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Thermomètres et capteurs de température

Ce document décrit différentes méthodes de mesure de température, notamment les capteurs à résistance, à thermistance et les thermocouples. Il explique leur fonctionnement et leurs avantages.

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Ce document décrit différentes méthodes de mesure de température, notamment les capteurs à résistance, à thermistance et les thermocouples. Il explique leur fonctionnement et leurs avantages.

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Chapitre 1 :

Principes et
caractéristiques de
capteurs de température.
I. Introduction :
La température est une grandeur physique mesurée à laide d’un thermomètre et
étudiée en thermométrie. Dans la vie courante, elle est reliée aux sensations de froid
et de chaud, provenant du transfert de chaleur entre le corps humain et son
environnement. En physique, elle se définit de plusieurs manières, comme fonction
croissante du degré d’agitation thermique des particules, par l’équilibre des transferts
thermiques entre plusieurs systèmes. La température est une variable importante
dans d’autres disciplines. Il existe plusieurs méthodes de mesure de température
parmi ces méthodes la méthode électrique.

II. Méthodes électriques :


1. Présentation :
Les capteurs électriques qui suivent auront l'avantage d'une plus grande souplesse
d'emploi (information transmissible, enregistrement) tout en gardant une précision
suffisante pour les emplois industriels et beaucoup d'emplois de laboratoire.

On décompose les capteurs de température en deux sous catégorie :


• Les capteurs passif, à résistance ou thermistance .
• Les capteurs actifs, à couple thermoélectrique.

2. Thermomètres à résistance et à thermistance :

Le fonctionnement des thermomètres à résistance et thermistances est basé sur le


même phénomène physique ; l'influence de la température sur la résistance
électrique d'un conducteur. La mesure d'une température est donc ramenée à la
mesure d'une résistance. Comme la caractéristique résistance/température est de
nature différente pour un métal et un agglomérat d'oxydes métalliques, deux cas
sont distingués. On parlera de thermomètre à résistance d'une part et de
thermistance d'autre part.

a. Thermomètres à résistance
Le conducteur est un élément métallique. On peut établir une relation bijective
entre la résistance R et la température θ et ainsi mesurer θ en mesurant R. Cette
relation est de la forme :
R = Ro (1 + a θ + bθ2 + cθ3)
avec θ la température en °C, Ro la résistance à 0 °C, a, b et c des coefficients positifs,
spécifiques au métal.

Métaux utilisés :

C'est le platine qui est le matériaux le plus utilisé. La sonde Pt100 est une sonde
platine qui a une résistance de 100 Ω pour une température de 0 °C. (138,5 Ω pour
100 °C).

b. Thermomètres à thermistance
Une thermistance est un agglomérat d'oxydes métalliques frittés, c'est-à-dire
rendus compacts par haute pression exercée à température élevée, de l'ordre de 150
bars et 1000 °C.
La composition d'une thermistance peut-être, par exemple :
• Fe2O3 (oxyde ferrique) .
• MgAl2O4 (aluminate de magnésium) .
• Zn2TiO4 (titane de zinc).
La résistance électrique d'une thermistance est très sensible à l'action de la
température. Il existe deux types de thermistance, les CTN à coefficient de
température négatif, et les CTP à coefficient de température positif.
La loi de variation est de la forme :

R = a × exp b/θ

Un second avantage des thermistances est leur faible encombrement. On les


fabrique sous forme de petits cylindres (d = 1 à 12 mm, L = 5 à 50 mm) de disques,
de perles. La variation de résistance des thermistances dépend des matériaux utilisés.
Leur domaine d'utilisation va de -80°C à +700°C avec une précision de 0,1 à 0,5 °C.
Les thermistances ne présentent pas le phénomène de polarisation et peuvent être
traversées indifféremment par un courant continu ou alternatif.

L'emploi des thermistances a donc des avantages de sensibilité et de faible


encombrement, mais la loi de variation de la résistance en fonction de la température
n'est pas linéaire.
c. Montage de mesure :
La mesure de la température se ramène donc à une mesure de résistance.
La méthode la plus simple, consiste à alimenter la résistance avec un courant I et
de mesurer la tension aux bornes de la résistance (on rappelle : U = R×I).

Dans le montage précédent, la tension V dépend aussi des résistances de ligne r.


Pour éviter cela, on ajoute deux fils aux bornes de la résistance, on utilise alors une
résistance avec quatre fils.

Les deux montages précédents ne permettent pas de supprimer simplement la


composante continue R(0°C) de la résistance de mesure R. On préfère généralement
utiliser un montage utilisant un pont de Weatstone.

Si on néglige les résistances r par rapport R(0°C) et que l’on note R(T) = R(0°C)
+αT on démontre :
αT E
V=
2 R0 +αT 2
Pour diminuer encore plus l'influence des résistances de ligne, on utilise un
montage trois fils,

Ou mieux un montage quatre fils.

On trouve d'après la norme CEI 751 les schémas de connections du tableau :

La recherche d'une bonne sensibilité de mesure conduit à faire traverser la


résistance par un courant relativement important. Cependant, celui-ci risque alors de
provoquer par effet Joule un échauffement du capteur qui peut cesser d'être
négligeable et qui en tous cas doit pouvoir être estimé et minimisé , c'est pourquoi les
courants de mesure sont généralement de l'ordre du mA et rarement supérieurs à 10
mA.

3. Thermocouples
a. Principes
Les phénomènes thermoélectriques dans les chaînes de conducteurs métalliques
ou semi-conducteurs décrivent les conversions d'énergie qui s'opèrent en leur sein,
effet Joule mis à part, entre énergie d'agitation thermique et énergie électrique des
charges en mouvement. À la jonction de deux conducteurs A et B différents mais à la
même température, s'établit une différence de potentiel qui ne dépend que de la
nature des conducteurs et de leur température θ (effet Peltier).

L’un des thermocouples le plus utilisé est le Chromel-Alumel ou thermocouple de


type [Link] possède une plage de mesure étendue (-100 à +1370 °C), une force
électromotrice importante (41310 μV à 1000 °C avec soudure froide à 0°C) et une
courbe linéariser pour obtenir sur toute l’étendue de mesure des précisions meilleures
que 0.2%.
ALUMEL : est un alliage composé de 95% de nickel, 2% d’aluminium,2% de
manganèse et 1% de silicium.
CHROMEL : est un alliage composé de 80% de nickel et 20% de chrome.

b. Les différents types de thermocouples


Pour la réalisation d'un couple thermoélectrique on choisit des fils utilisables dans la
zone de température attendue pour la mesure et présentant des caractéristiques de
précision et de sensibilité convenables. On tient compte également de l'action
corrosive du milieu ambiant (atmosphère oxydante, réductive, sulfureuse, etc...) sur
les constituants du couple pour arrêter son choix.
Le tableau suivant donne les caractéristiques simplifiée des thermocouples les plus
courants définies par la norme CEI 584.1.

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