........................................................................22
3.2. Matériel utilisé...................................................................................................23
3.3. Déroulement de l’étude....................................................................................25
4. Résultats..................................................................................................................35
4.1. Caractéristique de la population étudiée..........................................................35
4.2. Analyse de l’équilibre par Corex equine..........................................................39
5. Discussions..............................................................................................................41
5.1. Synthèse des résultats........................................................................................41
5.2. Limites de l’étude..............................................................................................43
6. Conclusion................................................................................................................44
7
1 INTRODUCTION
2.1 Généralités
En France l’équitation est la troisième fédération sportive après le football et
le tennis de part son nombre de licenciés. Comme cité précédemment la fédération
française d’équitation (FFE) compte plus de 500 000 licenciés. Et l’association
française de reining (NRHA of France) plus de 400 licenciés.
En France, l’équitation est essentiellement pratiquée par les plus jeunes.
L’équitation est très appréciée de part sa multitude de possibilités autour du cheval,
de la ballade au loisir en centre équestre, passant par les terrains de compétition, et
cela à tout âge.
En effet de nombreux préjugés tendent à dire que le cheval est perçu comme
seul athlète, or il apparaît très nettement que pour l’optimisation des performances du
couple cavalier-cheval, une bonne entente et synergie de ces deux athlètes sont
primordiales pour atteindre une relation dite de « centaure ». C’est essentiellement
dans ce sens que de nombreuses études ont déjà été menées (Leclerc 2003, Guillot
2013, Langlois 2013, Chêne et Prin-conti 2014, Cailloux 2015).
La posture fondamentale de l’homme est la station debout en appuis que ses
deux pieds, posture qu’il gardera en moyenne 12h par jour. Or, le cavalier lui sera
positionné à cheval assis en appuis sur son bassin, appui relatif car en fonction de son
matériel (selle) et également du fait que ce dernier ne restera pas statique mais
dynamique pour la pratique de son sport. Il va devoir apprendre à s’adapter pour
maintenir au mieux cette position. Les adaptations seront essentiellement
anatomiques, biomécaniques mais aussi psychologiques (les états affectifs peuvent
aussi être une cause de dégradation pour l'activité posturale). Sans sa posture, le
cavalier ne peut communiquer pleinement avec con cheval. Ce sera cette dite aide
qui permettra de transmettre un ordre, un message à son cheval. Il y a de nombreuses
aides comme les mains (membre supérieur), l’assiette (répartition du poids du corps
sur la selle), la voix, et les jambes.
2.2 Adaptation biomécanique du cavalier
Ainsi, l'équilibre résulte de régulations qui s'exercent sur les fonctions tonico-
posturales des muscles et clonico-cinétiques en les combinant et en donnant la
prédominance aux unes ou aux autres en fonction des besoins. Le principal contrôle
régulateur vient des impressions visuelles et des impressions labyrinthiques, dont la
collaboration est étroite. (H.Wallon ; E.Evart-Chimielniski ; R.Sauterey).
Cependant, les états affectifs peuvent aussi être une cause de dégradation
pour l'activité posturale. En particulier sous l'influence de la peur, du sentiment de
prestance, il peut se produire des inhibitions, des décharges toniques, une diminution
du tonus nécessaire au maintien postural et à son exacte coordination avec le
mouvement (H.Wallon ; E.Evart-Chimielniski ; R.Sauterey).
« La tête doit être droite, dégagée des épaules et le regard porté au loin ;
- Les épaules doivent être effacées et également tombantes, les bras demi-
ployés, les coudes près du corps, le poignet à hauteur du coude et les mains
dans le prolongement de l’avant-bras avec le pouce en-dessus ;
- Le poids du corps doit être répartit également sur les deux fesses de part et
d’autre de la ligne médiane de la selle, le rein doit être souple ;
- Les cuisses tournées sur leur plat, ne s’allongeant que sous l’effet de leur
propre poids et de celui des jambes, le pli du genou liant, les jambes libres et
tombant naturellement, les mollets en contact avec le cheval sans le serrer »
Le cavalier doit donc avoir une position optimale pour ressentir toutes les actions et
interactions musculaires du cheval. Il en retire le maximum d’équilibre et son
système postural est à son efficacité maximale (Cause et Jubine, 1989).
Ces interactions sont conditionnées par le principe de cohérence, qui veut que
tout le corps, en partant de l’assiette, prenne une attitude qui corresponde à celle que
l’on veut obtenir du cheval. Ce principe d’homologie gestuelle entre le cavalier et
son cheval est ce que l’on nomme « l’isopraxie ». D’une manière générale, on peut
dire que « le cheval contracte et relâche ses groupes musculaires en même temps que
le cavalier agit et cède avec ses propres groupes musculaires homologues (Jean
Claude Barrey) » (Chêne, 2004). Cette théorie suppose que le cavalier et son cheval
ne font qu’un, l’homologie gestuelle fonctionne dans les deux sens : quand le cheval
avance son postérieur gauche, la jambe puis la sacro-iliaque gauche du cavalier
s’avancent ; quand l’antérieur gauche du cheval s’avance, accompagné par un
mouvement de l’encolure automatique, la main puis l’épaule gauche du cavalier
s’avancent ; quand le cavalier déplace son centre de gravité, le cheval se déplace
pour rapprocher son centre de gravité de celui du cavalier. Tout cela dans l’objectif
de maintenir l’équilibre (Chêne, 2004 ; Juste, 2010).
Figure 2 : Valeurs angulaires segmentaires de référence chez le cavalier (Nicholson, 2006 corrigé d'après les
travaux de Keegan, 1953)
Le pas :
Le pas est une allure lente à peu près 7 km/h et la force de sustentation est
quasi-nulle, car il s’agit d’une allure marchée et non sautée. Le pas est une allure
naturelle, symétrique, marchée et basculée, en quatre temps égaux, faisant entendre
quatre battues équidistantes.
Les muscles mis en action au pas sont surtout l’ilio-psoas, les muscles
postérieurs vertébraux comme le carre des lombes et les grands et petits obliques.
Le trot :
La vitesse moyenne d’un cheval au trot est de 240 m par minute, soit 14 à 15
km/h. C’est l’allure la plus pratiquée pour l’apprentissage du cavalier, c’est celle qui
est la plus couramment utilisée sur une séance d’équitation. C’est en fait l’allure la
plus traumatisante pour le corps, celle-ci étant soumise à trois forces impulsives dans
trois directions. Le trot est une allure naturelle, symétrique, horizontale, diagonale,
sautée en deux temps égaux. Les battues diagonales sont séparées par une période de
projection. Ici le trot utilisé lors de l’expérience est le trot enlevé car il permet de
diminuer les forces verticales de un sur deux qui sont appliquées au rachis.
Les angles des articulations des hanches et des genoux s’ouvrent pour
permettre l’élévation qui doit être de faible amplitude. Le bassin est toujours en
rétroversion qui sera plus importante lors du mouvement d’élévation. De plus, le haut
du corps est légèrement penché en avant afin que le centre de gravité passe par les
épaules les genoux et les chevilles.
Dans le plan frontal on aura un mouvement latéral : les forces latérales sont
dirigées vers la droite puis vers la gauche. Etant donné la symétrie de l’allure, leur
effet est facilement compensé par le cavalier.
En ce qui concerne la force verticale : elle est le problème principal car les
forces sont de direction successivement opposées. De plus, la force de sustentation
subit des variations importantes et rapides : le dos du cheval est à un maximum
d’abaissement au temps d’appui et à un maximum d’élévation au temps de projection.
Le cavalier reçoit de trois à quatre impulsions verticales par seconde à chaque
détente diagonale. Le cavalier est projeté vers le haut soumis à une force impulsive
verticale. En raison de son inertie, le mouvement d’ascension se poursuivra alors que
le cheval commence à descendre pour prendre appui sur le bipède diagonal
controlatéral.
En résumé, selon les travaux de Byström et al. (2009), Lovett et al. (2004),
Lagarde et al. (2005) et de Galloux et al. (1997), l’assise du cavalier suit un
mouvement vers le bas : d’abord vers l’avant puis vers l’arrière. Les hanches sont en
flexion et abduction. Les genoux sont en flexion et adduction. Les pieds tournent
latéralement et suivent un mouvement vers l’arrière (par rapport à la hanche). Les
talons s’abaissent en dessous des orteils.
Le galop :
- 1er temps : les forces latérales (longitudinales) sont associées avec la force de
sustentation : le bassin effectue une rétroversion et le rachis lombaire une flexion.
Cette flexion est cependant limitée car le buste, masse d’inertie, est attiré vers
l’arrière sous l’effet de l’accélération longitudinale.
Nous avons donc vu que lors de ses déplacements, le cavalier est soumis à 3
forces, une transversale, une longitudinale et une verticale. Ces forces sont
transmises par le cheval à son cavalier. C'est ce dernier qui va absorber ces forces via
son bassin afin de suivre le plus harmonieusement les déplacements de sa monture.
Figure 6 : Les forces chez le cheval en déplacement (Catherine Humbert 2000)
Lors de cette étude nous allons essayer de montrer comment il est possible
d’optimiser le couple cavalier-cheval via la prise en charge ostéopathique
uniquement du patient. Afin de se rapprocher au maximum de la relation de
« centaure » et offrir au cavalier un meilleur maintien en selle, visant au moins
d’effort et un maximum d’efficacité.
Donc nous aurons pour objectif de traiter globalement les patients dans un
temps relativement court, assimilable au traitement des sportifs au bord des terrains
de foot ou de rugby et d’évaluer l’influence de l’ostéopathie sur l’équilibre du
cavalier. De façon à montrer l’efficacité que nous pourrions apporter lors d’une
compétition, et comment une prise en charge avant un passage du cavalier pourrait
être optimisée.
3 MATERIELS ET MÉTHODES
Beaucoup d’études ont démontré que le segment lombaire bas était la région
la plus sollicitée, cette dernière pourra atteindre une amplitude maximale des
mouvements réalisables selon Deguerre (1978) avec une variation de L5 S1 de 15°.
Ce qui explique pourquoi cet outil de mesure repère les différences de mouvement à
partir du bassin, mais aussi pour quelle raison la sensibilité de mesure se fera sur un
intervalle de 4 à 12°.
L’application permet de capter les forces soumises au cavalier par son cheval
dans le plan sagittal, calculer les mouvements antérieurs/postérieurs du cavalier, dans
un plan frontal, calculer les mouvements latéraux, et dans un plan transversal et
calculer les mouvements de torsion/rotation par rapport à sa verticale de gravité de
départ fixe, assis, à cheval, et à l’arrêt. Il sera possible de calculer les différents
mouvements et adaptations du corps afin de rester à cheval aux différentes allures
avec une notion de 12° d’intervalle de défauts autorisés de 4-12° (12° bon cavalier à
4° pour les très bon cavalier). Ce degré peut être modifié suivant le niveau des
cavaliers et la sensibilité voulue du test. Nous choisirons pour notre étude une
précision de 12°.
Nous pouvons aussi affiner les résultats en dissociant les différentes allures : au pas,
au trot et au galop.
Lors de cette séance une série de questions à propos du mémoire et de leur pratique
de l’équitation seront posées. Nous noterons que cette étape sera valable uniquement
pour le groupe de patients traités.
ème
Troisième temps (2 test) : une quinzaine de minute après la séance d’ostéopathie,
reprise de mesure avec la ceinture sur le même cheval, avec le même matériel, et
identique au premier test.
Pour ce qui concerne les patients appartenant au groupe non traités, la deuxième
prise de mesure se fera en fin de séance, environ une vingtaine de minute après la
première prise.
Par la suite, la population sera évaluée par différents tests ostéopathiques articulaires.
L’ensemble des tests décrits ci-dessous sont majoritairement tirés et adaptés du livre
de Fischer, M., et Erieau, B., (2009). « Trust, sémiologie, imagerie : Indications en
ostéopathie vertébrale p 42 – 43 – 64 – 65 – 97 – 89 – 141 – 144 – 238 – 239 – 240
Position du sujet : Debout, pieds écartés, bras ballants, regard droit devant.
Rotations : Le praticien fait tourner le patient. Pour les rotations droite et gauche. Il
note les anomalies éventuelles telles qu’une absence de décalage de l’épineuse sus-
jacente sur la sous-jacente.
Mise en œuvre du test : Les doigts du praticien sont orientés vers le haut ; ils
ressentent le volume de l’épineuse considérée, entre les pulpes des doigts, et le
volume de l’épineuse de la sous-jacente, ce qui lui permet d’apprécier la position
relative de l’une par rapport à l’autre. Le praticien recherche les anomalies
positionnelles, les déviations locales, les désalignements...
Position du sujet : Assis au bord de la table ou sur un tabouret, pieds à plat au sol,
mains sur les cuisses, tête droite, regard « loin devant ».
Position du praticien : Debout de trois quarts derrière le sujet, pieds écartés, main
proximale palpant à deux doigts (pulpes index et majeur) l’épineuse de la vertèbre
considérée en la relationnant à l’épineuse de la vertèbre sous-jacente, la main distale
prenant contact avec la partie supéro-latérale de la tête du patient.
Test en translation
Rotation : Le praticien place ses pulpes des index sous les massifs articulaires,
soulève alternativement le côté droit puis gauche, à la recherche d’une perte
éventuelle de mobilité en rotation du niveau considéré. Si le massif articulaire droit
de la vertèbre testée refuse le soulèvement proposé, cela indique une dysfonction en
rotation gauche.
Flexion : Le praticien place les pulpes des index et majeur d’une main, au contact de
l’épineuse de la vertèbre testée et de l’épineuse sous-jacente. De cette manière, il
apprécie le volume de l’épineuse. Il peut, en induisant de son autre main placée sous
l’occiput la flexion de tête et cou, jusqu’au niveau considéré, apprécier la capacité de
flexion de la vertèbre testée sur la vertèbre sous-jacente. Le praticien note une
éventuelle absence d’écartement entre les deux épineuses testées.
Position du praticien : Debout, sur un côté du sujet et face à lui en légère fente
avant. Le praticien place les paumes de ses deux mains sur les deux épines iliaques
antéro- supérieures (EIAS), en ayant au préalable réalisé un crédit de peau en partant
de l’abdomen.
Position du praticien : Debout face au bassin du sujet, pieds écartés, genoux fléchis,
une main appliquée par le pisiforme sur l’angle inféro-latéral (AIL) opposé, l’autre
main positionnée avec deux doigts (index et majeur) dans le sillon côté homolatéral.
Le praticien changera la disposition de ses mains en les inversant pour tester l’autre
côté.
des deux doigts vers le sol. Cela permet de mettre en évidence les dysfonctions en
torsion postérieure ou antérieure du sacrum, à complémenter par les tests précédents.
4 RESULTATS
Les caractéristiques des patients composant la population étudiée sont détaillés dans
les tableaux 1 et 2. Les deux groupes sont composés : de 4 patients. Tous les patients
ont un bon niveau d’équitation western (tableau 3 et 4).
Patient trait é Patient traité Patient traité Patient traité
n°1 n°2 n°3 n°4
Age 16 31 32 25
Autre(s)
pratique(s)
sportive(s) Non Non Non Sport en salle
Déjà consulté
un
ostéopathe ? Oui Non Non Oui
Le tableau 1 présente la population traitée, qui est constituées de trois femmes de 16,
25 et 31 ans et d’un homme de 32 ans. L’équitation étant leur unique pratique
sportive. Deux des patientes ont déjà eu recours à un traitement ostéopathique dans
l’année encourue pour des douleurs lombaires et pour la seconde suite à une myosite.
Nombre d’heure 25 h 5h 7h 2h
à cheval par
semaine ?
Il y a sur les quatre patients uniquement deux cavaliers qui se plaignent de douleurs à
cheval. Des douleurs lombalgique et au poignet droit pour le patient n° 1 et une
douleur à l’épaule droite pour le patient n°3.
Patient testé n°1 Patient testé n°2 Patient testé n°3 Patient testé n°4
Nombre d’heure 2 – 3h 2h 3h 7h
à cheval par
semaine ?
On notera que la plupart des cavaliers ont un bon niveau à cheval. Pratiquant le
reining depuis au minimum 2 ans pour le patient n° 3 et 7-6 ans pour les patients n°1
et 2, ce sera le patient n°4 qui pratique depuis le plus longtemps avec 15 ans
d’expérience. Ils pratiquent tous un minimum de 2 heures d’équitation par semaine
jusqu’à 7 heures pour le patient n°4. Tous pratiquent la compétition. Et uniquement
deux patients présentent des douleurs à cheval, lombalgie basse pour le patient n°3 et
dorsalgie moyenne et une douleur sacro-iliaque latéralisée à droite pour le patient n°4.
Groupe traité Groupe testé
Age médian 26 25
Douleur (%) 50 % 50 %
Consultation ostéopathique 50 % 50 %
Le tableau 5 récapitule les douleurs, âges et le niveau d’équitation pouvant être pris
en compte pour notre étude.
80
70
60
50
40
30
20 Premier test A/P au pas
10 Deuxieme test A/P au pas
0
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
70
60
50
40
30
20
10 Premier test A/P au trot
0 Deuxième test A/P au trot
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
80
70
60
50
40
30
20 Premier test A/P au galop
10 Deuxieme test A/P au galop
0
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
Sur le test au galop, on observe une fois encore une réelle amélioration lors du
deuxième test après traitement ostéopathique, également pour le patient 3 qui sur les
test précédent ne s’était pas amélioré.
5 DISCUSSION
Les résultats des graphiques nous montrent que nous avons déjà un
pourcentage d’erreurs inférieures au pas par rapport au trot et au galop. Cela peut
s’expliquer par l’allure lente du pas et l’importance minimum des forces qui
s’appliquent au cavalier en comparaison des deux autres allures.
Au pas, d’après le graphique, nous pouvons voir qu’une séance d’ostéopathie
améliore le nombre d’erreurs des patients traités globalement, sauf pour le patient 3.
Il existe une similitude du nombre d’erreurs entre les cavaliers de même niveau.
L’allure qui sera la plus améliorée pour les quatre patients traités sera le galop. Cela
pouvant s’expliquer par le fait que la force antéro-postérieur soumise au cavalier est
majoritaire au galop. Elle est compensée par le cavalier grâce à des mouvements de
rétroversion et d’antéversion du bassin. A ces mouvements du bassin sera associé
une délordose lombaire ou hyperlordose. Etant donné que chacun de ces patients lors
de leur traitement ont reçu un rééquilibrage au niveau du bassin et un traitement
lombaire entre autre. Nous pouvons émettre l’hypothèse que l’équilibre du bassin à
donc pu être améliorée par les manipulations ostéopathiques de ces zones.
Au galop, le diagramme nous permet d’observer des valeurs moins importantes que
dans le diagramme du trot. La qualité de l’allure peut être une explication à cette
différence entre les valeurs du trot et du galop qui est une allure à trois temps avec un
temps de suspension et une bascule antéro-postérieure, à la différence du trot qui est
une allure à deux temps avec des forces verticales qui sont de direction
successivement opposées. Il est donc plus facile de suivre le mouvement antéro-
postérieur du cheval au galop. De même, le pas étant une allure à quatre temps et
plus lente, on remarque un nombre d’erreurs plus important au galop qu’au pas, bien
que les deux aient des orientations de courbes similaires.
On observe que les patients testés ont eux aussi une forte amélioration entre les deux
premières prises. Cela peut s’expliquer par la mise en place de la ceinture, qui peut
les avoir gêné lors du premier test, malgré leurs réponses négatives en fin de séance
sur cette gêne, ainsi que l’angoisse engendrée par un nouveau matériel inconnu
surajouté.
On remarque une forte diminution du nombre d’erreurs pour les patients traités avec
des diagrammes à courbe descendante, sauf pour le patient 3 qui ne sera amélioré que
au galop. D’un diagramme à l’autre, l’évolution est globalement la même.
5.2 Limites de l’étude
L’expérience faite ici comprend de nombreux biais qui peuvent influencer les
résultats.
Tout d’abord, le nombre total de la population inclus est trop faible, ce qui diminue
significativement la portée de l’étude, et nos résultats sont donc peu significatifs.
Ainsi il serait intéressant d’étendre cette étude, notamment à l’occasion de concours
de reining, ce qui nous apporterait un échantillon de patients beaucoup plus
significatif.
Ensuite, nos deux bras ne sont pas homogènes, ceci principalement à un biais de
recrutement, la population équestre amateur est majoritairement constituée de filles.
C’est pour cela que nous avons pur chaque groupe trois filles pour un garçon.
Le matériel de mesure est semblable, ainsi que l’exercice réalisé pendant la période
de mesure d’un test à l’autre. Cependant le cheval d’un patient à l’autre varie et peut
intervenir dans la position d’équilibre retrouvé ce qui ne nous permet pas de
comparer entre chaque individu. Le niveau de dressage de chaque cheval, ainsi que
ces allures pourront interagir dans l’équilibre du cavalier. Nous avons essayé dans la
mesure du possible de tester chaque cavalier avec son propre cheval, ce qui permet
de mieux évaluer la capacité du cavalier à s’adapter et à absorber les forces
transmises par sa monture. Cependant, pour des raisons de blessures de certains
chevaux pour certains cavaliers au moment des tests, nous n’avons pas toujours pu
tester les cavaliers avec leur monture. Donc le fait que les cavaliers ne soient pas
toujours associés à leur cheval habituel créent un biais supplémentaire.
L’échantillon de patients étant insuffisant, cela ne nous permet pas de faire une étude
statistique de nos résultats. Ce qui limite significativement notre expérience.
De plus, on pourra noter que les erreurs d’équilibre du cavalier dans les différents
plans de l’espace sont intimement liées aux forces que transmet le cheval à son
cavalier. Or nous pouvons tout à fait nous poser la question suivant : les
dysfonctionnements locomoteur du cheval ne pourraient-ils pas être pris en compte ?
Enfin toutes les séances d’ostéopathie sont réalisées par un seul ostéopathe que je
représente. Néanmoins l’étude en simple aveugle est un biais. En effet, il reste
discutable quant au fait de connaitre le traitement dont bénéficie le patient.
6 CONCLUSION
L’étude est statistiquement non valable du fait du manque trop important de patients
au sein de l’échantillon. Mais grâce à l’analyse qualitative sur les différentes allures,
on peut affirmer qu’une prise en charge ostéopathique du cavalier de reining à visée
d’amélioration à moyen-court terme est valable dans le cadre d’une prise en charge
en compétition, avant le passage d’une épreuve.
Nous pouvons en conclure que nous avons une amélioration post-séance mais que
l’effet est représentatif sur les 1, 2 et 4 et ce pour les trois allures. Alors qu’on a une
amélioration chez le patient 3 uniquement au galop.
Il ne faut pas oublier de prendre en compte la différence de niveau des chevaux, ainsi
que les habitudes que peuvent avoir certains patients avec une monture connue, qui
influence l’équilibre et donc l’adaptation des mouvements antéro-postérieurs du
cheval appliqués au bassin, puis au rachis du cavalier.
Lors de notre étude, nous n’objectivons pas de différences de résultats influencés par
le sexe du patient malgré une prédominance féminine.
J’espère avoir apporté ma petite pierre à l’édifice et avoir suscité un intérêt sur la
recherche chez le cavaliers de Reining. Il reste encore beaucoup de travail à effectuer
dans ce domaine. Mais les dysfonctions et les douleurs rachidiennes sont un
problème chronique du cavalier tant sur sa douleur que sur son perfectionnement
sportif.
ANNEXES
Annexe 1 : Graphique de synthèse des erreurs latérales au pas
50
40
30
Premier test latéral au pas
Deuxieme test latéral au pas
20
10
0
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
40
35
30
25
20
15
10 Premier test latéral au trot
5 Deuxieme test latéral au trot
0
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
35
Pourcentage d'erreurs effectuées
30
25
20
15
10 Premier test latéral au galop
5
0 Deuxieme test latéral au galop
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
96
94
92
90
88
86 Premier test en tortion au pas
84 Deuxieme test en torsion au pas
82
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
Annexe 5 : Graphique de synthèse des erreurs en torsion au trot
95
90
75
70
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
100
Pourcentage d'erreur effectuées
90
80
70
60
50 Premier test en torsion au galop
40 Deuxieme test en torsion au galop
30
20
10
0
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
BIBLIOGRAPHIE
o Articles
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traumatol.sport 8, 98-103
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https://equitation-mp.ffe.com/File/MEDICALE/La_posture_du_cavalier1.pdf
http://nrha.fr
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TABLE DES FIGURES ET TABLEAUX
1 INTRODUCTION.......................................................................................................... 7
2 ELEMENTS DE COMPRÉHENSION.........................................................................9
2.1 Généralités.......................................................................................................................... 9
2.2 Adaptation biomécanique du cavalier.....................................................................10
2.2.1 Posture caractéristique du cavalier............................................................................10
2.2.2 Equilibre dynamique des différentes allures..........................................................13
2.2.3 Les forces qui s’applique au cavalier lors de ces allures....................................18
2.3 Zones cibles du cavalier western...............................................................................20
2.3.1 Différences cavalier western et cavalier classique...............................................20
2.3.2 Zones impactées chez le cavalier western...............................................................20
2.4 Rôle et impact de l’ostéopathie chez le cavalier...................................................20
2.5 Objectif de l’étude........................................................................................................... 21
3 MATERIELS ET MÉTHODES.................................................................................. 22
3.1 Population et critère de l’étude..................................................................................22
3.1.1 Description de la population.........................................................................................22
3.1.2 Critères d’inclusion...........................................................................................................22
3.1.3 Critères d’exclusion...........................................................................................................22
3.2 Matériel utilisé................................................................................................................ 23
3.2.1 Corex equine.........................................................................................................................23
3.3 Déroulement de l’étude................................................................................................25
4 RESULTATS............................................................................................................... 35
4.1 Caractéristique de la population étudiée................................................................35
4.2 Analyse de l’équilibre par Corex equine..................................................................39
4.2.1 Allure au pas........................................................................................................................39
4.2.2 Allure au trot........................................................................................................................40
4.2.3 Allure au galop....................................................................................................................41
5 DISCUSSION............................................................................................................... 41
5.1 Synthèse des résultats...................................................................................................41
5.2 Limites de l’étude...........................................................................................................43
6 CONCLUSION............................................................................................................. 44
ANNEXES........................................................................................................................... 46
BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................. 49
TABLE DES FIGURES ET TABLEAUX.........................................................................52
RESUME
Titre : “ Prise en charge ostéopathique du cavalier de reining ”
La Fédération Française d’Equitation (FFE) est la troisième fédération sportive en
France, derrière le football (1,7 millions de licenciés) et le tennis (1,1 millions de licenciés).
Et la fédération américaine de reining fédère à ce jour 19 000 cavaliers dans le monde
pratiquant le reining en compétition. Le reining est une discipline de dressage en équitation
western.
De nombreuses études se sont intéressées aux traumatismes que pouvait causer la
pratique de l’équitation. D’autre se sont focalisées sur les lombalgie du cavalier et montrant
que la pratique équestre n’était pas forcement mauvaise pour le rachis lombaire. Mais aucune
étude n’a été faite chez le cavalier de reining, et jamais dans une optique d’optimisation du
couple cavalier/cheval sur les terrains de concours. Là est le principal moteur de la
réalisation de ce mémoire.
Nous avons pris un échantillon de 8 cavaliers âgés de seize à trente deux ans. L’outil
de calcul émanant des Etats-Unis permet de mesurer le nombre d’erreurs dans les
mouvements antéro-postérieurs, latéraux et en torsions soumises au cavalier par le cheval
aux trois allures. Une prise de mesure a été faite pour chaque allure, et à deux reprises afin
de quantifier le traitement ostéopathique sur l’équilibre du cavalier en mouvement.
Il a été démontré que les mouvements antéro-postérieurs ont été les plus pertinents
pendant cette étude, l’analyse s’est donc basé sur ce dernier. A l'issue de cette étude, il a été
mis en évidence que plusieurs éléments interviennent dans l’équilibre du cavalier de reining.
L’ostéopathie est donc un moyen alternatif de l’amélioration de l’équilibre du cavalier de
reining à cours terme. Mais qu’en est-il de son efficacité à moyen et à long terme dans la
performance équine ?
ABSTRACT
Title : “ Osteopathic treatment for reining horserider ”
The French Equestrian Federation (FFE) is the third largest sporting federation in
France, behind football (1.7 million licensed members ) and tennis (1.1 million licensed
members ). As of today the American federation of reining has 19 000 licensed riders
throughout the world competing in the sport . The reining is a discipline of western riding.
Many studies have addressed the trauma of riding. Others focused on the low back
pain of the rider and showed that horse back riding was not bad for the lumbar spine. But no
study has been done which focuses on the reining rider, and never with a view of optimizing
the horse and rider pair in competition level riding. This is the main engine behind the
creation of this thesis.
In this brief, we took a sample of 8 riders aged from sixteen to thirty two years old.
The calculation tool emanating from the United States makes it possible to measure the
number of errors in the antero-posterior, lateral and torsional movements subjected to the
rider by the horse during the three gates. A measurement was made for each gate, and twice
to quantify the osteopathic treatment on the balance of the rider in motion.
Antero-posterior movements were shown to be the most relevant during this study,
so the analysis was based on the latter. At the end of this study, it was revealed that several
elements intervene in the equilibrium of the reining rider.
Osteopathy is therefore an alternative means in improving the equilibrium of the
reining rider in the short term. But what about the medium and long-term effectiveness in
equine performance?