CONTRACEPTION
CONTRACEPTION
INSTITUT LA CONFÉRENCE H I P P O C R AT E
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La Collection Hippocrate
Épreuves Classantes Nationales
GYNÉCOLOGIE-OBSTÉTRIQUE
Contraception
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Dr Jacky NIZARD
Chef de Clinique
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Contraception
Objectifs :
– Prescrire et expliquer une contraception
– Discuter les diverses possibilités de prise en charge d’une
grossesse non désirée.
– Discuter les indications de la stérilisation masculine et féminine.
A/ Contraception orale
● C’est le moyen de contraception le plus utilisé en France. C’est également un moyen de
contraception facile, efficace et réversible. Sa tolérance clinique et métabolique s’améliore,
surtout avec les nouvelles molécules.
● La contraception orale a pour but d’empêcher la survenue d’une grossesse :
– soit en inhibant l’ovulation ;
– soit en modifiant la structure de l’endomètre ;
– soit encore en modifiant la glaire cervicale.
1. Estroprogestatifs
a) Composition
– Ils sont par définition faits d’un estrogène et d’un progestatif.
– L’estrogène est toujours de l’éthinylestradiol (EE). C’est une molécule à très forte activité
estrogénique, ce qui explique les petites doses utilisées.
– Le progestatif utilisé est le plus souvent un dérivé de la nortestostérone. Dans ce groupe, on
distingue :
* les estranes :
■ ils constituent les progestatifs de première génération ;
▲ Triella,
Physiostat.
■ ces progestatifs ont des effets androgéniques cliniques et métaboliques,
* les gonanes :
■ avec le lévogestrel qui est un progestatif de deuxième génération :
▲ et le norgestimate : Cilest ;
permettant d’abaisser leurs doses. Ils ont également une faible activité androgénique
clinique et métabolique ;
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génique. Il est utilisé seul dans Androcur, et en association avec de l’EE dans Diane 35 ;
* et aussi dans un autre registre, le nouveau progestatif de Jasmine très proche de la pro-
gestérone et « n’ayant pas » d’effet sur la rétention d’eau.
b) Mode d’action des estroprogestatifs
– Par leur rétrocontrôle sur l’axe hypothalamo-hypophysaire, ils bloquent la décharge ovula-
toire de LH et inhibent la sécrétion de FSH.
– Ils modifient la glaire cervicale (action des progestatifs), la rendant impénétrable par les
spermatozoïdes.
– Ils modifient l’endomètre de façon variable en fonction des molécules.
c) Différentes catégories de pilules estroprogestatives
– Estroprogestatifs séquentiels :
* estrogène seul pendant 7 à 15 jours, puis association estroprogestative pour le reste de la
plaquette :
■ Ovanon 7 comprimés à 50 µg d’EE, puis 15 comprimés à 50 µg d’EE + 2,5 mg de lynes-
trénol,
■ ils sont peu utilisés comme contraceptifs oraux, car ils ont une forte activité (climat)
estrogénique. Certains les utilisent en post-abortum, par exemple, car on dit qu’ils favo-
risent la régénération endométriale (non démontré à ce jour).
– Estroprogestatifs combinés :
* tous les comprimés contiennent de l’EE et un progestatif à doses identiques. Ils associent
les trois mécanismes d’action (blocage de l’ovulation, modification de la glaire cervicale
et de l’endomètre).
– La classification des estroprogestatifs se fait en fonction du dosage d’EE et de la répartition
des doses au cours du cycle :
* par dosage en EE :
■ estroprogestatifs normodosés : les comprimés contiennent 50 µg (gammas) d’EE + un
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2. Progestatifs
a) Les microprogestatifs administrés en continu dits « micropilule »
– Ils bloquent inconstamment l’axe hypothalamo-hypophysaire, et donc l’ovulation.
– L’action contraceptive est assurée par les effets périphériques :
* ralentissement de la mobilité tubaire ;
* modification de la muqueuse endométriale la rendant impropre à la nidation ;
* et principalement par modification de la glaire cervicale, la rendant imperméable aux
spermatozoïdes.
– Ils doivent être pris en continu, sans interruption entre les plaquettes, même pendant les
règles, et à heure fixe (délai de sécurité : 1 heure !). Toutes ces contraintes les rendent diffi-
ciles à utiliser par certaines patientes.
– Ce sont, par exemple, Microval avec 0,03 mg de lévonorgestrel par comprimé ou encore
Milligynon avec 0,6 mg d’acétate de noréthistérone par comprimé.
3. Antiprogestérones
● C’est la « pilule abortive ». Représentés par la miféprisone = RU486 ou Mifegyne.
● Elle n’est pas à considérer comme un moyen de contraception.
5. Applications transdermiques
● Pas utilisées à but contraceptif.
● Il devrait néanmoins y avoir bientôt des contraceptions estroprogestatives en patch hebdo-
madaire.
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EFFETS SECONDAIRES,
CONTRE-INDICATIONS ET COMPLICATIONS
DE LA CONTRACEPTION HORMONALE
A/ Estroprogestatifs
1. Complications majeures
a) Vasculaires
– Accidents thromboemboliques veineux, risque relatif de 3 à 5. Ils sont diminués avec la
baisse des doses d’EE.
– Accidents artériels, avec un risque relatif de 4 à 9 pour les accidents cérébraux. Ils sont
majorés par les autres facteurs de risque vasculaires comme l’HTA, l’obésité, le diabète, le
tabac et les dyslipidémies.
– Hypercoagubilité générée par l’EE avec augmentation du fibrinogène, des facteurs VII, IX
et X, et baisse de l’antithrombine III (et protéines C et S).
– Tendance à l’élévation de la pression artérielle par augmentation de la synthèse hépatique
d’angiotensinogène.
b) Métaboliques
– Glucidique, avec un effet diabétogène variable, probablement en rapport avec un terrain de
diabète latent.
– Lipidique : les estrogènes augmentent la synthèse hépatique des triglycérides, des VLDL,
des HDL et des apoprotéines A.
Le cholestérol total varie peu. La progestérone à l’effet inverse en augmentant en plus les LDL
et les apoprotéines B. L’effet global est le plus souvent équilibré. S’il y a un déséquilibre, il
apparaît dans les premiers mois.
c) Carcinologiques
– Le sein : pas prouvé.
– Le col utérin : pas d’incidence directe, la surveillance doit rester la même.
– L’endomètre : risque diminué par les estroprogestatifs.
– L’ovaire : effet apparemment protecteur.
– Le foie : augmente le risque de tumeur bénigne du foie (habituellement angiomes).
2. Complications mineures
● Elles sont habituellement transitoires et résolutives après adaptation de la contraception
(dose en EE, type de progestatif).
● Nausées et vomissements, céphalées, jambes lourdes et problèmes veineux sont les effets des
estrogènes.
● Prise de poids non obligatoire de 1 à 2 kg, liée à une rétention hydrosodée. Au-delà, on ne
peut incriminer les estroprogestatifs.
● Métrorragies, pour lesquelles il faut savoir évoquer les autres causes de métrorragies comme
les infections et les cancers.
● Acné et hirsutisme dus à l’activité androgénique de certains progestatifs.
● Mycoses : vulvovaginites.
● Mastodynies (douleurs mammaires) où il faut éliminer une mastopathie. Elles sont causées
par l’hyperestrogénisme. Il faut alors adapter la contraception.
● Aménorrhée : toujours éliminer une grossesse ou une anomalie de la prolactinémie. Sinon
elle est induite par les progestatifs par atrophie endométriale. Elle est rare.
● Pour certains, les estroprogestatifs seraient responsables d’effets psychologiques (principale-
ment sur l’humeur).
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3. Contre-indications
a) Absolues
– La grossesse.
– Les antécédents thromboemboliques.
– L’existence d’une affection à risque thromboembolique, comme une cardiopathie, une
hémoglobinopathie, un alitement prolongé, ou en période périopératoire.
– Une HTA non contrôlée.
– Une hyperlipidémie.
– Un tabagisme au-delà de 15 cigarettes par jour après 35 ans.
– Une affection hépatique évolutive.
– Des antécédents d’ictère cholestatique ou de cholestase gravidique.
– Un diabète non insulinodépendant.
– Un diabète insulinodépendant avec un retentissement vasculaire.
– Un cancer du sein ou autre affection cancéreuse hormonodépendante.
– Une pathologie grave hormonosensible : lupus érythémateux systémique…
b) Relatives
– Antécédents familiaux d’hyperlipidémie, de diabète, d’accident vasculaire chez des sujets de
moins de 35 ans.
– Antécédents d’HTA pendant la grossesse.
– Obésité.
– Diabète insulinodépendant sans retentissement vasculaire. Le risque doit être mis en balan-
ce chez une femme jeune avec ceux d’une grossesse non désirée.
– Affection gynécologique estrogénosensible comme les fibromes utérins et les mastopathies
bénignes.
– Le tabagisme chez une patiente de moins de 35 ans.
c) Associations contre-indiquées
– Certaines associations médicamenteuses, par induction enzymatique, rendent la contracep-
tion inefficace.
– La prise de ces médicaments impose un autre moyen de contraception.
– Exemples :
* rifampicine ;
* barbituriques ;
* autres anticonvulsivants (Di-Hydan, Mysoline, Tégrétol).
B/ Progestatifs
1. Complications
a) Progestatifs microdosés
– Le principal inconvénient est la rigueur de la prise.
– On peut observer des irrégularités menstruelles.
– Ils ne sont pas à utiliser avec des médicaments inducteurs enzymatiques.
b) Progestatifs macrodosés
– Effet androgénique.
– Ils abaissent également le HDL-cholestérol.
– Peuvent faire prendre du poids.
– Modifier les paramètres glucidiques.
– Et augmenter un risque vasculaire.
– Ils peuvent donner des troubles des règles par atrophie endométriale.
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2. Contre-indications
● Les microprogestatifs ne présentent aucune contre-indication théorique, hormis la grosses-
se, et peuvent être prescrits dans les affections cardio-vasculaires, le lupus, et certains
désordres métaboliques.
● Les progestatifs fortement dosés sont contre-indiqués lors de grossesse, d’antécédents throm-
boemboliques ou d’affections à risque thromboembolique et d’HTA majeure.
PRESCRIPTION ET SURVEILLANCE
DE LA CONTRACEPTION ORALE HORMONALE
1. Types de stérilets
● Stérilets dits inertes : première génération, ils sont en polyéthylène simple.
● Stérilets dits bioactifs : nouvelle génération, ils contiennent du cuivre, de l’argent ou des
hormones.
2. Mode d’action
● Par action antinidatoire simple pour les stérilets inertes.
● Par réaction à corps étranger provoquant une réaction inflammatoire endométriale empê-
chant la nidation pour les stérilets bioactifs.
● De plus, pour ces derniers, le cuivre interfère localement avec :
– les enzymes utérines ;
– la quantité d’ADN cellulaire ;
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– le métabolisme du glycogène ;
– l’absorption d’estrogène par la muqueuse ;
– et a une action toxique directe sur les spermatozoïdes.
● Pour les stérilets contenant de la progestérone : cette hormone maintient l’endomètre
impropre à la nidation et modifie la glaire cervicale. Elle a une action principalement locale
équivalente de celle d’une micropilule.
3. Mise en place
● C’est un acte médical simple, pouvant se faire au cabinet du médecin, mais selon des critères
définis par le législateur (matériel de « réanimation » et de perfusion sommaire disponible).
● Elle se pratique sans anesthésie, le plus souvent à la fin des règles.
● Le stérilet est déposé grâce à son applicateur dans la cavité utérine, puis les fils sont coupés
pour être visibles sans être gênants et coupés de manière droite (pas en biais) afin de ne pas
blesser le partenaire.
4. Risques et complications
a) Incidents
– Lipothymies et syncopes à la pose chez les patientes très anxieuses.
– Expulsion du stérilet, le plus souvent dans les trois premiers mois.
– Douleurs :
* dans les premiers jours après la pose habituellement ;
* si les douleurs sont permanentes ou s’il s’agit de dysménorrhées, il faut penser à un dépla-
cement du DIU ;
* des douleurs doivent faire évoquer :
■ une infection,
■ une GEU ;
– Saignement :
* pour les DIU inerte ou au cuivre : habituellement à type de ménométrorragies ou de
polyménorrhées ;
* pour les DIU à la progestérone : trouble du cycle habituel (spottings) dans les trois pre-
miers mois puis diminution du volume menstruel, voire pour certaines aménorrhées ;
* ils sont fréquents avec un DIU, mais il faut savoir évoquer :
■ une infection,
■ une GEU.
b) Complications
– Infections :
* c’est le risque principal ;
* possibilité d’endométrites, de salpingites aiguë ou subaiguë avec risque de stérilité tubai-
re séquellaire ;
* une infection du haut appareil génital est une contre-indication définitive à ce mode de
contraception ;
– Grossesse :
* possible mais rare ;
* elles entraînent fréquemment une fausse couche dans le 1er ou le 2e trimestre ;
* il y a un risque d’infection de la mère et de l’œuf ;
* le maintien du DIU en place, si la patiente désire conserver la grossesse, est à discuter
avec elle après l’avoir informée des risques de fausse couche et d’infection ;
– GEU :
* le DIU n’évite que la grossesse intra-utérine. Aussi les patientes porteuses de DIU peu-
vent-elles avoir des grossesses extra-utérines avec la même fréquence qu’une patiente
n’ayant pas de contraception. Le taux de GEU est donc identique entre patientes sous
DIU et patientes sans contraception ;
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* en conséquence, le DIU ne présente qu’un faible facteur de risque de GEU, mais une
patiente enceinte ayant un DIU a plus de risque de faire une GEU qu’une grossesse intra-
utérine.
– Perforation :
* le plus souvent à la pose ;
* elle peut aller jusque dans la cavité péritonéale, nécessitant alors un retrait chirurgical
(par cœlioscopie ou laparotomie).
5. Contre-indications
● La recherche et le respect des contre-indications est indispensable avant la pose d’un DIU.
a) Contre-indications absolues
– Locales :
* grossesse ;
* affections génitales évolutives ;
* anomalies de la cavité utérine ;
* pathologie endométriale ;
* antécédents de salpingites ;
* antécédents de GEU.
– Générales :
* troubles de l’hémostase ;
* cardiopathie valvulaire ;
* maladie de Wilson pour les stérilets en cuivre ;
* tout traitement immunodépresseur augmentant le risque d’infection.
b) Contre-indications relatives
– Locales :
* béances cervicales ;
* ménorragies et troubles du cycle menstruel non explorés ;
* post-partum et post-abortum immédiats.
– Générales :
* traitement anticoagulant.
6. Surveillance
● La patiente doit être revue un mois après la pose.
● L’examen est un examen gynécologique normal, avec comme particularité :
– interrogatoire sur les douleurs, ménorragies et métrorragies ;
– vérifier que les fils sont en place, avec au moindre doute une échographie.
● Les examens suivants sont pratiqués tous les un à deux ans, avec des frottis cervico-vaginaux
réguliers.
● Le stérilet sera changé régulièrement, les délais variant en fonction du modèle, allant de dix-
huit mois à cinq ans.
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b) Pose
– Une fois la taille appropriée choisie, il faut apprendre à la patiente à le poser. Cela se fait
grâce à des schémas et des maquettes.
c) Utilisation
– En association avec une gelée spermicide. La pose se fait avant les rapports. Il n’est retiré
que six à huit heures après le dernier rapport.
d) Contre-indications
– Allergie au latex chez un des partenaires.
– Effacement du cul-de-sac vaginal postérieur, prolapsus ou toute autre modification anato-
mique gênant la pose (CI locales).
2. Capes cervicales
● Conçues sur le même principe, elles coiffent le col. Elles sont à utiliser en association avec
un spermicide.
● Elles sont en fait peu utilisées.
MÉTHODES
CONTRACEPTIVES DITES NATURELLES
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3. Méthode Billings
● Fondée sur l’auto-observation de la glaire cervicale par la patiente. En effet, la glaire cervi-
cale se modifie en période ovulatoire.
● L’observation est assez médiocre.
4. Autres méthodes
● De nouvelles méthodes sont en train d’apparaître, comme le dosage de LH dans les urines
par des bandelettes, la LH s’élevant avant l’ovulation.
A/ Contraception orale
● Pour les estroprogestatifs combinés classiques et minidosés, l’indice de Pearl est proche de 0.
● Pour les estroprogestatifs séquentiels et les progestatifs microdosés en continu, l’indice de
Pearl est d’environ 1 %.
● Pour les progestatifs macrodosés en discontinu, l’indice de Pearl est à 0,5 %.
B/ Méthodes locales
1. Stérilet
● Inertes = 2 %.
● Bioactifs au cuivre ou au progestatifs = < 1 %.
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2. Diaphragmes
● De 2 à 4 %.
3. Préservatifs seuls
● De 4 à 8 %.
1. Retrait
● Environ 25 %.
A/ Contraception orale
● Dépend de la demande, de l’âge de la patiente, de l’absence de contre-indication et de l’exis-
tence d’une pathologie associée ou de circonstances particulières.
● Femmes de moins de 35 ans, sans contre-indication ni pathologie associée :
– contraception estroprogestative combinée minidosée ;
– en cas de spotting (saignements minimes en cours de plaquettes), passer aux normodosés.
● En cas de mastodynies :
– on préférera un estroprogestatif à climat progestatif dominant.
● En cas de mastopathie bénigne (explorée) :
– estroprogestatif à climat progestatif ou progestatifs seuls.
● Patiente avec des risques vasculaires ou des contre-indications métaboliques :
– microprogestatifs en continu.
● Femme en post-partum ou allaitant :
– microprogestatifs en continu.
● Femme en post-abortum, pour le premier cycle :
– contraception estroprogestative combinée minidosée.
● Femme plus de 35 ans :
– si possible, estroprogestatifs combinés minidosés ou progestatifs macrodosés en discontinu,
selon le terrain.
● En cas de signes d’hyperandrogénisme modéré :
– contraception par estroprogestatif contenant de l’acétate de cyprotérone (Diane 35).
● « Pilule du lendemain » ou contraception d’urgence :
– c’est le Norlévo, progestatif pur : en cas d’accident de contraception, prendre un comprimé
dans les 72 premières heures (mais efficacité proportionnelle au délai de la prise), puis le
deuxième comprimé 24 heures plus tard ;
– cette contraception d’urgence est en vente libre, sans ordonnance, et n’a pas de contre-
indication.
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B/ Méthodes locales
1. Stérilet
● Multipare de plus de 30 ans.
● Contre-indications aux estroprogestatifs.
● Après une cure de synéchie ou malformation utérine.
● Comme contraception postcoïtale si la pose se fait dans les cinq jours après le rapport présu-
mé fécondant.
2. Diaphragme
● Nécessite un équilibre et une organisation de la part de la femme.
● Indiqué, si la vie sexuelle est épisodique, car il est souvent mal accepté.
3. Spermicides
● Contre-indications aux contraceptifs oraux et au stérilet.
● En préménopause (car risque de grossesse plus faible).
● Souvent en association avec d’autres méthodes locales.
4. Préservatifs
● Seule protection contre les infections sexuellement transmissibles.
● De ce fait, ils peuvent être préconisés en plus d’autres moyens contraceptifs chez les patients
à risque.
● Peuvent être utilisés seuls, mais nécessitent un usage correct.
2. En pratique
● La seule contraception orale masculine possible est la prise en continu d’un ou deux com-
primés de progestatifs associés à une injection intramusculaire par semaine d’androgènes
retard. L’efficacité est dépendante de la variabilité individuelle des sujets.
● En réalité, l’observance est très mauvaise du fait, d’une part, de la lourdeur du protocole et,
d’autre part, de l’absence de bénéfice direct.
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STÉRILISATION CHIRURGICALE
● Chez la femme = ligature des trompes ou stérilisation définitive (coil tubaire par voie
hystéroscopique).
● Chez l’homme = ligature des déférents (vasectomie).
● Ils ne sont pas à considérer comme un moyen de contraception, car ils ne sont que trop par-
tiellement réversibles (voire irréversibles et empêchant la FIV pour la voie hystéroscopique).
● Ils ne sont plus considérés comme des actes de mutilation et sont donc réalisables légalement
sous certaines contraintes (délai de réflexion de plus de quatre mois…).
POINTS FORTS
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