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ASSISTANCE TECHNIQUE DE LA FAO

Convention FAO/UTF/MOR019/MOR

PROJET DE GESTION DES RESSOURCES EN EAU :

Elaboration des dossiers techniques relatifs aux valeurs limites des


rejets industriels dans le Domaine Public Hydraulique

Entre

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)

Et

la Direction de la Recherche et de la Planification de l’Eau (DRPE)

MAROC

Elaboration des fiches techniques des valeurs Limites des


Rejets industriels :

Savons - Détergents

préparée par :
Brahim Soudi - Consultant national
Dimitri Xanthoulis - Consultant international

Période de mission : du 27 Avril au 15 Août 2006

Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)


Rome, 2006

Fiche VLR – Savons et détergents 1


1. Introduction
L’industrie de fabrication des détergents a trouvé un bon marché qui est en expansion continue.
En Europe, chaque jour 84 millions de cycles de lavage sont effectués et l’on vend plus de 3,6
millions de paquets de lessive.
A cause des effets négatifs du phosphore sur l’environnement, composante principale d’un
détergent, le rejet de l’industrie des détergents doit être faite dans le souci de mieux respecter
l’environnement. En effet, chaque pays a mis sa propre législation en vue de limiter les polluants
déversés par les industriels des détergents et de savons.
De ce fait, les industriels sont tenus à traiter leurs eaux usées avant de la déverser dans les rivières
afin qu’elles soient conformes aux valeurs limites proscrites dans les législations locales.

Au Maroc, il est inventorié deux établissements qui produisent des savons et produits
cosmétiques, tous deux situés dans le bassin hydraulique de Bouregreg.

Fiche VLR – Savons et détergents 2


2. Procédé de fabrication
Sont présentés ci-après succinctement les procédés de fabrication des savons et détergents.

2.1. Fabrication du savon

Les savons sont essentiellement constitués de sels de sodium ou de potassium, d’acides gras issus
de corps gras tels que le suif, l’huile d’arachide, l’huile d’olive, l’huile de mouton, etc….
Les corps gras sont sélectionnés en fonction des qualités recherchées : onctuosité, action
détergente, etc…
Lorsque l’on traite les corps gras en solution aqueuse par une base, en général la soude
(hydroxyde de sodium) ou la potasse (hydroxyde de potassium), ils se décomposent en glycérine
(= triglycérol = 1,2, 3-propanetriol), et en sel d’acide gras : c’est la saponification.
La saponification est suivie de la cuisson, puis le produit est lavé plusieurs fois pour isoler le
glycérol afin de purifier le savon. Ce dernier est ensuite soumis à la liquidation, puis transformé
en fonction de la forme finale recherchée (moulage, séchage, addition de parfum, etc.…).
La figure 1ci-après reprend l’ensemble des étapes de la fabrication du savon.

2.2. Fabrication des détergents

On entend par détergent, tout produit dont la composition a été spécialement étudiée pour
concourir au développement des phénomènes de détergence et qui comprend des composants
essentiels (agents de surface) et, généralement, des composants complémentaires (adjuvants,
renforçateurs, charges, additifs et autres composants accessoires).

Les procédés de fabrication des détergents sont spécifiques à chaque production liée à une
formulation particulière. Cependant, contrairement à la saponification, les procédés de fabrication
des détergents consistent à mélanger divers produits de base avec de l’eau à plus ou moins haute
température sans qu’il y ait proprement parlé de réactions chimiques.

Ainsi, les détergents sont des produits de composition complexe, dont la formulation de base
comprend des tensioactifs, des adjuvants, des agents blanchissants à laquelle s’ajoutent des
composés secondaires divers (ex : solvants, acides etc.…).

Exemple de la fabrication de détergents dans une industrie de la région de la Casablanca

Les détergents sont fabriques en quatre étapes (Figure 2) :


- préparation de la "paste table"
- addition et mélange d'additifs en milieu liquide et séchage
- addition et mélange d'additifs en milieu solide pour obtenir la poudre commercialisée
- conditionnement

Additifs des détergents

Fiche VLR – Savons et détergents 3


- Ballast (silicate de sodium servant de solvant aux tensio-actifs).
- Phosphates (tripolyphosphate de sodium pour fixer la dureté calcique des eaux).
- Oxydants pour la blancheur du linge
- Enzymes pour hydrolyser la matière organique
- Agents blanchissants
- Adjuvants secondaires comme les colorants et les parfums.

La « paste table » s'obtient en sulfonant l'alkylbenzene avec de l'oleum (acide sulfurique enrichi
en SO3) a des conditions de température et de pression déterminées. Apres la sulfonation, la
"paste table" est décantée et l'acide sulfurique dilué est stocké sur place avant d'être retourne au
fournisseur. La pâte est ensuite neutralisée avec de la soude, puis mélangée avec des additifs.
Apres le mélange, la pate est aspirée et séchée dans une tour par de l'air chaud ; elle est ensuite
refroidie dans une tour d'air froid. Ce produit semi-fini passe sur une bande doseuse, ou l'on
ajoute d'autres additifs, puis dans un mélangeur avant d'être stocké dans des sacs. La poudre finie
contenue dans ces sacs est ensuite conditionnée.

Fiche VLR – Savons et détergents 4


MATIERES GRASSES
Acides gras d’origine végétale ou animale

Hydrolyse

Glycérol

SEL DE L’ACIDE GRAS

Base
(Ex : Soude)
Saponification

SAVON BRUT
Ester d’acide gras

Neutralisation
Eau

SAVON

Eau oxygénée, Eau Javel,


Additif (huile parfum, colorants, Glycérol restant sel impur, particules de
substance de soin pour la savon
peau)….
SAVON - Produit fini

Figure 1 : Procédé de fabrication du savon

Fiche VLR – Savons et détergents 5


STPP

HLA
SULPHATE
Mélanges
Stade 1 SILICATES
ALKILBENZENE SULFATE DE
Etat
OLEUM Tension actif Liquide
Mg
EAU RECYCLAGE
SOUDE AUTRES

Poudre Mélanges Poudre Condition- Stockage


Séchage semi-finie solides finie nement produit fini

Enzymes Cartons
Carbonates Sachets
Perborates Caisses
Parfums
autres

Figure 2 : Procédé de fabrication des détergents

Fiche VLR – Savons et détergents 6


3. Consommation d’eau

Dans une savonnerie, la consommation en eau est de 10 à 12 m³ par tonne d’acide gras fabriqué.
La consommation est de 35 litres par kg de savon produit.

4. Rejets
4.1. Nature et origine [2]

Outre les eaux de pluie et les eaux en provenance des toilettes, une usine de fabrication de savon
produit divers types d’eaux résiduelles. Par exemple, lorsque la matière grasse provient de
l’olive :

• Extraction de l’huile: production de margines ou eaux de végétation, Tourteaux.

• Rejets issus du raffinage de l’huile: matières organiques et matières minérales.

• Fabrication de savons: production d’eaux de refroidissement, de condensation, de lavage


de l’installation, de l’hypo-lessive, de lavage du savon et les eaux de nettoyage.

4.2. Débit

Le volume d’eaux résiduaires peut varier fortement selon le type de l’usine et le mode de
fabrication employé, de sorte qu’il n’est pas possible de donner sur ce point des indications
valables de façon générale. Les chiffres du tableau 1 peuvent donner une idée de l’ordre de
grandeur des volumes d’eaux résiduaires dans une savonnerie.

Tableau 1 : Les débits des eaux issues des différentes opérations sont comme suit :

Opération m³/j %
Eaux d’extraction de l’huile 6 88,3
Eaux de raffinage des graisses brutes 8 4,2
Eaux de refroidissement et de condensation 170 1,3
Eaux de lavage de l’installation de décomposition des graisses 2.5 1,3
Hypo-lessive et eaux de lavage provenant de lavage du savon 2.5 1,8
Eaux de nettoyage 3.5 3,1
Débit total des effluents 192.5 100

Fiche VLR – Savons et détergents 7


4.3. Composition des rejets [2]

En prenant l’exemple de savon à base d’huile d’olives, les rejets ont la composition suivante :

Margine:
• Eau (83-88%),
• Matière organique (10.5-15%),
• Matière minérale (1.5-2%),
• Matière azotée totale (1.25-2.4%),
• Matière grasse (0.03-1%),
• Polyphénols (1-1.5%).

Rejet du raffinage de l’huile. Le procédé de raffinage des huiles brutes, les eaux usées
contiennent les principales substances suivantes :
• Sulfate de sodium,
• Chlorure de sodium,
• Phosphate de calcium,
• Acides gras (en partie savons de calcium),
• Mono glycérides,
• Di glycérides et triglycérides,
• Glycérine,
• Protéines,
• Lécithine,
• Aldéhydes,
• Cétones,
• Lactones,
• Stérols.

La fabrication de savons produit :


• Acides sulfuriques libres = 6300 mg/l.
• Acides sulfuriques combinés = 49 200 mg/l.
• Zinc = 28 400 mg/l.
• Oxydabilité = 124 800 mg/l.
• pH = moins de 1.

Hypo-lessive :
• Chlorures = 204 000 mg/l.
• pH = 8.5.
• Oxydabilité = 47 000 mg/l.

Dans certains pays, Il existe une réglementation sur base de la biodégradabilté. Par exemple, en
Belgique, il est interdit d'importer, de mettre sur le marché et d'utiliser des détergents lorsque la
biodégradabilité moyenne des agents de surface qui y sont contenus est inférieure à 90 % pour
chacune des catégories cationiques et à 80 % pour chacune des catégories anioniques.

Fiche VLR – Savons et détergents 8


Les eaux issues de saponification contiennent des glycérines et les eaux de refroidissement des
matières grasses.

Le tableau 2 donne la composition des rejets d’une savonnerie utilisant des acides gras naturels et
la composition des rejets pour les industries utilisant des acides gars artificiels, est repris au
tableau 3.

Des échantillons séquentiels sont prélevés pendant 2 jours entre 10h00 et 16h00 et analysés
(tableau 4). Par manque d’information sur le procédé de fabrication il n’est pas possible de dire
comment la période de prélèvement se situe par rapport au cycle de production. A l’analyse des
résultats du tableau 4, il apparait une pollution plus importante la seconde journée, surtout
observée dans le prélèvement de 12h00.

Sur ces mêmes échantillons, des analyses de métaux lourds ont été réalisées à titre informatif
(tableau 4). Aucun dépassement des concentrations par rapport au projet de valeurs limites
générales pour les rejets directs et indirects (tableau 5) n’est observé.

Tableau 2 : Composition des rejets d’une savonnerie utilisant des acides gras naturels [2]

Désignation de
pH Résidu sec Chlorures Oxydabilité Acide sulfurique Zinc
l’échantillon
Total Perte au feu Libre Combiné
mg/l mg/l mg/l
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
Effluent du
4,3 3.764 1.854 120 1.966 - 853
raffinage
Eaux de lavage
du traitement de <1 199.800 158.400 - 124.800 6.300 49.200 28.400
graisses
Hypo-lessive 8,5 190.000 58.000 80.000 28.990 - -

Tableau 3 : Composition des rejets d’une savonnerie utilisant des acides gars artificiels [2]

pH 2,75 - 2,85
Résidu sec 71 - 73 g/l
DCO 11,2 - 12 g/l
DBO5 18 - 22 g/l
Acide sulfurique 5212 - 5497 mg/l
Acides gras volatils 13,6 - 14, 2
Acides gras non volatils 3,5 - 5,4 g/l
Sulfate de sodium 44 - 60 g/l

Fiche VLR – Savons et détergents 9


Tableau 4 : Echantillonnage séquentiel et moyen réparti sur deux jours au Maroc.
Date 05-01-2005 06-01-2005
EM* EM Moyenne des
Heure 10 :00 12 :00 14 :00 16 :00 10 :00 12 :00 14 :00 16 :00
Globale Globale EM globaux
pH 6,80 6,75 6,70 8,50 7,40 7,50 8,85 7,95 7,45 8,15
Cond. µs/cm 915 880 890 790 860 1235 1165 1690 2100 1760 1310
DCO mgO2/l 728 574 1387 563 902 806 6042 2228 2010 2605 1753
DBO5 mgO2/l 183 189 451 236 317 280 3181 687 671 725 521
MES mg/l 184 130 160 105 153 213 605 365 232 329 241
NTK mgN/l 21,3 36,7 29
NH4 mgN4/l 1,87 10,8 6,33
PT mgP/l 17,8 7,45 12,63
3-
PO4 mg/l 2,89 6,82 4,86
So4 mg/l - 43,22 43,22
AL µg/l 0,899 1,639 1,269
Fer mg/L 2,47 5,75 4,11
Zn µg/l 2,59 0,623 1,61
2+
Mg mg/L 0,057 0,152 0,105
C2T µg/l 0,031 0,06 0,046
Cu µg/l 0,038 0,0058 0,022
Cd µg/l <0,0002 <0,0002
Nl µg/l 0,023 0,039 0,031
Pb µg/l 0,51 0,059 0,285
AS µg/l <0,016 <0,016
Se µg/l <0,016 <0,016
Ba µg/l <0,001 0,01 0,01
*EM = Echantillon moyen

Fiche VLR – Savons et détergents 10


Au tableau 5 Les résultats moyens sont comparés et montrent une eau usée polluée en matières
organique et chargée en matières en suspension.

Tableau 5 : Comparaison d’échantillons moyens et VLR générales

EM* Moyenne des EM globaux VLR générales


Date
30/06/2000 05&06 - 01-2005 (projet)
Débit m3/t P.F 6.23
pH 6.98 7,40-8,15 6.5-8.5
T °C 27.3 30
Cond µs/cm 2940 1310
DCO mgO2/l 879 1753 500
DBO5 mgO2/l 300 521 100
MES mg/l 650 241 50
NTK mgN/l 7.7 29 30
NH4 mgN4/l 6,33
PT mgP/l 5.29 12,63 10
PO43- mg/l 4,86
So4 mg/l 43,22 400
Al µg/l 1,269
Fer mg/L 4,11 3
Zn µg/l 1,61 5
2+
Mg mg/L 0,105 1
CrT µg/l 0.046 0,046 2
Cu µg/l 0,022 1
Cd µg/l 0,2
Ni µg/l 0,031 0,5
Pb µg/l 0.0025 0,285 0,5
AS µg/l 0,1
Se µg/l 1
Ba µg/l 0,01 1
Phénol mg/l 0.042 0.3
*EM = Echantillon moyen

Fiche VLR – Savons et détergents 11


Un audit environnemental d’une industrie de savons-détergents de la région de Casablanca,
réalisé pour le compte du Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement, a émit comme première
recommandation la construction d’une station de traitement des effluents [12].

Les eaux usées de cette industrie ne sont pas conformes aux Valeurs Limites Générales en projet
au Maroc, notamment en ce qui concerne le pH, les MES et la DCO (tableau 6). Cette dernière
valeur peut monter jusqu’à 14000 mg/l comme le montre la figure 3. Cet audit met également en
évidence la pollution des effluents par les phosphates.

Tableau 6 : Comparaison des eaux usées d’une industrie de savons-détergents de la région de


Casablanca au VLG en projet au Maroc.

Maroc Projet
Analyses Analyses du
Paramètre Unités de VL
MedCampus Laboratoire
Générales
pH 7,6-11,3 8,7-12,6 6,5-8,5

T °C 17,8 19-21

MES mg/l N.D. 292 50

DBO mg/l N.D. 70 100

DCO mg/l 3364 854 500

COT mg/l N.D. 266

Huiles et graisses mg/l N.D. 36.3 30

Ntotal mg/l N.D. 15.8

NH4 mg/l N.D. 6.02

NO2 mg/l N.D. 0.34

NO3 mg/l N.D. 4.60

Total métaux mg/l N.D. 0.65

Ptotal mg/l N.D. 35.3

OrthoP mg/l N.D. 3.23

Fiche VLR – Savons et détergents 12


Figure 3 : Suivi hebdomadaire de la DCO (mg/l)

5. Paramètres de pollution
Les eaux résiduaires reçues au niveau des stations d’épuration des unités de fabrication de
détergents et de savons sont principalement caractérisées par :

- le pH
- Caractéristiques organiques : la DBO5, la DCO et leur rapport DBO5/DCO qui
caractérise la biodégradabilité.
- La teneur en phosphates (P)
- L’azote total (Azote de Kjeldhal + NO2 + NO3)
- Les chlorures (Cl-)
- Les matières en suspension (MES)
- La Teneur en détergents anioniques, cationiques et non- ioniques

La teneur en phosphates des détergents reste le paramètre le plus caractérisant des eaux
résiduaires de l’industrie de détergent. Les phosphates sont responsables du phénomène
d’eutrophisation et de la dégradation des milieux aquatiques. Cette perturbation écologique se
traduit par la prolifération de certaines algues au détriment des autres formes de vie aquatique.

L’eutrophisation concerne surtout les eaux calmes, situées aux points bas du réseau
hydrographique mais lorsque les apports en phosphates augmentent, toutes les eaux peuvent être
atteintes. Dans les pays développés, les phosphates sont généralement interdit dans les poudres à
lessiver mais d’autres produits détergents (pour lave-vaisselle) ne sont pas visés par cette mesure.

Fiche VLR – Savons et détergents 13


6. Evaluation de la charge polluante
6.1. Ratios de pollution internationaux

• 54 600 g de DBO5/Tonne de savon produit.

• Hexane = 14 ppm/m3 d’eau/tonne de produit utilisé.

• Quantité d'eaux usées = 10 m3/t de produit utilisé (Huile).

• Margine: 1.5 Tonne/Tonne de produit.

6.3. Ratios de pollution marocains

Les ratios de pollution nationaux ont été calculés sur base de l’analyse statistique des données
relatives à une industrie de Savons et produits de toilette (shampoing, lait, eaux de Cologne)
(tableau 7). L’étude FODEP 2002 a aussi proposé des coefficients spécifiques de pollution des
rejets des industries de fabrication de savons et des produits de toilettes en Tunisie pour des
activités similaires.

Tableau 7: Coefficients spécifiques de pollution pour la fabrication de savons et des produits de


toilettes (en Kg/t de produit fini)

Source MES DBO5 DCO MO NTK Pt


Au Maroc [10] 4.05 1.87 5.5 3.07 0.05 0.03
En Tunisie [11] 11.32 7.36 56.79

Le volume d’eau consommé par l’industrie du savon, très fluctuant, varie de 0 à 200 m³/j avec
une moyenne de 3 m³/j. Le volume moyen rejeté est de 2m³/j. La charge horaire est donnée au
tableau 8.

Tableau 8 : Charge horaire d’une industrie de savon au Maroc

DCO DBO MES


CH = Charge horaire (kg/h) 9,42 3,92 1,43

6.2. Charge polluante

La charge polluante entraînée par l’industrie de savon et d’acide gras est de l’ordre de 1300
Equivalent habitant/Tonne de savon produit.

Fiche VLR – Savons et détergents 14


7. Technologie d’épuration et performances épuratoires
7.1. Technologie de traitement

Exemple 1

L’exemple que nous allons traiter dans cette partie concerne principalement des données d’une
société d’installation de stations d’épuration physico-chimique implantée en France. Il repose sur
des données collectées par cette société lors d’une installation d’une station d’épuration d’une
savonnerie ayant une capacité de traitement de 200m3 /j.

Selon cette société, le procédé d’épuration par traitement physico-chimique est le mieux adapté
pour l’épuration des effluents d’une savonnerie. L’épuration biologique est peu propice lorsque le
rapport DBO5/N/Pt s’écarte du ratio de 100/5/1 pour assurer une épuration optimale (figure 2).

La ligne de processus est la suivante, en sortie du prétraitement [4]:

a. le poste de relevage des eaux en sortie du prétraitement existant : il est installé en vue de
pomper les eaux vers la suite du traitement.

b. le bassin tampon : elle permet l’homogénéisation et la régulation du débit dans un bassin


tampon de 120m3. Ceci implique l’apport de plus faibles charges de pollution sur la suite de
traitement, plus facile à traiter. Ce bassin tampon, en retenant l’ensemble de l’effluent qui
s’écoule en une journée, permet d’obtenir un effluent parfaitement homogénéisé (c’est-à-dire
ayant des qualités constantes), mais aussi de réguler le débit à une valeur constante et
indépendante des écoulements de l’entreprise.

c. Traitement physico-chimique dans deux cuves de coagulation floculation : les eaux du


bassin tampon sont renvoyées vers le traitement physico-chimique de façon continue et de façon
régulière, 24 heures sur 24. Ce traitement permet d’augmenter l’efficacité du prétraitement en
facilitant la floculation des particules organiques qui dès lors décanteront facilement dans le
flottateur en aval.

c.1.Coagulation : Elle a pour but principal de déstabiliser les particules en suspension,


c'est-à-dire de faciliter leur agglomération. En pratique, ce procédé est caractérisé par
l'injection et la dispersion d’un coagulant. En sortie du bassin tampon, les eaux sont donc
envoyées à l’aide des pompes volumétriques à débit constant de 10m3/h vers la cuve de
coagulation où est injectée du FeCl3. La coagulation est réalisée au FeCl3 à raison de 1
kg/m3 d’effluent et l’agitation est rapide. Le temps de séjour de l’effluent dans cette cuve
est de 3 minutes environ et le volume de la cuve de coagulation est de 2 m3.

c.2. Floculation : Elle a pour but de favoriser, à l'aide d'un mélange lent, les contacts
entre les particules déstabilisées. Ces particules s'agglutinent pour former un floc qu'on
pourra facilement éliminer par flottation. L’effluent est ensuite envoyé vers la cuve de

Fiche VLR – Savons et détergents 15


floculation ; un polyélectrolyte est injecté de la même façon que précédemment dans la
cuve. La floculation est réalisée à l’aide d’un polymère de type alginate à raison de plus
ou moins 2 à 4 g/m3 d’effluent et l’agitation est très lente. Le temps de séjour de l’effluent
dans cette cuve est de 5 minutes environ. Le volume de la cuve est de 3 m3.

d. Envoi des eaux vers un flottateur :


A ce niveau, on peut extraire une proportion appréciable des impuretés que contiennent les eaux
usées en provocant leur remontée à la surface et en les écumant. Les boues en surface sont raclées
et sont dirigées vers un silo à boues. Afin d'accélérer la remontée des particules grasses, l'effluent
sera émulsionné par libération à la pression atmosphérique et sous forme de microbulles, de l’air
dont on a au préalable saturé un débit d’eau qui traversera l’ouvrage. Cette aération permet de
réduire le temps de passage dans cet ouvrage et empêche par le brassage qu'elle provoque toute
sédimentation de matières lourdes.

e. les boues sont acheminées vers un silo de 40 m3 :


La fonction de cet ouvrage est d'épaissir les boues, de diminuer leur taux d'humidité afin de
pouvoir les renvoyer, avec un degré de concentration satisfaisant.
Le liquide séparé des boues surnage et, par surverse dans une canalisation, rejoint la tête du
circuit de traitement des eaux.

Fiche VLR – Savons et détergents 16


Schéma 2 : Station d’épuration physico-chimique des usées produites par une savonnerie [4]

Fiche VLR – Savons et détergents 17


Exemple 2

Il s’agit d’un traitement biologique composé de trois étages (figure 3):


Etage 1 : un bassin d’aération avec une flore bactérienne capable de dégrader les
composés phénoliques toxiques et un décanteur pour extraire l’excédant en
biomasse.
Etage 2 : un digesteur à lit de boue avec récupération de gaz.
Etage 3 : un bassin d’aération et un décanteur.

Le rendement du traitement biologique des effluents de savonnerie est de l'ordre de 90% pour les
principaux paramètres de pollution : DBO, DCO et MES.

Traitement de la glycérine
L’eau glycérinée à 14% est transformé en glycérine brute à 80% par évaporation sous vide.
L’élimination des impuretés se fait par traitement avec un lait de chaux et l’oxalate d’ammonium.

Traitement des sous lessives de saponification


Les sous lessives exigent un traitement séparé, dans un bassin, ils subissent un refroidissement
puis une décantation pour séparer les matières décantables

Traitement des eaux de lavage


Ces eaux sont riches en Zinc, ceux-ci sont éliminés par précipitation à la chaux.

Traitement des eaux de refroidissement et de condensation


Ces eaux sont riches en graisses, et elles sont traitées dans des séparateurs de graisses de
dimensions appropriées.

Figure 3 : Traitement biologique

Fiche VLR – Savons et détergents 18


7.2. Rendements épuratoires

Suite à la non disponibilité des données de performances épuratoires de tous les paramètres de
pollution notamment celles du phosphore, on se limitera seulement à la présentation des taux
d’abattement pour la DCO, la DBO5 et l’azote total (tableau 9).

Tableau 9 : Rendement épuratoire

Traitement physico
Traitement biologique
chimique
DCO 58% 90
DBO5 90% 92
MES 90
Azote total 100%

8. Projets de valeurs limites de rejets (VLR)

8.1. VLR calculées sur base de technologies disponibles et des performances épuratoires

Les valeurs de paramètres de pollution utilisées pour le calcul des VLR proviennent d’une
industrie marocaine et sont reprises du tableau 4. Il est supposé un traitement épuratoire par
procédé biologique et le rendement épuratoire moyen, dans ce cas là, est de 90% pour les
paramètres principaux (tableau 9). Les VLR calculés sont repris au tableau 10

Tableau 10 : VLR calculées sur base d’une industrie marocaine et comparaison avec les valeurs
générales.

VLR calculées pour les Valeurs limites générales – rejet


Paramètres
conditions marocaines*** direct Maroc

BOD 55 100

COD 175 500

pH 6.5-8.5

MES 25 50

Phénol 0,3
* Sur base des analyses disponibles et d’un rendement épuratoire de 90% pour DCO, DBO et MES

Fiche VLR – Savons et détergents 19


8.2. Références internationales des VLR
Généralement, les normes de rejet sont appliquées sur les paramètres de concentration des
polluants dans les effluents. Aux USA, les VLR portent toujours sur les pollutions spécifiques
exprimées en Kg de polluant par tonne de produit. Une autre caractéristique de la réglementation
américaine réside dans la catégorisation du secteur industriel en multiples sous-catégories. Dans
l’exemple de la fabrication du savon et détergent, il existe 19 sous-catégories listées de A à S
(voir tableau 11). Pour chaque catégorie, des valeurs limites sont proposées pour différentes
technologies :

- BPT (best practicable control technology currently available = Meilleure technologie


utilisable disponible),

- BAT (best available technology economically achievable = Meilleure technologie


disponible économiquement réalisable)

Le tableau 12 donne l’exemple de la sous-catégorie P « Fabrication de détergents liquides »

Tableau 11 : Sous-catégorisation de la production de savon et détergents.

Sous-catégorie Type de fabrication


A Fabrique de savon par cuvée
B Fabrique d’acide gras par séparation de la graisse
C Fabrique de savon par neutralisation des acides gras
D Concentration de la glycérine
E Distillation de la glycérine
F Fabrication de Flocons de Savon et de poudre
G Fabrication de Savons en barre
H Fabrication de Savons Liquides
I Sulfonation à l’oléum et sulfatation
J Sulfatation Air-SO3 et Sulfonation
K Dissolvant SO3 et Sulfonation à vide
L Sulfatation à l’acide sulfaminique
M Sulfatation à l’acide chlorosulfonique
N Neutralisation d'acide sulfurique d'Esters et Acides Sulfoniques
O Fabrication de détergent aérosol sec
P Fabrication de détergents liquides
Q Fabrication de détergents par mélange à sec
R Fabrication de détergents au séchoir à cylindre
S Fabrication de détergents en barres et en gâteaux

Fiche VLR – Savons et détergents 20


Tableau 12 : guide pour la limitation des effluents en fonction des technologies utilisées – Cas de
la sous-catégorie P (Kg de polluant par tonne de produit)

BPT BAT
Max Moyenne des valeurs Max Moyenne des valeurs
observé en journalières sur 30 observé en journalières sur 30
1 jour jours consécutifs 1 jour jours consécutifs
BDO 0,6 0,2 0,1 0,05
DCO 1,8 0,6 0,44 0,22
MES 0,015 0,005 0,01 0,005
Surfactants 0,39 0,13 0,1 0,05
Huiles et
0,015 0,005 0,01 0,005
graisses

Le tableau 13 reprend quelques références internationales de VLR basées sur des polluants
exprimés en mg/l.

Le tableau 13 : Quelques VLR internationaux

Népal Belgique
Paramètres
mg/l, Max mg/l**

BOD 100

COD 250 750

COD/BOD <15*

pH 6.0 - 9.0 6.5 – 9.5

MES 200

Huile et graisse 10

Phénol 1

* le rapport entre la DCO et la DBO des eaux déversées, ne peut en principe dépasser 15.
Si la valeur dépasse 15, la demande chimique d'oxygène des eaux déversées ne peut dépasser la
teneur correspondant à 2,4 kg par tonne de produits fabriqués (en moyenne sur 24 heures).

** Les conditions de déversement sont fixées en fonction du volume spécifique de référence de


l'effluent de 1 m³ par t de produit fabriqué.

Fiche VLR – Savons et détergents 21


8.3 Synthèse : VLR proposées

Sur base des données disponibles, on peut proposer des VLR rapportées au tableau 13. La
démarche consiste à cadrer les valeurs limites calculées sur la base de la composition de rejets au
Maroc par les VLR rapportées au niveau international et les valeurs limites générales arrêtées au
Maroc. D’autres VLR générales sont reprises en annexe 1.

Tableau 14 : Synthèse des VLR et VLR proposées

Valeurs
VLR calculées
Népal limites
Belgique pour les VLR
Paramètres mg/litre, générales –
mg/l** conditions proposées
Max rejet direct
marocaines***
Maroc

BOD 100 55 100 100

COD 250 750 175 500 500

COD/BOD <15*

pH 6.0 - 9.0 6.5 – 9.5 6.5-8.5 6.5 – 9.5

MES 200 25 50 50

Huile et graisse 10

Phénol 1 0,3

* le rapport entre la DCO et la DBO des eaux déversées, ne peut en principe dépasser 15.
Si la valeur dépasse 15, la demande chimique d'oxygène des eaux déversées ne peut dépasser la
teneur correspondant à 2,4 kg par tonne de produits fabriqués (en moyenne sur 24 heures).

** Les conditions de déversement sont fixées en fonction du volume spécifique de référence de


l'effluent de 1 m³ par t de produit fabriqué.

***Sur base des analyses disponibles et d’un rendement épuratoire de 90% pour DCO, DBO et
MES.

Fiche VLR – Savons et détergents 22


10. Economie d’eau et Technologies propres
En absence d’information provenant des industries marocaines de la fabrication de détergents et
de savons, nous appuierons nos propositions sur la recherche bibliographique d’une manière
générale pour présenter des améliorations possibles permettant de mieux utiliser de l’eau dans le
processus de fabrication et de réduire la charge polluante de l’eau.
Pour les savonneries :
- En cas des eaux résiduaires ne présentant pas de pollution ou n’ayant qu’une pollution
minime, comme en particulier les eaux de refroidissement et de condensation, doivent être
évacuées séparément, ou mieux, réunies aux autres eaux résiduaires de fabrication, après
l’installation de clarification et de compensation.
- Les eaux chargées dont les constituants organiques étrangers se composent
essentiellement de glycérine, de composés d’albumines et d’acides gras, peuvent être
épurées biologiquement, après dilution convenable. Les eaux de refroidissement
conviennent fort bien pour la dilution.
- Les quantités d’azote et de phosphore nécessaires pour la dégradation biologique peuvent
être introduites dans l’épuration biologique, en faisant intervenir les eaux usées de
toilettes et sanitaires.

Pour la fabrication de détergents :


- la séparation des eaux usées en eaux de refroidissement et de condensation, d’une part, et
en effluents industriels fortement pollués, d’autre part, devrait en général être indiquée,
car l’épuration peut alors s’effectuer, d’ordinaire, de manière beaucoup plus efficace, et
les dépenses pour installations de traitement peuvent être maintenues dans des limites
beaucoup moins élevées.
- Pour le rejet en rivière, il faut tenir compte de la tendance, souvent prononcée, qu’ont les
eaux résiduaires à former des mousses. Les chutes de grande hauteur, qui favorisent la
formation des mousses, sont à éviter. A la surface de l’émissaire, avant l’ouvrage
déversoir, on peut retenir les mousses au moyen de poutres flottantes, et les désagréger
par pulvérisation.

Fiche VLR – Savons et détergents 23


Références bibliographiques

1) DGRNE, 2003. Guide méthodologique pour l’évaluation des incidences sur


l’environnement : savons et détergents. Liège. 41 p.

2) Meinck F. , Stooff H. , Kohlschütter H., traduit par Gasser A., les eaux résiduaires
industrielles (4 éme édition), Masson, Paris, 1977. pp : 304 – 315.

3) Mayolle E., 1962. Les industries du savon et des détergents. Presses universitaires de
France, Paris. 125 p.

4) Document folder de la société Hydranet, France.

5) EPER ( European Polluant Emission Register)

6) http://www.eper.cec.eu.int/eper/Emissions_Source_category.asp? Le 21/11/2005.

7) Wallex, la base de données juridique de la Région Wallonne.

8) http : // wallex.wallonnie.be/indexMain.html. le 15/12/2005.

9) 7. U.S. Environnemental protection Agency : http://epa.gov/guide/ le 15/12/2005.

10) JAOUHER Touria : Elaboration d’une méthodologie et d’un projet d’arrêté d’estimation
de la pollution déversée par les unités industrielles dans le domaine public hydraulique.
Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau. MATEE, Janvier 2005, 454 pages.

11) SEEn/FODEP - 2002. Etude sectorielle sur la pollution industrielle : description de la


dérivation des ratios de pollution industrielle.

12) MATE – Secrétariat d’Etat Chargé de l’Environnement. Audit Environnemental - Etude


pilote de la dépollution industrielle de l’axe Mohamedia-Casablanca. Avril 1998, 31
pages.

Fiche VLR – Savons et détergents 24


Annexe 1. Valeurs limites de rejets industriels : cas du Maroc et d’autres pays

Valeurs Valeurs Valeurs Valeurs Valeurs Valeurs limites Valeurs maximales


Valeurs
Limites Limites LYDEC maximales maximales limites Rejet dans milieux autorisées
N° Paramètre limites
Projet Maroc Projet Maroc Casablanca Algérie Région Wallonne maximales naturels Rejets directs
France
Rejet direct Rejet indirect Belgique Suisse Sénégal Ouest du Bengale, Inde

Ne doit pas dépasser de


1 Température (°C) 30°C 3S 30 30 30 30 30 plus de 5°C la température
De l’eau réceptrice

2 pH 6,5 – 85 6,5 – 8.5 5.5 - 8.5 5.5 - 8.5 5,5 à 8,5 - 6.5-9.0 6.5-9.0

3 MES mg/l 50 600 500 100 30 100 20 40 100


2
4 Azote Kjeldahl mgN/1 30 - 150/200 30 40 30 20

5 Phosphore total P mgP/1 102 10 - 10 2 10 10


2
6 DCO mgO2/1 500 1000 1200 300 120 300 200 250
2 30
7 DBO5 mgO2/1 100 500 500 100 40 100 50
(3 jours à 27°C)
8 Chlore actif Cl mg/l 0,2 - 3.0 - 1.0 1.0

9 Dioxyde de chlore ClO2 mg/l 0.05 - - -

10 PCB 0.001

11 Aluminium Al mg/l 10 - 10 - 5..0 5.0

Détergents (anioniques, cationiques


12 3.0 - - - 2.0
et non ioniques) mg/l

13 Conductivité en µs/cm 27003 - - -

14 Salmonelles /5000 ml Absence A éliminer - -

15 Vibrions cholériques/5000ml Absence A éliminer - -

16 Cyanures libres (CN) mg/l 0,1 1.0 1.0 0,1 0.1 0.1 0.1 0.2 0.2

17 Sulfures libres (Sl-) mg/l 1.0 1.0 1.0 -

18 Fluorures (F) mg/l 15 15 10 15 15 2.0

19 Indice de phénols mg/l 0,3 5.0 5.0 0.3 0.5 0.1 0.5 0.5 1.0

Fiche VLR – Savons et détergents 25


Valeurs Valeurs Valeurs Valeurs Valeurs Valeurs limites Valeurs maximales
Valeurs
Limites Limites LYDEC maximales maximales limites Rejet dans milieux autorisées
N° Paramètre limites
Projet Maroc Projet Maroc Casablanca Algérie Région Wallonne maximales naturels Rejets directs
France
Rejet direct Rejet indirect Belgique Suisse Sénégal Ouest du Bengale, Inde

20 Hydrocarbures mg/l 10 20 - 10 20 15 50

21 Huiles et graisses mg/l 30 50 - - 20 10

22 Antimoine (Sb) mg/l 0,3 0,3 - -

23 Etain (mg/l) 2.0

24 Argent (Ag) mg/l 0,1 0,1 0,1 -

24 Arsenic (As) mg/l 0,1 0,1 1.0 - 0.1 0.3 0.2

25 Baryum (Ba) mg/l 1 1 - -

26 Cadmium (Cd) mg/l 0,2 0,2 3.0 0,2 0.2 0.1 02

27 Cobalt (Co) mg/l 0.5 1.0 2.0 -

28 Cuivre total (Cu) mg/l 0.5 1.0 1.0 0.5 3.0 2.0 0.5 3.0

29 Mercure total (Hg) mg/l 0.05 0.05 0,1 0.05 0.01 0.01

30 Plomb total (Pb) mg/l 0.5 0,5 0,1 0.5 1.0 1.0 0.5 0.1

31 Chrome total (Cr) mg/l 2.0 2.0 2 .0 0.5 2.0

32 Chrome hexavalent (Cr VI) mg/l 0,2 0,2 0,1 0,1 0.1 0.1 0.1 0.2 0.1

33 Etain total (Sn) mg/l 2.0 2.0 0,1 2.0

34 Manganèse (Mn) mg/l 1.0 1.0 - 1.0 1.0 2.0 2.0

3S Nickel total (Ni) mg/l 0.5 0.5 1.0 0.5 5.0 5 2.0 3.0

36 Sélénium (Se) mg/l 0,1 1.0 - - 0.05

37 Zinc total (Zn) mg/l 5.0 5.0 1.0 2.0 5.0 5.0 2.0 5.0

38 Vanadium (V) mg/l 0.2

39 Fer (Fe) mg/l 3.0 3.0 0.5 - 5.0 5.0 3.0

40 AOX 5.0 5.0 - 1.0

Fiche VLR – Savons et détergents 26


Annexe 1. Valeurs limites de rejets industriels : cas du Maroc et d’autres pays (suite)
Valeurs limites de rejet Valeurs limites de rejet dans Valeurs limites de rejet dans
Valeurs limites de rejet dans le milieu
N° Paramètre dans le milieu naturel (rejet le réseau d’égouttage (rejet le milieu naturel à partir Banque mondiale
naturel (rejet direct) - Taiwan
direct) - Népal indirect) - Népal d’une step mixte - Népal

Pour des effluents rejetés en eau de surface: Ne peut pas causer un accroissement
Ne doit pas dépasser 40°C Ne doit pas dépasser 40°C à
de 3°C à la limite de la zone de
1 Température (°C) à 15 m à l'aval de la sortie 45 15 m à l'aval de la sortie de 1) < 38 (de mai à septembre)
mélange. Si cette zone n’est pas
de l'effluent l'effluent 2) < 35 (d’octobre à avril)
connue, prendre 100m
2 pH 5.5 to 9.0 5.5 to 9.0 5.5 to 9.0 6.0 9.0 6-9

3 MES mg/l 30-200 600 50 30 50

4 Azote Kjeldahl mgN/1

4’ Azote ammoniacal mgN/l 50 50 50 10 10

4’’ Azote nitrique mgN/l 50

5 Phosphore total P mgP/1 4 2

6 DCO mgO2/1 250 1000 250 100 250

7 DBO5 mgO2/1 30-100 400 50 30 50

8 Chlore actif Cl mg/l 1 1000 1 0.2

9 Dioxyde de chlore ClO2 mg/l

10 PCB

11 Aluminium Al mg/l

Détergents (anioniques, cationiques


12
et non ioniques) mg/l

13 Conductivité en µs/cm

14 Salmonelles /5000 ml

15 Vibrions cholériques/5000ml

16 Cyanures libres (CN) mg/l 0.2 2 0.2 1

17 Sulfures libres (Sl-) mg/l 2 2 2 1 1

Fiche VLR – Savons et détergents 27


Valeurs limites de rejet Valeurs limites de rejet dans Valeurs limites de rejet dans
Valeurs limites de rejet dans le milieu
N° Paramètre dans le milieu naturel (rejet le réseau d’égouttage (rejet le milieu naturel à partir
naturel (rejet direct) - Taiwan Banque mondiale
direct) - Népal indirect) - Népal d’une step mixte - Népal
18 Fluorures (F) mg/l 2 10 2 15 20

19 Indice de phénols mg/l 1 10 1 1 0.5

20 Hydrocarbures mg/l

21 Huiles et graisses mg/l 10 50 10 10 10

22 Antimoine (Sb) mg/l

23 Etain (mg/l)

24 Argent (Ag) mg/l 0.1 0.1 0.1 0.5 0.5

24 Arsenic (As) mg/l 0.2 1 0.2 0.5 0.1

25 Baryum (Ba) mg/l

26 Cadmium (Cd) mg/l 2 2 2 0.03 0.1

27 Cobalt (Co) mg/l

28 Cuivre total (Cu) mg/l 3 3 3 3 0.5

29 Mercure total (Hg) mg/l 0.01 0.01 0.01 0.005 0.01

30 Plomb total (Pb) mg/l 0.1 0.1 0.1 1 0.1

31 Chrome total (Cr) mg/l 2 2 0..5

32 Chrome hexavalent (Cr VI) mg/l 0.1 0.1 0.5 0.1

33 Etain total (Sn) mg/l

34 Manganèse (Mn) mg/l 10

3S Nickel total (Ni) mg/l 3 3 3 1 0.5

36 Sélénium (Se) mg/l 0.05 0.05 0.05 0.5 0.1

37 Zinc total (Zn) mg/l 5 5 5 5 2

38 Vanadium (V) mg/l

39 Fer (Fe) mg/l 3.5

Fiche VLR – Savons et détergents 28

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