3M263 2017-2018
◦
Corrigé du contrôle continu n 2
Amphi B TD 5
Exercice 1
Voir cours.
Exercice 2
(a) Soit x ∈ R+ \ ( π2 + πZ). Dans ce cas | sin(x)| < 1 donc
sin(x)n
−−−−→ 0 .
1 + x2 n→∞
n
La suite de fonctions boréliennes (car continues) fn : x 7→ sin(x)
1+x2 n converge vers la fonction nulle
Lebesgue-presque partout sur R+ (car π2 + πZ est dénombrable et a donc une mesure de Lebesgue
nulle).
sin(x)n
1
Pour tout n ∈ N et pour tout x ≥ 0, on a 2
≤ . Par convergence dominée,
1+x 1 + x2
| {z }
intégrable sur R+
In −−−−→ 0.
n→∞
(b) La suite de fonctions boréliennes (car continues) et positives fn : x 7→ (1 + x/n)n e−x
n
converge
simplement sur R+ vers la fonction constante égale à 1. Par le lemme de Fatou
Z Z
+∞ = 1dx = lim inf fn (x)dx ≤ lim inf Jn .
R+ R+ n→∞ n→∞
D’où lim inf Jn = +∞ et donc Jn → +∞.
n→∞
k
(c) La suite de fonctions mesurables et positives fn : k ∈ N 7→ (1+1/n)2k+1/n n
converge simplement
sur N vers f : k 7→ 2kk . On remarque que (fn ) est une suite croissante. On peut donc appliquer le
théorème de convergence monotone:
+∞
X
Kn −−−−→ k2−k .
n→∞
k=0
Remarque: Calculer la valeur de la somme limite est tout à fait faisable. On doit calculer
+∞
X
kxk
k=0
pour x = 12 . On reconnaı̂t “à peu de chose près” la série dérivée de 1
1−x . Pour x ∈] − 1, 1[
+∞ +∞ +∞ 0
X X X 1 1 x
kxk = (k + 1)xk − xk = − = .
1−x 1−x (1 − x)2
k=0 k=0 k=0
Exercice 3
(a) On applique le lemme de Fatou à la suite de fonctions (|fn |)n≥0 mesurables positives:
Z Z Z
|f |dµ = lim inf |fn |dµ ≤ lim inf |fn |dµ < +∞ (par hypothèse).
E E n→∞ n→∞ E
f est donc intégrable.
1
(b) Les |fn | sont mesurables positives on peut donc intervertir somme et intégrale pour obtenir:
Z X+∞
|fn |dµ < +∞ .
E n=0
+∞
P +∞
P
|fn | est donc µ-intégrable, donc pour µ-presque tout x ∈ E, |fn (x)| < +∞ ce qui implique que
n=0 n=0
fn (x) −−−−→ 0.
n→∞
Exercice 4
(a) Soit x ∈ R+ . (
sin(πx) sin(πx) si x < 1
−−−−→
1 + xn+2 n→∞ 0 si x ≥ 1 .
Par ailleurs, pour tout x ≥ 0 et pour tout n ∈ N:
sin(πx) 1
1 + xn+2 ≤ 1 + x2 + 1[0,1] (x) .
| {z }
intégrable sur R+
Donc, par convergence dominée (les fonctions considérées sont bien mesurables car continues):
Z Z 1
sin(πx) 1 1 2
n+2
dx −−−−→ sin(πx)dx = − cos(πx) 0 = .
R+ 1 + x n→∞ 0 π π
(b) Soit x > 0. |e−bx | < 1 donc
+∞
1 X
= e−nbx .
1 − e−bx n=0
D’où
+∞ +∞
+∞ X +∞ Z +∞
xe−ax
Z Z X
dx = xe−(a+nb)x dx = xe−(a+nb)x dx
0 1 − e−bx 0 n=0 n=0 0
où l’échange série-intégrale est justifié car il s’agit de fonctions mesurables (car continues) positives.
Pour α > 0, x 7→ − αx e−αx − α12 e−αx est une primitive de x 7→ xe−αx . Donc
+∞ Z +∞ +∞ +∞ X+∞
X
−(a+nb)x
X x −(a+nb)x 1 −(a+nb)x 1
xe dx = − e − 2
e = .
n=0 0 n=0
a + nb (a + nb) 0 n=0
(a + nb)2
(c) La fonction f : t > 0 7→ 1t (e−at − e−bt ) est continue (donc borélienne) et positive (car b > a). Sont
intégrale sur R∗+ a donc bien un sens. Par ailleurs, pour t > 0,
Z b
e−at − e−bt
= e−xt dx .
t a
D’où,
+∞ +∞ b b +∞ b
e−at − e−bt
Z Z Z Z Z Z
−xt −xt 1 b
dt = e dxdt = e dtdx = dx = ln ,
0 t 0 a a 0 a x a
l’échange des deux intégrales est justifié par le théorème de Fubini-Tonelli, appliqué à la fonction
(t, x) ∈ R∗+ × [a, b] 7→ e−xt qui est mesurable (car continue) et positive.