ALI : Amplificateurs et Rétroaction
ALI : Amplificateurs et Rétroaction
ALI et rétroaction
BLAISE PASCAL
PT 2019-2020
Au programme
Extrait du programme officiel : partie 2 « Électronique », bloc 2 « Rétroaction ».
Le bloc 2 illustre quelques propriétés relatives à la rétroaction sur l’exemple de l’amplificateur linéaire intégré.
L’identification de certains montages à des systèmes bouclés permet de faire le lien avec le cours d’automatique de
Sciences Industrielles. L’étude des circuits est strictement limitée à des situations pouvant être facilement abordées
avec les outils introduits en première année (loi des mailles, loi des nœuds, diviseur de tension). La vitesse limite
de balayage de l’ALI est uniquement évoquée en TP afin d’identifier les distorsions harmoniques traduisant un
comportement non-linéaire du système étudié.
Au concours
. Écrit : épreuve A 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 ... autant dire tous les ans !
. Oral : souvent.
Plan du cours
I Amplificateur linéaire intégré 3
I.1 Le composant. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.2 Régimes linéaire et de saturation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.3 Vitesse de balayage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.4 Modèle de l’ALI idéal de gain infini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
II Rétroaction 7
II.1 Approche qualitative. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
II.2 Effet stabilisant d’une rétroaction négative : amplificateur non inverseur . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
II.3 Effet déstabilisant d’une rétroaction positive : comparateur à hystérésis . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
III Exemples de montages à ALI en régime linéaire 9
III.1 Suiveur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
III.2 Amplificateur non inverseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
III.3 Amplificateur inverseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
III.4 Intégrateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
IV Exemples de montages à ALI en régime de saturation 10
IV.1 Comparateur simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
IV.2 Comparateur à hystérésis non-inverseur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Remarque : Les ALI ont été développés dans les années 1940-1950 pour réaliser des opérations ma-
thématiques dans les calculateurs analogiques : addition, intégration, etc. Certains exemples seront
présentés dans ce chapitre. Le coût unitaire s’élevait à l’époque à une vingtaine de dollars, il n’est
aujourd’hui que de quelques centimes.
a) Description
• Un ALI vu de l’extérieur
• Un ALI vu de l’intérieur
Un ALI est un circuit intégré, c’est-à-dire qu’il contient d’autres composants « élémentaires » (résistances,
condensateurs, transistors). Le circuit intégré est donné dans la fiche technique (« datasheet ») du composant (cf.
dernières pages).
b) Représentation conventionnelle
Seules trois bornes sont représentées : les deux entrées et la sortie. L’alimentation continue n’est jamais représentée
... mais il ne faut pas l’oublier lorsque l’on branche un ALI !
L L L Attention ! Il faut absolument distinguer les deux bornes d’entrée qui jouent des rôles très différents.
c) Approche fonctionnelle
S is
⊕ •
ie
• On adopte une approche de type bloc fonctionnel (autre-
vs?
ment dit de boîte noire !) : le but n’est pas d’entrer dans les
ε = v+ − v− Ze
détails du circuit intégré. Un bloc fonctionnel est décrit par
vs
v+ • Zs . une relation entrée-sortie, c’est-à-dire ici entre vs? et ε ;
. son impédance (résistance) d’entrée Ze ;
v−
. son impédance (résistance) de sortie Zs .
conséquence : ie = ε/Ze est quasiment nul pour des tensions de l’ordre de quelques volts.
ie = ε/Ze est quasiment nul pour des tensions de l’ordre de quelques volts.
ie = ε/Ze est quasiment nul pour des tensions de l’ordre de quelques volts.
toto Espace 3
• Saturation en tension
On représente ci-dessous la caractéristique statique de l’ALI. La caractéristique statique représente vs en
fonction de ε en régime permanent continu, c’est-à-dire à fréquence nulle.
vs
La tension de sortie de l’ALI ne peut pas sortir d’un inter-
+Vsat valle [−Vsat ; +Vsat ] où Vsat est généralement légèrement inférieur à
la tension d’alimentation.
La tension de sortie de l’ALI ne peut pas sortir d’un inter-
valle [−Vsat ; +Vsat ] où Vsat est généralement légèrement inférieur à
ε la tension d’alimentation.
La tension de sortie de l’ALI ne peut pas sortir d’un inter-
valle [−Vsat ; +Vsat ] où Vsat est généralement légèrement inférieur à
la tension d’alimentation.
−Vsat toto Espace 5
. si vs = ±Vsat : régime de saturation (en tension), la tension de sortie ne peut plus évoluer même si ε évolue,
la relation entrée-sortie n’est donc plus linéaire.
régime de saturation (en tension), la tension de sortie ne peut plus évoluer même si ε évolue, la relation
entrée-sortie n’est donc plus linéaire.
régime de saturation (en tension), la tension de sortie ne peut plus évoluer même si ε évolue, la relation
entrée-sortie n’est donc plus linéaire.
toto Espace 7
• Saturation en courant
L’intensité de sortie de l’ALI est également limitée :
. si −isat < is < +isat , l’ALI peut fonctionner en régime linéaire sous réserve que la tension le permette ;
. si is = ±isat , l’ALI est saturé en courant et la relation entrée-sortie n’est plus linéaire ... mais vs est a priori
quelconque.
Remarque : En pratique, dans les montages usuels, la saturation en courant est moins contraignante
que la saturation en tension.
vs µ0
HALI = = .
ε f
1+j
fc
. Fréquence de coupure : la fréquence de coupure est égale à la bande passante pour un passe-bas du premier
ordre. Elle est donnée par l’intermédiaire du produit gain bande (« gain bandwidth product GBP ») :
GBP = µ0 × fc = 4 MHz = 4 · 106 Hz ce qui donne uen fréquence de coupure fc ∼ 20 Hz et un temps
caractéristique τc = 1/fc ∼ 50 ms.
GBP = µ0 × fc = 4 MHz = 4 · 106 Hz ce qui donne uen fréquence de coupure fc ∼ 20 Hz et un temps
caractéristique τc = 1/fc ∼ 50 ms.
GBP = µ0 × fc = 4 MHz = 4 · 106 Hz ce qui donne uen fréquence de coupure fc ∼ 20 Hz et un temps
caractéristique τc = 1/fc ∼ 50 ms.
toto Espace 11
le régime linéaire n’est pas accessible en boucle ouverte, et en pratique il ne l’est que si on impose ε = 0 par
une rétroaction adaptée.
tout se passe comme si µ0 = ∞ : modèle de l’ALI de gain infini.
Caractéristique statique dans le modèle de gain infini :
vs
i+ ∞
+
is
ε
v+ −
i− vs
v−
L L L Attention ! Ne pas confondre le modèle de l’ALI idéal avec le fonctionnement linéaire : un ALI idéal peut
fonctionner en régime de saturation, de même qu’un ALI « réel » peut fonctionner en régime linéaire.
Sauf mention contraire dans un exercice, c’est le modèle d’ALI idéal de gain infini qui est implicitement utilisé.
Remarque : Le modèle d’ALI idéal de gain infini contient d’autres hypothèses, qui ne sont pas abordées
dans le cours de PT. En revanche, nous rencontrerons certaines de ces limitations en TP, en particulier
la tension d’offset : en régime linéaire ε = Voffset 6= 0, très faible mais non nulle.
II - Rétroaction
II.1 - Approche qualitative
a) Définition
Remarque : La notion de rétroaction se voit naturellement en électronique, mais est en fait beaucoup
plus générale. Par exemple, le système climatique terrestre est soumis à de nombreuses rétroactions.
Ici, cela consiste à relier la borne de sortie de l’ALI par un dipôle ou une association de dipôles à l’une ou l’autre
des bornes d’entrée. La rétroaction est dite négative si elle se fait sur l’entrée (c’est le cas sur le schéma ci-dessous)
et positive si elle a lieu sur l’entrée ⊕. Selon la borne choisie, les effets de la rétroaction sont très différents !
En termes de schéma bloc, un ALI bouclé se décrit comme un comparateur et un amplificateur qui modélisent
l’ALI lui-même, et une chaîne de retour de fonction de transfert B.
amplificateur
comparateur
+ .
e = v+ ε vs = s
+ HALI
− −
v−
e s
B
B
chaîne de retour
Remarque : La réciproque est souvent vraie mais pas toujours, à cause de la saturation en sortie :
si vs atteint Vsat alors l’ALI passe forcément en régime de saturation quelle que soit la rétroaction.
• Absence de rétroaction
La plage de fonctionnement linéaire est tellement étroite qu’en pratique un ALI sans rétroaction fonctionne en
régime de saturation.
Si ce n’est pas le cas, le système est instable et il ne peut fonctionner en régime linéaire.
générateur
R2
On étudie le montage amplificateur non-inverseur ci-contre.
R1
− . 1 - Quel est le régime de fonctionnement probable de l’ALI ?
2 - Établir la relation entrée-sortie du montage.
+
e s 3 - Définir et exprimer l’impédance d’entrée du montage.
III.4 - Intégrateur
Exercice C6 : Intégrateur parfait
Exercice C7 : Pseudo-intégrateur
Features
■ Wide common-mode (up to VCC+) and Non-inverting
input
differential voltage range Inverting
input
■ Low input bias and offset current 100 Ω
200 Ω
■ Output short-circuit protection N Output
DIP8
■ High input impedance JFET input stage 100 Ω
(Plastic package) 30k
■ Internal frequency compensation
■ Latch-up free operation
■ High slew rate: 16 V/µs (typ)
D
Description SO-8
(Plastic micropackage)
8.2k
The TL081, TL081A and TL081B are high-speed
JFET input single operational amplifiers
incorporating well matched, high-voltage JFET Pin connections
1.3k 35k 1.3k 35k 100 Ω
11/12
TL081
1 - Offset null 1
2 - Inverting input
3 - Non-inverting input
Étienne Thibierge, 5 novembre 2019, www.etienne-thibierge.fr
4 - VCC- N1 N2
5 - Offset null 2
6 - Output
7 - VCC+
100k Ω
V CC
4/15 5/15