Pfe Aérop
Pfe Aérop
Présenté par :
BOUZID AHMED MOUNIR
GHREIB YACINE ABD ELMALEK
Mr. KHELLOU A.R. M.A.A. UKMO Président
Mr. MOUDJAHED N. M.G.C LTPSUD Examinateur
Mr. ABIMOULOUD .Y. M.A.A. UKMO Promoteur
Mr. ELGAROUI Y. M.A.A. LTPSUD Co-Promoteur
A mon père qui a sacrifié sa vie afin de me voir grandir et réussir dans mes
études, celui qui est resté à mes cotés toujours dans ma vie.
A toute ma famille.
A mon père qui a sacrifié sa vie afin de me voir grandir et réussir dans mes
études, celui qui est resté à mes côtés toujours dans ma vie.
A mon binôme et tous mes amis de l’option ECBR (Ben. Nacreddine, Ch.
Imène)
Remerciements
Tout d'abord, nous tenons à remercier le bon Dieu, le clément et le
miséricordieux de nous avoir donné la force et le courage de mener à bien ce
modeste travail.
Que tous les membres du LTPSUD Ghardaïa, trouvent ici l’expression de nos
remerciements les plus sincères.
Nous aimerions exprimer notre gratitude envers tous ceux qui ont, de diverses
façons, de prés ou de loin contribué à l’élaboration de ce travail.
Sommaire
Introduction 2
Chapitre I : présentation
I .1 Présentation 3
I .2 Photo satellitaire de l’aérodrome 3
I .4 Définitions 6
I .5 Destination des aérodromes 6
I .5 .1 Classification des aérodromes 6
I .5 .2 Types des chaussées 6
Chapitre V : Dimensionnement
V.1 Constitution des chaussées aéronautiques 53
V.2 Rappelle sur les méthodes de renforcement 53
V.3 Calcul de renforcement 54
V.3.1Méthode ACN/PCN 55
V.5 Renforcement à l’aide de HWD 59
V.5.2 Solutions proposées 59
Conclusion 62
Annexe
Liste des tableaux
Chapitre II
Tab.06 : Tableau récapitulatif des modules des couches obtenus du pm0+000 au pm 0+600 36
Tab.07 : Tableau récapitulatif des modules des couches obtenus du pm0+600 au pm 3+000 37
Chapitre V
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Fig. 4 : Photo satellite suivante mise en évidence les positions des puits implantés. 45
Chapitre IV
Chapitre V
BB : Béton Bitumineux
Abstract :
This study is based on the calculation of the reinforcement with 2 methods, the first one is the
normal computation method (ACN .PCN) and the second one with the software ELMOD 6,
the latter method based on the amount of degradations of a pavement and the level of severity
Auscultation is found with several methods: visual; HWD; Profilometer; And Geotechnical
Recognition
Résumé :
Cette étude basé au calcul le renforcement avec 2 méthodes, le 1 ere est méthode de calcul
normal (ACN .PCN) et la 2eme avec l’logicielle ELMOD 6, cette dernier méthode basé sur la
quantité de dégradations d’un chaussée et le niveau de gravité
Mots clés : ACN .PCN, ELMOD 6, profilometre uni, HWD, auscultation, chaussées souple
Introduction
Général
Introduction général
Introduction général
Les infrastructures routières et aéronautiques de bonne qualité sont un facteur clé de succès
pour le développement économique et social de nos pays. La maintenance de ces
infrastructures pour lesquelles des investissements importants sont consentis est un défi à
relever pour les pays, surtout pour ceux du tiers monde. Pour cela, la maitrise de leur mode
d'évolution et de dégradation est un élément incontournable.
Ces dernières années, l’Algérie a accumulé un retard dans le secteur des travaux publics.
Aujourd’hui, la tendance a profondément changé et les grands projets qui sont en train d’être
menés en ce moment en sont la preuve.
La wilaya de Tamanrasset n’a pas échappé à cette fatalité, elle a souffert de graves problèmes
liés à la croissance du trafic et aux dégradations des infrastructures de transport existantes à
l’instar de l’aérodrome d’IN SALEH. Actuellement, ces problèmes sont en voie de résorption
grâce au boum économique que connaît l’Algérie en ce moment d’une part et d’autre part à
des nouvelles politiques et visions fondées sur des projections tous azimuts qui commencent à
apporter leurs fruits avec des projets déjà livrés et de nombreux autres en cours.
Cette mise à niveau des infrastructures nous a offert la chance d’en participer par le biais de
notre projet de fin d’études, aussi bien à la rénovation qu’a l’innovation.
Notre projet de fin d’études s’intitule: Etude du renforcement de l’aérodrome d’IN-SALEH.
La présente étude se focalise sur le renforcement des infrastructures de l’aérodrome d’IN
SALEH, afin d’aboutir à une solution innovante et économique, qui va nous permettre de
lutter contre l’accentuation de la fatigue survenant aux chaussées de l’aérodrome face à
l’intensité croissante du trafic d’une part et aux effets climatiques, d’autre part.
La première partie est consacrée à l'étude bibliographique sur les différentes dégradations des
chaussées souple, avec comment décidé le cas de la chaussée et les solutions exiger dans notre
cas
La deuxième est le partie pratique d’une notre cas (aérodrome d’IN SALAH) qui commence
avec auscultation visuelle après une auscultation avec profilometre uni et au HWD .et fin on
lever un prélèvement au sol support et le carottage dans le chaussée
En fin, nous calculons le renforcement avec les 2 méthodes et proposer des solutions pratique
2
Chapitre I :
Présentation
Chapitre I : présentation
I .1Présentation
L'aérodrome de In-Salah est situé sur la commune d'In Salah, à 7 km au nord-est de la ville de
In-Salah et à 1 257,5 Kms au Sud de la capitale d’Alger, l’aérodrome est constitué, d’une
piste orientée 05/23 de 3000 m de longueur et de 45 m de largeur, une bretelle, un parking
ainsi qu’une aérogare.
L’aérodrome In-Salah a été construit entre 1952 et 1954 par la France, cette action a consisté
à réaliser une piste 05/23 d’une longueur de 1800 m et d’une largeur de 45 m avecDes
accotements de 7.5 m de chaque coté
En 1973 l’Algérie a été prolongée la piste a 2400 m avec la même largeur
En 1996 la piste a été prolongée à 2700 m et en 2001 la piste a augmenté et la piste est égale
3000 m et largeur est 45 m
4
Chapitre I : présentation
Internationale).
Statut : Civil
Situation géographique : L’aérodrome est situé à 7 Kms au nord-est de la ville
D’In-Salah
Piste principale : 05/23
Longueur de la piste : 3000 m
Largeur de la piste : 45 m
Largeur de l’accotement de la piste : 7.5 m
Température de référence : 45°
Trafic (2016) : 728 aéronefs
Altitude de l’aérodrome : 273m
5
Chapitre I : présentation
I .4 Définitions :
Aérodrome :
Terrain aménagé pour l’atterrissage et le décollage des avions.
Il comporte, à cet effet, des pistes balisées, et dans certains cas, une tour de contrôle qui règle
sa circulation aérienne, des bâtiments et des hangars. 6
Aéroport :
Ensemble d’installations techniques et commerciales destinées à permettre un trafic aérien
important, le plus souvent international. Le terme d’aéroport est souvent employé à la place
de celui d’aérodrome.
Tous les aéroports sont des aérodromes mais l’inverse n’est pas vrai.6
6
Chapitre I : présentation
a) Chaussées souples :
Le corps constructif ne comporte que des matériaux non traités ou traités aux liants
hydrocarbonés, leurs avantages sont:
- L'intérêt économique certain qu'elles présentent pour des sols supports de bonne qualité,
pour les prolongements et abords de piste et pour les infrastructures dédiées à l'aviation
légère, compte tenu des épaisseurs de chaussée relativement faibles correspondant a ces
différents cas.
- L'aptitude qu'elles ont à se prêter aux phasages de réalisation.3
b) Chaussées semi-rigides :
On distingue :
- Les chaussées comportant une couche de base (et quelque fois une Couche de fondation)
traitée aux liants hydrauliques (ciment, laitier granule...)
- Les chaussées comportant une couche de base et/ou une couche de fondation en sable
gypseux on les rencontre fréquemment dans les régions arides.3
c) Chaussées rigides :
7
Chapitre II :
AUSCULTATION
DES CHAUSSEES
Chapitre II : Auscultation des chaussées
La cause principale des dégradations des chaussées aéronautiques est la fatigue sous l’action
répétée des charges produites par le mouvement intensif des aéronefs et les contraintes
d’origine thermique. Cette usure apparaît souvent sous forme de dégradations qu’on observe
sur la surface des chaussées, et peut par conséquent se manifester comme des déformations
avec ou sans fissurations des enrobés.
La fissuration dans le revêtement entraîne la pénétration des eaux jusqu’aux couches
inférieures qui se saturent, et par conséquent engendrent une diminution de la portance du sol
support par perte des caractéristiques mécaniques.
Ces dégradations sont causées principalement par le mauvais dimensionnent, les conditions de
la mise en œuvre et les conditions d’exploitation, comme le trafic et le climat.1
Les dégradations sont les différents désordres que peut manifester une chaussée après un
certain temps de sa mise en service.
- Les chaussées périssent essentiellement par déformation sans fissuration des enrobés, ou par
fissuration lorsque les enrobés sont suffisamment fissurés pour ne plus jouer leur rôle
répartiteur, ou lorsque les deux phénomènes se combinent. Les fissures entraînent alors la
pénétration de l'eau jusqu'aux couches inférieures non traitées qui se saturent, et par
conséquent leur portance diminue on peut distinguer 4 groupes principaux de désordres dans
une chaussée :
Les fissurations.
Les arrachements.
Les déformations.
Autres dégradations.
De maniérée à uniformiser les appellations, nous présentons une liste, qui ne serait être
exhaustive, des principales dégradations des chaussées souples avec leurs dénominations
habituelles et une définition pour chacune.2
9
Chapitre II : Auscultation des chaussées
-Faïençage de fatigue ou retrait: cassure en milles du revêtement, les mailles ayant la forme
de polygones dont la plus grande diagonale ne dépasse pas 60cm, comme la montre la figure
ci-après :
-Fissuration des joints : fissures situées sur un joint comme montré la figure ci-après :
10
Chapitre II : Auscultation des chaussées
II.1.2.2 Arrachements :
-Pelade : c’est le décollement de la couche de roulement par plaques plus ou moins grandes
comme la montre la figure ci-après :
11
Chapitre II : Auscultation des chaussées
- nids de poule : cavité à la surface de la chaussé due à des départs de matériaux comme la
montre la figure ci-après :
- Dés enrobage / brulures : séparation du mastic (liant + fines) et des granulats aves un
éventuel départ de ces derniers comme la montre la figure ci-après :
II.1.2.3 Déformations :
12
Chapitre II : Auscultation des chaussées
- Glaçage : usure du revêtement qui rend lisse et glissant comme la montre la figure ci-
après :
- Ornière / frayée : dépression longitudinale de faible rayon transversal apparaissant dans les
traces des atterrisseurs et éventuellement accompagnée d’un fluage des enrobées se
matérialisant par un bourrelet en bordures de la déformation comme la montre la figure ci-
après :
13
Chapitre II : Auscultation des chaussées
- Remontée d’eau : zone humide à la surface du revêtement comme la montre la figure ci-
après :
14
Chapitre II : Auscultation des chaussées
- Dépôt de gomme : dépôt de caoutchouc localisé dans la zone de toucher de roues comme la
montre la figure ci-après :
15
Chapitre II : Auscultation des chaussées
Couche inférieures
Déformation Fissure
II.1.3.1 Trafic
Le trafic est l’élément le plus prépondérant dans la dégradation d’une chaussée.
Toutefois, les désordres provoqués ne sont pas directement liés au nombre de mouvement par
jour. Il dépend d’un facteur complexe englobant à la fois la charge par atterrisseur, le mode
d’assemblage des roues, la pression de gonflage des pneumatiques, la fréquence de passage et
la durée d’application des charges.
Donc la charge des atterrisseurs, entraîne un vieillissement rapide à la couche de la surface ce
qui induit la détérioration de cette dernière.1
16
Chapitre II : Auscultation des chaussées
En ce qui concerne la fabrication ou la mise en œuvre on peut citer les défauts suivants :
· La ségrégation des graves concassés.
· Les dosages non respectés.
· Le mauvais enrobage.
· Le compactage insuffisant.
· Les températures de mise en œuvre trop basses.
· Répandage de liant irrégulier.1
17
Chapitre II : Auscultation des chaussées
18
Chapitre II : Auscultation des chaussées
La VDT est corrigée au moyen d’un deuxième abaque qui tient compte du nombre et du type
de dégradation significative (dont les valeurs déduites sont supérieures à 5).
L’indice de service de chaque maille est égal au complément à 100 de la valeur déduite
corrigée de la maille :
IS = 100 – VDC
Notons que :
L’indice de service de la section est la moyenne des indices de service de chacune des mailles
composantes.2
IS Global :
Indice calculé à partir du traitement de l’ensemble des dégradations rencontrées sur la
chaussée qui donne son état global.
IS Structurel :
Indice de service calculé à partir du traitement des dégradations des structures rencontrées sur
la chaussée permettant d’apprécier l’état de la chaussée révélant un défaut de portance.
IS superficiel :
Indice de service calculé à partir des dégradations des surfaces rencontrées sur la chaussée
permettant d’apprécier l’état superficiel de la chaussée.
L’indice de service, peut prendre des valeurs comprises entre 0 (chaussée hors service) et 100
(chaussée neuve). Le tableau suivant nous montre l’état de la chaussée pour chaque fourchette
d’indices de service2
Tab2 : IS et niveau de service
Indice de service en % Niveau de service
0 - 10 Hors service
10 - 25 Très mauvais
25 - 40 Mauvais
40 - 55 Passable
55 - 70 Moyen
70 - 85 Bon
85 - 100 Très bon
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Chapitre II : Auscultation des chaussées
Oui
Entretien léger ;Gros
entretien sur les
IS > 65
mailles dont
IS < 65
IS < 50
Oui non
Non oui
Réfection Evaluation de IS superficiel < IS Rénovation de
De la La portance Structural la chaussée
Chaussée
Le HWD (Heavy Weight Déflectomètre) est un appareil d’auscultation non destructive des
chaussées aéronautiques permettant de générer, par un système de masse tombante, un
chargement impulsionnel afin de simuler le passage d’une roue d’avion. La réponse de la
chaussée à cette sollicitation est mesurée au moyen de géophones. L’enregistrement est
analysé pour déterminer les caractéristiques de la chaussée avec pour objectif un calcul de
renforcement ou d’une capacité portante. Une auscultation régulière au HWD constitue pour
le gestionnaire un outil de gestion rationnelle d’entretien d’une plateforme5
20
Chapitre II : Auscultation des chaussées
Les mesures prises sur site par le système HWD permettent de calculer les paramètres
suivants :
Les valeurs des déflexions ;
Les modules en surface ;
Les modules de rigidités de chaque couche ;
La durée de vie résiduelle de la chaussée existante ;
Les épaisseurs de renforcement
L’appareil HWD consiste à reproduire les sollicitations dues au passage d’un véhicule lourd
ou avion et à mesurer la réaction de la chaussée en mesurant le bassin de déflexion à l’aide de
neuf (09) géophones
Le premier géophone est situé dans une cavité aménagée au centre de la plaque de
chargement. Les autres sont placés sous la remorque le long de la tige mobile de 2,25 m et
peuvent être positionnés aux endroits désirés selon les besoins
Le chargement dynamique produit est mesuré à l’aide d’une cellule adéquate, les charges
peuvent varier de 30 à 280 KN selon le poids de la masse et la hauteur de chute. La charge
utilisée pour l’analyse structurale des chaussées aéronautiques dépend de l’avion le plus
contraignant.
La masse est montée à la hauteur voulue (100 et 400 mm dans notre cas) puis laissée en chute
libre grâce à un signal électrique. L’impulsion est transmise par un amortisseur de caoutchouc
à une enclume reposant sur une plaque d’acier circulaire de 300 ou 450 mm de diamètre. La
plaque peut s’incliner jusqu’à 6° par rapport à l’horizontale pour mieux épouser la forme de la
surface.
21
Chapitre II : Auscultation des chaussées
II.2.2 Déflexions
La déflexion est par définition le fléchissement de la chaussée sous une charge connue
mesurée en mode statique ou dynamique. On peut aussi dire que c’est l’affaissement ou le
déplacement vertical mesuré à la surface, exprimé en unité de longueur (micron de mètre)
sous l’effet de la charge exercée par le déflectomètre. Ce paramètre mesuré permet d’évaluer
la portance de la chaussée exprimée par la durée de vie résiduelle calculée à la fin du
traitement de toutes ces données. L’amplitude de la déflexion est intimement liée aux
propriétés et dimensions du corps de chaussée.
L’uni est mesuré au moyen d’un appareil de type profilomètre inertiel laser RSP 5051 de
marque Dynates fixé à l’aide de supports métalliques à l'avant du véhicule.
22
Chapitre II : Auscultation des chaussées
II.3.1Principe de mesure
Les mesures ont été effectuées à des vitesses variant entre 20 et 80 Km/h. Les lasers mesurent
les hauteurs entre le revêtement et les capteurs (D) et les accéléromètres corrigent le
mouvement du véhicule (A). Le profil est obtenu par la combinaison de ces mesures.
Le schéma suivant donne une idée claire sur le principe de mesure.
L’indice IRI est calculé tous les 10 m, ce dernier représente un indicateur d’uni
proportionnel aux déplacements verticaux cumulés de l’axe d’une roue par rapport au
châssis du véhicule exprimé en m/km. L’IRI varie entre 0 m/km et 10 m/km représentant,
respectivement, une chaussée parfaite et une chaussée complètement détériorée sur
laquelle on ne peut circuler qu’à vitesse réduite.
L’indice BBI est calculer chaque 25cm, cette méthode est basé sur la détection des
irrégularités de la surface qui se présente sous forme de Bosses, la géométrie de ces
dernières est , ensuite, caractérisée et étudiée le long de la piste. L’uni est considéré
acceptable si la valeur de BBI est inférieure à 01, dans le cas contraire, l’uni est excessif ou
inacceptable.
23
Chapitre II : Auscultation des chaussées
1.800
1.600
UNACCEPTABLE ZONE
1.400
1.200
Boeing Bump Index
EXCESSIVE ZONE
1.000
0.800
0.600
ACCEPTABLE ZONE
0.400
0.200
0.000
0.000 10.000 20.000 30.000 40.000 50.000 60.000
Bump Length (meters)
II.4Reconnaissance géotechnique
Cette étude doit d’abord permettre de localiser les différentes couches et donner les
renseignements de chaque couche et les caractéristiques mécaniques et physiques de ce sol.
Pour cela le laboratoire des travaux publics de sud a été chargé par la direction des
infrastructures de base de la wilaya de Tamanrasset pour procéder aux essais géotechniques
sur le site pour l’aérodrome d’in Salah
Le calcul de l’épaisseur des chaussées souples nécessitera des prélèvements destinés à des
essais CBR en laboratoire, module de réaction, granulométrie, teneur en eau, perméabilité,
densité en place.
Ce programme doit inclure des reconnaissances « in situ » : Les creusements des puits et les
carottes. 1
II.4.1 Campagnes de carottage
24
Chapitre II : Auscultation des chaussées
25
Chapitre III :
Etude Pratique cas
Aéroport In Salah
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
2. Niveau de gravité :
C’est le relevé qualitatif de la dégradation, on peut citer trois niveaux de gravité qui
Sont :
· Léger.
· Moyen.
· Elevé.
3. Quantité de la dégradation :
Le relevé quantitatif consiste à découper la section de la chaussée à étudier en tronçons d’aires
constantes pour bien définir les dégradations à relever
III.1.
Lors d’une mission effectuée sur le site de l’aérodrome, il a été procédé au relevé visuel
détaillé de dégradations respectivement au niveau des chaussées des aires suivantes :
- piste d’envol.
Les relevés ont été effectués conformément au catalogue de dégradation S.T.B.A (Service
technique des bases aériennes).
Le maillage adopté pour le relevé des dégradations a consisté en la division de la piste par des
mailles de 25 x 20 m2Pour chaque maille de relevé, il est noté le type de dégradation, son
étendue (linéaire ou surface) et son degré de gravité.
27
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Les mailles sont matérialisées sur la chaussée par un marquage en peinture en M Inscrivent le
numéro de chaque maille.
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Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Généralisées au milieu des bandes d’épandage, dont le degré de gravité est variable entre le
léger et le grave
Généralisées au milieu des bandes d’épandage, dont le degré de gravité est variable entre le
léger et le grave
29
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Les causes sont : le retrait dû à la prise de l’assise traitée aux liants hydrauliques sous l’effet
des variations de la température, la fissure remonte au travers de la couche de surface, et
l’ouverture varie selon la saison, s’accentuant davantage en hiver et le défaut de construction
d’un joint de reprise de tapis d’enrobés.
Evolutions : elle évolue vers l’épaufrure et le faïençage, flache et départ de matériaux. Il n’ya
aucune technique d’entretien courant, mais seulement un pontage à chaud avec un mastic
spécial dans le cadre d’une opération programmée.
III.1.2.4 Gonfle
Gonflement localisé au niveau des bandes de rives accompagné par des fissures de grandes
ampleurs
Les causes sont : les réactions physico-chimiques ponctuelles entre des constituants de la
structure et l’eau, réactions qui forment des composés gonflants
Evolutions : elle évolue en prenant de la hauteur, ainsi que vers une fissuration en étoile de la
couche de roulement.
III.1.3Calcul du PCI ou IS :
Les indices de services propres à notre projet sont les suivants :
On constate, d’après le tableau précédent, que l’état global de la piste principale05/23 est
Mauvais (IS moyen est égal 25.40), ainsi que le niveau de service de la structure et de la
surface est considérée comme en mauvaise état (IS structurel = 32.18, IS superficiel
=28.14).Suivant l’organigramme précédent,
30
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Nous jugeons que la piste à son état actuel nécessite une réfection totale, soit une opération
économiquement très colossale vue la situation financière et crise monétaire que vit le pays en
ce dernier temps, sans pour autant, oublier les pertes d’argent dues à la fermeture de
l’aérodrome pendant la période de réfection qui peut s’étaler jusqu’à une année et demi.
L’alternative qui se voit à ce propos adéquate, est de procéder actuellement à un renforcement
de la piste existante sur sa conjoncture actuelle ainsi une durée supplémentaire est accordée à
la piste. Certes, l’opération de renforcement ne dure pas autant que la période de réfection ce
qui permet un gain sur le prolongement de la durée de vie de la piste actuelle et une espérance
du changement de la conjoncture financière du pays dans les prochaine années.
Afin de mieux couvrir la surface de la piste un plan d’intervention a été établi de telle façon à
avoir le maximum de mesures de portance dans les bandes centrales des mesures.
Au total sept 07 profils ont été réalisés au niveau de la piste 05/23 en partant du seuil 05 vers
le seuil 23. Le nombre total des points mesurés est de457 soit 457 X 2 = 914 Chutes ou
mesures.
Les intervalles de mesure au niveau de chaque profil et le nombre des points de mesure
relatifs sont donnés dans le tableau suivant
31
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
III.2.2 Déflexions
ELMOD 6 (Elévation Layer Moduli Overlay & Design) logiciel de traitement des données,
utilise ce modèle pour le calcul des déflexions théoriques, le but est de minimiser au sens des
moindres carrés l’erreur entre les déflexions mesurées et calculées,
Moyenne 890 715 629 523 437 302 221 162 127
32
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Le module de surface (surface modules E0) est le module d’une seule couche équivalente
qui va donner une déflection en surface égale à celle enregistrée sur un système multicouche
réel. Ce module permet de constater la présence de couches souples ou rigides, il est utilisé
aussi pour donner une première estimation des modules d’élasticité de la chaussée. Le module
de surface E0 est un outil simple et pratique pour la détection de présence de couche faible,
mais le module de ces couches ne peut être déterminé directement à partir d’E0 seulement.
C’est pour cela qu’E0 est lié à l’épaisseur équivalente de la couche et non à l’épaisseur
actuelle. Cette dernière information doit être connue pour pouvoir calculer les modules
d’élasticité de chaque couche.
33
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Moyens 806 249 188 169 135 145 158 180 184
Profils
Nombre 0 300 450 600 900 1200 1500 1800 2250
de points
mesurés les modules en surface moyen (Mpa)
80 991 307 233 206 162 169 185 213 220
Axe
80 1029 324 244 217 170 180 200 235 250
3.5d
80 935 316 244 220 175 187 209 248 265
3.5g
40 878 280 212 188 147 157 174 207 224
7d
40 908 290 220 195 152 159 178 215 233
7g
20 787 264 203 181 142 151 169 203 222
12d
20 854 295 226 202 160 169 188 224 241
12g
Moyens 912 297 226 201 158 167 186 221 236
34
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Le calcul des modules élastiques Ei des couches ; Après avoir introduit les épaisseurs (ei) des
différentes couches de la structure et compte tenu d'une part du module moyen défini et,
d'autre part, des valeurs mesurées lors de l'essai, le module de chacune des couches est calculé
(calcul inverse) ainsi que les contraintes et déformations correspondantes. Les éléments
théoriques utilisés lors de cette phase de calculs itératifs sont basés sur le principe M.E.T.
(Method of Equivalent Thicknesses), ou méthode d'Odemark-Kirk, complétées par la théorie
de Boussinesq.
A la fin de cette première phase d'exploitation des mesures, les données suivantes, qui sont les
réponses in-situ de la structure, sont disponibles au droit de chaque point testé
Après cette partie analytique, il reste à interpréter les résultats en termes de "résistance
globale à la portance" vis à vis du trafic futur prévu. Dans un premier temps, plusieurs
paramètres doivent être définis, en particulier la variation des modules des bétons bitumineux
en fonction de la température.
Le logiciel ELMOD 6 permet le calcul des modules d’élasticité de chaque couche grâce à
trois modules intégrés à savoir :
1. Radius of Curvature :
35
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Ce sont trois techniques pour le calcul des modules se basant sur des différentes théories :
Les modules d’élasticité calculés par la méthode « Deflection Basin Fit » sont donnés sur les
tableaux suivants :
Piste d’envol 05/23 :
Modules des
E1 E2 E3
couches
Profils
Nombre de points les modules en surface moyen
mesurés (Mpa)
Axe 80 5919 563 77
3.5d 80 6006 878 100
3.5g 80 3240 1094 103
7d 40 3640 708 96
7g 40 4487 909 78
12d 20 3061 875 78
12g 20 4638 939 98
Moyens 4427 852 90
36
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Modules des
E1 E2 E3
couches
Profils
Nombre de points les modules en surface moyen
mesurés (Mpa)
Axe 80 4542 623 89
3.5d 80 4366 784 92
3.5g 80 3165 899 100
7d 40 3566 752 79
7g 40 3548 863 83
12d 20 2686 854 81
12g 20 2769 727 106
Moyens 3520 786 90
Nombre profil 01 02 02 02
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Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Tableaux suivants donnent les valeurs moyennes d’IRI de chaque profil par trois sections.
Les profils en long obtenus sont portés dans l’annexe.
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Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
IRI (Max) % % % %
Profile Positions (IRI>10) (5≤IRI<10) 2.5≤IRI<5 IRI<2.5
Très mauvais Mauvais Moyen Acceptable
Axe 6.87 2.04 - 2.05 00 1.98 15 83
3.5d 9.34 0.20 – 0.21 00 1.65 14.52 83.92
3.5g 9.53 0.20 - 0.21 00 01 19.47 79.52
07d 9.98 0.20 – 0.21 00 1.32 19.14 79.53
07g 10.28 0.20 – 0.21 0.30 1.98 22.44 75.57
12d 12.09 0.20 – 0.21 0.30 4.95 44.55 50.49
12g 12.4 2.23 – 2.34 01 10.56 51.15 37.28
Les profils centraux (axe, 3.5d, 3.5g, 7d, 7g) présente un état de planéité moyen dont les
pourcentages des valeurs d’IRI caractérisant l’état de planéité “acceptable“ dépassent les 75 %
bien que ceux caractérisent l’état de planéité mauvais varient de 01 à 1.98% ;
Les profils latéraux (12d, 12g) présente un état de planéité moyen à mauvais dont les
pourcentages des valeurs d’IRI caractérisant l’état de planéité “acceptable“ ne dépassent pas
les 51 % bien que ceux caractérisent l’état de planéité mauvais varient de 4.95 à 10.56%. non
négligeant la présence de quelques endroits où l’uni est jugée très mauvais ;
Les profils (3.5d, 3.5g, 07d, 07g, 12d) présente ces valeurs maximales d’IRI au niveau de la
zone comprise entre PM200 et le PM210.
Une campagne de carottage a été effectuée sur la piste d’atterrissage et ses annexes, afin de
vérifier l’épaisseur de la couche bitumineuse (béton bitumineux, grave bitume) et de
déterminer l’ampleur et la profondeur des fissures, le schéma suivant présente les notations
des bandes d’épandage de la piste 05/23.
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Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Joint
d’épandage
0+500 08.50 15.0 Bon
colmaté entre
(B5) et (B6)
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Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
(B2) sur un
0+700 joint transversal 08.00 23.0 Bon
colmaté
Joint
d’épandage
1+600 8.00 16.00 Mauvais
colmaté entre
(B5) et (B6)
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Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
(B4) axe de la
2+900 8.00 22.00 Mauvais
piste
Les carottes prélevées au niveau des joints ont montré que les fissures sont profondes et le
colmatage est superficiel.
Les carottes prélevés des joints montrent que les fissures sont nuées en surface est propage
vers les couches inférieures, chose reflétant la contribution des conditions climatiques dans la
dégradation de la chaussé.
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Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
La reconnaissance géotechnique des matériaux constituant le sol support a été réalisé par des
puits creusés au niveau du terrain avoisinant de la piste Les constatations faites ont été
résumées comme suit :
P1 (N 27˚ 15’ 31.8’’ E 002˚ 31’ 27.7’’)
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Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
P5 (N 27˚ 14’ 45.3’’ E 002˚ 30’ 05.2’’) (puits réalisé sur une zone basse)
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Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Fig.4 : La photo satellite suivante mise en évidence les positions des puits implantés.
A l’Ussé de cette campagne de creusement des puits nous pouvons déduire que le terrain
support de la piste d’envol de l’aérodrome de In-Salah est formé dans son côté Nord-est d’une
couche de sable grossier jaunâtre, humide, moyennement épaisse environ 70cm, repose sur
une couche d’argile verdâtre à violacé humide, bien que le côté Sud-ouest de la piste est
formé d’une couche de sable grossier jaunâtre humide recouverte par une couche d’argile
violacé, sèche près de la surface, les tous repose sur une argile violacé humide.
Lors de l’excavation du puits P05, nous avons remarqué que la couche d’argile est sèche et
dure, nous rappelons aussi que ce puits est réalisé dans un endroit bas par rapport à la piste,
directement dans la couche d’argile sise au-dessous de la couche de sable, chose suggérant
que la couche de sable, avec sa perméabilité élevée, joue le rôle d’une collecteur d’eau
hydratant le sous-sol de la piste.
III.5 Conclusion :
Selon Les différentes méthodes d’auscultation réalisées ont permis de tirer les conclusions
suivantes :
45
Chapitre III : Etude Pratique cas Aéroport In Salah
Auscultation visuelle:
-Le relevé de dégradation montre que la piste est infectée généralement à ces joints
d’épandage longitudinaux et transversaux dont le degré de gravité est variable
- les fissures sont colmatées au niveau de la bande centrale et les bandes latérales
- la présence de quelques dégradations ponctuelles types gonflement
Auscultation au HWD
Auscultation au profilometre :
-Le contrôle de l’uni à l’aide de l’appareil profilomètre montre que les valeurs moyennes
d’IRI obtenus sur la piste 05/23 de l’aérodrome de In Salah varient entre 2.30 et 4.11 m/Km,
avec une moyenne de 2.70 m/km, pour les profils (axe, 3.5d, 3.5g, 7d, 7g) l’état de planéité
dans l’ensemble est jugé moyen, bien que-il est jugé moyen à mauvais pour les profils (12d,
12g), non négligeant la présence de quelques endroits au niveau de ces profils latéraux où
l’uni est jugée très mauvais.
Campagne avec carottage :
-La campagne de carottage révèle que l’épaisseur moyenne de la couche bitumineuse est de
21cm pour la section comprise entre PM0+000 et le PM 0+600 et de 30 cm pour la section
comprise entre le 0+600 et 3+000, cette campagne montre aussi que les fissures franchissent
toutes la couche bitumineuse et que le colmatage réalisé est superficiel
-La campagne de creusement des puits montre que le terrain support de la piste est formé dans
son côté Nord-est d’une couche de sable grossier jaunâtre, humide, moyennement épaisse
(environ 70cm), repose sur une couche d’argile verdâtre à violacé humide, bien que le côté
Sud-ouest de la piste est formé d’une couche de sable grossier jaunâtre humide recouverte par
une couche d’argile violacé, sèche près de la surface, les tous repose sur une argile violacé
humide. La couche de sable rencontré lors de l’excavation des puits, avec sa perméabilité
élevé, joue le rôle d’un collecteur d’eau hydratant le sous-sol de la piste.
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Chapitre IV :
Etude géotechnique
Chapitre IV : Etude géotechnique
Cet essai a pour objet de déterminer la répartition des grains suivant leurs dimensions Ou
grosseurs.
Les résultats de l’analyse granulométrique sont donnés sous forme d’une courbe dite courbe
granulométrique, cette analyse se fait en générale par un tamisage.1
Les limites d’Atterberg sont déterminées à l’aide d’un appareil appelé CASAGRANDE qui
caractérise le comportement des sols fins en présence d’eau. Ces limites déterminent l’état du
sol dans des différentes phases :
- Limite de plasticité (Wp):c’est la limite ou l’échantillon du sol passe de L’état solide à
l’état plastique.
- Limite de liquidité (WL):c’est la limite ou l’échantillon de sol passe de L’état
plastique à l’état liquide.
- Indice de plasticité(Ip) : il s’exprime en pourcentage correspondant à la Différence
entre la limite de liquidité et la limite de plasticité : IP = WL– WP.1
C’est un essai qui a pour objectif d’évaluer la portance du sol en estimant sa résistance au
poinçonnement, et ce afin de pouvoir dimensionner la chaussée.
48
Chapitre IV : Etude géotechnique
L’essai consiste à soumettre des échantillons d’un même sol au poinçonnement plus
explicitement, les échantillons sont compactés dans des moules à la teneur en eau optimum
(PROCTOR modifié) avec différentes énergies de compactage qui sont imbibés pendant 4
jours. L’essai CBR a été réalisé avec une énergie de compactage de 55 coups par couche pour
chaque puits1
Des échantillons ont été prélevés des puits creusés au niveau du terrain avoisinant de la route
afin de déterminer les caractéristiques géotechniques des matériaux constituant le sol support.
Ces échantillons ont été soumis aux essais en laboratoire dont les résultats sont résumés dans
le tableau suivant :
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Chapitre IV
P2 (0.6-3.00) 100 100 85 80 77 30 53.85 29.44 24.41 16.98 2.03 1.74 84.9 0.48 03 Argile
P3 (1.3-3.00) 100 99 96 95 86 43 73.06 30.19 42.87 22.13 1.92 1.57 82.1 1.89 02 Argile
P6 (2.0-2.40) 100 100 92 89 83 44 65.25 32.53 32.72 17.47 2.01 1.71 87.4 / 02 Argile
Ces résultats montrent que les échantillons prélevés du facies argileux caractérisent un sol très plastique, peu carbonaté, peu gypseux, ayant
indice de plasticité varie entre 24 et 42%, un dégrée de saturation varie entre 81 et 93% et un taux de fines (<0.08 mm) dépasse les 80%. La
classification de ce sol selon leur nature avec le guide technique de la réalisation des remblais et des couches de forme - fascicule II de LCPC –
montre que le sol est appartiens à la classe A des sols fins dans les sous classe A2 ; A3, A4.
Le sol rencontré est caractérisé par une perméabilité très réduite. Ce qui permet de former un écran non drainant des eaux d’irrigation.
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IV.3 Analyse des enrobés
D’après les carottages effectués sur les aires de manœuvres de l’aérodrome d’in Salah on a
fini de déduire qu’il existe plusieurs couches d’enrobé.
Le moyen utilisé pour l’extraction d’un modèle de la chaussée est le carottage (prélèvement
d’un nombre suffisant de carottes) ; Ces données nous ont permis d’adopter le modèle à trois
couches suivant;
Chapitre V : Dimensionnement
Introduction :
Le dimensionnement des structures de chaussées constitue une étape importante dans l’étude
d’un projet aéroportuaire. Il s’agit de déterminer les épaisseurs des différentes couches de la
structure de chaussée et de choisir les matériaux ayant les caractéristiques requises. Tout cela,
en fonction des paramètres fondamentaux que sont l’environnement de l’aérodrome, le trafic
et la durée de vie de la chaussée.
La chaussée se dégrade et se fatigue tout au long de sa durée de service jusqu’à atteindre un
état faisant chuter considérablement le niveau de service et mettant en danger la sécurité des
usagers. Les travaux d’entretiens ne sont alors plus suffisants et il est, pratiquement,
nécessaire de construire une nouvelle chaussée sur l’ancienne.
Cette nouvelle chaussée sera appelée « renforcement » et comprendra, au moins, une couche
de base et/ou une couche de roulement
V.1.1Chaussée souple
Le revêtement de la chaussée souple est à base du liant hydrocarboné -Bitume- qui comprend
Trois couches définies du haut en bas comme suit :
Couche de surface
Cette couche est en contact directe avec les pneumatiques des aéronefs, elle a comme rôle de
transmettre les efforts extérieurs aux couches inférieures, elle est composée par une couche de
roulement et d’une couche de liaison. La couche de surface a aussi le rôle :
Couche de base
C’est une couche supportant des efforts importants qu’elle doit transmettre à la couche de
fondation avec une bonne répartition. Elle doit être constituée par des matériaux de très
bonnes qualités.
Couche de fondation
C’est une couche sur laquelle repose les couches supérieurs qui intervient donc dans
La résistance de la chaussée en faisant répartir les efforts ‘’contraintes normales vers le sol
support ou la couche de forme si celle-ci existe. Elle peut être exécutée avec des matériaux se
trouvant sur place ou avec des matériaux d’apport.
53
Chapitre V : Dimensionnement
Dimensionnent forfaitaire :
Lors de dimensionnement, cette méthode prend en considération l’évolution d’un type
d’avion nettement le plus fréquent de l’aérodrome concerné sur une hypothèse de trafic de dix
mouvement par jour pendant dix ans.
La méthode française de dimensionnement des chaussées aéronautiques s’appuie, pour les
chaussées souples, sur l'équation CBR (californien Bearing ratio) et pour les chaussées en
béton de ciment, sur les équations de Westergaard.Contrairement à la méthode suivie pour
dimensionner les chaussées routières, il n'existe pas d'essieu de référence dans le domaine
aéronautique.
L'atterrisseur principal de chaque avion (roue simple isolée - RSI, tandem ou boggie) est
ramené à une roue simple équivalente (RSE) produisant les mêmes effets sur la chaussée.
La durée de vie retenue pour une chaussée souple est de 10 ans, Contrairement à une chaussée
rigide qui elle, est dimensionnée pour une durée de vie de 20 ans
Dimensionnent optimisé :
Différemment au dimensionnement forfaitaire quine prend en compte qu’un type d’avions,
celui optimisé ne permet le dimensionner d’une structure de chaussée qu’en tenant compte de
plusieurs types d’avions, leurs fréquences et leurs charges respectives, pour une durée de vie
bien déterminée .
La méthode présente l’avantage de convertir les mouvements réels de chacune des charges et
atterrisseurs considérés en mouvements équivalents de même charge de référence ; de noter
que le (charge et atterrisseurs, nombre de mouvements),sont équivalent quand ils produisent
la même fatigue (chaussée et sol support)
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Chapitre V : Dimensionnement
Avion critique :
D'après les informations données par le DTP Tamanrasset, la piste sera dimensionnée pour
supporter un avion du type B737-800.
Tab1 : caractéristiques d’avion critique
Pourcentage de Pression totale de
Masse totale au distribution de la gonflage des
Avion roulage M (KG) charge totale sur pneumatiques q
atterrisseur (MPA)
principale (%)
B737-800 79243 46,9 1,47
55
Chapitre V : Dimensionnement
Le principe général de cette méthode est le suivant : un avion dont L’ ACN est inférieur ou
égal au PCN d'une chaussée peut utiliser cette chaussée sans autre restriction que celle
pouvant être liée à la pression de ses pneumatiques.
La pression de gonflage des pneumatiques: q des atterrisseurs de l ‘avion considéré.
Masses: les masses des avions nécessaires à I ‘application de la méthode ACN-PCN résidant
dans:
- La masse maximale de roulage M.
- La masse à vide en ordre d'exploitation m.
RSE: (Roue Simple Equivalente à un atterrisseur) charge sur une roue Simple qui produit à
une profondeur donnée de la chaussée les mêmes Contraintes que I ‘atterrisseur considéré.
RSI: Roue Simple Isolée gonflée à 0,6MPa, caractéristique de la portance de la chaussée
considérée.
Les ACN des avions ne sont calculés que pour 4 catégories de sol support Caractérisées
chacune par un CBR (chaussées souples)
56
Chapitre V : Dimensionnement
Pour des raisons de sécurité on prend en considération les CBR les plus défavorables, donc on
prend un CBR représentatif qui est égale à 5.
V.3.2 Epaisseurs et coefficient d’équivalences des chaussées existantes
Pour la détermination des épaisseurs équivalentes des chaussées existantes on doit Tenir
compte du coefficient d’équivalence et se référer à l’état actuel de la chaussée.
Les coefficients d’équivalences de chaque matériau sont mentionnés dans le tableau Suivant :
D’après les sondages carottés effectués sur les aires de manœuvre de l’aérodrome D’in Salah,
nous avons mesuré les épaisseurs des couches constituant la structure de la chaussée, ainsi de
déterminer les épaisseurs de renforcement, en différenciant l’épaisseur équivalente calculée
pour une chaussée neuve et l’épaisseur équivalente de la chaussée existante.
Dans les tableaux suivants nous allons déterminer les épaisseurs de différentes couches
Nous utilisent les épaisseurs des carottes de la bande B3 PM 0+ 900
57
Chapitre V : Dimensionnement
B - Caractéristiques de la chaussée
L’épaisseur équivalente du corps de chaussée de la piste est de 67cm ;
e : en cm ;
RSI : en tonnes ;
Log : logarithme décimal.
Pour une épaisseur équivalente totale de 67 cm et un CBR de 5%, pour le sol support de la
plateforme de la piste, la formule donne une (RSI).
RSI= 15.66 tonnes
V.4.3Calcul de l’ACN :
Les ACN des principaux avions existants ont été calculés et publiés par l’O.A.C.I., ils sont
fournis pour chaque type de chaussée sur la base des quatre catégories de résistance de sol
support.
Pour un avion type Boeing 737-800 (M max = 79243 kg), une chaussée souple et un CBR de
05 (C) pour le sol de fondation de la plateforme l’ACN est de 51
58
Chapitre V : Dimensionnement
On remarque que l’ACN (51) est supérieur au PCN (23.50), donc l’épaisseur obtenue par la
méthode STBA pour la piste est non vérifiée. Donc on doit majorer l’épaisseur obtenue pour
la piste soit e= 100cm
Pour une épaisseur équivalente totale de 100 cm et un CBR de 5%, pour le sol support de la
plateforme de la piste, la formule donne une RSI.
Le renforcement moyen obtenu par l’appareil HWD pour la piste après un fraisage de 06 cm
de la couche de roulement est d’environ les 180mm avec une durée de vie moyenne de
3.3ans.
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Chapitre V : Dimensionnement
60
Conclusion
Conclusion
Conclusion :
Après une étude détaillée de notre projet qui consiste à renforcer l’aérodrome d’IN SALAH,
et vu l’importance de cette infrastructure de grande envergure dont la contribution au
développement régional et national non négligeable, nous sommes arrivés à conclure que
l’aérodrome de In Salah nécessite en effet une réfection proprement dite mais vue la crise
économique que vit notre pays nous avons opté à un renforcement afin qu’il soit plus
opérationnel et performant et répondre aux exigences nécessaire de la aéronautiques.
Pour la bonne exécution de ce renforcement, il faut faire un bon diagnostic visuel et une
auscultation aux machines adéquates ; et de donner toujours l’importance au travail avec les
nouvelles technologies d’auscultation.
Enfin, ce projet de fin d’étude nous a permis d’acquérir des expériences sur l’élaboration
d’une étude de renforcement d’infrastructures aéroportuaire, et aussi nous a permis d’élargir
nos connaissances dans le domaine des chaussées en bétons bitumineux et l’auscultation avec
HWD et profilometre qui représente un bon moyen de prise de décision quant aux
renforcements des chaussées dans le domaine des travaux publics et en particulier les
aérodromes. Les avantages qu’offre ces outils lors et après leur utilisation dans un projet sont
énorme et assez bénéfiques.
Une telle étude a été une occasion pour nous de bénéficier des connaissances et de
l’expérience des cadres du LTPS GHARDAIA d’une part, et d’autre part d’apprendre une
méthodologie rationnelle à suivre pour l’élaboration un projet de travaux publics à l’avenir.
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