Régime politique et société en 1789
Régime politique et société en 1789
La politique se rapporte à tout ce qui concerne le pouvoir dans l ‘État. Il peut y avoir de la
politique dans des sociétés qui ne possèdent pas d’État au sens moderne.
La politique va donc concerner ce qu’on appelle la conquête du pouvoir étatique, l’exercice de ce
pouvoir, le maintient au pouvoir et éventuellement sa perte.
Il faut distinguer le pouvoir proprement politique (que nous étudierons) et d’autres formes de
pouvoir (ex : pouvoir paternel, pouvoir marital, mais aussi pouvoir économique ou culturel, etc…)
On distingue dans l’étude du pouvoir politique deux catégories d’acteurs :
- Les gens qui sont directement engagés ou intéressés dans la conquête et l’exercice du
pouvoir : les femmes et les hommes politiques. À propos de ces acteurs, on se demandera
donc dans quelle mesure leur action peut-elle être considérée comme professionnelle ?
- Les personnes qui sans viser l’exercice du pouvoir n’en sont pas moins concernées par le
pouvoir politique, plus ou moins directement et activement.
La population en France se sent-elle concernée par la politique ?
L’étudier revient à se demander dans quelle mesure l’action politique est intégrée dans la vie
sociale en général.
Introduction : L’Ancien Régime est le nom donné par les révolutionnaires de 1789 au régime
politique et social qu’ils voulaient précisément remplacer par un nouveau régime. C’est une
expression reprise par les historiens. Cet « Ancien Régime » comporte deux sens, l’un social et
l’autre politique.
- On considère que la société est constituée de groupes plutôt que d’individus. Ces groupes sont
appelés « corps ». On peut dire que dans l’Ancien Régime social, l’individu est moins caractérisé
par ses traits personnels que par son appartenance à un certain nombre de « corps ».
Concrètement, cela veut dire que l’individu est d’abord perçu comme appartenant à différents
groupes sociaux.
À la veille de la révolution, cette conception traditionnelle (Moyen-Âge) est mise en question par la
promotion de l’individu. La révolution a voulu en quelque sorte faire la promotion de l’individu.
Ainsi, la révolution a voulu mettre en œuvre cet individualisme, du moins de manière
institutionnelle. Autrement dit, la société est avant tout considérée comme une société de corps et
non d’individus.
- Tous ces corps (et ceux qui en font partie) sont hiérarchisés (c’est-à-dire qu’ils n’ont pas la
même valeur) et ont des droits à fois différents et inégaux. Ces droits que l’on attribue c’est ce
qu’on appelle à l’époque des privilèges (ou droits particuliers). En conséquence, l’idéal
individualiste et des révolutionnaires sera au contraire d’aspirer à l’égalité des lois (à l’époque
« égalité des droits » signifiait en même temps « uniformité des lois »), c’est-à-dire à l’uniformité
des corps.
Ex : La « société globale » est divisée en trois grands corps fondamentaux, qu’on appelle des
« ordres » ou des « États ».
Ces « ordres » ou « États sont hiérarchisés, ils n’ont pas la même valeur au niveau de la hiérarchie
sociale : le clergé (membres de l’Église catholique), la noblesse, et le Tiers-État (dont les membres
étaient appelés les « roturiers » au contraire des membres de la noblesse, les nobles et qui
représentaient 95 % de la population totale de l’époque à savoir 27 millions de personnes à la veille
de la révolution.
Les deux premiers ordres (le clergé et la noblesse) possèdent des privilèges propres qu’on appelle
les « privilèges d’ordre ». (on parle en effet d’ordres privilégiés).
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2) L’Ancien Régime politique
C’est le régime politique en place à l’époque. Il a pris une forme particulière seulement à partir du
17e siècle, à savoir celle de la monarchie absolue qui a connu son apogée sous Louis XIV à la fin du
17e siècle.
Ce régime politique se caractérise par ce qu’on appelle en droit constitutionnel, la confusion des
pouvoirs entre les mains du roi. Le roi détient tous les pouvoirs que les régimes politiques
modernes répartissent entre divers organes, c’est la séparation des pouvoirs.
En ce qui concerne le pouvoir législatif (le pouvoir de faire la loi), les juristes français le considèrent
depuis la fin du 16 e siècle comme le pouvoir par excellence dans l’État.
Quand à propos du pouvoir exécutif, le roi dirige l’activité des ministres et de l’administration.
Le pouvoir judiciaire est exercé par le roi, qui est en principe à la tête de l’organisation judiciaire.
Selon la doctrine de la monarchie absolue, le roi ne doit pas pour autant gouverner de façon
arbitraire comme le ferait un tyran ou un despote.
On distingue le pouvoir absolu du roi de celui du despot.
En principe, le pouvoir du monarque absolu connaît trois limites :
- En ce qui concerne les buts de son action politique, le roi est censé rechercher le bien
commun de la société et non pas son intérêt personnel.
- Avant de prendre des décisions, le roi doit solliciter l’avis de conseillers. C’est ce qu’on
appelle à l’époque le « gouvernement par Grand Conseil ». Ce gouvernement par Conseil
comprend un Conseil ordinaire et un Conseil extraordinaire.
Le Conseil ordinaire est surtout exercé par une grande institution de l’État qu’on appelle le
« Conseil du roi », qui d’ailleurs a inspiré Napoléon lorsqu’il créa le « Conseil d’État » pratiquement
avant d’atteindre le pouvoir, et qui est l’ancêtre de notre Cour des Cassations d’aujourd’hui. Il est
permanent.
Le Conseil extraordinaire en est le contraire : le roi s’adresse à des organes non permanents qu’il
réunit de façon sporadique. Leur organe principal est appelé les « États généraux », sensés êtres
une représentation de la société en fonction des trois ordres de société.
Les États généraux à la fin du 18e siècle, n’ont plus été réunis depuis 1614.
- La troisième limite au pouvoir absolu concerne quelques grandes règles de droit de nature
constitutionnelle : les « lois fondamentales du royaume ». L’une d’elles détermine les
modalités de succession au trône.
La monarchie absolue est limitée par plusieurs règles, elle ne peut donc pas être confondue avec la
monarchie despotique.`
La monarchie absolue entre en crise au cours du 18e siècle à partir des successeurs de Louis XIV
(Louis XV :1715-1774, Louis XVI :1774-1792).
La révolution n’était pas nécessaire.
La monarchie absolue entre en crise car on assiste à la déficience du gouvernement (finances
publiques) et à de nombreuses formes de contestations intellectuelles, doctrinales et plus
concrètes.
Il faut distinguer les formes traditionnelles de contestation des formes modernes de contestation.
La première forme historique (début 18e siècle) de contestation du pouvoir absolu du roi n’est pas
du tout une contestation démocratique mais aristocratique, (l’aristocratie s’oppose au même titre
que la démocratie à la monarchie) c’est-à-dire au sens du droit constitutionnel et de la philosophie
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politique, une contestation fondée sur l’idée de participation au pouvoir d’un groupe restreint
d’hommes considérés comme les « meilleurs » (« aristos » : les gouvernement des meilleurs).
En ocurrence, pour les partisans de cette contestation aristocratique , les meilleurs sont la
noblesse.
Au début du 18e siècle en effet, un certain nombre de nobles critiquaient le pouvoir exercé par
Louis XIV, pouvoir qu’ils jugeaient tyrannique au nom d’un concept aristocratique du pouvoir.
Ils veulent limiter le pouvoir royal pour remplacer la monarchie absolue par une monarchie limitée.
Ces contestataires défendent donc une certaine forme de liberté politique ; en ce sens ce sont des
libéraux au sens politique du terme.
Ces contestations en France sont à l’origine de ce grand courant de pensée politique : le libéralisme
politique.
Ce libéralisme que défend ces nobles est aristocratique puisqu’ils veulent réserver la participation
au pouvoir à la noblesse.
On peut donc dire que leur libéralisme est conservateur car il s’appuie sur la structure traditionnelle
dominée par la division de la société en 3 ordres hiérarchisés.
Pour justifier leur prétention à participer au pouvoir, ces nobles se réfèrent à ce qu’ils appellent l’
« Ancienne Constitution du Royaume ».
En effet, jusqu’à la révolution le mot « Constitution » n’a pas un sens seulement politique (la
Constitution a pour but d’organiser le pouvoir de l’État), mais a aussi un sens social : c’est-à-dire
que la division de la société en 3 ordres fait partie de la Constitution.
Les nobles veulent limiter le pouvoir royal en faisant revivre des règles constitutionnelles qui
auraient existées dans un lointain passé.
Ils prétendent qu’il y a longtemps le roi aurait partagé le pouvoir avec la noblesse, mais par la suite
il aurait usurpé la totalité du pouvoir, conduisant ainsi à la monarchie absolue.
Selon ces nobles, il faut donc revenir à cette Ancienne Constitution en accordant des pouvoirs
politiques aux nobles.
On voit donc que ce courant idéologique veut encadrer le pouvoir royal par des règles de droit
contraignantes, ce qu’ils appellent une « Constitution ».
Cette idée de Constitution était apparue en Angleterre au 17e siècle.
On peut dire que ce sont les nobles dont nous parlons qui introduisent cette idée moderne de
Constitution en France.
Ces nobles sont donc au point de départ d’un grand courant de pensée politique : le
« constitutionnalisme ».
Parmi les auteurs et idéologues, on peut retenir deux noms : Fénelon et Montesquieu.
Fénelon, évêque connu et auteur religieux, est un des penseurs à l’origine du constitutionnalisme. Il
a insisté sur une idée qui a joué un rôle très important au 18 e siècle : le despotisme ministériel.
C’est l’idée que le pouvoir politique exercé par le roi a été ou aurait été en théorie confisqué par les
ministres et leur entourage.
Ce despotisme jouerait au détriment des corps traditionnels de l’État, qui lui est sensé représenter
la population auprès du roi, et notamment les États Généraux qui n’ont pas été réunis depuis 1614.
Montesquieu connaît au milieu du 18e siècle un énorme succès en France, ainsi que dans le reste
de l’Europe occidentale grâce à son livre L’esprit des Lois.
Il est l’auteur qui introduit en France la notion de la séparation des pouvoirs à partir de l’étude du
régime politique de l’époque.
Il demande pour la France une certaine forme de séparation des pouvoirs par la participation de la
noblesse au pouvoir, et notamment par la participation au pouvoir de grands corps dominés par la
noblesse qui sont les Parlements.
En effet, ce sont les Parlements qui vont jouer un rôle moteur dans la contestation de la monarchie
absolue à partir du milieu du 18e siècle.
2/ La contestation parlementaire
Les Parlements sont les principales Cours de Justice, l’équivalent à peu près de nos Cours d’appel
actuelles (crées par Napoléon).
Il y en a environ une douzaine, dont le plus important est le Parlement de Paris qui siège dans l’île
de la cité.
Ils sont essentiellement des Cours de Justice mais interviennent d’une certaine façon dans
l’élaboration de la loi.
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En effet, au titre de leur activité juridique, ils enregistrent les lois édictées par le roi. (ils inscrivent
ces lois sur un registre, d’où vient le mot « enregistrer ») ;
Cet enregistrement est nécessaire pour que la loi soit appliquée par tous les tribunaux.
Or, à l’occasion de l’enregistrement, des Parlements peuvent exprimer, formuler des
« remontrances » à travers lesquelles ils demandent au roi de corriger la loi : soit la forme de la loi,
soit le fondement-même de la loi.
Il faut tout de suite remarquer que durant la révolution, les Assemblées constitutionnelles ne sont
jamais appelées « parlements » car c’est un mot d’usage récent en France repris à l’Angleterre et
tabou, car les révolutionnaires les accusaient d’empiéter dans le domaine politique.
Le roi qui peut accepter ces remontrances peut toujours les rejeter et donc contraindre les
Parlements à enregistrer la loi.
Au milieu du 18e siècle, les Parlements vont se servir de leur droit de remontrance pour contester la
politique du gouvernement royal, notamment pour s’opposer à des lois créant de nouveaux impôts.
Or, l’État dépensait beaucoup plus qu’il ne gagnait, ainsi le gouvernement a créé de nouveaux
impôts égalitaires (opposés aux privilèges).
Or, les nobles étaient dispensés de payer des impôts directs et ces impôts égalitaires vont à
l’encontre de leurs privilèges.
Si les Parlements refusent d’enregistrer les lois sur les impôts égalitaires, c’est qu’ils sont
majoritairement composés de nobles.
Les Parlements vont justifier leur contestation en prétendant qu’ils doivent participer au pouvoir
politique aux côtés du roi. On a l’impression qu’ils parlent d’une participation à la législation.
Les Parlements en Angleterre participaient déjà à l’élaboration des lois.
Les Parlements prétendent qu’ils forment en réalité un Parlement Unique remontant au Moyen-Âge,
et qui à cette époque aurait exercé un véritable pouvoir de participation politique.
Ils demandent à participer au pouvoir en tant que constituants de ce Parlement Unique.
Ce Parlement Unique est selon les Parlements un élément de l’Ancienne Constitution de la France.
En outre, les Parlements prétendent qu’ils remplacent les États Généraux qui n’ont pas été réunis
depuis 1614.
On peut dire que dans les décennies entre en gros 1750 et la révolution, le conflit entre le
gouvernement royal et les Parlements est au cœur de la vie politique.
Il faut souligner enfin à quel point la position des Parlements est équivoque : en effet, d’un côté les
Parlements défendent des intérêts propres à la noblesse, mais d’un autre côté, en contestant le
pouvoir absolu du roi et en demandant l’application d’une constitution, (l’Ancienne Constitution) ils
apparaissent comme des libéraux.
Pour cette raison, les Parlements sont appuyés par la population de la ville où ils résident.
3/ La contestation populaire
Le terme « peuple » a deux sens, plus précisément à l’époque de la révolution et que nous avons
conservé aujourd’hui.
- Sens social ou sociologique : le peuple représente tous les gens de condition modeste, peu
cultivés, qui pratiquent majoritairement l’agriculture ou travaillent dans les villes dans les
petits commerces. Le peuple en ce sens s’oppose aux élites (de l’argent et culturels). On
appelle ces élites à partir de cette époque les « notables ». On a donc une opposition
fondamentale entre les notables et le peuple. (notable : celui qui est connu)
En ce qui concerne les habitants de la ville, ils peuvent effectivement appartenir à une certaine
forme de contestation politique, puisqu’ils donnent appui aux Parlements par exemple.
Le peuple des villes va également être sensible à la désacralisation de la personne du roi.
À la campagne, les choses sont différentes car on ne critique pas la personne ni l’autorité du roi
jusqu’à la révolution.
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Mais il faut distinguer ce qu’on a vu au 17e siècle et ce qu’on voit au 18e siècle :
Au 17e siècle en effet, on a connu une manifestation de contestations populaires violentes (révoltes
populaires) et causées, « justifiées » par l’augmentation de la pression fiscale.
En effet, au 17e siècle le poids des impôts a beaucoup augmenté. On peut parler de révolte car la
manifestation prend forme d’une rébellion armée.
Ces révoltes étaient rapidement réprimées par l’armée et donc étaient des révoltes localisées et de
courte durée. Ces formes de révoltes disparaissent pratiquement au 18e siècle pour plusieurs
raisons complexes.
Au 18e siècle, il n’y a plus de révoltes fiscales. En revanche, comme par le passé on connaît des
troubles politiques également localisés et causés par la hausse brutale du prix du grain (céréales)
et donc du pain, étant la base de l’alimentation populaire de l’époque.
Ces groupes populaires qui vont toucher surtout les stocks des commerçants, ont un certain
caractère politique parce que ces troubles sont causés en partie par l’incertitude de la politique du
gouvernement en matière de ravitaillement.
Le gouvernement balance aussi entre 2 politiques :
- La politique de forte réglementation du marché des céréales (« prix maximum » pour le blé
et le pain par exemple). La plupart des gens est favorable à cette politique.
- La politique de liberté commerciale. Cette politique de liberté des prix est soutenue par un
courant de pensée qui apparaît à l’époque et est très important encore aujourd’hui : le
libéralisme économique. Ces économistes libéraux partent du principe que la liberté des
prix favorise la production.
À côté de ces formes traditionnelles de contestation, on voit apparaître à partir de 1750 des formes
modernes de contestation.
B/ La modernisation de la contestation
Les diversités d’opinions dans la population étaient tellement hétérogènes que l’opinion publique
n’avait pas vraiment grand sens.
Les historiens ont déterminé que les gens de l’époque pensaient qu’il existait une certaine forme
d’opinion publique.
À vrai dire cette expression d’opinion publique n’est pas encore utilisée à l’époque. Condorcet,
célèbre philosophe, oppose deux choses : il distingue la voix publique et la voix du public.
Ce qu’il appelle la voix du public : ressemble à ce que nous appelons aujourd’hui opinion publique,
pour Condorcet qui est faite d’opinions très diverses et souvent contradictoires, est tout à fait
irrationnelle.
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Autrement dit, les opinons de la masse de la population n’ont aucun fondement rationnel et
résultent en définitive de l’imagination.
Cette opinion politique ne s’exprime qu’oralement, et cette forme d’opinion aboutit parfois à la
propagation d’informations, de nouvelles, d’idées forces, ou des « rumeurs ».
Ces rumeurs peuvent en se propageant entraîner des mouvements populaires, de foules,
totalement injustifiés.
Ces mouvements peuvent être des mouvements de panique, mais également des mouvements de
violence. Ces révoltes populaires sont très souvent fondées sur des rumeurs. Ces rumeurs vont
jouer un grand rôle sous la révolution, dans le mouvement populaire.
Comme cette voix publique résulte d’un débat rationnel d’idées on peut dire qu’elle se confond
avec la voix de la Raison. Sous la révolution on va faire de la raison une véritable déesse.
Comme la raison, la voix publique a une valeur universelle, de sorte que la voix publique constitue
une sorte de tribunal supérieur, suprême, tribunal placé au-dessus des simples idées individuelles.
(opinons particulières).
Ce qui est encore plus étonnant, c’est que ce tribunal suprême qui est la voix pub s’impose mm au
roi et à ses ministres. Cela veut dire que les décisions du roi ne sont justifiées que si elles sont
conformes à la voix pub.= c’est une véritable révolution dans la manière de penser. Cela veut dire
que les décisions, la politique du roi devra être conforme à la voix pub.
Ex : il est normal que les citoyens consentent à payer leurs impôts. Le roi doit reconnaître leur droit
à ce consentement.
Par nature, la voix pub se forme et s’exprime au grand jour. En cela, elle s’oppose au caractère
secret des décisions royales. Et donc, on dit que désormais le gouvernement doit changer sa façon
de décider son mode de décisions : désormais les décisions du gouvernement doivent être
présentées et discutées au grand jour.
L’idée de la formation publique des décisions politiques sera reprise au moment de la révolution
puisque les débats dans les assemblées seront publics, cad que les gens qui assistent aux débats
verront comment les députés discutent, débattent, défendent telle ou telle idée...
Si on prend des décisions en secret il s’agit en générale de décisions arbitraires et souvent
injustifiées. On accusera le roi de le faire.
Il faut enfin relever une conséquence de cette conception de la voix pub qui marquera bcp la vie
politique pendant la révolution :
L’opinion pub dégagée par les hommes cultivés est la voix de la raison, et il semble donc que tout
individu rationnel doit être d’accord avec la voix pub.
La conséquence qu’on tire de ce principe est que tous les gens raisonnables doivent vouloir la mm
chose. (principe fondamental chez Rousseau). Et ceci implique que les décisions politiques
rationnelles doivent être prises à l’unaminité, par exemple dans une assemblée délibérante.
Par voie de conséquence, les gens qui ont des opinons minoritaires sont suspects de ne pas suivre
la voix de la raison.
Autremment dit, on considère qu’ils ont tort et qu’il faut les ramener dans le droit chemin. Cette
conception unaministe de la décision politique aura des conséquences tres importantes sous la
révolution, cela provoquera qu’il ne peut pas y a avoir de partis politiques minoritaires.
Cette conception publique est qqch de très abstrait, et le pb est de savoir cmt concrètement se
forme et s’exprime cette voix publique.
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La voix pub par la parole : elle se forme par la parole dans les lieux où se rencontrent les élites
cultivés pour débattre, discuter…
Il y en a de plusieurs sortes, par exemple les salons parisiens du 18e siècle qui sont tenus par des
femmes de la haute société, dans lesquels viennent discuter les gens de l’élite, les écrivains, les
artistes, etc…
À côté des salons, on trouve les sociétés de pensée. Il y en a plusieurs formes, dont la plus importe
est Les Academies Provinciales, qui sont des sociétés de pensée qu’on trouve dans les gdes villes.
Une autre forme de société de pensée est les Loges de la franc-maçonnerie.
On peut également citer les clubs, mot d’origine anglaise dont les élites s’inspirent et qu’on voit
apparaître dans la 2de moitié du 18e s.
Ce sont les clubs politiques qui sont le point de départ de notre politique d’aujourd’hui.
L’expression écrite : la diffusion des écrits peut avoir plusieurs formes, 3 catégories : les livres, les
brochures, les journaux ou revues.
On dit à l’époque que la diffusion de ces écrits créé un publique homogène, cad tous les gens qui
lisent sont au courant des mm problèmes et ont des idées communes, etc…
L’opinion pub va ainsi voir se diffuser dans tt le pays parce que il y a des libraires dans tte la France
qui vont diffuser tous ces ouvrages.
Pour que cette voix pub se diffuse, encore faut-il qu’on puisse diffuser des écrits et qu’on puisse en
prendre connaissance, par exemple en achetant des journaux.
Or, à l’époque on peut dire qu’il existe 3 obstacles à la diffusion de cette voix pub :
1er obstacle : d’abord, en principe pour prendre connaissance de ces écrits, il faut savoir lire car
notamment dans les campagnes il pouvait y avoir des lectures publiques pour des gens qui ne
savaient pas lire.
Si au court du 18e siecle il y a eu dc un mouvement important de scolarisation des enfants, on
créait des écoles notamment dans les villes, et par conséquent l’alphabétisation de la population.
Cependant, à la fin du siècle cad au moment de la révolution, on constate qu’il y a encore bcp de
gens analphabètes, surtout dans les campagnes. Même les gens modestes savent pourtant savent
lire et écrire, par exemple les sans-culottes.
2e obstacle : il faut pouvoir acheter les libres et les journaux. Les livres et les journaux coûtent cher.
D’où l’importance d’une institution qui apparaît alors : les cabinets de l’étude.
Ce sont des sortes de boutiques et bibliothèques.
On peut dire que les cabinets de l’étude sont dc à l’époque un moyen important de « socialisation
politique », cad d’initiation à la vie politique.
3e obstacle : il faut que les livres puissent être publies et diffusés librement.
Or, sous l’Ancien Régime avant la révolution, il n’y a pas de liberté de publication.
Autrement dit, pour publier un écrit, il faut normalement une autorisation de l’administration. Ceux
qui avaient de livres à l’époque avaient des privilèges. Il y a un contrôle de l’administration, à
savoir la censure qui va accepter ou refuser certaine publications.
À l’époque la censure est dirigée par le « directeur de la librairie », qui est un adjoint du chancelier,
et dirige des censeurs.
Il faut remarquer qu’à l’époque en réalité la censure fonctionne mal : les censeurs sont plus
tolérants, ils acceptent des ouvrages qu’ils n’auraient pas acceptés autrefois, mais il y a aussi un
trafic important de livres interdits vendus sans autorisation, et notamment de livres imprimés à
l’étranger. ( ex : Amsterdam).
Au bout du compte on voit que la censure a une importance assez limitée et elle va disparaître au
début de la révolution.
L’opinion pub correspond dc à un public assez limité, les gens cultivés, dans cette voix pub.
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3/ Le contenu de la contestation
a/ Critique de la société
Jusqu’à présent ns avons parlé de la façon dont se forme l’opinion, mais nous nous intéressons
aussi a ce que pense cette opinion : en quoi consiste cette contestation ? Quelles sont les idées
présentées par la voix pub ?
Une critique de la société : cet aspect de la contestation est sans doute ce qu’il y a de plus original :
on peut dire que l’esprit nouveau qui s’exprime par la voix pub est imprégné de philosophie
individualiste. La conception individualiste de la société s’oppose à la conception de la société
composée de corps.
La conséquence de cela, c’est que cette philosophie met l’accent sur les droits de l’individu : ces
débats en décident la fameuse et la future Déclaration des Droits de l’Homme de 1789.
Exs:
- À l’époque le respect des droits de la défense en matière de procès pénal est identique à
aujourd’hui. Dans le procès pénal il n’y a pas alors d’intervention orale de l’avocat.
- A l’époque on a une pratique répandue dans les gdes villes qui sont les lettres de cachet ( de
cire), qui sont des actes de l’État par lesquels on peut enfermer une personne sans garentie de
justice, sans l’intervention d’un tribunal ou d’un avocat, par simple décision de l’administration.
Les esprits cultivés pensent que ces actes sont injustifiés, ils vont dc disparaître pendant la
révolution.
3e idee : l’égalite de droit, ou l’égalité juridique, qui est un principe fondamental de notre droit
aujourd’hui. Il ne faut pas confondre l’égalité de droit juridique (tous les individus d’une société
donnée au regard du droit) et l’égalité economique.
Et ceci explique la disparition des privilèges car les privilèges sont les droits particuliers à certains
ordres, alors que l’égalité signifie faire disparaître tous ces privilèges.
Pour les gens de l’époque, égalité des droits signifie homogénéité des droits.
b/ La critique de la politique
1ère remarque : en définitive, à cette époque ds la 2de moitie du 18e s, peu d’auteurs ont des idées
vraiment très originales. Il faut en fait attendre 1789 pour pouvoir proliférer de nvlles idées.
Dans la 2e moitié du 18e s on peut distinguer deux gdes tendances de contestation politique (ce
n’est pas la critique aristocratique de la monarchie absolue).
Il s’agit d’une part d’une tendance modérée réformatrice, et de l’autre côté d’une tendance
radicale, révolutionnaire.
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La tendance la plus répandue est la tendance réformatrice : elle ne demande pas l’abolition de la
royauté, elle demande seulement la rationalisation du gouvernement, (de l’État et de
l’administration).
On prévoit donc une réorganisation rationnelle de l’État et de son administration.
Ce qu’on demande également, c’est que l’État adopte une nvlle méthode de prise de décisions.,
après un débat publique, rationnel et argumenté.
A vrai dire, à cette époque bcp de ministres du gouvernement sont sensibles à la nécessité
d’améliorer l’administration, et avant même la révolution il y a des reformes importantes.
On ne veut pas renverser la monarchie mais on demande que le gouvernement monarchique
devienne plus rationnel.
Rousseau n’accorde pas le suffrage universel aux femmes, elles sont totalement exclues de la vie
politique. (misogyne) Pour lui la femme n’existe qu’en fonction de l’homme et doit être eduquee pr
lui ressembler.
Rousseau propose donc un régime démocratique qui sera souvent dc invoqué par les
révolutionnaires républicains.
A l’époque de la révolution les gens interprètent mal le sens de sa pensée.
On peut dire que selon Rousseau, la société politique, dc l’État doit être fondé sur un Contrat ou
Pacte Social, par lequel les citoyens donc les membres de la société politique, abandonnent leurs
droits naturels absolus (le droit de se venger quand on a fait l’objet d’une offense de qqn d’autre).
Les citoyens abandonnent leurs droits naturels absolus pour se soumettre à la « volonté générale ».
Elle est exprimée par la communauté des citoyens sous la forme de la loi.
Autremment dit, la loi « bonne » selon Rousseau est la loi qui exprime la volonté générale des
citoyens.
Rousseau reprend cette idée que l’élaboration de la loi est le cœur de la vie politique.
Selon Rousseau, la seule démocratie véritable dans laquelle s’exprime la loi de la volonté générale
est la démocratie directe .
La démocratie directe c’est lorsque tous les citoyens votent la loi.
Or, ns dit Rousseau, cette forme de démocratie ne peut de façon évidente exister que ds de petites
communautés, par exemple Athènes dans l’Antiquité.
Dans ces conditions, Rousseau admet une certaine forme de représentation, autrement dit ce qu’
aujourd’hui on appelle « la démocratie représentative » qui se distingue de la démocratie directe.
Le nombre des habs est trop important pour établir la demoiselle, on va dc recourir à la démocratie
représentative, où les citoyens sont reprensentés par les députés qui vont prendre des décisions
pour eux.
Selon Rousseau, l’expression de la volonté générale est menacée par la formation de factions. Pour
rousseau, les partis politiques actuels seraient des factions car selon lui, les factions représentent
tjs des intérêts particuliers contre l’intérêt général.
Or la volonté générale qui donc exprime la loi est forcement une volonté qui veut le bien pour
l’ensemble des citoyens et non certains citoyens.
Pour Rousseau, le régime représentatif a tendance à favoriser les factions et dc est mauvais.
Ce point de vue de Rousseau qui vise à écarter l’expression des intérêts particuliers, vise une voix
unanime.
Il faut remarquer que ces idees de Rousseau ne sont pas acceptées par l’opinion publique, ms
admises que par très peu de gens car il faudra attendre la révolution pour que les idées
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démocratiques se diffusent.
On peut dire dc à contrario que la masse de la population est encore favorable au maintient de la
royauté.
En effet Louis XV avait été plutôt rejeté par l’opinion pub, mais au contraire quand il a été remplacé
par louis XVI en 1774, ce nouveau roi a eu la faveur du publique car il apparaissait comme un roi
humain dont on attendait encore en 1789 des réformes pour améliorer la société et l’État. Il était
considéré comme le père du peuple et le père de la nation.`
Cette crise d’autorité est aggravée par une crise financière de l’époque.
En effet, les dépenses de l’État n’ont cessé de croître depuis le début de la monarchie absolue
( Louis XIV ).
Or les ressources n’ont jms été à la hauteur de ces dépenses, il en résulte un endettement
considérable de l’État.
Ces dépenses ont été spécialement aggravées par la participation de la France à la guerre
d’indépendance des colons anglais en Amerique du nord qui allaient donner les États-Unis. Pour
faire face à cette situation difficile, il faut trouver un moyen d’accroître les recettes de l’État, cad
d’augmenter le produit des impôts.
Mais pour l’augmenter on doit nécessairement supprimer les privilèges fiscaux de la noblesse et du
clergé tout comme pour le Tiers-État.
Dans ces conditions, le gouvernement envisage la création d’un impôt général sur le revenu des
terres (revenu foncier) égalitaire.
Pour cela on va réunir une Assemblée de notables.
On les réunit car les Parlements rejettent l’enregistrement des nouveaux impôts, il faut dc trouver
un autre moyen pour faire accepter l’impôt foncier par les contribuables.
Pour cela en 1787, le gouvernement réunit une Assemblée de notables : c’est une représentation
réduite des 3 ordres.
Ces représentants ne sont pas élus mais désignés par le roi.
Cette Assemblée est dc réunie pour donner son accord aux propositions royales, on peut dc penser
que cette Assemblée accepterait ce nouvel impôt foncier.
Or, en 1787, le Parlement de Paris en rejetant l’impôt, demande la convocation des États Généraux
pour accepter ou refuser cet impôt foncier égalitaire.
Le Parlement va pouvoir peu après en demandant l’instauration d’une monarchie constitutionnelle
(s’oppose à monarchie absolue ) la réunion périodique des États Généraux,.
autrement dit qqch d’analogue au Parlement anglais de l’époque.
Le pouvoir du roi serait dc limité par ces États Généraux.
D’une certaine façon, on peut dire qu’en demandant cette convocation, le Parlement de Paris a
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commis un véritable suicide politique puisque le Parlement de Paris renonçait à représenter la
nation.
Au début de 1788, la crise financière s’est aggravée, et finalement Louis XVI se sent obligé de
convoquer effectivement les États Généraux.
Le 8 août 1788 il prend dc la décision de les convoquer, et ceux-ci devront se réunir en mai 1789.
On constate que dans les siècles passés, les États généraux ont été réunis surtout en situation de
graves crises de l’état, cad en période d’affaiblissement de la royauté (pendant la guerre de 100
ans aux XIVe et XVe s, et pendant les guerres de religions entre catholiques et protestants).
Il faut insister sur les 2 conceptions opposées du rôle des États généraux pour comprendre la
révolution :
La 1ere conception est fidèle à l’esprit absolu, la 2de propose une monarchie constitutionnelle ou
limitée.
Ce conflit d’interprétations sur le rôle des États a eu immédiatement des conséquences sur
l’organisation même des États G.
Les ordres sont les « gds corps qui constituent la société globale », et sont hiérarchisés.
En 1788, quand le roi décide de réunir les États généraux, on ne met encore en question le principe
de la représentation des français par ordre au sein des États généraux.
1er système : cad que les députés aux États généraux représentent chacun un ordre particulier et
non pas les individus citoyens.
2sd système : les députés sont sensés représenter les individus citoyens à titre individuel.
( c’est notre système aujourd’hui en France)
Problème : Dans ces conditions, puisque les députés représentent des ordres, combien chaque
ordre aura-t-il de députés ?
Il faut revenir à la tradition, qui est que chaque ordre a le mm nombre de députés.
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Or précisément en 1788, les partisans du Tiers-État (roturiers) vont réclamer le « doublement du
tiers » cad que le tiers ait deux fois plus de députés que les deux autres ordres, pour des raisons
démocratiques.(le tiers constitue en effet au moins 95% de la population)
La conséquence c’est qu’on attribue au tiers environ 600 députés, au clergé et à la noblesse
chacun 300 députés. (grosse Assemblée)
Le second problème concernant les États G et qui va déclencher la révolution est le problème du
vote aux États généraux.
Le doublement du tiers ne devait avoir presque aucun effet pratique si on conservait le système
traditionnel de vote aux États généraux.
En effet, les députés ne sont pas réunis en Assemblee plainière (où on réunit tout le monde).
Normalement en effet, les députés sont réunis par ordre, cad qu’ils sont réunis en 3 chambres
separées.
Donc les débats, discussions, votes ont lieu normalement dans chaque Assemblée ou chambre.
Ceci est surprenant car il y a un autre ex, celui du parlement anglais qui à l’origine et encore
aujourd’hui est compose de 2 chambres qui réunissent des gpes sociaux différents. (haute chambre
et chambre commune)
On a donc 3 chambres.
Lorsque les États généraux présentent des propositions au roi, elles sont votées par ordre : cad
qu’il y a donc 3 votants par ordre puisque chaque chambre à une voix.
Conséquence : ou les 3 ordres st d’accord ou on peut avoir 2 voix contre 1.
Ainsi avec cette procédure traditionnelle, les projets de réformes de l’État notamment celui de
l’impôt, soutenu par le Tiers-État, seraient rejetés par les 2 autres ordres.
C’est pourquoi les partisans du Tiers-État vont demander qu’on remplace le vote par ordre par le
« vote par tête » : cela veut dire qu’il y a une Assemblée réunie, et chaque député à une voix.
Si on propose des réformes favorables au Tiers-État, par exemple l’impôt foncier égalitaire,
logiquement on peut penser que les députés du Tiers-État vont voter en gros en faveur de cette
réforme, et à ces voix vont s’ajouter certaines voix du clergé et de la noblesse, les libéraux, pour
que cette loi puisse être votée.
On demande dc au roi le « vote par tête » mais le gouvernement royal ne prend pas position (le roi
ne rejette pas la demande ms ne l’accepte pas non plus) car d’un côté il y serait favorable car cela
permettrait les réformes, mais d’un autre côté, on constate que le vote par tête remettrait en
question la structure traditionnelle de la société, cad de la division de la société en 3 ordres.
Or incontestablement, Louis XVI est attaché à la division de la société
B/ les élections
La nation est représentée aux États généraux par des députés. ( terme traditionnel remontant au
14e siècle).
Cependant, la conception qu’on a alors des députés n’est pas la mm que celle d’aujourdhui car la
nôtre remonte à la révolution.
En effet, depuis le Moyen-Âge (origine des États généraux) les députés sont seulement des
mandataires de leurs électeurs.
Ce système vient du fait qu’à l’origine quand on a réunit les États G, très souvent les gens ne
pouvaient assister aux États G par exemple les seigneurs dans leur château, et donc les lecteurs
ont pris l’habitude de se faire représenter par des députés qui doivent suivre les instructions de
leurs électeurs.
Donc le député reçoit des électeurs un « mandat imperatif », des instructions.
Celles-ci prennent une forme concrète sous la forme de cahiers de doléance (on va y inscrire des
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critiques, des listes de demandes de réformes…).
Donc les députés lorsqu’ils sont élus par les électeurs se voient remettre des cahiers de doléance
avec lesquels ils doivent aller à l’Assemblée pour les transmettre.
Ce système du mandat impératif n’a rien à voir en principe avec la fonction d’aujourd’hui des
députés.
L’élection des députés a lieu ds le cadre d’une circonscription électorale, ce qui ne va pas soi car il
peut y avoir des élections de députes ds un cadre national.
C’est en fait une circonscription judiciaire, le « bailliage » (formé à partir de « bailli ») ressemblant à
nos circonscriptions électorales d’aujourd’hui : on va élire des députés pour les 3 ordres chacun.
Mais la procédure électorale n’est pas la même : pour les 2 ordres privilégiés les députés sont élus
directement, cad que les électeurs sont réunis en Assemblée pour élire leurs députés ce qui est
différent d’aujourdhui.
Ce système a lieu car le but des députés est de transmettre les cahiers de doléance et car le
nombre des électeurs est peu important.
Pour le Tiers État le système est différent car on leur applique un système d’élection à plusieurs
degrés, cad élection indirecte : l’électeur de base va élire des gens qui eux même éliront des
députés, car les électeurs du Tiers État sont très nombreux et les électeurs doivent discuter entre
eux pour rédiger les cahiers de doléance.
Pour simplifier on va dc procéder par plusieurs degrés ; on peut aller jusqu’à parfois 4 degrés.
1er degré : les choses ne se font pas de la même façon à la ville et à la campagne.
En la ville, normalement les électeurs se réunissent par communautés de métiers. (ds une ville
donnée en dehors de Paris, l’ensemble des boulangers vont se réunir pour rédiger les cahiers de
doléance)
À la campagne, les « électeurs de village » se réunissent un dimanche sur la place du village et
vont tenir une Assemblée, qui va discuter et puis rédiger un cahier de doléance, et dc désigner un
représentant pour porter ce cahier de doléance.
2e degré : les personnes qui ont été élues dans les villes et campagnes se réunissent à l’Assemblée
du bailliage et rédigent les cahiers de doléance et élisent les députés.
Ce cahier de bailliage ou de synthèse doit faire la synthèse des réclamations de chaque ordre.
L’ensemble des députés va donc se retrouver aux États généraux, et à ce moment là chaque
député aura son cahier de doléance, et chaque chambre ou chaque ordre devra faire son cahier de
synthèse. On discutera dc dans l’ensemble à partir de ce cahier de synthèse.
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oubliant le système de la censure, a laissé les gens s’exprimer : on va donc avoir des idées tres
diverses.
Les élections ont lieu au debut du printemps en pls jours : quelle a été la participation électorale ?
(pr les membres du clergé)
Pr etre electeur du tiers etat il faut remplir 2 ocnditions : avoir 25 ans et etr einscrit au role des
contributions (impots) directes.
En realite les electeurs ne sont pratiquement que des hommes car ceux qui sont représentés sont
d’abord les familles. Lorsque le chef de la famille est une femme (veuve), un certain nbr de femmes
vote. (als que pdt la revolution les femmes st ecartees)
On constate que pratiquement ne sont ecartes que les gens qu’on appelle les « vagabonds » (SDF)
On peut considerer que le vote des roturiers a été situé entre 1/3 et la moitié des inscrits.
Pr l’époque il s’agit d’un bon taux de participation électorale.
Ils sont rediges par les electeurs pr exprimer leurs critiques et demandes de reformes.
C’est un document a peu pres unique ds l’hist moderne de la France : on conserve environ 60 000
cahiers de doleance.
Permettent de ns dire ce que pensaient les Français à l’epoque.
Cela correspond-t-il exactement à l’opinion des gens à l’epoque ? Les membres des courants
politiques notamm le parti patriote qui a redige des « modeles de cahiers », vont les proposer aux
electeurs ds les assemblees.
Les paysans ont-ils exprimé leur veritables opinions ou n’ont-ils recopie que ces modeles ?
Pour le député on rédige 1 cahier de synthese, or celui-ci est rédigé svt par des bourgeois citadins
qui ont tendance à négliger le point de vue des paysans.
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citadins le + svt, sont peu sensibles au point de vue des paysans, et notamm ils comprennent mal
la volonté de paysans de devenir propriétaires du sol et également l’attachement de paysans à la
religion.
a/ le clergé
les députés du clerge viennent des 2 éléments du clerge (le Haut clerge composé des eveques et le
Bas clerge compose de cures). En réalité il y a une sur représentation du curé.
Les eveques st en général d’origine noble et leur point de vue se rapproche de celui de la noblesse.
Au contraire, les cures deputes viennent surtt de la bourgeoisie dc leur point de vue se rapproche
de celui des deputes du Tiers. Un certain nbr de ces députés est d’origine tres modeste.
Aux États gen, les deputes les + pauvres sont des membres du clerge et non du Tiers état, ce qui
va leur poser des pbs pr vivre à Versailles ou à Paris. C’est pr cette raison qu’on va instituer aux
États gen ce qu’on appelle aujourd’hui « l’indemnité parlementaire » cad une cert source d’argent
qui à l’epoque est reservee aux deputes pauvres.
b/ La noblesse
Une forte majorite des deputes de la noblesse appartient à la noblesse « ancienne » et bcp d’entre
eux à la Haute noblesse.
La conséquence de cela est que parmi les deputes de la noblesse on trouve peu de magistrats et
d’administrateurs appartenant à la noblesse recente, et ceci s’explique largement par le fait que les
nobles en général rejettent ce qu’ils appellent le « despotisme ministériel » et dc n’ont pas
tendance à elire comme deputes des membres de l’administration de l’état.
La conséquence est que la majorite des deputes nobles est issue de la noblesse militaire et ceci
aura des consequences remarquables sur leur attitude aux États gen : ils sont surtt attachés aux
principes de hierarchie et d’autorite, et dc st hostiles aux reformes égalitaires de l’état.
Les 2/3 de ces deputes ont fait des études de droit, autrem dit il y a parmi une nette majorite de
juristes ou au moins de formation.
La conséquence pratique de ce gd nbr de deputes juristes est que ceux-ci pourront facilement
débattre des questions législatives, ce qui aura un effet plutôt favorable sur la legislation des
révolutionnaires.
En revanche, il apparaît que ces deputes juristes auront souvent un point de vue abstrait, autrem
dit seront assez éloignes des realites économiques et sociales.
On trouve parmi les deputes du T-E des membres de profession intellectuelle, des gds
commerçants et des industriels. Mais on ne trouve pas d’artisans ni de petits commerçants que l’on
va voir politiquement actifs en dehors des assemblees.
On trouve aussi qqs gros agriculteurs (fermiers riches), ms en revanche aucun paysan. Cette
sociologie du T-E va se reproduire ds ttes les assemblées de la revolution, cad que mm ds une
assemblée théoriquement democratique on ne trouve essentiellement que des élites (de la richesse
et de la culture).
Conséquence : les deputes du Tiers sont des bourgeois, et mm + précisément aisés. Ce sont des
gens qui culturellement et socialement sont finalement proches des deputes de la noblesse car
leurs revenus, leurs études st quasi identiques.
ces deputes bourgeois vont tres mal supporter le dedin de bcp de deputes nobles à leur egard.
Il apparaît que le conflit entre les deputes du Tiers et les deputes de la noblesse sera fonde sur ces
considérations psychologiques bcp + que sur des raisons économiques.
Autrem dit, on ne peut pas dire que le conflit entre les deputes nobles et les deputes du Tiers soit
un conflit de classes au sens marxiste du terme entre 1 point de vue de seigneurs fonciers et 1
point de vue d’entrepreneurs capitalistes, et d’autant moins que bcp de deputes bourgeois st
propriétaires fonciers et parfois mm d’ailleurs seigneurs comme les nobles.
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En quoi va t-elle avoir des effets sur leur position politique ?
Ce sont des gens qui ds l’ensemble ont une bonne culture et qui ont fait des études secondaires.
Bcp d’entre eux ont fait des études supérieures, notamm des études de droit parmi les membres du
Tiers état, et parmi les membres du clerge de droit, de philo, etc…
Le paradoxe est que les deputes les moins cultives sont en général les deputes de la noblesse : en
effet, si les nobles qui exercent des fonctions de magistrats et d’administrateurs où on fait des
études supérieures, en revanche les nobles militaires n’ont pas fait ces études supérieures. En
effet, les nobles militaires sont formes plutôt ds des écoles spécifiques appelées « les académies
militaires ».
La conséquence pratique est que ces deputes nobles qui st tres svt des militaires seront svt mal à
l’aise ds les débats car ils n’ont pas été formés pr [Link], parmi les deputes de la noblesse il y a
des deputes tres cultives qui vont jouer un role tres important notamm en matiere de legislation
pdt la revolution.
Les historiens se sont demandés si les deputes de 1789 etaient le porte parole de la philosophie
des Lumieres et est-ce que la revolution a répondu à la philo des Lumieres ?
- Evidemment, ces hommes cultives connaissent les gdes idees des Lumieres et le
vocabulaire à la mode à l’epoque, et manient ac facilité cert notions comme la liberte, etc…
ms cela ne veut pas dire pr autant qu’ils soient des penseurs
- Ils appartiennent aux sociétés de pensee et notamm on trouve assez peu de deputes parmi
les francs-maçons et également ds els académies provinciales. La franc-maçonnerie a
l’epoque n’a pas un programme politique détermine.
- En 1789, quand ils arrivent à l’assemblée, la plupart d’entre eux n’ont pas ds la tete un
certain programme ou philosophie politique à appliquer : en realite, les idees politiques et
les courants et programmes politiques vont germer ac le declenchement de la revolution.
Si l’on constate parmi les deputes, surtt les deputes de la noblesse et du Tiers état (certains
deputes attaches à la religion) on constate au contraire qu’en général les deputes sont assez
indifferents à l’egard de la religion. (va avoir conséquences ds l’evolution de la revolution)
Les États génaux se réunissent au château de Versailles le 5 mai [Link] l’espace de qqs années,
on assite à partir de cette date à des bouleversements po et institutionnels considérables. Cela va
se faire en pls temps, et nous évoquerons d’abord la fin de la monarchie absolue puis la fin de la
monarchie. Ds la premiere partie, ns allons alterner les dvppemts evenementiels et les devinettes
thematiques
Au depart de la revolution, cad au mois de mai 1789, on retrouve la question qui avait été posée en
1788 sans etre resolue, celui du mode de vote aux États généraux.
Pr l’essentiel, les deputes de la noblesse et les deputes du clerge veulent maintenir les débats par
ordre cad les débats ds 3 chambres différentes.
Au contraire, les deputes du Tiers voudront organiser une assemblée (Chambre) unique ds laquelle
tous les deputes seraient egaux et le vote se ferait par tete. Ils décident dc de se constituer en
Assemblée car sinon ils admettraient le systeme traditionnel par vote par ordre : ils demandent aux
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deputes du clerge et de la noblesse de les rejoindre ds 1 assemblée unique pdt 1 mois. La majorité
des deputes des 2 ordres refusent cela. Debut juin, le point de depart de la revolution n’est pas 1
conflit entre etats généraux et le roi, ms un conflit à l’interieur des etats entre ordres privilégies et
T-E. Le tiers etat décide de convoquer 1 veritable assemblée unique, ds leur salle de riions ils font
l’appel de tous les deputes y compris du clerge et de la noblesse.
Au bout de qqs jours, certains deputes du clerge rejoignent les deputes du Tiers, il s’agit de
deputes du bas clerge, qui ont la mm origine sociale que les bourgeois du Tiers.
Le 17 juin, le Tiers décide de prendre le nom d’Assemblée nationale : il s’agit d’1 veritable
revolution politique. Car en se proclamant assemblee nationale, le tiers fait savoir au roi qu’il
constitue une assemblee de la nation qui s’impose à la volonte du roi : on pourrait dire que c’est un
coup d’État.
Le 19 juin, le clerge a la majorite de ses membres (deputes) décide de rejoindre cette assemblee.
(forme de légitimité) ; le roi va réagir en décidant d’intervenir personnellement à l’assemblée des
États généraux (ne reconnaître pas assemblée nationale) et interdit aux deputes de se réunir en
faisant fermer les portes de la salle du château de Versailles où se réunissaient les deputes.
Le 20 juin, ces deputes du tiers, du clerge et qqs uns de la noblesse, se réunissent ds une gde salle
ds la ville de Versailles : celle du jeu de paume. Les deputes vont preter le serment du jeu de
paume dont le but est de promettre de ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution à la
France. Dc c’est le 20 juin qu’est prise la decision de la redaction de la constitution. (constitution
ecrite) Le + important à remarquer, est que les deputes à leur avis pensent que la France n’a pas
de constitution.
Pour renforcer cette décision, les deputes prêtent dc un serment (= institution à caractere juridique
ms aussi religieux). sacralisation du serment.
Des le debut de la revolution, les actes politiques importants ont 1 caractere sacre. Il va y avoir
une sorte de sacralite de la revolution et de la nation.
Le 23 juin, les deputes sont à nouveau réunis au château, où le roi intervient ac une position
nuancee car il accorde en effet certaines revendications, notamm le pouvoir des États généraux de
voter les impôts. (c’est la 1ere prerogative politique des revendications des Assemblées. Se
rapporte aussi au vote du budget )
En revanche, Louis 16 refuse les autres demandes du Tiers, et celui-ci décide de poursuivre sa
resistance en appelant tous les deputes ( y compris de la noblesse) à le rejoindre.
Le 27 juin, le roi va céder et demander aux ordres privilégies de se réunir désormais ac le Tiers.
Autrmm dit, le roi sans le reconnaître la légitimité de l’assemblee nationale, on peut dc se
demander si cette date ne représente pas la fin de la monarchie absolue. Il faut nuancer parce que
la position du roi est equivoque : on constate qu’au mm moment le roi fait avancer des troupes
autour de Paris et dc autour de Versailles. consequence tres importante car les deputes et la
population de Paris pensent, ss doute ac raison, que le roi veut faire pression sur l’assemblée ac
ces troupes. C’est alors que nait l’1 des gds mythes de la revolution, qu’on appelle « le complot
aristocratique » : c’est de l’ordre de l’opinion pub (rumeur). C’est l’idée d’1 opération manigancee
ds le secret. Le mot « aristocrate » sous la revolution n’aura pas le mm sens qu’on a aujourd’hui : le
complot aristocratique est un complot prépare par les gds nobles qui entourent le roi. Mais les mots
aristocrates et aristocratiques vont rapidement changer de sens : vont perdre leur sens
sociologique (1 certain nbr de nobles vont quitter l’assemblee et mm la France) resistance des
nobles à la revolution. On appelera aristocrate les ennemies de la nations cad les adversaires de la
revolution.
Qqs années + tard on va appeler des gens aristocrates qui ne seront abs pas nobles.
C’est ds ces circonstances que la revolution des juristes (affirmation par les deputes juristes de leur
volonte de faire une reforme constitutionnelle) va etre relayee et consolidee par la revolution ds le
pays.
a/ La révolution parisenne
Lancée par la bourgeoisie et le petit peuple (petits commerçants, boutiquiers, artisans = petits
chefs d’entreprise et leurs ouvriers ou compagnons). Ces gens s’investissent ds le combat politique
(revolution) vont recevoir rapidement le nom de « sans-culottes ».
L’initiative de la revolution va etre prise par les electeurs du Tiers État, qui se sont réunis en
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Assemblee électorale ds les circonscriptions électorales de Paris. Or les electeurs du Tiers décident
apres les élections de continuer à se retrouver ds ces assemblees, ce qui est illégal. Cette decision
est le point de depart de la Constitution d’une municipalite revolutionnaire qui prendra le nom de
« Commune », et cette Commune va jouer un role tres important ds la revolution. Or la pop de Paris
et les lecteurs du Tiers en partc sont tres sensibles à l’idee de complot aristocratique : ils ont peur
que le roi envoie des tpes à Paris pr mettre fin à ce debut de revolution. 1 element va les alarmer :
quand le roi décide de renvoyer du gouvernement le ministre le + populaire, le ministre des
finances (Necker). En effet la pop de Paris considère qu ele renvoir de Necker du gvt est selon elle
le debut du Complot aristocratique. C’est pr réagir contre cette menace que les electeurs du Tiers
décident de lever 1 milice (de citoyens) : c’est l’oigine d’1 institution tres importante encore au 19 e
s qui est la garde nationale, afin de se défendre contre la garde du roi.
Le 1er but de la prise de la Bastille, qui est 1 grosse forteresse, est d’y prendre de la poudre (contre
milice du roi). Or c’est en mm temps le lieu de Paris où sont enfermees les personnes frappees par
des lettres de cachet (apparaissent aux libéraux comme le symbole d’1 pvr arbitraire du roi).
Prise de la bastille : sens utilitaire (récupérer poudre ) humanitaire (délivrer victimes des lettres de
cachet).
Au moment des faits, la prise de la bastille apparaît comme une operation de liberation, et en 1793
l’assemblée de l’epoque (la convention) décide de considérer la prise de la Bastille le 14 juillet 1789
comme le point de depart de l’ère de la liberte en France. (le calendrier revolutionnaire partira de
l’instauration de la republique et non du 14 juillet)
Il faut enfin remarquer qu’il faut attendre la III e republique (fin du 19e siecle) pr que le 14 juillet
devienne la fete nationale en France ceci est la volonte des deputes de la IIIe republique de se
rattacher à la revolution de 1789.
Or, entre temps, le 9 juillet l’assemblee nationale a decidé de prendre le nom d’assemblee
nationale constituante (c’est le resultat du serment du jeu de paume). Cette assemblee sera à la
fois constituante (a redige 1ere constitution ecrite) et en mm temps legislative (en mm temps
qu’elle vote la contit vote 1 certain nbr de loi).
Conclusion : cette revolution parisienne a au moins consolidé, sauvé, la revolution des juristes.
Cependant, la revolution durant l’été 1789 ne se manifeste seulement à Paris ms en province.
b/ La revolution en province
La revolution à la ville :
Pdt l’été 1789, on a la « revolution municipale en province » : c’est une revolte ds les villes de
province au moins de la petite et de la moyenne bourgeoisie contre les municipalites en place car
celles-ci sont à la fois dominées par qqs gdes familles et dc oligarchiques, et en + ces municipalites
dépendent étroitement du gvt.
En effet, cette revolution municipale n’es tpas seulement le rejet des oligarchies locale, ms c’est
aussi le rejet par les nvelles municipalites du pouvoir du gvt central. on rejette ds ces
municipalites la centralisation du pvr et notamm celui de l’administration.
Centralisation : phénomène ancien lancé par la royaute qui a consiste à concentrer le pvr politique
et administratif au centre cad ds les mains du gvt.
Or, l’assemblee nationale ne rejette pas du tt la centralisation royale, puisqu’elle reprend à son
compte le principe trad de centralisation du pvr. L’ass nationale veut dc continuer à centraliser le
pvr en France.
Ces municipalites décident de s’associer entre elles contre la capitale en constituant des
fédérations.
L’assemblee rejette cette revolution municipale, c’est pk l’une des 1eres actions de l’assemblee va
etre de préparer 1 gde reforme de l’administration locale en France, qui fera l’objet de gdes lois des
la fin de 1789. creation des departements et des communes. Ces reformes ont 1 caractere d’
uniformisation car en France tous les departements et communes seront traites de la mm façon
(aspect de la centralisation)
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Révolution dans les campagnes
On peut dire que cette revolution sociale est synchronisee par 2 dates : la celebre nuit du 4 aout, et
ensuite le vote de la DDDH.
Le travail de l’assemblee se poursuit pdt la nuit, où une decision tres importante est prise = les
deputes du clerge et de la noblesse présents à l’assemblee renoncent à leurs droits traditionnels
(privilèges). Cela veut dire clairement que les deputes du clerge et de la noblesse ne prétendent
plus à ces droits particuliers de ceux de la masse des Français.
En realite, il y avait bcp de deputes nobles et du clerge absents, et ces absents se sont rendu
compte qu’on avait voté l’abolition de leurs privilèges als qu’ils ne le désiraient pas On a conserve
l’idee qu’à cette date tous les deputes l’avait décide.
La consequence de la nuit du 4 aout a été pratiquement la disparition des ordres : il n’y a plus
désormais qu’une nation. on reconnaît l’egalite des droits entre tous les français.
Les deputes ne prétendent pas inventer des droits qui n’auraient pas existe jusque là, ms se
contentent de dire que les droits qui vont etre enonces ds la Declaration, existent deja ds la
nature : ce sont les droits naturels, distincts du droit positif. Au dela du droit positif, on a le droit
naturel, qui se manifeste en partc par les droits de l’homme.
Les droits de l’homme existant deja ds la nature, le travail de l’assemblee est seulement de les
déclarer et non de les créer.
Cette Declaration n’est pas tt à fait valable pr les droits du citoyen, qui ont qqch d’artificiel ; Selon
Rousseau les hommes naissent isolés et pr former 1 État ils doivent se reunir en acceptant un
Contrat Social. Or les droits de l’homme sont antérieurs à l’État car appartiennent à la nature.
La declaration des droits de l’homme et du citoyen va etre redigee vite, car les deputes considèrent
que leur but essentiel est de rédiger la constitution, et que cela doit etre fait vite pr ensuite régler
les pbs de l’administration.
La déclaration de1789 reprend les gds principes des Lumieres (liberte, droit de propriété, l’egalite
juridique).
1ere remarque sur les aspects po de la D : celle-ci reconnaît la liberte d’expression et en partc la
liberte de la presse.
Point négatif : La declaration ne reconnaît pas 1a liberté aujourd’hui consideree comme essentielle
(loi de 1901), la liberte d’association. C’est une reaction des révolutionnaires contre
l’organisation de la société ancienne en corps. Or, l’1 des gds principes de la revolution est le rejet
de ce que les révolutionnaires appelent les « corps intermédiaires ». Autrmm on prétend qu’il
n’existe rien entre les citoyens et l’État (il ne doit pas y avoir de corps intermédiaires).
Liberté d’association : a pr but de créer des corps.
Quelles en sont les consequence politiques de cela ? Pourra-t-on créer des associations politiques ?
en principe la DDDH l’exclue, ms pratique différente de la theorie de la loi.
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Point positif : Ds la declaration on trouve 1 principe fondamental d’organisation de l’État :le principe
de la separation des pouvoirs. sens tres fort car la D rejette à la fois la monarchie absolue, ms
également la democratie directe, cad qu’ on va séparer le pvr legislatif (autorite de l’assemblee).
Aux citoyens on reconnaît le droit de participer à l’elaboration de la loi directement ou par
l’intermediaire de ses représentants. Le pvr de faire la loi est dc désormais donné à la nation
constituée par les citoyens (retiré au roi). La loi peut en theorie etre votee par l’assemblee et par
referendum.
La declaration ne dit rien du suffrage, et ne pose pas le principe du suffrage universel.
Censure presque abolie en 1789 pr permettre au peuple d’exprimer leur esprit critique (brochures,
journaux)
Au moment de la reunion des etats généraux : la presse pourra t elle rendre compte des debat à
l’Assemblée ?
Le directeur de la librairie s’y oppose (permet pas la creation de journaux pr diffuser les débats).
Face à cette interdiction, les deputes vont utiliser 1 moyen detourné pr pouvoir faire connaître leurs
débats. (deputes= mandataires des electeurs des etats généraux, sous la forme de cahiers de
doleance).
Dc les deputes jugent naturel de rendre compte de leur mission aux electeurs.
Pour cela, les deputes vont créer une sorte de presse sous la forme de « lettres aux electeurs » (ce
systeme de la lettre periodique existe encore aujourd’hui). Ces lettres sont imprimees et diffusees
aupres des electeurs.
Concernant à l’opposition du gvt à l’application de la diffusion des débats, on constate que tres
rapidement la censure va reculer, emportee par le flot de la revolution. Elle va pratiqument
disparaître et la consequence va etre la creation de nbreux journaux à paris surtt ms aussi en
province. Ces journaux sauf exception n’attaquent pas ouvertement le pouvoir royal.
C’est ds ce contexte qu’est votee la declaration des droit sd e l’homme le 26 aout, garantissant la
liberte d’expression, et dc concretement la liberte d’impression (liberte de publication).
Il y a une reserve : cette liberte n’est pas absolue, la declaration accorde la liberte sauf « à
répondre de l’abus de cette liberte ds les cas détermines par la loi » journaliste ne peut pas
attaquer des particuliers de façon calomnieuse, et ne doit dc pas violer l’odre public.
Cette liberte d’expression et de la presse est bien garantie car les auteurs de délits de presse ne
peuvent etre poursuivis et dc condamnes qu’en vertu d’1 loi et non pas d’1 simple decision
administratives (comme c’etait le cas pr les lettres de cachet).
LA constitution de 1791 ainsi que les autres constit révolutionnaires reprennent le principe de la
liberte d’expression et dc la presse. En pratique, cette liberte ne sera pas tjs observee.
Cependant, cette presse n’est pas fondamentalement une presse d’information car les journalistes
ont le souci de donner leur point de vue sur les débats, et dc la presse est une presse d’opinion.
Cette presse opinion est essentiellement polémique.
B/ Forme de la presse
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Ex : journal de paris = 11 000 exemplaires/h.
Cmt ces journaux imprimes artisanalement arrivent)ils ds les mains des electeurs ?
pls procédures :
- à paris, la diffusion se fait par des porteurs de journaux
- systeme des crieurs (vendeurs de journaux ds la rue, indiquent le titre du journal), ms n’ont
pas le droit de donner le contenu du journal car c à l’encontre de l’ordre public.
- Les journaux de paris sont diffuses en province par une poste à cheval. On a au moins au
debut de 1791 100 000 exemplaires de journaux parisiens qui se diffusent en province
chaque jour.
- Systeme de l’abonnement, qui en pratique est reserve aux personnes aisees car le prix du
journal est relativement éleve (surtt tous le jours).
Influence de la presse :
En dehors de la rumeur publique, c’est par la presse que transitent à l’epoque l’essentiel de
l’information. Ms c’est une information biaisee, polémique.
Ds ces conditions, on comprend que la presse puisse etre utilisee comme moyen de « mobilisation
politique ».
Quelle est l’attitude du pvr politique face à ce poids et à cette influence de la presse ?
Certains journalistes vont avoir 1 poids politique important, comme par exemple Marat, qui a
diffuse un journal appelé « l’ami du peuple », journal tres polémique et engage, tres populaire. Il
est dc bcp craint par les hommes politiques car détient gd pvr sur l’opinion publique.
Par le serment du jeu de paume, les deputes se sont engages à établir une constitution ecrite. Qqs
temps apres les etats généraux deviennet l’assemblee nationale.
Des cette epoque, des les origines de la revolution, les deputes considèrent que leur fonction 1ere
est de rédiger cette constitution.
Or on constate qu’il faudra attendre 2 ans pr cela (en 1791) , car :
- d’abord la notion de constitution est nvelle
- puis le systeme de la constitution est tres complexe (créer un nouvel état)
- il faut tenir compte des polémiques longues qui ont marqué les débats, en particulier à
propos du veto royal.
- Les deputes en mm temps que ce travail constituant, poursuivent une œuvre legislative,
en particulier des lois portant sur l’organisation de l’administration (reforme complete de
l’administration du territoire)
Le nouveau regime politique peut etre définit comme 1 regime de representation nationale, qui a la
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forme d’1 monarchie constitutionnelle.
Cette souverainete n’est pas donnée à l’ens des citoyens, ms attribuée à 1 personne abstraite,
morale, appelée la « nation ».
La nation est 1 etre indivisible, ce n’est pas la simple addition des citoyens
le pvr n’est dc pas exerce par la communauté des citoyens (comme une democratie) ms par les
représentants de la nation. (exercent dc la souverainete nationale ≠ souverainete populaire).
Ds ces conditions, les deputes ne représentent pas leurs electeurs citoyens, ms représentent la
nation tte entiere, ds son ensemble.
Or, il est evident qu’1 etre indivisible comme la nation, ne peut pas donner 1 mandat imperatif aux
deputes. (ce n’est possible que par des electeurs en chair et en os).
Dc on voit que les deputes sont libres de se gouverner par eux-mm puisqu’en agissant ainsi ils sont
censés exprimer la volonte de la nation, qui correspond à la volonte générale (cf. Rousseau).
Cette limitation du role du citoyen est due à 1 sorte de méfiance et de dedin que les deputes ont à
l’egard des citoyens de base. Celui-ci est considéré comme incapable de bien déterminer les
interets de la nation. Seuls les deputes auraient cette capacite.
Origine en France.
On va dc distinguer pvr legislatif/ pvr executif.
On a en principe 1 idee stricte de cette separation : en theorie le pvr legislatif est confie à une
assemblee legislative, et le pvr executif (qui est le pvr d’executer la loi) est confie à 1 autre organe
qui est le roi, qui devient alors 1 roi constitutionnel.
Il faut cependant remarquer que la separation des pvrs n’est pas aussi absolue qu’on pourrait le
penser, pr 2 raisons :
- le roi intervient ds le legislatif
- l’assemblee intervient ds l’executif
Parmi les députes il y a ceux qui sont partisans de 2 assemblees et d’autres partisans d’1
assemblee unique.
Partisans de 2 assemblees : selon eux, une 2e chambre apporterait de la moderation ds les débats
de la 1ere chambre.
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introduire le systeme bicaméral.
On peut constater qu’en général les hommes et partis politiques de gauche ont été plutôt
favorables à la chambre unique. (n’ont jms cessé de critiquer le Sénat)
A/ l’organisation de l’assemblée
Certains deputes de la noblesse et du clerge vont partir quand les etats généraux deviennent
l’assemblee nationale.
Selon rousseau une bonne representation doit etre renouvelée fréquemment pr suivre l’evolution
de la nation. Dc si on a des élections + rapprochées, on y sera + fidele.
Contrairement au Parlement d’aujourd’hui, on dit que l’assemblee legislative est permanente, cad
en principe qu’elle siege sans interruption car on dit que la nation est permanente. Cad que le roi
n’a pas à convoquer l’assemblee et ne peut pas lui faire prendre congé.
L’assemblée n’est pas vmt permanente au sens stricte du terme, ms il y a 2 seances (du matin et
du soir) qui peuvent se prolonger pdt la nuit, et tous les deputes ne sont pas tjs présents à
l’assemblée.
Ces salles et notamm la salle du manege sont inadaptées d’abord par leur forme (salle tres longue,
extremitees tres eloingees, acoustique mauvaise, pas de micros pr les deputes) consequence =
l’une des 1eres qualités qu’on attend d’1 depute est 1 qualite physique, cad de posséder 1 voix
puissante et porteuse.
Il ne suffit pas à 1 depute de bien parler, ms il faut dc aussi qu’il sache parler tres fort.
A cette epoque au 18e siecle, il y a dc un enseignement de rhetorique.
L’assemblée constituante va etre remplacée en 1791 par une nvelle assemblée, appelée
« assemblée législative ».
Caractère négatif : en principe l’assemblée ne doit pas contrôler l’activite du gouvernement royal
car (en principe) nous sommes dans un régime de separation stricte des pouvoirs.
Principe de séparation des pouvoirs : tous les pouvoirs ne doivent pas etre exerces par la mm
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institution.
sens + stricte : c’est 1 regime ds lequel on a prevu des compétences tres différentes à l’organe
legislatif, l’organe executif, et l’organe constituant. (Ex : regime politique américain ) ≠ regime de
collaboration des pouvoirs (regime parlementaire, qui s’installera en France à partir du 19 e s, et n’a
pas vmt disparu aujourd’hui. caractere constamment en debat, notamment par le Comite de
Baladur récemment).
L’activite principale des parlements modernes depuis le parlement anglais est l’activite budgetaire
(voter recettes et dépenses de l’État, dont impôts).
1ere phase : initiative de la loi, appartenant exclusivement à l’assemblee. (le roi et les ministres
en sont exclus)
- Particularite de l’epoque revolutionnaire : l’initiative de la loi appartient à chaque depute. A
l’epoque seul 1 depute isole peut presenter 1 projet. Chaque depute représente la nation en elle
mm, il a dc le droit de s’exprimer au nom de la nation. Le vote de la loi se fait par l’assemblee
pleniere. donc tous les deputes doivent etre présents à l’assemblee.
Or, on va poser pr le vote de la loi, une regle speciale « quorum » concernant un nbre minimum de
deputes présents lors des débats en assemblee.(200 deputes pr que les décisions soient valables).
Sur ces deputes, le vote se fait à la majorite simple.
- Procedure de vote : formule des assis (pour) et levés (contre).
2e phase : le veto royal. Une fois la loi votee par l’assemblee, elle fait l’objet d’1 promulgation ( la
« sanction royale »).
Le roi dispose d’1 droit de veto depuis constitution de 1791, et ce systeme de veto existait deja et
existe encore ds la Constitution des USA de 1787.
Le debat sur le veto s’est terminé en 1789 par le vote d’1 loi instituant le vote suspensif.
Ce vote a permis l’apparition des 2 partis de droite et de gauche (partisans du roi à droite/
adversaires du pouvoir royal à gauche).
c/ Le public à l’assemblée
Les débats à l’assemblée étaient publics. ( opinion publique : decision politique doit etre prise en
tte transparence, devant le public)
On a calculé que ds la salle du manège située au jardin des tuileries, pas loin de 4000 personnes
auraient été presentes ds les tribunes. Dans les gdes occasions ou les gdes journées
révolutionnaires, le public s’entasse dans l’assemblee.
A l’epoque, le public intervient tres bruyamment (applaudit ou houle les orateurs).
consequence : débats tres confus + nuisance à la liberté de parole des députés à cause de
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l’intervention du public.
Les deputes auraient pu réagir en prononçant le « huis-clos », ms ils ne voulaient pas déplaire au
public qui venait participer aux débats.
Le public (ici populaire) intervient activement dans les débats grâce au droit de pétition (reconnu
aux citoyens), et a tendence à en abuser : on a des pétitions individuelles et des pétitions
collectives. On voit les gens défiler à la barre de l’assemblee.
assemblee agacée et décide de réglementer le droit de pétition.
Ms cette reglementation n’a pas parfaitement fonctionné.
Par l’intervention du public, on comprend pourquoi apres l’experience de la revolution, les deputes
se sont tjs méfies du public. Les assemblees suivantes ont dc essaye d’ecarter le public des débats.
Les restrictions à l’intervention publique apparaissent à l’époque du Directoire.
En fait, il faut attendre 2 ans pr que le courant republicain se renforce nettement : l’evenement
crucial est la tentative de fuite du roi de Paris (juin 1791) à Varennes. Cela va entraîner une
emotion considerable à travers tt le pays, et va permettre aux adversaires au roi de s’affirmer, dont
le courant républicain.
Plan du pouvoir executif du roi : on distingue à l’epoque clairement les pouvoir législatif / exécutif.
La constitution de 1791 confie le pouvoir exécutif au roi.
Des que le pouvoir du roi est d’exécuter strictement la loi, cela veut dire que le roi n’a pas en
principe de pouvoir réglementaire autonome.
le roi ne peut pas prendre de décisions sans l’accord de l’assemblee pr exécuter une action
donnée.
en principe le roi n’a pas le pouvoir gouvernemental.
Ce qui est totalement different de notre systeme politique actuel : on reconnaît au gouvernement le
pouvoir gouvernemental.
Ce pouvoir gouvernemental doit etre cependant nuancé, car dans la pratique on distingue :
-en politique étrangère (RI) : le roi la mène librement. Les pays et rois étrangers ont rejeté la
révolution française (avaient peur qu’elle se propage chez eux), et dc les députés étaient
conscients de cette hostilite et ont préfère laisser Louis 16 determiner les rapports ac l’etranger.
c/ les ministres
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Ils sont en principe uniquement les hommes du roi en vertu du principe de la separation absolue
des pouvoirs (principes aussi appliqués aux USA. Expression des « hommes du president » pour
designer les ministres américains).
consequences :
Mais en realite, l’assemblee a essayé d’avoir 1 certaine emprise sur les ministres :
- pour leur faire plaisir, elle leur a attribué un statut élevé pr les détacher du roi
- ils ont créé 1 veritable systeme de responsabilite politique individuelle des ministres.
si assemblee pas contente d’1 ministre, peut inciter le roi à le renvoyer ou contraindre le
ministre à démissionner.
Durant été 1789, Louis 16 est ébranlé par les événements, et on a le sentiment que le roi ne réagit
plus et abandonne le gouvernement.
La plupart des deputes se méfient du roi et des ministres : ils ont peur que le roi lance une contre
révolution (contexte de la prise de la Bastille le 14 juillet 1789).
En realite ce sont les comites de l’assemblee qui vont prendre en mains certains aspects du pouvoir
exécutif.
Pratiquement, les comites vont instituer de véritables règlements d’administration : ils vont exercer
un pouvoir reglementaire (sous la forme de règlements administratifs).
Ceci va tellement loin que l’on parle d’absolutisme de l’Assemblée (confusion des pouvoirs au sein
de l’Assemblée).
Le comité des recherches : il a rôle de véritable police politique. Il centralise les dénonciations
d’adversaires de l’Assemblée, il procède à des arrestations et dispose même d’espions.
assemblée a tendance à limiter les libertés proclamées ds la Constitution.
Le comité des 12 : il exerce 1 véritable pvr executif, une sorte de pouvoir gouvernemental. Il va
même jusqu’à donner des ordres aux ministres (seul le roi pouvait le faire). la séparation des
pouvoirs n’est pas respectée en pratique par l’assemblée.
On constate dc 1 desequilibre net entre el roi et l’assemblée, déséquilibre deja en théorie puisque
l’assemblee dispose du pouvoir le + important qui est celui de faire la loi, mais aussi en pratique
car l’assemblee empiète sur le pouvoir attribue en principe au roi. ds ces conditions, le roi estime
etre prisonnier l’assemblee, et c’est peut etre pourquoi il a tenté de fuir Paris.
La révolution est hostile en principe aux associations, notamment la declaration des droits de 1789
ne prevoit pas la liberte d’association car :
- la révolution des révolutionnaires (deputes) sont hostiles aux « corps intermédiaires » (ex :
lobbies aux USA) car ils considerent qu’il ne doit pas avoir d’organisations entre l’État et les
citoyens.
- Les factions sont contraires à l’interet général, puisque par definition les corps particuliers
défendent que des interets particuliers, généralement contraires à l’interet général.
On constate que en depit de ces principes, on voit apparaître sous la révolution, des formes
d’associations politiques.
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On constate qu’en général, les partis modernes et surtt depuis la 3 e republique, sont nés de la
réunion entre 2 sortes d’associations :
Le 1er gpe important né à l’interieur de l’assemblée, a été le rassemblement des deputes bretons
du Tiers-État, car ils se connaissaient deja avant les États généraux, et notamment ds les états
provinciaux de la Bretagne. Ils etaient tres hostiles à la noblesse de Bretagne et en général.
Or ces deputes prennent l’habitude avant les seances de l’assemblee de se réunir ds un café, et on
prend l’habitude de les appeler le « club breton ». Ils demandent aux deputes des autres provinces
de les rejoindre pr défendre les interets du Tiers Etat.
Ce gpe durant l’été 1789 prend des positions en fleche au sein de l’assemblée, tres radicales. Il
dépérissait ms va renaître sous 1 autre forme en oct 1789 quand sous la pression populaire le roi et
l’assemblee quittent le château de versailles viennent se réfugier à paris. Des deputes svt issus du
club breton vont recréer un nouveau club : « la société des amis de la Constitution » et vont louer 1
salle de reunion ds 1 couvent proche du manege, qui est le couvent des Jacobins.
on va dc appeler cette association le « club des Jacobins ».
Or ce club n’est ouvert qu’à des élites, car il faut payer une cotisation assez élevée pour y entrer.
Au bout de qqs mois, le club est ouvert à des non deputes, ms seules des personnes relativement
fortunées pourront y participer.(exemple Condorcet et David)
Dès 1791, le club contient plus de 1200 personnes.
Le point commun à ces membres du club jacobin est la defense de la Constitution.
Les deputes appartiennent à l’origine à des milieux, des courants politiques différents, on trouve
notamment des gds nobles libéraux (ex : Lafayette et Mirabeau), et au contraire des bourgeois aux
idees bcp + radicales ( ex : Robespierre).
L’attitude du club des son origine pose pb : au depart, c’etait 1 lieu de débats.
Or on constate que le club des jacobins ne sera pas 1 simple lieu de discussion : il va vouloir
exercer 1 veritable autorite politique, notamment à l’interieur de l’assemblee. Pour cela, il va
donner de véritables directives aux deputes du club, et va mm finir par imposer à ses membres 1
veritable ideologie (à l’opposé de l’esprit individualiste de la revolution)
- celui des deputes conservateurs qui jouent 1 role important durant été 1789, ms vont
perdre rapidement de l’influence ds l’assemblee.
- Les monarchiens : des révolutionnaires, patriotes modérés effrayés par l’evolution
radicaliste de la revolution. Pour contrôler cette revoltuion, ils mettent l’action sur le
pouvoir du roi, ils veulent que celui-ci ait un pouvoir assez important. Ce sont eux qui vont
etre particulièrement favorables au veto absolu du roi. (≠ jacobins qui veulent 1 veto
suspensif du roi).
- les moderes veulent à tt prix conserver le pvr royal car à ce moment la Constitution est
presque terminee. Leur objectif est de mettre fin à la révolution. Presque tous les deputes
jacobins sont des deputes moderes.
- Les radicaux qui veulent à tout prix instaurer la republique, ils rejoignent le mvt republicain
apres la tentative de fuite du roi. Ils quittent le club des jacobins pour s’installer ds le
couvent des feuillants : ils se constituent ds le parti des feuillants. Parmi eux ont trouve
Robespierre, ils vont être tres influençables pdt la revolution.
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A/ Les sociétés politiques de province
Elles sont exclusivement citadines, dc la gde masse des paysans ne participe pas à l’activite
politique sous cette forme.
Ces associations urbaines ont 1 naissance autonome.
Svt on constate qu’elles prennent la suite des sociétés de pensee d’avant la révolution.
Pour y entrer il faut payer une cotisation assez chere, et donc seul les gens élitistes vont pouvoir
entrer ds ces associations.
au depart elles n’etaient que des lieux de discussions, de dé[Link] rapidement elles vont
chercher à s’impliquer activement en politique, notamment au moment des élections, d’abord
locales. De la mm façon, au moment des élections législatives, les membres de ces associations
vont etre candidats aux élections législatives. (ce sera ac 1 succes limite car electeurs votent svt pr
des gens n’appartenant pas à ces associations).
On constate que les sociétés po qui apparaissent à paris en dehors de l’assemblee ont 1
composition bcp + populaire. Ces associations vont dc prendre le nom de « sociétés populaires » ou
« fraternelles ».
Paris etait divise en quartiers dans lesquels ont voit apparaître des associations politiques
populaires notamment celle des sans-culottes.
En pratique, il apparaît que bcp de deputes sont hostiles à ces associations et veulent en limiter le
role car ces associations politiques, et encore + les associations populaires de quartier ont pris
l’habitude d’intervenir ds les débats de l’assemblee : les membres de ces clubs vont obliger les
deputes à lire leurs revendications, etc… et dc empiéter sur leur pvr.
Les deputes vont le prendre tres mal car ils pensent qu’ils sont les seuls capables de représenter la
nation.
l’assemblee va essayer de régler ce pb, en votant 1 loi en 1791 pr limiter le role des clubs et leur
interdire tte activite politique.
resultat pratiquement nul car cette loi n’a pas été vmt appliquée et elle ne pouvait pas vmt
l’etre, puisqu’à cette epoque (1791-92) on remarque 1 phenomene tres important : les deputes
prétendaient etre les seuls à pouvoir représenter la nation, à détenir la légitimité politique. Or les
clubs politiques vont essayer de s’accaparer cette légitimité politique, en allant parfois jusqu’à
traiter les deputes de traîtres à la volonte de la nation.
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On va abandonner la democratie directe à la democratie representative.
pb des élections et de l’attribution des droits de suffrage.
Les élections ds la tete des révolutionnaires servent à définir, choisir les meilleurs deputes
possibles car ceux-ci ont pr vocation d’exprimer la volonte de la nation, notamment en votant la
[Link] faut dc instaurer une reglementation rigoureuse des élections.
I/ le suffrage
Les deputes sont méfiants à l’égard de la population la + pauvre, car ils apparaissent comme des
gens tres peu eclaires, incapables de comprendre en quoi consiste la politique et dc d’élire des
deputes.
- il faut etre 1 veritable citoyen. On ecarte dc les étrangers. On va ecarter aussi les mauvais
citoyens, par ex les poursuivis en justice. Il faut faire preuve d’1 certaine initiative
politique :il faut s’inscrire sur les listes électorales, et en + prêter 1 serment.
- Il faut etre libre de sa decision. Ceux qui dépendent de qqn d’autre, par ex 1 enfant, ne
peuvent pas voter. Ce sont les mineurs et les femmes. Il n’y a pas vmt de débats pr savoir
si les femmes pourraient participer à la vie politique car misogynie traditionnelle et
distinction antique entre les hommes et les femmes : les hommes appartiennent à la
sphere publique (discuter ds le domaine politique) et la sphere privée (famille), et les
femmes n’appartiennent qu’à la sphere privee. De tres rares hommes politiques vont
prendre le parti des hommes, comme Condorcet et Sieyes. Certaines femmes actives, peu
nombreuses vont se mobiliser pr obtenir le droit de vote (courant feministe) comme
Olympe de Gouges connue par la publication de la Déclaration des droits de la femme et de
la citoyenne. Le courant feministe va etre exclue par les révolutionnaires, notamment par
les radicaux (persécutions de l’aseemblee). Les domestiques sont aussi exclus car on dit
qu’1 domestique doit etre fidele à son maître et donc doit voter comme son maître (
fausse les élections puisque maître possède pls voix d’election). Nbre des domestiques
hommes tres grand : 800 000, notammt ds les campagnes.
- L’interet porté aux affaires publiques : on considère que seul les hommes portant 1 réel
interet aux affaires publiques peuvent voter.
On exclue de fait 2 categories :
• les gens trop préoccupes par leurs subsistance pr pouvoir s’occuper des affaires
publiques
• les gens qui manquent de culture (analphabètes)
Le bon electeur est donc le proprietaire, car il est attaché à la defense des droits de l’homme et de
la propriété. Pour les révolutionnaires, le principe général attaché à la propriété est le + important.
En realite, le critere materiel retenu au droit de vote n’est pas la propriété ms le paiement d’1
certaine quantite d’impots directs. Ce systeme est appelé le « cens » ou « systeme censitaire ».
On constate que pr les élections à l’assemblee legislative en 1791, 1/3 des hommes sont exclus du
corps électoral et ne sont dc pas des citoyens actifs.
Chiffre des citoyens actifs > chiffre des electeurs au 19e s sous Napoléon sous regime censitaire
tres restrictif.
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En realite, la selection rigoureuse ne se fait pas au 1er degre de selection ms à partir du 2sd degre :
en effet, les élections législatives sont des élections à 2 degres.
les citoyens actifs se réunissent en assemblee pr elire des electeurs qui vont se réunir au 2sd
degre.
Or, à ce niveaux interviennent des conditions de sens bcp + rigoureuse : pr pouvoir etre elu en tant
qu’electeur il faut payer 1 impot = au moins à 10 journées de travail.
Pr pouvoir etre elu depute, il faut payer 1 impot = 50 fois le cens du citoyen actif.
tres forte selection pr etre electeur et pr pouvoir etre elu depute.
En 1791, seulement 60% des citoyens actifs peuvent etre elus electeurs.
Seulement 25% des electeurs peuvent etre elus deputes.
systeme donc tres restrictif : seuls les gens riches peuvent etre elus deputes.
le recours aux procédures électorales est utilise tres largement sous la revoltuion. En effet, bcp
d’autorites publiques sont selectionnees par l’election et non pas seulement par les deputes.
on généralise le systeme de representation : on elit ainsi les autorites locales, les juges, les gens
qui levent els impôts, les cures de paroisse. Systeme qui ressemble assez au systeme des USA.
Les élections, notammt législatives, ne sont pas considerees comme une competition politique, car
tte idee de conflit doit etre en principe exclue de tte election. Car conflit = opposition de factions.
Or, la representation nationale exclut la representation des factions (la nation est indivisible).
Les electeurs se réunissent en assemblee, qui constitue un bureau et elit 1 president à ce bureau.
Son but est de choisir 1 representant.
Par contre, il est interdit aux electeurs de délibérer sur 1 programme politique car cela reviendrait
selon l’esprit de l’epoque à défendre des interets particuliers (et dc deputes defender aient plus
l’interet général). pas de mandat imperatif donné par les electeurs aux deputes. ≠ organisation
des États généraux.
Du cote des elus, c’est la mm chose : un futur representant ne peut pas rpes enter 1 programme
aux electeurs, il n’y a mm pas d’acte de candidature.
Ces élections législatives n’ont pas d’enjeu politique, dc theorie d’1 risque d’un vide politique. On a
en effet le sentiment que les electeurs et les citoyens sont insatisfaits.
Les citoyens ont tendance à faire de la politique en dehors des élections en entrant ds des clubs
politiques ou en participant à des manifestations politiques.
Or, certains gpes politiques vont agir ds la coulisse au moment des élections, et tirer les ficelles de
la procédure électorale en proposant sans le dire des candidats (attitude du club des Jacobins). Ils
vont reussi à convaincre les electeurs, qui vont voter pr eux.
La participation électorale (nbr de citoyens actifs qui vont voter) a été importante au debut de la
revolution, notammt en 1790, parfois mm trop forte.
Chute de la royauté sous la revolution suite à une importante insurrection populaire le 10 aout
1792. Cette insurrection ne rassemble en realite que qqs milliers de personnes, des minorites
actives.
Certains historiens ont mis en cause la politique laxiste de Louis 16, qui s’est ensuite opposé
radicalement à la revolution :
- L’inaction de Louis 16 : les pvrs du roi sont en realite tres affaiblis sous la revolution, et Luis 16 a
l’impression d’etre une marionnette de l’assemblee.
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- Opposition à la revolution : Louis 16 a quand mm admis 1 certain nbr de reformes importantes
votees par l’assemblee. Louis 16 n’a pas utilise systématiquement de son droit de veto. Il y a
seulement qqs points sur lesquels Louis 16 est resté intransigeant : la politique religieuse de
l’assemblee. Car l’assemblee a en qq sorte étatisé l’eglise en France en declarant la Constitution
civile du clerge, votee le 12 janvier 1790. (membres du clerge deviennet fonctionnaires). Louis 16 a
accepté à sanctionner cette loi ms ensuite 1 conflit s’est ouvert car cette loi a été condamnée par
la Pape, et apres cette condamnation le clerge en France s’est divise en 2 : d’1 cote les prêtres qui
acceptaient la revolution et dc la declaration civile du clerge (clerge constitutionnel), et de l’autre
cote des prêtres qui rejettent cette constitution civile (clerge refractaire).
L’assemblee va persécuter le clerge refractaire, et Louis 16 s’oppose à cette persecution.
On a l’impression que l’assmeblee est depassee par les evenements, elle proclame la déchéance
royale sous pression de la masse populaire.
A/ Instauration de la république
La periode suivant la chute de la royaute est politiquement tres confuse car on assite à
l’affrontement de 2 pouvoirs :
- la Commune insurrectionnelle de Paris, illégale ms qui pretent à avoir seule lma légitimité
revolutionnaire.
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La commune est composee des représentants des quartiers, des sections de Paris cad où on trouve
les sans-culottes et qqs politiques dont Robespierre.
Elle fait pression sur l’assemblee ds 1 sens radical.
La Convention entre en vigueur le 20 sept 1791. Le 21 sept elle proclame la republique. On va par
la suite instaurer un nouveau calendrier qui s’appelle le « calendrier republicain », ou
« revolutionnaire ». Son point de depart est le 1 er jour de l’an 1 de la republique sera le 22
septembre. Ms ce calendrier tombera en deseitude.
Les 1eres années de la Convention sont marqués 2 gdes votations : l’election des deputes à la
Convention, puis le referendum de 1793 sur la nvelle Constitution.
1/ Le suffrage
Republique amène l’ instauration du suffrage universel, car désormais on considère que tous les
citoyens egal de participer aux élections.
Pourtant on trouve encore qqs règles restrictives : les femmes et les domestiques sont tjs exclus du
suffrage. L’electeur doit résider ds son canton pdt au moins 1 an.
La Constitution de 1793 va + loin car elle donne le droit de vote aux domestiques et supprime
l’election à 2 degres.
Cependant, cette Constitution n’a jms été appliquée. Le systeme évoqué avant restera en place
jusqu’en 1795. (3e Constitution française)
2/ Les élections
Ce qui frappe avant tt ds la pratique électorale apres la chute de la royaute est l’effondrement de la
participation électorale : aux élections à la Convention, il y a en theorie 8 millions d’electeurs, ms
en realite il y a seulement 800 000 votants.
on peut dire que ce taux d’abstention électorale est unique ds l’histoire de France.
Sur le referendum portant sur la nvlle Constitution de 1793 = participation de 1,8 millions votants.
(electeurs pousses par autorites locales à voter)
Abention car :
- Manque d’interet des electeurs pr les élections. Sentiment que la vraie politique se fait en
dehors des elections et de l’assemblee. On constate que les nouveaux electeurs (anciens
citoyens passifs) sont ceux qui s’abstiennent le +.
- Pressions exercees sur les electeurs des extrémistes ultra-revolutionnaires qui veulent leur
imposer leurs idees politiques.
bcp d’electeurs plutôt que de se voir forcer la main, préfèrent s’abstenir.
Si en principe le suffrage est secret, ce n’est pas le cas en realite car l’electeur doit indiquer au
bureau du scrutage soit le nom pr qui il vote sous les yeux des scrutateurs, soit il doit leur donner
directement le nom.
le secret n’est pas assuré et les scrutateurs peuvent faire pression sur les electeurs.
L’un des gds fondements idéologiques de la revolution est l’idee de l’unanimisme des citoyens : il
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ne peut exister de véritables conflits entre les bons citoyens qui doivent se mettre d’accord pdt
l’election.
On discredise totalement les minorités, les républicains modérés, au moment des élections.
Les élections font l ‘objet de véritables manipulations de la part des sociétés politiques, notammt à
Paris de la part des Jacobins.
Il ne peut pas y avoir de parti politique ms ce n’est pas respecté, car implicitement les Jacobins
présentent des candidats non officiels.
Pour avoir 1 chance d’être élu, il faut nécessairement être soutenu par une société politique.
Autrement dit, les candidats isolés n’ont aucune chance d’être élus, d’autant moins que les
partisans des sociétés politiques les presentent comme des mauvais citoyens, des contre
révolutionnaires.
consequence : en pratique, le choix des deputes se fait ds les assemblées presque à l’unaminité
au 1er tour pr 1/4 d’entre eux avec au moins 90% des suffrages (pas de veritable competition
politique) et au 2sd c’est pratiquement à l’unaminité absolue que les candidats sont élus.
Sur l’aspect sociologique (recrutement social des députés), on peut dire qu’il n’y presque pas
d’évolution par rapport aux élections précédentes car les deputes sont d’origine aisée et on
constate 1/3 de juristes ; mais quasiment pas de deputes d’origine modeste.
À gauche on trouve un gpe politique ac un nombre de deputes plus nombreux : les Montagnards,
tenant leur nom par le fait qu’ils sont sur les sieges supérieurs de l’amphi de l’assemblée. Ils
représentent 1/3 de l’assemblée.
On appelle la « plaine » les deputes situés en bas de l’assemblee, c’est une sorte de collection de
deputes n’ayant pas de caractere politique détermine.
On constate que bcp de deputes ont deja été député ds au moins des assemblees précédentes
(constituante et législative. Ils sont environ 30%).
C’est que les sociologues appellent la « professionnalisation de la politique ».
Les premiers moments de la Convention sont marqués par un conflit tres exacerbé entre les
Girondins et les Montagnards.
1) Les Girondins
Ils représentent environ 20% de l’assemblee. Ils forment un gpe politique plus cohérent, plus
homogene que les Montagnards.
Les deputes Girondins ne different pas vmt des Montagnards par leur origine sociale, ni par leur
origine professionnelle, ni par leur culture.
Les Girondins auraient été selon la these marxiste la representation d’1 classe capitaliste, mais en
réalité il n’en ai rien.
En realite la difference entre Girondins et Montagnards et d’ordre idéologique.
Les Girondins, malgré ce que disent leurs opposants, sont de véritables révolutionnaires.
En 1789 la plupart d’entre eux étaient des patriotes et ont été membres des Jacobins.
Les girondins étaient totalement hostiles au pouvoir royal, mais ils etaient favorables à la
Constitution de 1791. Ils sont tres hostiles par contre à l’egard du mouvement populaire, des sans-
culottes.
Ils sont tres attachés à la propriété, mais aussi au liberalisme économique, ce qui d’ailleurs est
difficile à l’epoque à cause des ravitallemnts et des pressions populaires sur l’assemblee.
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XXXXXX
Jusqu’à la chute de Robespierre pdt l’été 1794, sous la convention les sociétés politiques se
multiplient et resserent leur lien. Elles sont le moyen de la mobilisation politique.
Pb : est ce que cette diffusion de ces sociétés un progrès de la democratie comme l’etait
l’introduction du suffrage universel ?
Sous la convention et jusqu’à la chute de Robespierre, le club des Jacobins exerce un veritable pvr
parallelle à celui de la Convention.
La composition sociale du club ne change pas durant cette periode : club bourgeois. (cotisation
élevée)
En revanche, le club évolue sensiblement sur le plan politique.
Le club des Jacobins etait avant tout autrefois un club de discussion. Cependant il y a eu une phase
intermediaire car sous la legislative, il est devenu une sorte de contre-pouvoir.
Avec mla scission des Feuillants, tous les modérés ont quitté le club.
Sous la legislative, le club comporte à la fin des Girondins et les futurs Montagnards. Cependant,
dès cette epoque le club des jacobins est mené par Robespierre, qui impose son emprise sur le
club. (revolutionnaire radicale)
Sous l’influence de Robespierre, on assiste à l’elimination des Girondins du club, avant mm d’etre
éliminés de la Convention.
Par ailleurs, un lien est établi entre le club des Jacobins et le mouvement populaire, d’autant plus
que le club est soumis à la pression directe du mouvement populaire car les séances du club
deviennent publiques. Les sans-culottes n’hesiteront pas à pénétrer ds les séances du club pr faire
pression.
En octobre 1792, commence l’elimination des Girondins, et c’est le point de depart d’1 phenomene
qui va s’amplifier, à savoir l’épuration permanente du club des Jacobins.
Cette épuration prend la forme de « scrutins épuratoires », apr lesquels on chasse du club les gens
opposés à la majorité du club (pratiquement aux Montagnards) qui sont présentés comme les
ennemis de la révolution.
Ceci correspond à une dérive permanente du club vers l’extreme gauche, ce qui entraîne
l’elimination de tous les membres modérés du club, ce qu’à l’époque on appelle les « indulgents »
(à l’egard de la contre-revolution).
Avant l’élimination des Girondins, le club des Jacobins jouait essentiellement un role de critique de
l’assemblee législative d’abord puis convention.
Mais à partir de l’elimination des Girondins, on peut dire que le club des Jacobins va gagner un
veritable role dirigeant en France : à cette epoque en effet, les Montagnards dominent à la fois le
club des Jacobins et la Convention. Donc le club joue un role d’impulsion politique pour la
Convention : c’est lui qui fixe à la convention son programme politique.
Ce role de dirigeant des Jacobins est encore renforcé par son renforcement de son reseau dans les
départements, cad l’affiliation des sociétés politiques de province au club des Girondins à Paris.
En definitive, on peut dire qu’à ce moment là (au debut de la Convention), le club des Jacobins
est devenu pratiquement un veritable parti politique. On est dans un régime de parti unique. (≠
conception de la démocratie d’aujourd’hui)
Sous la Convention, seules compte les sociétés politiques associées aux Jacobins. C’est à cette
epoque que leur combre grossit énormément (5000 sociétés en province affiliées aux Jacobins).
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B/ La composition de ces sociétés
Le nbre des militants, des membres de ces sociétés, augmente sensiblement en théorie ms le seul
chiffre important à relever est celui des « militants activistes » (tres engagés ds l’action politique
quotidienne).
Or d’apres les estimations de historiens, on compterait seulement entre 100 000 et 200 000
activistes en province (pour 27 à 28 millions de Français).
La composition sociale de ces sociétés, on voit une relative démocratisation : elles sont composées
de petits bourgeois 50% de petits commerçants et d’artisans. On trouve aussi 25% de juristes et
de membres des administrations (locales), souvent aux-mm des juristes.
Comme Paris est sous l’influence des Jacobins, on assiste à la radicalisation politique des clubs de
province. Ces sociétés politiques deviennent peu à peu des simples relais en province de l’ideologie
et de l’action politique des Jacobins de Paris.
Ceci se realise par un double mouvement : on voit ds ces sociétés de province une tendance
permanente à l’epuration des éléments presentes comme des mauvais citoyens ou ennemis de la
revolution. Cette épuration peut etre soit individuelle, soit collective (certains clubs totalement
éliminés ).
Or cette mutiplication est trompeuse, car on constate au cours du temps que bcp de gens
rechignent à rentrer ds ces associations, et mm bcp de membres les quittent.
au bout du compte, ces sociétés finalement assez reduites, ne sont plus animées que par des
petites minorités d’activistes.
L’historien Michelet a porté à ce propos tres sévère sur cette periode la revolution, en disant que
1793 (avant mort de Robespierre) on pourrait dire que la revolution populaire est morte car la
revolution est maintenant complètement manipulée par qqs minorités actives.
Le club des cordeliers sont eux mm en qq sorte martyrisés par le club des Jacobins.
Les sociétés populaires se créent et se dvppent ds les 48 circonscriptions, les « sections » de Paris.
(circonscriptions électorales à l’origine, qui deviendront peu à peu le cadre du mouvement politique
populaire).
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Ces sociétés sont composees essentiellement de gens d’origine populaire recrutes dans le petit
commerce et l’artisanat (sans-culottes).
Tensions entre les Jacobins et sociétés populaires car ont 1 but different. Le 1 er but de ces sociétés
pop va etre le ravitaillement des couches populaires.
On est tres scrupuleux sur l’admission de nouveaux membres car on a l’obsession de l’entree de
contre révolutionnaires.
On procède d’ailleurs de temps en temps à une epuration des membres de ces sociétés.
La constitution de 1793 ou plutôt de l’an 1 du calendrier républicain. Cette constitution est votee
par la convention en juin 1793. Elle est issue d’1 projet montagnard (Girondins élimines ac leur
projet de constitution de l’assemblee). Cette constitution est ratifiee par referendum populaire, ms
son application est suspendue car elle inapplicable avant le retour à la paix.
Elle n’a en realite jms été appliquee car elle devait etre remplacee 2 ans apres en 1795 par une
nvelle constitution.
La constitution de 1793 n’a dc en realité été interessante que ds son point de vue ideologique.
Elle aurait été un modele de constitution democratique.
On reconnaît aux citoyens de larges pouvoirs : ils renouvellent l’assemblée tous les ans.
idee chère à Rousseau, à savoir que ds un regime representatif il est nécessaire que l’assemblee
soit renouvelee le plus souvent possible.
On peut se demander si une legislature aussi breve (1 an) aurait pu mener une politique legislative
continue.
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Ces decrets devaient etre sans doute bcp plus nombreuses que les lois conservant les libertés
individuelles.
Les citoyens n’ont pas l’initiative populaire, cad le droit de proposer un loi ensuite soumise au
referendum.
En realite, les citoyens peuvent seulement rejeter une loi votée par l’assemblee.
La constitution maintient un regime essentiellement representatif.
2/ Un regime d’assemblee
La nvelle constitution est accompagner par une nvelle declaration des droits de l’homme et du
citoyen. Elle reprend à peu pres des droits enoncés ds la déclaration de 1789, mais elle change
l’ordre d’importance et elle infléchie le sens de ces droits : au 1er rang on met le principe de
l’egalite car en principe on insiste sur l’egalite des droits, mais la convention veut plus que cette
simple egalite, elle veut établir une certaine egalite de fait (socio economique).
On passe de la simple egalite juridique à l’égalitarisme. On prendra des dispositions pour tenter de
réaliser cette egalite de fait.
Cependant cette egalite connaît une limite : on continue à proclamer le droit de propriété. La
convention presente 1 nvel ideal de société essayant de combiner egalite de fait et droit de
propriété : volonte de réaliser une France composee de petits paysans propriétaires de leurs terres
et d petits artisans. Ceci est l’ideal des Jacobins.
E/ Le Gouvernement révolutionnaire
Ce mot a été inventé par les Jacobins, et signifie l’ensemble des institutions et des pratiques de
pouvoir politique entre l’automne 1793 et la chute de Robespierre en juillet 1794.
On remarque que pls des éléments de ce regime existaient avant l’automne 1793.
Crise politique et menaces pensant sur l’assemblee = Le gvt est menacé par la guerre etrangere, et
aussi par les insurrections à l’interieure du pays (guerres civiles, comme par exemple la crise
federaliste lancée par les Girondins).
Guerres de vendee : guerres lancees par de paysans. Point de depart : refus de la constitution et
refus d combattre pour défendre la revolution.
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Ds ces conditions, le gvt doit exercer une dictature, supposant un gouvernement tres concentré,
écartant dc tte forme de separation des pouvoirs.
Ce gvt revolutionnaire n’a pas été prevu par la constitution (alors que la constitution de la 5 e
republique ds son article 16 organise un systeme particulier d’exercice des pvrs).
Le gvt revolutionnaire va etre organise par des lois revolutionnaires , notammt celle du 4 dec 1793.
En principe, on dit que le pvr est détenu par l’assemblee (la convention).
Ds le cadre du gvt revolutionnaire, la convenion doit rester en place pdt une duree indéterminée,
tant qu’on ne pourra appliquer la constitution de 1793, cad tant qu’on ne pourra pas elire 1 nvelle
assemblee legislative.
La convention est censée détenir en ses mains tous les pouvoirs, ms le pouvoir effectif est exercé
non pas par l’assemblee mais par certains comités de l’assemblee.
apogee du systeme des comites exécutifs.
comité de surete général : il a essentiellement des fonctions de police politique contre les soi
disants contre révolutionnaires
comité de salut public : il va dominer l’état durant tte cette periode judqu’à la chute de
Robespierrre. Il est composé de 12 membres élus par la convention tous les mois.
En realité, durant la periode du gvt revolutionnaire, ce comite est resté tres stable.
Ce comite donne des fonctions propres à chacun de ses membres, dont Carneau qui a pour fonction
d’organiser l’armée : c’est « l’organisateur de la victoire ».
Le comite se réunit tous les jours pr délibérer sur la politique générale.
A l’epoque l’objet essentiel de ces reunions est la guerre.
Le membres de ce comite avaient bcp d’opinions idfferentes.
Mais 1 homme s’impose nettement ) sa tete, Robespierre. Il s’appuie sur 1 gpe d’amis au seins du
comite, notammt Saint Just. On a alors le sentiment que si le comité exerce une sorte de dictature,
c parce que Robespierre lui mme xerce une dictature.
Le comite de salut public et le gvt revolutionnaire ont des antennes ds les départements.
Ce sont les « représentants en mission », des deputes, qui sotn envoyes pour surveiller une paire
de departement. Ils sont charges essentiellement de réaliser la politique du comite de salut public,
et spécialement la politique de terreur.
Ds les départements, ces représentants en mission sont appuyés par les sociétés revolutionnaires
locales.
Sans-culottes : gens qui ne portent pas le vetement qui caractérise à l’epoque les gens aisés
(nobles et bourgeois), une sorte de pantalon moulant. Le vetement des sans-culottes est un
pantalon tres large, fait grossièrement et de prix modeste. Le sans-culotte porte aussi un bonnet
rouge, et il détient des armes telles que la pique (embleme militaire des sans-culottes).
Les sans-culottes appartiennent à la situation du petit artisanat. Ils sont à la fois les petits cefs
d’entreprise et leurs ouvriers, les « compagnons ».
On constate en effet qu’il n’y a pas bcp d’ecart entre les patrons et les ouvriers, pas énormément
d’ecarts de revenu.
Ce sont des gens qui ont 1 minimum de culture ecrite, ils peuvent lire des journaux et peuvent en
discuter, rédiger des motions…
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Les idees sociales des sans-culottes reflètent assez bien leur statut social et economique.
Ils sont attachés à l’égalité en droit mais aussi en fait ( l’égalite socio-economique).
Ils s’opposent aux « riches » car pour eux la realisation de la legalite doit se faire par l’emimination
des riches ou du moins de leur richesse.
Cependant les sans-culottes ne veulent pas bouleverser l’ordre social. Ils sont tres attachés à la vie
de famille : l’ideal du citoyen pr eux est le bon pere de famille.
Ils désirent la realisation d’1 societe egalitaire et fraternelle. (= sentiment que tous les citoyens
appartiennent à une mm famille, la nation).
Ils imposent le tutoiement à la place du vouvoiement.
Les sans culottes se réclament de la théorie de la souveraineté populaire tandis que les
constituants défendent la notion de souveraineté nationale.
Ils ont leur propre conception de la souveraineté populaire: ils la prennent au pied de la lettre.
Pour eux elle implique la démocratie directe. Cela n’a rien à voir avec la souveraineté populaire qui
est contenue dans la constitution de 1793. Ils sont très proches de la théorie pure de Rousseau,
qu’ils considèrent comme un Dieu :D
Deux aspects:
Selon les sans-culottes les électeurs doivent exercer un contrôle étroit sur les députés. Les sans-
culottes prétendent exercer ce contrôle au nom de l’ensemble des citoyens.
Les députés sont considérés comme de simples mandataires des électeurs. Ce contrôle
s’exerce par l’intrusion des sans-culottes à la Convention: participation aux débats etc. En outre,
cette notion de mandat implique que les citoyens donnent leur assentiment à la loi. Pourrait
impliquer que toutes les lois soient soumises au référendum, ce qui n’aura pas lieu dans la
pratique.
La seule forme de contrôle a donc été ces intrusions constantes auprès des députés au sein de la
Convention. Ils sont très méfiants à l’égard des gouvernants: crainte qu’ils expriment des intérêts
particuliers, cela se retrouve parfois dans l’écartement du pouvoir de certains députés jugés
« contre révolutionnaires ».
Il y a 48 sections. À l’origine c’était des circonscriptions électorales, par la suite sont devenues le
cadre de l’expression politique des mouvements populaires.
La vie politique se fait tout d’abord par le biais d’AGs au sein des sections. Elles ont lieu
régulièrement mais sont plus importantes en périodes de crise.
À l’origine ces assemblées de section devait uniquement s’occuper d’administration locale.
L’assemblée nationale reconnaît à ces assemblées locales de discuter de politique générale: celle
qui intéresse l’ensemble de la Nation.
Dans ces conditions l’assemblée générale de section devient le cadre dans lequel les sans-culottes
définissent l’attitude politique de leur section. Dans ces débats on retrouve le soucis révolutionnaire
de l’unanimité ou de l’unanimisme. La conséquence logique de cela est qu’on retrouve dans ces
assemblées générales (à ne pas confondre avec les sociétés populaires vues précédemment,
l’organisation est différente, bien que les pratiques politiques et la plupart des membres sont
semblables) on procède de temps en temps à des épurations.
Ces assemblées générales, à partir de la chute de la royauté et de l’instauration de la république,
sont ouvertes aux anciens citoyens passifs (souvent les plus actifs dans ces assemblées alors
qu’ils étaient marqués par un très fort taux d’abstention). Ce ne sont pas les gens les plus
modestes qui dominent ces assemblées, mais les gens ayant une place relative dans la société.
Pour permettre aux citoyens les plus pauvres de participer aux assemblées, on instaure à leur
profit une indemnité (analogue à l’indemnité parlementaire des députés les plus pauvres aux états
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généraux).
La section dispose, à côté de cet organe délibératif, d’organes exécutifs: une véritable
administration locale dépendant de la section. On trouve les comités civils, qui s’occupent par
exemple du ravitaillement et de la bienfaisance. La section dispose également d’un commissaire
de police, de juges, qui sont élus par la section.
On peut également remarquer que la section dispose de troupes (piques, fourches etc.) qui vont
intervenir dans les grandes manifestations révolutionnaires et lorsque la patrie sera déclarée « en
danger ». Les comités révolutionnaires font office de police politique (traque et épuration des
contre révolutionnaires).
On constate que ces effectifs sont faibles par rapport à l’ensemble de la population parisienne. On
a pu établir que les gens présents régulièrement aux assemblées générales représentent entre 5
et 10% des électeurs. Le noyau du mouvement, c’est-à-dire les personnes impliquées dans tous
les comités dont on vient de parler, a pu être chiffré pour l’ensemble de Paris à environ trois à
quatre mille personnes : 0.5% de la population environ. C’est faible je trouve
On constate que cette participation, qui à son apogée est relativement faible, ne cesse de
décliner dès l’année 1794, ce qui semble paradoxal sachant que l’apogée du mouvement
révolutionnaire est vers ce moment.
Le 5 septembre 1793, sous la pression des sans-culottes, qui ont envahis l’assemblée, la
Convention met « la Terreur à l’ordre du jour ». La Terreur devient un élément central de
l’action du gouvernement révolutionnaire. Si les sans-culottes ont réclamés la Terreur, ce n’est pas
pour lutter contre les ennemis de l’extérieur, mais pour assurer leur survivance, pour lutter contre
les « accapareurs » du blé qui entraînent la hausse du prix du pain.
La politique de la Terreur a au départ été appuyée par une grande majorité des députés.
Définition: C’est une politique de répression expéditive, qui vise tous les ennemis réels ou
supposés de la révolution, c’est-à-dire du gouvernement révolutionnaire. La Terreur, qui est une
politique menée par l’État, ne doit pas être confondue avec les violences purement populaires, en
particulier les massacres de septembre 1792, quand des sans-culottes ont pénétré dans les prisons
pour massacrer des prisonniers.
C’est une politique institutionnalisée, organisée. Elle consiste concrètement en des mesures
d’exception (mesures tranchant avec le droit commun appliqué tous les jours). Pour les réaliser on
met en place des institutions d’exceptions. Le plus connu des organes est ce qu’on appelle le
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Tribunal Révolutionnaire. Ce Tribunal Révolutionnaire est politique et a pour but de juger des
affaires politiques. Il a été créé dès mars 1793 (les jacobins sont encore à l’assemblée), mais il
connaît son maximum d’activité au printemps 1794: époque la Grande Terreur.
Il est caractérisé par sa procédure:
Diamétralement opposée aux principes de légalité et sûreté de l’individu. Sa procédure est
expéditive: sans garanties des droits de la défense. En effet, on constate que les personnes qui
passent devant ce tribunal sont en général inculpés sur simple dénonciation. Par ailleurs, il n’y a
pas de véritable instruction, pas d’apport de véritables preuves, et l’accusé n’a en pratique aucun
moyens réels de se défendre, et aucun moyen de faire appel du jugement.
Or, le procès révolutionnaire ne connaît que deux issues: l’acquittement de l’accusé ou bien, le
plus souvent, sa condamnation à mort suivie d’une exécution rapide, dans les heures suivantes.
La Convention créé une nouvelle notion, heureusement disparue ensuite, celle de suspect. Les
suspects sont les personnes suspectées d’être opposées au gouvernement révolutionnaire, et ceci
non pas forcément en fonction de leurs actes, mais souvent en raison de leurs opinions et en vertu
de leurs origines sociales: pas bon pour les nobles…
Les suspects sont arrêtés et emprisonnés en attendant d’être « triés »: certains d’entre eux vont
ensuite être conduits devant le Tribunal Révolutionnaire. Cependant, le nombre des suspects
arrêtés et emprisonnés à été très important: environ 500 000 personnes sur tous le territoire
français!
Estimation de la répression:
Environ 40 000 victimes…
À Paris la politique de la Terreur a essentiellement été utilisée à l’encontre des ennemis politiques
locaux: les girondins (à la droite des montagnards) et les gens d’extrême gauche: notamment ceux
qu’on appelle les Enragés. En province, les victimes ne sont pas les mêmes. On va surtout trouver
les prêtres réfractaires (n’ont pas consentis à la Constitution civile du clergé) et les insurgés de
l’ouest, insurgés royalistes, notamment ceux de Vendée, et enfin les fédéralistes: le mouvement
révolutionnaire révolté contre le gouvernement parisien à la suite de l’élection des montagnards.
La Terreur s’est accompagnée de la suspension totale des libertés publiques qui concernera
surtout la prese. Après la chute de la monarchie la presse royaliste est interdite, de même qu’après
la chute des girondins la presse girondine. Il ne reste donc presque que la presse montagnarde.
Les montagnards ont justifiés la Terreur par ce qu’ils appelaient les circonstances (pratique!). La
Terreur, selon eux, aurait été le seul moyen de répondre aux menaces pesant sur la révolution, et
notamment la guerre étrangère et les guerres civiles.
Cette justification est à la fois insuffisante et inexacte.
Remarquons tout d’abord que d’une certaine façon on peut dire que la Terreur, qui ne se met
véritablement en place qu’en 1793/94, a des racines plus anciennes remontant au début de la
révolution, et même à l’Ancien Régime.
Benjamin Constant: idée que la révolution aurait repris à l’Ancien Régime sa conception
absolutiste de la Souveraineté, et donc du pouvoir de l’État. Cela amène une concentration très
importante des pouvoirs, au bénéfice ici de la Convention. Cela risque de dériver vers des excès de
pouvoir, un véritable despotisme. C’est cette référence qui serait à l’origine de la justification
politique de la Terreur.
On constate d’autre part que la Terreur a atteint son maximum alors que le gouvernement
révolutionnaire n’était plus particulièrement menacé, car il a alors réussi, à ce moment là, à
repousser les armées étrangères et à vaincre les révoltes populaires.
Ainsi vient une autre explication: la Terreur est liée au pouvoir de Robespierre. La terreur aurait été
pour lui le moyen de réaliser l’un des idéaux de la Convention et de la déclaration des droits de
1793, qui est celui d’organiser une société égalitaire. Idée que pour réaliser une telle société il
faut se débarrasser des riches, ceux que les sans-culottes appellent les « sangsues du peuple ».
On comprend mal pourquoi la Terreur était nécessaire pour réaliser une politique égalitariste. C’est
la raison pour laquelle il faut envisager un autre type d’explication.
Ce dernier typer d’explication vient justifier la Terreur par le souci de régénérer la société. Cela
veut dire que la société, pour devenir purement fraternelle et égalitaire, doit être épurée des
éléments qui en empêchent la réalisation. La politique d’épuration pouvait, outre les procédures
déjà évoquées (élimination des suspects), déboucher sur un véritable « génocide » (attention, il
s’agit d’une expression du 20ème siècle!).
Cette tentation d’en venir au génocide a été réalisée en Vendée en 1794. On a considéré que les
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habitants de la Vendée, une bonne partie d’entre eux, étaient nocifs à la révolution. Il fallait donc
s’en débarrasser. L’insurrection y avait déjà été vaincue, il ne s’agit donc pas d’une épuration
militaire. Pour reprendre une expression d’un membre du comité de salut public (qui tournera sa
veste par la suite)il faut « détruire la Vendée ». L’armée républicaine a alors été divisée en troupes,
appelées « colonnes infernales », engagées pour tout raser sur leur passage et massacrer
hommes, femmes et enfants. Le bilan n’est pas chiffrable précisément. On peut compter en
dizaines de milliers de victimes…
Au bout du compte il apparaît qu’au moment où elle atteint son apogée la Terreur n’a plus de
justification « rationnelle ».
La Terreur a fini pour l’essentiel avec la chute de Robespierre et des partisans le 9 Thermidor, An
II, c’est-à-dire le 27 août 1794. À cette date, pour de nombreuses personnes, la Terreur s’est
identifiée à Robespierre, qui est alors de plus en plus isolé avec ses proches (notamment avec
Saint-Just). Il a été abandonné par les sans-culottes. Par ailleurs, aux yeux de nombreux
révolutionnaires Robespierre s’est ridiculisé en instituant le culte de l’être suprême (figure
principale du déisme).
En outre, certains l’accusent d’aspirer à la dictature, et peu de temps avant son arrestation un
bruit court selon lequel Robespierre voudrait devenir Roi, et même épouser une fille de la famille
royale lors d’un mariage en grandes pompes où seraient conviés Dumbo et la marmotte qui met le
chocolat dans le papier d’alu.
Beaucoup de montagnards commencent à craindre pour leur propre tête et vont s’opposer au
régime.
Les opposants à la Terreur (donc ces montagnards nouvellement convertis à l’opposition)vont être
appuyés par des gens restés plus ou moins discrets jusque là: les députés de la plaine.
On renverse alors le gouvernement et on assiste à un retournement rapide de la situation. Dans
un premier temps ce sont ceux qui se sont retournés contre Robespierre, les terroristes, qui
semblent vainqueurs, mais très rapidement ce sont les hommes politiques modérés (face à ces
terroristes), et vont instaurer un processus de réaction contre le jacobinisme: la réaction
thermidorienne, qui va être à l’origine de la dernière phase de la révolution.
1/ Les termidoriens
Les thermidoriens sont pour partie des anciens montagnards ayant lâché Robespierre. Ce sont
d’authentiques révolutionnaires, bourgeois ( « république bourgeoise »), c’est pourquoi ils sont
attachés à la consolidation des acquis des bourgeois dus à la révolution. C’est ainsi qu’ils sont
attachés au droit de propriété.
La révolution a été marquée par l’expropriation, notamment des biens du clergé, qualifiés de biens
nationaux et revendus à des particuliers, surtout bourgeois. Ce sont donc aussi ces acquis de biens
nationaux qui sont défendus par les thermidoriens. L’Église ne retrouvera pas par la suite ses
anciens biens.
Pour les thermidoriens le véritable citoyen est celui qui est propriétaire. L’un des thermidoriens
exprime parfaitement ce point de vue : « Nous devons être gouvernés par les meilleurs »
(aristocratie). L’auteur précise: « les meilleurs sont les plus instruits et les plus intéressés
au maintien des lois ». Ce qui doit dominer la vie politique sont ce qu’on peut appeler les
notables.
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Ce sont également (les thermidoriens) des anticléricaux, d’autant plus qu’il apparaît que le
clergé est plutôt favorable au royalisme. On a abandonné la politique de déchristianisation, mais
cela n’implique pas le plein respect de la liberté religieuse.
C’est dans ces circonstances qu’on va voter la loi du 18 septembre 1795 qui entérine en quelque
sorte la rupture entre la révolution et l’Église en proclamant la séparation de l’Église et de
l’État. Cette loi est très précaire et sera non respectée sous Napoléon, avec le Concordat de 1801
qui établit au contraire certains rapports privilégiés entre l’État et les églises. Dans leur position au
centre de l’échiquier politique, les thermidoriens se trouvent désormais confrontés à deux forces
« extrêmes »: d’une part le courant jacobin et de l’autre le courant royaliste.
2/ Le courant jacobin
Définition: Les jacobins sont les hommes restés attachés à l’idée de démocratie politique et à
l’égalitarisme. Il est intéressant de noter que c’est ce courant politique qui invente une notion de
« réaction »: c’est-à-dire ceux qui réagissent contre les acquis du gouvernement révolutionnaire,
de la période montagnarde (donc les thermidoriens).
Ces manifestations sont brutalement réprimées. On a alors un tournant important dans la vie
politique:le mouvement populaire est mort désormais, jusqu’en 1830!
Une loi d’amnistie permet la renaissance d’un courant « néo jacobin ». Ce courant est tellement
animé que les autorités, c’est-à-dire les thermidoriens prennent à nouveau peur et vont l’interdire.
Relevons que dans ce courant néo jacobin s’inscrit Babeuf: un gars qui se singularise par une
idéologie communiste.
Met en question la propriété, notamment foncière, ce qui explique sa mise au ban de la société. Il
a alors l’idée d’un coup d’état pour renverser les thermidoriens et établir un régime communiste.
On a parlé de la conjuration des Égaux. Il est renversé et guillotiné, mais ses disciples seront un
des courants qui vont inspirer les socialistes au 19ème siècle.
3/ Le courant royaliste.
Un autre courant se situe à droite, animé par la jeunesse dorée. Ils sont marqués par leurs
habits bigarrés. Ils luttent directement contre les jacobins.
On peut cependant passer rapidement sur ce courant muscadin, républicain.
Les royalistes: leurs dirigeants se sont exilés à l’étranger. Sur le plan politique il faut remarquer
qu’il comporte deux branches.
Les monarchistes constitutionnels: il s’agit de ceux acceptant l’idée d’une constitution. Ce
courant propose de nommer un prince de la famille royale (cousin des bourbons), de la famille
d’Orléans. Il s’agit de celui qui deviendra roi en 1830: Louis-Philippe.
Courant contre-révolutionnaire souhaitant le retour à l’Ancien Régime. Il a comme candidat
au trône le frère de Louis XVI: le futur Louis XVIII qui prendra le pouvoir en 1814.
Certains royalistes foutent la merde en 1795 en poursuivant les jacobins, et plus spécialement les
anciens terroristes (ceux qui avaient mis en place la Terreur). Ces altercations sont
particulièrement intenses dans le Sud-ouest de la France, il y aura de nombreux meurtres
politiques.
On a parlé de « Terreur Blanche ».
Très rapidement les royalistes abandonnent cette réaction violente. Il leur semble plus judicieux
d’entrer dans le cadre de la vie politique officielle; notamment par la participation aux élections.
Il a d’abord été question d’appliquer celle de l’An I (93). Mais cette idée est abandonnée, car c’est
une revendication des sans-culottes, qui sont à ce moment-là écartés de la vie politique. On
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envisage alors la rédaction d’une nouvelle constitution. La même assemblée constituante aura
donc rédigé deux constitutions de caractères et idéologies différentes.
Cette nouvelle Constitution de l’An III est inspirée par une double méfiance.
méfiance à l’égard du mouvement populaire, c’est-à-dire du courant démocratique, des sans-
culottes et jacobins. On écarte donc l’idée de démocratie, et par cela le SU.
vise les organes constitutionnels (de l’état). L’idée est d’en limiter le pouvoir pour éviter le
retour à ce qu’on vient de connaître: c’est-à-dire l’instauration d’une dictature sous couvert de
république. Le gouvernement révolutionnaire était caractérisée par la forte concentration du
pouvoir dans les mains d’un seul organe (Convention au début, comité de salut public dans la
pratique). En conséquence on va pas faire pareil
1/ Un suffrage restreint.
Remarque: le fondement de la souveraineté ici est l’universalité des citoyens. Dans le même
temps on constate qu’on appelle citoyen l’électeur.
On peut dire de façon rapide qu’on revient au suffrage restreint qu’avait défini la constituante en
1789. Il y a néanmoins certaines différences. La majorité est fixée à 21 ans. Par ailleurs, on revient
comme en 1789 à des élections à deux degrés. Pour être électeur au premier degré (on abandonne
la notion de citoyen actif, mais c’est pareil) il faut payer une contribution directe. Cela exclue tous
les cons qui peuvent pas payer cela… Mais ceux qui font partie de ce degré sont nombreux. Il est
réservé aux hommes sachant lire et écrire.
La sélection au second degré est beaucoup plus stricte. En effet, on impose ici des conditions de
cens extrêmement fortes de sorte que le corps électoral est réduit à environ 30 000 électeurs!
2/ Un pouvoir morcelé.
Séparation des pouvoirs, autonomie assez forte de l’un et de l’autre (judiciaire compte pas des
masses).
a- Le législatif.
Il est attribué au corps législatif, mais il y a une innovation dans la mesure où c’est cette fois-ci un
système bicaméral.
Il faut empêcher qu’il est trop de pouvoirs, ce qui justifie la séparation de ces deux chambres.
On va distinguer deux chambres. Le total du corps législatif est de 750 membres. On va alors
distinguer un Conseil des Anciens, composé de membres de plus de 40 ans, et un Conseil des
Cinq cents. On tire alors 250 membres du corps législatif de plus de 40 ans afin de savoir ceux qui
vont faire partie du conseil des Anciens, les 500 qui restent composent alors le Conseil des
Cinq cents, dont les membres ont au moins trente ans.
C’est le conseil des 500 qui a le plus de pouvoir: il a le monopole de l’initiative de la loi. Le conseil
délibère alors sur la loi, et enfin, il vote la loi. Ceci étant fait la loi passe devant le Conseil des
Anciens. Les compétences du Conseil des Anciens sont réduites: il ne peut amender la loi! Il peut
accepter la loi ou la rejeter dans son ensemble. On constate qu’en définitive on ne lui attribue
qu’un droit de veto.
Ces deux chambres ne peuvent être renversés par l’exécutif. Cela limite l’emprise sur le législatif,
mais en contrepartie on interdit à ces deux chambres d’intervenir dans la compétence du pouvoir
exécutif.
Cette séparation stricte des pouvoirs va favoriser le crispation des pouvoirs l’un face à l’autre, et
va mener à des coups d’état.
b- Le pouvoir exécutif.
On a encore le souci d’empêcher qu’il soit accaparé par quelqu’un souhaitant la dictature: on
écarte donc le dirigeant unique de l’exécutif. Il est alors confié à un organe collégial : le Directoire.
Il est composé de cinq directeurs. Une entorse à la séparation des pouvoirs est faite car les
membres du Directoire sont désignés par le corps législatif, par le Corps des Anciens sur une liste
établie par les 500. Ils sont élus pour cinq ans, avec un renouvellement partiel chaque année: l’un
des directeurs est tiré au sort et remplacé par un nouveau directeur. On aboutit finalement à une
autonomie relative de l’exécutif et du législatif, mais ceci va entraîner des crispations entre les
deux.
Le Directoire est une sorte de gouvernement, c’est-à-dire qu’il définit la politique du pays,
notamment la politique étrangère, en ce sens qu’il dispose d’un pouvoir gouvernemental qui n’était
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pas reconnu au roi dans la Constitution de 1791.
Il dirige l’administration, ce qui l’amène à nommer des ministres, étant de simples dirigeants de
l’administration, et non des responsables politiques.
Cette constitution est, comme celle de 1793, ratifiée par référendum populaire (avec une
participation relativement faible).
Cette Constitution contient une déclaration « des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen ».
On fait valoir que la contrepartie naturelle des droits sont les devoirs que doit remplir l’homme et le
citoyen. Les piliers de cette déclaration sont identiques à ceux de celle du 26 août 1789: liberté,
égalité etc.
Ce qui est nouveau est donc la présence des devoirs. Cela semble signifier la volonté de revenir à
une certaine forme d’ordre moral dans la société. La période du Directoire est curieusement
marquée par une forte corruption.
Le sens de cette déclaration: semble marquer un retrait par rapport à l’individualisme mit en
exergue durant la révolution. Il est intéressant de relever que cette nouvelle idée sera remise au
goût du jour sous Napoléon (réaction de méfiance envers l’individu).
C/ L’échec du Directoire.
Au moment des élections de 1795 pour former les deux chambres les thermidoriens craignaient
que les élections soient remportées par les monarchistes constitutionnels. Les thermidoriens
avaient décidé que les 2/3 des deux chambres devaient être des anciens de la Convention.
Au moment des élections la majorité dans les chambres est royaliste. Ceci entraîne la réaction de
3 des 5 directeurs, révolutionnaires et anciens régicides (ont voté la mort de Louis XVI).
Ils font alors appel à l’armée pour renverser cette majorité.
Notons que l’intervention de l’armée est significative: marque la faiblesse du régime politique qui
a recours à l’armée pour se maintenir! On voit déjà en perspective se profiler le coup d’état de
Napoléon.
Premier temps coup díÈtat parlementaire afin díannuler les Èlections favorables aux royalistes.
Ce coup d'etat vient de la peur que les prochaines elections de 1798 ne soient favorables aux nÈo
jacobins. Ils craignent donc d'etre menaces.
Contrairement au prÈcÈdent coup díÈtat on ne fait pas appel a líarmÈe. Cíest un coup d'etat legal
car il est realise par une loi. Cíest la loi du 22 florÈal an VI : les conseils ont prevu qu'en cas
d'elections de neo jacobins, on pourra eliminer les elus par la lois legales.
Dans le cas o˘ dans une assemblee electorale, un adversaire du regime risquerait d'etre elu, sur la
proposition díun membre du gouvernement, les minoritaires pourraient se reunir entre eux pour
elire leur propre reprÈsentant. Apres les elections il s'avere quíune centaine de nouveaux elus sont
des adversaires du regime. Les conseils dÈcident donc díinvalider leur elections pour les remplacer
par les Èlus de ces minoritÈs. On justifie ces evictions en justifiant quíils sont des adversaires de la
constitution et par consÈquent on ne doit pas les laisser entrer. On a avec ce coup d'etat legal la
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procedure la plus Ètonnante.
Ce dernier coup díÈtat est sanglant et il permet a NapolÈon díaccÈder au pouvoir. Ce coup díÈtat,
provient du fait que le rÈgime du directoire níest pas viable car il est fondÈ sur une sÈparation
rigide de deux pouvoirs de force Ègale. Il faut donc donner la prÈÈminence a líun des deux
pouvoirs.
Le pouvoir dominant ne peut pas Ítre une domination du corps lÈgislatif. On risquerai de revenir a la
convention. Le pouvoir exÈcutif doit Ítre remplacÈ.
SIEYES en 1799 vient díÍtre Èlu au directoire est díaccord pour le renforcement du pouvoir executif.
Il va pousser à la revision constitutionnelle. Les 2 chambres n'etaient pas pretes a realiser une
revision constitutionnelle. Cependant ces 2 chambres níÈtaient pas prÍte.
A quel general feras tíon appel pour faire pression sur les assemblÈe : ce general s'etait Bonaparte.
Il a ete choisi en raison de son succes en …gypte ( ou pas ). Bonaparte à l'aide des troupes va
exercer une pression sur les conseils. Les choses ont derapes car il y a eu un conflit ouvert entre les
conseils et bonaparte. cíest un vÈritable coup d'etat militaire. Le consulat se met en place pour
surveiller les revisions constitutionnelles ( qui aboutiront à une nouvelle constitution mais la ils le
savent pas encore ). Le consulat est forme de 3 consuls dont les 2 principaux sont SIEYES et
BONAPARTE lui-mÍme. A cote de ce consulat il y aura 2 comites constitutionnels qui vont collaborer
avec les consuls pour cette revision. Le changement de constitution entraine la fin de la revolution.
La nouvelle periode s'etend de 1799 a 1815, elle recoupe 3 a 4 regimes politiques differents.
3 fonctions a BONAPARTE :
A partir du consulat 1799, puis Consulat a vie en 1800, et líempire aprËs 1800.
Ce regime est domine par un pouvoir executif autoritaire. On revient a une certaine forme de
confusion des pouvoirs mais cette fois ci au profit de l’exÈcutif. Ce n’est pas une dictature militaire
en effet on entend par dictature militaire un systeme politique dans lequel c’est líarmÈe qui dirige
elle-mÍme. L’armee est totalement sous líemprise de NapolÈon mais le pouvoir exerce par Napoleon
est essentiellement civil.
I/ L’executif :
II/ La maitrise de líopinion publique par NapolÈon
III/ Les opposants
I/ L’executif :
La periode Napoleonienne est tres importante dans l’histoire de France en ce qui concerne les
institutions privees. Cíest a l’epoque de NapolÈon quíon instaure le code civil. Pour les institutions
administratives on constate que 2 institutions sont crees sous Napoleon et sont encore utilisees : le
Conseil d’etat ( trËs inspire du conseil du roi ) et le prefet ( dirigeant du departement ).
Napoleon nía retenu quíune seule chose de líexpÈrience rÈvolutionnaire : la constitution Ècrite
Au debut du 2nd empire dans les annÈes 1852-1870, NapolÈon 3 aprËs son coup díÈtat reprendra
les institutions de la pÈriodes NapolÈoniennes.
Napoleon en instaurant une nouvelle constitution prÈtendait ne pas rompre avec la revolution car il
veut conserver la rÈpublique et au dÈbut de la domination de Napoleon cíest le maintien de la
souverainete du peuple ( via le suffrage ). Le suffrage sera utilise de maniËre peu democratique et
assez peu liberal.
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a/ Le recours au referendum populaire :
Dans la pratique du plebiscite mis en oeuvre pour approuver la constitution de l’an VIII mais on
constate que celui-ci est loin díÍtre democratique et trËs peu nÈgatif. Ainsi on a des referendum
avec une tres grande majorite de « oui ». Car on doit consigner le rÈsultat sur un cahier consultable
par les autorites.
De plus le dÈcompte des voix dans le plÈbiscite est arrondi systÈmatiquement a la hausse.
Ces elections ont encore lieu a deux degres. Ces elections n’ont pas pour but de designer des
deputes. Les electeurs sont simplement appeles pour etablir des listes de confiances ( les electeurs
elisent un certain nombre d’hommes dans lequel ils mettent leur confiance mais ce sont les
gouvernants qui choisiront les deputes). Ce sont des listes permanentes.
Sous le consulat quand on parle d’executif on parle des 3 consuls mais globalement le pouvoir est
concentre dans les mains de BONAPARTE. Le pouvoir executif est dominant, il agit sur le legislatif
et pour ce faire il utilise 2 moyens :
Le pouvoir executif se trouve dans les mains de Napoleon. Or ce pouvoir est tres fort et ceci pour 2
raisons :
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Du point de vue constitutionnel cíest un regime Cesarien ( concentration dess pouvoirs en une seul
personne.
C’est plutot un regime Bonapartisme : cíest quelque chose qui caracterise le regime de Napoleon
puis Napoleon 3 : c’est un regime fonde sur le controle de l’opinion publique.
Napoleon pour fonder son regime sur la maitrise de l’opinion publique part du principe qu’il est en
harmonie profonde avec l’opinion publique. De telle sorte que toute forme de contestation du
regime est consideree comme une atteinte à l’unite de la nation.
Finalement on constate qu’en depit des souhaits de Napoleon, la presse connait notamment a Paris
une regression de ses tirages pour 2 raisons : les citoyens ont le sentiments que la presse ne
reflete pas la realite et que le gouvernement impose aux journaux le paiement díune taxe par le
systeme dit du « papier timbre » : le journal doit etre imprime sur des feuilles taxees.
La consequence du droit de timbre entraine des prix eleves. Dans les dÈpartements, il faut retenir 2
choses : on elimine l’opposition. Cependant des journaux vont exister dans tous les departements
car les journaux servent aux prefets à diffuser l’information officielle.
L’emprise sur le plan public se fait par les spectacles, notamment le théâtre, pr critiquer plus ou
moins le regime politique.
On note l’emprise du pouvoir sur le systeme d’enseignement. Pour réaliser cette emprise, on créer
une institution portant le nom d’ « université impériale » : c’est l’administration qui contrôle
l’ensemble du gouvernement.
On créer des lycées ds l’enseignement secondaire, se substituant aux collèges, réservés à une
certaine élite sociale.
Napoléon fait revivre les universités, sous la forme classique des facultés. Le bâtiment de la faculté
de droit du Panthéon date de cette époque, afin de former les futurs cadres du systeme impérial.
L’État contrôle aussi les universités privées.
L’enseignement élémentaire, destiné à la masse de la population (mm si pas encore généralisé),
présente un certain culte de l’empereur, le « catéchisme impérial » : manuel à la fois de religion et
de morale, mais aussi a pour but de diffuser le culte de l’empereur et de l’Empire.
Il faut relever que ds l’ensemble, la population ou l’opinion publique, accepte assez bien ces
limitations à la liberté. On peut dire que dc l’opposition de l’opinion publique en général est plutôt
faible.
Pourquoi cette attitude bienvaillante envers Napoléon ?
on sort d’1 periode tres troublée (la revolution), et le regime de Napoléon semble apporter de
gds avantages :
- La fin des conflits civils amene à la paix civile grace à napoléon qui a proclamé une
amnistie générale.
- La securité publique : derive de la criminalité, et napoleon tres vite met sur pied une police
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tres efficace qui va rétablir l’ordre et virer les brigands des campagnes.
- La renaissance économique
- La liberté religieuse est retrouvée concordat ac l’Église catholique
- Napoléon va aussi permettre aux diverses tendances politiques d’entrer dans le service
public (administration, armée..) notamment pr les Terminoriens, les Jacobins et les
royalistes. ralliements politiques importants à Napoléon.
Dans ces conditions on comprend pourquoi il y a peu d’oppositions au régime. Il y a une certaine
indifférence publique face à l’opposition publique.
La principale forme d’opposition qui apparaît sous l’Empire n’est pas une opposition politique, c’est
une opposition à la conscription (refus des gens de faire leur service militaire), surtout quand
Napoléon commence à connaître des défaites militaires.
guerre de Vendée rentre ds cette forme d’opposition.
Ces oppositions n’ont pas une un poids importants.
On a 4 oppositions politiques :
- opposition jacobine, qui se reclame de la democratie, du suffrage universel, de la constit
de 1793. Cette opposition est éradiquée après 1801 à l’occasion d’1 attentat perpétré par
les royalistes : c’est l’attentat de Saint Nacaise. Napoléon impute cet attentat aux Jacobins,
pour les ecarter.
- L’opposition libérale, longtemps symbolisée par le petit gpe de libéraux au sein de la
chambre legislative du Tribunat, dont le plus connu Mazarin Constant. Cette opposition va
etre completement marginalisée (viré du tribunat) et elle va se produire que sous la forme
d’ecrits libéraux qui attaquent le regime de napoleon. On peut remarquer que ces
opposants libéraux seront appuyés vers la fin du regne de napoleon par les commerçant,
qui souffrent du blocus continental (navires de la flotte britannique empeche les
commerces maritimes entre la France et les autres pays étrangers culture de la
betterave en France).
- L’opposition royaliste conservatrice, la + rigoureuse à l’époque, et va multiplier les
tentatives d’attentats contre napoléon ms qui vont échouer. Ces royalistes qui n’arrivent
pas à se débarrasser de Napoleon, vont recevoir l’appui catholique surtout à partir de 1809,
au moment où Napoléon rompt ac le Pape (Napoleon va s’emparer de Rome, qui est
rattachée à l’empire français, et le Pape sera lui mm conduit en captivité).
- L’opposition royaliste constitutionnel (partisans à la constitution de 1791 ac un roi), se
rapproche des libéraux par opposition aux Jacobins. Ils entrent tres largement ds
l’administration de l’Empire vers la fin de son histoire (royalistes deviennent préfets). Ceci
explique qu’il y ai eu une transition assez facile entre napoléon 1er et Louis 18.
Ce sont les defaites militaires successives de napoleon qui entraînent la chute de son regime : en
1814, la « campagne de France » (occupation du territoire français par des troupes etrangeres,
dont les Russes), puis 1815 pdt la periode des 100 jours laisse place bataille de Waterllo en
Belgique à Bruxelles. Puis exil à Sainte Helene.
1815, les « 100 jours » : tentative de revolution constitutionnelle du regime politique sous la
forme, qui devait normalement transformer le regime en une veritable monarchie constitutionnelle
au regime de 1791 (pouvoir de l’Empereur réellement limité).
dans ces conditions, on voit le retour à la monarchie royale, en 1814 (1ere restauration) puis en
1815 (2e restauration). Ce retour des Bourbons, frere de Luis 16 qui est Louis 18, permet une
nouvelle periode de monarchie constitutionnelle + longue que la précédente (jusqu’en 1848).
Monarchie constitutionnelle : terme utilisé à l’epoque pr qualifier cette periode constit de la France.
Elle recouvre 2 regime politiques et 3 regnes.
Le 1er regime politique = restauration
2e regime = 2e restauration jusqu’en 1830
Louis 18 : meurt en 1824, son frere le remplace (2e frere de louis 16) appelé Charles 10,
extrêmement conservateur. Ce qui entraîner la revolution de 1830, et Charles 10 va s’exiler à
l’etranger. Cette revoltuion a eu lieu en juillet, la monarchie lui succédant prend dc le nom de
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« monarchie de juillet ». Ce regime se prolonge pdt 18 ans, et le nouveau roi est Louis Phillipe, et
appartient à la dynastie des Orléanistes (branche voisine des Bourbons).
Il etait le candidat des royalistes constitutionnels ou libéraux, et et son regime va prendre le nom
de monarchie bourgeoise. Louis Phillipe ne prend plus le nom traditionnel du roi de France, mais
prend le nom de roi des Français (representant des Français, pouvoir moins fort).
Ce regime se manifeste au contraire de Charles 10 au debut par son liberalisme, mais cela ne veut
pas dire democratie, ce n’est que l’extention de slibards publiques. Ce n’est pas une democratie
car le droit de suffrage reste tres restreint durant ce regne. C’est l’extention de ce suffrage qui
entraînera l’extinction de son regime. Son regime va se crisper et devenir un regime conservateur,
ce qui va entraîner de oppositions et la revolution de 1848.
Le nouveau régime est un régime de monarchie constitutionnelle. Il repose sur un acte écrit, assez
anlogue ds sa presentation aux constitutions de l’epoque revoltuionnaire, qui porte le nom de
Charte, de Charte dite « Constitutionnelle ».
Cette Charte qui est instaurée en 1814 puis reprise en 1815, va etre revisée en 1830 lorsque Louis
Philippe remplace Charles 10 : c’est la « charte révisée ».
Ce texte détermine l’organisation de l’État. Il va fixer, ds une certaine mesure, les comeptences des
organes de l’État, notamment disctinction organes législatifs/ exécutifs.
Cette Charte comporte des règles sur l’organisation de l’État ms en outre elle comporte certaines
garanties pour les citoyens. Mais on ne trouve pas de declaration des droits.
En revanche, on reconnaît un certain nbre de droits aux citoyens ds ces documents, notammt la
liberté d’expression (ce qui signifie en matiere politique la liberté de la presse).
Un autre droit reconnu aux citoyens est celui de participer à la formation des organes d el’État par
l’election de la « Chambre des deputes ».
La Charte définit une forme de separation des pouvoirs : si le roi a la totalité du pvr executif, en
revanche le pouvoir législatif est donné essentiellement à un Parlement composé de 2 chambres :
l’une de ces chambres est la chambre des députés qui est une chambre élue, et l’autre chambre
est composé de membres nommés par le roi, la Chambres des « pairs » ( évoque la chambre des
Lords en Angleterre). On retrouve le bicamérisme, et c’est à partir de cette epoque qu’on va utiliser
l’expression de « parlement » repris à l’Angleterre, car sous napoleon le mot « parlement » etait
tabou sous Napoleon.
Pour distinguer les 2 chambres on parlera de la chambre haute (chambre des « pairs »)/ chambre
basse (chambre des deputes) comme en UK.
Ces expressions sont trompeuses car en realité la chambre qui a le + de pvr est la chambre basse.
Ce regime va évoluer dans le sens d’1 régime parlementaire, ce qui est absolument nouveau en
France. Ce regime va se former sur le modele anglais (Angleterre = modele du regime
parlementaire). Il va etre réintroduit sous la 3e republique, et va devenir la base de notre régime
d’aujourd’hui.
Le txt de la Charte de 1814 est assez flou, et on releve que lorsque le txt d’une constitution n’est
pas trop précis et qu’il est au contraire un peu flou, cela permet une evolution du regime par une
interpretation du txt. constitution des USA date de 1787 n’a quasiment pas subi de changements
(qqs amendements).
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A/ Le droit de suffrage
1/ La réglementation du suffrage
Jusqu’à la revolution de 1848 sous la monarchie constit le suffrage est restreint : on revient d’1
certaine façon à l’idee d’electorat « fonction » qu’on avait vu en 1789, argumenté par Seyies.
1ere condition
2e condition : la nationalite
3e conditition : vivre ds une mm communauté depuis pls années.
Le corps électoral est tres restreint : maintenant on peut parler d’1 veritable regime censitaire pour
définir les electeurs. Maintenant, la selection des electeurs se fait à 1 tour alors que sous 1789
c’etait à 2 tours.
L’etroitesse du corps électoral a suscité les critiques des opposants au régime, dont l’une des gdes
idees est d’elargir le corps électoral. Les + radicaux ds cette idee sont les républicains, qui
réclameront à la fin de cette periode l’instauration du suffrage universel.
Les opposants au regime en viennent ainsi à distinguer 2 notions tres célèbres à l’epoque : le
pays « reel » (les 30 millions d’habitants) / pays « légal » (petite fraction de gens qui peut voter).
Cmt analyser ce corps électoral restreint ? Quelle la position sociale de corps électoral ?
Ce corps électoral est constitué essentiellement d propriétaires fonciers (de terres agricoles) :
environ 80 % des lecteurs sont des propriétaires fonciers.
Parmi les electeurs restant, on trouve environ 15% d’insdustriels et de commerçants .
Les 5% qui restent sont des professionnels libéraux.
A paris, le corps électoral est composé pr 70% d’industriels et de commerçants.
Cmt s’explique cette tres forte representation des propriétaires fonciers ds le corps électoral ?
la France commence à peine le processus de la révolution industrielle (Angleterre la domine) =
dans l’economie, l’industrie et le commerce vont dc prendre de + en + d’importance par rapport à
l’agriculture.
la fiscalité (systeme des impôts, notamment directs) avantage la place des propietaires fonciers
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ds le corps électoral car le taux d’imposition (% qu’on prend sur nos revenus au titre de l’impot),
appelé la « contribution fonciere » est + élevé que le taux de l’impot perçu sur les commerçants
appelé la « patente ».
dc le taux d’imposition est conçu comme un moyen d’ecarter les commerçants du corps
électoral au profit des propriétaires fonciers car les commerçants sont + libéraux ds leurs idees
politiques alors que les propriétaires fonciers sont au contraire conservateurs . les regroupements
conservateurs privilégient dc les propriétaires fonciers.
On ne tient plus compte de la patente pr fixer le cens = la plupart des commerçants sont éliminés
du corps électoral ils rejoingnetnds une opposition tres forte au regime aelement qui aboutit à
la chute de Charles 10 et de son regime.
B/ les élections
1/ La legislation électorale
On peut dire que les electeurs déjouent parfois les previsions des gvts.
Cette veritable manipulation des elections par les gvts au moyen de la loi ne se produit que sous la
restauration.
Au contraire, apres la revolution de 1830 une loi va stabiliser le systeme des élections jusq’en
1848.
Arrivée au pvr de louis 18 en 1815 on conserve les colleges électoraux de l’epoque de naploéon.
(qui sous napoleon ne servaient qu’a fabriquer des listes où napoléon procédait au choix des
parlementaires)
Contre tte attente, paradoxalement, ces colleges qui semblaient proches de napoleon, vont elire
une majorite de deputes ultra royaliste, conservatrice : les deputes ultra.
Cette chambre libérale va voter à l’initiative du gvt, une loi électorale (1ere loi électorale du
regime) de 1817 restée connue sous le nom de « la loi Lainé ».
Cette loi dite libérale est une loi qui manipule le corps électoral.
En effet, cette loi électorale va remplacer le systeme de colleges d’arrondissement qu’on avait
jusque là (départements apres la revolution sous napoleon divises en arrondissements) par un
systeme de college unique au chef lieu du departement. Il s’agit d’une veritable manipulation
lectorat : les libéraux tendent à s’appyer sur les commerçant et non sur les commerçants. Cette loi
favorisent les commerçant au detriment des propriétaires fonciers. Le college se réunissant
uniquement ds la capitale du departement, les commerçants residants ds les chefs lieu du
departmeents, les conservateurs resident ds la campagne.
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Les opérations électorales sont tres longues (peuvent durer pls jours) et impliquent que les
electeurs resident au chef lieu du departement, et comme c’est couteux le sproprietaires fonciers
ne peuvent pas dépenser de l’argent pdt ce jour pr aller voter s’abstiennent d’aller voter.
En 1820 (3 ans plus tard) survient un evenement dramatique bouleversant le milieu politique :
l ‘assassinat d’un prince royal, le duc de Berry. Curieusement, on inculte cet assassinat à la loi
électorale votée 3 ans plus tot : elle aurait favorisé le liberalisme, qui lui aurait suggéré l’assassinat
du duc de Berry.
la chambre prend dc des mesures tres restreintes en matiere de vote.
loi conservatrice en 1820, « loi du double vote » .
Les elections se passent en 2 temps : on revient au systeme du college électoral
d’arrondissement (favorise propriétaires fonciers) et au niveau des arrondissements les electeurs
elisent directement 258 deputes. Mais il ya e ensuite une election complementaire au niveau du
departement, le 2e college, et cette election est reservee aux lecteurs les + imposés.(ce sont
generallement de gros propriétaires fonciers, de tendance conservatrice).Ces peuvente lire 172
deputes.
la chambre des optes qui est elue est dc à majorité nettement conservatrice.
ds ces conditions, en 1823, une nvelle chambre à majorité ultra royaliste est elue, par référence
à la chambre de 1815 nommée la chambre retrouvee.
ordonnance de 1830 produite par un gvt tres conservateur (pas votee par le parlement ms
produite directement par le gvt), dispose que les colleges d’arrondissement se contenteront
désormais de sélectionner les candidats parmi lesquels le college de departement choisira les
deputes.(college ultra conservateur). Cette ordonnance a pr origine partielle la revoltuion de 1830.
2/ La pratique électorale
Par opposition à la revolution, la participation électorale est importante durant cette epoque.
2 raisons l’expliquent :
- les electeurs sont + nombreux, categorie sociale privilegiee, gens cultivees, gens au
courant des pbs politiques nationaux et internationaux et choisissent dc d’aller voter.
- Désormais, jusqu’à notre epoque (tradition) on considère que l’acte electoral est la
manifestation par excellence de l’activite du citoyen.
Cependant, surtt sous la restauration et moins sous ma monarchie de juillet, la liberte électorale a
été entravée ds la pratique.
1er cas de manipulation des élections : etablissement des listes électorales (là où figurent le nom
des electeurs) sont établis par les préfets. Or ceux-ci manipulent à la demande du gvt, en retardant
le + lgt possible la publication de ces listes, parfois mm jusqu’à la veille des élections.
consequence : lorsque les citoyens se rendent compte qu’ils ne sont pas sur les listes car on les
aurait soi-disant oublies, il est trop tard pr eux de se réclamer en justice.
2e cas : intervention directe aupres des electeurs pr les inciter selon G. D’Estaing « à faire le bon
choix ». Cela se fait par une pression directe sur les fonctionnaires par le prefet et les agents du
prefet, car à l’epoque les fonctionnaires ne disposent pas encore d’1 statut legal protecteur comme
c’est la cas aujoud’hui. Ils sont susceptibles d’etre licencies s’il n’obeissent pas aux ordres de leurs
supérieurs hiérarchiques. Pour les autres electeurs, les pressions sont plutôt collectives, cad que le
prefet fait savoir aux electeurs d’1 arrondissement (pas nombreux) qui doivent voter de telle
préférence pr tel candidat sinon l’arrondissement sera sanctionné (pas de moyens financiers, etc…)
Le vote qui a tjs lieu sous la forme d’une assemblee électorale depuis la revolution, est en principe
secret.
Mais le vote secret n’est pas obligatoire= l’electeur peut deliberemment voter librement.
53
Cad que les electeurs qui veulent se faire bien remarquer aupres du gvt vont voter pr le candidat
gouvernemental.
ceux qui au contraire veulent voter de façon secrete, sont naturellement considérés comme
hostiles au gvt. (le prefet peut le savoir)
En depit de tous ces obstacles, on constate encore une fois que les electeurs vont voter volontiers.
La renaissance à cette epoque d’une veritable opinion publique (bafouee sous napoleon) et se
manifeste à travers la presse, les journaux quotidiens.
L’opinion va dc désormais retrouver une vitalité qui s’explique d’abord par le fait que la charte de
1814 reconnaît ouvertement la liberté d’expression.
La charte de 1814 proclame la liberte d’expression. Or, ds la pratique, cette liberte sera + ou –
respectee.
On peut dire que sous la restauration, la liberté de la presse a été ds l’ensemble assez mal
respectée jusqu’en 1830.
Au contraire à partir de 1830 jusqu’en 1848 la liberte de la presse est plutôt bien respectee.
Il prend 2 aspects :
- le + restrictif : le systeme de l’autorisation prealable du journal par le gvt : lorsqu’on veut
publier un journal il faut recueillir l’autorisation du gvt. Sinon sanction = tres grave, le
journal est immédiatement interdit et on saisi par la mm occasion les machines
d’imprimerie du journal. Sanction dc tres disuasive.
2 phases : en 1819, la loi Desserre, et en 1828 la loi Martignac. Ces lois, parmi d’autres
dispositions, remplacent le systeme de l’autorisation prealable par le systeme de
declaration prealable : cad que pr publier un journal, on doit simplement le nom des
responsables du journal (dont le directeur du journal), on a pas besoin d’une autorisation du
gvt. C’est pr que ds le cas où le journal commettrait un deli de presse, on pourrait savoir
quelle personne condamner.
- La censure : contrôle du contenu du journal lui mm. (articles qui déplaisent au gvt). Elle a
été mise en place au debut de la restauration, ensuite loi desserre la fait disparaître en
1819, puis on revient à la censure, puis en 1822 une loi la supprime ms prevoit qu’elle
pourra etre retablie temporairement en cas de crise politique grave.
En 1830, la charte revisee met defnitivement fin à la censure (acte constitutionnel) en
disant que la censure « ne pourra jms etre rétablie ».
Les mesures les imposant sont plutôt comme origine les gvts libéraux, qui veulent contrôler la
presse ms le font innocemment.
- le timbre : utilisé deja à l’epoque de napoleon = les journaux ne peuvent etre imprimes
que sur du papier qui paie une taxe au gvt. C’est le droit de papier. Il permet d’ alourdir le
prix du journal, et le rend innaccessible.
- Le cautionnement : systeme inventé par la loi libérale Desserre de 1819 = c’est
l’obligation pr le journal au moment de sa fondation de faire un important depot d’argent
aupres du gvt. Cela sert à etre sur que si le journal est condamné à payer des amendes en
cad de delit de presse, on peut etre sur qu’il puisse les payer (le gvt n’aura qu’à puiser ds le
cautionnement). Cela va limiter les journaux car le journal est obligé de maintenir son
cautionnement au mm niveau : dc si un journal est condamné à l’amende à de nbeuses
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reprises, son cautionnement va s’effondrer et il aura bcp de mal à le rétablir. On constate
de fait qu’un certain nbre de journaux disparaissent parce qu’ils sont incapables de
maintenir ce cautionnement.
1/ definition :
Publication d’1 article contraire à la loi entrainant la condamnation du journal par le tribunal
[Link] délits sont donnés par la loi, c’est un principe remontant à la revolution.
Les lois autoritaires pénales ont tendances à multiplier les délits de presse et à leur donner un
contenu imprécis. Les tribunaux pourront dc à leur guise condamner le journal als que la loi n’est
pas claire.
Le comble de ces lois est atteint par la loi de 1822 qui créer le « delit de mauvais esprit », c’est ce
que aujourd’hui on appelle le « delit d’opinion ». un delit est une mauvaise opinion.
Cette loi a été en fait mal appliquee et a eu peu d’effets répressifs car à l’epoque les magistrats ont
l’esprit plutôt libéral, et évitent dc d’appliquer cette loi : ils ne veulent condamner les journaux en
général que pour des « délits caractérises » (bien définis et non pas par de vagues opinions
diffusees par le journal).
Cette loi disparaît grâce à la 2e loi libérale de 1828 la loi Martignat.
2/ La juridiction competente
En regime libéral, c’est la cour d’assise qui est competente car on se rend compte que les jures des
cours d’assise sont d’esprit libéral et plus enclins à la liberte de presse.
Les regimes conservateurs donnent plutôt competence au tribunal correctionnel, composé
uniquement de juges professionnels, qui sont sévères.
1/ la diffusion de la presse
Elle est fonction à la fois du cout du journal (prix de vente) et du niveau de culture du public :
On constate en effet qu’à cette epoque le prix du journal tend à baisser (favorise dc sa vente) +
l’alphabetisation progresse.
Au debut de la restauration, le journal est encore couteux et d’autant + qu’il n’est diffusé que par
abonnement. (cher)
seuls des gens aisés et cultives peuvent s’abonner aux journaux.
On constate que le tirage cumulé de tous les journaux publies en France équivaut à peu pres au
nombre des electeurs. Cad que pratiquement les lecteurs des journaux sont les electeurs. Dc en
dehors des electeurs il y a tres peu de gens qui lisent le journal.
! On peut quand mm lire le journal sans etre abonné dans les cafés et dans les salons de lecture.
On assiste peu à peu dirant cette periode à une augmentation du tirage des journaux : cela
s’explique surtt par des progrès techniques, c’est « l’industrialisation de la presse ». (alors que sous
la revolution, le directeur du journal l’imprimait et le composait entièrement seul). Cette
industrialisation de la presse se marque surtt par la mecanisation de l’impression (systèmes
nouveaux de la machine à vapeur).
cout des journaux baisse et le prix de vente aussi
on peut dc diffuser + largement le journal.
On observe que ds un 1er temps que le nbre des exemplaires vendus augmente en mm temps que
le nbre des electeurs.
Mais à la fin de la periode, en 1840, le nbre d’exemplaires vendus est sensiblement superieur au
nbre des electeurs.
on assiste une sorte de « democratisation du journal ».
bcp plus de gens vont pouvoir s’interresser à la vie politique mm s’ils ne peuvent pas voter.
Cette à cette epoque, en 1836, qu’apparaît pr la 1ere fois la publicité ds les journaux (ressource
absolument fondamentale pr les journaux).
publicité = nvelle source de revenu.
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Au debut la publicite profite surtout aux journaux reserves à l’elite ( pubs pr produits chers) et non
pas aux journaux de caractere plutôt populaire.
2/ La structure du journal
- le journal est encore tres reduit : il ne comporte que 4 pages. Son format est relativement réduit.
La prensentation du journal est tres austere et rébarbative : le journal est divise en colonnes
étroites, et les articles sont presentes à la suite sans veritable mise en page. On voit apparaître des
rubriques ds un ordre détermine : d’abord les articles de la politique interieure, puis à la suite des
articles de politiques etrangeres (à l’epoque pas vmt d’information internationale, elle provient des
journaux anglais). On va trouver des faits divers, puis le feuilleton (traite des spectacles, de la
culture, de la litterature) où va voir apparaître le « roman feuilleton ». Balzac a ecrit ses 1eres
romans dans des journaux sous la forme de « romans feuilleton ».
Formation dans les chambres de « groupes parlementaires ». Or, ils sont l’un des noyaux de la
formation de la vie politique moderne.
C’est un nom qui a été donné à un courant politique apparu dès la restauration (1814-1815) par
ses adversaires car ses membres allaient au-delà des positions de Louis XVIII.
Ce courant trouve que la Charte fait une part trop importante aux principes de 1789, a contrario,
le courant ultra va proposer dans une certaine mesure de revenir à l’Ancien Régime.
Refus de la révolution et de Napoléon qui en apparaît comme la suite, volonté de retour à une
certaine forme d’Ancien Régime.
Aspect social: ils s’insurgent contre l’individualisme qui caractérise l’idéologie révolutionnaire.
Préconisent le renforcement des formes traditionnelles de communauté de vie: la famille
notamment, ils prétendent en particulier que le code civil de Napoléon en posant le principe
d’égalité dans les successions, va détruire la famille et la société. Renforcement également des
corps dans la société, corps condamnés par la Révolution:
plan politique: les ultras ne sont pas favorables à la monarchie absolue mais veulent le retour à
une forme de monarchie limitée, c’est-à-dire dont le pouvoir serait limité par le pouvoir de la
noblesse (familles de l’ancienne noblesse, car le code civil n’a bien sur pas restauré la noblesse).
Dans ces conditions, on comprend que leur premier soutien est la noblesse d’ancien régime.
Cependant, la noblesse ne constitue qu’une petite partie du corps électoral (fraction politisée de
l’opinion), ils sont alors également soutenus par une partie de la bourgeoisie.
Jusqu’en 1830: force importante dans la politique: tantôt au gouvernement tantôt dans
l’opposition. Après la révolution de 1830 et l’arrivée de la monarchie orléaniste, ils sont rejetés par
la révolution. On va alors les appeler les légitimistes, car ils sont partisans du retour au pouvoir de
la famille de Charles X, c’est-à-dire des Bourbons, par opposition à la famille de Louis-Philippe qui
arrive à cette époque là: les orléanistes, ou orléans.
Au début de la période certains se manifestent de façon violente avec l’espoir de corriger le
régime, c’est ce qu’on trouve notamment dans le midi de la France, où des ultras catholiques vont
lancer une insurrection violente contres les protestants et les partisans de Napoléon et de la
révolution. Il y a un certain nombre de meurtres, de massacres: la deuxième Terreur blanche.
Elle sera mal maîtrisée par le gouvernement.
Dans un deuxième temps les ultras s’organisent en sociétés secrètes dans les départements où
on leur donne le nom de bannières, dont la fonction, sur le plan politique, va être de présenter des
candidats ultras aux élections législatives et d’en faire la propagande. Au niveau national on trouve
une organisation fédérant ces bannières départementales: le Conseil Suprême, qui prétend
diriger les ultras dans les chambres.
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Après 1830:
Un nombre important d’ultras abandonne toute activité politique, et renonce à tout retour au
pouvoir. On les appelle les émigrations de l’intérieur (référence à l’émigration des nobles sous la
révolution): émigration consiste à rester vivre chez soi sans s’occuper de politique.
Certains légitimistes (anciens ultras) croient encore possible le retour au pouvoir par l’insurrection.
Il va y avoir plusieurs tentatives en ce sens au début de la monarchie de juillet. Le plus connu est le
débarquement en France de la Duchesse de Berry (veuve du Duc de Berry mort une dizaine
d’années avant) de 1832. Celle-ci croit pouvoir rallier les paysans de l’ouest de la France, comme
ça avait eu lieu avec les Vendéens et les Chouans sous la révolution. Son entreprise échoue
complètement, et après il ne sera plus question de telles tentatives.
Les légitimistes qui veulent participer à la vie politique doive donc se replier sur la vie politique
légale: participer aux élections. Les légitimistes, déçus par l’évolution politique, vont placer leurs
espoirs dans la personne d’un descendant de Charles X: compte de Chambord, qui après la mort de
Charles X prend le nom de Henri V. Il va cristalliser l’intérêt politique des légitimistes. Le culte qu’ils
lui vouent va traverser la monarchie de juillet et ressortira sous la troisième république…
Définissons-les: les libéraux, à cette époque, sont des partisans d’une monarchie libérale
constitutionnelle, c’est-à-dire une monarchie restée attachée aux principes de 1789. En ce sens, ils
s’opposent aux ultras. Au début de la Restauration ils se différencient en deux courants.
Les Constitutionnels: ils sont des libéraux réclamant une stricte application de la Charte de 1814.
Ils rejettent toute évolution du régime vers un régime parlementaire. Dès le début des années 20
ce courant s’effrite et ses membres vont pour certains aller vers les ultras, d’autres vers les
Indépendants.
Les Indépendants: leur objectif essentiel est la liberté. Le problème selon eux est d’organiser le
pouvoir politique de telle sorte qu’il n’empiète pas sur les libertés. Pour résoudre ce problème
Benjamin Constant propose d’établir une sorte de régime parlementaire:roi maintenu mais la
souveraineté est transférée du roi à la nation. Retour à la constitution de 1791, le but est alors de
demander que le suffrage soit limité (par un cens) aux seuls citoyens capables de remplir leur
fonction d’électeur: bouh, pas bien, retour à Sieyès, électorat fonction.
En ce qui concerne l’organisation des pouvoirs Constant, qui a dénoncé la tendance absolutiste
des révolutionnaires, veut assurer la protection des libertés par un régime efficace de séparation
des pouvoirs. Il veut faire du roi un simple arbitre au-dessus des pouvoirs. C’est ce qu’on
verra en œuvre dans les régimes parlementaires un peu partout au XIX ème siècle, notamment en
Angleterre. Le pouvoir exécutif est confié uniquement aux ministres. Pour éviter une isolation
totale des deux pouvoirs, et donc le risque de conflits violents entre les deux, il propose une sorte
de responsabilité des ministres devant le parlement. Mais Constant comprend surtout cette
responsabilité comme une responsabilité pénale, c’est-à-dire qu’il n’a pas encore la vue d’une
responsabilité politique collective des ministres (qui est la caractéristique des régimes
parlementaires).
Cette façon de voir est partagée par de nombreux bourgeois. Cette doctrine s’exprime largement
dans la presse. Citons alors le quotidien « Le journal des débats ». Dans leur opposition au
gouvernement de Louis-Philippe, les libéraux restent toujours dans la légalité (bravo, un bon point).
L’action politique doit s’exercer essentiellement au parlement. Précisément au parlement (surtout
dans chambre des députés) ils se rassemblent dans des groupes parlementaires. Dans les
départements ils forment des associations qui ont surtout pour activité de préparer les élections,
c’est-à-dire de présenter les candidats libéraux aux élections et de mobiliser les électeurs en leur
faveur. Dans les départements ces associations forment une première ébauche des comités
électoraux modernes.
C- Les orléanistes
C’est le nom donné sous la monarchie de juillet aux partisans de Louis-Philippe et de sa famille de
merde. À cette époque l’orléanisme se confond presque avec le libéralisme. Les orléanistes sont
très attachés aux libertés de 1789. Sont pour une certaine forme de monarchie parlementaire,
rejettent néanmoins le SU, et sont en général des conservateurs, donc favorables à une société
dominée par les notables.
Sur le plan politique ce courant domine la vie politique sous la monarchie de juillet. Cependant,
dès les années trente on assiste à une sorte de dissociation entre deux branches orléanistes.
Une branche se dégage de ce tronc commun et reçoit le nom de gauche dynastique. Ses
membres, quoique conservateurs en matière sociale, sont favorables à un élargissement du
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suffrage, à un certain abaissement du cens, sans pour autant aller jusqu’au SU: ce ne sont pas
des démocrates quand même, manquerait plus que ça…
Leur but est d’éviter que le régime ne se coupe d’une grande partie de l’opinion publique. On
constate que c’est néanmoins ce qui se passe, car ce régime est jugé de plus en plus conservateur,
d’où la volonté d’élargir le corps électoral. À l’époque ces deux branches du courant sont connues
sous le nom de Résistance car favorables à une évolution du système.
D- Les bonapartistes.
Au début de la Restauration, on peut dire que le bonapartisme (qui se réfère surtout à Napoléon
1er), est le principal courant d’opposition.
Idée que Napoléon pourrait revenir au pouvoir. Mais…il s’avère qu’il est un peu mort en 1821.
Dans les premières années de la Restauration les partisans de Napoléon se manifestent, et
certains d’entre eux, surtout des militaires, vont même organiser des complots. Une bonne partie
des membres de l’armée de Napoléon s’est retrouvée en retraite anticipée :p
Ces complots échouent tous et sont durement réprimés, de telle sorte que cette vague d’agitation
va s’épuiser au début des années 1820. La conséquence est qu’ensuite le Bonapartisme cesse
d’être une force politique active (même pas de reconversion dans la vie politique parlementaire…).
Sous la monarchie de juillet le bonapartisme est relancé par un neveu de Napoléon 1er, Louis
Napoléon Bonaparte. Sous la monarchie de juillet LNB est très isolé. Et comme il a un tempérament
aventureux il se va tenter de comploter contre le régime (niark), qui échoue comme les autres, et il
se retrouve en taule. Il faut attendre la seconde république pour qu’il connaisse un véritable essor
politique.
E- Les républicains
Les républicains sous la Restauration. Mouvement discrédité en 1815 car l’opinion publique a
l’image de la Terreur. À partir de cette époque il n’y a plus qu’un nombre limité de survivants de
révolutionnaires et de membres du Directoire. Ils n’ont véritablement de succès qu’au près d’une
fraction de la jeunesse, surtout étudiants. De jeunes participants à un complot se sont exilés à
Naples et y ont fait la connaissance des sociétés secrètes révolutionnaires italiennes: les sociétés
de Carbonari.
Ils s’inspirent de l’exemple italien pour créer une organisation secrète qui s’appelle la
Charbonnerie. A eu en son temps une organisation particulière. Elle est très hiérarchisée et très
cloisonnée. Chaque groupe de militants, qu’on appelle les ventes, restent isolés (pas de
communication entre eux) pour éviter l’infiltration de la police.
Dans les départements: ventes particulières, qui doivent obéir à des ventes centrales et au
sommet enfin, on trouve un organe central appelé la haute vente, rassemblement de notables
républicains, où l’on trouve Lafayette. La charbonnerie a un succès notable puisqu’elle va compter
30 000 membres. Son objectif est de prendre le pouvoir par la force. La conséquence de cela est la
militarisation de la Charbonnerie. Tout membre de la Charbonnerie doit disposer d’un fusil et de
munitions.
On y trouve essentiellement des étudiants et des petits bourgeois. Ainsi équipée elle organise
plusieurs tentatives de conspirations, spécialement en 1821 et 1822, mais comme tous les autres
complots, ils échouent, et la répression entraîne la disparition de la Charbonnerie, de sorte que
ensuite les républicains se convertissent en majorité à l’action légale, notamment par la presse.
Beaucoup de républicains participent à la révolution de 1830 car ils croient qu’elle entraînera
l’arrivée d’un régime démocratique, ils seront alors déçus.
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entreprennent de réhabiliter la période de la Convention, qui jusque là était assimilée à la Terreur.
On peut citer alors Michelet et Lamartine, qui a écrit une très grosse Histoire des Girondins. La
démarche des intellectuels a pour effet d’identifier dans l’opinion la démocratie à la République.
Parmi les républicains on voit se différencier deux courants: courant de démocratie purement
politique, et un courant de démocratie sociale.
Les républicains modérés pensent que pour émanciper le peuple il suffit d’amener le SU. Il ont une
conception politique de la démocratie.
Il existe donc une deuxième branche des Républicains. Pour cette deuxième branche l’objectif de
la République doit être de résoudre la « question ouvrière », c’est-à-dire le problème qui consiste à
améliorer la vie des ouvriers, voir même transformer leur statut sociale.
Ces Républicains, en conséquence, cherchent à réaliser la démocratie sociale (donc pas
seulement sociale). Ce courant est touché par les diverses doctrines socialistes qui apparaissent à
cette époque.
Pour l’organisation des Républicains: dès 1830 les associations républicaines prolifèrent. Ce sont
des petits groupements de moins de 20 membres (car au-delà de 20 membres il faut une
organisation du gouvernement). Ces petits groupes sont fédérés en grandes associations, y compris
nationales. La fédération la plus importante est la Société des droits de l’homme et du
citoyen. Elles recrutent surtout dans la petite bourgeoisie, surtout villes. La petite bourgeoisie est
donc le premier groupe social a être devenu Républicain. Peu d’ouvriers adhèrent à ces
associations, ce sont surtout des ouvriers de l’artisanat qui y adhèrent.
Enfin, relevons que les groupes républicains peuvent prendre la forme d’associations
traditionnelles, prenons l’exemple des chambrées de Provence. Quant à l’action que les
Républicains, certains républicains sont encore tentés par le complot dans les années 30. Il y a trois
tentatives importantes qui échouent. Dans les années 40 ils ne recourent plus qu’à des moyens
légaux, surtout presse. Rappelons que la censure a disparu, mais les journaux républicains sont
souvent réprimés, font l’objet d’une répression au titre de « délits de presse ».
Jusque là la France a jamais connu de telle connerie. Sous la monarchie constitutionnelle naît en
France le régime parlementaire français, d’après le modèle anglais. Comme en Angleterre, dans un
premier temps le parlementarisme est un parlementarisme dualiste.
Parlementarisme dualiste: le gouvernement est responsable à la fois devant le Parlement et
devant le Chef de l’État.
À l’époque on ne parle pas de gouvernement mais de Ministère. Le régime parlementaire met en
œuvre la collaboration des pouvoirs législatifs et exécutifs, dans la mesure où chacun dispose de
moyens d’actions sur l’autre pouvoir. À l’époque la notion d’exécutif est encore équivoque: le
pouvoir exécutif appartient au roi d’après la Charte de 1814 et encore celle de 1814, n’appartient
donc pas réellement au Ministère. En mettant en ouvre la responsabilité politique des ministres
devant le parlement sera reconnu implicitement l’implication des ministres dans le pouvoir exécutif.
- le vote du budget. C’est en 1814 (première Restauration), que le budget est voté pour la première
fois par le parlement. Le parlement vote les dépenses avant les recettes. Cette procédure a
pour but que les recettes couvre réellement les dépenses, on cherche l’équilibre budgétaire.
(bizarre quand actuellement on vote à l’inverse).
Dans les premières années le budget est voté en bloc. Le gouvernement propose un document
aux députés, qui dise oui ou non à cette proposition. Mais assez rapidement on va voter les
dépenses et les recettes de faon détaillée. Cela permet un meilleur contrôle de l’administration par
le parlement.
- le vote de la loi. C’est à cette époque que les deux chambres mettent au point les bases de la
procédure législative qui allait être maintenue et développée par la suite. L’initiative de la loi
appartient seulement au Roi sous la Restauration (donc pas de séparation des pouvoirs ).
Sous la monarchie de juillet cette initiative est détenue conjointement par le parlement et le Roi.
Ensuite le projet est transmis à la chambre des députés, où le projet est soumis à un bureau
(équivalent de nos commissions législatives actuelles). On compte alors 9 bureaux, formés par les
députés qui y sont répartis par tirage au sort. Ensuite il y a des débats libres en assemblée
59
plénière. Enfin, jusqu’en 1845 le vote était secret, le gouvernement ne sait pas qui a voté pour
contre, mais à partir de 1845 le gouvernement oblige le vote publique, ce qui apparaît comme un
moyen de pression du gouvernement sur certains députés. Ces députés sont les députés
fonctionnaires. À cette époque il n’y a pas encore de discipline de vote (d’autant plus que ce
serait difficile avec un vote secret), bien qu’on assiste à la formation de groupes parlementaires
(qui ne peuvent imposer à leurs membres une discipline de vote).
En conclusion, disons que cette époque s’est manifestée par la qualité des débats et de la
rédaction des textes législatives. Remarquons que le nombre de lois est restreint: une trentaine de
lois par an. Cela s’explique par le fait que l’État intervient alors peu dans la vie du pays (donc pas
beaucoup de lois économiques, environnementales, sociales etc.).
La Charte de 1814 parle de responsabilité des ministres, mais cette responsabilité a un caractère
limité. Il y a deux formes de responsabilité des ministres.
responsabilité politique des ministres à l’égard du roi. Si un ministre lui déplait il peut le
révoquer car c’est lui qui les nomme.
responsabilité pénale individuelle pour le cas où le ministre s’est rendu coupable de deux
crimes, la trahison et la concussion (fait de s’enrichir illégalement en trafiquant avec des personnes
privées). Lorsqu’un ministre est passible d’être poursuivi dans le cadre des ses fonctions (pas vie
privée, dont on se fout), sa mise en cause est portée par la Chambre des députés, c’est la Chambre
des pairs qui jugera. Mais peu à peu on va voir apparaître responsabilité politique collective des
ministres devant le gouvernement, c’est à cette condition qu’il y a apparition du régime
parlementaire.
Il fallait que certaines conditions soient réunies. Il fallait que l’ensemble des ministres forment une
véritable entité: le Ministère. Cette solidarité apparaît sous l’égide d’une sorte de chef de
gouvernement qu’on appelle le Président du Conseil. De plus, il fallait que ce Ministère soit
relativement autonome par rapport au Roi. Ceci apparaît surtout sous la Restauration, le Ministère
se distingue de l’autorité du Roi. Enfin, il fallait que le roi, en désignant les ministres, tienne compte
des veux, des désirs de la majorité parlementaire; sans quoi les ministres auraient été simplement
les hommes du roi, comme c’était le cas depuis l’Ancien Régime. Précisément, dès que Louis XVIII
accepte de collaborer avec le Parlement, ce dernier se prévaut de se rapport avec le Roi pour
exercer un contrôle politique sur le ministres. Interprétation parlementaire de la Charte donc.
La naissance de la responsabilité politique des ministres n’est donc pas due au texte
constitutionnel, mais à la coutume constitutionnelle.
Mais quels sont les moyens dont dispose le Parlement pour exercer un tel contrôle?
les chambres peuvent recevoir des pétitions. Celles-ci font l’objet d’un débat et d’une réponse
des chambres, et à cette occasion la Chambre peut poser des questions au Gouvernement.
principe de l’interpellation: c’est le cas où des questions posées à un ministre sur des points
particuliers sont l’occasion de mettre en cause la politique générale du gouvernement.
le principe de l’adresse de la Chambre au gouvernement: ce système est emprunté, là
encore à l’Angleterre. Il existe en effet là bas le discours du trône. C’est le fait qu’au début de
l’année le roi, à l’occasion d’un discours devant les chambres, présente en quelque sorte le
programme de l’exécutif pour l’année à venir. Or, ce discours du trône est l’occasion d’une réponse
de la part des chambres, permettant de faire des remarques sur la politique du gouvernement. Cela
se termine par un vote de l’assemblée: l’adresse (document où sont présentées les critiques).
L’une de ces adresses est restée célèbre: celle votée au début de l’année 1830 par 221 députés
(« adresse des 221 »). Elle contenait des critiques très fortes à l’égard du gouvernement
conservateur de l’époque. Elle est à l’origine des critiques menant à la révolution de juillet 1830.
Les procédures dont nous venons de parler (toutes), se régularisent sous la monarchie de juillet.
Le résultat de cela est que désormais le gouvernement (ministère) sait qu’il ne pourra se maintenir
au pouvoir s’il n’a pas l’appui de la majorité parlementaire. Cependant, on en est pas encore arrivé
au parlementarisme moniste, le Roi maintient son pouvoir sur les ministres. La conséquence de cela
est que parfois le Roi révoque des ministres qui ont la confiance du parlement.
- dissolution de la Chambre des députés: d’après la Charte le Roi peut dissoudre la Chambre, ce
n’est donc pas une réelle séparation des pouvoirs? Pas séparation stricte. La pratique de la
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dissolution montre par ailleurs qu’on évolue vers un régime parlementaire. En effet, celle-ci est de
plus en plus demandée par le Ministère. À cette époque, sur le modèle anglais, la dissolution peut
avoir deux objectifs:
la dissolution permet à l’exécutif de mettre fin à un conflit entre le gouvernement et la
chambre. Ceci, on l’a vu dès 1816, quand Louis XVIII qui s’appuie sur des libéraux, dissout la
chambre qui est à majorité ultra.
Très pratiquée, encore actuellement encore en Grande-Bretagne. La dissolution a pour but de
réaliser de nouvelles élections législatives avant la fin normale de la législature, car le
gouvernement estime que les circonstances politiques lui sont favorables.
- fournées de pairs: l’exécutif a procédé à plusieurs reprises à cela. Il s’agit que quand la chambre
des pairs se montre hostile au roi ou au gouvernement, le Roi, en toute légalité, nomme de
nouveaux pairs qui lui sont favorables, dans le but de gagner une majorité dans cet endroit obscur.
- députés-fonctionnaires: c’est l’une des curiosités de l’époque … Mais qui niquera Louis-
Philippe…
À l’époque il n’existe pas d’indemnités parlementaires. Ils doivent donc avoir des revenus
personnels. Le problème ne se pose pas pour beaucoup d’entre eux, notamment les propriétaires
fonciers. Vers 1830, il y a plus de 40% de propriétaires fonciers parmi les députés. Il existe
néanmoins des merdes qui ne sont pas financièrement indépendants, qui dépendent de l’État. Ce
sont des députés qui en plus de leur fonction de député, sont des agents publics: des
fonctionnaires. Cette situation s’explique par le fait qu’il n’existe à l’époque d’incompatibilité de
fonctions. Ceci est de nature à menacer l’indépendance du député, car la carrière professionnelle
du député est évidemment dans les mains du gouvernement. Il n’y a pas de statut des
fonctionnaires qui garantit leur avenir. Le gouvernement se sert de ce système des députés
fonctionnaires de deux façons complémentaires.
il fait pression sur les fonctionnaires qui sont députés.
le gouvernement peut également proposer à des députés non fonctionnaires, qui lui sont
favorables, des postes très intéressants dans la fonction publique.
Or, il faut savoir que sous la monarchie de juillet, qui marque l’apogée de ce système, plus de la
moitié des députés sont des agents de l’État (magistrats, officiers de l’armée etc.).
Conclusion:
Vers la fin des années 1840, le Roi et son gouvernement (dirigé depuis longtemps par Guizot) subit
deux sortes de critiques importantes.
On lui reproche le système des députés fonctionnaires, qui favorise le conservatisme du
parlement. Pour mettre fin à ce système on demande la réforme parlementaire (faire disparaître
ces députés-fonctionnaires).
On lui reproche que le suffrage soit changé. On demande la réforme électorale. On souhaite
l’abaissement du cens à 100 francs (donc un putain d’accroissement du corps électoral). Guizot et
son gouvernement refuse cela. L’opposition souhaite donc mobiliser les gens contre le
gouvernement. Mais il n’est pas possible pour cela d’organiser de grandes manifestations
politiques. Le seul moyen dont dispose l’opposition est l’organisation de banquets (vive l’époque
), qui sont l’occasion de. C’est ainsi qu’en 1848 les opposants lancent à travers
la France une grande campagne de banquets. Ces banquets sont aussi l’occasion de demander
des réformes sociales, notamment sous la forme d’amélioration du pouvoir d’achat des plus
démunis: cette période (47-48) est marquée par une crise économique profonde qui entraîne un
chômage important, et donc baisse du niveau de vie des gens pauvres. Cette campagne devait se
conclure par un grand banquet national à Paris en février 1848, mais le gouvernement s’oppose à
ce banquet. Les organisateurs cèdent, mais c’est à ce moment que les étudiants du quartier latin se
mobilisent en reprenant les revendications de l’opposition. Ils rejoignent une manifestation des
ouvriers. Cette manifestation à une importance considérable puisque le Roi va renvoyer Guizot.
Mais le 23 février (lendemain de la manif), une nouvelle manifestation qui avait pour but de fêter le
succès de la veille. Il y a une fusillade à proximité de la Madeleine, des gens meurent, cela entraîne
une insurrection des ouvriers, notamment des quartiers ests. Louis-Philippe ne peut contenir cela,
et prend la décision d’abdiquer en faveur de son petit-fils, ceci n’est pas possible à mettre en
œuvre, et c’est donc la fin de la monarchie, qui amènera le début de la République.
La seconde République constitue un tournant essentiel, puisque c’est là qu’est instauré de façon
définitive le suffrage universel masculin.
Ce putain de nouveau régime est instable et va dégénérer en raison de la désaffection d’une
partie de l’opinion publique à l’égard de ce nouveau régime, et de plus il y a un conflit insoluble
61
entre le Président de la République et le Président de l’assemblée: LNB.
I- L’instauration de la démocratie.
A- Le gouvernement provisoire:
Ce n’est donc pas une nouveauté absolue (essai en 1792, mais échec: abstention etc.). Déjà aux
U.S.A le suffrage universel masculin existe, mais seulement au niveau des états fédérés, et non pas
au niveau de la fédération. C’est en France que le SU effectif est institué au niveau national pour la
première fois (élections législatives notamment). Les élections vont se faire au SU, et même s’il
n’est pas toujours respecté, le principe ne sera plus jamais remis en cause.
Règles: pour être électeur il suffit désormais de remplir deux conditions: être un homme, avoir 21
ans, et résider depuis au moins six mois dans sa commune.
Le corps électoral dépasse alors 9 millions d’électeurs.
Élections: l’élection des députés se fait au niveau du département, au scrutin plurinominal (de
liste). Les électeurs constituant la liste comme ils le souhaitent, n’ayant pas alors de listes
imposées. Il y a un bureau de vote dans chaque canton.
Pourquoi au niveau du département, et de liste? Avant on élisait les gens dans le cadre des
circonscriptions électorales, au scrutin uninominal…
L’objectif des républicains est de parvenir par cela à éliminer l’influence des notables
conservateurs sur les électeurs; car, dans le cas de circonscriptions plus réduites, les notables
pouvaient plus facilement orienter le vote des électeurs. Cela ne semble pas avoir été
particulièrement réussi.
Le gouvernement voulait remettre rapidement ses pouvoirs à une assemblée élue. Cette
assemblée, comme celle de 1789, sera à la fois constituante et législative. Les élections à cette
assemblée ont lieu en avril 1848. Mais il y a eu des perturbations dans le caractère démocratique
de ce suffrage. Le ministre de l’intérieur de l’époque (membre du Gouvernement), le républicain
radical Ledru-Rollin, reprend les méthodes des gouvernements antérieurs pour orienter le choix des
électeurs. Le ministre demande donc au préfet de département (appelé à l’époque commissaire de
la république), de favoriser l’élection des républicains.
Les maîtres des écoles élémentaires sont invités par le ministre de l’instruction publique à
favoriser également auprès des électeurs l’élection de ces républicains de la veille.
Cette modification du système électoral a-t-elle permis de limiter l’influence de ces cons de
notables de merde?
La pensée de Tocqueville: les électeurs vont au bureau de vote en processions conduites par le
maire, en général conservateur, ainsi que par le curé de la paroisse. Ils sont donc toujours encadrés
par les notables conservateurs. La preuve en est puisque Tocqueville, à l’époque assez
conservateur, sera élu.
On constate que l’influence sur les électeurs dans les campagnes plutôt républicaines vient plutôt
des médecins et des maîtres d’écoles républicains.
62
Enfin, notons qu’à cette époque de nombreux électeurs ne savent toujours pas lire: donc pas lire
les noms des candidats! À l’occasion des élections il y a pu avoir des manipulations frauduleuses au
moment de la rédaction des bulletins de vote. La participation des électeurs a été extrêmement
forte: plus de 84%, signe d’un véritable enthousiasme de la part des électeurs.
L’assemblée constituante compte 900 députés. Parmi eux on voit élue une majorité de
républicains modérés, ils obtiennent environ 500 sièges. Les républicains de gauche obtiennent
environ 150 sièges. À droite on compte environ 250 républicains du lendemain, en général il s’agit
de légitimistes (partisans des Bourbons), hostiles à la monarchie de Juillet, et qui, en attendant
la restauration de la monarchie, sont prêts à se rallier à la République, à condition cependant que
cette République soit conservatrice. Le gouvernement provisoire est ensuite remplacé par un
nouvel organe exécutif: La commission exécutive, composée de 5 membres (pour l’essentiel
venant du Gouvernement Provisoire). Cet organe collégial est chargé de diriger les ministres. En
principe, une fois l’assemblée élue, il fallait élaborer et voter la nouvelle constitution. Mais cette
élaboration est troublée par des éléments dramatiques.
Les républicains d’extrême gauche sont attachés à l’idée de Révolution. Ils n’acceptent pas leur
défaite relative aux élections. Comme ils sont fidèles au souvenir de la Révolution, ils reprennent le
culte de l’insurrection, qui est seule capable d’instaurer la République sociale (égalitariste).
Selon eux, la lutte politique ce n’est rien d’autre que la lutte des classes entre deux classes:
ouvriers et bourgeois.
Ce régime social a donc été assez vite décrié, et l’on commence à souhaiter son éviction. Les
gouvernements réagissent en limitant à nouveau les libertés publiques, la conséquence est que les
révolutionnaires doivent à nouveau entrer dans la clandestinité ou s’exiler.
Enfin, il va de soi que ces événements dramatiques ont eu un impact sur la constitution qu’on
était en train de rédiger.
A- La constitution de 1848:
Cette constitution établit face à face deux pouvoirs à la fois égaux, indépendants et forts.
Ils vont souhaiter maintenir l’ordre social. L’assemblée, en rétablissant ce système à deux têtes,
ne se rend pas compte qu’en cas de conflit entre ces deux pouvoirs forts on pourrait, comme à la
fin du Directoire, déboucher sur une grave crise, et la probable fin de la République.
Le pouvoir législatif est confié à une assemblée unique qu’on appelle l’assemblée législative… Elle
doit comporter 750 députés. Ils sont élus pour trois ans. Un député ne pourra pas en même temps
être fonctionnaire (s’oppose aux conneries des députés fonctionnaires).
Le pouvoir exécutif est confié à un Président de la République. Il est élu au SU pour quatre ans. Il
n’est pas immédiatement rééligible. C’est un exécutif monocéphale contraire à la tradition
républicaine en France. Ce système est inspiré de la Constitution américaine de 1787. La
constituante a rejeté l’idée de faire élire le Président par l’assemblée législative. Si on le faisait il
n’y aurait pas de réelle séparation des pouvoirs.
63
Les relations entre les deux pouvoirs:
Si les choses s’étaient bien passés on aurait pu penser que ce régime aurait évolué dans un sens
assez semblable que pour la constitution de la Vème République. Or, précisément ceci ne va pas se
produire, et au contraire on va assister à un conflit irrémédiable entre le Président et l’assemblée.
SU. Première du genre en France. Elle oppose cinq candidats, dont quatre républicains. Le général
Cavaignac est celui qui a dirigé la répression des journées de juin. Après cela l’assemblée lui a
confié les pleins pouvoirs exécutifs. C’est un homme qui a un pouvoir important à l’époque. À ses
côtés on trouve trois personnages situés « sur sa gauche »: Lamartine (résultat de merde aux
élections), Ledru-Rollin (radical), et un candidat socialiste, Raspail. Le cinquième candidat est LNB.
LNB est élu avec un résultat de près de 75% des voix. Le général Cavaignac ne recueillant que
20% des voix (alors les autres…). Mais pourquoi???
La première explication que l’on peut donner est que LNB, neveu du premier, a beaucoup
bénéficié du prestige de l’autre con.
LNB en 1848 ne bénéficie encore d’aucun appui de la part d’un parti. Il faut bien voir que LNB a
été élu par les voix de nombreux électeurs attachés à l’ordre publique après les troubles de juin.
Parmi eux on trouve beaucoup d’électeurs royalistes, car ils ne disposent pas d’un candidat et
refusent de voter pour un républicain.
Cette élection voit une participation de l’ordre de 70% seulement (moins forte qu’aux
présidentielles). Elle est marquée surtout par une véritable déroute des républicains modérés. Sur
750 sièges les Républicains modérés n’en ont que 70. Cela semble être du au fait que les
républicains modérés aient été victimes du désenchantement des électeurs qui ont perdu leur foi
dans la stabilité du régime républicain. Les députés bonapartistes sont très peu nombreux: une
vingtaine. Ceci tout simplement car ils n’ont pas organisé de mouvement politique.
Les grands vainqueurs des élections de 1848 sont paradoxalement les royalistes, qui obtiennent
plus de 50% des voix, c’est-à-dire environ 450 députés. On a assisté alors à une alliance contre
nature entre les légitimistes (bourbons) et les orléanistes (partisans de Louis-Philippe), qui
constituent alors ce qu’on appelle le parti de l’ordre.
Ils sont attachés à deux choses: défense de la propriété qu’on juge menacée par les socialistes et
religion (?).
Lien entre Église catholique et hommes politiques conservateurs qui va se marquer dans la
géographie électorale, avec la domination des conservateurs dans les régions où l’influence du
clergé est importante. Ceci concerne en particulier le grand ouest et la moitié sud du massif
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central.
Ce lien étroit entre conservateurs politiques et clergé catholique est ce que les républicains
laïques vont appeler le cléricalisme. Dans ces conditions, on comprend pourquoi l’un des influents
de l’idéologie républicaine sera l’anti-cléricalisme.
Si ces royalistes sont hostiles aux idées républicaines, en revanche ils acceptent les institutions de
la seconde république, en attendant une nouvelle restauration de la monarchie. Reste à savoir si
un orléaniste ou un bourbon sera choisi.
Le but du parti de l’ordre était d’instaurer l’ordre social et l’ordre publique. En attendant la fin de
LNB, la majorité royaliste cherche à éliminer l’opposition républicaine du jeu politique (avant de
niquer le Président lui-même). Pour s’imposer face aux républicains, la majorité royaliste va utiliser
trois moyens.
Tentative d’insurrection lancée par des républicains radicaux (ce qu’il en reste) le 13 juin 1849.
L’objet de cette tentative d’insurrection est de protester contre l’intervention militaire de la France
à Rome pour rétablir le pouvoir du Pape qui en a été chassé récemment par des républicains
italiens. L’assemblée prend l’initiative de réduire de façon drastique les libertés publiques.
Interdiction des clubs politique: conduit les républicains à s’organiser en sociétés secrètes,
notamment dans les régions où les républicains sont bien installés à l’époque (Midi).
Idée: écarter les agents qui ont manifesté des opinions républicaines. Il s’agit surtout des
membres du corps préfectoral. On l’épure.
De plus les instituteurs laïques sont touchés par les idées républicaines, à cet égard, une des lois
les plus importantes de la seconde république (loi Falloux du 15 mars 1850 qui autorise
l’enseignement privé, et soumet les maîtres de l’école publique au contrôle de l’autorité
religieuse). Cette surveillance va entraîner dans le corps enseignant élémentaire un fort
anticléricalisme.
Au point de départ de cette mesure se trouvent les élections partielles de mars 1850,
élections ayant pour but de remplacer les députés républicains exclus de l’assemblée pour avoir
participé à la journée du 13 juin 1849. Ce sont encore en général des républicains qui sont élus. La
conséquence en est que la majorité royaliste est persuadée qu’aux prochaines élections générales
de 1852, on risque d’avoir une majorité républicaine si on ne prend pas de mesure adéquate.
La mesure en question va consister à écarter du droit de suffrage les électeurs suspectés
d’apporter leur voix aux républicains. Cette mesure est prise par une loi du 31 mai 1850, elle
dispose que pour être électeur il faudra désormais remplir deux nouvelles conditions:
payer un impôt direct.
résider depuis au moins trois ans dans sa commune.
L’aspect pratique de cette deuxième disposition est d’écarter du corps électoral toute la
population migrante. À l’époque on a de nombreux travailleurs migrants sur de grands chantiers,
les chantiers de chemins de fer. Ces électeurs sont pour la plupart sensibles aux opinions
républicaines.
Le corps électoral passe alors de 9 millions 600 000 à 6 millions 800 000 personnes (près d’un
tiers de moins).
65
Après son élection, LNB nomme un gouvernement de tendance royaliste, il n’a alors pas l’appui de
la majorité à l’assemblée constituante (dominée par les républicains modérés). Après l’élection de
l’assemblée législative, qui voit les royalistes l’emporter, le gouvernement peut désormais
s’appuyer sur cette majorité royaliste, et prends ses distances par rapport au Président.
Ce dernier n’admet pas cette volonté d’indépendance, ne veut pas de cet écartement de son
autorité, notamment en matière de politique étrangère. C’est pour cela que le 31 octobre 1849 que
LNB remplace ce gouvernement par un nouveau dont les membres partagent son opinion. En
agissant comme cela, on peut dire que LNB impose sa propre interprétation de la Constitution. Il
rejette manifestement le parlementarisme au profit d’un régime de séparation stricte des pouvoirs:
le gouvernement n’est pas responsable devant l’assemblée.
La date est symbolique car il s’agit de la victoire d’Austerlitz, qui fait partie de la «légende
napoléonienne ». Il souhaite donc s’inscrire dans cette légende. Ce coup d’État est suivi de la
proclamation de l’état de siège. Fort habilement, pour amadouer l’opinion publique, LNB
présente son coup d’État (propagande) comme une réaction contre les royalistes; il appelle alors le
« peuple souverain » à trancher le conflit entre l’assemblée et lui-même, ceci au moyen d’un
plébiscite.
Réaction de l’assemblée:
Les députés royalistes, qui constituent la majorité à l’assemblée, réagissent mollement, et en dépit
de cela plusieurs d’entre eux sont emprisonnés. De façon générale on remarque que la population
parisienne réagit assez peu. C’est en province que l’on trouve des réactions importantes, armées, à
ce coup d’État. Elles ont lieu dans les régions déjà gagnées à la République (Midi). LNB est alors
suffisamment puissant pour organiser son plébiscite, qui va en réalité permettre un changement de
régime quasi immédiat. Si l’Empire n’est proclamé qu’un an seulement après le coup d’État, en
réalité le nouveau régime s’installe dès le lendemain du coup d’État.
L’Empire autoritaire est terne sur le plan politique, mais brillant en matière économique et de
politique étrangère.
C’est à cette époque que se développe en France la Révolution Industrielle. L’Empire libéral par la
suite connaîtra une véritable évolution politique.
I- L’empire autoritaire:
66
1/ Le plébiscite du 21 décembre 1851:
Le but d’un plébiscite est de conforter le chef de l’État dans sa position de force, de confiance des
citoyens.
L’objectif théorique était de faire du peuple l’arbitre du conflit entre le Président et l’assemblée.
En réalité, le plébiscite a pour but d’autoriser LNB a établir une nouvelle constitution, donc de
changer complètement les institutions en place.
Il doit approuver cinq principes qui seront à la base de cette nouvelle constitution:
On procède alors à un plébiscite pour faire confirmer ces principes par le corps électoral. La
participation est très élevée (83%), et le plébiscite est approuvé par 92% des électeurs. Il y aurait
eu des malversations? En réalité il ne semble pas qu’il y ait eu de véritables manipulations des
électeurs. L’opposition à LNB n’a pas pu s’exprimer, car on est encore sous le régime de l’état de
siège, régime annihilant l’opposition…
Les historiens s’accordent pour penser que ce taux d’approbation correspond dans l’ensemble à
ce que pense l’opinion publique de l’époque.
Les électeurs avaient des raisons d’approuver cela. Les électeurs conservateurs (pour les
royalistes aux législatives, pour LNB aux présidentielles), voient ici le moyen d’assurer l’ordre
public et la stabilité sociale. Un régime stable devrait permettre la croissance économique. Les
électeurs populaires, notamment ceux écartés par la loi de 1850 à l’origine, attendent de LNB qu’il
relance l’économie et donc l’amélioration de leur pouvoir d’achat.
Cette constitution met en œuvre les principes du plébiscite. Les institutions sont proches de celles
de l’Empire et du Consulat.
a- L’exécutif:
Il est détenu par le Chef de l’État. En effet, les ministres ne sont considérés que comme « des
moyens de gouvernement ». On conçoit alors qu’ils n’aient en principe aucune autorité politique. La
prééminence du Président se marque par le fait qu’il est le seul responsable devant le peuple
souverain. Cette responsabilité du chef de l’État ne peut être mise en œuvre que par le
plébiscite. Il n’y aura pas de réélection du Président, seul le plébiscite permet de mettre en cause
sa responsabilité.
b- Le législatif:
Le législatif est « morcelé entre plusieurs assemblées ». Assemblées aux pouvoirs limités.
Le premier organe est le Conseil d’État, il est considéré avant tout par LNB comme un organe
d’élaboration de la loi. Son personnel est épuré et on y nomme des gens fidèles à LNB. Il sera donc
un organe docile.
Le deuxième organe est le corps législatif qui ne comporte que 260 députés. Ses pouvoirs sont
très limités, il discute et vote la loi en théorie. Il n’a pas en particulier l’initiative de la loi (réservée
au chef de l’État) et ses propositions d’amendement doivent être présentées au Conseil d’État. Il
peut donc en définitive seulement accepter ou rejeter la loi en bloc. En général il adoptera la loi.
Le troisième organe est le Sénat, composé de 80 membres nommés à vie. La fonction essentielle
du Sénat, comme sous Napoléon 1er, est de contrôler la constitutionnalité des lois. On peut penser
que ce contrôle de constitutionnalité serait assez dénué d’effets pour la simple raison que tout le
processus législatif est entre les mains de LNB, comme c’était le cas déjà avec Napoléon 1 er sous le
Consulat. Enfin, il peut voter des Sénatus Consultes, qui viennent réviser la Constitution.
3/ Le rétablissement de l’Empire:
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commentaire est identique que pour les chiffres du premier plébiscite.
LNB, devenu Napoléon III par le plébiscite du 21 novembre 1852, va instaurer un régime
autoritaire s’inspirant du régime instauré par son oncle.
Cela a pour effet d’abord de porter atteinte aux libertés publiques. Il s’agit d’abord d’une atteinte
à la sûreté individuelle, considérée comme un des piliers des droits de l’individu selon les
principes de la Révolution. Elle n’est ici plus garantie: un individu peut être privé de liberté par une
simple décision administrative, sans intervention de la justice (procès etc.). Les clubs politiques
sont interdits. Des mesures draconiennes viennent encadrer la liberté de la presse. Celle qui est
visée est essentiellement la presse d’opinion (politique). Au contraire, Napoléon va encourager le
développement de la grande presse non politique: économie, loisirs etc. Les tirages en sont
importants et la diffusion aussi.
La presse politique, victime du système, est désormais soumise à l’autorisation préalable
(système mis en place déjà au début de la Restauration). Conséquence directe de cela: les journaux
républicains sont systématiquement interdits. On rétablit alors aussi les contraintes financières,
notamment le droit de timbre et de cautionnement, une taxe postale est instaurée. On
incite les journalistes à pratiquer l’autocensure.
On pratique aussi le système de l’avertissement, destiné à produire mécaniquement
l’autocensure. Lorsqu’un journal publie une opinion qui déplait au gouvernement on lui envoie un
avertissement. En cas de deuxième avertissement le journal est suspendu pendant un certain
temps, enfin, en cas de troisième avertissement, le journal est supprimé.
À ces contraintes s’ajoute une contrainte « positive » reprise de l’époque de Napoléon 1er:
l’obligation pour les journaux de transmettre aux lecteurs l’information officielle et de faire de la
propagande pour le gouvernement.
Les élections ont lieu au SU et ont pour but d’élire les membres du corps législatifs (députés). Il
faut noter que Napoléon III conçoit ces élections comme une forme de plébiscite.
Les candidatures aux élections restent libres et il n’y aura pas de manipulations ouvertes des
électeurs. Cependant le système électoral mis en place va favoriser les candidats de l’Empereur.
C’est ce qu’on appelle le système de la candidature officielle. On va désigner le candidat pour
lequel doivent voter les électeurs: il est appelé le candidat officiel, aidé par plusieurs moyens. Il à
droit à une affiche blanche (pour que les cons d’illettrés le reconnaissent), il est aidé par
l’administration, notamment les préfets, car l’administration doit inciter les électeurs par divers
moyens à voter pour le candidat officiel. Ce candidat bénéficie aussi de la situation des candidats
d’opposition: ils sont très gênés, ne pouvant pas s’appuyer sur des associations politiques (car
interdites), et ne bénéficiant pas de la liberté de la presse. Dans ces conditions on comprend
pourquoi les élections législatives constituent de véritables plébiscites.
En effet, on constate qu’en 1852, à l’occasion des premières élections au corps législatif, seuls
trois opposants sont élus sur 260 députés! Les suivantes ne donnant que 5 opposants.
La période de l’Empire autoritaire n’a pas véritablement permis l’existence d’une véritable vie
politique. La première raison en est l’effacement presque complet de l’opposition. Sauf ceux qui se
rallient à Napoléon, les royalistes se retirent complètement de la vie politique. À gauche la situation
est différente, car les Républicains ont été « mis hors d’état de nuire », ne peuvent plus exercer
d’activité politique: exil etc. Pour ceux qui restent ils n’ont pas de soutien des journaux etc.
- La liberte d’expression des deputes pdt les debats est tres reduite : ils n’ont pas le droit
de s’ecarter de l’ordre du jour. Si un depute s’ecarte de l’ordre du jour, on le rappelle à l’ordre du
jour.
- Les debats du parlement ne peuvent pas etre publies par la presse, ms seulement un
resume publie à l’initiative du gvt. Pb souleve des 1789. pas de publicité des debats
parlementaires.
68
Introduction : les raisons et les consequences de la liberalisation
En 1860 napoléon 3 prend la decision innatendue de l’opinion publique et des partis de l’opposiiton
de liberaliser les regimes politiques.
La raison essentielle de cela est proprement politique : à cette époque, le regime de napoleon 3 est
en train de perdre certains soutien ds l’opinion pub, et pr compenser cette perte de soutien
napoleon 3 va rechercher d’autres appuis, ds d’autres partis de l’opinion publique.
A cette epoque, napoleon 3 est en train de erdre 2 appuis jusque là tres importants pr lui :
- celui du clerge catholique et les catholiques en general : napoleon 3 intervient activement pr
favoriser l’unification politique de l’Italie (la savoie en est une recompense), et cette intervention
nuit au pape à Rome, et comme le pouvoir du pape est menace les catho en veulent à napoleon 3.
- celui des entrepreneurs, commercants, negociants, dont les interets jusque là etaient proteges
par une politique de protection douaniere. On abandonne cette politique au traite de libre echange
passé en 1860 avec l’angleterre, qui a une avance eco et indus importante sur la franc eà l’epoque.
Ce traite permet de fair eintroduire en France des produits anglais bon marche, qui concurrencent
les produits français qui sont plus chers.
Pour compenser cette perte de soutien, napoleon 3 va chercher des soutiens ds 2 autres secteurs
de l’opinion :
-les ouvriers, qui beneficient du traite du libre echange ac l’angleterre. En 1864, napoleon 3
accorde aux ouvriers le droit de greve, jusque là jamais accordé depuis la revolution. A l’epoque on
parle de droit de coalition.
- la gauche republicaine, qui est seduite par la politique italienne de napoleon 3 (favorise les
republicains en Italie). Napoleon 3 va essayer de la seduire par des reformes liberales de la vie
politique. Cette politique de liberalisation a eu cependant des effets pervers pr napoleon 3 : les
opposants à napoelon interpretent les mesures liberales comme des signes de faiblaisse de
napoleon 3, ils vont donc faire pression sur lui pour accentuer la liberalisation.
consequence : si napoleon 3 qui rpend l’intiative de la liberalisation, ensuite peu à peu il a
veritablement la main forcee sous l’opinion publique qu’il va accentuer la liberalisation.
C’est l’octroi au parlement d’un droit d’adresse, en reponse du discours annuel de l’empereur au
discours du corps legislatif : le parlement pourra dc presenter ces reflexions sous la forme d’une
adresse, preparee lors d’un debat au sein du parlement. L’adresse ne peut pas etre suivie par un
vote de defiance au gvt. Le droit d’adresse a une consequence tres interessante : il est prepare par
un debat et cela permet de créer une opposition interne au regime, qu’on va appeler l’ « opposition
dynastique ».
Les opposants interpretent les mesures de liberalisation comme un signe de faiblaisse politique de
napoleon 3. A l’occasion des elections de 1863, les opposants forment une coalition electorale pr
etre plus forts face aux bonapartistes. Ils se donnent le nom de « parti de la liberté », composé d’un
petit nbre d’orleanistes et surtout des republicains.
cette coalition remporte 30% des voix.
Cette nouvelle phase s’explique en partie par de graves echecs de politiques etrangeres subis par
napoleon 3. Pr accentuer leur pression sur le regime ils de, ils reprennent à leur compte les
exigences presentees des 1864 par un opposant qui va devenir tres celebre au debut de la 3e
republique, qui est Tiers. (orleaniste et à l’epoque depute) Tiers a declare que le regime devait
accorder les 5 libertes necessaires, dont la liberté individuelle, la liberte de la presse, et la liberte
electorale.
69
1/ les reformes
Le corps legislatif reçoit en 1867 le « droit d’interpellation », qui permet aux deputes d’interroger
regulierement les ministres sur leur activite, permettant de controler regulierement l’action du gvt.
Or, cela ne permet tjs pas de voter la defiance au gvt.
On retient :
- on accorde le droit d’organiser des reunions electorales
- on relache les contraintes sur la presse, les journaux : l’autorisation prealable est
remplacee par la simple prealable ; le systeme des avertissements est supprime.
consequence : les journaux d’opinion vont profiter de ces mesures pr se developper et des
progres de l’industrialisation de la presse (revolution industrielle).
reduit bcp le prix des journaux
journaux plus accessibles. Desormais le journal peut etre achete au numero. De plus,
l’alphabetisation est moindre.
Le systeme de la candidature officielle est maintenu. Les opposants vont profiter des nvelles
libertes pr gagner de nveaux electeurs : les opposants obtiennent 40 % des voix, pour que 90
sieges pour des deputes, dont 40 sieges pr les orleansites et 30 sieges environ pr les republicains.
70
pr but de raffermir le pouvoir de l’empereur.
On demande aux electeurs de ratifier les reformes liberales menees depuis 1860. 6n voit mal
comment un electeur liberal pourrait voter « non ». Mais d’un autre cote, repondre « oui » c’est
raffermir le pvr de l’empereur et dc limiter le sens des reformes et dc limiter l’instauration d’un
regime parlementaire. C’est dc une sorte de piege pr les electeurs, et les opposants (roayalistes et
republicains) demandent aux electeurs de voter « non ».
les gdes villes repondent « non » en majorité, car le plus souvent elles sont favorables aux
republicains.
au contraire, napoelon 3 est encore largement soutenu par les campagnes car il y a une forte
influence des autorites adminsitratives qui execent une pression sur les electeurs, ms aussi parce
que napoleon 3 a bcp ameliore l’equipement ds les campagnes, et la population rurale est encore
tres importante à l’epoque.
Le « non » est majoritaire que ds les campagnes deja dominees par les republicains, sur le bord de
la mediterannee et ds la vallee du rhone.
Or, en fait la question de l’evolution du regime ne sera en fait resolue car la vie du regime va etre
brutalement interrompue devant l’armee de la Prusse. (la France est entree en guerre contre la
Prusse en juillet 1870 et connaît dc une defaite au bout de qqs semaines, puisque le 2 septembre
une partie de l’armee capitule à Sedan, et à cette occasion napoleoon 3 est capture par l’armee
prussienne.)
La 3e republique est le regime politique le plus long qu’est connu la France depuis la revolution.
Ce regime en effet dure de 1870 à 1940, jusqu’à la defaite de la France face à l’Allemagne nazie.
Etant donne la duree de ce regime, on comprend que l’histoire de ce regime n’a pas été homogene,
d’autant plus qu’au milieu de cette periode on trouve la 1ere guerre mondiale, durant laquelle la
vie politique a pris une forme assez particuliere.
Curieusement, ce regime pourtant tres long est tres stable et n’a pas connu de veritable evolution
constitutionnelle : il n’est vmt fonde sur une veritable constitution, ms seulement sur la
combinaison de 3 lois constiutionnelles votees en 1875 qui ne reglent qu’une partie de
l’organisation et du fonctionnement du regime.
Ce regime a mis lgt pr s’etablir : il a fallut au moins 5 ans, (1870-1875) : periode d’incertitude, on
s’est mm demande si on allait pas reinstaurer la 3e republique.
On constate que les republicains moderes l’emportent sur les republicains radicaux.
Ces 2 gpes, comme on l’a vu en fevrier 1848, se mettent d’accord immediatement pr former un gvt
provisoire, qui prend le nom tres significatif de « gvt de la defense nationale » (guerre contre la
prusse pas terminee).
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- 2e phase : le gvt provisoire se rend compte que la resistance est vaine, surtt quand on voit
que les habitants de la campagne y sont hostiles. (gvt occupe les campagnes pr la guerre).
le gvt se resigne à signer un armistice (militaire, pas de paix) ac le gvt prussien, à l’epoque
dirige par Bismarck.
Cette periode est marquee en particulier par un conflit au sein du gvt provisoire entre les
republicains moderes, et les republicains radicaux.
Cette opposition est illustree par la politique menee par Gambetta.
En effet, le gvt a decide d’envoyer certains minsitres en province au cas où Paris serait occupee par
l’adversaire.
Or, parmi les ministres envoyes en province, le + dominant est Gambetta, qui est republicain
radical : il veut resister à tt prix à l’ennemi + il veut se debarasser de tous les restes du II empire.
Gambetta decide d’ecarter d’elections legislatives eventuelles tous les candidats officels du II
empire pr n’admettre que des candidats republicains.
les ministres moderes restes à Paris sont choques par son procede qu’ils jugent
antidemocratique.
ce conflit aboutit au renvoi de Gambetta du gvt.
Apres la signature de l’armistice du 28 janvier 1871, Bismarck poursuit des negociations de paix et
pr cela il exige la formation d’un gvt representatif, s’appuyant dc sur une assemblee.
on va donc elire la 1ere chambre de la 3e republique, a laquelle on va donner le donner
d’ « assemblee nationale ».
Les republicains regrettent rapidement ce systeme electoral car ds les campagnes conservatrices
les villes republicaines sont completement noyees au sein des electeurs cosnervateurs. La
population va dc elire un conservateur et un republicain, ce qu’elle va regretter ensuite.
Les electeurs ont été traumatises surtout ds les campagnes par la guerre qui vient de se
terminer, ils ont perdu les notables bonapartisites pr lesquels ils votaient autrefois, et ils vont se
retourner du cote des notables traditionnels, qui sont des royalistes.
Bcp sont des proprietaires fonciers qui habitent à la campagne qui exercent une influence directe
sur les electeurs paysans.
Parmi ces 400 deputes, on compte 225 nobles.
Cette assemblee est l’assemblee française qui a ete composee le plus de nobles.
Ils ont ete favorables à la paix, et en ce qui concerne le regime ils ne disent rien et ne parlent pas
immediatement de leur souhait du retablissement de la monarchie.
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Tiers est choisi comme homme providentiel, ceci en focntion de sa position sur l’echequier
politique : il est d’un cote orleaniste, ms en mm temps il s’est ralié à la republique.
De ce fait, il a une tres forte autorite, notamm parce qu’en 1790 il s’est opposé à la declaration de
guerre contre la Prusse.
Contrairement aux apparences, les mots « republique franaçaise » ne tranchent pas la question du
regime. L’assemblee en effet, ds sa majorite royaliste, considere la republique comme un simple
etat de fait, et c’est dc un regime provisoire en attendant le retablissement de la monarchie.
La formule citee precedemment instaure une sorte de regime parlementaire ms ds lequel le chef de
l’etat, cad Tiers, a uen forte position. C’est lui en effet qui nomme les minsitres ms c’est lui aussi
qui preside le conseil des ministres ≠ principes du regime parlementaire.
C’est là le point de depart d’une tradition proprement franaçaise : le president a constammt preside
le conseil des ministres. On a abandonne cette expression sous la Ve republique pr parler de 1er
minsitre.
C/ La Commune de Paris
L’assemblee et le gvt ce sont installes finalement non pas à Paris ms à Versailles car l’assemblee
considere Paris comme une ville revolutionnaire, d’autant moins que les royalistes savent qu’on ne
pourra pas proclamer la restauration de la monarchie à Paris.
De fait, ces craintes vont se reveler exactes puisqu’on va deboucher sur une insurrection : la
Commune.
Cause 1ere : capitulation de la fce devant l’armee prusse : paris a connu un siege extremement
rigoureux pdt l’hiver. La fce convient de passer un armpistice et laisse l’armee prussienne de
rentrer ds la capitale.
Ceux qui ont souffert du siege ont le sentiment de s’etre battuset d’avoir souffert pr rien ; ils ont
tendance à considerer le gvt comme traitre à la patrie.
Le mvt insurrectionnel apparaît donc comme un mvt patriotique, on rpesente dc les conservateurs
(royalistes) comme des anti patriotes. Le patriotisme est ici alors d’extreme gauche.
C’est etat d’esprit patriotique et de ressentiment envers le gvt est incarne par un organe, le comite
central de la garde national, sorte de milice néee sous la revolution et qu’on trouve ds les villes qui
assure l’ordre public (de gauche) demande à la population de resister et de conserver ses armes au
moment où le gvt le 18 mars de desarmer la population.
Commune : 2 references :
- reference à la revolution de 1789, la commune insurrectionnelle de paris qui s’etait
formee apres la chute de la royaute en 1792. tradition des sans-culottes.
- Reference bcp + ancienne au mvt communal qui remonte au Moyen Age, etant un mvt
d’emancipation des villes par rapport aux seigneurs idee d’autonomie tres forte des
communes ds le pays.
En effet, la Commune declara : « l’autonomie absolue de la Commune etendue à ttes les localites
de France »
les membres de la commune de paris veulent qu’elle se generalise à tte la Fance
rappelle revolution municipale des villes de 1789.
tendance federaliste.
On decide dc d’elire une Commune le 26 mars, qqs jours apres le debut de l’inssurrection. Election
= taux d’abstention relativement importante (50%) s’explique par le fait qu’une partie de la
population, effrayée par l’inssurrection, a quitte la ville (bourges).
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Les elections vont donner un resulat favorable aux insurges.
Les historiens distinguent traditionnellement 2 courants parmi les communeux :
- le courant des Jacobins : mvt centralisateur ≠ socialiste ms republicain, qui prone la
dictature. Ils ont l’impression d’etre retounes en 1793, c’est eux qui vont demander la
necessite d’un comite de salut public.
- le courant federaliste : au sens que la patrie doit etre fondee sur la federation, la
cooperation des communes, qui forme la nation. systeme ultra decentralise. On y trouve
les socialistes et mm des internetionalistes car ce courant est favorable que ce systeme des
communes s’installe à l’etranger.
Le mvt de la Commune reprend la tradition des sans culottes car attaches à la petite propriete et à
assurer la subsistance des + pauvres : la Commune essaie dc de mener une politique sociale pr
assurer la subsistance des + pauvres.
On constate que les membres elus de la Commune sont en general des petits bourgeois, parmi les
dirigeants de la Commune il y a donc peu d’ouvriers.
Au bout du compte, on peut considerer que cette tradition sans culotte, loin d’etre un mvtr
novateur, est une forme d’inssurrection qui se rattache au passe : elle est la derniere manifestation,
ressurrection de la revolution française.
Le gvt de Verssailles va dc lancer une offensive contre la Commune : les combats entre les 2 parties
vont etre acharnes et vont se terminer de façon sanglante, cf « la semaine sanglante », et on
aboutit à un bilan extremement lourd : chez les Communeux on compte environ 30 000 morts à la
fin de « la semaine sanglante », à la suite de veritables executions. Il y a eu de tres importants
actes de vandalisme par des Communeux (politique de la terre brulee) dont le Palais des Tuilerie et
l’Hotel de Ville de Paris (traditionnelement le siege des revolutionnaires) les Communeux veulent
rester ds la properite.
La repression a finalement pr effet, effet recherche par le gvt de Verssailles, de mettre fin au mvt
ouvrier ( dont le mvt socialiste) au moins pdt une dizaine d’annees.
Les provinciaux, à la difference de ce qu’on avait vu lors des journees de juin de 1848, n’ont pas
craint une revolution generale ds le pays, il n’y a pas eu de « peur sociale » gfeneralisee ds le pays.
La Commune et son echec ont eu pr effet de renforcer la Republique en France :
- les personnes attachees à la republique (republicains de province) considerent la
Commune comme un mvt anormal republicain, exacerbe : certains on parle du « parti
insensé ».
- les paysans conservateurs qui ne sont pas encore republicains, seduits par la
republique en raison mm de l’echec de la commune car ils constatent que les deputes et
les dirigeants du gvt republicains de versailles se sont eloignes de la Commune, et
considerent qu’en reprimant la Commune, le gvt de la republique a renforce la situation.
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L’extreme gauche, relativement importante et disloquee par la repression, a considere la Commune
comme une sorte de parenthese malheureuse ds l’histoire politique et non comme une element
d’avenir.
B/ La republique conservatrice
Pourquoi les royalistes qui dominent l’assemblee nationale n’ont pas reussi finalement
ds leurs objectifs à retablir la royaute ?
2e raison : + fondamentale : la division entre courants antagonistes, les legistismes d’un cote et
les orleanistes de l’autre. Cette division sur le plan social, ces 2 courants sont egalement
conservateurs (veulent maintenir le pvr des notables et des proprietaires fonciers). Sur le plan
politique il y a une divergence tres importante entre les 2 courants : les orleanistes sont des
liberaux, ils sont attaches à la DDHC de 1789 et veulent instaurer un regime parlementaire. Au
contraire, les legitimistes sont rattaches encore à l’Ancien Régime, et pr eux le roi devrait s’il etait
restaure exercer un veritable pouvoir et non pas dc etre simplement le monrque d’un systeme
constitutionne de regime parlementaire. Ils sont dc contre les systemes de contre poids.
2/ LA presidence de Thiers
Cette expression de « president de la republique » peut sembler paradoxale puisque encore une
fois l’objectif de la majorite des deputes est de restaurer la royaute. Ce paradoxe s’explique par le
fait que les deputes ne considerent pas qu’on s’engage pr autant à raffermir la Republique, ms surtt
qu’en votant la Loi rivet (chef de l’executif= president de la republique) exerce pr la 1ere fois le
pouvoir constituant en instituant un president de la prepublique, alors qu’une partie des
republicains rejette à l’assemblee le pvr constituant. (car cette derniere est dominee par les
royalistes et cela amenerait à la restauration de la monarchie).En definitive c’est cette mm
assemblee, theoriquement dominee par les royalistes, qui va permettre le vote des 3 lois
ocntitutionnelles de 1875.
La majorite de l’assemblee est inquiete de son cote de l’evolution du regime, et est persuadee
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qu’on risque d’aboutir à une republique radicale, cad dominee par les radicaux.
Cette crainte de l’instauration d’une republique radicale est renforcee par un discours celebre de
Gambetta qu’il prononce en sept 1872 ds lequel Gambetta demande le remplacement des notables
à la tete du pays par ce qu’il appelle « les nouvelles couches ».
Les craintes des conservateurs à l’assemblee vont etre renforcees à la suite d’une election partielle
à Paris en avril 1873 qui voit la victoire d’un modeste institueur radical du nom de Barodet, qui a
remporte cette election face à un ministre conservateur.
A cette epoque, Thiers est considere par les conservateurs comme soutenant les republicains et
apparaît comme un danger pr les conservateurs. Finalement l’assemblee decide de se debarrasser
de Thiers en le poussant à la demission en votant une motion de defiance le 24 mai 1873. Il est
immediatement remplace par un nveau president de la republique, qui est le marechal de Mac
Mahon ; il present eun avantage considerable pr les conservateurs ca ril est royaliste. Son objectif
sera de favoriser un retour à la monarchie.
La 1ere dicision de Mac Mahon en ce sens est de lancer une politique de l’ordre moral, c’est « le
retablissement de l’ordre moral », ms en realite cette politique n’a pas ete tres definie.
Sa politique ne parviendra pas à aboutissement du fait de la trop gde division au sein des
royalistes.
On constate que tandis que l’assemblee vire en qq sorte à la droite, on assite à l’evolution de
l’opinion publique vers la republique.
de façon generale, on peut dire que ds les annees qui suivent la Commune (1871-1875), l’opinion
publique se detache de plus en plus de la majorite royaliste pour se rapprocher des republicains.
L’idee republicaine s’implante de + en + surtt ds les campagnes.
Pour comprendre cette evolution, il faut insister sur le role joué par Gambetta (renforcement de la
republique).
Apres la periode la Commune, Gambetta connaît une evolution tt à fait remarquable : ent ant que
republicain il voulait republicaniser rapidement et de façon absolue le pays et l’etat.
Or, Gambetta à l’experience s’est rendu compte que cette volonte de republicaniser le pays
renconatrait des resistances, dont qqs paysans rattaches à la politiques conservatrice.
Il va dc proposer un nvelle politique qui est de republicaniser à petite vitesse par une politique de
reformes successives.
de fait, cette politique de Gambetta mise en œuvre peu à peu par les republicains ds la periode
qui va suivre va permettre de republicaniser le pays en profondeur.
Galmbetta et ses partisans se rapprochent des repubicains moderes et d’un petit gpe de
radicaux dirige par Clemenceau qui constitue l’extreme gauche ds les campagnes politiques.
Cette évolution vers une « républicanisation » de la société, se confirme au moment des élections
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partielles. On constate que les républicains remportent en général. Parmi ces républicains, nombre
relativement important de radicaux. Cette poussée des radicaux aura pour effet d'inciter les
orléanistes à se rapprocher des républicains modérés. On assiste à ce qu'on appelle « la
conjonction des centres ». Les orléanistes ont remarqué qu'il vaudrai mieux en attendant la
monarchie, de favoriser la république (la consolider). Or, un autre phénomène renforce cette
tendance : les candidats bonapartistes connaissent des succès remarquable. Cela peut sembler un
paradoxe, mais la « démocratie bonapartiste » n'est pas entièrement morte malgré la mort de
Napoléon III. Légitimistes s'allient avec les bonapartistes (à vérifier)
La période qui va de l'élection de MacMahon au vote des lois constitutionnelles de 1875. Cette
période voit le débat politique centré sur la question du régime politique mais ceci se passe dans
un contexte où l'opposition est exacerbée. L'idée de restauration du roi est abandonnée, du moins
pour le moment, car le duc de Chambord (Henri V) s'obstine dans le refus du drapeau tricolore,
seul le drapeau blanc est la vrai marque de la royauté. Les orléanistes ne le considère plus
comme candidat sérieux et par conséquent on cherche un régime d'attente : la République. Les
légitimiste passent dans l'opposition et ne joueront plus un rôle important.
Les orléanistes se rallient donc à l'idée de République en se rapprochant des républicains modérés.
Ce processus s'est déroulé en plusieurs phases. La 1ère phase de la marche vers la république est
le vote de la loi du Septennat du 20 novembre 1875 : cette loi confie la présidence à MacMahon
pour 7 ans. C'est une période d'attente, on y « espère » la mort du Duc de Chambord.
Cette loi prévoit la réunion d'une commission constitutionnelle qui doit être chargée de préparer les
nouvelles institutions. Sa lenteur (car on veut éviter la République) a été critiquée (« Retour du
Lys » en comparaison avec le lent retour d'Ulysse).
La loi du Septennat accorde la présidence de la République à titre personnel. Elle ne crée pas la
fonction de président de la République. Le débat politique va alors porter sur ce caractère
impersonnel. C'est l'objet de l'amendement Wallon. Cette loi édicte la fonction de la présidence de
la République « Le président de la République [...] est élu par le Sénat et la Chambre réunit en
assemblée générale. ». On crée un organe proprement républicain. De plus, ces 2 chambres
n'existaient pas, car vont être créées prochainement. L'amendement fut voté à 1 voix de
différence, grâce à la « conjonction des centres ». Ce fait (seulement 1voix) fut coulé beaucoup
d'encre, mais marque néanmoins la progression constante de la majorité républicaine. De plus en
plus d'orléanistes rejoignent la majorité républicaine.
Compromis entre orléanistes et républicains modérés. Cette loi peuvent donc être interprétée dans
un sens monarchique. Ainsi, le président de la République peut être remplacé par le roi. Ces 2
courants ont des points communs, dans le sens où ils veulent instaurer un régime libéral et
parlementaire. C'est ainsi que 3 lois sont votées entre février et juillet 1875 :
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• La loi du 16 juillet 1875 sur les rapports des pouvoirs publics.
• Le pouvoir législatif : confié à deux chambres, ce qui marque un écart avec la tradition
républicaine, qui critique le bicamérisme. Le nom de Chambre des députés vient de la
charte monarchique de 1914, et le Sénat qui vient de Napoléon (Pas de nom typiquement
républicain comme l'assemblé nationale).
- La chambre des députés : élue au SUD, il faut avoir minimum 25 ans pour être
député et 21 ans pour voter. Pour voter il faut également être un homme, avoir une
résidence dans sa commune depuis au moins 6 mois et il ne faut pas être militaire
(on pense que l'armée doit rester hors de la politique).
Dans les lois, il n'est pas fait mention de ce qu'on appellera par la suite, le président du conseil, car
c'est en principe seul le président de la République qui détient l'exécutif. En réalité les ministres
vont formés un véritable gouvernement : celui qui fera fonction de chef de gouvernement, on lui
donnera d'abord le nom de vice président du conseil (Président de la République = Président du
conseil!).
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Ce régime prend l'apparence d'un régime parlementaire, mais une question n'a pas été
tranchée : gouvernement dualiste ou moniste?
C)Les élections.
Élection du sénat : tout d'abord celle des 75 sénateurs inamovibles, qui sont élus par la vielle
assemblée nationale. Résultat sera une surprise, car les orléanistes étaient persuadés que
l'Assemblée Nationale élirait des gens du centre. Cela n'a pas marché car les légitimistes ont trahi
les orléanistes en votant pour des républicains plutôt que de voter pour des royalistes orléanistes
(politique du « pire »). 62 sénateurs seront républicains et le reste légitimistes.
Tandis que les 225 sénateurs élus : corps électoral conservateur donne raison aux orléanistes.
L'élection au SUD est uninominale dans le cadre des arrondissements. S'oppose au scrutin de liste.
Ceci est à l'avantage des conservateurs, parce que ceux ci pensent, que cela augmente l'influence
des notables traditionnelles sur les électeurs.
En raison de l'évolution de l'opinion publique, il résulte des élections que les républicains
l'emportent avec plus de 350 sièges contre environ 160 sièges aux conservateurs dont beaucoup
de bonapartistes.
Situation qui rappelle celle de la seconde république (mais en inversé), avec un président royaliste
face a un parlement dominé par les républicains.
MacMahon était chargé de former un gouvernement, or, d'une certaine façon, il joue le jeu du
régime parlementaire, notamment en plaçant un républicain modéré (ancien orléaniste
néanmoins), qui correspond à la majorité républicaine du parlement : Dufaure. Gouvernement
parlementaire. Mais Dufaure ne se contente plus du titre de « vice président du conseil », et il est le
premier chef de gouvernement à prendre le nom de président du conseil. Comme c'est le président
qui préside le conseil, ce titre n'est pas justifié, mais selon Dufaure, cela représente que le
gouvernement devient assez autonome par rapport au président de la république et l'on voit en
quelque sorte que le gouvernement est dirigé par le président du conseil, et qui est placé en
intermédiaire entre le président et le parlement.
Le gouvernement Dufaure présente une double responsabilité politique. Cependant les événements
vont prendre une tournure critique : la crise du 16 mai 1877. Cette crise va décider du sort du
régime politique et va implanter de façon définitive la république en France.
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« le cléricalisme, voilà l'ennemi ».
(L’intervention du clergé dans la vie politique). Désormais, les républicains mettront une oeuvre
constamment, une politique anti-cléricale. Dans ces circonstances où l'Église est attaquée,
MacMahon accuse Jules Simon d'être complaisant à l'égard des républicains. Le 16 mai, le général
adresse une lettre de blâme à son président du conseil, Jules Simon. Dans cette lettre, MacMahon
estime qu'il a une responsabilité devant la Nation. Que peut on penser de cette déclaration? Elle
n'est pas fondamentalement contraire aux lois constitutionnelles dans la mesure où le président
détient le pouvoir exécutif et où il est susceptible d'être réélu, mais quand même critiqué.
Ce qui est surtout mis en cause, c'est l'interprétation de ce qu'on appelle la constitution par les uns
et par les autres. MacMahon en effet, maintient l'idée d'un parlementarisme dualiste (double
responsabilité).
Dans ces circonstances, MacMahon accepte la démission de Jules Simon qui s'est senti rejeté et le
remplace non plus par un républicain mais par un chef royaliste : Albert de Broglie. Le maréchal se
heurte à l'hostilité de la chambre des députés car elle considère qu'il est illégitime (de Broglie).
Impasse...
La crise va alors rebondir au profit des républicains notamment a l'occasion d'un discours de
Gambetta : « Quand la France aura fait entendre sa voix souveraine, il faudra se soumettre ou se
démettre ».
31 octobre 1877, ces élections sont favorables aux républicains. Cette victoire peut avoir 2
interprétations :
René Rémond estime que les électeurs ont voulu résoudre le débat sur le caractère dualiste ou
moniste du régime parlementaire. Ils ont opté pour le caractère moniste. Cela est discutable car le
vote des électeurs a été essentiellement politique : c'est par conviction républicaine que les
électeurs ont voté pour une majorité républicaine.
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