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UNIVERSITÉ DU QUÉBEC
MEMOIRE PRESENTE A
L'ÉCOLE DE TECHNOLOGIE SUPÉRIEURE
PAR
BAKOUR, Azzeddine
Le présent mémoire a été effectué sous la direction de monsieur Omar Chaallal, professeur
titulaire au Département de génie de la construction à l'École de technologie supérieure.
Je tiens aussi à témoigner toute ma gratitude à mes parents pour leur encouragement.
COMPORTEMENT DE S FONDATIONS PROFONDE S SOU S CHARGES:
ASPECTS STRUCTURAU X E T GÉOTECHNIQUE S
BAKOUR, Azzeddine
RÉSUMÉ
Au Canada, l'analyse et le calcul des fondations profondes est souvent basée sur des
prescriptions proposées par le Manuel canadien d'ingénierie des fondations. L'objectif
principal de ce mémoire est de présenter les méthodes disponibles dans la littérature pour le
calcul d'un pieu isolé d'une part et d'un groupe de pieux, d'autre part, sous charges axiales
et latérales.
Dans le premier volet, on a passé en revue le comportement des pieux sous charges axiales
fichés dans le sable et dans l'argile. On a également inclus le cas de pieux forés dans le roc.
Le calcul de la capacité portante dans ces cas dépend en particulier de l'effet de battage et
les méthodes d'installation des pieux. Pour le calcul de la capacité portante, on a présenté
les méthodes les plus récentes basées sur des essais in situ, sur des modèles centrifugés et
sur des méthodes par éléments finis.
Le deuxième volet quant à lui est consacré aux pieux sous charges latérales. Dans ce volet,
on a passé en revue les anciennes méthodes dites les méthodes de rupture; ensuite le modèle
de Winkler (méthode de ressorts) avec les deux cas de ressorts: ressorts élasto-plastiques et
ressorts décrits par les courbes aux modules de réaction du sol non linéaire (P-y).
BAKOUR, Azzeddine
ABSTRACT
In Canada, the analysis and design of deep foundations is generally based on the guidelines
proposed by the Canadian Foundation Engineering Manual. The main objective of this
paper is to présent design methods available in the literature for a single pile and a group of
piles under axial and latéral loads.
In the first part of this work we reviewed the behaviour of piles under axial loads driven in
sand and in clay, including the case of piles drilled in rock. The calculation of the bearing
capacity in this case dépends particularly on the driving effect and pile driving methods. To
calculate the bearing capacity we hâve presented the most récent methods based on in situ
tests, on centrifuged models and on finite élément methods.
The second part of this work was dedicated to piles under latéral loads. To this end, we
reviewed the conventional methods based on failure mechanism, befor presenting the
Winkler models (springs's methods) with two spring cases of: elasto-plastic and P-y curves
generally nonlinear which relate soil résistance to pile deflection.
Page
INTRODUCTION 24
CONCLUSION 157
VIII
RECOMMANDATIONS 159
BIBLIOGP^\PHIE 181
LISTE DES TABLEAU X
Page
Tableau 2.4 Résumé des méthodes de calcul pour les résistances unitaires
de pointe qp,uit^^ le long du fut qjz pour les pieux battus dans le sable 56
Tableau 2.5 Résumé des méthodes de calcul pour les résistances unitaires
de pointe qp,uit et le long du fût (^yi) pour les pieux forés dans le sable 58
q„q n
Tableau 2.9 Valeurs de n, = et c,-^— pour
les pieux dans le sable 64
qn q II
Tableau 2.10 Valeurs de n, = =
et c, —^ pour
' [Link],\, ' q,
les pieux dans l'argile et le silt 65
Tableau 2.19 Valeurs de Cg pour pieu refoulant le sol lors de la mise en place 90
Tableau 2.20 Calcul de tassement de groupe de pieux s^y selon Meyerhof (1976) 92
Tableau 3.4 Équations pour le calcul de Hu et vo selon Broms - sols cohérents 107
Tableau 3.5 Équations pour le calcul de //„ tiyo selon Broms - sols pulvérulents 108
Tableau 3.8 Équations des poutres sur appuis élastiques pour l'analyse
des pieux sous charges latérales 120
Tableau 3.10 Méthodes de courbes de réaction de (P-y) pour différents types du sol 128
Tableau 3.12 Valeurs du facteur (Fi) en fonction de la densité relative du sable 133
Tableau 4.2 Coefficient de réaction latérale à L'ELUT dans le till et le roc 148
Tableau 4.4 Distribution des efforts dans les pieux à L'ÉLUL 150
Tableau 4.5 Distribution des efforts dans les pieux à L'ÉLUT 151
Tableau I.l Résultats pour des essais sur des pieux en ligne, Cox et al. (1984) 160
Tableau 1.2 Résultats pour des essais sur des pieux en rang, Cox et al. (1984) 161
Tableau IV. 1 Pieu n° 1 selon la direction de la charge latérale Hx (Visual design) 171
Tableau IV.2 Pieu n° 1 selon la direction de la charge latérale Hy (Visual design) 172
Tableau IV.3 Pieu n" 8 selon la direction de la charge latérale Hx (Visual design) 173
Tableau IV.4 Pieu n° 8 selon la direction de la charge latérale Hy (Visual design) 174
Page
Figure 1.1 Angle 9' des sols cohérents en fonction de l'indice de plasticité (Ip) 29
Figure 2.5 Zone remaniée dans les sols cohérents lors de battage de pieux 40
Figure 2.7 Zone densifiée des sols pulvérulents lors de battage de pieux 43
Figure 2.12 Valeurs de K pour les pieux qui ne refoulent pas le sol 55
conduisant à réduire le FN 76
Figure 2.25 Courbes de transfert pour les pieux tubulaires dans l'argile 84
Figure 3.7 Mécanismes de ruptures pour un pieu fixe en tête sous charge
latérale dans un sol pulvérulent 106
Figure 3.8 Résistance latérale ultime : a) pieu rigide et b) pieu souple 114
Figure 3.9 Résistance latérale ultime : a) pieu rigide et b) pieu souple 114
Figure 3.20 Disposition des pieux par rapport au pieu de référence (/) 143
Figure 4.2 Description de la semelle avec la disposition des dix caissons 147
Figure III. 1 Forces dans les ressorts versus profondeur. Pieu 1 selon l'axe x 164
Figure III.2 Forces dans les ressorts versus profondeur. Pieu 1 selon l'axe >^ 165
Figure III.5 Effort tranchant versus profondeur. Pieu 1 selon l'axe.Y 168
Figure III.6 Effort tranchant versus profondeur. Pieu 1 selon l'axe v 169
Figure III.7 Déplacements versus profondeur. Pieu 1 selon les axes x et y 170
FN Frottement Négatif
FS Facteur de Sécurité
UNITES
m mètre
m inverse de mètre
2 mètre carré
m kilogramme
kg
kN kilo newton
kN/m kilo newton par mètre
kN/m^ kilo newton par mètre cube
kJ kilojoule
kPa kilo pascal
kPa/m kilo pascal par mètre
0
degré
rad radian
% pourcentage
SYMBOLES
Problématique
Les ouvrages de génie civil sont souvent réalisés sur des sols de différentes qualités.
Lorsque la qualité de ces sols est médiocre, les ingénieurs optent pour des fondations
profondes pou r accéder aux couches de sols offrant une meilleure portance. Parmi celles-ci,
les fondations sur pieux constituent une solution souvent préconisée en construction.
Or ce type de problème est assez complexe et il n'est pas très documenté. Par ailleurs, il
n'est généralement pas étudié dans le cursus de l'ingénieur. Si bien que l'ingénieur praticien
n'est pas suffisamment outillé pour adresser les problèmes faisant appel aux fondations
profondes. Par ailleurs, le fait que la conception de ce type de fondations fait appel à deux
spécialités, la géotechnique et la structure, rend l'accès à ce domaine frontière difficile.
C'est précisément cet état de fait qui a motivé la présente étude.
Objectifs du projet
1) Faire une revue bibliographique et documentaire exhaustive sur les méthodes d'analyse et
de conception de fondations profondes, incluant les pieux et les caissons, sous charges
horizontales et verticales;
2) Faire une revue des normes et des codes, particulièrement le CNB-2005, le CSA-S6-06,
le CSA-S16-01, le CSA-A23.3-04, et le Manuel canadien d'ingénierie des fondations;
3) Développer une méthode d'analyse et de calcul des fondations profondes sous charges
horizontales et verticales.
25
Méthodologie générale
Organisation du mémoire
Le premier chapitre évoque les éléments de base dont la classification des pieux, les
paramètres de sol affectant le dimensiormement des pieux et les contraintes dans les sols.
Le deuxième chapitre est dédié au comportement des pieux sous charges axiales dans les
sables et les argiles incluant l'effet de groupe. Ce chapitre présente une étude
bibliographique qui comporte plusieurs recherches récentes à caractères expérimentales et
théoriques.
Le troisième chapitre est consacré au comportement des pieux sous charges latérales
(horizontales) incluant l'effet de groupe dans les sables et les argiles. Ce chapitre met
l'accent sur le problème de l'interaction sol-structure et sur les méthodes d'analyse et de
conception. Il répond à des besoins réels des ingénieurs praticiens et des bureaux de génie-
conseil travaillant dans ce domaine.
Le dernier chapitre est consacré à des applications numériques sur un groupe de pieux sous
chargement (latéral, axial et moment fléchissant) incluant l'effet de groupe. Dans le cadre
de ces applications deux logiciels sont utilisés pour l'analyse : Visual design et LPILE.
Les pieux peuvent être classés de différentes façons selon les paramètres d'intérêt. Ces
paramètres sont regroupés dans le tableau 1.1, adapté du Manuel Canadien d'Ingénierie des
Fondations (MCIF, 2006).
Tableau 1.1
Les dimensions et le type de pieu sont déterminés selon la nature du sol (Tableau 1.2). Pour
les pieux construits sur place ou préfabriqués, ils sont généralement déterminés à partir de
considérations économiques et pratiques. Le choix du type de pieu est également dicté par
l'importance de la structure à supporter.
27
Tableau 1.2
Les pieux sont généralement dimensionnés soit sur la base de méthodes empiriques, soit sur
la base d'essais in situ. Les deux principaux paramètres du sol pour le calcul de pieux sont
la cohésion (c) et l'angle de frottement interne ((p). De plus, dans le cas des charges latérales
la valeur du module de réaction du sol Es est nécessaire pour le dimensionnement des pieux
(Bowles, 1977; Frank, 1995).
28
Tableau 1.3
Il est à noter qu'en présence d'un bon drainage à l'état de rupture, l'angle cp devient l'angle
de frottement effectif ^ (Holtz et Kovacs, 1991).
29
B. Sols cohérent s
Les paramètres c, ç sont influencés par les conditions de drainage et par la teneur en eau.
Quand le sol est saturé, c'est souvent le cas dans les sols cohérents, l'eau empêche les
particules de sol de se serrer. À l'état de rupture, la résistance de cisaillement est constante
et égale à la résistance de cisaillement non drainé c». C'est l'approche de calcul en
contraintes totales. Lorsque le drainage est envisageable et que les contraintes de
cisaillement sont reprises uniquement par les particules de sol; la cohésion c devient la
cohésion effective c' et l'angle (p devient l'angle de frottement effectif ç?'. C'est l'approche
de calcul en contraintes effectives. Cette approche est utilisée pour le calcul de la stabilité
des fondations, des remblais et des talus.
Une augmentation de la teneur en eau du sol diminue les forces de cohésion. Dans les sols
compactés la cohésion c est plus importante, alors que la cohésion effective c ' est presque
nulle dans les sols normalement consolidés (Holtz et Kovacs, 1991).
Par ailleurs, il existe une corrélation entre l'angle (p ' et l'indice de plasticité (Ip).
50 II I —I
ï «Dr-
I o S9ft ùoys
a Soft tTtd Strff Ciayi
^^
M Cfûf Aiinérâ/i
Figure 1. 1 Angle (p ' des sols cohérents en fonction de l'indice de plasticité (Ip).
(Tiré de Terzaghi et ai, 1996)
30
Un sol soumis à une charge externe se déforme. Cette déformation dépend essentiellement
de l'élasticité du sol, elle peut être instantanée, cas des sables, ou différée, cas des argiles.
Les sols ont un comportement qui en plus d'être irréversible (Holtz et Kovacs, 1991) est
non-linéaire c'est à dire, la relation charge-déformation-temps est complexe.
Les déformations sont généralement dues à l'expulsion de l'air et de l'eau occupant les
pores. Il s'en suit un réarrangement des particules, une diminution de volume (tassement),
mais un sol plus dense.
Lorsque le sol est au repos (état naturel), ses caractéristiques (indice des vides, masse
volumique, résistance de cisaillement) dépendent uniquement du poids propre. La contrainte
verticale (cr,.), qui augmente avec la profondeur change avec le temps selon l'histoire
géologique du sol : elle augmente si le sol est chargé pendant la sédimentation et elle
diminue s'il y a un déchargement par excavation ou érosion.
Étant donné la nature poreuse du sol, la pression de l'eau (ii) peut influencer la valeur des
contraintes verticales. Si le sol est saturé, la contrainte verticale effective cr,, s'écrit :
ay= ay - u ( 1• 1)
La contrainte verticale effective o",, est un paramètre important dans la mécanique des sols,
puis qu'elle sert à calculer la consolidation du sol sous les charges externes.
31
Sous une contrainte verticale, le sol tend à se dilater horizontalement, mais il est empêché
par le confinement, ce qui engendre une contrainte horizontale <T/, proportionnelle mais plus
petite que la contrainte verticale cr,. (Bowles, 1996). D'où le coefficient de pression des
terres au repos KQ qui est défini par la relation (1.2) :
^ o = — (1.2 )
Le coefficient des terres au repos est un paramètre important pour calculer la contrainte
horizontale agissant sur le fût de pieu pour les sols expansifs (Kassif et Baker, 1969). Le
coefficient (Ko) dépend de l'histoire géologique du sol (Brooker et Ireland, 1965) et est en
fonction de cp ' tel qu'exprimé par l'éq. (1.3) (Jaky, 1948).
Ko=\-sin(p' (1.3)
Dans les dépôts de sols, sables et argiles normalement consolidés, n'ayant jamais été
surchargés, la valeur de KQ est de l'ordre de 0.4 à 0.5. Mais, dans le cas des argiles ayant été
soumis à des contraintes dans le passé, la valeur de KQ peut varier entre 0.5 et 3 (Hunt,
2005). Dans ce cas, l'état de contraintes se rapproche de celui des conditions passives.
Brooker et Ireland (1965) suggèrent l'éq. (1.4) pour les argiles normalement consolidées :
KQ = 0.95-sincp' (1.4)
32
Holtz et Kovacs (1991) proposent quant à eux l'éq. (1.5) pour K^ en fonction de l'indice de
plasticité Ip :
Brooker et Ireland (1965) et Massarch et Broms (1976) ont remarqué que la valeur de Kç,
augmente quand le sol est surconsolidé. Pour un rapport de surconsolidation du sol (OCR)
supérieur à 20, Kç, peut atteindre le coefficient de butée (passive) Kp. Dans ce contexte,
Alpan (1967) propose une équation de Ko en fonction de OCR
Mayne et Kulhawy (1982) suggèrent une valeur moyenne de la constante n, soit n = 0.5,
pour les sables et les argiles. Toutes fois, pour le sable n = sin(p ' serait plus représentatif En
général Ko est plus élevé dans les couches de sol proches de la surface, et décroît avec la
profondeur (Massarch et Broms, 1976).
Pour les pieux battus, la contrainte résiduelle provient des déformations provoquées dans le
sol lors de battage. La contrainte résiduelle continue à augmenter même après la dissipation
des pressions interstitielles (Fellenius, 2006).
33
Sous un chargement en compression, le fait d'ignorer les contraintes résiduelles lors d'essai
de chargement statique des pieux dans les sables pourrait mener à une surévaluation de la
valeur réelle de frottement latérale et une sous-évaluation de la résistance en pointe
(HoUoway et al, 1978; Altaee et al, 1992a et b; Fellenius et al, 2000; Fellenius et al,
2001).
Lorsqu'un sol peu perméable est chargé, la pression interstitielle se dissipe lentement. À
court terme, la résistance du sol de fondation doit être estimée à l'aide des caractéristiques
(Pu qui est souvent nul et c^, c'est-à-dire à l'aide de l'approche des contraintes totales (voir
section 1.2.1.b). Toutefois, un tel calcul de la fondation n'est pas certain, puisqu'à long
terme, la pression interstitielle est complètement dissipée et la stabilité de la fondation ne
dépend que des contraintes effectives ((p ', c'). Par conséquent, il convient de faire le calcul
de la stabilité à long terme également.
En pratique, on considère la première hypothèse comme plus critique. Mais ce n'est pas
toujours le cas surtout en présence de dépôts d'argiles surconsolidées, ou très sensibles.
Ceci justifie les deux calculs (Costet et Sanglerat, 1975).
CHAPITRE 2
2.1 Introductio n
Quand le sol en surface est mou et compressible et les tassements sont considérables sous la
charge de la superstructure, cette charge ne peut pas être reprise par l'intermédiaire des
fondations superficielles. On a alors recours aux fondations profondes. La différence
majeure entre ces deux types de fondations est la prise en compte de frottement latérale le
long du fût pour le cas de fondations profondes et leur mécanisme de rupture qui est
totalement différent.
La définition la plus utilisée est basée sur l'enfoncement de tête de pieu comme suit: si un
pieu est chargé axialement par Q, et se déplace en tête de s, alors la charge ultime est définie
comme la charge correspondant à s =10% du diamètre du pieu (b). Ce critère est applicable
pour tous types de pieux, c'est-à-dire les pieux subissant des grands déplacements, des petits
déplacements, ainsi que ceux ne subissent pas des déplacements.
Autrement dit pour le calcul des pieux, il faut que le déplacement relatif — < 10% pour que
b
la charge ultime ne soit pas atteinte, et que l'on reste dans le domaine de serviceabilité.
35
À la rupture la charge ultime est équilibrée par la force en pointe Qp et par la force de
frottement Qf II est important à noter que Reese et O'Neill (1988) prennent pour la charge
s
ultime un déplacement relatif — < 5%.
b
Formules classiques
La capacité totale du pieu dépend principalement des propriétés du sol (densité et résistance
au cisaillement) et des caractéristiques des pieux. D'une façon générale, la capacité portante
peut s'écrire (MCIF, 2006) :
Cas de la compression :
Q = Qp + Qf-w (2.1 )
Qp = A^q^ (2.2 )
Qf-t<I,Af, (2.3)
1=1
Cas de l'arrachement :
Q = Qf + W (2.4)
'i i
ï
j
j
1
L Q,»
i
j
'
i r
1
t Qp
Avant de développer les équations (2.1) à (2.4), on va d'abord passer en revue les
paramètres influençant la capacité portante. Parmi ces paramètres on s'intéresse en
particulier à l'effet de battage, l'effet du temps après le battage et l'influence du diamètre.
Le sol est presque toujours remanié lors de l'installation des pieux. Le degré de ce
remaniement dépend du type de sol et de sa densité, ainsi que du type de pieu et à la
méthode de son installation.
Sols cohérents
Dans la littérature, les effets de battage de pieux dans l'argile peuvent être classés en quatre
catégories (Seed et Reese, 1955; Teng, 1962; Tomlinson, 1987; Hannigan et al, 1998) :
1. remaniement du sol autour de pieu;
2. changement de l'état des contraintes dans le sol au voisinage du pieu;
3. dissipation d'excès des pressions interstitielles développées autour du pieu;
4. changement de la résistance du sol à long terme.
37
Des investigations sur l'influence de l'effet de battage ont conduit les chercheurs à élucider
les points suivants :
•^ estimation de l'excès de la pression interstitielle et de la distance à laquelle elle va
diminuer (ou être nulle);
•^ estimation de la zone remaniée du sol autour de pieu.
38
Des observations in situ montrent que l'excès de pression interstitielle (àii) à proximité du
fût d'un pieu battu dans les argiles molles saturées peut être de l'ordre de 5c„ à 7c„
(Meyerhof, 1976).
D'autres chercheurs remarquent que Aii est presque nulle quand la distance radiale s >\5b
pour les argiles sensibles et moyennement sensibles, s > 2b pour argiles normales et s > 4b
pour argiles sensibles. Au chute rapidement (Prakash et Sharma, 1990 ; Poulos et Davis,
1980) (voir figure 2.3, où ro est le rayon du pieu=b/2).
2
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10 2 03 04 0 50 6C)
S/'-o
Randolph et al. (1979) ont estimé le Au généré au voisinage d'un pieu battu à l'aide de la
théorie d'expansion non drainée de cavité cylindrique sous les déformations planes, soit:
Pour les sols normalement consolidés Ap' est négative et sa valeur se situe entre lc,< (0) et
1.5c„ (0). Avec les rapports de OCR plus élevés (OCR > 2), Ap ' devient positive et par
intuition Ai/ diminue.
La figure 2.4 montre l'excès de pression au voisinage du pieu à 1.15 r» en fonction de OCR
lors du battage de pieu.
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• E
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u /
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O^COl / ..
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5 ^
^-•c
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4
1
1
1 1
0 ÎO 32
.,a.^.4,w
l O O 0C3?
Broms (1966) a estimé la zone remaniée autour du pieu à environ un diamètre de pieu pour
les argiles non consolidées ou molles (Figure 2.5). Meyerhof (1976) a obtenu des résultats
similaires pour les argiles saturées.
H
^^/fdtj/^fjf//rjf,t
'ff^f^-rr//iY/rff/-
I i
y/, b
T
Figure 2.5 Zone remaniée dans les sols cohérents lors de battage de pieux.
(Tiré de Hannigan et al, 1998)
Sols pulvérulents
Généralement, les pieux sont installés dans le sable par battage. On peut remarquer les effets
suivants lors de battage:
•^ densification du sol;
•/ augmentation de la valeur de la contrainte horizontale.
Durant l'installation de pieux dans un sable lâche ou moyennement dense, la densité relative
DR du sable augmente. Cette augmentation est due à la vibration et au déplacement radial du
sol. Ceci résulte en un réarrangement des particules du sol. Ainsi, le vide entre les particules
diminue, l'angle de frottement interne augmente (section [Link]) et la porosité diminue
(voir figure 2.6).
41
H.
Z'
s.,- r. J
Porssiiy
An /
.^^i:^.
J::^
Kézdi (1958) estime le déplacement latéral de la zone densifiée à environ 6 fois le diamètre
du pieu. Il trouve que la diminution de ce déplacement suit une fonction parabolique (voir
figure 2.6).
42
La Figure 2.7 montre que la zone densifiée s'étend de 3 à 5.5b de part et d'autre du fût et de
3 à 5è de la pointe du pieu d'après Broms (1966).
Tableau 2.1
Oh = 0.3 Ov
(compression) analyse sur le terrain
(Mansur et Kaufman, 1958) silt
1
Oh = ces' O v théorie
(Brinch-Hansen et Lundgren, sable
1960)
Oh = 0. 8 Ov test
Oh = 0. 5 Ov sable lâche
(Meyerhof, 1951) analyse sur le terrain
Oh = 1. 0 O v sable dense
43
T^^-
ri
b = pile diameter
î
3 • S.5b 3.5-6b I
3*&b
\ /
Figure 2.7 Zowe densifiée des sols pulvérulents lors de battage de pieux.
(Tiré de Hannigan et al, 1998)
Une étude paramétrique a été menée par Robinsky et Morrison (1964) sur des modèles
réduits de pieux fichés dans le sable dans le but de déterminer le déplacement du sable par
l'intermédiaire d'un appareil radiographique. Les résultats de cette étude sont résumés dans
le tableau (2.2).
44
Tableau 2.2
Lorsque le pieu est battu dans le sable, le déplacement du sol crée, ce qu'on appelle l'effet
de voûte (Figure 2.8). Cet effet a tendance à soulager le sol avoisinant du poids des terres et
à affecter directement la distribution des contraintes normales, à travers la valeur de la
contrainte de frottement latéral (Kézdi, 1975; Hanna et Tan, 1973; Philippormat et Hubert,
1998).
45
Sols cohérent s
Lorsque les pieux sont battus dans les sols argileux, le remaniement du sol génère des
pressions interstitielles (ALI) plus élevées. Ces pressions ont tendance à réduire
temporairement la résistance de cisaillement du sol (c„) et donc la capacité de pieu. Ces sols
ayant une faible perméabilité, les pressions (Ait) prennent énormément du temps pour se
dissiper. Quand la reconsolidation se produit, la teneur en eau diminue. Le changement de la
teneur en eau (w) a un effet positif sur la résistance (cj de l'argile (voir tableau 2.3).
Ce phénomène (changement de volume entre solide et eau) n'est pas clair. Une part de
l'augmentation de (c„) est due au fait que l'argile a un comportement thixotrope.
Pour les argiles partiellement saturées, les données disponibles indiquent que lors du
battage, il n'y aura pas d'excès de pressions (ZV/), par conséquent le gain de capacité du sol
ne sera jamais atteint (Hannigan et al, 1998; Reese et al, 2006).
46
Tomlinson (1955) a noté qu'il y a une réduction de la résistance après installation de pieux
dans les argiles raides. Cette observation a été confirmée par Woodward et al. (1961). En
effet, ces chercheurs ont développé des coefficients à partir des essais sur le terrain pour
tenir compte de la réduction de la résistance de cisaillement (Figure 2.9).
Cependant Chun et al. (1999) ont trouvé un gain de capacité de 99 % 7 jours après
l'installation du pieu dans ces argiles (argiles raides). Ces résultats semblent être en
discordance; ceci pourrait être dû au fait qu'il y a deux approches différentes qui ont été
utilisées pour définir le gain en capacité. Fellenius et al. (2000) attribuent le gain à la
résistance du sol, alors que Chow et al. (1998) l'attribuent au frottement latéral.
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Randolph et al. (1979) ont trouvé que la résistance de cisaillement non drainée après battage
Cu (œ) est égale à :
c (°°)
1.3 < " ' <2 (2.7)
c„(0)
3 - sin (p'
l'angle de frottement interne effectif du sol mesuré à l'aide de l'essai triaxial).
La valeur inférieure (/.e. 1.3) de rapport de l'éq. (2.7) pour les petites valeurs de M et la
valeur supérieure pour les grandes valeurs de M. L'éq. (2.7) est valable quel que soit la
consistance d'argiles.
Tableau 2.3
Mesure et prédiction de changements des (c„) et (w) avec le temps après battage
(Adapté de Seed et Reese, 1955)
pic 12 15.5
0 (initialement) 48.1 48.1
remaniée 5.5 (5.5)
pic 16
1 jour 43.6 42.9
remaniée - 11.1
pic 18
33 jours 41.1 39.4
remaniée 17.9
Note : le pieu a un rayon de 76.2 mm, et les essais sont effectués à des profondeurs variant entre 2.75 et 7 m dans une
argile organique silteuse. Le site se situe à San Francisco.
48
Sols pulvérulent s
La dissipation des pressions interstitielles (Au) se fait rapidement. Ng et al. (1988) et Chow
et al (1998) ont remarqué que ce n'est pas seulement la dissipation de Au qui fait augmenter
la capacité des pieux, mais également le changement de la contrainte horizontale. Ils ont
supposé que lors de la pénétration des pieux, le sol se déplace et forme temporairement une
voûte radiale autour du pieu, avec le temps, la contrainte horizontale effective augmente.
Jardine et al. (2006) ont obtenu des augmentations remarquables dans les capacités
portantes de pieux dans les mois qui suivent l'installation. En effet, les résultats obtenus
dans les sables de Dunkerque montrent une augmentation importante de la capacité sur 6
mois. Néanmoins, il y a des cas exceptionnels, où les chercheurs ont trouvé une réduction de
la capacité portante avec le temps. Cette réduction est due au phénomène de la relaxation.
Cette dernière se produit principalement par la dissipation des pressions interstitielles
négatives, qui sont générées durant le battage de pieux.
Chow et al (1998) ont montré que le phénomène de la relaxation peut se produire dans trois
types de sol possibles: les sols dilatants (très dense) durant la pénétration (Das, 2004;
Hannigan et al, 1998), les sols sédimentaires faibles et les roches métamorphiques.
Sols cohérent s
Pour évaluer la résistance en pointe de pieux fichés dans l'argile, le MCIF (1994, 2006)
tient compte de l'influence du diamètre de la pointe du pieu, puisque la valeur du coefficient
de la capacité portante (A^,) est fonction du diamètre. Le coefficient (A',) croît quand le
diamètre de pointe décroît (Le. < 0.5 m).
49
Les travaux de Kerisel et Adam (1969) sur des pieux réels ont été menés dans une argile
consistante, puis dans un limon (silt) argileux. Les pieux ont été mis en place par fonçage;
aussi le sol refoulé joue un rôle important dans la résistance de pointe. Les auteurs ont noté
que la résistance de pointe diminue, quand le rayon moyen croit. Ce qui est en accord avec
le MCIF (1994; 2006) quant à la résistante en pointe.
Sols pulvérulents
Pour mieux comprendre l'influence du diamètre d'un pieu fiché dans les sables sur la
capacité portante, des recherches ont été menées, incluant des essais de chargements et des
simulations numériques par la Méthode des éléments finis (MEF). Des corrélations tirées de
ces recherches entre la résistance de pointe et le diamètre sont présentées dans les figures
2.1 Oa et b comme suit :
^ la figure 2.10a indique l'essai de chargement sur des pieux forés pour un
déplacement relatif du pieu de 2 cm, avec des résistances variables du sable (très
lâche et très dense) exprimées à l'aide de la résistance au cône statique (q^). On
remarque que la résistance en pointe dépend de moins en moins du diamètre avec la
diminution de la résistance du sable (q^.
•^ la figure 2.10b montre les résultats numériques pour les déplacements relatifs de
pieux de 2 cm et 6 cm. On remarque que la résistance de pointe dépend moins du
décroissement de déplacements de pieux.
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Meyerhof (1983) a trouvé que la résistance unitaire ultime de frottement d'un pieu dans un
sable est pratiquement indépendante du diamètre quelque soit la densité du sable. Pour le
calcul de la résistance unitaire de pointe, Meyerhof a introduit un facteur empirique de
réduction. Ce facteur tient compte du diamètre (i.e. > 0.5 m) et de la résistance du sable
(sable dense).
Les pieux tubulaires en acier peuvent être battus avec leur base ouverte ou fermée. La
différence entre ces deux types de pieux réside dans l'effet de l'installation. Un pieu à base
ouverte cause moins de refoulement (déplacement) du sol comparativement à un pieu à base
fermée ayant le même diamètre. De plus, le comportement d'un pieu à base ouverte est
souvent lié au rapport de gain de remplissage (IFR) qui est défini comme suit :
AL,
IFR = xlOO (2.8)
AL
avec 0<IFR<\
51
Quand le pieu est sous charge statique, et après que l'installation soit complète, sa capacité
dépend du degré de bouchon de sol, en plus de la résistance mobilisée à l'anneau le long du
fût de pieu. La capacité Qp dans l'équation (2.1) devient alors égale à (Gavin et Lehane,
2003; Salgado, 2008) :
avec Qpiug = capacité développée par le bouchon à l'intérieur de pieu tubulaire et Qann =
capacité de pointe de pieu calculée en fonction de l'aire de l'anneau.
^piug>^d.'-\-4xq^^^xdxt
^. (2.10)
d'
52
Pour un enfoncement de pieu important la valeur qa„„ a été trouvée presque égale à la valeur
de la résistance de cône q^ obtenu par CPT. La résistance qpiug dépend du degré de la
formation de bouchon de sol; elle est liée à la valeur de VIFR à la fin de battage.
Pour IFR =1 (100%) Lehane et Randolph (2002) ont recommandé de prendre les valeurs de
pieux qui ne refoulent pas le sol pour estimer la résistance unitaire en pointe. Ces valeurs
sont suggérées par Lee et Salgado (1999) et elles sont conservatrices. Pour un IFR < 1 la
résistance unitaire est entre la résistance en pointe des pieux qui déplacent le sol et celle des
pieux qui ne déplacent pas le sol.
A. Sable s
Résistance d e pointe
V^^/^^o^, (2-11)
qpL=(7'yNgL (2.12)
Cette équation est applicable uniquement pour le calcul de la résistance unitaire limite de
pointe. Des analyses ainsi que des essais montrent que la valeur de qpi est presque égale à la
résistance de pénétration au cône (q^). Si on utilise la définition de la charge ultime (section
1.2) l'équation (2.12) devient :
qpMi,=<^'[Link] (2.13)
où qc (= qpi) peut être exprimé en terme de la densité relative (DR) et de la contrainte latérale
effective (a'h) (Tableaux 2.4 et 2.5). Si on désigne le rapport de ^''" par Cp, il s'en suit :
^pL
54
?,,./, = S ^ V (2.14)
q^^Ka^tanô (2.15)
avec K = coefficient de la contrainte latérale des terres (en fonction de type de pieu,
méthode de l'installation); Ô = angle de frottement de l'interface (sol-pieu); (j\ = contrainte
effective verticale.
cisaillement le long du pieu. Ces déformations sont suffisamment larges pour qu'elles
puissent créer un certain volume du sol au voisinage du pieu qui peut atteindre l'état
critique. Il est donc primordial de prendre la valeur de ô égale à cp^ (à l'état critique). Il en
est de même pour les pieux qui ne refoulent pas le sol à cause de leurs surfaces rugueuses
(béton coulé en place) (Uesugi et al, 1990).
La valeur de K est égale à Ko (en cas de contraction du sable) etK>KQ (dilatation du sable
(i.e. sable dense à très dense)) (voir Eq.2.16). Salgado (2006a-b) a obtenu à l'aide d'une
simulation numérique MEF des valeurs de K, pour les sables denses à très denses pour les
pieux qui ne refoulent pas le sol et il a proposé le graphe montré à la figure 2.12.
L'équation 2.16 donne approximativement les mêmes valeurs trouvées à partir du graphe de
la figure 2.12.
2.4 11 i 1 1 1 i 1
g 0-;,-SOkPa ..
^ J.6 /J
1.2
W'"^ . 1 , 1 , 1 >
0.8
(] 20 40 60 80 ÎW
Relative density D^ (%)
Figure 2.12 Valeurs de Kpour les pieux qui ne refoulent pas le sol.
(Tiré de Salgado, 2008)
Les tableaux 2.4 et 2.5 résument les méthodes de calcul pour les résistances unitaires de
pointe et le long du fût pour les pieux battus et les pieux forés dans le sable, respectivement.
56
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58
Tableau 2.5
Résumé des méthodes de calcul pour les résistances unitaires de pointe (^y,,„/,)
et le long du fût (qfi) pour les pieux forés dans le sable
(Adapté de Salgado, 2008)
-{ 0.0114-0.0022 I n ( ^ )
D,\
S = (p
B. Argile s
Résistance d e pointe
qpL^^A4(s^,^xdJc,^+q, (2.17)
L'équation 2.17 est valable seulement quand le rapport profondeur par largeur est inférieur
ou égal à 2.5.
59
L'équation 2.17 peut s'écrire en terme de la charge nette avec des valeurs maximales des
^,.""=9.25c„ (2.18)
net
q i_
Meyerhof (1951) a trouvé que le rapport (—^ ) varie entre 9.3 et 9.7. Pour le calcul des
pieux, on utilise la charge ultime (section 3.2). Hu et Randolph (2002) ont obtenu des
valeurs moyennes entre 9.3 et 9.9 pour les fondations pre-installées. On peut donc prendre
net
la moyenne des deux valeurs pour les pieux qui ne refoulent pas le sol (i.e. ^:!LL
= 95)^ QI
pour les pieux refoulant le sol la valeur moyenne est comprise entre 10 et 12 (Salgado,
2008).
qf^=axc^ (2.19)
où : a = coefficient d'adhérence.
Les détails de calcul sont présentés au tableau (2.6) pour les pieux forés et les pieux battus.
60
Tableau 2.6
Type d e
U q [Link] Source
Hu et Randolph,
q ^ = axc^ lp,\0% 9.6c,. pieu foré 2002; Salgado,
2006a
a = 0.4 l-0.121n(—) • 3 < OCR<5
P..
OCR <î{consenative)
API, 1993;
"Iji = axc„ ^.,10%= 1 0 c . pieu battu Randolph et
Murphy, 1985;
xli^ =>^<1 Salgado, 2006a
->1
Dans la pratique, lors de l'utilisation des essais de CPT et SPT, il est impératif de subdiviser
le sol en plusieurs couches. Celles-ci doivent être du même type (du sable ou de l'argile).
De plus, il est préférable d'avoir la même mesure de SPT ou CPT dans une même
couche (i).
61
Équations générale s
Les équations basées sur CPT pour exprimer la résistance ultime unitaire de pointe (^p,„/,) et
la résistance limite unitaire le long du fût (qfi) ont la forme générale suivante :
<[Link]-c^xq^^ (2.20)
qf,,=Cf;Xq^. (2.21)
où : c et Cjj sont des coefficients qui dépendent du type de sol et du type de pieu;
Pour les équations basées sur l'essai SPT, ^p„,, et qfn s'écrivent comme suit :
q [Link]
= " .,xA^, (2.22)
PA
q/ii _
= « ^ xiV^ (2.23)
PA
où : PA (voir tableau 2.4); n^ et n^ sont des coefficients qui dépendent du type de sol et du
type de pieu, et A'^^ et TV^ représentent le nombre de coups autour de la pointe du pieu et
Les tableaux 2.7 à 2.11 récapitulent les méthodes basées sur les deux essais.
62
Tableau 2.7
qp.,.
[Link]
Valeurs de c„ = - ^ ^ ( C P T ) et n^ (SPT)
( cp - PA(NJ,
A ^p -^ 60
Tableau 2.8
Tableau 2.9
Tableau 2.10
q a. q II
Valeurs de n
,= ^ et c, = — pour les pieux dans l'argile et le silt
' PAiNf),, ' q.
(Adapté de Salgado, 2008)
"5.0% ^ argile
8.0% => argile sensible
qfL
2.5% => argile/silt(mé/a«ge) essai de chargement. Eslami et
c^ =
q,-u 1.5% ^> ?,a\Aels,i\t(mélange) correction sur la Fellenius, 1997
valeur de qc
2.5%) => argile raide
pieux en acier et pieux en béton
Tableau 2.11
Up = 2.7
expérience Meyerhof, 1976
'l.9=>sih
2.6 ^> silt sabloneux
essais de chargement
2.1 => silt sabloneux avec argile Aoki et Velloso, 1975
non instrumentés des
1.2 ^> silt argileux avec sable Aoki et al, 1978
pieux
1 . 1 ^ silt argileux
Les méthodes utilisées pour la détermination de la capacité portante des pieux isolés sur la
base de la résistance dynamique sont celles ayant recours aux formules de battage et à
l'analyse à l'aide de la théorie de la propagation des ondes. La capacité estimée à partir de la
dernière approche est plus rationnelle que l'estimation donnée par les formules de battage
(Prakash et Sharma, 1990).
67
Formules d e battage
À l'aide d'un mouton et d'une sonnette, le pieu s'enfonce dans le sol. Sous le coup de la
masse de marteau W„„ tombant d'une hauteur H, le pieu s'enfonce d'une distance s. À l'aide
du principe de la conservation d'énergie, l'énergie transmise par la chute du marteau est
égale à l'énergie nécessaire pour enfoncer le pieu d'un déplacement s; cette quantité est
appelée refus.
KH = Q,y„s (2.24)
KH-Q,yn^ + ^ (2.25)
OÙ : AE = perte d'énergie.
Le tableau suivant peut être utilisé comme un guide pour l'estimation préliminaire de la
capacité admissible des pieux (Qadm)-
68
Tableau 2.12
,, _ 2WH
(Q) adm -
^^^ " - 5 + 0. 1 5 + 0.1
_2mi
(Q)'odrr,
5+1
(0)'-\
K'ii) adm- — 2 ^
5+ 0 . 1^ (oV- A - '^^
( y ) adm -
W 5+ 0 . 1^
W
WD = poids (éléments de
battage incluant le pieu)
Notes : ( 1 ) utilisée quand le poids Wp, est petit par rapport au poids du marteau W
(2) utilisée quand W[,> W
(3) ces formules sont connues sous le nom « the engineering new »
II est à noter que ces formules ne sont pas valables pour un terrain argileux car le sol est
remanié autour du pieu et sa capacité est assez faible. De plus, ces formules ne sont pas
applicables quand le pieu rencontre un socle rocheux ou un terrain très dense. Par contre
elles donnent de bons résultats dans le cas des sols pulvérulents (sable et gravier)
relativement perméables. Avec le temps, ces formules de battage sont presque inutilisables
puisqu'elles ne fournissent aucune information sur les contraintes dans les pieux et aussi
pour les raisons citées plus haut.
L'analyse par l'équation d'onde aide à choisir le système de battage et le critère de refus, et
prédit les contraintes de battage et la capacité portante. Dans cette analyse le pieu est
assimilé à une série de poids et de ressorts. Cette méthode a été mise en pratique pour la
première fois par Glanville et al (1938). Smith (1960) a proposé le modèle représenté par la
figure 2.13.
69
Stroke
Ram -W ,
i -Capblock
CP^J—Plie Cap - W,
j « ^ R ^ r Ç^ l
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¥ Plle-
Stde
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^Cffil] Poin t
to'^Resistonce
"12
Agttial A« Represente d
L'analyse par l'équation d'onde est l'étude de la transmission, le long d'un pieu, de l'onde
de contrainte causée par l'impact du mouton sur la tête du pieu. Cette méthode requiert
l'utilisation de logiciels tels que GRLWEAP (Pile Dynamics, Inc., 2005) et donne de bons
résultats que ceux obtenus par l'emploi des formules de battage.
Quand certaines couches de terrain entourant le pieu tassent elles-mêmes plus que le pieu,
on est alors en présence d'un phénomène appelé « frottement négatif ».
70
Ce frottement négatif (FN) a tendance à charger le pieu et peut même augmenter l'effort
transmis à la pointe du pieu.
Si les conditions énumérées au tableau 2.13 sont rencontrées, Briaud et Tucker (1993)
préconisent de tenir compte du FN dans le calcul.
Tableau 2.13
L'intensité du FN, après battage, est liée à l'épaisseur de la zone remaniée autour du pieu et
de la sensitivité de l'argile. L'épaisseur de cette zone est égale au rayon du pieu, selon
certaines expériences. D'autres chercheurs ont observé qu'elle n'excède pas 2.5%o du
diamètre du pieu.
A. Méthode s élastique s
Les méthodes élastiques considèrent le sol comme élastique linéaire. Verruijt (1969) a
introduit la possibilité de glissement relatif entre le sol et le pieu comme hypothèse
d'adhérence parfaite. Marsal et Mazari (1969) et Hon et al. (1976) ont introduit la
compression à la fois de la pointe et du pieu lui-même. Leur étude montre l'importance du
tassement en pointe du pieu sur la position du point neutre (i.e. déplacement relatif sol-pieu
est égale à zéro) et l'intensité du FN. Desai et al (1978) introduisent l'influence du
coefficient de Poisson, qui a un effet non négligeable sur les résultats. Ces derniers
utilisèrent des modèles par élément finis.
Poulos et Mattes (1969) ont obtenu une expression théorique (Eq. 2.26) pour un pieu
compressible installé dans une argile consolidée. La pointe de pieu est supposée être rigide
et le sol aux alentours homogène et isotrope (Figure 2.14).
Q„=I,xExS^xL (2.26)
72
\ |i ^ ENim*ft tJ
-JiaM
-i i -
Figure 2.14 Pointe de pieu rigide.
(Tiré de Poulos et Mattes, 1969)
Les auteurs ont examiné les effets de plusieurs facteurs, présentés au Tableau 2.14.
73
Tableau 2.14
Facteurs d'influence
sur le frottement négatif en pointe
(Adapté de Poulos et Mattes, 1969)
Facteurs on
B. Méthode s élastoplastique s
Les méthodes élastoplastiques reposent sur le choix du modèle de loi de comportement liant
le déplacement relatif au cisaillement qui atteint sa valeur maximale (q„) (voir figure 2.16),
où q„ est le frottement négatif unitaire.
,
X
0 s^
Le calcul de (q„) par l'approche des contraintes totales (section 1.4.4) pour les sols cohérents
est dorme par l'équation 2.19 :
qn = o:xc^ (2.19 a)
Tableau 2.15
Valeurs de a
1 battus en bois
(Broms, 1966)
0.8 battus en béton
Le calcul de q„ par l'approche des contraintes effectives (section 1.4.4) pour les sols
cohérents et les sols pulvérulents est donné par la relation suivante :
75
9. =M'+^' (2.27)
Tableau 2.16
Valeurs de P
0.20-0.25 argile
0.35-0.50 sable
Q.
I S| i/ S ) i a
»l]nou
I. .„
SDlrésûtant ^ '
—a
Figure 2.17 Déformations élastiques dues à la charge (S)
conduisent à réduire le FN.
(Tiré de Combarieu ,1985)
La capacité structurale est contrôlée au plan neutre par la charge permanente et la charge
due au frottement négatif (pas de surcharge ou charge vive). Par contre, pour la capacité
géotechnique, il faut vérifier la sécurité vis-à-vis du poinçonnement du pieu par la somme
de la charge permanente (charge en pointe) et de la charge vive (frottement positif).
Fellenius (1984a) recommande un facteur de sécurité FS = 3.
PIEU I
t,
•S c ^
trît
A^' ''1f1 '" ' [ 1 • " -"^ [ I J ' •"•'
p t,rêYW if'Influrnùt ^\
Dans la figure 2.18: p = la distance où l'effet d'accrochage est nul ; (7^(z) = la contramte
verticale à une distance p n'est pas réduite ; (7^,'(z,r) = la contrainte verticale réduite quand
• Préchargement
Dans le cas de remblais, laisser la consolidation s'effectuer partiellement, avant de
construire les fondations.
• Réduction de section-utilisation de bentonite
Dans le cas de pieux installés en place, prévoir un espace entre le sol et le pieu afin
de le combler par un sable fin, ou de la bentonite.
• Enduits de bitume
La mise en place de bitume sur le fût des pieux. Cette technique n'est pas efficace
pour les sols granulaires. Ces sols ont tendance à endommager l'enduit.
• Matériaux légers
A la place de remblais routiers traditionnels, on met en place des matériaux légers
(polystyrène expansé, vieux pneus).
78
La capacité ultime à l'arrachement d'un pieu isolé est décrite par l'équation 2.4. Le calcul
de la capacité à l'arrachement s'apparente à celui à la compression sauf qu'on ne tient pas
compte de la résistance en pointe. En effet, la capacité réelle de fût à l'arrachement est plus
petite que la capacité à la compression.
De Nicola (1996) a étudié le rapport entre la capacité du fût en arrachement Qarr^^ celle en
compression 2„„, et a montré que ce rapport dépend du paramètre de compressibilité du pieu
rj : ce dernier diminue lorsque la compressibilité augmente selon la relation suivante :
^ai
100
W- l-0.21ogi [1-8;/+ 25;/'] (2.28)
Qa \7bj
G
^L^ soil
où: ri = vA^anô) , Vpiie = coefficient de Poisson du pieu, S = angle de
ÛVg
\oj ^ pile
Cette étude a été réalisée par essai sur modèle centrifugé; le pieu est battu dans le sable.
O'Neill et Reese (1999) et O'Neill (2001) ont trouvé que le rapport (W= Qa )de
Q.
l'équation (2.28) est comme suit: 74% <W <85% pour5 < - < 20 ,
b
Quand les pieux sont conçus pour résister uniquement aux forces d'arrachement, on utilise
généralement des pieux à base élargie, des pieux expansés et des pieux vissés (MCIF, 1994;
Philipponat et Hubert, 2000).
79
Contrairement aux fondations superficielles, les tassements dans les fondations profondes
sont causés par le tassement en pointe et le tassement le long du fût. Moretto (1971) a
estimé le mouvement relative entre le sol et le pieu pour que la résistance le long du fût
atteint la rupture à environ 0.5 pouces (12.5 mm), et environ 5 à 10 mm (MCIF, 1994). Par
contre, la résistance en pointe est mobilisée pour 5 à 10%o du diamètre du pieu (MCIF,
1994).
Par conséquent, la réponse réelle charge-déplacement d'un pieu isolé est en fonction non
seulement des deux résistances citées plus haut, mais aussi en fonction des conditions de
sols et des méthodes d'installation. Plusieurs méthodes empiriques et théoriques ont été
développées. Nous présentons quelques-unes d'entre elles plus bas :
Poulos et Davis (1980) ont développé des relations pour l'estimation des tassements
instantanés pour les pieux isolés flottants ou porteurs en pointe :
a. Pieu x flottant s
Q-i
E,b (2.29)
/ - I^Rf^Rf^R^.
Q.i
E,b (2.30)
I -IQR^R^R^,
A pieu
du pieu ; RA ; (L/d) = rapport longueur par diamètre de la base du pieu; et v
7d'
coefficient de Poisson.
1.0
11 ^^<^ r ^
À
valu ©S o1 Lia
^^ ^ 7
^
A
- ^ -^
0.8
K
• ^
/ "A
/ 1 /
0.6
/ ' , /
1
/ /
Rt,
/
y ^
0.4
/ 1
vKl
0.2
/
/
/
12
^ ' i - 0.. 5 lih ( D
Figure 2.19 Coefficient de correction Rh. Figure 2.20 Coefficient de correction Ry.
(Tiré de Poulos et Davis, 1980) (Tiré de Poulos et Davis, 1980)
81
0.8
r
0.6
L
1
0.4
0.2
\ i/alues ofct' d
\1
0.1 J\
\\
0.08
^ X
• ^ • ^
^ =^^
0,06
•^^ij
0.04
F-or L'd= lO O
0= 0.O25 4
f-Qr 3 > dyj >1
11
31 02 03 04 05 0
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(^ i»[Link]'' l
Tableau 2.17
Le tassement en tête d'un pieu isolé soumis à une charge axiale peut être calculé à partir de
la méthode des courbes de transfert de charges, si les lois de mobilisation du frottement (r)
et de l'effort de pointe (qp) en fonction du déplacement vertical (s) du pieu sont connues.
Les courbes de mobilisation du frottement et de l'effort de pointe sont déterminées à l'aide
des résultats d'essais géotechniques in situ (SPT, CPT, PMT, etc.) et en laboratoire.
Plusieurs auteurs ont contribué au développement de cette méthode, on peut citer parmi
eux :
Coyle et Reese (1966) ont développé un modèle type de courbes de transfert pour les pieux
tubulaires installés dans l'argile qui relie le rapport d'adhérence à la résistance au
cisaillement du sol en fonction du déplacement du pieu. Ces courbes sont valables pour des
pieux tubulaires dont la profondeur d'encastrement n'excède pas 100 pieds (30 m) (Figure
2.25). La résistance de cisaillement est obtenue par essais de compression simple.
2.5
Curve A fo r 0-10 n
1" 2. 0 Curve B fo r 10-2 0 f t
tu Curve C for 2 (Dft'
k.
•-*
v>
w
È 1. 5
ï
lA
Cuive (
>5 1. 0
V»
ïO
^^
k-
B A
1 0- 5
Figure 2.25 Courbes de transfert pour les pieux tubulaires dans l'argile.
(Modèle de Coyle et Reese, 1966)
85
Un autre modèle a été développé mais cette fois pour les pieux installés dans les sables par
Coyle et Sulaiman (1967) (Figure 2.26).
7 r-
-o 5f i
^^J^ Curve A
J3l5ft
-*25ft
* * * * i * ** " " : 0 35f t
1 ^ ^ Curv e g
JI L ^
0 0. 1 0. 2 0. 3 0. 4 0. 5 0. 6 0., ' 0. 8 0. 9 1. 0 l. t 1. 2
Pile tnovement (in. )
Figure 2.26 Courbes de transfert pour les pieux en acier installés dans les sables saturés.
(Tiré de Coyle et Sulaiman, 1967)
Pour les profondeurs de (0-20 pieds), la courbe (A) avec une valeur d'adhérence n'excédant
pas 2c„ est à utiliser, alors que la courbe (B) est utilisée pour les profondeurs de plus de 20
pieds, avec une adhérence limite de 0.5c„.
Le modèle de Frank et Zhao (1982) pour les courbes de mobilisation du frottement (T) et de
l'effort de pointe (qp) est représenté dans la figure 2.27. Il est basé sur le module
pressiométrique (EM). Les résultats de quelques essais de chargement de pieux forés
indiquent pour les paramètres (K^ et K^) les valeurs moyennes suivantes où b est le
diamètre de pieu :
86
IF 1 IF
(2.31a)
K, = ^ b^^^
etK^= ^^' i -bi ^ (sols fins)
4.8£,
K. = ^•^^^' et K - (sols granulaires) (2.31b)
b b
Ces formules sont applicables uniquement pour les charges n'excédant pas 70% de la
charge de fluage.
q^
1
% qp
/V5 /1V.
%M ^p/£
n\ TPT
c î ) ^
Ce sont des méthodes basées sur des corrélations empiriques. Parmi celles-ci, on peut citer
la méthode de Meyerhof (1959) qui propose la formule suivante dans le cas des pieux
battus dans le sable.
s = • (2.32)
30F5'
Dans la pratique, les pieux sont très souvent installés en groupe. Les pieux isolés sont
également utilisés notamment pour des structures spéciales comme les tours de
transmissions et les poteaux électriques. Le comportement d'un pieu faisant partie d'un
groupe est différent de celui d'un pieu isolé. Cette différence s'explique par l'effet de
l'installation et celui de l'interaction entre les pieux. En effet, le battage des pieux provoque
une altération des paramètres du sol qui est différent de celui qui est produit dans le cas d'un
pieu isolé. La charge appliquée sur un pieu a une influence directe sur le comportement des
autres pieux en termes d'efforts et de déplacements. Cette interaction peut être évaluée à
partir de méthodes théoriques, semi-empiriques, ou à partir de la méthode numérique
(MEF). L'application de cette dernière doit tenir compte des lois de comportement du sol
qui sont souvent mal connus et de l'état initial du sol après l'installation des pieux.
La théorie et les essais ont montré que la charge limite du groupe Qa peut être inférieure à la
somme des charges limite Qa, pour les pieux flottants installés dans l'argile.
Ce=-^ (2.33)
Le coefficient C^ permet de calculer la capacité portante de l'un des pieux du groupe. Parmi
les formules de calcul de celui-ci on trouve la formule de Converse-Labarre, soit :
88
2 arctan(—)
C, =1 ^ ( 2 - 1 - J - ) (2.34)
Km n^
où : b = diamètre d'un pieu; Se = entre-axes des pieux (espacement entre deux pieux centre à
centre) et m et n^ = nombre de lignes et de colonnes du groupe, respectivement.
Les règles présentées au tableau 2.18 sont plus souvent utilisées (Whitaker, 1957).
Tableau 2.18
Entre axe c Qc
Se = 3 è 70% [Link]^
Se = 4b 75% 0.15xnxQ
Se = Sb 100% IxnxQ^
Pour des valeurs de l'entre-axes Se < 2>b, la capacité portante est calculée en assimilant le
groupe de pieux à un bloc monolithique ayant pour périmètre celui du groupe et pour
longueur la longueur des pieux (voir figure 2.28) (Meyerhof, 1976).
Q^=B^xLcXq^^+2(B^+Lc)Lxq JL
(2.35)
qjL = c. (2.37)
monolithique.
La capacité limite à retenir pour le groupe est la plus petite valeur entre la capacité du bloc
monolithique et le produit de n fois la capacité d'un pieu isolé. Cette méthode doit être
néanmoins vérifiée dans le cas de pieux installés dans une couche compressible reposant
elle-même sur une couche rigide.
Selon Vesic (1977) l'effet de groupe est considéré pour des entre-axes tels que 3b < Se ^Ib.
À partir de 5 > Ib, les pieux sont considérés comme isolés. Selon Vesic C^ = I pour la
capacité en pointe de groupe, ce qui implique que(^p)g -XxnxQ^. Par ailleurs, bien que
De ce fait, il est conseillé de prendre Qg -XxnxQ^ pour la plupart des cas de sable (lâche
ou dense) (Prakash et Sharma, 1990). De plus, il est recommandé de pourvoir des entre-axes
supérieurs a 2.5b.
Des études sur une charge centrée appliquée sur un groupe de pieux verticaux ont conduit
aux résultats présentés au tableau 2.19 et qui s'appliquent essentiellement aux pieux
refoulant le sol (Frank, 1995).
Tableau 2.19
Densité
Groupe de pieux Entre-axes C Qc
(sable)
Le tassement d'un groupe de pieux Sc est plus important que le tassement d'un pieu isolé .s
pour une même charge par pieu, compte tenu de la zone d'influence mobilisée par le groupe
versus un pieu isolé. En effet, les dimensions globales d'un groupe de pieux ont une
influence sur le tassement. Les pressions transmises par le groupe de pieux sont importantes
et entraînent des mouvements non négligeables au niveau de la pointe des pieux (Figure
2.29).
91
@© ©
©© ©
© S
n -i» » ^
J..
O.'-A»'
Ces méthodes sont utilisées dans le cas d'absence des données d'essais de chargement sur le
groupe de pieux. Ce sont des méthodes conservatrices.
Méthode de Vesic
Une méthode simple de calcul est celle recommandée par (Vesic, 1977) :
Sg = SX (2.38)
Méthodes d e Meyerhof
Le tableau ci-dessous présente les méthodes de Meyerhof (1976) :
Tableau 2.20
Sr ^0.92xqx^^xl
Sg=A2xqxBgX
iqc) basée sur Meyerhof, 1976; Hannigan et
Terzaghi et Peck ont proposé les méthodes suivantes pour prédire le tassement d'un groupe
de pieux flottants dans l'argile. La méthode est basée sur les hypothèses suivantes (Prakash
et Sharma, 1990) :
longueur des pieux (L), le tassement est supposé négligeable au-dessus de cette
valeur.
•^ q^j^ est calculée en considérant une semelle fictive et le tassement de cette semelle
^T^îîîS^
2/3L
II convient de noter que la charge Q^.^ pourrait augmenter en présence du frottement négatif
sur les pieux. Cette méthode peut être utilisée dans le cas des pieux flottants dans un sable
lâche par sécurité. Si les pieux sont encastrés dans une couche du sol sableux et par crainte
de tassements sous la pointe des pieux, on peut calculer ces tassements en plaçant la semelle
fictive au niveau de la pointe de ceux-ci.
C. Méthod e élastiqu e
Dans cette méthode, le comportement du sol est considéré comme élastique et la longrine
n'a aucune influence sur le sol (i.e. ne charge pas le sol). Cette méthode a été décrite
brièvement dans MCIF (1994, 2006), par Frank (1995) et en détail dans Poulos et Davis
(1980).
Cette approche a été présentée par Poulos (1968b), et Poulos et Mattes (1971b) pour les
pieux flottants et les pieux porteurs en pointe.
Pour un groupe de deux pieux identiques et chargés tous les deux par une charge (Q)
identique. Ces deux pieux sont reliés par une longrine rigide, le tassement d'un pieu (^i)
dépend du pieu voisin. Cette interaction crée un tassement additionnel, d'où le facteur
d'interaction a* :
a=— (2.39)
où: As = tassement additionnel causé par pieu adjacent; et 5^ = tassement de pieu isolé.
s,^s,^(\ + a) (2.40)
95
Le facteur a* dépend de :
^ la position de la base (flottant ou porteur en pointe) ;
/ , , , , diamètre . ,
•^ le rapport b/s ( ) des pieux
espacement
. , ^ ,, , longueur, , . , ,^ , épaisseur de la couche ^
•^ le rapport L/b ( —^—^— ) des pieux et h/L ( ).
diamètre longueur
Des abaques ont été établis pour la détermination de a . Dans le cas de pieux flottants dans
une couche homogène semi-infinie, le facteurûr*est en fonction de (a^ etA^^) est égale à
voir les abaques (Figures 2.31 et 2.32). L'abaque a^est spécifique aux pieux reposant sur
10
10
o-s
at
oA
01
01 50 1 0 05
D'autres cas ont été également étudiés, comme par exemple les pieux à base élargie, le
glissement à l'interface sol-pieu, et la couche porteuse compressible. (Poulos et Davis,
1980).
^1 =-^1,.+^2„o^i2 (2-41)
Si on suppose que chaque pieu est chargé par Q et Sx est le tassement du pieu isolé, alors le
tassement du groupe est :
fn \
Sg
= s^xQ (2.42)
V /=2 )
où : a^= facteur d'interaction pour l'espacement (Sxd ) et or^" facteur d'interaction pour
Si SI, est le tassement d'un pieu, et Q^ la charge sur le même pieu, alors on a
A- ^^lAÔA+S-^iy^y»Kj (2.43)
j*K
QG=[Link] (2.44)
y=i
3.1 Introductio n
Dans le passé, les charges horizontales dues à l'action du vent ou d'un séisme sur les
structures étaient reprises par des pieux inclinés alors que l'effort axial et le moment étaient
repris par des pieux verticaux. L'apparition de nouveaux besoins, comme par exemple, la
stabilité des plateformes marines (offshore), structures soumises à des charges horizontales
de houle considérables, a mis en évidence la nécessité d'établir des méthodes de calcul
tenant compte de la sollicitation horizontale dans le dimensionnement de tous les pieux.
C'est ainsi que des méthodes de calcul à l'état limite ultime ont fait leur apparition, suivies
par les méthodes de calcul en déplacement, permettant ainsi d'évaluer la réponse de la
fondation sous une force latérale (horizontale). Ces dernières méthodes sont basées sur la
théorie du module de réaction de Winkler.
Un pieu soumis à un chargement latéral en tête, résiste à ces charges soit en subissant un
déplacement d'ensemble sans se déformer, soit en fléchissant, ce qui entraîne dans le sol des
réactions qui vont équilibrer ce chargement (voir figure 3.1). Dans le premier cas, le pieu est
dit rigide, alors que dans le cas contraire, le plus fréquent, il est dit souple.
Ainsi, le comportement d'un pieu sous chargement latéral passe par le développement d'une
famille de courbe (P-y), définissant la réaction du sol (P) en fonction de la deflection
latérale du pieu (y) (Figure 3.2). On définit le module de réaction du sol par la pente:
Es=- (3.1)
y
100
E=kB (3.2)
PP
où: k = coefficient de réaction (kPa/m) donné par k = y
— ; avec p = — (kPa); B = largeur
frontale ou diamètre du pieu. B
Af„
:r^'* t.
• :' f
..
A
•
n^
L^l x/
fç contre-buLé a F ^ buî*k t
Figure 3.1 Pression et réaction du sol. Figure 3.2 Courbe de réaction du sol.
(Tiré de Frank 1995) (Tiré de Frank 1995)
Le module de réaction du sol est supposé constant dans le cas des sols cohérents et croit
linéairement avec la profondeur dans les sols pulvérulents. Les principales expressions du
module de réaction du sol (ou coefficient de réaction du sol) souvent rencontrées dans la
littérature sont présentées dans le tableau 3.1:
101
Tableau 3.1
Expressions proposées pour le module de réaction du sol (ou coefficient de réaction du sol)
k = n. E^ = 67 c„
B déconseillé pour le calcul des Terzaghi
c„ = résistance
déplacements. (1955)
valeurs de A'(voir cisaillement non drainée
tableau 4.7)
^E_
k= (B >Bo=0.6m)
2B. 2.65g aB Semi empirique.
Ménard et
B0 J a - coeff. rhéologique dépendant
aï. (1969)
de la nature du sol.
18£
k= (B<Bo = 0.6m)
5[4(2.65)''+3«2r]
Tableau 3.2
La particularité de ces méthodes est la pression ultime, valeur limite de la réaction aux
grands déplacements. La plus ancienne méthode a été développé par Blum (1932) pour les
sols pulvérulents, cette méthode considère la rupture du sol à partir du coin vers la surface
(Figure 3.3). Brinch-Hansen (1961) juge que la rupture se produit non seulement à partir du
coin mais qu'elle est aussi profonde et se localise autour de pieu (Figure 3.3). La méthode
de Broms (1964a-b) est basée sur le même mécanisme de rupture que Brinch-Hansen sauf
qu'elle s'appuie sur des hypothèses simplificatrices quant à la répartition de la pression
ultime le long de pieu.
3.3) est la plus utilisée. Cette méthode à l'avantage d'offrir une solution rapide sous forme
d'abaques tout en tenant compte des conditions limites et de la rigidité de pieu.
par ecoul«m«n i a u
sol dan s ur v pla n
horizontal
Rypluf* pa r coi n
vers la , sutl^ct
^J
Tableau 3.3
• sol pulvérulent
Blum
• rupture par coin
(1932)
• uniquement pour pieu rigide
• applicable pour les sols avec (c-ç))
B-Hansen • uniquement pour pieu rigide
• applicable pour plusieurs couches
(1961) • point de rotation difficile à
localiser
• applicable pour pieu rigide et pieu
souple • n'est pas applicable pour les
Broms • analyse pour sol purement cohérent sols avec (c-(p)
et sol purement pulvérulent • applicable pour une seule
(1964 a-b) couche de sol
analyse aux conditions limites (libre
en tête, tête fixe)
104
La méthode de Broms est basée sur la théorie classique où le sol est entièrement à l'état de
rupture. Broms a posé des hypothèses simplificatrices pour développer sa méthode. Parmi
celles-ci on peut citer :
• La pression ultime du sol est supposée égale à zéro à 1.5B de la surface du sol (B
étant le diamètre ou la largeur de pieu). Cette hypothèse est justifiée par la faible
résistance du sol en surface quand le pieu fléchit. En dessous de cette distance, la
pression est supposée égale à 9c„ B dans le cas d'un sol cohérent (Figures 3.4 et 3.5).
• La contrainte passive du sol en arrière du pieu est considérée négligeable et la
pression ultime en avant du pieu est égale au produit de 3 fois la contrainte passive
horizontale par le diamètre du pieu (ou la largeur) dans le cas d'un sol pulvérulent
(Figures 3.6 et 3.7).
n
H
-î>
II , 1.5B
Pivot
D^flectaon Réiicbera du arji FtCcmerit Dédiissun'. Dcfltcnon Réacbon du sol Marnant Ecchujant
Figure 3.4 Mécanismes de rupture pour un pieu libre en tête sous charge latérale
dans un sol cohérent.
(Adapté de Broms, 1964a)
105
H Mvield
IVilmK
K Myi,M Mwld
1.5B ^ r « ^ -- 1.5B
F#» 'WrfT'Jr;'l(itW^tS'j S T H T JTS*?!? S>-j
9cuB
Deflection Réaction du sol Moment fléchissaiit
9cuB
Deflection Réaction du sol Moment fléchissant
Figure 3. 5 Mécanismes de ruptures pour un pieu fixe en tête sous charge latérale
dans un sol cohérent.
(Adapté de Broms, 1964a)
W
r-C' TR
tin a
Li
L 'A ffV^T"T^
3yBLKp M,maK
Deflection Réaction f'/Ionnent Deflection Réaction ^/brtlent
du sol fléchissant du sol flécliissant
Figure 3. 6 Mécanismes de ruptures pour un pieu libre en tête sous charge latérale
dans un sol pulvérulent.
(Adapté de Broms, 1964b)
106
H Mm:i:< M'jiêid H
Myield [Link]
+-H^
L
U
Y
Figure 3.7 Mécanismes de ruptures pour un pieu fixe en tête sous charge latérale dans un
sol pulvérulent.
(Adapté de Broms, 1964b)
Broms a développé des équations et a construit des abaques à l'aide de celles-ci pour
calculer la capacité horizontale ultime (Hu) et le déplacement en tête, au niveau de la surface
du sol, (yo). Les tableaux 3.4 et 3.5 résument les équations développées pour les sols
cohérents et pulvérulents et pour chaque type de pieu (rigide ou souple) selon les conditions
aux limites (tête fixe ou tête libre).
107
A. Sol s Cohérent s
Tableau 3.4
g=L-f-\.5B
(//=force
horizontale
Court
Fixe
(M,„,, = H,(0.5L+0.75B))
Sol
^ wld
PBL >2.5
Libre
"" (e + 1.55 + 0 , 5 / )
Long
--là
jj 2M,^,,„ PBL > L5
" (1.55 + 0 . 5 / )
Fixe
Notes : pour le calcul de pB voir Eq.3.5; k, (voir Éq.3.3) et pour a (voir tableau 3.1)
108
B. So l pulvérulen t
Tableau 3.5
o
U //„ = \.5ByL-K^ 2H ÏIBL < 2.0
OI '^=irk
(M„,, = 2/3H,L)
a
•fl
u
'il
> M.. 2.4H(l +067 erj) ÏJBL > 4.0
•3 H. Vn =
a. il
XI
LJ
k"'(Elf'
(e + 0.54 I ^ )
©
'2
(e + 0.54 I "—)
A. Étape s de dimensionnemen t
Broms a proposé une valeur approximative de (a = n\X «2) où: n\ est fonction de la
résistance du sol et n? de la propriété du pieu (Tableau 3.6) et Ko= SOqu-
Tableau 3.6
Valeurs de «i et «2
(Tiré de Broms, 1964a)
E.. = « , (3.4)
Tableau 3.7
État du sol
kN/m^
sec saturé
lâche 2200 1300
compact 6600 4400
dense 18000 11000
Moment d'inertie (7); module d'élasticité (E)\ module de section (S); contrainte élastique de
l'acier {fy)\ résistance de compression du béton (fc'); diamètre (B); fiche (Z,); excentricité (e)
pour pieu libre en tête (entre le point d'application de la charge latérale et la surface du sol).
Note: Tenir compte de la réduction de la section : compensation pour corrosion ou perte due
à l'enfoncement.
kB
• Sol cohérent =^ >^B = 4| (3.5)
y pieu pieu
Sol pulvérulen t
Le calcul de (//„) se fait à partir du tableau (3.5), soit à partir des abaques comme suit:
Cas d'un pie u court, libre (ou fixe) en tête
(a) Calculer Z/g et e/L.
(b) Déduire Hi (g) de la figure 3.9a.
Cas d'un pie u long, libre (ou fixe) en tête
(a) Calculer Myieid/KpyB'^ et e/B.
(h) Déduire Hi (g) de la figure 3.9b.
dans le cas d'un pieu intermédiaire, il faut prendre la plus petite des deux valeurs de Hu
calculées pour les deux cas (court et long) cités en haut.
Sol pulvérulen t
a) Calculer (e/L) et (rjsL).
b) Déduire H (g) de la figure 3.10a.
113
(a) ÉLUL :
Vf < (pHu (où (p= 0.4 selon MCIF, 2006)
Mmax < Myieid (cas d'uu picu court)
Mmax ^Myieid (cas d'uu picu long)
r
Etape 5 - Résistanc e structural e (vérification o u dimensionnement )
a) Cisaillement
Vr >Vf.
b) Flexion
Acier ou béton armé :
Mr > ^My_
avec: ^=0.9; Mr = moment résistant et M,, = moment plastique (yielding).
114
c
o
or
o4 6 T 21 6a O 34 10 2 0 <»0« ) W O 30 0 60 0
iOO ~T~—'• rr
as
ISO
5 12 0
•;r,i
U)
?=>^ 8
-.3
-i 6 8 1 2 3 4 s
Dtmensionless Icngth, Ï/L I )itiie7î.s!0 [Link],/ î i
(a) (1))
Figure 3.10 Calcul du déplacement selon Broms : a) sol pulvérulent; b) sol cohérent.
(Tiré de Das, 2004)
116
B. Organigramm e d e dimensionnemen t
Dimensionnement
T-
Étape 4
Non
Vérification
>
<l)Qu>Vf
Oui
r Non
Étape 5 - Résistance structurale
Dimensionnement/vérification
Tel que : V^ > Vf
.J
117
C. Organigramm e d e vérificatio n
D, L, \, S,
Étape 5 -Vénfication de la
résistance structurale
A. Introductio n
La méthode de Broms (1964) est simple pour estimer la capacité latérale ultime mais ne
convient pas pour évaluer les déplacements de pieux. Le recours aux ressorts élastiques pour
modéliser le comportement du sol peut présenter cet avantage. La méthode des ressorts
assimile le comportement d'un pieu à celui d'une poutre élastique reposant sur une série de
ressorts rapprochés découplés (Figure 3.11). Cette méthode relie le comportement du sol
(réaction du sol (P)) au comportement du pieu (déplacement (y)) sous un chargement avec
un coefficient de proportionnalité dit le module de réaction (Es).
l! £:>"
.M. i [Link]-iii/WWT y g l
^^ f\/s/^ 1 l^^
A/v \
"—VvV-i Kji
St)13
Le problème majeur pour calculer un pieu sous charges horizontales est la prévision des
courbes de réaction (P-y) à chaque profondeur. Des courbes (P-y) ont été développées par
de nombreux chercheurs avec plusieurs approches comme par exemple: essais sur modèle
119
réduit ou en vraie grandeur ou par des équations empiriques (MCIF, 2006). Deux éléments
importants caractérisent les courbes (P-y) : E^ et Puu. (Figure 4.12). En général, ces courbes
sont non linéaires et varient avec la profondeur. Par ailleurs, elles sont en fonction de type
du sol et des caractéristiques de pieux. Même, dans un continuum élastique linéaire,
parfaitement plastique, la courbe (P-y) ne se présente pas réellement comme une droite qui
représente la réponse linéaire puis à un palier (limite élastique et début de la plastification
autour du pieu) (Figure 3.13).
La résolution des équations des poutres sur des appuis élastiques (Tableau 3.8)
(Timoshenko, 1955; Hetenyi, 1946) donne les efforts tranchants, les moments fléchissants,
les déplacements et la réaction du sol à toutes les profondeurs dans le cas où le module de
réaction (Es) est constant (Reese et al, 2006; Frank, 1984; 1995). Par contre, dans les cas
tels que le module de réaction du sol et la rigidité (El) de pieux forés sont non linéaires, le
pieu soumis à des poussées latérales du sol et pour les différentes conditions aux limites de
pieu (tête et pointe), on doit avoir recours à des logiciels spécialisés (ex : LPILE).
Dans les sections suivantes, on présente les deux modélisations mentionnées ci-haut : la
modélisation par ressorts élasto-plastiques et la modélisation par ressorts non linéaires qui
fait appel à des logiciels de calcul.
120
c
o
^ /- Comportement
'^z réel
Pi
Élastique-
plastique
Déplacement
Tableau 3.8
Paramètre Équation
Cette modélisation fait appel aux équations de Ménard pour le calcul des rigidités des
ressorts.
A. Équation s d e Ménard
Ménard et al. (1969) ont fait l'analogie entre le tassement d'une fondation superficielle
uniformément chargée et celui de pieu latéralement chargé.
Les coefficients de réaction du sol (voir 3.2) sont :
nE (B,<0.6m)
K= B[4(2.65f + 3a\ (3.7)
3E_
k.= (B.>0.6m) (3.8)
/2By 2.655 aB
\^ J V ^ 0y
Généralement, on considère uniquement la pression frontale exercée par le sol sur la largeur
(le diamètre) B du pieu de sections carrées ou circulaires (Figure 3.14). Dans le cas des
fondations allongées dans le sens de déplacement (barrettes), la résistance due au frottement
sur les faces latérales peut être prise en compte; le module de réaction est pris égal à Es
(Figure 3.15), mais la pression limite est calculée à partir du frottement latéral unitaire (qs) à
la profondeur considérée. Elle est donnée par la formule suivante :
Ps = 2L,qs (3.9)
122
Tableau 3.9
très peu
surconsolidé >16 1 >14 2/3 >12 1/2 >10 1/3 2/3
fracturé
normalement
9-16 2/3 8- 1 4 1/2 7- 1 2 1/3 6- 1 0 1/4 normal 1/2
consolidé
altéré et/ou très
7-9 1/2 1/2 1/3 1/4 1/3
remanié fracturé
Pi = 1 % B
2E,
\ y
a- sollicitation s permanentes h- soULcitationsd e courte duré e
en tête dominante s en tête dominante s
_k.
K^ = ^ - x AL XB (longue durée) (3. 1 Oa)
avec : B = diamètre du pieu et zlZ, = longueur du segment du pieu représenté par le ressort
(Figure 3.11).
La profondeur Z^. sur laquelle s'applique cette réduction, comptée à partir de la surface du
sol, est prise égale à 2B dans le cas des sols cohérents et 4B cas des sols pulvérulents. Le
coefficient de réaction du sol et la pression au palier deviennent :
Kcorrl,é=^=>^K (3-12)
[Link].,e-^xPf (3.13)
125
Dans le cas où le pieu est parfaitement encastré en tête par une semelle, il n'y a pas lieu de
réduire kh ni Pf (Baguelin et al, 1978 ; Tomlinson, 1987).
La méthode est basée sur un processus itératif limitant la réaction du sol à la pression de
fluage Pf, voir la figure (3.16).
Surface
•Axe de rotation
E. Étape s d'analys e
Cette méthode s'adapte bien aux logiciels de structure tels que : Visual design, SAP2000,
etc.
Étape 4 Saisi r les données (les rigidités des ressorts et les charges pondérées) e t lancer
l'analyse (Visua l Design).
Étape 7 Dimensionne r l e pieu aux ÉLUL selon les normes concernés (béton ou acier)
Dans l'industrie, il existe plusieurs logiciels pour le calcul de la réponse de pieux sous
charges latérales utilisant les courbes de réaction (P-y). Parmi ceux-là, on peut citer LPILE
(ENSOFT, 1997) et PILED/G (GEOSOFT, 1988). Ces deux programmes utihsent la théone
des différences finies pour la résolution de l'équation différentielle de 4^'"*' ordre mentionnée
128
au tableau (4.8). La majorité de ces programmes couvrent les méthodes illustrées dans le
tableau (3.10) :
Tableau 3.10
A. Étape s d'analyse
Les étapes citées ci-bas ne sont pas forcément des opérations successives, puisqu'on peut
commencer l'analyse par l'étape 2 puis enchaîner avec l'étape 1 :
Étape 3 Défini r le s conditions aux limites en tête de pieu (fixe o u libre) avec les
sollicitations (moment , charges: axiale et latérale).
Dans ce paragraphe on va discuter sur deux modèles. Le premier modèle est incorporé dans
le programme (LPILE) celui de Matlock, alors que le second est incorporé dans le
programme (PILED/G) celui de Bhushan.
Cette méthode permet de déterminer les courbes de réaction pour les sols cohérents,
précisément les argiles molles sous chargement statique ou cyclique. La méthode permet
aussi de prévoir la courbe de réaction après le chargement cyclique (ex: plate-forme). Ces
courbes se composent d'une partie cubique suivie d'une droite qui représente le palier. La
pression ultime de la courbe sous chargement statique est égale à :
P.,.=c,N^ (3.15 )
130
9 (z>zj (3.15b)
6c,,B
(3.15c)
jB + yc„
i
1.0-
1.0 i
1
p
f «roun d Eiilure govtnu)
fat
JL 0.72-
Pau / Pi * ^"^'y» ' / ' ^**'"'*""*.. ^
0.5 •
0,5-
/i /l 1 ^ ^
n- —1 1
1
t
1
'.»" 0-
ii 1 0.72-ç
:^
t> I y_ W Uj , : ^ J _y ft»
y» y»
foftit, (dqxhtt/hen{knv
Bmusd Ui\\st goveros)
0.Î2-
(c)
meomum — • ( — y»
Figure 3.17 Courbe de (P-y) selon la méthode de Matlock pour argile molle sous
chargement : a) statique; b) cyclique et c) après cyclique.
(Tiré de Reese et Van Impe, 2001)
131
Le déplacement relatif (— ) est relié à la déformation (e) d'un essai triaxial non drainé,
B
correspondant à la moitié des contraintes déviatoriques, soit :
-V50
'50
(3.16)
2.55
Les valeurs représentatives de £50 sont données dans le tableau 3.11 en fonction de la
consistance de l'argile :
Tableau 3.11
^= 0.5 . J ^ (3.17)
Puit V ^^50
y
La pression reste constante pour les valeurs au-delà de ( — = 8 ) qui représente le palier.
.V50
132
Pour le chargement cyclique, la prévision des courbes est la même que précédente sauf pour
La relation (3.18a) est valable pour toutes les valeurs dey>3 yso.
La relation (3.18b) est valable pour toutes les valeurs de 33^50 <y ^15750- Pour les valeurs de
y > l5yso la pression/? est constante.
Bhushan et Haley (1980) et Bhushan et al. (1981) ont proposé des courbes de réaction (P-y)
pour différents sables denses ou lâches, saturés et secs. Dans ce modèle, la résistance du sol
sous charge statique est donnée par l'équation suivante :
P^kxy(F,)(F,)(F,) (3.19)
Tableau 3.12
Densité relativ e
F,
(%)
100 1.25
85 1.00
70 0.75
50 0.4
35 0.125
Conclusion
Les méthodes de Matlock (1970) et Reese et al. (1975) pour les argiles molles et raides
semblent raisonnables pour les charges statiques. Les courbes cycliques de Matlock (1970),
Welch et Reese (1972) et Reese et Welch (1975) paraissent aussi raisonnables. Les essais
sur le site de Manor (Reese et al. (1975) montrent que des argiles raides sous charges
cycliques perdent beaucoup de résistance au dessous de la nappe phréatique. Les charges
soutenues doivent être prises en compte pour les argiles molles. Pour ce qui est du sable, les
courbes de réaction (P-y) sont fiables pour les deux types de chargement : statique ou
cyclique. Toutefois, il faut prendre en considération l'effet de l'installation des pieux
(Robertson et al. 1986) ainsi que la position de la nappe phréatique (Reese et Van Impe,
2001).
134
3.3.1 Introductio n
Les deux problèmes majeurs dans l'analyse d'un groupe de pieux sont la répartition de
l'effort total sur chaque pieu du groupe et la détermination de coefficient d'efficacité rji •
L'analyse d'un groupe de pieux soumis aux charges latérales est un problème d'interaction
sol-structure. Lorsque l'espacement entre les pieux est suffisamment important, l'interaction
pieu-sol-pieu n'est pas considérée et l'analyse du groupe de pieux se fait en considérant
chaque pieu comme agissant indépendamment des autres (analyse d'un pieu isolé). Par
contre, si l'espacement est faible, il y a effet de groupe. Dans ce cas r]i< l.
La répartition de la charge latérale appliquée au groupe sur chaque pieu n'est pas uniforme.
La ligne avant reprend toujours plus d'efforts que les lignes arrières (Tableau 3.13).
Tableau 3.13
Pieux en ligne
Source Type du Test Groupe
sol Avant Milieu Arrière
(%) (%) (%)
sable 43.3 31.5 25.2 centrifugeuse 3x3
dense
sable 46.6 29.3 24.1 centrifugeuse 3x3
McVay et al, lâche
1998
sable 37.8 24.4 19.2(18.6) centrifugeuse 4x3
dense
sable 36.7 23.9 19.2(20.2) centrifugeuse 4x3
lâche
135
Tableau 3.14
3B
Brovi'n et al, sable très 75% 1 in situ
1988 dense
(3x3)
sable 3B
McVay et 74% 3 centrifu-
moyennement
al, 1995 geuse
dense (3x3)
sable 5B
McVay et 95% 3 centrifu-
moyennement
al, 1995 geuse
dense (3x3)
Ruesta et 3B
Townsend, sable lâche 80% 1-3 in situ
1997 (4x4)
(*) : D'autres valeurs de coefficients d'efficacité sont données à l'annexe I.
Le fait d'illustrer quelques méthodes d'analyse de groupe de pieux sous charges latérales
n'implique pas qu'elles sont les seules méthodes existantes dans la littérature. Dans ce qui
suit, nous présentons quelques-unes d'entre elles :
A. Méthod e statiqu e
Cette méthode néglige la présence du sol et suppose que chaque pieu prend un effort
tranchant uniforme et la charge verticale sur le pieu due au moment appliqué dans la
semelle est proportionnelle à la distance (x) et/ou (y) dans un sens et/ou dans l'autre sens.
Ce qui ramène à calculer l'effort tranchant et la charge verticale sur chaque pieu selon
l'équation 3.21a et 3.2Ib, respectivement :
V= - (3.21a)
n
p Mx, M V
P = - ± •^^+ ^•' (3.21b)
où : V, : effort tranchant dans le pieu (z); Pf. charge verticale supportée par le pieu (i); x, et
yi : sont les coordormées de pieu (/) et n : nombre de pieux.
L'analyse et le dimensionnement des pieux se fait alors sur la base des pieux les plus
sollicités. Il est à noter que cette méthode ne tient pas compte des conditions de fixité
semelle-pieu, et suppose souvent le moment en tête de pieu égal à zéro (Poulos et Davis,
1980).
137
Les méthodes illustrées dans les sections 3.2.7 et 3.2.8 sont utilisées; toutefois, il est
primordial de prendre en compte l'effet de groupe en réduisant la réaction du sol (Voir
3.3.2.D).
B. Méthode de Broms
La méthode illustrée dans la section 3.2.5 pour les pieux isolés chargés latéralement reste
valable, sauf qu'il faut tenir compte de l'effet de groupe. Pour cela la capacité des pieux
isolés calculés aux étapes 2 et 3 est réduite. Cette réduction est fonction de l'espacement
dans le groupe de pieux et le facteur de réduction peut être déterminé à partir du tableau 3.
15. L'espacement des pieux est pris centre à centre dans le sens de la charge latérale.
Tableau 3.15
Facteur de réduction
(D'après Hannigan et al, 1998)
Pour calculer la capacité totale du groupe de pieux, il suffit de multiplier la capacité réduite
par le nombre de pieux.
La résistance latérale à retenir pour le groupe est vraisemblablement la plus petite valeur
entre la résistance du bloc monolithique comprenant les pieux et le sol avoisinant et le
138
produit de n fois la résistance latérale du pieu isolé. Dans la littérature, on trouve deux
modèles : l'un inspiré de la méthode de Broms et l'autre du modèle de Reese.
Le modèle de Broms a été étendu au cas de groupe de pieux en modifiant la zone morte. En
effet, Broms avait supposé pour un pieu isolé la zone morte sur une profondeur de 1.5 B (B
étant le diamètre de pieu) à partir de la surface du sol. Ce qui n'est pas le cas pour un groupe
Modèle de Reese
Le groupe de pieux et le sol adjacent sont présentés par un pieu isolé équivalent de diamètre
imaginaire. Ce diamètre est le périmètre du bloc monolithique divisé par (;i). La rigidité
équivalente du pieu imaginaire (Eleq) est la somme des rigidités des pieux isolés (Elisoié)
formant le groupe. L'effort tranchant est réparti de façon uniforme sur chaque pieu isolé et
les moments fléchissants sont les mêmes (les pieux sont supposés avoir les mêmes rigidités)
(Reese et al, 2006). Le calcul peut se faire à l'aide de courbes de réaction (P-y) pour un
pieu isolé de la façon décrite dans les sections 3.2.7 et 3.2.8. Il convient de remarquer que
cette méthode surestime les déplacements latéraux par environ 60% (McVay et al, 1995).
Les courbes de réaction (P-y) de pieux isolés sont valables pour le groupe de pieux lorsque
l'espacement entre les pieux est suffisamment important (P„ =1). Par contre, quand
l'espacement devient plus faible, ces courbes ne seront pas valables pour le cas d'un groupe
de pieux.
139
La méthode aux modules de réaction suggère de faire des modifications sur la courbe de
réaction (P-y) pour chaque pieu du groupe. La modification peut se faire sur les réactions en
introduisant un facteur multiplicateur (P„,) qui est toujours inférieur à 1 (Figure 3.18a), ou
en appliquant sur le déplacement latéral v le facteur y^, qui est généralement supérieur à 1
(Figure 3.18b). Finalement, on peut faire la modification sur le module de réaction du sol
(£J (Figure 3.18c).
Les modifications de la courbe de réaction pour le pieu isolé ont été proposées soit en se
basant sur des essais en vraie grandeur lors de chargements latéraux d'un groupe de pieux,
soit sur des modèles centrifugés, soit sur des équations basées sur les travaux de recherches
comme par exemple Reese et al. (2006) et Rollins et al. (2006) (Tableau 3.17 et 3.18).
X• /'
y i s s l t / ^ <•
(f y) «l'un rï4^ Auw u ff*»^*
p P˻fe/ ' P
/ .'• y gï«iiçt = y imle • y M
/*
/ / P grsup* = P i»lé " P Bi
(a) V <b> V
KJ y
Légende:
^ rangée s anièr e
^l a deuxième rangé e
^ rangé e avan t
( j charg e latéral e Q
P courb e (P-y ) pie u isolé
Q-
PA _^ P A - - X P p,â^ f; i
Pp /
/
7ressort non linéaire -^y y y
i-courbe (P-y )
â
-VA-
j
^ -i ^
Le tableau 3.16 résume quelques facteurs proposés Pm pour exprimer l'effet de groupe.
141
Tableau 3.16
4.4B in situ
Rollins et al, 0.69
argile raide et 0.9 0.8
2006 sable 3x4 (0.73) 0-1.6
0.45
Rollins et al, 3.3B in situ
argile raide et 0.82 0.61 (0.45,0.51-
2006 sable
3x5 0.46)' 0-3.5
(*) : 0.51 pour déplacement inféneur à (2 pouce) et 0.46 pour les grands déplacements.
142
Tableau 3.17
Équations d e Pm Equations de Pm
Paramètres (basées sur les abaques de (basées sur les essais de
Mokwa, 1999 ) ** Rollins et al, 2006 )
Note (*) : les valeurs de ?„, sont limitées à 1. (**) : Voir (Salgado, 2008).
Les équations de Reese et al. (2006) sont basées sur les travaux de Brown et al (1987) et
sont décrites comme suit :
Les facteurs de réduction P^j sont donnés par le produit des coefficients d'interaction /î,y
entre le pieu de référence i et les pieux y ,7 = 1,2, ... n, où n est le nombre de pieux dans le
groupe (Éq. 3.22), voir aussi la figure 3.20 :
(3.22)
(avec i^j)
143
Légende:
A pie u d e référenc e ( 1 ) O /-:.
®o C'
(S ) pie u disposé e n rang ( par rapport au pieu de référenc e ) ils) o r ^
(J-1 pie u avan t par rappor t au pieu de référenc e su r la mênne ligne
Q
—•»-
( f 1 pie u amène par rappor t a u pieu de référenc e sur l a môm e lign e 0 r~ r
( j charg e latéral e
Figure 3.20 Disposition des pieux par rapport au pieu de référence (i).
(Adapté de Salgado, 2008)
Tableau 3.18
3.3.3 Conclusio n
L'effet de groupe reste un phénomène encore mal compris malgré les efforts de recherche
qui lui ont été consacrés. Toutefois, dans la littérature, on trouve quelques recommandations
basées sur des essais (la majorité sur des modèles réduits), permettant de dimensionner un
groupe de pieux avec confiance. Parmi ces recommandations on peut citer :
• Les pieux disposés en rangée arrière ont une résistance latérale faible par rapport
aux pieux de la rangée avant (Brown et al, 1988; Ruesta et Townsend, 1997 et
Rollins et al, 1998, 2006), cette réduction est due à l'effet d'ombre;
• Les pieux disposés en rangée perpendiculaire à la direction du chargement sont
très peu affectés par l'effet de groupe Yegian et Wright (1973);
• La résistance latérale des pieux battus dans l'argile dépend de la position des
rangées de pieux dans le groupe que par la disposition des pieux dans la rangée
elle-même selon les essais en vraie grandeur (Brown et al, 1987; Rollins et al,
1998; Rollins et al, 2006); mais certains essais en vraie grandeur sont en conflit
avec cette constatation dans le cas de groupe installé dans le sable (Ruesta et
Townsend, 1997; Rollins et al, 2005) et les modèles centrifugés de McVay et al,
1998;
• Pour une charge spécifiée (charge moyerme par pieu) les moments fléchissants
sont plus importants (maximum) pour les pieux arrière que ceux pour les pieux
avant. Ceci est dû à l'effet de groupe (effet d'ombre) (Brown et al, 1987, 1988;
Rollins et al, 2006);
145
APPLICATIONS NUMÉRIQUE S
Le projet est relatif à un pont réel construit dans la province du Québec. Ce pont comporte
quatre (4) travées avec cinq (5) appuis dont deux (2) culées et trois (3) piliers (Figure 4.1)
Tous les appuis reposent sur le roc, excepté le pilier n° 3 qui nous intéresse dans cette étude.
En effet, le niveau de roc se trouve à une profondeur de 30 m pour ce pilier. Donc, on a
recours à une fondation profonde. Cette fondation comporte une semelle qui repose sur dix
(10) caissons comme montré à la figure 4.2. On s'intéresse donc au dimensionnement de ces
pieux.
tXEVATlON
l
1.5
les axesx e t y
Les couches principales du sol rencontrées comprennent de l'argile silteuse avec une
consistance raide à très raide. Ce dépôt repose sur un till consistant en un sable très dense
contenant un peu de gravier et des traces d'argile. Cette dernière couche surmonte à son tour
une couche de roc. Le roc se trouve comme déjà mentionné à plus de 30 m de profondeur de
la surface naturelle du sol.
Il est à noter que dans le cadre de la présente étude, l'angle de frottement effectif
recommandé pour le till a été établi à partir de relations empiriques entre l'indice de l'essai
de pénétration standard « N » et l'angle de frottement. Le poids volumique effectif
(y' = 12 kN/m ) et l'angle de frottement interne effectif (ÇJ ' = 40°) pour le till.
Les niveaux de la nappe phréatique ont été mesurés dans des tubes rigides installés dans les
trous de forage. D'une façon générale le niveau se situe de 2.5 m de la surface naturel et
varie au cours des saisons, des années et les conditions météorologiques. Au niveau du pilier
n° 3 le niveau d'eau est entre 0.78 m et 2.27 m.
Tableau 4.1
Les coefficients de réaction latérale du till et du roc autour des caissons au pilier n°3 sont
indiqués au tableau 4.2.
Tableau 4.2
Tableau 4.3
À l'ÉLUL À l'ELUT
Pieu foré: tube en acier rempli de béton (/^'= 30 MPa, y^= 350 MPa) avec un diamètre
extérieur de 1500 mm et une épaisseur t = 20 mm et la longueur de la fiche (L) est de 30 m.
Ces pieux sont encastrés dans le roc (Ls = 3 m).
Les dimensions de la semelle sont données à la figure (4.2), la semelle est en béton dont la
résistance en compressiony^' - 35 MPa.
4.2 Analys e
La distribution des efforts dans les pieux se fait en utilisant l'équation (3.21). Pour la
convention des signes, on prend les moments Mx (signe positif) et My (signe négatif) et
l'effort axial P^ (signe négatif (compression)) (voir la figure 4.3). Quant au sens de l'effort
latéral, il est montré dans la figure (4.2). On suppose que la semelle est rigide.
150
À titre d'exemple, le pieu 1 est le plus comprimé avec un effort axial à l'ÉLUL de -11623
kN (voir figure 4.2) :
P M^,x, M, y,
p„ 1 01 0
Les tableaux suivants résument les efforts calculés dans les pieux.
Tableau 4.4
V7 2
Pieu P^IO Xi i4 M y * X i My'X,-Xi^ lM.*Yi M/Y'-Yi^ Yi
.' 1
Pi'
(kN) (m) (m*) (kNm^) (kN) (kNm^) (kN) (m) (m*) (kN)
1 -2945 3 72 -140985 -1958 -2635102 -6720 -8.5 392.1 -11623
2 -2945 -3 72 140985 1958 -2635102 -6720 -8.5 392.1 -7707
3 -2945 3 72 -140985 -1958 -775030 -1976 -3 392 -6879
4 -2945 -3 72 140985 1958 -775030 -1976 -3 392 -2963
5 -2945 3 72 -140985 -1958 775030 1976 3 392 -2926
6 -2945 -3 72 140985 1958 775030 1976 3 392 990
7 -2945 3 72 -140985 -1958 2635102 6720 9 392 1817
8 -2945 -3 72 140985 1958 2635102 6720 9 392 5733
9 -2945 0 72 0 0 -1937575 -4941 -6 392 -7886
10 -2945 0 72 0 0 1937575 4941 6 392 1997
151
Tableau 4.5
H,=^
= ^ ^ = 162 kN (ÉLUL) ; //, = - ^ = H ^ = 116 A'V (ÉLUT)
n 10 n 10
Les efforts latéraux dans le sens Y sont égaux à :
V 9873 'V 7052
//.= — = = 987 kN (ELUL) ; / / , = — = = 705 kN (ELUT)
n 10 « 10
Afin de considérer l'effet de groupe, on modifie les valeurs des modules de réaction du sol
selon l'espacement entre les pieux. Pour cela, on utilise l'équation (3.22).
À titre d'exemple, on calcule Pm pour le pieu 1 selon la direction de la charge dans l'axe y et
on prend le pieu 1 comme référence. On remarque que ce dernier est proche des pieux 2, 3
152
et 9. Donc, on a trois paramètres à calculer dans l'équation (3.22) : |3i2, Pn et P19 comme
suit :
( \°'''^
Pn= P,s = 0-64 ^ = 1 (pieux 1 et 2 disposés en rang, l'espacement entre ces deux pieux
\B J
Pn= PiT - 0-7 -^ =1 (pieu 1 est en avant par rapport au pieu 3, l'espacement entre ces
\B )
deux pieux est égal à 4 m) ;
li\i)= p.g = ((5.J cos" 0 + P^'is sin" 0)- ; l'espacement entre les deux pieux est de 2.5 m, l'angle
Tableau 4.6
Pieu "m. \ p
m, y
1 0,614 0,879
2 0,883 0,879
3 0,685 0,647
4 0,912 0,647
5 0,685 0,717
6 0,912 0,717
7 0,614 0,658
8 0,883 0,658
9 0,551 0,585
10 0,551 0,62
153
Il est important à noter qu'aucune modification sur les charges axiales dû à l'effet de groupe
(voir section 2.8.4).
Afin de vérifier si les pieux du pilier n° 3 sont encastrés uniquement dans la couche de till,
sans atteindre la couche de roc, la capacité axiale dans les pieux peut être calculée à partir
des équations (2.1) à (2.4) de la manière suivante (dans ce qui suit l'analyse se fait
uniquement pour les pieux les plus sollicités c'est-à-dire les pieux 1 et 8) :
Conclusion :
Tout calcul fait, il s'avère que la résistance à l'arrachement n'est pas satisfaisante. Il faut
envisager un encastrement dans le roc. Pour cela on calcule la profondeur de l'emboîture
(Ls) et le diamètre (Bg) (Annexe I).
154
Pour analyser les pieux sous charges latérales on va utiliser les deux méthodes décrites dans
les sections (3.2.7 et 3.2.8). Pour cela, on utilise deux logiciels commerciaux : Visual design
et LPILE (version étudiante).
L'analyse se fait sur les pieux isolés les plus sollicitées (pieux 1 et 8) tout en tenant compte
de l'effet de groupe en modifiant les modules de réaction du sol par les paramètres (Pm)
calculés dans le tableau (4.6).
Les moments en tête des pieux seront calculés en multipliant les efforts latéraux par le bras
de levier, c'est-à-dire l'épaisseur de la semelle (2.6 m). Par exemple : Mx = Vy x 2.6.
Il est à noter que dans le logiciel Civil design le sens positif des moments est défini par la
règle de la main droite et les efforts axial et latéral sont positifs dans le sens des axes. Dans
ce cas la compression a un signe négatif et il en est de même pour l'effort latéral.
2. Calcul de Pi, Em et Pf
(Voir tableau 4.1).
Tableau 4.7
Hx Hy N Mx My
Pieu
(kN) (kN) (kN) (kNm) (kNm)
1 -162 -987 -11623 -2566 421
8 -162 -987 5733 -2566 421
Tableau 4.8
Hx Hy N Mx My
Pieu
(kN) (kN) (kN) (kNm) (kNm)
1 -116 -705 -8302 -1833 301
8 -116 -705 4095 -1833 301
6. Vérification structurale
1. Vérifier que Vf (ou HJ <F, avec F, = (/)FsA,y ((p = 0.9 et Fs= 0.66 fy);
2. Calculer les armatures requises pour reprendre l'effort de cisaillement à l'interface roc-
sol (As = Qs / (0sFy);
3. S'assurer que la force de compression générée soit par (compression + moment) ou par
(traction + moment) soit inférieure à la résistance pondérée du béton, soit V;'< Oçf'cAbéion',
4. Calculer les armatures requises et leur ancrage en tête de pieu et le long du pieu tenant
compte du moment maximal combiné à la force axiale (courbe d'interaction).
156
La version de LPILE qu'on possède est une version limitée. En effet, le nombre de couches
du sol à introduire dans le modèle est simplement une couche et l'option des modifications
sur les facteurs multiplicateurs (Pm) est désactivée. Compte tenu de ces limitations, on peut
prendre la moyenne du module de réaction du sol sur la totalité de la profondeur de la
couche du till (sable très dense) (Tableau 4.9), et modifier le module de réaction moyen par
les facteurs P„„ en multipliant k (coefficient de réaction du sol moyen) par Pm- En ce qui
concerne la convention de signe voir (Annexe V).
Tableau 4.9
ky
Pieu
(MPa/m) (MPa/m)
1 39093 55966
8 56221 41895
L'objectif principal de ce mémoire est de proposer des éléments d'analyse et des méthodes
de calcul de fondations profondes sous charges axiales et latérales, aspect qui n'avait pas été
abordé de la façon qu'on a présentée jusqu'alors.
Par la suite, on a illustré les différentes méthodes récentes de calcul de la capacité portante
des pieux sous charges axiales basées sur des essais in situ et sur des modélisations
numériques. On a consacré une large revue sur les frottements négatifs, sur les tassements de
pieux et enfin sur l'interaction entre les pieux sous chargement axial.
Les pieux sous charges latérales est un problème complexe et mal connu. Dans cette étude on
a fait une confrontation entre les premières méthodes de dimensionnement des pieux. Ces
méthodes sont basées sur le comportement du sol en état de rupture, d'où l'intérêt de la
pression horizontale ultime. Cette pression a été évaluée par plusieurs chercheurs dont par
exemple Broms (1964). L'inconvénient de ces méthodes est qu'elles n'évaluent pas les
déplacements des pieux. Généralement, la méthode de Broms, très utilisée dans la pratique
donne de bons résultats pour les pieux courts (rigides).
Pour estimer les déplacements de pieux, on a fait appel à la méthode de Winkler. Cette
méthode assimile le pieu à une poutre sur des appuis élastiques et la réaction du sol est
158
La résolution des équations des poutres sur appuis élastiques est simple dans le cas où le
module de réaction (Es) est constant puisque le problème ne constitue pas une fonction
complexe. Toutefois, « Cette hypothèse de module constant n'est vérifiée que dans le cas des
pieux très rigides et encastré en tête» (Baguelin et al, 1977). Par contre, pour accéder aux
courbes aux modules de réaction de sol non linéaires, on doit avoir recours à des logiciels
spécialisés.
Dans ce contexte, pour le premier cas où les appuis sont considérés comme élasto-plastiques,
on a utilisé le logiciel de structure (Visual design) pour résoudre ces équations, puisqu'on est
dans le domaine élastique et linéaire. Par contre, pour le deuxième cas on a utilisé le logiciel
LPILE (logiciel spécialisé). Ce logiciel comprend dans sa banque des modèles de sol qui sont
incorporés et préétablis sur la base de résultats d'essais in situ pourvus par des chercheurs
experts. Ces modèles reflètent donc fidèlement le comportement réel des sols. D'une manière
générale, la méthode de Winkler donne de bons résultats dans le cas de pieux longs
(flexibles).
En conclusion, ce travail mériterait d'être poursuivi par des calculs avec des logiciels
spécialisés qui tiennent compte de l'effet de groupe de pieux. Le logiciel Groupe de Ensoft
en un exemple. Il serait intéressant de valider les méthodes existantes proposées pour le
calcul des pieux sous charges latérales en tenant compte des phénomènes tels que la
fissuration du sol en surface, et la prise en compte des effets d'installation de pieux.
ANNEXE I
Tableau I. l
Résultats pour des essais sur des pieux en ligne, Cox et al. (1984)
(Tiré de Reese et Van Impe, 2001)
Tableau 1.2
Résultats pour des essais sur des pieux en rang, Cox et al (1984)
(Tiré de Reese et Van Impe, 2001)
Hypothèses d e calcul
MCIF (1994) recommande que la profondeur de l'emboîture soit égale 1 à 3 fois le diamètre
de la fondation profonde moulée sur place est forée dans le roc. Dans la pratique la résistance
axiale de ces fondations profondes provient soit à la résistance à la base (roc) soit de
l'adhérence béton - roc le long de l'emboîture ou encore des deux : en pointe et due à
l'adhérence.
La capacité admissible en pointe est calculée par l'équation suivante proposée par Ladanyi et
Roy (1971):
qa = <yc^K^,^d (iLi )
K^ = coefficient empirique donné au tableau 9.2 (MCIF, 1994) ( K^^ est entre 0.1 et 0.4) ;
diamètre de l'emboîture.
La résistance le long des parois de l'emboîture peut être calculée avec la relation suivante :
163
î^=hx(^)'' (II.2a)
^^=0.45x777 (II.2b)
où: qs = adhérence par unité de surface d'emboîture (kPa); qi,= résistance en compression non
confinée du roc = 50MPa; b = coefficient empirique (b =1.42 valeur moyenne donnée par
Rowe et Armitage (1984, 1987b) ou bien b = 0.63 borne inférieure donnée par Carter et
Kulhawy (1988)) et PA= pression atmosphérique (kPa).
^^=0.05x/; (II.2c)
L'équation (II.2b) est proposée par Rowe et Armitage (1987) dans le cas où la base de
l'emboîture est bien nettoyée.
La résistance totale reprise par le cisaillement est donnée par la relation suivante (MCIF,
1994):
Q=KB^L^q^ (II.3)
Tout calcul fait, on obtient une longueur de l'emboîture Lj = 3 m qui est largement suffisante
et Bs (diamètre de l'emboîture) est pris égal au diamètre de caisson (pieu) = 1.5 m.
ANNEXE III
Figure III. 1 Forces dans les ressorts versus profondeur. Pieu 1 selon l'axe x
165
Figure III.2 Forces dans les ressorts versus profondeur. Pieu 1 selon l'axe y.
166
162 kN
Vy,™.x=987kN
Ax = -6.88 m m
Av = - 3 3 . 7 m m
Note : noter qu'on a illustré seulement le pieu n° 1 à titre d'exemple de modélisation avec
Visual design. Les résultats ont été résumés dans la prochaine annexe.
ANNEXE IV
Tableau IV. 1
Noeufl Em P| Pf k), ( c o e f f i c i e n t ) • mx khx. COI figé "fx. coirigé D [Link] (rigidité ) •^ix-coriigé FiJ< Commentaire
3 40000 4000 2500 BQOQ 0614 4912 1535 1.5 7,37 2303 26.22 r 3 < < R 3 corrigé
4 40OO0 4000 2500 8000 0614 4912 1535 15 7,37 2303 21.73 F 4 < < R 4 corrigé
5 40000 4000 2500 8000 0614 4912 1535 15 7,37 2303 17.65 F5 < < R 5 comoé
6 40000 4000 2500 106B7 0614 6549 1535 15 902 2303 18.67 F9 < < R 9 corrigé
7 40000 4000 2500 13333 Q614 8187 1535 15 12,28 2303 18.02 F ? ^ ' ^ R ? corrigé
8 40CO0 4000 2500 13333 D614 8187 1535 15 1228 2303 13.44 F8<<R8corTigé
9 4(1)00 4000 2500 13333 0614 8167 1535 15 12 2 8 2303 9.59 Fg < < R g corrigé
10 40O00 4000 2500 13333 0614 8187 1535 15 1228 2303 6.42 F ) o < < R i o corrigé
11 40000 4000 2500 21B67 0614 13303 1535 15 19,96 2303 6.29 r 1 1 < < K ] ] corrig é
12 40000 4000 2500 30000 0814 18420 1535 16 27 6 3 2303 4.24 F l 2 ' - ' - R1 2 corrigé
14 40000 40O0 2500 30000 0 61 4 18420 1535 15 27,63 2303 -1.43 F l 4 ^ < R1 4 comg é
15 40000 4000 2500 30000 D614 18420 1535 15 27 B 3 2303 -2.97 F16 ^^ R l 5 corrigé
16 40000 40O0 2500 38333 0 61 4 23537 1535 15 35,31 2303 4.92 F i a ^ ^ R1 9 corrigé
17 40000 40CD 2500 4BB67 0 61 4 2SB53 1535 15 4296 2303 ^.59 F l 7 ^^ R1 7 corrig é
18 4CD0D 4000 2500 4B657 DB14 26653 1535 15 42,98 2303 -6.60 F13 < < R| 8 corrig é
19 4DOO0 4000 2500 4B6E7 0614 28553 1535 15 42 9 8 2303 -6.21 Fig « Ri g corrigé
20 40000 4000 2500 4B667 0614 28653 1535 15 42,96 2303 -5.56 F20 < < R2 D comg é
21 40OO0 40O0 25D0 5B6B7 0.614 34793 1535 15 52.19 2303 -5.78 F ï i < < R2 1 crjmgé
22 40000 4000 2500 5B667 0614 40933 1535 15 61 4 0 2303 -5.59 F22 < < R2 2 corrigé
23 40000 40OO 2500 6B6B7 0614 40933 1535 15 61,40 2303 4.41 F23 < < R2 3 corrigé
24 400DO 4000 2500 6B667 0614 40933 1535 15 61 4 0 2303 -3.34 F24 < < R2 4 corrigé
25 40X10 4000 25CD SB5B7 0614 40933 1535 15 61,40 2303 -2-39 F 2 5 < < R2 5 corrigé
26 40000 4000 2500 90DQ0 0614 S5260 1535 15 82,89 2303 -1.89 F2« < < R î e comgé
27 4CD00 40CO 2500 90000 0 61 4 55260 1535 15 82 8 9 2303 -1.33 F27 < < R2 7 comgé
28 40OOD 4000 2500 90000 0 61 4 552BD 1535 1,5 82 8 9 2303 -0.70 F2e < < R2 9 comgé
29 40OO0 4000 250D 90000 0614 55260 1535 15 82 8 9 2303 4.29 F29 ^^ Rz g comgé
30 40OOD 4om 2500 90QOO 0614 552B0 1535 15 82,89 2303 -0.06 F313 << R3 3 comgé
31 45OO0 4500 2613 30000 0 61 4 552B0 1727 15 82.89 2590 1.74 F31 ^^ R3 1 comgé
172
Tableau IV.2
15 40000 4000 2500 30000 0 87 9 26370 2198 1,5 39 56 3296 -28.74 F15 < < R1 5 comgé
16 40000 4000 2500 38333 0,879 33695 2198 15 50 54 3296 -39.52 '16 '''• R1 6 corrigé
17 40000 4000 2500 46667 0879 41O20 2198 16 61 53 3296 47.15 r i 7 < < r(] 7 corrig é
18 40000 4000 2500 46667 0,879 41020 2198 15 61.53 3296 43.35 F18 < < R1 8 corrigé
19 40000 4000 2500 46667 0,879 41020 2198 16 61 5 3 3296 -37.88 Fig < < R1 9 corrigé
20 40000 4000 250C 46667 0879 41020 2198 1,5 61.53 3296 -31.63 F20 < < R2 Û conigé
21 4D000 4000 2500 55667 0879 49810 2198 16 74 72 3296 -30.79 F 2 1 « R 2 1 corrig é
22 40000 4000 2600 66667 0,879 5B600 2198 1,5 87 90 3296 -27.57 F22 « R2 2 corrigé
23 40003 4000 2500 66667 0,879 68600 2198 1,6 87 90 3296 -20.12 F23 < < Rz 3 conigé
24 40OOO 4000 2500 66667 0 87 9 58600 2198 15 87 90 3296 -13.92 F24 "^ ^ R2 4 corrigé
25 40000 4000 2500 56667 0879 6B600 2198 15 87 9 0 3296 -8.99 F25 < < R2 5 corrigé
26 40000 4000 2500 90000 0 87 9 79110 2198 1,5 118,57 3296 -6.20 r2e < < R2 6 corrigé
27 40000 4000 2500 90000 0 87 9 79110 2198 15 118,67 3296 -3.61 F27 << R2 7 corrigé
28 40000 4000 2500 90000 0 87 9 79110 2198 1,5 118 67 3296 -1.38 F28 < < Rî 8 corrig é
29 40000 4000 2500 90000 0 87 9 79110 2198 1,5 118 6 7 3295 4).20 Fjç < < R2 9 corrigé
30 40000 4000 2500 90000 0,879 79110 2198 15 11867 3295 0.19 F30 '^^ R3 0 corrigé
31 450CD 4500 2813 90000 0 87 9 79110 2472 15 11867 3708 19.53 ["31 < < R3 1 corrigé
173
Tableau IV.3
Noeud Em Pl Pf k), (coefficient ) Pmx Nix. corriyé Pfx. corrigé D K., corrig é (ti<ji<lite ) •^x-corrigé Fi,X Commentaire
(kPa) (kPa) (kPa) (kNiii^) (kNin^) (kP.l) (Ml) (ni) (kN'iiiin) (kN) (kN)
1
2 40000 4000 2500 8000 0.883 7054 2208 15 1060 3311 35.24 F2<< R 2 corrig é
3 40000 4000 2500 8000 0883 7064 2208 15 10 60 3311 29.16 F3 < < R 5 corrig é
4 40000 4000 2500 8000 0883 7064 2208 15 10 60 3311 23.63 (•4 < < K 4 corrigé
5 40000 4000 2500 8000 0 88 3 7064 2208 15 1060 3311 18.69 F5 < < R 5 comg é
6 40000 4000 2500 10667 0883 9419 2208 15 14 1 3 3311 19.14 r g < < K g comg é
7 40000 4000 2500 13333 0 88 3 11773 2208 15 17 66 3311 17.74 1 7 * - ' ^ r-{ 7 coiTig é
8 40000 4000 2500 13333 0.883 11773 2208 16 17 66 3311 12.55 Fa < < R e comg é
9 40000 4000 2500 13333 0 88 3 11773 2208 15 1766 3311 8.32 Fg < < R g corrigé
10 40000 4000 2500 13333 0883 11773 2208 1.5 1766 3311 4.95 F ] t i < < Ri o corrig é
11 40000 4000 2500 21667 0883 19132 2208 1,5 28 7 0 3311 3.85 r J 1 < < K1 1 ooirig
12 40000 4000 2500 30000 0 88 3 26490 2208 15 3974 3311 1.08 F|2 < < R1 2 cori g
13 40000 4000 2500 30000 0 88 3 26490 2208 15 3974 3311 -1.87 F13 '^'^ Rl 3 corii g
14 40000 4000 2500 30000 0 88 3 25430 2208 15 3974 3311 -3.73 Ft4 ^ ^ R l 4 corri g
15 40000 4000 2500 30000 0883 26490 2208 15 3974 3311 4.74 Fl5 < < Rl 5 coni g
16 40000 4000 2500 38333 0 88 3 33848 2208 15 50.77 3311 -6.51 Fie < < Ri o coni g
17 40000 4000 2500 46667 0883 41207 2208 15 61,81 3311 -7.76 F|7 < < R1 7 corrig
18 40000 4000 2600 46667 0883 41207 2208 15 61,81 3311 -7.13 F18 << R1 8 corri g
19 40000 4000 2500 46667 0 88 3 41207 2208 15 61 8 1 3311 J6.23 Fl9 < < Ri g corri g
20 40000 4000 2500 46667 0883 41207 2208 15 61,81 3311 -5.19 F2Û < < R2 D conig
21 40000 4000 2500 56667 0 88 3 50037 2208 15 75,06 3311 -5.03 F21 < < R2 1 corrig
22 40000 4000 2500 66667 0883 58867 2208 15 88,30 3311 4.52 F22 < < R2 2 corrigé
23 40000 4000 2500 65667 0883 58867 2208 15 88 3 0 3311 -3.30 F23 < ^ R r j corrig é
24 40000 4000 2500 66667 0 88 3 58867 2208 15 88 3 0 3311 J.28 F24 "^^ R2 4 corrigé
25 40000 4000 2500 66667 0 88 3 58867 2208 15 88,30 3311 -1.47 F25 "^ ^ R2 5 corrigé
2i; 40000 4000 2500 90000 0883 79470 2208 15 119.21 3311 -1.01 F26 < < R2 6 corrigé
27 40000 4000 2500 90000 0 88 3 79470 2208 15 119.21 3311 -0.59 F27 < < R2 7 corrigé
28 40000 4000 2500 90000 0883 79470 2208 15 119.21 3311 -0.22 F28 <<Pfn corrig é
29 40000 4000 2500 90000 0 88 3 79470 2208 1,5 119,21 3311 -0.03 F29 < < R2 g comgé
30 40000 4000 2500 90000 0 88 3 79470 2208 15 11921 3311 0.03 F3Û < < R3 0 comg
31 45000 4500 2813 90000 0 88 3 79470 2483 15 11921 3725 3.21 F31 < < R3 I coni g
174
Tableau IV.4
Tableau IV.5
Vy i"y,inax Vx Ax Ay
Pieu
(kNm) (kN) (KNm) (kN) (mm) (mm)
1 -4999.2 987 -862.7 162 -6.88 -33.7
Tableau IV.6
Mx,max Vy J^[Link] Vx Ax Ay
Pieu
(kNm) (kN) (KNm) (kN) (mm) (mm)
1 -3570.38 705 -617.41 116 -4.93 -24.05
Convention de signe
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Load; -705
Note : il est important de noter que cette illustration est un exemple de la modélisation de
pieu n° I dans LPILE. Tous les résultats ont été résumés dans la prochaine annexe.
ANNEXE VI I
Tableau VII.l
^*'lx,max Vy i^ty^max Vx Ax Ay
Pieu
(kNm) (kN) (KNm) (kN) (mm) (mm)
1 -4926 -987 -706.3 -162 -1.37 -12.2
8 -4803 -987 -713.8 -162 -1.57 -11.52
Tableau VII.2
Mx,max Vy i^[Link] Vx Ax Ay
Pieu
(kNm) (kN) (KNm) (kN) (mm) (mm)
1 -3338 -705 -503.6 -116 -0.98 -7.77
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