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Introduction aux Amplificateurs Opérationnels

Ce document décrit le fonctionnement des amplificateurs opérationnels, y compris leurs caractéristiques et applications. Il fournit des détails sur l'historique des amplificateurs opérationnels ainsi que les lois fondamentales de l'électronique utilisées dans leur conception.

Transféré par

Abdoulaye Boua BERTHE
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Introduction aux Amplificateurs Opérationnels

Ce document décrit le fonctionnement des amplificateurs opérationnels, y compris leurs caractéristiques et applications. Il fournit des détails sur l'historique des amplificateurs opérationnels ainsi que les lois fondamentales de l'électronique utilisées dans leur conception.

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L’amplificateur Opérationnel

Rappel des Bases d'électronique


La loi d'Ohm
La loi d'Ohm établit la relation entre la tension U aux bornes d'une résistance, le courant I qui la

traverse et sa résistance R :

Elle s'énonce alors ainsi : U = R.I (ou R = U / I, ou I = U / R).

La loi des nœuds (première loi de Kirchhoff)


La somme des intensités des courants qui arrivent à un nœud est égale à la somme des intensités
des courants qui en repartent.

I = I1 + I2 + In

Association de résistances
On peut utiliser la loi d'Ohm et la loi des nœuds afin de démontrer le comportement de
résistances associées

Association en série

R = R1 + R2 +…+ Rn

En effet d'après la loi d'Ohm on a :


U1 = R1 × I
U2 = R2 × I

Dr Ibrahima KONE DER Physique Chimie cours d’électronique master physique 2015
U=R×I
Or pour que les deux schémas soient équivalents, on doit avoir
U = U1 + U2
soit R × I = R1 × I + R2 × I
et en simplifiant par I : R = R1 + R2

Association en parallèle

1 / R = 1 / R1 + 1 / R2 +…+ 1 / Rn

En effet d'après la loi d'Ohm on a


U = R1 × I1
U = R2 × I2
U=R×I

Or pour que les deux schémas soient équivalents, on doit avoir


I = I1 + I2
soit U / R = U / R1 + U / R2
et en simplifiant par U : 1 / R = 1 / R1 + 1 / R2

Le diviseur de tension
Le diviseur de tension à résistances est omniprésent dans beaucoup de montages, c'est pourquoi
il est nécessaire de parfaitement comprendre son fonctionnement et savoir en calculer les
éléments.

Us / Ue = R1 / (R1 + R2)

Nous allons nous intéresser au diviseur de tension non chargé (ou pouvant être considéré comme
tel), c'est à dire que Is est nul.
Le comportement du diviseur de tension peut une fois de plus être démontré grâce à la loi d'Ohm.
En effet d'après la loi d'Ohm
Ie = Ue / (R1 + R2)
Us = R1 × Ie

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soit en remplaçant Ie par sa valeur Us = R1 × U
Ue / (R1 + R2)
ou encore Us / Ue = R1 / (R1 + R2)

Théorème de Millman

Dans un schéma constitue de n branches en parallèle comprenant un générateur de tension en


série avec un élément linéaire, d’
d’après le théorème de Millman la formule de la tension Vm peut
s’écrire :

I. Généralités
Les amplificateurs électroniques permettent d’élever un signal électrique. Le terme
d'amplificateur opérationnel (Operational
Operational Amplifier en anglais) a été introduit pour la première
fois par John R. Ragazzini en 1947
1947.

L’énergie nécessaire à l’amplification vient de l’alimentation du système. Un amplificateur


parfait reproduit exactement le signal reçût à l’entrée.

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En 1906 l’américain Lee De Forest réalisât le premier amplificateur électronique. En 1908 il
ajouta une troisième électrode et créa ainsi la première triode. Afin de corriger certains effets
indésirables il rajoutât deux grilles supplémentaires et donnât naissance au tube pentode adopté
pour son meilleur rendement.

AO à tubes K2-W

Le premier AOP disponible en grande série fut le K2-W de la société GAP/R en janvier 1953.

Un µA741 en boîtier TO5

Le premier AO intégré disponible en grande quantité, à la fin des années 1960, fut l'AOP
bipolaire Fairchild µA709, créé par Bob Widlar en 1965. En 1968, le µA709 fut remplacé par le
µA741 qui offrait de meilleures performances tout en étant plus stable et plus simple à mettre en

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œuvre. Bien qu'offrant des performances similaires à celles de son principal concurrent le
LM101 de National Semi-conducteur
conducteur

Les amplificateurs à tubes sont aussi appelés amplificateurs à lampe à cause de leur forme et de
la lumière qu’ils émettent.

Depuis l’apparition du transistor de puissance dans les années 1960 la plus part des
amplificateurs utilisent les transistors à cause de leur robustesse, leur fonctionnement à des
tensions plus faibles et leur temps d’amorçage(le tubes nécessitent su dizaine de secondes de
chauffage).

Les tubes sont toujours utiliséss dans certaines applications spécifiques :

- Les ampliateurs audio des guitares électriques


- Les fours à micro-ondes
ondes et le chauffage par radiofréquence qui nécessitent la forte
puissance ou la haute fréquence.
- L’amplificateur de puissance des émetteurs de radio et de télévision.
1. Principe de fonctionnement
Un ou plusieurs composants actifs sont utilisés dans un amplificateur électronique pour
augmenter la puissance électrique du signal d’entrée. Ces composants actifs permettent de
contrôler le courant de sortie en fonction d’une grandeur électrique (courant ou tension),
tension) image
du signal d’entrée.

Un amplificateur peut augmenter la tension (amplificateur de tension)


tension), le courant (amplificateur
(amplificat
tampon ou suiveur) ou les deux (amplificateurs de puissance) d’un signal.

La Bande passante
En électronique, la bande passante (angl. bandwidth) est l'intervalle de fréquences dans lequel
l'amplitude de la réponse d'un système ne s'écarte pas d'un niveau prédéfini.

La bande passante est l'intervalle, mesurée en hertz, entre la fréquence de coupure haute d'un
système et la fréquence de coupure basse. Elle est habituellement notée B ou BP..

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La bande passante à -3 dB d'un amplificateur est la gamme de fréquences où le gain en puissance
de l'amplificateur est supérieur au gain maximum moins trois décibels. Si on ne raisonne pas en
décibels, cela correspond à la gamme de fréquences où le gain en tension est supérieur au gain
maximum divisé par racine de deux, ce qui correspond à une division de la puissance fournie à la
charge par deux.

De manière plus générale, la bande passante à -x dB est la gamme de fréquences où le gain du


filtre est supérieur au gain maximum divisé par 10x/20,

par exemple pour -3 dB :100,15 ≈ (≈1,41)


Le décibel (dB) est une unité de grandeur sans dimension définie comme dix fois
le logarithme décimal du rapport entre deux puissances

Si X est le rapport de deux puissances P0 et P1, la valeur de X en décibels s'écrit :

La linéarité
Un amplificateur est linéaire lorsque son gain est constant quelque soit l’ l’entrée.
entrée. Les limites de la
linéarité sont d’une part la tension d’alimentation et d’autre part la vitesse de balayage.
balayage Lorsque
la tension d’entrée et/ou la tension de sortie dépassent la tension d’alimentation de
l’amplificateur on parle de saturation de l’
l’amplificateur.
amplificateur. La vitesse de balayage de
l’amplificateur est la vitesse de variation maximale qu’il peut reproduire. Lorsque la variation du
signal d’entrée d’un amplificateur est supérieure à sa vitesse de balayage, sa sortie est une droite
de pente SR (la vitesse de balayage s’exprime en V/µs)

Le bruit

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Le bruit désigné les signaux aléatoires et non désirés, voire parasites, se superposant aux signaux
utiles. Il existe cinq types de bruit : le bruit thermique, le bruit grenaille, le bruit flicker, le bruit
en créneaux et le bruit d’avalanche.

II. Caractéristiques de l’amplificateur opérationnel


Un amplificateur opérationnel (aussi dénommé ampli-op ou ampli op, AO, AOP, AOP ALI ou AIL)
est un amplificateur différentiel : c'est un amplificateur électronique qui amplifie une différence
de potentiel électrique présente à ses entrées.

Les amplificateurs différentiels sont caractérisés par :


- Un gain en tension très important : µD=µ≈105à107.
- Une impédance d'entrée très grande : RE≈105à1012Ω.
- Une impédance d'entrée de mode commun très grande : REMC≈108à1012 à1012Ω.
- Une impédance de sortie faiblfaible : RS≈10à500Ω.
- La rejection du mode commun (µD/µMC) est très grande.
- La réponse en fréquence va du continu jusqu'à des fréquences assez élevées : le produit
gain-bande
bande passante peut dépasser 100 MHZ.
- Ils possèdent deux entrées notées + (l'entrée non inverseuse) et – (l'entrée inverseuse)
mais ont une seule sortie.
- Ils utilisent, sauf exception, deux alimentations + U et – U, symétriques par rapport à la
masse.

1. Les Symboles
La représentation électrique d'un amplificateur opérationnel varie suivant les pays.

2. Le Brochage

Les différents modèles d'amplificateurs opérationnels sont représentés dans la figure ci-dessous.
ci

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Un AOP dispose typiquement de deux entrées, deux broches d'alimentation et une sortie.
L'entrée notée e+(E+) est dite non
non-inverseuse tandis que l'entrée e- (E-) est dite inverseuse. La
différence de potentiel entre ces deux entrées est appelée tension différentielle d'entrée.

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La broche d'alimentation positive repérée est parfois aussi appelée , , ou VS+. La
broche d'alimentation négative repérée est parfois aussi appelée , , ou VS−. Le
caractère doublé qui se trouve en indice de la lettre V fait référence au nom de la broche du
transistor à laquelle cette alimentation sera généralement reliée. Ainsi, les appellations et
sont généralement réservées aux AOP bipolaires (C pour Collecteur et E pour Émetteur)
tandis que les appellations et sont généralement réservées aux AOP à effet de champ
(D pour Drain et S pour Source).

Suivant les applications, l'AOP peut aussi être doté de deux broches pour la compensation
d'offset ainsi que d'une broche pour le réglage de la compensation fréquentielle.

Il existe des AOP possédant une sortie différentielle. De tels amplificateurs possèdent deux
broches de sorties ainsi que quatre broches d'alimentation afin de pouvoir réaliser une isolation
galvanique entre l'entrée et la sortie. Ces amplificateurs sont aussi appelés « amplificateurs
d'isolement ».

Les applications de l'amplificateur opérationnel sont divis


divisées
ées en deux grandes catégories suivant
la nature de la contre-réaction :

• si elle s'opère sur l'entrée inverseuse (entrée –), la contre-réaction


réaction est dite négative ce qui
engendre un fonctionnement du système en mode linéaire ;
• si elle s'opère sur l'entrée nnon inverseuse (entrée +), la contre-réaction
réaction est dite positive et
a tendance à accentuer l'instabilité de la sortie qui part vers l'une des tensions de
saturation. Le fonctionnement est alors en mode comparateur.

3. Amplificateur opérationnel parfait

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A.O. ideal: µ = ∞    =   = 0
- En régime linéaire:ε = 0
- Si ε < 0, alors Vs = -Vsat (saturation négative).
- Si ε > 0, alors Vs = Vsat (saturation positive).
Méthode de résolution des montages comportant des amplificateurs opérationnels
De façon systématique, on appliquera le théorème de Millman (éventuellement la loi des
noeuds en termes de potentiel si on veut faire intervenir des intensités) à tous les nœuds sauf à
la masse et à la sortie de l’amplificateur opérationnel.
Il manque une équation qui est l’équation de fonctionnement de l’AO :
- ε = 0 si l’amplificateur opérationnel idéal est en régime linéaire.
- Vs = Vsat ou Vs =-Vsat si l’amplificateur opérationnel est en régime de saturation.

L'amplificateur opérationnel parfait possède une impédance d'entrée, un gain en mode


différentiel, une vitesse de balayage et une bande passante infinies alors que son gain de mode
commun et sa résistance de sortie sont nuls. De plus, il n'a pas de tension d'offset ni de courant
de polarisation. En réalité le gain différentiel d'un amplificateur opérationnel variant fortement
en fonction de la fréquence, il est courant de le considérer comme infini afin de simplifier les
calculs. Il est aussi possible de considérer le gain d'un amplificateur opérationnel comme étant
celui d'un intégrateur pur afin de se rapprocher du comportement réel de l'amplificateur.

Ces caractéristiques traduisent le fait que l'amplificateur opérationnel parfait ne perturbe pas le
signal qu'il va amplifier et que sa tension de sortie dépend uniquement de la différence de tension
entre ses deux entrées.

La présence d'un gain différentiel infini implique que la moindre différence de potentiel entre les
deux entrées de l'amplificateur l'amènera à saturer. Si l'on ne désire pas que la tension de sortie
de l'amplificateur soit uniquement limitée à ± Vsat suivant le signe de la différence de potentiel

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entre les deux entrées de l'amplificateur, l'utilisation d'une contre-réaction négative est
obligatoire.

La contre-réaction sur l'entrée inverseuse (ou contre-réaction négative) d'un AOP permet de
soustraire une partie du signal de sortie au signal d'entrée de l'amplificateur. Grâce à cette
soustraction, la contre-réaction négative permet de garder une différence de potentiel nulle en
entrée de l'amplificateur. On parle alors de mode linéaire car on peut faire varier la tension de
sortie entre + et - Vsat suivant la tension appliquée en entrée de l'amplificateur. L'absence de
contre-réaction ou une contre-réaction sur l'entrée non-inverseuse (ou réaction positive) de l'AOP
amènera l'amplificateur en saturation positive ou négative suivant le signal appliqué en entrée.
On parle alors de mode comparateur (ou saturé).

4. Amplificateur opérationnel réel

On a trois régimes possibles :


- régime linéaire :
= µ pour ∈   ,   ,µ est le gain différentiel en continu
ou gain statique.
- régime de saturation positive :
 =
 .
- régime de saturation négative :
 =
 ,
 
 ont des valeurs voisines en
valeur absolue et très légèrement inférieures à la tension d’alimentation. On prendra par
la suite : =
 
 = −

 = 15

Pour un TL081, μ = 10 ; |  | ≤ 10 ! ; |  | ≤ 10 ! ;


Conséquences pratiques :
- Les courants i+ et i- sont négligeables devant les autres courants.
# 
- Pour être en régime linéaire, on doit avoir: | | ≤ '$%& ≈ * = 1,5 × 10, . On néglige ε devant
(
les autres tensions. Étant donné l’ordre de grandeur de ε, l’amplificateur opérationnel sera
sûrement saturé sans précaution particulière.
La boucle de retour ou boucle de rétroaction doit revenir sur l’entrée inverseuse pour que
l’amplificateur opérationnel fonctionne en régime linéaire.

Bien que le modèle parfait de l'AOP permette de calculer la fonction de transfert et de


comprendre la plupart des montages à base d'AOP, les AOP réels possèdent un certain nombre
de limitations par rapport à ce modèle.

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L'AOP présente les défauts suivants : présence d'un offset en entrée, influence de la tension de
mode commun (moyenne arithmé
arithmétique
tique des tensions des deux entrées) sur la tension de sortie,
impédance non nulle en sortie, impédance non infinie en entrée et variation du gain en fonction
de la fréquence. De plus, la tension de sortie peut être influencée par des variations de tension
d'alimentation et possède une vitesse de balayage finie.

Gain différentiel et de mode commun

Caractérisation réelle d'un AOP

Le gain différentiel Gdiff d'un AOP réel est fini et varie en fonction de la fréquence. Pour un AOP
compensé, la variation en fréquence
équence du gain différentiel peut être assimilée à celle d'un système
passe-bas
bas du premier ordre dont le produit gain
gain-bande passante est constant:

Ou G0 est le gain continu et f1, la fréquence de coupure à 3 dB. Le gain G0 est généralement entre
100 et 130 dB pour un AO de précision et entre 60 et 70 dB pour un AO rapide. Pour les
applications nécessitant une bande passante plus importante, il existe des AOP sous-compensés
sous
ou, plus rarement, non compensés. Pour ces amplificateu
amplificateurs,
rs, le constructeur précise le gain
minimal pour lequel l'AOP reste inconditionnellement stable.

La tension de sortie d'un AOP ne dépend pas uniquement de la différence de tension entre ces
deux entrées, elle dépend aussi de la moyenne de ces deux entrées (ou tension de mode commun).
La relation entrée sortie d'un AOP s'établit ainsi :

Avec Gmc, le gain en mode commun. Afin de définir la capacité de l'amplificateur à rejeter le
mode commun, on définit le taux de réjection du mode commun (TRMC) :

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Le TRMC en continu varie entre 70 et 130 dB suivant l'amplificateur, mais il diminue fortement
avec l'augmentation de la fréquence et est aussi dépendant des tensions d'alimentation.

Impédances d'entrée et de sortie

L'impédance d'entrée d'un AO est due aux transistors d'entrées de celui


celui-ci.
ci. L'entrée d'un AOP
peut être modélisée par trois résistances : deux résistances de mode commun et une résistance
différentielle. Les résistances de mode commun sont reliées entre un unee des deux entrées et le zéro
tandis que la résistance différentielle est disposée entre les deux entrées différentielles. Ces
résistances ont des valeurs comprises entre 105 et 1012 Ω suivant la technologie des transistors
utilisés.

De plus, il existe en parallèle de chacune de ces résistances un condensateur dont la valeur peut
varier de quelques pF à 25 pF.. Ces condensateurs font chuter l'impédance d'entrée de
l'amplificateur à haute fréquence. L'utilisation d'une boucle de contre
contre-réaction
réaction multiplie
l'impédance
pédance d'entrée par le gain, cette boucle permettant ainsi de diminuer l'effet de ces
condensateurs sur le gain en haute fréquence. Les sources possédant aussi des capacités parasites
faisant baisser leurs impédances en hautes fréquences, l'effet de l'imp
l'impédance
édance d'entrée d'un AOP,
alimenté par une source de faible résistance, sur le système peut généralement être négligé.

Pour les AOP utilisant une contre


contre-réaction
réaction en courant, l'impédance de l'entrée non-inverseuse
non
résistance comprise entre 105 et 109 Ω en parallèle avec un
peut elle aussi être modélisée par une rési
condensateur. L'entrée inverseuse peut être modélisée, quant à elle, par une charge réactive
(condensateur ou inductance suivant l'AOP) en série avec une résistance comprise entre 10 et
100 Ω.

L'impédance de sortie, notée RS, d'un AOP n'est pas nulle. Elle vaut entre 50 Ω et 200 Ω. Cette
impédance de sortie se traduit par une chute de la tension de sortie au fur et à mesure que le
courant de charge augmente. Dans un montage utilisant une contre
contre-réaction,
n, l'impédance de
sortie se trouve divisée par le gain de la boucle de contre
contre-réaction
réaction ce qui permet de la ramener à
une valeur proche du zéro idéal.

Tension de décalage et courants d'entrée

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Conséquence de l'offset (Ua=Vs).

Lorsqu'un amplificateur opérationnel ne reçoit aucun signal sur ses entrées (lorsque ses entrées
sont toutes les deux réunies à zéro), il subsiste généralement une tension continue de décalage de
la tension de sortie vis-à-vis
vis de zéro. Ce décalage (ou offset)) provient de deux phénomènes : la
tension de décalage propre aux circuits internes de l'AOP d'une part, et l'influence des courants
de polarisation de la paire différentielle des transistors d'entrée sur le circuit extérieur d'autre part.

La tension de décalage représente la différence de tension qu'il faudrait appliquer entre les deux
entrées d'un AOP en boucle ouverte, quand on a relié une des entrées au zéro, pour avoir une
tension de sortie nulle. Cette tension d'offset peut être représentée en série avec l'entrée non-
non
inverseuse ou inverseuse.

Modélisation d'un AOP comprenant les courants de polarisation et la tension de décalage

Ce défaut provient des imperfections technologiques de l'amplificateur opérationnel. Elles se


traduisent par un déséquilibre
bre en tension, lié par exemple aux dissymétries de VBE des transistors
de l'étage différentiel d'entrée dans un AOP à transistors bipolaires. D'autres imperfections,
comme les dissymétries de gain et de composants internes s'ajoutent aux causes de ce
déséquilibre.
quilibre. En effet l'erreur en sortie peut s'écrire comme le produit du gain par la tension de
décalage d'entrée, plus la tension de décalage de l'amplificateur de sortie. Suivant le montage de
l'AOP et le gain désiré, l'erreur de l'étage d'entrée ou celle de l'étage de sortie sera prépondérante.
Dans un amplificateur de mesure, le gain peut être important, rendant prépondérante l'erreur due

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à l'étage d'entrée. Dans le cas de montages à faible gain, la tension de décalage de l'étage de
sortie devra être prise
se en compte. Les amplificateurs de précision sont ajustés par laser pour
limiter ce décalage. Certains amplificateurs proposent également d'annuler la tension de décalage
par utilisation d'un potentiomètre externe.

Pour les AOP standard, la tension de décalage est entre 50 et 500 µV,, mais elle varie entre 1 µV
pour les amplificateurs de type chopper à 50 mV pour les moins bons AO CMOS. Généralement,
les AOP de type bipolaire sont ceux qui offrent les tensions de décalage les plus faibles, en
particulier lorsque les transistors de l'étage différentiel d'entrée sont parfaitement appariés. La
tension d'offset
offset est dépendante de la température. Ceci est un critère important influant sur les
performances des montages, en particulier intégrateurs. Selon les modèles d'AOP elle varie de
quelques dizaines de µV/°C pour les AOP classiques à 0,1 µV/°C pour les AOP P de précision.
L'influence du vieillissement sur la tension de décalage est également à prendre en considération
dans le cas de montages de précision.

Les courants traversant chacune des entrées de l'AOP lorsqu'aucun signal ne lui est appliqué
proviennent des courants de polarisation des transistors d'entrée. On définit un courant de
polarisation qui est la moyenne entre les courants de polarisation traversant les deux entrées et un
courant de décalage dit « courant d'offset » qui est la différence entre les
es courants de polarisation
traversant les deux entrées. Le courant de polarisation peut varier de 60 pA A à plusieurs µA. Le
courant d'offset est lui aussi dépendant de la température. Il peut varier de quelques dizaines de
nA/°C à quelques pA/°C, voire des valeurs encore inférieures.

Vitesse de balayage

Effet du slew-rate : en rouge la tension désirée, en vert la tension obtenue

La vitesse de balayage (ou slew rate


rate)) représente la vitesse de variation maximale de tension que
peut produire un amplificateur. Lorsque la vitesse de variation du signal de sortie d’un
amplificateur est supérieure à sa vitesse de balayage, sa tension de sortie est une droite de pente
.

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La vitesse de balayage est exprimée en V/µs.

Dans un AOP, le slew-rate dépend généralement du courant maximum que peut fournir l'étage
différentiel. L'étage différentiel fournit à l'étage d'amplification de tension un courant
proportionnel à la différence de tension entre les deux entrées. Ce courant sert majoritairement à
charger
harger la capacité de compensation interne C présente dans l'étage d'amplification en tension.
La relation courant / tension est alors celle d'un condensateur :

Le courant maximum que peut fournir l'étage d'entrée étant égal à deux fois le courant de
polarisation traversant le collecteur d'un des transistors d'entrée, le slew-rate
rate peut s'obtenir
de la façon suivante :

Pour un µA741, le courant de polarisation =10 µA et la capacité de compensation interne


C=30 pF ce qui donne une vitesse de balayage de 0,67 V/µS et est en accord avec ce qui peut
être mesuré. Si l'AOP ne possède pas de capacité de compensation, le slew-rate est déterminé par
les capacités parasites internes à l'AOP. De tels AOP possèdent un slew-rate et une bande
passante plus importante que les AOP compensés, mais ils ne sont pas stables lors d'une
utilisation en suiveur.

Les AOP BiFET rapides compensés en fréquence, série TL071 - TL081 et dérivés, ont des slew-
rate plus élevés, de l'ordre de 10 à 20 V/µs.

Caractéristiques typiques de quelques AOP

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Ordre de Bipolaire BiFET Bimos Cmos
Propriété
grandeur (LM741) (TL081) (CA3140) (LMC6035)
Amplification Adiff=Vs/(V+-V-) > 105 2*105 2*105 105 106
Gain Gdiff=20.log(Adiff) > 100 106 106 100 120
Impédance d'entrée Re (Ω) > 105 2*106 1012 1,5*1012 > 1013
Impédance de sortie Rs ((Ω) < 200 75 100 60
Fréquence de coupure f1 10 Hz ~20 Hz
Courants de fuite I+, II- < 500 nA 80 nA 30 pA 10 pA 0,02 pA
Tension d'offset Voff (mV) < 10 1 3 8 0,5
TRMC Gdiff/Gmc (dB) > 70 90 86 90 96
Tension de bruit (nV/ ) 18 40 27

Compensation de l'offset d'entrée

Courant de polarisation

Réduction de l'offset due aux courants de polarisation.

Les courants de polarisation (notés et sur la figure ci-contre)


contre) créent une chute de tension
aux bornes des composants du circuit, créant ainsi une tension d'offset. Il est possible de réduire
cette tension d'offset en insérant entre le zéro et l'entrée non
non-inverseuse
inverseuse une résistance R3 de
même valeur que la résistance équivalente du circuit vue de l'entrée inverseuse. De cette façon,
on crée une chute de tension équivalente entre les deux entrées de l'AOP.

Démonstration pour un amplificateur inverseur

Tension d'offset

La tension d'offsett est directement amplifiée par le montage. Ainsi, un AOP ayant un offset de
10 mV qui est utilisé dans un montage ayant un gain en tension de 100, possédera un offset de
1 V en sortie. Sur les AOP possédant un réglage de zéro, on peut annuler cet offset en e reliant un
potentiomètre aux broches appropriées. Si l'AOP n'est pas doté de broches de réglage du zéro (en
particulier le cas des boîtiers intégrant plusieurs AOP), il faut alors passer par un montage

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externe afin d'annuler cet offset. Cette façon de fa
faire
ire permet également de s'affranchir des
différences de mode de réglage de l'offset prévues par les constructeurs selon les types d'AOP, et
donc d'améliorer l'interchangeabilité.

Quelle que soit la méthode de compensation d'offset choisie, celui d'un AOP vvarie
arie avec sa
température et certaines méthodes peuvent augmenter cette variation, voire l'annuler.

Compensation fréquentielle

Influence de la compensation interne sur les performances en boucle ouverte d'un AOP.

Chaque étage d'un amplificateur possède un unee résistance de sortie et une capacité en entrée. Ainsi,
chaque étage d'un amplificateur se comporte comme un filtre passe passe-bas
bas du premier ordre pour
son prédécesseur. C'est ce qui explique les variations de gain et de phase en fonction de la
fréquence dans un AOP. Les AOP étant généralement composés d'au moins trois étages
d'amplification, ils se comportent en boucle ouverte comme un filtre passe passe-bas
bas du troisième
ordre. Or, dans un AOP le gain continu est tel que l'amplificateur possède encore un gain en
boucle
ucle ouverte supérieur à 1 lorsque le déphasage vaut 180°, ce qui peut poser des problèmes de
stabilité lors d'une utilisation en boucle fermée.

Afin que l'amplificateur soit stable même lors d'une utilisation en suiveur, les performances de la
plupart des AOP sont dégradées par l'ajout d'un condensateur à l'intérieur de l'AOP afin d'assurer
une marge de phase suffisante lors d'une utilisation en suiveur. De tels amplificateurs sont
inconditionnellement stables, mais leurs performances ne sont pas forcément suffisantes pour
toutes les applications.

Pour les applications nécessitant un produit gain


gain-bande
bande plus important, il existe des AOP non-
non
compensés ou sous-compensés
compensés qui offrent de meilleures performances mais dans ce cas, c'est au

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concepteur du circuit d'effectuer ou non une compensation externe afin que l'amplificateur soit
stable pour son application.

Contre-réaction

La contre-réaction soustrait au signal d’entrée une image réduite du signal de sortie avant de
l’amplifier. Son principal effet est de diminuer le gain du système. Cependant, les distorsions
dues à l’amplificateur sont elles aussi soustraites au signal d’entrée. De cette façon,
l’amplificateur amplifie une image réduite et inversée des distorsions, ce qui permet d'en
diminuer le taux, de linéariser la courbe de réponse tension / fréquence, et d'augmenter la bande
passante. La contre-réaction permet aussi de compenser les dérives thermiques ou la non-
linéarité des composants. La contre-réaction est aussi utilisée pour définir précisément le gain
ainsi que la bande passante et de nombreux autres paramètres d'un montage amplificateur.

Il existe deux types de contre-réactions : la contre-réaction en tension et la contre-réaction en


courant. Les amplificateurs utilisant une contre-réaction en courant sont aussi appelés
« amplificateur transimpédance », mais ce terme est aussi utilisé pour les convertisseurs courant /
tension qui peuvent utiliser des amplificateurs à contre-réaction en courant ou des amplificateurs
à contre-réaction en tension.

Le premier brevet concernant les amplificateurs à contre-réaction en courant a été déposé en


1983 par David Nelson et Kenneth Saller. Avant cette date, tous les amplificateurs utilisaient une
contre-réaction en tension. L'utilisation d'une contre-réaction en courant permet de réaliser des
AOP plus rapides et générant moins de distorsions. Le principal défaut des amplificateurs à
contre-réaction en courant est qu'ils possèdent une tension d'offset plus importante que leurs
homologues à contre-réaction en tension. Ce défaut les rend moins adaptés à la fabrication
d'amplificateurs à fort gain ou d'amplificateurs d'instrumentation.

Les AOP utilisant une contre-réaction en courant sont tous des amplificateurs bipolaires. De par
leur conception, ils possèdent une forte impédance d'entrée pour l'entrée non-inverseuse et une
faible impédance pour l'entrée inverseuse (celle utilisée principalement comme entrée du signal
dans les montages amplificateurs). Pour les amplis à contre-réaction en courant, le gain en boucle
ouverte se mesure en ohms et non plus en V/V comme pour les AOP standard. De la faible
impédance de l'entrée non-inverseuse découle également une grande immunité vis-à-vis des
bruits parasites dans les montages amplificateurs.

5. Fonctionnement interne

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Schéma simplifié d'un AOP

Les AOP sont généralement constitués d'au moins trois étages : un étage différentiel (en jaune
sur la figure), un ou plusieurs étages d'amplification de la tension (en orange) et un buffer de
tension (en bleu). L'étage différentiel d'ent
d'entrée
rée est généralement constitué d'une paire
différentielle. Il fournit l'amplification différentielle entre les deux entrées ainsi que la haute
impédance d'entrée. L'étage différentiel peut comporter un système de compensation des
courants de polarisation. Dans ce cas, la base de chaque transistor d'entrée est reliée au collecteur
d'un transistor qui fournit alors le courant nécessaire à la polarisation de la paire différentielle
d'entrée. L'étage d'amplification est généralement un amplificateur de fort gai gain
n et de classe A. La
capacité présente dans l'étage d'amplification de tension permet d'effectuer la compensation
fréquentielle. Le buffer de tension qui sert d'étage de sortie, possède un gain en tension de un. Il
permet à l'amplificateur de fournir des ccourants
ourants importants en sortie avec une faible impédance
de sortie. Il inclut aussi les limitations de courant ainsi que les protections contre les courts-
courts
circuits.

Exemple de schéma interne : le 741

Schéma interne d'un 741

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En bleu l'étage différentiel d'entrée, en rouge les miroirs de courant, en cyan l'étage de sortie, en
magenta l'étage d'amplification en tension et en vert le dispositif de polarisation de l'étage de
sortie.

Les sources de courant

Les trois sections du schéma cerclées de rouge sont des miroirs de courant. Un miroir de courant
est un montage électronique constitué de deux transistors. Le terme de miroir de courant provient
du fait que chacun de ces deux transistors est parcouru par le même courant quelle que soit la
tension à ses bornes.

Le miroir de courant formé par Q10 et Q11 est un « miroir de courant de Widlar ». La présence de
la résistance de 5 kΩ permet de diminuer le courant traversant Q10 par rapport à celui traversant
Q11.

Les miroirs de courant formés par Q10-Q11 et Q12-Q13 permettent aux transistors Q11 et Q12 d'être
parcourus par un courant uniquement lié à celui traversant la résistance de 39 kΩ et cela quelle
que soit la tension à leurs bornes. Le courant traversant la résistance de 39 kΩ dépendant
uniquement de la tension d'alimentation de l'AOP, les transistors Q10 et Q13 se comportent donc
comme des sources de courant vis-à-vis de la partie du montage à laquelle ils sont rattachés.

L'étage différentiel

L'étage d'amplification de cet amplificateur est entouré de bleu sur la figure ci-contre. Les
transistors Q1 à Q4 forment l'amplificateur différentiel d'entrée. L'entrée non-inverseuse se fait
sur la base du transistor Q1 tandis que l'entrée inverseuse se fait sur la base du transistor Q2.

Le courant fourni par le transistor Q8 étant indépendant de la tension à ses bornes, il agit comme
une source de courant pour la paire différentielle formée par les transistors Q3 et Q4, dont la
polarisation est de type base commune. Les transistors Q1 et Q2 réalisent une adaptation
d'impédance (polarisation en émetteur suiveur ou encore collecteur commun) afin de minimiser
les courants de polarisation prélevé sur les entrées de l'amplificateur. L'utilisation d'une source de
courant comme charge à une paire différentielle, permet d'améliorer le taux de réjection du mode
commun du montage.

Les transistors Q5 et Q6 forment un miroir de courant. L'utilisation d'un miroir de courant permet
de s'assurer que les deux branches de l'amplificateur différentiel sont parcourues par le même
courant de polarisation. Le transistor Q7 permet d'augmenter les performances du miroir de
courant en diminuant le courant prélevé à Q3 pour alimenter les bases des transistors Q5 et Q6.

L'étage d'amplification en tension

L'étage d'amplification de cet amplificateur est entouré de magenta sur la figure ci-dessus. Il est
constitué des transistors Q15 et Q19 montés en configuration « Darlington ». Cet amplificateur
fonctionne en classe A afin d'amplifier avec le moins de distorsion possible le signal provenant
de l'étage différentiel. La capacité de 30 pF permet d'effectuer une contre-réaction locale aux

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bornes de l'étage d'amplification en tension et ainsi d'assurer la compensation fréquentielle de
l'AOP.

L'étage de sortie

L'étage de puissance de sortie est entouré de cyan sur la figure ci-dessus. Il est constitué d'un
push-pull de classe AB (Q14 et Q20). La polarisation du push-pull est assurée par le multiplicateur
de VBE entouré de vert sur la figure.

La résistance de 25 Ω sert de sonde de courant pour le courant de sortie traversant le transistor


Q14. La tension aux bornes de cette résistance commande directement le transistor Q17. Ainsi, la
tension aux bornes de la résistance de 25 Ω se trouve limitée à la tension base-émetteur « de
seuil » du transistor (environ 0,6 V à 20 °C). Une fois cette tension atteinte, le transistor Q17
entre en conduction, limitant ainsi le courant de base du transistor Q14 et donc, le courant de
sortie. Pour une tension base-émetteur maximum de 0,6 V on obtient une limitation du courant
de sortie à 25 mA. La limitation du courant traversant Q20 reprend le même principe que celle du
transistor Q14. Elle se fait par l'intermédiaire de la tension base-émetteur du transistor Q14, de la
tension émetteur-collecteur du transistor Q16 et de la résistance de 50 Ω.

Les résistances de 25 Ω et 50 Ω reliées à l'émetteur des transistors Q14 et Q20 permettent aussi
d'éviter leur emballement thermique. En effet, plus la température d'un transistor bipolaire
augmente, plus son gain en courant β augmente. Cette augmentation de β se traduit par une
augmentation du courant traversant le transistor et donc une augmentation de la température du
composant, qui va à son tour augmenter le courant traversant le transistor et ainsi de suite jusqu'à
la défaillance de celui-ci. Le montage décrit ci-dessus permet dans une large mesure d'éviter cela.
Dans la zone de fonctionnement ou, par exemple pour Q14, Q17 entre en conduction, l'étage final
se comporte comme un générateur de courant constant (25 mA dans l'exemple), limitant la
puissance dissipée du transistor de sortie. Il en est de même pour Q20.

Applications
L'AOP est un composant très présent dans les montages analogiques :

• réalisation de filtres actifs : les filtres à base d'AOP permettent d'atteindre des précisions
plus importantes que des filtres passifs ;
• amplification de signaux : l'AOP est à la base de nombreux schémas permettant le
conditionnement des capteurs, on parle alors du domaine d'instrumentation ;
• réalisation de calculs analogiques : malgré les progrès du traitement numérique, l'AOP
reste utilisé pour réaliser des calculs analogiques : addition/soustraction, gain,
multiplication, intégration/dérivation. Il peut être utilisé par exemple en automatique pour
réaliser des asservissements, des régulateurs PID, etc.

Règles à appliquer
Lorsque l’on examine un circuit électronique comportant un amplificateur électronique, il faut se
demander s’il y a ou non un rebouclage.

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S’il n’y a pas de rebouclage, l’AO fonctionne en comparateur, en régime saturé ou non-linéaire
et, par conséquent, la tension de sortie vs ne peut prendre que les valeurs des tensions
d’alimentation -Valim ou +Valim. Afin de déterminer laquelle de ces deux tensions prend vs, il y
a lieu d’examiner la relation- = !. ( −  ) .
– (1 − 1 ) > 0 → 45 = +4789: ;
– (1 − 1 ) < 0 → 45 = −4789: .
S’il existe un rebouclage, et un seul, vers la borne d’entrée +, les conclusions quant à vs sont les
mêmes que précédemment.
S’il existe un rebouclage, et un seul, vers la borne d’entrée +, ou pas de rebouclage, l’AO
fonctionne en régime saturé. vs ne peut prendre que deux valeurs : soit -Valim, soit +Valim :
– (1 − 1 ) > 0 → 45 = +4789: ;
– (1 − 1 ) < 0 → 45 = −4789: .
S’il existe un rebouclage, et un seul, vers la borne d’entrée-, l’AO fonctionne en régime linéaire,
vs peut prendre toutes les valeurs comprises entre -Valim et +Valim. L’AO va ajuster vs de telle
sorte que la différence de potentiel entre les deux entrées tende vers zéro. Nous pourrons
considérer dans ce cas que : 1 = 1

Dans le cas d’un rebouclage sur l’entrée e+ et d’un rebouclage simultané sur l’entrée e-, il y a lieu
d’étudier le gain de chacune des branches de rebouclage afin de déterminer quel rebouclage est
prépondérant et donc quel est le fonctionnement de l’AO.

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III. Circuits linéaires à amplificateur opérationnel
1. Montage suiveur

Formule

Considérons l’amplificateur comment parfait.

Dans ce cas : E = 0V.

Ce qui veut dire que l’entrée positive est égale a l’entrée négative :

V+ =V-

Dans le montage :

- l’entrée V+ est relie à Ve : V+=Ve


- L’entrée V- est relie à Vs : V-=Vs

En remplaçant les choses par leur valeur dans (V+=V


(V+=V-), on obtient :

Vs =Ve

La résistance d’entrée est infinie. Ce montage permet de prélever une tension sans la perturber,
car il possède un courant d’entrée
entrée nul .On le rencontre généralement quand la sonde est présente.

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2. Montage non inverseur

Formule

Considérons l’amplificateur comment parfait.

Dans ce cas : E = 0V.

A partir du schéma on sait que :

V+= Ve

D’après la formule du diviseur de tension on a :

<

 =
( )
< + <=

On remplace les choses par leur valeur dans ((


 =
 )

<

> =
( )
< + <=

Donc

< + <=

=
> ( )
<

Qui peut s’écrire sous la forme :

AB
?5 = ?1 (@ + )
A@

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3. Montage inverseur

Formule

Considérons l’amplificateur comment parfait.

Dans ce cas : E = 0V.

A partir du schéma on sait que :

V+=0V

D’après le théorème de millman on obtient :


C × <= +
 × <

 =
(< + <= )

Puisque V+=V-, on peut écrire :


C × <= +
 × <
0=
(< + <= )

En simplifiant, on peut ecrire :

0 =
C × <= +
 × <

La formule de l’amplificateur inverseur est :

AB
?5 = ?1 × −
A@

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4. Montage additionneur (Sommateur)

Formule

Considérons l’amplificateur comment parfait.

Dans ce cas : E = 0V.

V+ est à la masse donc V+=0V ;

V+ étant égale a V- ,V- est virtuellement connecte a la masse.

D’après le théorème de Millman on peut écrire l’équation suivante :

(< + <= + < )


= D
1 1 1

 =
(< + < + < )
= D

En simplifiant et en remplaçant V
V- on a :



=

0= + +
< <= <D

La tension a la sortie peut s’exprimer par la formule :

?@ + A F ?B + A F
?E = − −
A@ AB

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5. Montage additionneur non inverseur

Formule

Considérons l’amplificateur comment parfait.

Dans ce cas : E = 0V.

D’après le théorème de Millman on peut écrire :

(
+ < +
= + < )

 =
(< + < )

En développant et simplifiant la formule :



=

 = +
2 2
A l’aide du diviseur de tension on peut écrire :

<

 =
+ ( )
< + <=

Sachant que V+=V-, on a :



= <
+ =
+ ( )
2 2 < + <=

En isolant Vs, on peut écrire :

(A@ + AB )
?E = H I + (?@ + ?B )
BA@

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Pour n entrée nous la sortie peut s’exprimer par la formule :
J
(A@ + AB )
?E = H I + K ?9
JA@
9L@

Le montage porte le nom d’additionneur non-inverseur car il additionne les tensions d’entrée
sans les inverser.

6. Montage soustracteur
Voir montage différentiel

<=

= M
N −
 O + ( )
<

Si R1=R2 on a :

?5 = ?P − ?J

7. Montage dérivateur

Formule

La sortie est proportionnelle au taux de variation de la tension d’entrée.

R?1
?5 = −AQ
RS

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8. Montage intégrateur

Formule

La sortie est proportionnelle à l'intégrale temporelle de la tension d’entrée.

@
?E = − T ?1 RS
AQ

Une résistance de valeur élevée doit être branchée en parallèle avec C pour stabiliser le point de
repos en courant continu de l’alimentation, ce qui permet d’éviter de saturer Vs quand Ve et Ie
sont nuls. En ajoutant une résistance R' aux bornes du condensateur, on obtient un comportement
intégrateur sur une bande de fréquence limitée de 0 à (filtre actif passe-bas).
passe

9. Montage différentiel

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Formule

Considérons l’amplificateur comment parfait.

Dans ce cas : E = 0V.

D’après les diviseurs de tension on peut écrire :

<=

 =
N + ( )
< + <=

A l’aide du théorème de Millman on peut déduire la formule :

(
 + <= +
+ < )

 =
(< + <= )

En égalisant V+ et V-, on obtient :

<= (
 + <= +
+ < )

N + ( )=
< + <= (< + <= )

En développant cette formule nous obtenons:


N + <=
 + <=
 + <
= +
(< + < ) (< + < ) (< + < )

En isolant Vs on a :

AB
?5 = M?P − ?J O + ( )
A@

Ce montage amplifie une différence de potentiel d’où le nom amplificateur différentiel

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IV. Circuits non linéaires à amplificateur opérationnel
1. Comparateurs simple

Formule

Si VEP >VEN  VS=VSATP

Si VEP <VEN  VS=VSATN

2. Comparateurs à hystérésis non inverseur ou Triggers de schmitt

Formule

Si VEP >VEN  VS=VSATP

Si VEP <VEN  VS=VSATN

Schéma de la sortie en fonction de l’entrée

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C’est un comparateur de tension a deux seuil de basculement différent :

VH correspond a la valeur de l’hystérésis. Sa valeur correspond a :

A@
?U = ?V − ?W = H I + (?EXYV − ?EXYW )
AB

3. Comparateurs à hystérésis inverseur ou Triggers de schmitt

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Formule

Si VEP >VEN  VS=VSATP

Si VEP <VEN  VS=VSATN

Schéma de la sortie en fonction de l’entrée

C’est un comparateur de tension a deux seuil de basculement différent :

VH correspond a la valeur de l’hystérésis. Sa valeur correspond a :

A@
?U = ?V − ?W = H I + (?EXYV − ?EXYW )
A@ + AB

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4. Bascules
4.1. Monostable
Le présente un seul état stable lié à l'existence d'un seul seuil de basculement. Une
impulsion externe peut les éloigner temporairement de cet état stable.

1°) La capacité C introduit une coupure pour la polarisation continue dans la boucle de réaction,
alors un potentiel permanent positif Vref appliqué en M suffit pour saturer négativement
l'amplificateur opérationnel au potentiel -Vp. La capacité C se charge au potentiel V0 avec la
polarité indiquée.

2°) La capacité C transmet instantanément les transitoires très brefs. Une impulsion
négative appliquée à l'entrée induit un basculement en sortie à +V0.
3°) La capacité C introduit une temporisation dans la boucle de réaction. C se décharge dans R
par un courant I. Tant que I est assez fort ; P est en dessous du seuil de basculement de
l'amplificateur opérationnel fixé à +Vref.
4°) Quand C est suffisamment déchargée, on passe le seuil de basculement et on revient à l'état
stable initial au bout d'un temps τ.

Principe

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Le circuit R'.C' d'entrée transforme les fronts de tension en impulsions. Pour un fonctionnement
correct du montage la constante de temps R'.C' doit être faible devant la constante de temps R.C
avec R = R1 + R2 (sinon la durée de l'impulsion de sortie dépendra de la constante de temps
R'.C').
Au repos v- = -E, l'intensité du courant dans le condensateur C est nulle, v+ et v' sont donc nulles
et la sortie de l'AOP est en saturation positive car v+ > v- .
Si ve présente un front positif d'amplitude supérieure à E, vs passe de Vsat à -Vsat .
Le front de tension de sortie -2.Vsat est transmis par C et v' passe instantanément de 0 à -2Vsat ,
quant à la tension v+, elle vaut alors -2β.Vsat , contribuant ainsi à maintenir la sortie en
saturation négative lorsque v- atteint à nouveau -E (à condition que -2β.Vsat.< -E).
Le condensateur se charge alors sous la tension -Vsat, les tensions v+ et v' tendant
exponentiellement vers 0 V. Mais lorsque v+ atteint -E la sortie bascule à +Vsat et y reste (état
stable).
Le front de 2.Vsat en sortie est transmis par C, v+ passant instantanément de -E à 2.βVsat-E
maintient la sortie en saturation positive. C se charge maintenant sous Vsat , v+ et v' tendent
exponentiellement vers 0V (état initial).
Pour appliquer une nouvelle impulsion à l'entrée, il est nécessaire que le circuit soit à nouveau
dans son état stable (v' = 0), soit après la durée tr, appelée temps de récupération qu'on choisit
égal à 5.τ.
Ce temps de récupération peut être diminué en ajoutant, entre le point commun à R2 et C et la
masse, une diode (cathode à la masse) et une résistance en série, de faible valeur devant R1 + R2,
qui permettra une décharge plus rapide du condensateur C.

Equations : durée de l'impulsion


La durée de l'impulsion peut être déterminée à partir de l'équation :
?5 − ?∞
Z = [\J
?5 − ?] (Z)
^
Avec [ = (A@ + AB ). Q: ?E = −?E7S ?∞ = −?E7S ?Q (Z) = _ − ?E7S

B.?57S A@
Donc :Z = (A@ + AB ). Q. \J( )
^ A@ AB

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Chronogrammes

Applications
Les monostables sont utilisés pour générer des impulsions de durée calibrée ou pour créer des
impulsions retardées.
Une application intéressante est le convertisseur fréquence tension :
un monostable suivi d'un filtre passe-bas délivre une tension dont la valeur moyenne est égale au
rapport ϴ/T = ϴ.f, f étant la fréquence du signal d'entrée du monostable.

4.2. Astable
Ils ne présentent aucun état stable: c'est à dire, en réalité il y a deux états possibles liés à
l'existence de deux seuils de basculement, et rendus instables par une liaison électrique établie
entre eux grâce à un élément de temporisation (capacité).
A titre d'exemple:

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Le montage type bascule fournit les deux états de sortie +/- V0 liés aux deux seuils +/- (R1/R1 +
R2) V0 (Par rapport au montage univibrateur on voit qu'il faut enlever la tension de référence
positive qui supprime un des deux seuils). La capacité C assure la liaison temporelle entre les
deux états. Si on part de S au potentiel +V0 et de C déchargée, la capacité se charge à travers R
et un premier basculement à -V0 a lieu quand le potentiel de M franchit le premier seuil Vp:
A@
?P = ?
A@ + AB `
La capacité se décharge alors à travers R et un deuxième basculement à +V0, a lieu quand le
potentiel de M descend en dessous du deuxième seuil V'p :
A@
?′P = − ?
A@ + AB `
etc..... le phénomène s'auto-entretien.
NB: Les deux constantes de temps ayant fusionné en RC, les créneaux sont réguliers.
Remarques générales:
1) Par construction un multivibrateur est un oscillateur dont l'amplitude est fixe (entre 0 et
V0 ou entre -V0 et +V0). Par contre, l'amplitude d'un oscillateur sinusoïdal n'est limitée que par
les amortissements externes à l'oscillateur et n'a pas de valeur imposée.
2) Un système bouclé avec rétroaction positive produit de l'énergie alternative. Il équivaut
formellement à une résistance négative. Ceci explique pourquoi on peut aussi fabriquer des
multivibrateurs et des oscillateurs à partir d'éléments présentant une résistance négative comme
une diode à effet tunnel.
Principe
Son schéma de principe utilise un comparateur à deux seuils auquel on ajoute un circuit RC, le
signal d'entrée étant supprimé.

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Supposons qu'à l'instant t = 0, on mette le circuit sous tension, le condensateur C étant
initialement déchargé; la sortie passera alors instantanément en saturation positive ou négative.
Nous choisirons arbitrairement : vs(0+) = V+sat .
· Le condensateur se charge donc à travers la résistance R sous la tension V+sat jusqu'à ce que la
tension v- = β.V+sat à l'instant t1; la tension vs basculant alors à V-sat
· Le condensateur se charge alors sous la tension V-sat jusqu'à l'instant t2 où v- = β.V-sat , vs
repassant instantanément à V+sat.
· Le condensateur se recharge à nouveau sous la tension V+sat jusqu'à l'instant t3 où v- = β.V+sat.
Nous nous retrouvons alors dans les mêmes conditions qu'à l'instant t1 ; la même séquence se
reproduit donc indéfiniment, d'où les chronogrammes :

Equations : période
La tension aux bornes du condensateur est liée à la tension de sortie par l'équation différentielle :
?Q
[ + ?Q = ?E = ]S1
RS
avec τ = R.C
Cette équation a pour solution :
S
?Q (S) = X. 1 a[ + ?E
Où A est une constante d'intégration.
Si on appelle Vco la tension initiale (à t = 0) aux bornes du condensateur, alors A = vco - vs ,
d'où :
?Q (S) = ?E M@ − 1S⁄[ O + ?]c . 1S⁄[ = (?]c − ?E )1S⁄[ + ?5
De cette équation on peut déduire le temps que met la tension vc pour passer de la valeur vco à la
valeur vc(t) :

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?E − ?Qd
S = [. \J
?E − ?Q (S)

Prenons comme origine des temps l'instant t1 où vs bascule à V-sat , vc ayant alors pour valeur
β.V+sat.
On considère généralement que les tensions de saturation sont symétriques donc :
-V-sat= V+sat = Vsat
Si on appelle ϴ1 la durée de l'état bas en sortie, et puisque Vc(ϴ1 ) = -β.Vsat :
@+_ B. A@
Z@ = [. \J = [. \J(@ + )
@−_ AB
D’où la période :
B. A@
Y = B. Z@ = B[. \J(@ + )
AB

Avec τ = R.C

Modification du rapport cyclique


Le rapport cyclique est le rapport entre la durée à l'état haut et la période du signal de sortie. Pour
lemodifier on réalise le montage suivant:

Le condensateur se charge sous Vsat avec la constante de temps (R + g.P).C et sous -Vsat avec
la constante de temps (R + (1-g).P).C.
En appelant q1 la durée à l'état bas et q2 celle à l'état haut, on obtient :

B. A@
ZB = (A + e. V). Q. \J(@ + )
AB

B. A@
Z@ = (A + (@ − e). V). Q. \J(@ + )
AB

Le signal aura donc pour période :

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B. A@
Y = (B. A + V). Q. \J(@ + )
AB

ET pour rapport cyclique:

ZB A + e. V
f= =
Y B. A + V
Les calculs ont été faits en supposant les diodes parfaites; on remarquera qu'en théorie la période
est indépendante de la position du curseur du potentiomètre.
Les multivibrateurs astables sont utilisés pour générer des signaux rectangulaires de période et de
rapport cyclique variables.

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