Management Environnemental
Management Environnemental
MANAGEMENT
ENVIRONNEMENTAL
Support
De promotion
MIN IST ER E DE
L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
ET DE L'ENVIRONNEMENT
Les démarches de mise en place d'une gestion environnementale concernent un large ensemble
d'entreprises (y compris le secteur tertiaire) et d'organisations (administrations, collectivités...). Le
parti pris de ce document est de s'adresser en priorité au secteur industriel, qui est jusqu'à présent le
plus concerné. L'argumentation devra donc être éventuellement adaptée pour d'autres types
d'activités.
Notre souhait est que ce support de présentation permette à chacun d’adopter le langage le plus
proche possible de leur auditoire, afin que se développent de plus en plus de démarches volontaires
de management environnemental en France.
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REMERCIEMENTS
Ce guide est le fruit d’une large concertation avec tous ceux et toutes celles qui, dans leurs régions
ou leur activité professionnelle, ont acquis une expérience de terrain dans le management
environnemental. Le contenu du document se fonde sur cette expérience, nous tenons donc à les
remercier:
M. ADNOT (Ecole des Mines de Paris - CENERG), M. AUBRY (SGS Qualitest), M. BAT ("Gestion et Audit
Environnement", CCI Marseille Provence), M. BELLIVIER ("Produire propre en Seine St Denis", GIPNEP), M.
BENARD (vérificateur environnemental), M. BENAS ("PROMETHEE" Saône-et-Loire, CCI Mâcon-Charolles-
Tournus), M. BIDOU (ARENE Ile-de-France), M. BOIRON ("ECOL'IA", Association Régionale des I.A.A.), Mme
BOUSSEAU (Responsable PROMETHEE, Conseil Régional de Bourgogne), M. BRULIN ("Technologies propres et
Management environnemental", ADEME ), M. BRUNNER ("Technologies Propres et Management de
l'Environnement", Agence de l'Eau Artois-Picardie), M. CAPILLON ("Qualité et Environnement en Hauts de Seine",
CRITT Chimie Environnement), M. CAPRETTA ("PROMETHEE" Côte d'Or, CCI de Beaune), M. CARLI (" Soutien
Environnement aux PMI de Seine et Marne", CRITT Chimie Environnement), M. CAROZ ("Opération pilote P.E.E.",
ADEME PACA), M. CHAPON (vérificateur environnemental), Mme CHADAIGNE (Opération "Correspondant
Environnement", CCI de Dieppe), M. COONJBEEHARRY (LRQA France S.A.), M. DANVERT (Coordination P.E.E.
Bretagne, ADEME Bretagne), Mme DASCOT (Coordination P.E.E. Troyes, Institut Textile de France), M.
DELATTRE ("Métallurgie Environnement", Union Régionale Métallurgie Ardenne Champagne), Mme DESGOUTTES
("Prédiagnostics Environnement Industrie Mécanique", ADEME), M. DEVAUX (DEP Conseil), M. DRAGOMIRE
(Ministère de l'Industrie - DGSI - Formation Qualité), M. DURAND et M. PISTORIO ("Bretagne Environnement Plus",
Délégation Régionale EDF/GDF), M. DURET ("Diagnostics Environnement Yvelines - Val d'Oise", CCI Yvelines - Val
d'Oise), M. DUVAUD (Arthur Andersen Consulting), M. FINOCCHIARO ("Mayenne Entreprise Environnement", CCI
de Laval et de la Mayenne), M. GENESTE ("Conception de produits respectueux de l'Environnement", ARIST
Limousin-Poitou-Charentes), M. GIBIER (UIT), M. GIRAUDON ("Approche progressive de l'Eco-audit dans les PMI",
CRCI PACAC), M. GRAFF (Coordination OPALE, Conseil Régional d'Alsace), M. GUEUGNON ("PROMETHEE"
Côte d'Or, CCI de Dijon), M. HABERSTRAU (PROMETHEE Agro-alimentaire, CCI de Bourgogne), M. JALLON
(Opération ADEGE, Fédération de la plasturgie), Mme JOUSSE (CCI du Loiret), M. JUSTE (C.S.N. de l'Industrie des
Lubrifiants), Mme KLATT ("25 pilotes pour l'environnement", CRCI de Lorraine), Mme KOPP-DEROUET (OTV),
Mme LEBRUN ("Agir pour l'environnement", CCI Valenciennes), M. LECLERCQ ("PMI Environnement", CETIM
Franche-Comté), M. LEROY ("Performance Environnement Basse Normandie", CRCI Basse-Normandie), M.
LESTAGE ("P.E.E. pour les PMI", ADEME), Mme LETOUCHE (COFRAC), Mme MARTIN (ADEME - Service
Economie et Prospective), M. MARZOLF (Association Orée), M. de MAUPEOU (Comité de suivi Eco-audit, Union
nationale des producteurs de granulats), M. MISTOU ("Energie et Environnement Essonne", CCI Essonne), Mme
NICOLLO (vérificateur environnemental), M. OLIVIER (AFINEGE), Mme PASTERNAK et Mlle LEMOINE
(Ministère de l'Agriculture - DGAL), M. PETIT ("Technologies propres et Management Environnemental", Conseil
Régional Nord-Pas-de-Calais), M. PEYRILLE ("50 pré-diagnostics en Haute Marne", CCI de la Haute-Marne), M.
PICHON (Centre technique du papier), M. PRATS et M. NOMINE ("Management Environnemental en Picardie",
INERIS), M. ROCHE (SGS THOMSON), M. ROCHE (Ministère de l'Industrie - DARPMI), M. ROUMIEUX (ALGOE
Management), M. ROYO (Ernst and Young - Département Environnement), M. SABO (vérificateur environnemental),
Mme SANCHO (Ministère des Finances - DGCCRF), M. SAUTERAUD (" PROMETHEE Eco-audit et ISO 14001",
CRCI de Bourgogne), Mme SESMAT ("Certi Green", CCI de Moselle), M. Thierry RAES (Coopers et Lybrand -
Département Environnement), M. TROADEC (Président du Comité de suivi Eco-audit), M. ULLMANN (F.
Environnement - Groupe EEC), M. UNTERHALT (CCI de l’Indre), M. VANHOVE ("Gest' Environnement", DRIRE
Aquitaine), M. VANIN (SGS Qualitest), M. WAGNER (Programme "Idée", CRCI Languedoc-Roussillon), M.
WELLHOF (ISIGE - INERIS), M. WOILLEZ (Alcatel Alsthom - DAGRI).
***
Elaboration, conception : Sébastien VALLEUR
***
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Utilisation de ce guide
Ce guide a été réalisé pour les relais d'information des entreprises, les "facilitateurs" qui
développent des opérations d'information et de sensibilisation sur le management environnemental.
Notre soucis a donc été de le rendre le plus opérationnel possible.
L’utilisateur a la possibilité de photocopier, pour préparer une réunion de sensibilisation, toutes les
pages du guide sans aucune restriction. A cette fin, celles-ci font l’objet d’une mise en page qui
permet le passage à un format « paysage », plus approprié pour les transparents habituellement
utilisés à l’oral. Il est cependant recommandé à chacun de bâtir son propre jeu de transparents en
tirant profit de ce document et de son expérience.
La dernière partie passe en revue les principales ressources dont peut disposer une entreprise.
Il est fortement conseillé aux présentateurs de réaliser un petit document qu’ils distribueront en fin
de réunion, comportant des photocopies de ces pages (ou des extraits). Le représentant de
l’entreprise disposera ainsi des principales informations dont il pourrait avoir besoin pour
enclencher une démarche de management environnemental.
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SOMMAIRE
Page
INTRODUCTION 1
II - 3 Ressources 74
-a- Financières 76
-b- Humaines 78
-c- Bibliographiques 81
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Chapitre I
LA REUNION DE SENSIBILISATION
L’un des moyens les plus souvent utilisés pour intéresser le monde de l’entreprise au thème de
l’environnement est d’organiser une réunion de sensibilisation.
Ce premier chapitre est donc destiné à fournir quelques conseils, « trucs » et « astuces » à tous
les relais d’information, les « facilitateurs », qui souhaitent sensibiliser sur l’environnement
par l’organisation d’une réunion.
Le schéma I donne une illustration du processus de mise en place d’une réunion, en référence
avec les thèmes abordés dans ce chapitre.
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SCHEMA I
CHAPITRE I LA REUNION DE SENSIBILISATION: QUI? QUAND? COMMENT?
RÉFÉRENCE
LE PUBLIC VISE: I-1
IDENTIFICATION DE L’AUDITOIRE Page 7
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I-1
Le public visé
Le public destinataire d’une présentation sur le management environnemental est, en ce qui nous
concerne, un public d’entreprises.
Lors d’une présentation, l’efficacité du discours est très étroitement liée à son adaptation au public.
Le message doit être adapté au niveau de l’auditoire, suivant les critères ci-dessus, sous peine de ne
pas être entendu. Il faut donc bien connaître le public auquel on sera confronté, pour cibler les
arguments, les exemples donnés, les actions proposées, et le mode de suivi de la réunion.
La meilleure cible, pour les PME-PMI, est le chef d’entreprise. C’est lui qui prendra la décision
finale, celle de faire ou de ne pas faire, et sans son engagement rien ne se fera.
La problématique environnementale dans le détail n’est donc pas forcément claire. Il faut alors
insister fortement sur la présentation de l’environnement en général (partie II-1).
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L’enjeu est d’initier le mouvement en interne, en convaincant le représentant de l’entreprise qui
assiste à la réunion que la démarche est progressive et transversale.
C’est une démarche progressive, initiée de façon volontaire par la Direction de l’entreprise.
L’environnement est aussi transversal, global: ce n’est pas seulement une affaire de déchets, cela
peut aller bien au-delà, même s’il est vrai que souvent cette démarche commence par la mise en
place d’une gestion des déchets.
L’argumentation consiste à comparer les coûts relativement bas d’une telle opération aux bénéfices
qu’on peut en retirer: meilleure visibilité du système « entreprise », caractérisation des risques
industriels et juridiques, identification des dépenses sur lesquelles des économies sont possibles, etc.
Processus
En présentant la démarche environnementale comme un processus, les entreprises de cette catégorie
seront moins réticentes à s’y intéresser. Souvent de petite taille, l’argument « progressif »,
synonyme d’étalage des dépenses dans le temps, est primordial.
Sans forcément le respecter totalement, elles savent généralement qu’un arrêté préfectoral régit leurs
activités. L’environnement est pour elles un thème comme beaucoup d’autres, source
essentiellement de contraintes, mais dont les paramètres ne sont pas globalement reliés entre eux.
L’enjeu consiste donc à les persuader d’aller plus loin dans leur démarche environnementale, en les
convaincant des apports profonds d’une telle démarche pour l’entreprise à court et long terme.
Elles se sont impliquées récemment dans des études d’impact, de danger, voire des diagnostics.
Pour ces entreprises, un système de management environnemental est envisageable à court terme,
surtout si elles ont déjà une expérience dans le domaine de l'assurance qualité. On peut présenter le
management environnemental comme une solution efficace pour formaliser et exploiter les efforts
déjà réalisés dans le domaine de l’environnement. C’est aussi un moyen de s’appuyer sur un cadre
connu pour mettre en place leur système.
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I - 1-b Activités, taille et culture de l’entreprise
Activités
Les degré de sensibilité d’une personne aux thèmes environnementaux est fortement lié aux impacts
des activités de sa société sur l’environnement.
Les entreprises les plus sensibles seront celles ayant une activité industrielle. Parmi les industriels,
les plus intéressés seront a priori ceux qui utilisent les produits ou mettent en oeuvre les process les
plus dangereux, et les plus toxiques: industrie chimique, transformation de produits... Les thèmes
qui les touchent le plus dans ce cas sont la gestion des rejets industriels (effluents, fûts de déchets
toxiques, rejets atmosphériques...) et la sécurité des installations et des hommes (risque d’incendie,
d’explosion, de pollution accidentelle...). Ce sont donc souvent les entreprises les plus polluantes
qui manifesteront la plus grande sensibilité à l’environnement, en tant que facteur de risque.
Les autres entreprises, par exemple les sociétés de service, seront plus sensibles aux consommations
d’énergie, d’eau, et à la gestion des déchets banals (papier, carton...). Certaines le seront encore plus
en tant que prestataires de services auprès d’entreprises elles-mêmes engagées dans des démarches
de management environnemental.
Enfin, on peut citer le cas des entreprises qui ont un problème avec leur voisinage immédiat
(collectivité, association de riverains, de pêcheurs...). Celles-ci seront particulièrement réceptives à
des thèmes comme la communication et le respect de la réglementation.
Taille
Généralement, les grands groupes (et leurs filiales) ont leur propre politique, mise en oeuvre en
interne; la cible privilégiée pour une opération de sensibilisation reste donc les PME-PMI.
Si la notion de système est peu pertinente pour une très petite entreprise, elle peut l’être pour une
structure d’une dizaine de personnes. La petite taille de l’entreprise n’empêche pas de développer un
système, cela peut même constituer un atout.
En tous les cas, la taille reste un facteur de différenciation important.
Il faut donc adapter le discours et les propositions à la taille des structures représentées à la réunion.
Culture
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I - 1-c Fonction dans l’entreprise
Un principe simple est à retenir: c’est le chef d’entreprise qui prend la décision finale. C’est lui qui
décide de lancer une démarche, et qui décide des ressources allouées à toute opération.
C’est donc le chef d’entreprise qu’il faut convaincre. Tout le discours doit être orienté dans cette
perspective.
2 cas de figure:
- C’est le chef d’entreprise qui est présent: il faut le convaincre directement,
- C'est un collaborateur: il faut lui donner les arguments pour qu’il puisse ensuite convaincre
sa direction
Le chef d’entreprise
- Responsable qualité...
La démarche environnementale est proche de celle de la qualité. Beaucoup de domaines se
recoupent. Si l’entreprise est déjà ISO 9000, la certification ISO 14000 est un objectif qui donne un
« deuxième souffle » à l’organisation mise en place. Elle est de plus beaucoup plus facile à obtenir,
et permet de présenter une image cohérente de l’entreprise aux tierces parties.
- Responsable industriel...
Le management de l’environnement fiabilise grandement la gestion des risques d’accidents
et d’incidents. C’est de plus très souvent l’occasion de revoir à moyen et long terme l’ensemble du
process de fabrication/transformation, ce qui représente pour lui un projet d’envergure, fortement
intéressant et motivant.
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I-2
Organisation, animation et suivi de la réunion
- L’organisation I-2-a 13
- L’animation I-2- b 14
L’efficacité de la réunion dépendra aussi beaucoup de la façon dont elle sera animée,
Enfin une réunion sans suivi personnalisé n’a que très peu de chances d’aboutir à des
résultats concrets.
Il s’agit là de la phase la plus longue, mais également la plus importante.
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RÉFÉRENCE
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I - 2-a Organisation
Il faut d’abord choisir le lieu et la date de la réunion. Les conseils qui suivent sont basés sur
l’expérience de ceux qui ont été amenés à organiser de telles réunions dans leurs Régions.
- Lieu -
Pour que le message passe dans l’entreprise, il faut qu’il soit reçu par un des décideurs.
Il faut donc viser le dirigeant de l’entreprise, ou à défaut l’un des cadres de direction.
Ce public n’a que très peu de temps à consacrer à des réunions à l’extérieur: 2 ou 3 heures
maximum.
Il faut donc organiser la réunion dans un lieu proche du site des entreprises visées. Sinon, le
temps de déplacement sera un obstacle.
Par exemple, dans le cadre d’une opération d’envergure régionale, mieux vaut organiser une
réunion par département qu’une grande réunion pour toute la région. On sera certes amené à
répéter plusieurs fois la même chose, mais on aura en contrepartie une participation effective
plus importante. Cette formule présente en plus l’avantage de proposer des témoignages de
chefs d’entreprise qui peuvent être connus du public, puisque proches géographiquement.
- Durée -
Une réunion de 2 heures permet déjà une bonne introduction au thème.
Les chefs d’entreprise, notamment des PMI, n’y consacreront de toute façon pas beaucoup
plus de temps.
Cette limite de temps obligera l’animateur à être concis, direct et concret. C’est une contrainte
positive, car le message sera d’autant plus apprécié par le chef d’entreprise.
- Date -
La réunion doit se tenir en semaine.
Il est déconseillé de l’organiser en plein milieu de journée.
Les 2 moments conseillés sont donc
- le matin, 8h - 10h, occasion d’un « petit déjeuner environnement »,
ou - le soir, 17h - 19h ou même 18h - 20h
- Ciblage -
Il est important d’avoir un bon fichier.
Les caractéristiques d’un bon fichier de prospection sont:
- des coordonnées mises à jour,
- des noms précis,
- une activité bien définie.
Cibler les personnes invitées permet de préparer un discours le plus proche possible de la
réalité des chefs d’entreprise.
Exemples de ciblage
- On peut organiser une séance de sensibilisation pour toutes les entreprises d’une même zone
d’activité.
C’est une tendance qui se développe, car les structures d’une même zone peuvent mettre en
commun certaines parties de leur management environnemental. Par exemple, la collecte
sélective des déchets, ou le traitement des eaux usées (construction d’une station d’épuration
commune).
- Les entreprises ouvertes à l’innovation sont souvent les plus réceptives aux messages de
sensibilisation à un nouveau thème.
Ce peuvent donc être les entreprises à viser en priorité lors d’une opération. L'important est de
s'appuyer sur une personne qui connaisse assez bien le terrain pour pouvoir choisir.
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- On peut aussi prendre le parti d’inviter des entreprises déjà certifiées ISO 9001.
Ce sont surtout ces entreprises qui se lancent dans l’ISO 14001. Elles maîtrisent la notion de
système, connaissent les avantages de la certification, et auront moins d’efforts à fournir pour
obtenir la certification ISO 14001 que celles qui n'ont pas encore initié de démarche Qualité.
- Affichage -
Le taux de réponses positives des entreprises dépend fortement de la notoriété et de l'image
des organisateurs de la réunion.
L’une des caractéristiques importantes du/des organisme(s) qui l’organisent est leur caractère
local. Plus la structure est locale, plus sa volonté affichée de vouloir aider les entreprises est
crédible, donc plus ces dernières seront susceptibles de se rendre à la réunion.
Il est aussi très important d’afficher une cohérence au niveau régional.
Si chaque relais d’information des entreprises organise sa propre réunion, les chefs
d’entreprise risquent de très mal percevoir cette dispersion, preuve d’une certaine confusion.
Le thème du management environnemental risque d'apparaître encore trop peu mûr, peu
structuré, donc à éviter pour l’instant.
Il faut au contraire essayer d’afficher une grande cohérence pour prouver l’unicité de l’action.
Il est conseillé de rassembler le plus grand nombre de partenaires intéressés: Conseil
Régional, Conseil Général, Commune et structure intercommunale, Agence de l’Eau,
ADEME, CCI, CRITT, DRIRE, Centre technique...
En plus, cette unicité permettra d’assurer ensuite une plus grande pérennité des ressources
financières en cas de lancement d’une opération collective. Cet aspect sera fort attrayant pour
les chefs d’entreprise.
I - 2-b Animation
- Contenu -
Les grandes réunions à caractère trop général n’intéressent pas les entreprises.
Elles préfèrent les réunions courtes et ciblées. Il faut donc de préférence choisir une
thématique, une problématique.
Exemples:
- Faire le point sur votre situation environnementale,
- La gestion de vos déchets,
- Norme ISO 14001 et Règlement éco-audit: un avantage concurrentiel durable...
La réunion doit donc être courte, dynamique et ciblée.
- Participation -
Il est primordial d’inviter des entreprises témoins pour qu’elles apportent leur expérience
lors d’une réunion de sensibilisation. On atteint ainsi 2 objectifs:
- La réunion est animée, dynamique, lieu d’échanges et d’interaction. Ceci est primordial
pour capter l’attention de l’auditoire pendant 2 heures,
- Chaque chef d’entreprise présent peut s’identifier à l’intervenant qui témoigne. Celui-ci
parle le même langage, utilise des termes auxquels il est sensible. Le thème devient plus
proche du chef d'entreprise, il s'introduit dans la sphère de ses préoccupations quotidiennes.
C’est un grand pas vers la prise de décision.
Nota: - les entreprises venant témoigner doivent être annoncées dans le cadre d’une opération
collective et pas personnellement, sinon l’auditoire s’identifiera beaucoup moins facilement à
l’interlocuteur.
Exemple: « témoignage de M. Pierre, dont l’entreprise fabriquant des produits de traitement
de surface est engagée depuis 1 an dans l’opération collective Prométhée ».
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Comment convaincre un chef d’entreprise de venir témoigner?
Il peut être intéressant de disposer de quelques arguments face aux réticences d’un chef
d’entreprise à venir témoigner. Voici plusieurs pistes:
- C’est un moyen pour l’entreprise de se faire connaître du monde économique dans
lequel il évolue géographiquement,
- Apporter son témoignage sur le management environnemental constitue une action
de participation et d’animation de la vie locale,
- Il est parfois possible d’évoquer la « solidarité professionnelle » lorsque les
entreprises invitées ont la même activité que celle que l'on souhaite voir témoigner,
- Il faut parfois « décomplexer » le chef d’entreprise, qui ne juge pas que son action a
été exemplaire. Il sous-estime souvent la qualité de la démarche entreprise.
- Evaluation -
Il est important de faire évaluer la réunion par ceux qui y ont participé.
Cela permet:
- D’inciter le chef d’entreprise à analyser rétrospectivement ses attentes vis-à-vis de la
réunion, et de les comparer à ce qu’elle lui a réellement apporté.
Cette analyse peut aboutir à une prise de conscience du décalage qui existait entre sa vision
du thème « environnement » et la réalité.
- D’améliorer la qualité des réunions suivantes, en répondant de façon plus précise aux
questions et attentes de l’auditoire.
Cette évaluation peut se faire en invitant les participants à remplir un simple questionnaire,
distribué en fin de réunion.
La page qui suit est un exemple de questionnaire d’évaluation d’une réunion. Ce n’est qu’un
exemple, qui peut être photocopié en l’état par l’animateur et distribué le jour de la réunion. Il
peut surtout s’en inspirer pour créer son propre questionnaire, adapté aux spécificités de son
action (cible particulière, contexte bien précis, ...).
- Suivi personnalisé -
La mise en place d’un suivi des entreprises après la réunion est primordiale, car c’est le seul
moyen de persuader définitivement un chef d’entreprise.
Ce suivi nécessite du temps. Il est personnalisé.
Il est nécessaire d’aller dans l’entreprise, rencontrer le dirigeant et dialoguer avec lui
pendant 2 ou 3 heures.
Il faut envisager avec lui la mise en place d’un programme d’action, adapté aux spécificités
de son entreprise. La personne qui se déplacera devra écouter le chef d’entreprise,
comprendre ses attentes, ses objections, pour y répondre de façon personnalisée.
Il faut savoir que, dans la plupart des cas, le temps qui s’écoule entre un premier contact et le
démarrage d’une opération est de 4 à 6 mois.
Il s’agit donc d’un travail de longue haleine, un effort de terrain sur le long terme.
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VOTRE AVIS NOUS INTERESSE
QUESTIONNAIRE D’EVALUATION DE LA REUNION
-1- ORGANISATION
-2- ANIMATION
-3- CONTENU
- Quelles sont les informations que vous souhaitiez obtenir et que vous n’avez pas obtenu?
- Quels sont les points qui vous sont apparus inutiles ou trop développés?
-4- ET MAINTENANT...
Veuillez affecter une note de 1 à 5 pour chaque ligne (1: très insatisfaisant, 5: très satisfaisant) ou répondre en quelques
mots aux questions ouvertes.
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Conclusion
En bref, les points-clés que tout relais d’information doit garder à l’esprit sont les suivants:
- La réunion doit faire l’objet d’un suivi personnalisé, individuel, qui demande du
temps et de l’écoute.
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Chapitre II
RESPECTER L’ENVIRONNEMENT
Ce second chapitre présente les principales informations que l’on peut donner à un auditoire sur le
processus de management environnemental.
Il est fortement déconseillé de vouloir tout présenter en une seule réunion. La somme des informations à
assimiler par les chefs d’entreprise serait considérable.
Il est donc préférable de se limiter à quelques pistes pour chaque thème, que l’on pourra ensuite
développer plus en détail lors du suivi personnalisé, ou de développer en profondeur un thème
particulier, replacé en quelques mots dans un contexte plus général.
La structure de ce second chapitre reprend donc ce constat, séparant une présentation générale de
l’environnement de celle des étapes du management environnemental.
Le schéma II permettra à l’organisateur d’une réunion de situer son discours dans le plan général du
chapitre; il sera repris au début de chaque sous partie.
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CHAPITRE II PRISE EN COMPTE DE L’ENVIRONNEMENT : ETAPES ET ENJEUX
REFERENCE
SYSTEME DE MANAGEMENT
ENVIRONNEMENTAL Page 49
RECONNAISSANCE OFFICIELLE
Page 60
RESSOURCES
II - 3 Page 74
Page 19
II - 1
Introduction à la problématique « environnement »
L’expérience montre que les chefs d’entreprise ont souvent une représentation du thème
« environnement » partiellement inexacte, et relativement sommaire.
Avant d’aborder les étapes du management environnemental dans le détail, il est donc
important bien démystifier l’environnement, le rendre plus proche des dirigeants.
REMARQUE
Lors d’une présentation orale, l’orateur devra avoir en permanence à l’esprit la différence
entre l’approche « réduction à la source » et l’approche « bout du tuyau » ("end of pipe").
La première correspond à une volonté de pérenniser l’action en investissant dans des actions à
la source, par un réexamen des process incluant cette fois des technologies propres. La
seconde vise essentiellement à respecter les niveaux limites de rejets.
Stratégiquement, la première approche coûtera peut-être plus cher au départ, mais correspond
à un démarche de long terme qui s’avère très souvent la plus payante pour les chefs
d’entreprise.
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REFERENCE
RESSOURCES Page 74
Les 2 sujets qui semblent être directement associés à l’environnement par une entreprise sont
- La réglementation des ICPE
- Le problème du traitement des déchets
Face à ce constat, il faut fortement insister sur les 3 caractéristiques essentielles du thème
environnemental pour une entreprise:
- L’approche doit être volontaire pour qu’elle soit positive. Mieux vaut agir que subir,
et prévenir que guérir
- La démarche est progressive. Elle s’étale sur plusieurs années, en plusieurs phases,
- L’intégration est transversale. Toutes les fonctions de l’entreprise sont concernées.
Outre les obligations générales liées aux législations sur le thème, la prise en compte de
l’environnement dans un système de gestion est un processus que l’entreprise décide
librement d’engager, qui s’inscrit dans la durée, et qui concerne progressivement et
simultanément toutes les grandes fonctions de l’organisme (production, achats,
administration, développement commercial,...).
L’enjeu d’une réunion de sensibilisation est de déclencher une prise de conscience qui évolue
vers la décision de la Direction de l’entreprise d’enclencher la mise en place d’un S.M.E.
Il s’agit ici de donner un cadre général du contexte dans lequel les prises de décision se font.
Ce cadre est décrit sur la base des expériences vécues sur le terrain.
Parmi les notions susceptibles de convaincre le chef d’entreprise, les plus importantes sont:
C’est une notion à prendre au sens large. Elle comprend les aspects techniques, juridiques et
opérationnels.
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La maîtrise juridique correspond à la RESPONSABILITE de l’entreprise et de ses dirigeants.
Les poursuites pénales ou civiles pour atteinte à l’environnement, pour mise en danger d’une
personne, ou pour non application de mesures de sécurité lors d’une pollution chronique ou
accidentelle grave, sont des risques peu connus des dirigeants, et pourtant bien réels. Il faut
donc sensibiliser les entreprises à ce risque, pour les persuader que leur maîtrise passe
nécessairement par un état des lieux environnemental approfondi.
Enfin, la maîtrise opérationnelle des activités correspond aux COUTS inutilement supportés
par l’entreprise en raison de son manque de lisibilité d’un paramètre. L’état des lieux
environnemental n’aboutit pas systématiquement à une réduction des coûts, mais il permet
d’en prendre conscience avec l’objectif à terme de les placer à un niveau moyen par rapport
aux concurrents.
La « non gestion », elle, entraîne souvent un surcoût considérable.
On peut citer comme illustration de cet argument le cas des huiles de graissage. Le tri de ces
huiles dans l’industrie mécanique a permis à un grand nombre d’entreprises de maîtriser des
coûts de gestion jusqu’alors considérables. Il a suffit de séparer les huiles selon leur nature
pour réaliser de substantielles économies.
- L’avantage concurrentiel -
En interne, la démarche permet une hausse de la productivité, grâce à la maîtrise des coûts et
l’amélioration des procédés industriels. La qualité des produits devra aussi nécessairement
s’améliorer, pour une meilleure satisfaction des clients.
En externe, la valorisation d’une maîtrise des activités et d’une gestion responsable des
impacts de l’entreprise peut être une arme de poids. En particulier l’argument
« reconnaissance officielle » (ISO 14001 ou éco-audit) est un avantage concurrentiel durable.
Il peut être intéressant de replacer cet aspect dans un contexte de concurrence européenne. En
effet, il existe une pression de plus en plus forte du marché, venant surtout des pays du Nord.
Les entreprises françaises peuvent être sensibles au déséquilibre qui se créé actuellement avec
ces pays, désavantageux commercialement pour elles. D’autant plus qu’un nombre croissant
de donneurs d’ordre exige désormais de leurs fournisseurs ou sous-traitants qu’ils maîtrisent
leurs impacts environnementaux significatifs.
- La conformité réglementaire -
La mise en place d’un management environnemental est une OPPORTUNITE de mettre les
installations aux normes réglementaires. C’est un aspect fondamental pour beaucoup de
structures, lié à la maîtrise des risques juridiques (abordé précédemment).
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- La structuration interne -
Les principales réserves émises par les entreprises sont liées au COUT et au TEMPS:
« pourquoi investir des centaines de milliers de francs et centaines d’heures, pour une
démarche volontaire à laquelle personne ne m’oblige? ».
Dans cette question se trouve l’un des points-clé d’une sensibilisation efficace:
« POURQUOI ? ».
- La disponibilité -
La mise en place d’un management environnemental prend du temps. Il ne faut pas le cacher
à l’entreprise, qui risque sinon de réagir très négativement lors de la phase de suivi de la
réunion.
Pour les petites structures, le temps que représente cette démarche est parfois un obstacle. Il
faut les convaincre qu’il est possible d’aménager l’organisation de sorte que le temps pris
pour l’environnement n’affaiblisse pas les résultats de l’entreprise. Le recours à une aide
externe ou, comme c’est souvent le cas, à un stagiaire, est un bon moyen de répondre à cette
crainte (voir la partie « ressources humaines » pour une liste détaillée des possibilités offertes
à l’entreprise qui souhaite recourir à un stagiaire).
- Le coût -
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Le tableau « environnement et santé financière » ci-après reprend les postes possibles
d’économies.
En règle générale, une grande partie des améliorations peuvent être obtenues sans un
investissement matériel important, en agissant simplement sur les comportements et la
gestion interne (les « bonnes pratiques »).
De plus, les investissements matériels ou humains sont à mettre en regard avec les économies
obtenues durablement.
Il faut rappeler que les entreprises qui ont mis en place un management environnemental
observent très souvent un retour sur investissement. Ce retour est constaté par exemple sur
les premières mesures concernant les comportements individuels.
Il est donc établi qu’une bonne gestion de l’environnement peut rapporter de l’argent. C’est un
argument de poids à ne pas négliger lorsqu’on présente un plan d’investissement à un chef
d’entreprise.
Les investissements lourds, quant à eux, doivent être considérés comme une opportunité
d’accéder plus vite et dans des conditions plus sereines que par pression du marché, à des
technologies innovantes, efficaces et modernes. Inversement, l’entreprise est quasiment sûre
d’effectuer des investissements sans aucun retour possible pour une mise en conformité
urgente et subie.
Ce peut être aussi, le cas échéant, l’occasion d’enclencher une démarche de remise à niveau
réglementaire des installations, ce qui diminue considérablement les risques (techniques et
juridiques), paramètre fondamental pour les dirigeants.
Ils permettent enfin plus globalement d’anticiper la réglementation et les normes, plutôt que
d’en subir constamment les évolutions.
Sont réunis sous forme de tableaux les thèmes concernés par l’environnement pour chaque
grande fonction de l’entreprise (financière, commerciale, humaine et juridique).
Ces tableaux illustrent le message de transversalité, et constituent une bonne toile de fond
pour les exemples qui suivent.
Le présentateur aura libre choix pour reprendre quelques uns des exemples afin d’appuyer son
propos, en fonction de la nature de la réunion et de l’auditoire. Il pourra les appliquer à un cas
réél (une entreprise de sa région), ce qui rendra le discours plus proche de l'auditoire.
Page 25
ENVIRONNEMENT ET SANTE FINANCIERE
MESSAGE
ARGUMENTS
COURT TERME
Etre aidé et conseillé dans la - les FRAC: dans le cadre d’une démarche
gestion financière environnement, apport extérieur de conseil
qui ne peut être qu’enrichissant
LONG TERME
PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT
Page 26
EXEMPLE « environnement et santé financière »: les ASSURANCES
Le risque environnemental est un paramètre qui est de plus en plus pris en compte par les
assureurs lors des négociations de polices d’assurance.
L’objet de ce guide est d’établir un référentiel commun lors des démarches d’analyse de la
prévention des risques, étape préalable à la souscription d’un contrat d’assurance de
responsabilité civile « atteintes à l’environnement ».
Lors de l’évaluation, les 10 domaines passés en revue font l’objet d’une note de 0 à 3, selon
l’importance des moyens de prévention mis en place (0 pour inexistant ou insuffisant, 3 pour
performant).
Il s’agit donc d’un document qui matérialise la volonté des assureurs de moduler les primes
d’assurance en fonction de degré de maîtrise des impacts environnementaux de l’entreprise.
C’est un parfaite illustration des économies potentiellement réalisables lors d’une mise en
place d’un management environnemental et, inversement, des coûts de non gestion de ce
domaine.
Par exemple, AXA GLOBAL RISKS considère qu’en matière d’assurance Responsabilité
Civile des Risques d’Atteintes à l’Environnement, l’impact tarifaire de la certification ISO
14001 ou de l’enregistrement éco-audit peut atteindre 5 à 10 % lorsque tous les sites de
l’assuré en font l’objet.
(*) Comment l’obtenir ? Les coordonnées d’ASSURPOL figurent dans la liste d’adresses en fin de
guide
Page 27
ENVIRONNEMENT ET DYNAMISME COMMERCIAL
MESSAGE
ARGUMENTS
COURT TERME
LONG TERME
PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT
Page 28
ENVIRONNEMENT ET GESTION DES RESSOURCES HUMAINES
MESSAGE
Le succès d’une entreprise est très étroitement lié à la motivation des membres qui la
composent.
Pour développer la motivation des employés, il faut un projet d’entreprise auquel ils adhèrent,
un thème fort auquel ils croient.
L’environnement est l’un des thèmes qui répond le mieux à ces caractéristiques.
ARGUMENTS
COURT TERME
LONG TERME
PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT
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ENVIRONNEMENT ET SURETE JURIDIQUE
MESSAGE
Les textes réglementant les rapports entre l’entreprise et son milieu sont de plus en plus
nombreux et exigeants.
En conséquence:
- Sans veille juridique, l’entreprise est vite dépassée, et doit en permanence subir les
évolutions. La mise aux normes engendre des investissements non productifs, alors
qu’elle pourrait être l’occasion d’augmenter la compétitivité en revoyant les process,
- La responsabilité des dirigeants est de plus en plus engagée sur des thèmes d’une
complexité croissante, et les risques encourus sont de plus en plus grands.
ARGUMENTS
COURT TERME
LONG TERME
PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT
Minimiser les risques encourus Le risque Environnement fait partie des risques
par les dirigeants (poursuites à gérer dans cette optique.
pénales ou civiles)
Etre conscient des conséquences - Une démarche environnementale peut
qu’auront des pratiques actuelles permettre de faire prendre conscience aux
dans un horizon plus ou moins dirigeants de l’importance de laisser un site
proche propre lors d’un déménagement.
Les coûts de dépollution sont très élevés.
Page 30
II - 1-e EXEMPLES DE TERRAIN: QUELQUES CAS
Pour appuyer l’argumentation, il est souvent très efficace de citer des exemples de projets
d’entreprises qui ont abouti.
L’auditoire s’identifie facilement aux cas cités en illustration d’un propos, ce qui rend
l’environnement plus concret, plus proche des réalités quotidiennes du chef d’entreprise.
On trouvera ci-joint des exemples de projets environnementaux de toute nature, portés par des
entreprises de toute taille et de toute activité.
Les 2 dernières fiches sont vierges. Le présentateur est fortement incité à les remplir
avec des cas d’entreprises qu’il connaît. Plus le cas sera régional et concret, plus
l’auditoire s’y identifiera.
L’idéal est de mettre dans ces fiches les entreprises dont on aura invité un représentant
pour témoigner pendant la réunion.
Sources:
- Recueil des expériences d’entreprises de la plasturgie: opération ADEGE (Action de
Développement de la Gestion Environnementale), Fédération de la Plasturgie et ADEME,
1998.
- Compte-rendu de l’opération PROMETHEE d’accompagnement des entreprises de
Bourgogne vers la mise en place d’un Système de Management Environnemental, CRCI de
Bourgogne, 1998.
- Recueil des expériences de gestion environnementale d’entreprises européennes
Programme Européen ADAPT, Guide Orée.
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Cas Concret 1
- Devancer la réglementation
Actions:
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Cas concret 2
Taille 12 personnes
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Cas concret 3
Page 34
Cas concret 4
Taille 16 personnes
- Conformité réglementaire
Actions:
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Cas concret 5
Page 36
Cas concret 6
- Sécurité réglementaire,
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Cas concret 7
Taille PME-PMI
Page 38
Cas concret 8
DESCRIPTIF DU PROJET
ENTREPRISE
Taille
Activité
MOTIVATIONS
BILAN
(extraits)
METHODE
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Cas concret 9
DESCRIPTIF DU PROJET
ENTREPRISE
Taille
Activité
MOTIVATIONS
BILAN
(extraits)
METHODE
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II - 2
Présentation du processus de gestion de l’environnement
Un Système de Management Environnemental (S.M.E.) peut être tout à fait positif pour
l’entreprise, sans forcément faire l’objet d’une certification.
Cette présentation des étapes dissocie les référentiels (norme ISO 14001 et Règlement Eco-
audit) du reste, pour insister sur le fait que la reconnaissance n’est pas une fin en soi.
Selon les objectifs de la réunion, le présentateur est invité à ne sélectionner que certaines
informations dans les pages qui suivent: vouloir tout dire reviendrait à ne rien dire tant la
somme des données à assimiler serait grande pour l’auditoire.
Remarque
Il est important d’utiliser le vocabulaire le plus précis possible, afin d’éviter toute confusion.
page 41
REFERENCE
INTRODUCTION A LA II - 1 Page 20
PROBLEMATIQUE ENVIRONNEMENT
NOTION DE
PROCESSUS II - 2-a Page 43
ETAPES
II - 2-b Page 43
SYSTEME DE Page 49
MANAGEMENT
RECONNAISSANCE Page 60
OFFICIELLE
RESSOURCES Page 74
page 42
II - 2-a Notion de processus
C’est un message très important à faire passer, sur lequel il convient d’insister.
- Il peut étaler le projet dans le temps, ce qui lui permet de planifier les charges de
travail et de répartir les charges d’investissement,
- Chaque entreprise aura libre choix de la durée du processus. Chacun peut choisir son
rythme, en fonction du caractère prioritaire ou secondaire de la démarche, du contexte
concurrentiel et financier, de la culture d’entreprise,
- Enfin, la flexibilité de planification est importante dès lors qu'il s'agit de faire évoluer
les comportements du personnel. Le chef d'entreprise doit disposer d’assez de temps pour
développer une nouvelle culture d’entreprise. Corriger en quelques mois des
comportements souvent ancrés depuis des années constitue un véritable enjeu.
II - 2-b Etapes
page 43
II - 2-b Première étape: l’état des lieux
Objectifs Page 46
Exemples Page 46
Paramètres Page 47
Résultats Page 47
Suites à donner Page 48
L’état des lieux est un bilan de la situation de l’entreprise par rapport à son environnement, à
un instant donné.
Le premier conseil que l’on peut donner se place sur le plan sémantique.
Beaucoup de termes se réfèrent en effet à cette étape du processus, selon le caractère plus ou
moins approfondi de l’étude, chacun proposant d’ailleurs sa propre définition: pré-diagnostic,
diagnostic, analyse, diagnostic approfondi, etc. Il est souhaitable d’éviter au maximum les
risques de confusion, en parlant simplement d’état des lieux, terme fédérateur et explicite.
page 44
REFERENCE
INTRODUCTION A LA II - 1 Page 20
PROBLEMATIQUE
ENVIRONNEMENT
PRESENTATION DU PROCESSUS
DE GESTION II - 2 Page 41
ENVIRONNEMENTALE
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RECONNAISSANCE
OFFICIELLE Page 60
RESSOURCES
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page 45
ETAT DES LIEUX
OBJECTIFS
L’état des lieux est une PHOTOGRAPHIE de la situation environnementale d’un site ou
d’une entreprise à un instant t.
SON BUT
SES ENJEUX
EXEMPLES
Remarque: Ces domaines ne doivent pas nécessairement être abordés de façon exhaustive,
le but étant d’avoir une idée générale de ces questions.
- Identification, secteur par secteur, des rejets et nuisances: air, eau, sol, bruit...
- Etude des modes de stockage des produits intermédiaires et/ou finis des déchets
- Evaluation des risques industriels et des mesures de prévention des accidents et des risques
page 46
PARAMETRES
QUI L’entreprise peut solliciter l’aide d’une structure externe pour tout ou partie de
l’état des lieux. Tout dépend de la complexité de ses activités, et des
compétences internes en la matière.
Ce sont parfois les entreprises elles-mêmes qui réalisent une grande partie de
l’état des lieux, grâce à une personne compétente techniquement en interne:
c’est alors un auto-diagnostic. Cet auto-diagnostic est parfois complété par
une analyse plus poussée dans certains domaines qui nécessite une intervention
extérieure.
AIDES Dans le cadre d’un programme collectif régional, les entreprises ont la
possibilité d’être aidées techniquement et financièrement.
Les PME-PMI peuvent aussi se faire financer une partie d’une prestation de
conseil par les FRAC
RESULTATS
L’état des lieux, une fois achevé, donne lieu à un rapport de synthèse mettant en avant les
points forts et les points faibles de l’entreprise.
Ce qui permet ensuite de proposer des axes d’amélioration intégrant complètement ces deux
paramètres (économique et environnemental).
page 47
ETAT DES LIEUX
SUITES A DONNER
L’entreprise a ensuite toute liberté dans ses choix d’actions à mettre en oeuvre:
Souvent, l’état des lieux aboutit à une prise de conscience de la part des dirigeants, concernant
des problèmes immédiats. Leur résolution est alors décidée rapidement, ce qui sécurise
fortement la situation de la structure.
Exemples
- Mise sous rétention de bennes de déchets,
- Mise à niveau de la protection incendie des locaux.,
- Application du principe simple « ne pas mélanger, pour ne pas avoir à trier »...
Si le chef d’entreprise décide de se placer dans une démarche plus globale, il peut mettre en
place un système de management environnemental, assurant ainsi la pérennité et l’efficacité
de ses efforts.
L'état des lieux apporte à l'entreprise un certain nombre d'effets positifs, parmi lesquels:
- Un règlement rapide et immédiat de certains points problématiques, augmentant de façon
importante la sécurité de la structure et de ses dirigeants,
- Une meilleure visibilité pour la gestion de l’entreprise (consommations, coûts, formalisation
des pratiques...),
- Une caractérisation des risques industriels et juridiques,
- L’identification de postes où des économies financières peuvent être réalisées,
EXEMPLE
L’expérience montre qu'une partie importante des gains obtenus lors de la démarche
environnement n’ont pas de coût associé, c’est-à-dire n’ont pas nécessité une dépense. Ils ont
été obtenus simplement grâce à une modification des comportements, des pratiques.
page 48
II - 2-b Deuxième étape: le Système de Management Environnemental (S.M.E.)
Présentation générale 52
Paramètres 52
-2- Fonctionnement
Généralités 56
Programme environnemental 56
Implication du Personnel 57
Documentation 58
Evaluation du système 58
Conclusions 59
La mise en place d’un S.M.E. peut être présentée aux entreprises sous deux angles: un point
de départ, ou un aboutissement.
A l’animateur de réunions de juger de la pertinence de l’une ou l’autre de ces approches, en
fonction de son public.
Il est important de présenter les S.M.E. comme une continuité naturelle de la première étape,
celle de l’état des lieux.
En effet, l’état des lieux a pour vocation de dresser un bilan au moment présent. Mais la
situation évolue constamment, les règles changent, les activités se développent. Toutes les
analyses effectuées à un moment donné ne garantissent pas que l’entreprise continuera à
toujours satisfaire aux exigences du marché, de sa politique et de la législation...
Pour s’assurer d’une efficacité durable, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes
permettant de prendre en compte durablement les paramètres « environnement » dans la
gestion de l’entreprise.
page 49
L’ensemble de ces mécanismes est regroupé sous le terme « Système de Management
Environnemental » dont l’appellation aurait pu être « partie environnementale du système de
management », comme il existe une partie « ressources humaines » ou une partie « gestion de
production » (il peut bien entendu y avoir des recouvrements dans ce découpage).
Le S.M.E.
- est une pratique de gestion propre à chaque entreprise,
- dont la mise en place est volontaire
Chaque entreprise peut mettre en place son propre S.M.E., dont le contenu et la structure
seront fortement liés à ses spécificités (historique, activité, taille, localisation, culture...).
Les pages qui suivent décrivent les principaux aspects de la mise en place d’un S.M.E.
page 50
REFERENCE
INTRODUCTION A LA
PROBLEMATIQUE
II - 1 Page 20
ENVIRONNEMENT
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RECONNAISSANCE
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RESSOURCES Page 74
page 51
LE SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
PRESENTATION GENERALE
C’est un ensemble de mécanismes internes qui permet de s’assurer quotidiennement que toutes les
activités de l’entreprise se font en respect de la politique environnementale décidée par la Direction.
Respecter la politique environnementale, c’est:
- Faire appliquer le programme environnemental fixé par la Direction pour atteindre les objectifs fixés,
en tenant compte des priorités d’ordre environnemental lors des prises de décisions,
- Assurer progressivement et durablement le respect des réglementations s’appliquant à l’entreprise en
matière d’environnement.
Concrètement, les apports d’un S.M.E. au système global de management sont les suivants:
- Définition du cadre organisationnel mis en place pour la gestion de l’environnement,
- Détail des responsabilités confiées à chacun pour faire fonctionner le système, et des procédures à
respecter,
- Description précise des pratiques et procédures nécessaires au bon fonctionnement de l’ensemble,
- Allocation des ressources humaines et financières permettant de mettre en oeuvre le programme décidé.
PARAMETRES
La phase de mise en place du S.M.E. est généralement celle qui fait le plus l'objet d'appréhensions.
Il convient donc, encore une fois, de bien insister sur l’aspect PROCESSUS de la démarche. Une fois le
processus enclenché et les procédures bien rodées, le S.M.E. fonctionnera de façon intégrée.
DUREE - La phase la plus longue est celle de l’analyse environnementale, réalisée à partir du
diagnostic initial.
La collecte d’informations est souvent longue.
- Le temps nécessaire peut être estimé à 6 à 10 mois de travail d'un ingénieur (qui ne
travaille souvent pas à plein temps sur ce sujet), variable selon la taille et les activités de
l’entreprise, son degré d’ouverture à l’innovation et son expérience de « système de
management ».
COUTS Le coût humain correspond au temps passé par le responsable interne (à mi-temps sur
l’environnement dans les petites structures), et au temps d’information du personnel,
Le coût financier se compose de
- La prestation éventuelle d’un cabinet d’ingénierie (facteurs de coût: accompagnement, prise en charge
totale...)
- Les investissements: mise aux normes de certaines installations et/ou investissement dans des
technologies plus propres...tout dépend de l’état initial du site et de la volonté des dirigeants,
- Le coût des études ciblées (le cas échéant): étude de risques, étude d’impact, étude déchets...
- Le coût de la mise à jour de la bibliothèque (abonnements...) pour assurer une veille réglementaire
efficace
page 52
LE SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
Fonctionnement
- Généralités 56
- Réalisation du programme environnemental 56
- Implication du personnel: enjeux et exemples 57
- Documentation environnement 58
- Evaluation périodique du système 58
- Conclusions 59
L’analyse environnementale est consécutive à l’état des lieux. Elle approfondie ce dernier, par
- Une étude détaillée des aspects environnementaux des activités de l’entreprise et une hiérarchisation
des impacts,
- Une étude la plus complète possible sur sa situation réglementaire
DUREE
L’analyse environnementale est une longue étape, car elle nécessite la collecte d’un nombre important
d’informations.
En moyenne, la durée est de 6 à 10 mois.
EXEMPLE
L'analyse environnementale concerne toutes les fonctions de l'entreprise (maintenance, achats,
production...). Voici quelques exemples de points abordés lors d’une analyse environnementale:
- Description, activité et historique du site
- Choix de technologies propres et sûres
- Gestion, économie et choix dans l’eau, les transports, l’énergie...
- Choix de nouveaux procédés
- Traitement des pollutions et risques résiduels
- Effets et impacts sur l’environnement (déchets, bruits...)
- Accidents (prévention, procédures d’urgence...)
- Gestion, information et communication (fournisseurs, personnel, autres...)
page 53
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
La politique environnementale est une déclaration formelle rédigée par le chef d’entreprise.
Il y décrit les objectifs globaux et les principes de l’entreprise en matière d’environnement.
ENJEUX Le fait que ce soit la Direction à son plus haut niveau qui s’engage
- Donne une crédibilité au projet du responsable Environnement en interne,
- Permet d’allouer des ressources aux projets,
- Favorise la cohérence avec les autres systèmes (Qualité, Sécurité...) et place
l’environnement au même niveau que les autres thèmes.
- L’énoncé des postes prioritaires en terme de réduction des impacts (rejets dans l’air, ...),
- L’engagement au respect des législations,
- L’affirmation de la volonté de transparence en terme de communication aux tiers,
- Le rappel de l’importance de l’implication des membres de l’entreprise dans le projet.
L’état des lieux de l’entreprise, aboutissant à une liste des priorités environnementales, permet de fixer
des objectifs en phase avec la situation actuelle, qui tiennent compte de la politique décidée par la
Direction.
REDACTION DU PROGRAMME
La planification permet d’allouer à chaque objectif spécifique une enveloppe budgétaire et un capital-
temps humain.
page 54
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
page 55
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
FONCTIONNEMENT: GENERALITES
L'analyse environnementale est suivie d'une phase de formalisation des procédures à mettre en oeuvre
pour que le système fonctionne correctement (par exemple: maintenance et réglage des capteurs...), une
étape qui s'organisera en fonction du programme environnemental fixé par la Direction.
Pour que le S.M.E. fonctionne efficacement, il est important de développer les paramètres suivants:
- L’ensemble du système doit être régulièrement évalué, audité en interne, afin d’en déceler les
éventuels dysfonctionnements, qui seront analysés et traités.
C’est par ces actions de terrain que le S.M.E. fonctionne, permettant à l’entreprise une bonne maîtrise
des paramètres environnementaux de ses activités.
La réalisation des investissements décidés se fera selon les échéances fixées par la direction.
Exemples d’investissements:
- La mise en place d’un dialogue avec les acteurs locaux: riverains, associations, collectivités...
Exemple: une « journée portes ouvertes »
page 56
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
ENJEUX
Il s’agit d’impliquer les membres de l’entreprise dans ce projet, afin
- D’instaurer dès le début des règles de bonne pratique, des réflexes à acquérir ... pour que des priorités
comme l’économie d’énergie ou le tri des déchets constituent un objectif partagé par tous les salariés de
l’entreprise,
- Un responsable environnement motivé ne pourra développer un S.M.E. efficace s’il n’a pas l’appui de
son directeur d’établissement,
- Inversement, un chef d’entreprise qui décide de développer un S.M.E. sans impliquer ses collaborateurs,
risque de se heurter à de grandes difficultés: faible motivation, incompréhension, phénomène de rejet
pour une démarche imposée « d’en haut »...
Exemple de méthodologie
- REUNION D’INFORMATION
Il est souvent utile de commencer par une réunion générale d’information, à laquelle tous les membres
sont conviés.
La direction doit y être présente, pour y exposer clairement les motivations de sa démarche et ses objectifs
à terme.
Il s’agit également de bien expliciter les conséquences qu’auront ces nouvelles orientations sur le
quotidien des salariés.
- PLAN DE FORMATION
Doit être ensuite mis en place, sur la base des besoins préalablement établis, un plan de formation.
Son but est d’abord de sensibiliser chaque salarié d’une façon générale sur l’environnement: enjeux,
réflexes à adopter, ...
Dans un second temps, chaque salarié pourra recevoir une formation individualisée, adaptée en fonction
de son impact potentiel sur l’environnement, généralement organisée sur son lieu même de travail.
- COMMUNICATION
Enfin, les responsables de la mise en place du S.M.E. se doivent de communiquer régulièrement en
interne sur les actions menées et les résultats obtenus, pour impliquer sur le long terme les salariés.
Ceci peut être mis en place par l’intermédiaire du journal interne (contenant une rubrique environnement)
ou par voie d’affichage.
page 57
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
FONCTIONNEMENT: DOCUMENTATION
Une partie « veille juridique » peut être prévue, alimentée par exemple par l’abonnement à une
revue spécialisée en droit de l’environnement, ou un bulletin d’information émanant d’un partenaire
local (C.C.I., Centre technique ...).
- Des tableaux de suivi des impacts environnementaux, par domaine (air, eau, paysage...) et par
installation (atelier 1, bureaux...), ainsi que des différentes consommations (énergie, matières
premières...) et des flux (transport, déchets...).
Pour s’assurer que tous ces points sont mis en place et appliqués efficacement, c’est-à-dire en accord avec
la politique environnementale et les impératifs économiques de l’entreprise, il est nécessaire de procéder à
une évaluation périodique de l’ensemble.
Cette évaluation doit porter à la fois sur l’efficacité du système, et sur la pertinence des objectifs sur
lesquels il se fonde.
EFFICACITE
Pour juger de l’efficacité du système, celui-ci doit nécessairement être audité par une personne qualifiée
en interne ou éventuellement par un organisme extérieur: c’est « l’audit environnemental ». Seront alors
examinées
- L’étendue des procédures et l’efficacité de leur mise en place effective sur le terrain,
- Les éventuelles lacunes du système sur certains points. Par exemple, le S.M.E. prévoit un suivi détaillé
des consommations d’eau, et certains ateliers n’ont pas de compteur...
PERTINENCE
La Direction de l’entreprise passe périodiquement en revue l’ensemble du système en s’appuyant sur les
audits internes: c’est la « revue de Direction ». Son but est d’adapter le programme en fonction des
données de terrain (financières, techniques...) et des résultats déjà obtenus. Elle permet d’adapter au
mieux le système aux réalités de terrain.
page 58
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
CONCLUSIONS
Il est important de rappeler que l’implication des dirigeants est primordiale, car c’est la condition
indispensable à la pérennité des ressources et des procédures (en cas de changement de personnel par
exemple) et de la motivation du personnel.
AMELIORATION DU MANAGEMENT
De plus, le S.M.E. fait partie du système global de gestion de l’entreprise. Il vient donc l’enrichir de
données auparavant peu ou pas connues des dirigeants. Les conséquences positives sur l’efficacité du
management sont considérables.
MOBILISATION
Nécessitant la participation de tous, c’est un projet mobilisateur permettant de dynamiser la participation
et la motivation de tous les salariés.
VALORISATION
L’entreprise peut valoriser son S.M.E. auprès de ses partenaires, comme le gage d’une gestion saine et
responsable de ses activités. C’est un avantage concurrentiel important dans un contexte économique
difficile.
Mais cette valorisation est encore plus efficace quand elle se base sur un système reconnu par un tiers,
ce qui explique en partie l’engagement d’entreprises dans la certification ISO 14001 ou l’enregistrement
Eco-audit.
page 59
II - 2-b Troisième étape, la reconnaissance officielle: ISO 14001 et éco-audit
Eco-audit
Présentation générale 69
Enjeux 69
Analyse et programme environnemental 71
Le S.M.E. 71
Complémentarité Eco-audit et ISO 14001 72
La Déclaration Environnementale 72
L’enregistrement 73
Conclusion 73
Actuellement, les principaux référentiels auxquels une entreprise française peut adhérer pour
faire reconnaître la qualité de sa gestion environnementale sont:
- L’entreprise peut enfin opter pour une formule mixte, en enregistrant son site au
Règlement Eco-audit, avec un S.M.E. certifié ISO 14001. C’est alors une double
reconnaissance.
Les textes de référence de ces deux systèmes de reconnaissance peuvent servir de base à la
mise en place d’un S.M.E. sans pour autant que celui-ci soit ensuite reconnu.
ATTENTION
Le débat consistant à opposer l’ISO 14001 et l’éco-audit est souvent ennuyeux, voire
désastreux pour les PME voulant se lancer. Si chaque référentiel a ses propres avantages, ils
ne sont pas pour autant concurrents. Ils sont même complémentaires:
Il faut donc veiller à ne pas favoriser une comparaison des deux référentiels.
L’entreprise doit fixer ses objectifs, puis les comparer aux caractéristiques de chaque
référentiel, pour choisir celui qui sera le mieux adapté à ses attentes.
Mieux vaut réserver ce débat à un auditoire déjà averti sur le sujet, ou le laisser en suspend
pour la séance de questions-réponses qui suit une présentation.
page 61
REFERENCE
INTRODUCTION A LA II - 1 Page 20
PROBLEMATIQUE ENVIRONNEMENT
NOTION DE
PROCESSUS II - 2-a Page 43
SYSTEME DE
MANAGEMENT Page 49
RECONNAISSANCE
OFFICIELLE Page 60
RESSOURCES Page 74
page 62
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001
PRESENTATION GENERALE
La certification
- Est une reconnaissance par tierce-partie, source d'impartialité, qui donne une crédibilité à
l’entreprise dans sa communication en direction de ses partenaires (clients, institutionnels, banques,
actionnaires...).
C’est une preuve de ses qualités organisationnelles et de sa capacité à maîtriser les risques de ses
activités,
- Valide la volonté d’amélioration de l’entreprise quant aux impacts environnementaux de ses activités.
La série des normes ISO 14000 concernant les S.M.E. se compose de plusieurs textes. L’ISO 14001 fixe
les spécifications et les lignes directrices d’un S.M.E. certifié (c’est sur sa base que sera effectué l’audit
de conformité à la norme, nécessaire à la certification).
L’ISO 14004 fixe les lignes directrices générales concernant les principes, les systèmes et les techniques
de mise en oeuvre, et les ISO 14010, 14011 et 14012 détaillent les procédures d’audit de conformité du
S.M.E.
ENJEUX
page 63
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001
ENJEUX
- De plus en plus de « donneurs d’ordres », notamment parmi les pays du Nord de l’Europe, exigent de
leurs fournisseurs une maîtrise de leurs impacts environnementaux, dans le cadre de l’obtention ou du
renouvellement des contrats. L’obtention de l’ISO 14001 est l’un des meilleurs moyens de répondre à ces
attentes, puisque la certification par un tiers indépendant constitue une garantie forte de fiabilité.
- La majorité des entreprises engagées dans l’ISO 14001 étaient déjà certifiées ISO 9001. Il s’agit pour
beaucoup d’un prolongement naturel d’une stratégie de qualité totale du management.
D’un point de vue pratique, l’entreprise a l’habitude de l’écriture des consignes et de l’organisation en
groupes de travail, ce qui accélère la mise en place de la norme.
Ce prolongement constitue une démarche cohérente, facile à mettre en oeuvre grâce à l’expérience
acquise pour la Qualité, grâce aussi aux points communs entre les deux référentiels. Il est d’ailleurs à
noter que l’on s’oriente vers un rapprochement étroit entre les textes de l’ISO 9001 et de l’ISO 14001.
Il s’agit donc d’un argument de poids pour les chefs d’entreprises ISO 9001.
ATTENTION toutefois, car certaines entreprises ont un souvenir amer de la norme ISO 9001, jugée
parfois trop lourde à développer lorsque la structure n’y est pas préparée. La norme ISO 14001 est moins
lourde à mettre en place, elle n’exige par exemple pas l’entretien de 18 classeurs d’information comme
pour l’ISO 9001.
CONTENU
De la décision de mettre en place un S.M.E. à l’obtention d’une certification ISO 14001, 5 phases doivent
être abordées par l’entreprise:
Pages
- Rédaction de la politique environnementale
La direction s’engage à améliorer continuellement les performances 82
Remarques sur le respect de la réglementation 83
- Planification et application du programme environnemental 85
- Mise en oeuvre (on pourra pour cette phase se reporter au paragraphe « mise en oeuvre » des S.M.E.)
Puis l’entreprise peut organiser l’audit de certification pour obtenir le certificat ISO 14001, suivi d’une
revue annuelle de conformité du système à l’ISO 14001, par un certificateur 87
Conclusions 88
page 64
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001
L’AMELIORATION CONTINUE
POLITIQUE
ENVIRONNEMENTALE
Analyse, programme et
Actions correctives
objectifs environnementaux
Revue de direction
PLANIFICATION
REEVALUATION
ET MODIFICATION
DES OBJECTIFS MISE EN OEUVRE
et fonctionnement
CONTROLE DU
S.M.E.
Surveillance Maîtrise opérationnelle
Mesurage Responsabilités
page 65
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001
RESPECT DE LA REGLEMENTATION
Son engagement à une mise en conformité réglementaire des activités s’inscrit donc dans une démarche
globale de fiabilisation et de stabilité interne.
RESPECT DE LA REGLEMENTATION
Comment attirer l’attention de l’auditoire sur cette question? Voici quelques questions que l’on peut lui
poser...
- Connaissez-vous l’existence d’un arrêté préfectoral régissant vos activités? Savez-vous sur quels sujets
il porte?
- Depuis combien de temps n’avez-vous pas vérifié la conformité de vos niveaux de rejets à ceux que
vous autorise l’arrêté?
- Savez-vous qu’en 2002, seule la mise en décharge de déchets ultimes sera autorisée? Quelles réponses
avez-vous prévues?
Les exemples qui suivent donnent quelques idées des sujets concernés par la législation sur
l’environnement:
page 66
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001
PLANIFICATION et APPLICATION
Ce thème a déjà été abordé lors de la présentation des systèmes de management environnemental.
Rappelons simplement quelques idées fortes.
Son but est de prévoir dans le temps les actions à mener, afin d’avoir la plus grande lisibilité sur
- les investissements prévisionnels,
- le temps à dégager pour gérer ses objectifs,
- les sessions de formation et/ou de sensibilisation du personnel, ...
Il s’agit ensuite d’appliquer le programme mis en place. La plupart du temps, cela consiste en des
investissements réalisés progressivement, en parallèle de sessions de formation du personnel de
l’entreprise.
Ce thème a également déjà été abordé lors de la présentation des systèmes de management
environnemental.
- Grâce à des audits internes visant à évaluer les résultats obtenus, et tester sur le terrain
l’efficacité du système,
- Grâce à une revue de Direction aboutissant à une correction des objectifs en fonction des
données de terrain.
- Le contrôle externe est prévu par la norme, selon des procédures établies.
Le système est revu tous les 3 ans par un certificateur accrédité, qui établit si le système répond toujours
au « cahier des charges » de la norme ISO 14001.
page 67
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001
CERTIFICATION
Une fois que le système fonctionne, le chef d’entreprise décide de la date d’audit de certification.
Pendant cet audit, un certificateur accrédité extérieur à l’entreprise va contrôler que les éléments de
S.M.E. mis en place couvrent bien les impacts environnementaux significatifs, et fonctionnent
correctement. Dans le cas où l’organisme certifié décèle des non-conformités, il peut donner son accord
aux actions correctives qui lui sont proposées par l’entreprise pour y palier.
Une fois le système validé, l’organisme certifié délivre le CERTIFICAT ISO 14001, qui est valable 3 ans
sous réserve du résultat des audits de suivi, dont la fréquence est généralement annuelle: il est prévu 2
audits de suivi tous les 3 ans, qui couvrent tout ou partie de la norme. Ces audits prennent moins de temps
que l’audit de départ.
L’audit de renouvellement du certficat intervient donc tous les 3 ans, et s’appuie sur les 2 audits de suivi
accomplis par l’entreprise.
COUTS Variables en fonction de la taille des structures, la surface, la complexité des process, les
risques environnementaux...
Attention, les chiffres sont des moyennes:
CONCLUSION
L’ISO 14001 est indéniablement un avantage concurrentiel pour les entreprises certifiées. Cette norme
est
- Un gage de la bonne volonté de l’entreprise, valorisable auprès des clients,
- Un facteur de minimisation des risques pour le chef d’entreprise,
- Un puissant outil de réduction des coûts, grâce notamment à la préservation des matières
premières et de l’énergie.
Il faut donc insister sur le fait que la démarche s’inscrit sur le long terme, et doit donc s'asseoir sur une
forte volonté de la part du chef d’entreprise.
page 68
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LE REGLEMENT ECO-AUDIT
PARAMETRES
- C’est un Règlement Européen de 1993, son champs de reconnaissance est donc celui de l’Union
Européenne,
- Malgré sa nature réglementaire, son adhésion est totalement volontaire,
- Il concerne les sites industriels dans leur ensemble,
- Les sites sont enregistrés pour 3 ans, leur nom est publié au Journal Officiel des Communautés
Européennes.
CONTENU
L’Eco-audit engage les entreprises de toute taille du secteur industriel à développer une démarche
volontaire d’amélioration continue de leurs performances environnementales.
De plus, afin de crédibiliser la démarche, les entreprises doivent communiquer leurs résultats au public,
par la rédaction et la diffusion d’une Déclaration Environnementale.
PROCESSUS
Page
- Enjeux (principaux argument et objections) x
- Réalisation d’une analyse environnementale et d’un programme environnemental x
- Mise en place d’un S.M.E. devant respecter certains critères, et de contrôles internes réguliers
x
- Complémentarité ISO 14001 et éco-audit x
- Rédaction d’une Déclaration Environnementale x
- Vérification de l’ensemble par un tiers et enregistrement x
ENJEUX
PRINCIPAUX ARGUMENTS
- La Déclaration Environnementale (D.E.) prévue par le règlement (dont les paramètres sont explicités
après) doit être validée par un vérificateur agréé, ce qui constitue une garantie de fiabilité aux yeux des
partenaires de l’entreprise.
L’entreprise fait ainsi preuve de transparence et d’ouverture au dialogue. C’est un aspect extrêmement
important pour ses relations avec ses clients, ses partenaires locaux et les riverains du site industriel.
- L’engagement à l’amélioration continue des performances environnementales est couplé à la publication
d’une D.E. faisant état chaque année de ces performances et de leur évolution.
C’est un engagement porteur de crédibilité, de sérieux, gage de la bonne volonté de l’entreprise.
- Comme l’ISO 14001, il s’agit d’une reconnaissance officielle, garantissant la bonne gestion des
impacts environnementaux de l’activité industrielle.
page 69
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LE REGLEMENT ECO-AUDIT
ENJEUX
PRINCIPALES OBJECTIONS
- La D.E. représente pour beaucoup un obstacle. Par peur de s’exposer à des « attaques » en dévoilant
trop d’informations sur leurs activités ou d’engagements publics parfois difficiles à tenir, certaines
entreprises écartent cette option.
La D.E. constitue pourtant la grande force du Règlement. Toutes les entreprises qui s’y sont engagées
constatent les effets positifs de l’affichage d’une transparence. Elle garantie le sérieux et la fiabilité de la
communication de l’entreprise.
- La portée européenne apparaît moins intéressante que la portée internationale de l’ISO 14001.
Pourtant, pour beaucoup d’entreprises (surtout les P.M.E.) cette portée européenne est largement
suffisante. En Europe, les entreprises éco-audit bénéficient d’une image très positive, ce qui peut créer un
avantage concurrentiel durable pour ceux qui y sont enregistrés.
page 70
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LE REGLEMENT ECO-AUDIT
REMARQUE: les informations données sur ces thèmes pour l’ISO 14001 sont également pertinentes
pour l’Eco-audit
L’analyse environnementale prescrite par le Règlement correspond à un approfondissement de l’état
des lieux.
C’est une analyse poussée des impacts significatifs du site industriel sur l’environnement.
Elle aboutit à une hiérarchisation des enjeux environnementaux.
Cette hiérarchisation permet à l’entreprise de construire un programme environnemental, constitué
d’objectifs clairement définis, quantifiés et datés.
Le schéma de mise en place de l’éco-audit est donc sensiblement le même que celui de l’ISO 14001:
Programme et objectifs
Mise en place
FONCTIONNEMENT
Le Système de Management Environnemental doit fonctionner pour que le site soit enregistré au
Règlement.
Le S.M.E. est spécifique à l’entreprise en fonction de ses activité, ses risques, sa culture, son
historique... Mais doit répondre au cahier des charges décliné dans l’une des annexes du Règlement.
EXEMPLES
- Définition des responsabilités, de l’autorité et des relations mutuelles des personnes clés qui participent
aux tâches qui ont une incidence sur l’environnement,
- Désignation d’un représentant de la direction ayant autorité pour l’application du système,
- Formation et implication des salariés sur leurs responsabilités, les impacts et risques possibles de leurs
missions...
CONTROLE
L’ensemble doit être évalué régulièrement par des audits internes à l’entreprise. Effectués par des
personnes compétentes en interne, ils doivent passer en revue l’ensemble du système, et proposer des
actions correctives afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle de l’ensemble. Ces audits seront contrôlés
lors de la vérification, afin d’évaluer le niveau de maîtrise interne du système.
page 71
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LE REGLEMENT ECO-AUDIT
Pour son S.M.E., le site peut choisir de prendre pour référentiel celui de la norme ISO 14001, puisque la
Commission Européenne a reconnu l’adéquation des deux textes.
Un site dont le S.M.E. est conforme au cahier des charges de la norme ISO 14001, qu’il soit certifié ou
non, a donc un S.M.E. également conforme au Règlement éco-audit.
De plus, dans le cas où le S.M.E. a été certifié ISO 14001, le vérificateur environnemental en tient compte
et n’audite pas à nouveau le S.M.E. lors de la vérification en vue d’un enregistrement. La certification
ISO 14001 suffit pour que le vérificateur soit assuré de la conformité du S.M.E. aux prescriptions du
Règlement.
Pour un site déjà certifié ISO 14001, la durée de la vérification est donc largement moins importante. Les
coûts supportés par l’entreprise pour cette opération en seront d’autant plus faibles.
Dans le cadre d’une démarche simultanée « audit de certification ISO 14001 » et « vérification Eco-
audit » réalisée en France, le coût total n’excède pas 1,3 fois le coût d’une démarche faite séparément.
Les principaux domaines devant être abordés dans la Déclaration Environnementale sont
- Description des activités du site,
- Evaluation des impacts environnementaux significatifs,
- Résumé chiffré des principaux aspects environnementaux (émission de polluants, production de
déchets, consommation de matières premières...)
- Présentation de la politique, du programme et du S.M.E. mis en oeuvre sur le site,
Les DE doivent également attirer l’attention du lecteur sur les changements importants intervenus
depuis la DE précédente.
La DE est un outil puissant de communication. Elle est la preuve d’une volonté de transparence et de
dialogue avec les partenaires de l’entreprise: collectivités, riverains, clients, partenaires financiers, ...
La validation des informations qu’elle contient par un tiers indépendant et accrédité est gage de
confiance, de sincérité.
C’est la force du règlement éco-audit. La D.E. est le seul document, dans le domaine du management
environnemental, qui soit communicable aux tiers et dont le contenu a été entièrement validé par une
personne extérieure à l’entreprise.
page 72
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LE REGLEMENT ECO-AUDIT
L’ENREGISTREMENT
Le vérificateur environnemental décide seul de la validité du système mis en place par l’entreprise pour
l’éco-audit.
Une fois vérifiée, l’entreprise fait parvenir à l’organisme d’enregistrement, qui est en France le Ministère
de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, un dossier d’enregistrement comportant
notamment:
Il est important de noter qu’il n’y a en France aucun frais d’enregistrement: celui-ci est totalement
gratuit.
Le Ministère consulte alors les autorités locales dont dépend le site, pour vérifier qu’aucune procédure
n’est en cours.
Il se voit alloué un numéro d’enregistrement par décision du Ministre chargé de l’environnement, et son
nom est publié dans le Journal Officiel des Communautés Européennes.
L’enregistrement est valable 3 ans, échéance à laquelle l’entreprise doit faire vérifier une nouvelle
Déclaration Environnementale.
CONCLUSION
En conclusion, les apports d’un enregistrement au règlement Eco-audit sont principalement les suivants:
- Le chef d’entreprise peut communiquer efficacement sur sa démarche environnementale, grace
à la Déclaration Environnementale. Il s’agit d’un outil largement reconnu et apprécié, puisque les
informations qu’il contient sont vérifiées régulièrement et en toute impartialité.
- L’enregistrement apporte un avantage concurrentiel certain par rapport aux entreprises qui ne
sont pas engagées dans la démarche. L’Eco-audit apparaît de plus en plus comme une référence
incontournable pour toutes les structures qui veulent développer des relations commerciales avec les pays
de l’Europe du Nord par exemple.
- Le Règlement Eco-audit est en plus, comme la norme ISO 14001, un vecteur de mobilisation et
de motivation interne.
La reconnaissance officielle des efforts de l’entreprise en faveur de l’environnement est un facteur de
satisfaction des salariés, susceptible d’améliorer encore la rentabilité et l’efficacité de la structure.
page 73
II - 3
Ressources
Pour aider l’entreprise dans ses démarches, les ressources dont elle peut disposer sont
Accompagnement
L’OPQIBI délivre des qualifications à des entreprises ou d’organismes dans les domaines de
l’ingénierie, du bâtiment et de l’environnement. Il diffuse un annuaire de prestataires
qualifiés.
Office Professionnel de Qualification de l’ingénierie: Infrastructure, Bâtiment, Industrie
6, rue Louis Pasteur, BP 91, 92105 Boulogne Billancourt Cedex
Certification et vérification
Page74
INTRODUCTION A LA
PROBLEMATIQUE
II - 1 Page 20
ENVIRONNEMENT
PRESENTATION DU PROCESSUS
DE GESTION II - 2 Page 41
ENVIRONNEMENTALE
NOTION DE
PROCESSUS II - 2-a Page 43
SYSTEME DE
MANAGEMENT Page 49
RECONNAISSANCE
OFFICIELLE Page 60
RESSOURCES Page 74
Page75
II - 3-a Ressources financières
Les principales aides pour la mise en place d’un démarche de management environnemental
sont recensées dans cette partie. Il en existe d’autres, il appartiendra aux personnes intéressées
de contacter les interlocuteurs habituels de l’entreprise dans leur région pour en connaître les
paramètres.
Les FRAC sont financés conjointement par l’Etat et la Région. Les dossiers sont instruits
paritairement par la DRIRE et le Conseil Régional.
Ils ont pour objet de financer une partie d’une prestation de Conseil extérieure à l’entreprise
(cabinet de conseil, d’ingénierie...).
L’entreprise doit avoir une activité industrielle et comporter moins de 500 salariés.
Les FRAC concernent les études courtes (≤ 5 jours, jusqu’à 80%, plafond 25 KF) ou les
études longues ( ≥ 5 j., jusqu’à 50%, plafond 200 KF). Ces chiffres varient d’une région à
l’autre.
Les FRAC peuvent donc être utilisés dans le cadre d’un état des lieux environnemental, ou de
la mise en place d’un S.M.E.
Les principales missions des CCI et CRCI sont informer, conseiller, former, aménager. Pour
l’environnement, elles développent des postes de « correspondants chargés de
l’environnement » qui assurent l’interface avec les pouvoirs publics, les organismes chargés
de l’environnement, les associations...et le monde de l’entreprise.
AGENCES DE L’EAU
Ce sont des établissements publics d’état, chargés de préserver les ressources en eau.
Page76
- Etudes préalables,
- Construction (ou rénovation) d’ouvrages d’épuration, aide à la gestion et au fonctionnement,
- Investissements de lutte contre la pollution accidentelle,
- Transport et traitement des déchets toxiques.
Exemples
- Subvention (de 25 à 50%) pour l’élimination des DIS en centre conventionné,
- Subvention (jusqu’à 30%) des actions favorisant les économies d’eau,
- Prêts à taux réduit pour les travaux de technologies propres,
- Subvention (jusqu’à 50%) pour l’aide aux études préalables et aux projets pilotes...
ADEME
L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) est un établissement
public à caractère industriel et commercial.
Ses champs d’intervention sont larges: énergie, technologies propres, déchets, air, bruit, sols...
Voici quelques unes des aides proposées, il faut s’adresser aux délégations régionales de
l’ADEME pour en avoir une liste exhaustive:
Management environnemental
Développement de programmes de « gestion environnement-énergie dans l’entreprise » par la
diffusion de l’outil « Plan Environnement Entreprise ». Subventions dans le cadre de ces
opérations « groupées » utilisant le P.E.E.
Air
Subventions à la mise aux normes des installations (jusqu’à 25% de l’investissement pour une
PME). Subventions à l’effort supplémentaire par rapport à la réglementation existante
(jusqu’à 40% des investissements pour une PME).
Energie
Aide aux études préalables à la décision d’investissements conduisant à des économies
d’énergie. Subventions (jusqu’à 70% du montant de l’étude).
Déchets
Soutien à la réalisation d’un diagnostic « déchets » par un cabinet extérieur (jusqu’à 50% du
coût de l’étude) et diffusion du guide « la gestion des déchets dans l’entreprise » pour réaliser
un « auto-diagnostic déchets ».
CRITT ENVIRONNEMENT
C’est une aide au recrutement d’un jeune (ingénieur ou docteur) pour développer les
potentialités de l’entreprise en matière de recherche-développement et d’innovation.
Elle se distribue sous la forme d’une prise en charge du salaire et des charges à hauteur de 200
KF la première année, la subvention devant représenter au minimum 50% des dépenses
afférentes au poste.
C’est l’Agence Nationale de la Valorisation de la Recherche (ANVAR) qui instruit les
dossiers de demande.
Page77
AIDES EUROPEENNES
Exemples d'aides disponibles au niveau européen:
EURÊKA: c’est un réseau d’entreprises européennes, qui attribue aux projets sélectionnés un
label permettant ensuite aux entreprises de bénéficier d’aides publiques dans leur pays. Le
projet doit être innovant dans le domaine des technologies avancées, élaboré avec au moins un
industriel d’un autre pays européen, et concerner un marché existant. Pour l’environnement,
ce sont les projets liés aux déchets industriels qui sont jusqu’à présent les plus primés.
C’est le Secrétariat Français d’Eurêka qui gère les dossiers. On conseille aux entreprises de
développer les projets en collaboration avec l’ANVAR.
LIFE: c’est l’instrument financier de l’Union Européenne pour l’environnement. Son volet
« Life-environnement » sert à promouvoir des études, des équipements ou des travaux pour
toute structure proposant une action novatrice de démonstration dans les domaines suivants:
nouvelles technologies propres et/ou curatives, management environnemental, bonnes
pratiques de fabrication...
La subvention est de 30% à 50% des dépenses selon la nature du projet. Les actions
privilégiées sont celles dont le coût est compris entre 2 et 60 millions de FF.
C’est le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement qui instruit et
transmet les dossiers à la Commission Européenne.
Les C.T.I. accompagnent les entreprises de leurs secteurs industriels dans leur démarche
d’intégration de l’environnement.
Leur connaissance des métiers offre aux entrerpises une garantie d’efficacité, notament pour la
mise en oeuvre des technologies « propres et sobres ».
Ce chapitre est une des réponses possibles à 2 des principales objections formulées par les
entreprises lorsqu’est abordée la question du management environnemental:
- Pas assez de personnel qualifié en interne pour organiser de telles démarches,
- Coût trop important d’une intervention extérieure
Le milieu universitaire (Universités, Ecoles, ...) peut répondre à ces besoins, par
l’intermédiaire des stages prévus dans les cursus des formations liées à la gestion de
l’environnement.
Dans l’intérêt de l’entreprise, le recours à un stagiaire doit être envisagé avec la même rigeur
que le recours à une embauche traditionnelle.
Page78
Les formations dans ce domaine sont nombreuses et évoluent très vite.
La liste qui suit n’est pas exhaustive, elle ne donne que quelques exemples de ressources
disponibles pour l’entreprise. Elle est le résultat d’un enquête menée durant la rédaction de ce
document. Nous invitons les personnes intéressées à se reporter au « Guide des formations
initiales en environnement » publié par Victoires Editions.
Missions
(1) Aide à la réalisation d’un diagnostic environnement
(2) Aide à la mise en place d’un Système de Management Environnemental
(3) Préparation d’une certification ISO 14001 ou un enregistrement Eco-audit
(4) Mise en place d’une labellisation d’un produit (type NF Environnement)
Missions: 1-2-3-4
Titre et niveau Ecole des Métiers de l’Environnement - Génie industriel de l’environnement
(Ingénieur Bac +5 ou Master Bac +6)
Domaines et durée Traitement de l’eau, Gestion des déchets, Risques technologiques, Gestion
environnementale..
Dates de disponibilité 6 mois, variable selon les formules
Coût A négocier avec l’école
Contact, Adresse Ecole des Métiers de l’Environnement, Campus de Ker Lan, 35170 Bruz
Missions: 1-2-3-4
Titre et niveau Formation Spécialisée en Ingénierie et Gestion de l’Environnement - Diplôme
Bac +6 de l’Ecole des Mines de Paris et Label Mastère co-accrédité Ecole des
Mines de Paris - Ecole des Ponts et Chaussées - ENGREF
Domaines et durée Impacts des pollutions sur les milieux naturels, Gestion des Installations
Classées, Droit et Economie de l’environnement, Management de
l’environnement, Production propre, Communication... - 1 an -
Dates de disponibilité 6 mois - du 1er mars au 31 août
Coût Sous forme de contrat d’étude
Contact, Adresse Mme VINCENT - ISIGE - Ecole des Mines de Paris
35 rue St Honoré, 77305 Fontainebleau Cedex
Missions: 1-2-3-4
Titre et niveau Institut Européen pour le conseil en Environnement - Titre d’éco-conseiller
(sur Bac +4) ou Mastère d’éco-conseiller (sur Bac +5)
Domaines et durée Territoires et Environnement, Communication, Gestion de l’environnement,
Droit et institutions... - 1 an -
Dates de disponibilité 20 semaines entre mai et septembre
Coût A convenir avec le stagiaire (indemnité) et l’Institut (couvrir une partie des
frais de formation)
Contact, Adresse Eco-Conseil - 7, rue Goethe, 67000 Strasbourg
Page79
Missions: 1-2-3-4
Titre et niveau Mastère Sécurité Industrielle et Environnement de l’Ecole des Mines d’Ales
- Bac +6 -
Domaines et durée Réglementation, conséquences d’accidents, Qualité, Pollution eau-air-sol, ...
- 1 an -
Dates de disponibilité 9 mois, de janvier à septembre (stage + thèse professionnelle)
Coût Frais de stage (environ 3000 FF par mois)
Diplômes d’Ingénieur
Ecole des Mines de Douai - Option Environnement et Industrie - M. Guillermo
INSA de Toulouse - Option Procédés de l’Environnement - M. Ben Aim
DESS
Conception de projets Eco-développement - Université Lille I - Mme Roussel
Gestion de l’environnement (eau, sol, sous-sol) - Institut de Géologie de Strasbourg - M.
GALL
Gestion et génie de l’environnement - Université Paris VII, UFE - M. Mayer
Mastères Spécialisés
Management de l’Environnement - INSA Lyon - M. MOSZKOWICZ
Management des ressources technologiques, Qualité et Environnement -ESI Marseille - M.
SOLER
Page80
II - 3-c Ressources bibliographiques
Diagnostic environnemental
Guide simplifié d’auto-évaluation de la situation de l’entreprise au regard de la protection de
l’environnement
Entreprises pour l’Environnement (1997) - 64 p. - 130 F
Riche en exemples, ce guide d’auto-diagnostic passe en revue les aspects environnementaux
importants, par des fiches que le chef d’entreprise doit remplir.
Pré-diagnostic environnement
ACFCI - CFDE (1996) - 200 F (T.T.C.)
Questionnaire applicable directement par les entreprises.
Management environnemental
Le management environnemental
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (1997) - 26 p. - Gratuit
Document synthétisant les principales informations sur le sujet.
Page81
Outil complet servant d’appui à la mise en place d’un management environnemental global.
Plusieurs classeurs, correspondant aux différentes étapes (méthodologie, auto-évaluation, ISO
14001, ISO 14001 et ISO 9001, Eco-audit...)
Euro Symbiose - 8 rue Descartes, 44119 Treillieres
Qualité et environnement
Qualité et environnement. Vers un système de management intégré
AFNOR, B. Froment (1998) - 360 p. - 190 F (T.T.C.)
Cet ouvrage explicite les avantages d’un système de management intégré. Une large place est
donnée aux témoignages et exemples d’entreprises.
Communication
Industrie, environnement et communication
Entreprises pour l’Environnement (1996) - 69 p. - 130 F
Page82
Ce guide aide les responsables d’établissements industriels à répondre aux attentes des parties
intéressées en matière d’information et de communication environnementale.
Expériences
Recueil des expériences de gestion environnementale d’entreprises européennes
Orée dans le cadre du programme européen ADAPT (1997) - 140 p. - 100 F (H.T.)
Description de 48 expériences de PME-PMI: motivations, démarche, actions engagées,
résultats, aides obtenues.
Recueil des opérations collectives d’aide et de conseil pour la gestion environnementale des
PME-PMI
Orée (1997) - 130 p. - 100 F (H.T.)
Décrit 52 opérations collectives présentées par fiches individuelles: financement, mise en
oeuvre, bilan.
Aides
Aides et Taxes en Environnement: Mode d’Emploi en Ile de France
CCI de Paris, CRCI Ile de France et ARENE (1998) - 140 F (T.T.C.)
Décrit la plupart des aides dont peut bénéficier une entreprise d’Ile-de-france en fonction du
domaine qui l’intéresse et les taxes, redevances et autres contributions qu’elle doit acquitter en
fonction de ses impacts. Beaucoup d’informations généralisables à l’ensemble du territoire.
Ressources Internet
ADEME « ademe.fr »
Association Orée (statistiques, témoignages, conseils) « oree.com »
DPE « certifnet.com »
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement « environnement.gouv.fr »
Statistiques Eco-audit « EMAS HELPDESK » « emas.lu »
Textes de référence
Statistiques
Liste des sites français et européens enregistrés Eco-audit et des entreprises françaises
certifiées ISO 14001 disponible
- Au Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement
- Sur les sites internet d’Orée et de EMAS Helpdesk
ADRESSES
On trouvera dans cette liste les principales organisations citées dans le guide. Les adresses des
structures régionales (Agences de l’Eau, ADEME régionale...) ne sont pas mentionnées, le
lecteur pouvant se reporter au guide ENVIRONORMES, disponible gratuitement au Ministère
de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.
ADEME Editions
2 Square Lafayette, BP 406, 49004 Angers Cedex 01
ANVAR
ANVAR délégation Ile-de-France, 15 Cité Malesherbes, 75009 Paris
Association Orée
42 rue du Faubourg Poissonnière, 75010 Paris
Page84
Réseau des Centres Techniques Industriels
101, Av. Raymond Poincaré, 75116 Paris
Page85
Conclusion
Pour conclure, soulignons simplement quelques messages pour celles et ceux qui préparent
leur intervention pour sensibiliser des entreprises au management environnemental:
- Le discours le plus efficace est celui qui part de l’entreprise pour aller vers la gestion
de l’environnement. Il faut adopter le langage du chef d’entreprise, sous peine de ne pas
être écouté. Eviter la théorie pour mettre en relief la pratique est une méthode qui a fait ses
preuves. Pour ce faire, l’utilisation d’exemples, de témoignages, est le meilleur des outils.
La meilleure méthode reste encore de se constituer ses propres références.
- L’expérience montre qu’il est primordial de préserver une unité d’action au niveau
local. Cela renforce la crédibilité de l’opération, et la solidité des mécanismes d’aide
éventuellement mis en place.
- Enfin, une réunion de sensibilisation n’aura que très peu d’effets si aucun suivi n’est
assuré. Ce suivi doit être personnalisé: il faut souvent aller à la rencontre du chef d’entreprise,
pour discuter avec lui des actions envisageables et des moyens à mettre en oeuvre.
Page86
Annexe: glossaire
Structures
Environnement
DE Déclaration Environnementale
DIB Déchet Industriel Banal
DIS Déchets Industriels Spéciaux
EMAS Environmental Managment and Auditing Scheme
FEDER Fonds Européen de Développement Régional
FRAC Fonds Régional d’Aide au Conseil
ICPE Installation Classée au titre de la Protection de l’Environnement
SAGE Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux
SMEA Système de Management Environnemental et d’Audit (dit « Eco-audit »)
SME Système de Management Environnemental
Page 87
CERTIFICATION - La certification est l’acte de reconnaissance officielle (par un tiers
indépendant) d’un système par rapport à une norme. Pour l’ISO 14001, l’entreprise obtient
une certification de son SME.
ECO AUDIT - Autre nom pour désigner le Règlement Européen qui instaure un Système de
Management Environnemental et d’Audit (SMEA, EMAS en anglais). Un site industriel peut
adhérer au système proposé par le Règlement.
ECO-LABEL - Sous ce terme sont regroupés tous les labels de produits exprimant que le
produit labélisé répond au cahier des charges de l’éco-label quant à ses impacts sur
l’environnement (exemple: NF Environnement).
Page 88