Texte Gic Cooperation
Texte Gic Cooperation
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MINISTERE DE L'AGRICULTURE
ET DU DEVELOPPEMENT RURAL (MINADER)
Décembre, 2007
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INTRODUCTION
Le mouvement coopératif camerounais a connu depuis les années mil neuf cent
soixante, un ensemble de réformes dont la plus récente, celle de 1992 a abouti à la
promulgation de la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives
et aux groupes d'initiative commune et la publication de son décret d'application n°
92/455/PM du 23 novembre 1992.
Depuis lors, pour adapter le cadre juridique des sociétés coopératives et des
groupes d'initiative commune à l'évolution du contexte économique, de nombreux
modificatifs ont été adoptés -autant sur la plan législatif que réglementaire. Il s'agit
notamment:
• De l'article 15 de la loi n° 98/009 du 1er juillet 1998 portant loi de
finances de la République du Cameroun pour l'exercice 1998/1999 ;
• Du décret n° 98/300/PM du 09 septembre 1998 fixant les modalités
d'exercice des activités des coopératives d'épargne et de crédit;
• Du décret n° 2001/023/PM du 29 janvier 2001 Modifiant et
complétant certaines dispositions du Décret n° 98/300/PM du 9
septembre 1998 fixant les modalités d'exercice des activités des
coopératives d'épargne et de crédit ;
• Du décret n° 2006/0762/PM du 09 juin 2006 modifiant et complétant
certaines dispositions du décret n° 92/455/PM du 23 novembre 1992
fixant les modalités d'application de la loi n° 92/006 du 14 août 1992
relative aux sociétés coopératives et aux groupes d'initiative commune.
Ce nouveau cadre juridique a permis entre autres l'éclosion d'une multitude de
sociétés coopératives et des groupes d'initiative commune dont les responsables et les
membres ne maîtrisent pas souvent les textes régissant et organisant la profession.
Si la loi de 1992 et son décret d'application ont été publiés et diffusés plus ou
moins largement au sein du mouvement coopératif, les divers modificatifs cités ci-
dessus, parce que 'éparpillés, dans le temps restent méconnus aussi bien par les
acteurs du mouvement coopératif que par les administrations techniques et les
personnels en charge du suivi de l'application de la loi.
Il est donc apparu important, afin d'en assurer une large diffusion et une bonne
vulgarisation, de rassembler les divers textes législatifs et réglementaires relatifs aux
sociétés coopératives et aux groupes d'initiative commune.
Le présent document, qui rassemble tous les textes législatifs et réglementaires
relatifs aux sociétés coopératives et aux groupes d'initiative commune adoptés
jusqu'en 2007 après la grande reforme de 1992, permettra au lecteur d'avoir les
éléments nécessaires et indispensables pour mieux comprendre et aborder les
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problèmes rencontrés dans la gestion des sociétés coopératives et des groupes
d’initiative commune.
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REPUBLIQUE DU CAMEROUN PAIX - TRAVAIL- PATRIE
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TITRE I
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ARTICLE 1er.- La présente loi régit les sociétés coopératives, les groupes
d'initiative commune et leurs unions.
ARTICLE 2.- (1) La création d'une société coopérative ou d'un groupe d'initiative
commune est libre et constitue un droit pour les citoyens ayant atteint la majorité
légale, ou s'étant faits émanciper conformément à la législation en vigueur.
(2) Nul ne peut être contraint, ni empêché d'adhérer à une société coopérative,
à un groupe d'initiative commune ou à une union de ces organisations,
(3) Les sociétés coopératives, les groupes d'initiative commune ou leurs unions
se forment et s'administrent librement.
ARTICLE 3.- Les sociétés coopératives, les groupes d'initiative commune et leurs
unions sont des organisations autonomes et privées qui appartiennent à leurs
membres. Elles sont administrées, financées et contrôlées par ceux-ci. Leurs activités
se déroulent sans intervention de l'Etat, sous réserve des dispositions de la présente
loi et de son décret d'application, ou de conventions librement consenties et
résiliables.
ARTICLE 5.- (1) Le ressort territorial d'une société coopérative ou d'un groupe
d'initiative commune est l'aire géographique convenue dans les statuts, et dans les
limites de laquelle s'exercent les activités de leurs membres.
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ARTICLE 6.- (1) Les sociétés coopératives ou les groupes d'initiative commune
peuvent créer des unions de sociétés coopératives ou de groupes d'initiative
commune, selon le cas.
(2) Les dispositions de la présente loi concernant les sociétés coopératives sont
applicables aux unions de sociétés coopératives, de même que celles concernant les
groupes d'initiative commune sont applicables aux unions de ces groupes, sauf
spécifications particulières.
ARTICLE 7.- (1) La dénomination d'une organisation régie par la présente loi doit
faire clairement référence à sa raison sociale et à son ressort territorial.
(2) Cette dénomination doit comprendre, selon le cas, les groupes de mots
"société coopérative", "société coopérative d'épargne et de crédit", "groupe
d'initiative commune", "union".
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TITRE II
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CHAPITRE I
SECTION I :
DE LA DEFINITION ET DE LA CONSTITUTION
DES SOCIETES COOPERATIVES
ARTICLE 8.- Une société coopérative est; aux termes de la présente loi, un groupe
de personnes physiques et/ou morales qui s'associent librement pour atteindre des
buts communs par la constitution d'une entreprise dirigée de manière démocratique
et: à laquelle elles sont liées par un contrat qui fixe notamment les règles:
ARTICLE 9.- (1) Les sociétés coopératives se constituent par déclaration écrite au
cours d'une assemblée constitutive réunissant au moins sept (7) personnes ayant la
qualité de membres fondateurs.
(3) Une union de sociétés coopératives peut être créée par deux (2) ou
plusieurs de ces organisations.
(4) Les modalités de constitution d'une société coopérative sont précisées par
le décret d'application de la présente loi.
ARTICLE 10.- (1) Les sociétés coopératives sont les mandataires de leurs membres.
A ce titre, elles ne peuvent réaliser de profits commerciaux pour elles-mêmes.
(2) Elles ont la faculté d'avoir des activités avec des usagers non adhérents,
dans des proportions de volume d'affaires obligatoirement définies par les statuts.
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ARTICLE 11. - Les sociétés coopératives agissent suivant les principes suivants :
- le nombre de membres est variable ;
- chaque membre n'a droit qu'à une seule voix, quel que soit le nombre de parts
sociales qu'il détient ou le volume de transactions qu'il effectue avec la société
coopérative ;
ARTICLE 12.- (1) Les sociétés coopératives adoptent librement leurs statuts. Ceux-
ci sont exécutoires à compter de leur adoption, sous réserve des dispositions des
articles 54, 55, et 62 de la présente loi.
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SECTION II :
- de participer aux assemblées générales, aux décisions qui s'y prennent et aux
votes qui s'y déroulent ;
- d'être élu aux organes de la société coopérative sous réserve des dispositions
de la présente loi ;
- d'utiliser les services et installations de la société coopérative suivant des
modalités prévues par les statuts ;
- de consulter au siège social les statuts, règlements intérieurs, registres, procès
verbaux des assemblées générales et des comités de surveillance, rapports,
comptes et inventaires annuels, rapports d'enquête et de contrôle ;
- de se retirer de la société coopérative au terme de la durée de son engagement.
Lors de son retrait ou de son exclusion, il peut obtenir le remboursement de ses
parts sociales augmentées ou diminuées de la variation des autres fonds
propres.
ARTICLE 14.- (1) L'adhésion à une société coopérative entraîne pour chaque
membre:
(2) Nul ne peut adhérer à plus d'une société coopérative pour une même activité et
dans le même ressort territorial.
ARTICLE 15.- (1) L'assemblée générale réunit l'ensemble des adhérents e constitue;
l'organe suprême de délibération et de décision de la société coopérative. Ses
décisions sont applicables à tous les membres.
(2) Outre l'assemblée générale constitutive, toute société coopérative peut tenir
une assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.
ARTICLE 16.- (1) L'assemblée générale ordinaire est convoquée suivant une
périodicité fixée par les statuts.
ARTICLE 17.- Une assemblée générale annuelle est convoquée par le conseil
d'administration une fois par an, sous forme d'assemblée générale ordinaire, au plus
tard dans les trois (3) mois qui suivent la clôture de l'exercice.
- élit les administrateurs, arrête leurs attributions, ou les révoque dans les cas
prévus par la présente loi et par les statuts ;
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- donne au conseil d'administration des directives et les autorisations de gestion
nécessaires pour le bon fonctionnement de la société coopérative ;
- décide de toutes autres questions qui lui sont dûment soumises ou qui sont
prévues par les statuts et règlements intérieurs;
- demande une enquête, s'il y a lieu, conformément aux dispositions prévues par
la présente loi.
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ARTICLE 20. - (1) les modalités de convocation et de fonctionnement de
l'assemblée générale ordinaire ou de l'assemblée générale extraordinaire sont
précisées par le décret d'application de la présente loi et détaillées par les statuts, s'il
y a lieu.
(3) L'assemblée générale est de nouveau convoquée dans les quinze (15) jours
suivant immédiatement une réunion lorsque le quorum requis n'a pas été atteint à la
première convocation. Dans ce cas, elle peut valablement délibérer quel que soit le
nombre de membres présents ou représentés. Les règles de majorité prévues à l'alinéa
(2) restent applicables.
(2) Il peut déléguer une partie de ses pouvoirs, notamment pour la gestion
courante de la société coopérative, à un Président prévu à l'article 25, à un directeur
ou à line autre personne qu'il juge qualifiée.
- s'il a fait l'objet d'une condamnation à une peine privative de liberté pour fait
contraire il la probité (vol, détournement de deniers publics, escroquerie, abus
de confiance, faux et usage de faux) ou pour atteinte aux bonnes mœurs ;
ARTICLE 24. - (1) Un tiers (1/3) des administrateurs peut demander la convocation
du conseil d'administration.
- représente la société coopérative dans tous les actes de la vie civile et ; auprès
des autorités publiques. Il agit dans le cadre des décisions prises par le conseil
d'administration ;
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- convoque les réunions d'assemblées générales et du conseil d'administration, et
les préside.
(2) Le président et le vice-président sont élus par l'assemblée générale parmi les
membres du conseil d'administration.
- contrôle la régularité des inventaires et des bilans ainsi que l'exactitude des
informations données sur les comptes et la gestion de la société coopérative
dans les rapports du conseil d'administration ;
(2) Il peut à tout moment vérifier les pièces, les livres, la caisse et autres actifs de
la société coopérative et opérer tout contrôle jugé opportun.
ARTICLE 27.- (1) Le comité de surveillance établit au moins une fois par an un
rapport dans lequel, il rend compte à l'assemblée générale de l'exécution de son
mandat et relève les constatations faites.
(3) Il peut dans l'exercice de ses fonctions, se faire assister pour un· temps
limité OJ pour une tâche précise, par un expert ou par un organisme spécialisé, dans
des conditions fixées par les statuts.
(4) Pour des motifs suffisamment graves, tels que la non convocation de
l'assemblée générale annuelle dans les délais, il est habilité à demander la réunion du
conseil d'administration et/ou à convoquer une assemblée générale extraordinaire.
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(5) Il est également habilité à initier une enquête lorsque à la suite d'une
présomption de défaillance dans le fonctionnement d'une société coopérative, celle-ci
est demandée selon le cas par :
Cette enquête doit être conduite par au moins deux (2) personnes désignées par
le Comité de Surveillance en raison de leur compétence. Les frais qu'elle engendre
sont à la charge de la société coopérative.
(6) Le comité de surveillance peut refuser de mener une enquête demandée par
une partie des adhérents d'une société coopérative lorsqu'il juge leur motif
insuffisant.
ARTICLE 28.- (1) Les fonctions de membre du comité de surveillance d'une société
coopérative sont incompatibles avec celles de membre du conseil d'administration ou
avec le statut de salarié de la même société coopérative.
(2) Toutefois, les statuts peuvent prévoir des règles de remboursement des frais
encourus par un membre du conseil d'administration ou du comité de surveillance
dans l’exercice de ses fonctions, dans la limite d'un plafond annuellement fixé par
l’assemblée générale.
Paragraphe 5 : Du directeur
ARTICLE 30.- (1) Le directeur exerce ses fonctions sous l'autorité et le contrôle du
conseil d'administration qui le nomme, le révoque et fixe sa rémunération
conformément à la législation en vigueur.
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(2) Il applique la politique définie par le conseil d'administration et représente
la société coopérative vis-à-vis des tiers, dans la limite des pouvoirs qui lui sont
délégués par le conseil d'administration. Cette délégation de pouvoirs doit être écrite.
(4) Nul ne peut être nommé directeur s'il ne remplit les conditions prévues à
l'article 23, alinéa (3). Il peut être membre, ou non, de la société coopérative.
ARTICLE 31.- (1) Par dérogation aux dispositions de l'article 15, une société
coopérative peu, en raison de 'sa taille ou de son étendue géographique, instituer une
assemblée de délégués en lieu et place de l'assemblée générale des sociétaires.
(2) Dans ce cas, la création d'unités de base est prévue par les statuts.
(3) Le nombre de délégués par unité de base est fixé par les statuts.
ARTICLE 32.- (1) Chaque délégué d'unité de base dispose d'une voix à l'assemblée
de délégués.
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(2) Les délégués sont tenus d'informer les membres de leur unité de base des
délibérations qui ont eu lieu en assemblée de délégués.
- délibère sur toute question qui intéresse directement les membres de l'unité de
base ;
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SECTION III :
ARTICLE 34.- (1) les ressources financières des sociétés coopératives sont
constituées par:
a) le capital social qui varie en fonction des adhésions et des retraits par sortie
volontaire, exclusion ou décès ;
b) les réserves légales crées par prélèvement sur les excédents de l'exercice ;
d) les dépôts réalisés par les adhérents auprès de la société coopérative, les
capitaux empruntés, soit auprès des adhérents, soit auprès d'autres sociétés
coopératives, de banques et d'organismes de crédit publics ou privés ou de tout
autre organisme d'assistance financière ;
e) les autres participations des membres au capital propre suivant des modalités
définies par les statuts, s’il y a lieu.
(2) Les statuts fixent les modalités de contribution des adhérents au capital
social d'une société coopérative.
Toutefois :
- les parts sociales sont nominatives, indivisibles, insaisissables par les tiers, et
ne sont transmissibles qu’avec l’agrément du conseil d'administration ;
- aucun membre autre qu’une société coopérative ne peut détenir plus de vingt
pour cent (20 %) du montant du capital social.
(3) Les réserves visées il l'alinéa (1) (b) constituent une obligation légale.
Elles sont prélevées annuellement à raison de vingt pour cent (20 %) des
mêmes excédents. Toutefois, cette dotation obligatoire cesse lorsque le fonds de
réserve légale atteint le montant du capital social souscrit.
(4) Les dons, legs et autres contributions des organismes donateurs publics ou
privés doivent être incorporés dans le patrimoine de la société coopérative et
comptabilisés distinctement des fonds propres.
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Ils ne peuvent être pris en compte dans le calcul de la part de fonds propres à
restituer aux adhérents qui se retirent ou qui sont exclus,
ARTICLE 35.- (1) La répartition des excédents annuels après dotation au fonds de
réserve légale, est décidée sur proposition du conseil d'administration par "assemblée
générale annuelle,
- d'intérêt au capital social dans les limites du taux d'intérêt servi par les banques
commerciales aux dépôts d'épargne à long terme ;
(1) Les Sociétés coopératives peuvent acquérir des participations dans d'autres
sociétés coopératives ou dans des sociétés commerciales régulièrement inscrites dans
un registre de commerce, dans les limites et conditions fixées par la présente loi et
leurs statuts. S'agissant des coopératives d'épargne et de crédit, cette latitude doit
également respecter les normes prudentielles édictées par l'Autorité Monétaire ou la
Commission Bancaire de l'Afrique Centrale (COBAC) en collaboration avec la
profession.
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(2) Tout réseau de sociétés coopératives peut se doter d'un organe financier
constitué selon les règles prévues aux chapitres 1 et 2 du titre deux de la présente loi.
Il a le salut d'établissement de crédit et est régi par les dispositions des conventions et
de la loi relative à l'exercice de l'activité des établissements de crédits. En plus des
opérations traditionnellement reconnues aux établissements de crédit, l'organe
financier est spécialement chargé d'exercer un rôle d'agent de compensation des
institutions du réseau ou d'autres réseaux et d'assurer leur refinancement dans les
conditions prévues par les statuts.
ARTICLE 38.- (1) Les sociétés coopératives tiennent une comptabilité commerciale
conformément· aux plans et procédures comptables appliqués au Cameroun.
(2) Toutefois, les opérations réalisées avec les membres et celles réalisées avec
des usagers non adhérents doivent être comptabilisées distinctement.
(3) les comptes sont arrêtes à la clôture de l'exercice social, tel que fixé par les
statuts, confectionnés et contrôlés dans les deux (2) mois suivants, conformément aux
dispositions de la présente loi.
ARTICLE 39.- (1) Les sociétés coopératives sont tenues à l'obligation de contrôle·
des comptes annuels par une personne physique ou par un organisme habilités. Les
normes d'habilitation sont fixées par le décret d'application de la présente loi.
(2) La personne physique ou l'organisme visé (e) à l'alinéa (1) est désigné (e)
par l'assemblée générale pour un mandat de trois (3) ans renouvelable une fois, et ne
peut, selon le cas, ni être issu (e) de la famille (à savoir, père, mère(s), ou enfants
d'une même famille) de l'un des membres du conseil d'administration ou de celle du
directeur de la société coopérative, ni entretenir des relations d'affaires avec celle-ci.
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(4) Le rapport de contrôle annuel des comptes doit être rendu public devant
l'assemblée générale annuelle.
ARTICLE 40.- (1) La responsabilité de chaque adhérent pour les obligations d'une
société coopérative envers les tiers est au minimum égale au montant des parts
sociales qu'il a souscrites.
(2) En tous cas, la responsabilité visée à l'alinéa (1) ne peut s'étendre au-delà
de dix (10) fois le montant des parts sociales souscrites par l'adhérent.
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CHAPITRE II
ARTICLE 42.- Les sociétés coopératives d'épargne et de crédit ont pour seul objet
de :
- promouvoir l'épargne parmi leurs adhérents ;
- créer une source de capital en vue de l'octroi de crédits à taux d'intérêt modéré
au bénéfice de leurs membres ;
(2) Les conditions de tenue des comptes et livrets d'épargne sont celles
prescrites par la réglementation en vigueur.
ARTICLE 44.- (1) Chaque société coopérative d'épargne et de crédit est dotée d'un
Comité de Crédit composé de trois (3) au moins et de cinq (5) membres au plus,
nommés par le conseil d'administration parmi ses membres pour une durée d'un (1)
exercice. Leur mandat est renouvelable.
(3) le Comité de Crédit ne peut pas octroyer de crédits à l'un de ses membres.
Tout crédit accordé à un membre du Comité de Crédit doit être décidé par le conseil
d'administration, en l'absence de l'intéressé.
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ARTICLE 46.- La tenue d'assemblée générale annuelle sous forme d'assemblée de
délégués telle que définie par l'Article 31 (je la présente loi, n'est pas autorisée dans
le cas des sociétés coopératives d'épargne et de crédit; les membres de ces sociétés
participent à l'assemblée générale de manière directe.
ARTICLE 47.- (1) Les statuts d'une union de sociétés coopératives d'épargne et de
crédit peuvent prévoir des obligations spécifiques pour les sociétés coopératives
d'épargne et de crédit affiliées. Celles-ci doivent être ratifiées par une délibération de
l'assemblée générale de la société coopérative affiliée.
3 les coopératives d'épargne et de crédit ayant opté dans leurs statuts de recevoir
l'épargne du publique conformément aux dispositions de l'article 43 ;
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TITRE III
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ARTICLE 49.- Les groupes d'initiative commune sont des organisations à caractère
économique et social de personnes physiques volontaires ayant des intérêts communs
et réalisant 21 travers le groupe des activités communes.
ARTICLE 50.- (1) les groupes d'initiative commune se constituent par déclaration
écrite, au cours d'une assemblée constitutive tenue par au moins cinq X(5) personnes.
(2) Une union de groupes d'initiative commune peut être constituée par deux
(2) de ces organisations.
ARTICLE 51.- (1) Les groupes d'initiative commune sont, les mandataires de leurs
membres auxquels ils destinent exclusivement leurs services.
ARTICLE 52.- (1) Les groupes d'initiative commune adoptent librement leurs
statuts; ceux-ci doivent être écrits.
(2) Toutefois, les statuts visés a l'alinéa (1) doivent prévoir des dispositions
concernant:
(3) En outre:
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- les responsables de chaque groupe d'initiative commune tiennent une
comptabilité en forme simplifiée permettant d'établir périodiquement la
situation patrimoniale dudit groupe et d'en justifier les changements d'un état à
l'autre. Ladite périodicité ne peut excéder deux (2) ans ;
(4) Les statuts sont exécutoires, sous réserve de dispositions des articles 54, 55,
et 62 ci-dessous.
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TITRE IV
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CHAPITRE I
DE L'INSCRIPTION
ART1ÇLE 54.- (1) Une société coopérative ou un groupe d'initiative commune n'a
d'existence légale qu'à compter du jour où un certificat attestant son inscription dans
le registre prévu à l'article 75 de la présente loi lui est délivré par le responsable qui
en a la charge.
(2) les modalités de l'inscription dans' ce registre sont fixées par le décret
d'application de la présente loi.
ARTICLE 55.- (1) l'inscription est réputée acquise en cas de silence du responsable
du registre durant un délai de deux (2) mois à compter de la date de réception de la
demande introduite par la société coopérative ou le groupe d'initiative commune.
(3) Toute décision de refus d'inscription est susceptible de recours c1an:~ des
conditions de droit commun.
ARTICLE 56.- (1) Le certificat d'inscription doit être placé en évidence au siège
social de la société coopérative ou du groupe d'initiative commune.
(2) Le numéro et la date (j'inscription doivent être reproduits sur tous les
documents commerciaux de l’organisation concernée.
(3) L'inscription est publiée dans un journal d'annonces légales aux frais de la
société coopérative ou du groupe d'initiative, selon le cas.
ARTICLE 57.- Les promoteurs d'une société coopérative ou d'un groupe d'initiative
commune non encore inscrits, qui se comporteraient comme si ladite organisation
était déjà inscrite ou qui accompliraient des actes en son nom avant cette inscription
n'engagent que leur responsabilité personnelle et solidaire, sans préjudice des
sanctions pénales prévues par la loi.
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CHAPITRE II
ARTICLE 58.- (1) Le conseil d'administration de toute société coopérative doit faire
parvenir au service du registre où elle est inscrite, dans un délai de deux (2) mois à
compter de la date de tenue de l'assemblée générale annuelle, la copie des documents
ci-dessous, tels qu'approuvés par ladite assemblée:
ARTICLE 60.- (1) Tout changement de siège social ou d'adresse postale s'effectue
suivant une procédure fixée par les statuts.
(2) Il doit être notifié sans délai à tous les créanciers de la société coopérative
ou du groupe d'initiative commune et au service du registre.
ARTICI.E 61.- (1) Lorsque les documents cités aux articles 58, 59 et 60 ne sont pas
déposés au service du registre dans le délai prescrit, un avis de carence est notifié par
celui-ci au président de la société coopérative, pour information de la plus prochaine
assemblée générale, ou au délégué du groupe d'initiative commune, selon le cas.
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(2) Les pièces déposées au service du registre peuvent y être consultées par
toute personne intéressée, sous réserve des dispositions relatives à l'ordre et à la
sécurité des archives.
ARTICLE 62.- (1) Toute modification des statuts doit faire l'objet d'une déclaration
écrite au service du registre dans lequel l'organisation est inscrite dans un délai de
deux (2) mois à compter du jour de la décision.
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CHAPITRE III
DE lA SCISSION ET DE LA FUSION
(3) Les nouvelles entités issues d'une fusion ou d'une scission sont tenues de
s'inscrire auprès du service du registre.
(2) L’entité issue d'une fusion d'organisations régies par la présente loi se
substitue de plein droit aux organisations précédentes suivant les modalités prévues
par la présente loi et par son décret d'application.
ARTICLE 65.- (1) Le membre d'une organisation concernée par une opération de
fusion ou de scission peut dénoncer son adhésion à la nouvelle entité, sous réserve du
respect de procédures précisées par le décret d'application de la présente loi.
(2) Les créanciers d'une organisation concernée par une opération de fusion ou
de scission peuvent faire opposition, par toutes les voies de droit, à la réalisation ou à
la validation de la fusion ou de la scission en cas de non remboursement de créance
échue.
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CHAPITRE IV
DE LA DISSOLUTION
- perte des trois quarts (3/4) du capital social augmenté des réserves dans le cas
d’une société coopérative ;
- et/ou pour toute autre raison jugée valable par ladite assemblée.
ARTICLE 68.- (1) Dans tous les cas de dissolution volontaire, l’assemblée statutaire
nomme un liquidateur, adhérent ou non, et détermine la rémunération.
(2) La nomination d’un liquidateur met fin aux fonctions des organes
dirigeants, de surveillance et de contrôle de la société coopérative ou du groupe
d’initiative commune, autres que l’assemblée statutaire ayant décidé de la
dissolution.
- faillite ;
- non reconstitution du capital social au terme d’un exercice social lorsque, les
comptes arrêtés à la clôture de l’exercice précédent ayant fait apparaître une
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perte supérieure aux trois-quarts (3/4) du capital social augmenté des réserves,
il n'a pas été procédé à la dissolution volontaire de la société coopérative;
- défaut de dépôt des documents dont la publicité est obligatoire pendant deux
(2) exercices consécutifs ;
(2) La dissolution prévue à l'alinéa (1) ne peut pas intervenir avant un délai de
deux (2) mois après une mise en demeure dûment notifiée spécifiant les motifs de
l'intention de dissolution.
ARTICL.E 72.- (1) En cas de liquidation, la protection des intérêts des créanciers,
est la même qu'en cas de liquidation d'une société commerciale.
a) frais de liquidation ;
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b) désintéressement des créanciers préalablement inscrits selon un ordre de
priorité conforme aux règles en vigueur, les créances dues aux membres étant
considérées comme étant de même niveau que celles des tiers ;
d) remboursement aux membres des sommes qu'ils ont versées en acquit de leur
souscription au capital social ou comme contribution individuelle au
patrimoine de l’organisation ;
e) distribution des sommes restantes, conformément à des règles Axées par les
statuts.
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CHAPITRE V
DES FEDERATIONS
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TITRE V
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ARTICLE 75.- (1) Un registre des sociétés coopératives et des groupes d'initiative
commune est tenu par un service public désigné par le décret d'application de la
présente loi.
ARTICLE 77.- Les sociétés coopératives, les groupes d'initiative commune, leurs
unions, ne réalisant pas, du fait de leur nature, de profits commerciaux pour elles-
mêmes, sont exonérées de l'impôt sur les sociétés conformément aux dispositions du
Code Général des Impôts, notamment: en son Article 3. Elles sont cependant
soumises aux obligations déclaratives des résultats prévues par la loi.
ARTICLE 78.- Sans préjudice, le cas échéant, de leur responsabilité pénale, les
membres du conseil d'administration et le directeur d'une société coopérative, les
responsables et le directeur éventuel d'un groupe d'initiative commune répondent,
individuellement ou collectivement, à l'égard de l'organisation dont ils relèvent et à
l’égard des tiers, dans les conditions de droit commun, de leurs actes ci-après,
constitutifs :
- des violations des statuts, du règlement et/ou des règlements intérieurs, selon
le cas ;
ARTICLE 80.- Est puni conformément aux dispositions du code pénal applicables
au cas d'espèce, quiconque use des biens ou du crédit d'une organisation régie par la
présente loi à des fins contraires aux intérêts de ladite organisation.
ARTICLE 81.- Encourt les peines prévues par le code pénal, quiconque publie ou
communique par tout moyen, des informations d'ordre comptable en vue de
dissimuler la situation d'une société coopérative, d'un groupe d'initiative commune ou
d'une union de ces organisations.
ARTICLE 82.- Toute personne lésée ou ayant intérêt à la bonne réputation des
sociétés coopératives ou des groupes d'initiative commune peut se porter partie civile
devant les tribunaux.
ARTICLE 83.- (1) Les sociétés coopératives, pré coopératives ou unions de sociétés
coopératives ayant leur siège au Cameroun et agréées sous le régime de la loi n°
73/15 du 07 décembre 1973 sont tenues de prendre leur inscription conformément
aux dispositions de la présente loi, dans un délai de dix-huit (18) mois à compter de
la date de la promulgation de la présente loi. Dans ce cas, une assemblée générale
extraordinaire tient lieu d'assemblée générale constitutive.
(2) Une des organisations visées à l'alinéa (1) qui aura régulièrement fait la
demande d'inscription dans le délai prescrit, mais qui n'aura reçu aucune notification,
ni de "inscription, ni du refus d'inscription dans un délai de deux (2) mois à compter
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de la date de réception de son dossier, sera considérée comme inscrite conformément
aux dispositions de la présente loi.
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REPUBLIQUE DU CAMEROUN PAIX - TRAVAIL - PATRIE
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VU la Constitution;
DECRETE :
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TITRE I
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CHAPITRE I
SECTION I
44
Ceux-ci peuvent notamment prévoir:
(2) Toutefois, les membres fondateurs d'une société coopérative sont dispensés
de la formalité de demande écrite.
(3) Une copie des engagements statutaires ou contractuels visés à l'alinéa (1)
est remise au nouvel adhérent.
ARTICLE 5.- (1) L'exclusion d'un adhérent à une société coopérative se déroule
suivant une procédure prévue dans les statuts. Toutefois, ceux-ci doivent prévoir :
(2) Outre les mentions prévues à l'alinéa (1), les statuts doivent également fixer
les modalités d'extinction du contrat d'adhésion entre la société coopérative et le
membre en cas :
- de retrait volontaire ;
- d'exclusion ;
SECITON II :
45
- Ouvre un registre de membres ;
46
CHAPITRE II
e) trois (03) copies de la loi et de son texte d'application qui sont retournées à
l'intéressé après délivrance du certificat d'inscription.
• le ressort territorial ;
• en ce qui concerne le Président, les noms (s), prénom (s), profession (s) et adresse
personnelle ;
c) la résolution nommant le délégué et, en tant que de besoin, les autres responsables
et mentionnant leur (s) nom (s), prénom (s), fonction (s), profession, adresse et toute
(s) autre (s) information (s) utile (s) à leur identification.
(2) Dans le cas contraire, il notifie par écrit le refus motivé à l'organisation
concernée dans un délai de trois (3) mois à compter de la date de dépôt dudit dossier.
Celte notification e~;t publiée dans la localité.
(3) Lorsque l'inscription est réputée acquise au sens de l'article 55, alinéa (1)
de la loi, le récépissé de dépôt du dossier vaut certificat d'inscription, jusqu'à
délivrance dudit certificat.
(4) Une ou plusieurs copie (s) certifiée (s) conforme (s) du certificat
d'inscription visé à l'alinéa (3) peut ou peuvent être délivrée (s) par le service public
chargé de la tenue du registre des sociétés coopératives et des groupes d'initiative
commune, sur demande du responsable de l’organisation inscrite.
49
TITRE II
50
CHAPITRE I
SECTION I
ARTICLE 10.- (1) L’assemblée générale est convoquée par le Président du conseil
d’administration de la société coopérative vingt et un (21) jours au moins avant la
date prévue pour sa tenue.
- peut être convoquée dans un délai de dix (10) jours au moins avant la date
prévue pour sa tenue ;
- ou se réunir sans délai lorsque les deux tiers (2/3) au moins des adhérents y
consentent.
(3) La convocation indique la date, l’heure et le lieu de réunion. Elle se fait par
voie d’affichage au siège social de la société coopérative, par notification
individuelle, ou par utilisation de tous procédés habituels d’information ou de
diffusion publique.
(4) Les rapports divers, ceux dressés par les contrôleurs des comptes et le
comité de surveillance, les comptes et inventaires à soumettre à l’appréciation de
l’assemblée sont déposés au siège social de la société coopérative aux fins de
consultation par les adhérents, avant la tenue de ladite assemblée.
ARTICLE 11.- (1) L’ordre du jour de l’assemblée générale est proposé aux
membres de celle-ci par l’instance qui l’a convoquée.
(2) Seuls les points inscrits à l’ordre du jour lors de son adoption définitive par
l’assemblée générale peuvent être mis en délibération.
ARTICLE 12.- (1) L’assemblée générale est présidée par le Président du conseil
d’administration de la société coopérative et, à défaut, par le Vice président dudit
conseil. En cas d’absence ou d’empêchement du Président et du Vice président,
l’assemblée générale élit un président de séance.
(2) Elle élit également un secrétaire et deux (2) scrutateurs pour la durée de
chaque séance.
51
(3) La feuille de présence et le procès-verbal de chaque assemblée générale
sont contresignés par le président de séance, le secrétaire de séance et les scrutateurs.
Ce contreseing fait foi des membres présents ou représentés et authentifie les
résolutions adoptées, suivant le cas.
(4) Conformément aux dispositions de l'article 20, alinéas (2) et (3) de la loi,
les membres représentés ne peuvent être pris en compte pour la réalisation du
quorum requis qu'à l'occasion d'une seconde convocation de l'assemblée générale.
Les modalités de représentation des adhérents sont précisées par les statuts.
ARTICLE 13.- (1.) L.ors de chaque session de l'assemblée générale, les procès
verbaux des assises ayant précédé immédiatement sont soumises à l'approbation des
adhérents. En cas de remarques, celles-ci sont consignées dans le procès verbal de la
session en cours.
(2) L'approbation des comptes annuels par l'assemblée générale est précédée
de l'exposé du rapport de contrôle des comptes et de la lecture du rapport du comité
de surveillance prévu à l'article 27 de la loi.
SECTION II
ARTICLE 14.- Une unité de base est animée par un comité élu par l'assemblée
d'unité de base. Ce comité comprend au moins:
- Lin président ;
- un vice président ;
- et un secrétaire.
ARTICLE 15.- (1.) L'assemblée d'une unité de base dont l'objet porte sur la
préparation d'une assemblée générale de délégués est convoquée par le président de
la société coopérative et doit se tenir avant ladite assemblée de délégués. Elle est co-
présidée par le président de la société coopérative ou son représentant et par le
président du comité de l'unité de base.
52
(2) Elle peut également être convoquée, dans le délai prévu par les statuts de la
société coopérative, par le président du comité et, en cas d'empêchement de celui-ci,
par le vice-président.
53
CHAPITRE II
SECTION l
ARTICLE 16.- Le nombre de membres du conseil d'administration est fixé par les
statuts, conformément aux dispositions de l'article 23 de la loi.
ARTICLE 18.- (1) Le conseil d'administration se réunit aussi souvent que l'exige
l'intérêt de la société coopérative ou de l'union, et au moins Line fois tous les trois
(3) mois.
(2) Il est convoqué par le Président et, en son absence, par le Vice Président.
ARTICLE 19.- Les modalités de validation des procès-verbaux sont fixées par les
statuts.
ARTICLE 20.- Les statuts peuvent prévoir les modalités de remplacement de tout
administrateur dont le poste devient vacant.
ARTICLE 21.- Conformément aux dispositions de l’article 23, alinéa (3) de la loi:
(1) dans l'un quelconque des cas de condamnation prévus, la perte de la qualité
de membre du conseil d'administration est automatique ;
54
SECTION II
ARTICLE 23.- (1) Le comité de surveillance procède dans un délai d'un (1) mois à
compter de la date de sa saisine, à l'initiation de l'enquête prévue à l'article 27 de la
loi, le cas échéant, à la notification de son rejet, lorsque ladite enquête est demandée
par :
- l'assemblée générale ;
(2) Il mandate par écrit à cette fin les personnes chargées du déroulement de
l'enquête concernée en précisant leur mission et, s'il y a lieu, leur rémunération.
(3) le rapport dressé au terme de l'enquête visée aux alinéas (1) et (2) est
annexé au procès-verbal de "assemblée générale extraordinaire qui l'aura examiné.
ARTICLE 24.- (1) En cas de refus de la part du comité de surveillance d'initier une
enquête demandée par une partie des adhérents, ces derniers peuvent assurer à leurs
propres frais, le déroulement de l'enquête demandée. Dans ce cas les enquêteurs sont
proposés par les demandeurs et doivent être agréés par le Comité de Surveillance.
(2) Les frais éventuellement engagés par les demandeurs leur sont remboursés
par la société coopérative :
55
CHAPITRE III
ARTICLE 25.- (1) La personne extérieure chargée du contrôle annuel des comptes
d'une société coopérative est tenue de justifier :
(3) Dans l'un quelconque des cas prévus aux alinéas (1) et (2), la personne
physique concernée est tenue de signer le rapport de contrôle. Elle reste soumise au
régime des incompatibilités énumérées à l'article 39, alinéa (2) de la loi.
(4) Nonobstant les dispositions de l'alinéa (1), le contrôle annuel des comptes
d'une société coopérative d'épargne de crédit peut être assuré par l'union à laquelle
ladite société est éventuellement affiliée, en vertu de l'article 47, alinéa (2) de la loi.
56
TITRE III
DE LA FUSION, DE LA SCISSION ET DE LA
LIQUIDATION DES SOCIETES COOPERATIVES ET DES
GROUPES D'INITIATIVE COMMUNE
57
CHAPITRE I
ARTICLE 26.- Tout adhérent à une organisation régie par la Loi et concernée par
une procédure de fusion ou de scission, peut dénoncer son adhésion à la nouvelle
entité avant le terme de son contrat, à condition qu'il manifeste par écrit sa démission
au plus tard lors de l'assemblée délibérative.
ARTICLE 27.- (1) Les créanciers qui entendent s'opposer à une opération de
scission ou de fusion doivent le signifier à l'organisation par toute voie de droit, au
plus tard lors de l'assemblée délibérative.
(2) Ils doivent en même temps signifier au service public chargé de la tenue du
registre, leur opposition à la réalisation de l'opération envisagée.
- examine et approuve les comptes et, lorsqu'il d'agit d'une société coopérative,
entend les rapports de contrôle des comptes ;
- les rapports de contrôle des comptes lorsqu'il s'agit d'une société coopérative ;
58
(2) A l'assemblée constitutive de l'union, chaque organisation. est représentée :
- par au moins quatre (4) délégués, lorsqu'il s'agit d'une société coopérative ;
- ou par au moins trois (3) délégués lorsqu'il s'agit d'un groupe d'initiative
commune.
ARTICLE 30.- (1) L'adhésion d'une société coopérative ou d'une union à une
fédération de sociétés coopératives se décide en assemblée générale ordinaire à une
majorité de deux tiers (2/3) des membres votants.
(2) L'adhésion d'un groupe d'initiative commune ou d'une union de ces groupes
à une fédération de groupes d'initiative commune se décide en assemblée statutaire
convoquée à cet effet, suivant les conditions prévues pour la modification des statuts.
59
CHAPITRE II
- à l'instance qui l'a nommé, un bilan d'ouverture, un bilan de clôture, ainsi qu'un
rapport trimestriel, un rapport Anal de ses activités et un avis de clôture de la
liquidation ;
(2) Les parties intéressées disposent d'un délai de vingt et un (21) jours francs
à compter de la date de notification par le liquidateur, de la résolution ou de la
décision de dissolution, pour désigner leurs représentants au susdit comité.
ARTICLE 33.- (1) Outre les attributions déjà mentionnées à l'article 31 du présent
décret, le liquidateur :
60
- vend les biens de l'organisation en liquidation ;
- instruit, en tant que de besoin, les affaires en cours et peut convoquer des
réunions de créanciers et/ou des membres de l'organisation en liquidation,
notamment du comité Lie vérification, notification leur en étant faite par tout
moyen laissant trace écrite au moins quatorze (14) jours avant chaque réunion ;
(3) Le liquidateur doit faire une large publicité de toute vente aux enchères des
biens de la société coopérative, du groupe d'initiative commune ou de l'union,
conformément à la législation en vigueur. La vente est faite au plus offrant et dernier
enchérisseur.
(2) Les fonds visés à l'alinéa (1) sont affectés à l'extinction du passif de
l'organisation en liquidation, suivant l'ordre de priorité fixé à l'article 72 de la loi.
ARTICLE 36.- (1) L'avis de clôture de la liquidation d'une société coopérative, d'un
Groupe d'initiative commune ou d'une union est publié par le liquidateur par insertion
dans un journal d'annonces légales.
61
TITRE IV
62
ARTICLE 37.- (1) Au sens de l'article 79, alinéa (1) de la loi, le Ministre compétent
est le Ministre chargé de l'agriculture. Le service public chargé de la tenue du registre
des sociétés coopératives et des groupes d'initiative commune relève du département
ministériel placé sous l'autorité dudit ministre.
(2) Les groupes d'initiative commune doivent tenir à jour le registre de leurs
adhérents.
(3) Outre les documents cités à l'alinéa 1 ci-dessus, les sociétés coopératives et
leurs unions doivent conserver à leur siège social :
- Trois (03) copies des statuts et du ou des règlement (s) intérieur (s) ;
(4) Les modalités d'accès à l'ensemble de ces documents sont' précisées par les
statuts.
ARTICLE 39.- Les dispositions de la loi et celles du présent décret concernant les
sociétés coopératives sont applicables aux unions, fédérations, et confédérations de
sociétés coopératives, de même que celles concernant les groupes d1initiative
commune sont applicables aux unions, fédérations et confédérations de ces groupes,
sauf modalités particulières et suivant le cas.
63
ARTICLE 40.- Les fédérations et confédération de sociétés coopératives, de groupes
d'initiative commune et/ou de leurs unions peuvent, notamment, régler à l'amiable
tout différend entre organisations régies par le Loi, lorsqu'elles sont saisies par les
parties concernées d'une demande écrite à cet effet.
ARTICLE 41.- (1) Les sociétés coopératives peuvent créer en leur sein des comités
techniques "ad hoc" chargés de conseiller ou d'assister leurs organes.
(2) Passé le délai prévu en alinéa (1) et faute d'avoir obtenu l'autorisation ou
l'agrément préalable requis, le Ministre chargé de l'agriculture e du développement
rural procède à la suspension immédiate des activités de l'organisation mise en cause.
64
- L'avis de carence ou la mise en demeure ;
- L'avertissement ;
- Le blâme ;
- La suspension des activités pour une période de trois (3) mois renouvelable ;
(4) Les sanctions doivent être motivées. Elles ne peuvent être prononcées
qu'après que les responsables de l'organisation en cause, qui peuvent requérir
l'assistance d'un représentant du mouvement coopératif, aient été invités à formuler
leurs observations soit par écrit, soit lors d'une audition. La 'société coopérative ou le
groupe d'initiative commune mis en cause dispose d'un délai de trois (3) mois pour
formuler ses observations.
(6) Les 6anctions prises par le Ministre en charge de la tenue du registre des sociétés
coopératives et des groupes d'initiative commune en vertu du présent article sont
susceptibles de recours devant le juge administratif.
65
ARTICLE 45.- Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires, notamment
celles du décret n° 74/874 du 29 Octobre 1974 Axant les modalités d'application de
la loi n073/15 du 7 décembre 1973 portant statut des sociétés coopératives au
Cameroun, et du décret n° 83/348 du 29 juillet 1983 fixant les modalités de
recouvrement forcé des créances des sociétés coopératives.
66
REPUBLIQUE DU CAMEROUN PAIX - TRAVAIL- PATRIE
----------- -------------
67
ARTICLE QUINZIEME :
ARTICLE 36 (NOUVEAU) :
(1) Les Sociétés coopératives peuvent acquérir des participations dans d'autres
sociétés coopératives ou dans des sociétés commerciales régulièrement inscrites dans
un registre de commerce, dans les limites et conditions fixées par la présente loi et
leurs statuts. S'agissant des· coopératives d'épargne et de crédit, cette latitude doit
également respecter les normes prudentielles édictées par l'Autorité Monétaire ou la
Commission Bancaire de l'Afrique Centrale (COBAC) en collaboration avec la
profession.
(2) Tout réseau de sociétés coopératives peut se doter d'un organe financier
constitué selon les règles prévues aux chapitres 1 et 2 du titre deux de la présente loi.
Il a le salut d'établissement de crédit et est régi par les dispositions des conventions et
de la loi relative à l'exercice de l'activité des établissements de crédits. En plus des
opérations traditionnellement reconnues aux établissements de crédit, l'organe
financier est spécialement chargé d'exercer un rôle d'agent de compensation des
institutions du réseau ou d'autres réseaux et d'assurer leur refinancement dans les
conditions prévues par les statuts.
ARTICLE 43 (NOUVEAU) :
(2) Les conditions de tenue des comptes et livrets d'épargne sont celles
prescrites par la réglementation en vigueur.
ARTICLE 48 (NOUVEAU) :
68
- les coopératives d'épargne et de crédit ayant opté dans leurs statuts de recevoir
l'épargne du publique conformément aux dispositions de l'article 43 ;
(2) La dissolution prévue à l'alinéa (1) ne peut pas intervenir avant un délai de
deux (2) mois après une mise en demeure dûment notifiée spécifiant les motifs de
l'intention de dissolution.
- défaut de dépôt des documents dont la publicité est obligatoire pendant deux
(2) exercices consécutifs ;
69
REPUBLIQUE DU CAMEROUN PAIX - TRAVAIL - PATRIE
------------ ------------
VU la Constitution;
VU la convention du 16 octobre 1990 portant création de la Commission
Bancaire de l'Afrique Centrale;
VU la convention du 17 janvier 1992 portant harmonisation de la
réglementation bancaire dans les Etats de l'Afrique Centrale ;
VU la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux
groupes d'initiative commune;
VU la loi n° 98/009 du 1er juillet 1998 portant loi de finances de la République
du Cameroun pour l'exercice 1998/1999, notamment en son article 15 ;
VU le décret n° 92/455/PM du 23 novembre 1992 fixant les modalités
d'application de la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés
coopératives et aux groupes d'initiative commune;
VU le décret n° 92/089 du 4 mai 1992 précisant les attributions du Premier
Ministre, modifié et complété par le décret na 95/145 du 4 août 1995 ;
VU le, décret n° 95/168 du 16 août 1995 portant organisation du Ministère de
l'Economie et des Finances;
VU le décret n° 97/205 du 7 décembre 1997 portant organisation du
Gouvernement, modifié et complété par le décret n° 98/67 du 28 avril 1998 ;
VU le décret n° 97/206 du 7 décembre 1997 portant nomination d'un Premier
Ministre,
70
DECRETE:
CHAPITRE I
ARTICLE 2.- Au sens du présent décret, une COOPEC désigne toute coopérative
d'épargne et de crédit ou toute union, de coopératives d'épargne et de crédit.
71
CHAPITRE II
DE L'AGREMENT
- une attestation de dépôt du capital minimum délivrée par une banque ou une
COOPEC agréée et visée par un notaire résidant ;
72
de changement du directeur ou gérant, ou du contrôleur des comptes pendant la vie
de la COOPEC, les nouveau responsables doivent être agrées dans les mêmes
formes que celles prévues à l'article 3 ci-dessus et au présent article.
(4) Le contrôleur externe des comptes est désigné pour un mandat de trois (3)
ans renouvelable une fois, conformément aux dispositions de l'article 39 de la loi n°
92/006 du 14 août 1992 et de l'article 25 du décret n° 92/455/PM du 23 novembre
1992 susvisés. Le contrôleur des comptes ne peut être ni associé, ni membre d'une
coopérative dans laquelle il assure son mandat.
ARTICLE 5.- (1) Les documents visés il l'article ci-dessus sont transmis par les
promoteurs au Ministre chargé de la Monnaie et du Crédit pour instruction et
transmission, le cas échéant, à la COBAC pour avis conforme.
(2) La CO[3AC dispose d'un délai de six (6) mois pour statuer à compter de la
date de réception du dossier. L'absence de décision à l'expiration de ce délai vaut avis
conforme.
73
CHAPITRE III
DE L’INSPECTION ET DU CONTROLE
ARTICLE 6.- (1) La COBAC assure l'inspection sur place et sur pièces des
catégories de CGOPEC visées à l'article 48 (nouveau) de la loi du 14 août 1992
relative aux coopératives et aux groupes d'initiative commune telle que modifiée par
l'article 15 de la loi n° 98/009 du 1er juillet 199B portant loi de finances de la
République du Cameroun pour l'exercice 1998/1999, à savoir :
- les COOPEC ayant opté dans leurs statuts de recevoir l'épargne du public
conformément aux dispositions de J'article 43 (nouveau) de ladite loi ;
- les COOPEC ayant atteint une certaine importance financière dont le seuil est
arrêté par l'Autorité monétaire, qu'elles reçoivent des dépôts provenant
d'usagers non adhérents ou non.
- l'avertissement ;
- le blâme ;
74
- la suspension ou la démission d'office du directeur ou du gérant ;
(2) Les sanctions doivent être motivées, Elles ne peuvent être prononcées
qu'après que les responsables de la COOPEC en cause, qui peuvent requérir
l'assistance d'un représentant de leur fonction aient été invités à formuler leurs
observations soit par écrit, soit lors d'une audition. La COOPEC mise en cause
dispose d'un délai de trois (3) mois pour formuler ses observations.
ARTICLE 10.- (1.) Toute COOPEC, quelle soit assujettie ou non au contrôle prévu
à l'article 6 ci-dessus, est tenue de fournir au Ministre chargé de la Monnaie et du
Crédit ainsi qu'à la COBAC les documents prévus à l’article 58 de la loi n° 92/006 du
14 août 1992 susvisée ou tout autre document jugé utile par lesdites autorités.
76
CHAPITRE IV
ARTICLE 11.- (1) Le Ministre Chargé de la Monnaie et du Crédit fixe par arrêté, en
liaison avec le Ministre chargé du registre et la profession, le capital minimum requis
à l’agrément d’une COOPEC en fonction de sa catégorie.
(2) Toute COOPEC non agréée au 15 août 2001 sera également suspendue de
toute activité et mise en dissolution.
(3) Dans l'un ou l'autre cas évoqué ci-dessus et conformément aux dispositions
de l'article 71 de la loi n° 92/006 du 14 août 1992 susvisée, le Ministre chargé de la
Monnaie et du Crédit désigne un liquidateur aux fins d'administrer l'actif social, de
s'acquitter du passif et de répartir le solde disponible.
VU la Constitution ;
VU la convention du 16 octobre 1990 portant création de la Commission
Bancaire de l'Afrique Centrale ;
VU la convocation du 17 janvier 1992 portant harmonisation de la réglementation
bancaire dans les Etats de l'Afrique Centrale ;
VU la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux
groupes d'initiative commune, modifiée par l'article quinzième de la loi n°
98/009 du 1er juillet 1998 portant loi de f1nances de la république du
Cameroun pour l'exercice 1998/1999 ;
VU le décret n° 92/089 du 4 mai 1992 précisant les attributions du Premier
Ministre, modifié et complété par le décret n° 95/145 du 4 août 1995 ;
VU le décret n° 97/205 du 7 décembre 1997 portant organisation du
Gouvernement, modifié et complété par le décret n° 98/067 du 28 avril 1998 ;
VU le décret n° 97/206 du 7 décembre 1997 portant nomination d'un Premier
Ministre ;
VU le décret n° 92/455/PM du 23 novembre 1992 fixant les modalités d'application
de la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux
groupes d'initiative commune;
VU le décret n° 98/300/PM du 9 septembre 1998 fixant les modalités d'exercice
des activités des coopératives d'épargne et de crédit.
DECRETE :
78
ARTICLE 3 (nouveau).- Toute COOPEC inscrite au service du registre ne peut
exercer dans le domaine de l'épargne et/ou du crédit que si elle est agréée sur
décision de l'Autorité Monétaire, après avis conforme de la Commission Bancaire de
l'Afrique Centrale (COBAC).
- une attestation de dépôt du capital minimum délivrée par une banque ou une
COOPEC agréée et visée par un notaire résidant ;
(4) Le contrôleur externe des comptes est désigné pour un mandat de trois (3)
ans renouvelable une fois, conformément aux dispositions de l’article 39 de la loi n°
92/006 du 14 août 1992 et de l'article 25 du décret n° 92/445/PM du 23 novembre
79
1992 susvisés. Le contrôleur des comptes ne peut être ni associé, ni membre d'une
coopérative dans laquelle il assure son mandat.
(2) Toute COOPEC non agréée au 15 août 2001 sera également suspendue de
toute activité et mise en dissolution.
(3) Dans l'un ou l'autre cas évoqué ci-dessus et conformément aux dispositions
de l'article 71 de la loi n° 92/006 du 14 août 1992 susvisée, le Ministre chargé de la
Monnaie et du Crédit désigne un liquidateur aux fins d'administrer l'actif social, de
s'acquitter du passif et de répartir le solde disponible.
80
REPUBLIQUE DU CAMEROUN PAIX- TRAVA1L-PATRIE
--------------- -----------------
Vu la Constitution ;
Vu la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux
groupes d'initiative commune ;
Vu le décret n° 92/089 du 4 mai 1992 précisant les attributions du Premier
Ministre, modifié et complété par le décret n° 95/145-bis du 4 août 1995 ;
Vu le décret n° 2004j320 du 08 décembre 2004 portant organisation du
Gouvernement ;
Vu le décret n° 2004/321 du 08 décembre 2004 portant nomination d'un Premier
Ministre ;
Vu le décret n° 2005/118 du 15 avril 2.005 portant organisation du Ministère de
l'Agriculture et du Développement Rural ;
Vu le décret n° 92/455/PM du 23 Novembre 1992 fixant les modalités
d'application de la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés
coopératives et aux groupes d'initiative commune,
DECRETE :
81
- Elit les premiers administrateurs et parmi ceux-ci, un Président et un vice
Président ;
ARTICLE 7.- (NOUVEAU).- Dans un délai de trois (3) mois à compter de la date
de tenue de l'assemblée générale constitutive, le Président du conseil d'administration
de la société coopérative ou le Délégué du groupe d'initiative commune (GIC),
suivant le cas, dépose auprès du service public chargé de la tenue du Registre du
ressort administratif de son siège social, contre récépissé énumérant les pièces
incluses, un dossier en vue de l'inscription de son organisation.
82
i) une copie conforme d'une autorisation, d'une attestation de conformité
préalable ou tout document requis, précisant les domaines d'activités
concernés;
j) trois (03) copies de la loi et de son texte d'application qui sont retournées à
l'intéressé après délivrance du certificat d'inscription. ./
• le ressort territorial ;
83
f) et, pour les sociétés coopératives d'épargne et de crédit, la délibération du
conseil d'administration nommant les membres (lu comité de crédit.
(2) Dans le cas contraire, il notifie par' écrit le refus motivé à l'organisation
concernée dans un délai de trois (3) mois à compter de la date de dépôt dudit dossier.
Cette notification est publiée dans la localité.
(3) Lorsque l'inscription est réputée acquise au sens de l'article 55, alinéa (1)
de la loi, le récépissé de dépôt du dossier vaut certificat d'inscription, jusqu'à
délivrance dudit certificat.
84
(6) La procédure d'inscription aux registres des sociétés coopératives et des
groupes d'initiative commune fait l'objet d'un arrêté du Ministre chargé de
l'agriculture.
(2) Les groupes d'initiative commune doivent tenir à jour le registre de leurs
adhérents.
(3) Outre les documents cités à l'alinéa 1 ci-dessus, les sociétés coopératives et
leurs unions doivent conserver à leur siège social :
- Trois (03) copies des statuts et du où des règlement (s) intérieur (s) ;
(4) les modalités d'accès à l'ensemble de ces documents sont précisées par les
statuts.
(2) Passé le délai prévu en alinéa (1) et faute d'avoir obtenu l'autorisation ou
l'agrément préalable requis, le Ministre chargé de l'agriculture et du développement
rural procède à la suspension immédiate des activités de l'organisation mise en cause.
85
prononcer à l'encontre d'une organisation inscrite des sanctions disciplinaires
suivantes, par ordre de gravité croissante :
- L'avertissement ;
- Le blâme ;
- La suspension des activités pour une période de trois (3) mois renouvelable ;
(4) L.es sanctions doivent être motivées Elles ne peuvent être prononcées
qu'après que les responsables de l'organisation en cause, qui peuvent requérir
l'assistance d'un représentant du mouvement coopératif, aient été invités à formule,-
leurs observations soit par écrit, soit lors d'une audition. La société coopérative ou le
groupe d'initiative commune mis en cause dispose d'un délai de trois (3) mois pour
formuler ses observations.
(6) Les sanctions prises par le Ministre en charge de la tenue du registre des
sociétés coopératives et des groupes d'initiative commune en vertu du présent article
sont susceptibles de recours devant le juge administratif.
86
ARTICLE 2.- Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires au présent
décret.
87
SOMMAlRE
Introduction…………………………………………………………………….. 2
Loi N° 92/006 du 14 Août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux groupes
d'initiative commune modifiée et complétée par la Loi N° 98/009 du 1 Juillet
1998 Portant loi de finances de la République du Cameroun pour l'exercice
1998/1999............................................................................................................ 3
88
Section II : Du fonctionnement des assemblées d'unité de base et des assemblées de
dé1égués………………………………………………………………………….51
Chapitre II : Du fonctionnement du conseil d'administration et du comite de
surveillance………………………………………………………………………53
Section I : Du fonctionnement du conseil d'administration ……………………..53
Section II : Du fonctionnement du comite de surveillance………………………54
Chapitre III : Du contrôle des comptes…………………………………………..55
Titre III : De la fusion, de la scission et de la liquidation des sociétés coopératives et
des groupes d'initiative commune……………………………………………….56
Chapitre I : De la fusion et de la scission des sociétés coopérative des groupes
d'initiative commune…………………………………………………………….57
Chapitre II : De la liquidation des sociétés coopératives et des groupes d'initiative
commune………………………………………………………………………..58
Titre IV: Des dispositions diverses, transitoires et finales ……………………..61
Chapitre II : De l'agrément……………………………………………………….71
Chapitre III : De l'inspection et du contrôle………………………………………73
Chapitre IV : Des dispositions diverses, transitoires et finales…………………..76
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