Exercices sur les polynômes en mathématiques
Exercices sur les polynômes en mathématiques
Polynômes
Exercice 1. ˇ “)
Montrer que les polynômes périodiques sont les polynômes constants.
Exercice 2.
Soit P = X 3 + 1. Déterminer quatre diviseurs de P dans R[X] ayant des degrés deux à deux distincts.
Exercice 3. (Mines-Ponts 71-72)
Sous quelles conditions sur (n, p, q) ∈ N × Z2 le polynôme P (X) = X 2n + pX n + q est-il divisible par
X2 + X + 1 ?
Exercice 10.
Trouver P ∈ C[X] tel que P (X 2 ) + P (X)P (X + 1) = 0.
Exercice 11.
n−1 kπ
Décomposer P (X) = 1+X +· · ·+X n−1 en produit de polynômes irréductibles. En déduire .
Q
sin
k=1 n
2 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
Soient U, V ∈ K[X] non constants. On pose Pk = U k V n−k . Montrer que (P0 , . . . , Pn ) est libre . . .
1) lorsque U ∧ V = 1.
2) lorsque (U, V ) est libre.
Exercice 27.
Soit n ∈ N. Montrer qu'il existe un unique polynôme P ∈ C[X] tel que
Xn
P − P0 = deg P = n.
n!
de Kn [X].
(Utiliser l'opérateur ∆ de l'exercice précédent)
3 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
Chercher Ker Φ et Im Φ.
Exercice 32. A3 + B = C 3 + D
deg A = deg C = m
Soient A, B, C, D ∈ R[X] tels que : deg B < 2m, deg D < 2m
3
A + B = C 3 + D.
Montrer que A = C et B = D.
Trouver un contre-exemple avec des polynômes à coecients complexes.
4 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
∞
(On écrit formellement : Φ = ak Dk avec D(P ) = P 0 )
P
k=0
2) Décomposer ainsi l'endomorphisme Φ : P 7−→ P (X + 1).
Exercice 42. P est positif => P + P 0 + P ” + . . . aussi
Soit P ∈ R[X] tel que : ∀ x ∈ R, on a P (x) ≥ 0. Démontrer que : ∀ x ∈ R, on a (P +P 0 +P 00 +. . . )(x) ≥
0.
1
Exercice 43. P (tan α) = Q
cos α i π πh 1
Soit P ∈ R[X]. Existe-t-il Q ∈ R[X] tel que ∀ α ∈ − , , P (tan α) = Q ?
2 2 cos α
Exercice 44. X n + 1/X n = Pn (X + 1/X)
1) Montrer que pour tout entier n ∈ N il existe un unique polynôme Pn ∈ Z[X] vériant :
∀ z ∈ C∗ , z n + z −n = Pn (z + z −1 ).
2) Déterminer le degré, le coecient dominant, et les racines de Pn .
3) Pour P ∈ C[X], on note P̃ le polynôme tel que :
∀ z ∈ C∗ , P (z) + P (z −1 ) = P̃ (z + z −1 ).
Étudier l'application P 7−→ P̃ .
Exercice 45. ˇ “ (d'après écrit ESTP)
Soit n un entier naturel non nul.
1
On note Pn (X) = [(X + i)2n+1 − (X − i)2n+1 ].
2i
1) a) Déterminer P1 et P2 .
b) Vérier que P1 ∈ R2 [X] et P2 ∈ R4 [X]. Sont-ils irréductibles dans R[X].
2) a) Montrer que Pn ∈ C2n [X]. Donner son degré et son coecient dominant.
b) Calculer Pn (i).
c) Prouver par un argument géométrique que les racines sont réelles.
d) Déterminer les racines de Pn .
e) En développant Pn , trouver Qn tel que Pn (X) = Qn (X 2 ).
f ) Déterminer les racines de Qn en fonction de celles de Pn .
n n(2n − 1)
3) Montrer que Sn = cotan2 2n+1
kπ
.
P
=
k=1 3
4) Illustrer graphiquement le fait que ∀x ∈ [0, π2 [, 0 ≤ sin x ≤ x ≤ tan x.
1
En déduire que ∀x ∈]0, π2 [, cotan2 x ≤ 2 ≤ 1 + cotan2 x.
x
1 +∞
P 1
5) Justier la convergence de la série de terme général 2 et calculer 2
.
k k=1 k
5 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
Déterminer tous les polynômes P tels que P (C) ⊂ R puis tels que P (Q) ⊂ Q et enn tels que
P (Q) = Q.
100 k
Exercice 50. ≥ 1 (Ens Ulm-Lyon-Cachan MP∗ 2003)
P
k=1 x − k
100
P k
Montrer que l'ensemble des solutions de l'inéquation ≥ 1 est une réunion nie d'intervalles
k=1 x − k
disjoints. Calculer la somme des longueurs de ces intervalles.
Exercice 52. Diviseurs premiers de la suite (P (n)) (Ens ULM-Lyon-Cachan MP∗ 2003)
Soit P ∈ Z[X] non constant et E l'ensemble des diviseurs premiers d'au moins un P (n), n ∈ Z.
Montrer que E est inni.
6 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
Exercice 3.
On trouve X 3k+1 ≡ X (X 2 + X + 1), X 3k+2 ≡ −X − 1 (X 2 + X + 1) et X 3k ≡ 1 (X 2 + X + 1).
• Si n = 3m, alors X 2n ≡ X n ≡ 1 et 1 + p + q = 0 ⇔ P (X) ≡ 0.
• Si n = 3m + 1, alors X 2n ≡ −X − 1 et X n ≡ X et P (X) = (p − 1)X + (q − 1) et il faut
p = q = 1.
• Si n = 3m + 2, alors X 2n ≡ X et X n ≡ −X − 1 et P (X) = (1 − p)X + (q − p) et il faut
p = q = 1.
Exercice 4.
On doit avoir trois polynômes Q1 , Q2 et Q3 tels que AB = Q1 C , BC = Q2 A et CA = Q3 B .
En posant D = A ∧ B , on a A = DA0 et B = DB 0 avec A0 ∧ B 0 = 1. Alors Q1 C = A0 B 0 D2 ,
Q2 DA0 = B 0 DC et Q3 DB 0 = A0 DC . Donc A0 et B 0 divisent C et C = P A0 B 0 .
Pour que l'égalité soit vériée, il faut que Q1 P = D2 . Donc ∀P diviseur de D2 , le polynôme C = P A0 B 0
P AB
vérie les hypothèses Q81P = D2 et C = 2
.
D
Exercice 5.
On déduit des hypothèses que deg P = 2n et que son coecient dominant est positif.
Par récurrence sur n. h i
Initialisation : On a P (x) = ax2 + bx + c = a (x + ab )2 + ca−b . Comme P > 0, on a ac − b2 > 0 et
2
a2
a > 0, d'où P = Q + R .
2 2
Hérédité : Par récurrence forte sur tous les polynômes de degré pair inférieur ou égal à 2n − 2. Soit p
de degré 2n. On peut toujours écrire P = T Q avec deg T = 2 positif et Q de degré 2n − 2 positif aussi.
On a alors Q = R2 + S 2 et T = U 2 + V 2 . Donc P = (U R + V S)2 + (U R − V S)2 .
Exercice 6.
En posant deg(P ) = n, on trouve n = 2 ou n = −∞. En écrivant P (X) = aX 2 + bX + c, on trouve
4a = 4a2
(
a =1
n
4ab = 4b ⇔ .
4c = b2
b2 = 4c
b2
Donc P (X) = X 2 + bX + et ∆ = 0 d'où une racine double qui vaut 2b .
4
On trouve donc la polynôme nul et les polynômes (X − 2b )2 .
Exercice 7.
Le quintuplet est l'ensemble des racines de P (X) = (6 − X) 5 − 45. Les fonctions symétriques élémen-
taires donnent la somme des racines. Donc P (X) = −X 5 + 65 X 4 + .... Donc a + b + c + d + e = 6.
Exercice 9.
1) Il sut de vérier que Pn (0) = Pn (−1) = 0.
2) Il sut de dériver Pn0 (−1) = −(2n + 2) 6= 0.
3) On cherche Q tel que Pn = (X + X)Q.
2
2n
2n 2n
On a Pn = (X + 1) (X + 1) − 2n
.
2n
P k 2n−k
P 2n−k
P k 2n−k
(−1) X = (X + 1) k X − (−1) X
k=0 k=0 k=0
Pour k = 2n, on a 2n
− (−1)2n = 0. Donc,
2n
"2n−1 #
X 2n
Pn = X(X + 1) − (−1)k )X 2n−1−k
k
k=0
| {z }
=Q
7 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
Exercice 10.
Soit a une racine de P , alors P (a2 ) + P (a)P (a + 1) = 0 ⇒ P (a2 ) = 0. Par récurrence immédiate,
a est racine de P . Pour qu'il y ait un nombre ni de racines, il faut qu'il existe p > q tels que
2n
Exercice 11.
1 − Zn
On utilise la décomposition due à la somme des termes d'une suite géométrique : P (Z) = .
1−Z
Les racines sont les zk = exp( n ) pour k variant de 1 à n − 1.
2kiπ
n−1
Donc P (X) = n )) sur C. Pour avoir la décomposition sur R, on regroupe les conjugués
(X −exp( 2kiπ
Q
k=1
(cas n = 2p + 1 impair) :
p p
−kiπ
(X − exp( kiπ (X 2 + 2X cos kπ
Q Q
P (X) = (X + 1) n ))(X − exp( n )) = (X + 1) n + 1)
k=1 k=1
Or
n−1 n−1
Y 2kiπ Y kiπ −kiπ kiπ
P (1) = (1 − exp( )) = exp( )(exp( ) − exp( ))
n n n n
k=1 k=1
n−1
Y kiπ kπ
= 2n−1 exp( )(−i) sin( )
n n
k=1
n−1
(n − 1)iπ Y kπ
= 2n−1 exp( ) (−i) sin( )
2 n
k=1
n−1
Y kπ
= 2n−1 sin( ).
n
k=1
n−1 kπ n
Or P (1) = n, donc = n−1 .
Q
sin
k=1 n 2
Exercice 12.
1) Les degrés étant distincts deux à deux, (P0 , . . . , Pn−1 ) est une base de Rn−1 [X]. Donc on peut
n−1
Z 1 n−1 Z 1
écrire Q = λk Pk , d'où Q(x)Pn (x)dx = Pk (x)Pn (x)dx = 0.
P X
λk
k=0 −1 k=0 −1
Z 1
2) Comme P0 Pn = 0, alors Pn a au moins une racine dans [−1, 1]. S'il existe α ∈
/ [−1, 1] racine de
−1
Z 1 Z 1
Pn , alors Pn = (X −α)Q avec deg Q < n. D'après ce qui précède, Pn Q = 0 ⇒ (X −α)Q2 = 0,
−1 −1
ce qui n'est pas possible car le polynôme est de signe constant sur [−1, 1].
On utilise la même astuce si Pn a deux racines complexes conjuguées en écrivant Pn = (aX 2 +
bX + c)Q. Et encore la même si Pn = (X − α)Q .
Exercice 13.
P 0 a la même propriété que P (appliquer Rolle entre deux racines consécutives). Par l'absurde, soit
β une racine multiple de P 2 + α2 , alors (P (β) − iα)(P (β) + iα) = 0 donc P (β) = ±iα et comme P est à
8 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
coecients réels, β ∈/ R. De plus, β étant racine multiple de P 2 + α2 alors P (β)P 0 (β) = 0. Ce qui n'est
pas possible car P et P 0 ont toutes leurs racines réelles.
Exercice 15.
On résout tout d'abord sur C, puis sur R et enn sur Q :
• Sur C : On commence par poser Y = X 5 . On factorise Y 2 + Y + 1 = (Y − j)(Y − j 2 ).
Puis X 5 = j ⇔ X = e 5 e 15 1 ≤ k ≤ 5 et X 5 = j 2 ⇔ X = e 5 e 15 1 ≤ k ≤ 5. D'où
2ikπ 2iπ 2ikπ 4iπ
la factorisation sur C :
5 h
Q i(6k+2)π
i(6k+4)π
i
P = X −e 15 X − e 15
k=1
en posant θ = 2π15 .
• Sur Q : Toute factorisation sur Q est est une factorisation sur R, mais comme les cinq polynômes
précédents sont irréductibles, on ne peut obtenir les facteurs dans Q qu'en multipliant des facteurs
précédents. Il faudra donc en regrouper 2 ou 4 car cos(kθ) ∈/ Q pour k ∈ {1, 2, 4, 7}.
Or (X 2 −2 cos(k1 θ)X+1)(X 2 −2 cos(k2 θ)X+1) = X 4 −2(cos(k1 θ)+cos(k2 θ))X 3 +2(1+2 cos(k1 θ) cos(k2 θ))X+
1∈/ Q[X] pour (k1 , k2 ) ∈ {1, 2, 4, 7}2 .
Mais (X 2 − 2 cos θX + 1)(X 2 − 2 cos(2θ)X + 1)(X 2 − 2 cos(4θ)X + 1)(X 2 − 2 cos(7θ)X + 1) = X 8 −
X + X 5 − X 4 + X 3 − X + 1. Ainsi,
7
P = (X 2 + X + 1)(X 8 − X 7 + X 5 − X 4 + X 3 − X + 1)
Exercice 16.
1) P (X) = (X 2 − 1) cos α − 2X sin α et Q(X) = (X 2 − 1) sin α + 2X cos α.
Exercice 17.
Par contraposée, en utilisant P (k−1) (X) = b0 + b1 X + · · · + bn−k X n−k+1 avec 2b0 b2 = ((k − 1)!)2 k(k +
1)ak−1 ak+1 > 0.
• Si b0 6= 0, ...
• Si b0 = 0, ...
Exercice 18.
On pose P (X) = aX 3 + bX 2 + cX + d et on note x1 , x2 et x3 les trois racines de P . On a x22 = x1 x3 .
Donc ax32 = ax1 x2 x3 = −d. On a ax32 + d = 0 et bx22 + cx2 = 0.
• Si x2 6= 0, on obtient ac3 = db3 .
• Si x2 = 0, alors 0 doit être d'ordre au moins 2. Donc d = c = 0 et ac3 = db3 là encore.
Réciproquement,
• Si b = 0 alors c = 0 et les racines de P sont les racines cubiques de −d a . Donc x2 = jx1 et
x3 = j x1 . D'où x22 = x1 x3 .
2
• Si b 6= 0,on pose x2 = −cb et comme b3 = a , on a ax2 = −d et bx2 = −c, donc x2 est racine de
c3 d 3
9 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
Exercice 19.
1) Utilise P ◦ P − P = ai (P i − X i ).
P
√ √ √ √
2) X − 3X + 1 et on trouve quatre racines
2
: 2 − 3, 2 + 3, 1 − 2 et 1 + 2.
Exercice 24.
P (X) = −1+Q(X)×(X −1)n ⇔ (X +1)n | Q(X)(X −1)n −2 ⇔ X n | Q(X −1)(X −2)n −2.
Soit 2 = A(X)(X − 2)n + X n B(X) la division suivant les puissances croissantes de 2 par (X − 2)n
à l'ordre n. On obtient X n | Q(X − 1) − A(X) soit Q(X) = A(X + 1) + X n R(X) et deg(P ) < 2n ⇔
R = 0.
1 n−1
Calcul de A(X) par développement limité : −n
xk + (xn ) donc :
P
= k
(1 + x)n k=0
n−1 n−1
(−1)n X −n (−1)k X k Xk
X
k
A(X) = n−1 k
= Cn+k−1 (−1)n n+k−1
2 k 2 2
k=0 k=0
Exercice 26.
1) T2 = 2X 2 + 1 et T3 = 4X 3 − 2X 2 − X .
2) Par récurrence, deg(Tn ) = n et le coecient dominant est 2n−1 .
3) Par récurrence là encore.
Exercice 27.
n 1
En résolvant le système, on obtient P (X) = Xk.
P
k=0 k!
Exercice 28.
vect(P (X), P (X + 1), . . . , P (X + n)) contient P, ∆P, ∆2 P, . . . , ∆n P donc Kn [X] d'après le thm des
degrés étagés.
Exercice 29.
Déjà il est nécessaire que k = n. Supposant ceci réalisé, la matrice de (P0 , . . . , Pk ) dans la base
canonique de Cn [X] est équivalente à la matrice de Vandermonde de z0 , . . . , zk . Donc une CNS est :
k = n et z0 , . . . , zk sont distincts.
Exercice 31.
Ker Φ = K0 [X], Im Φ = (X − a)Kn−1 [X].
Exercice 33.
n P (k) (n)
Avec la formule de Taylor : P (n + p) = (n + p − n)k ∈ Z[X] et p divise chacun des termes
P
k=0 k!
de la somme.
Exercice 34.
2) Appliquer le 1) à P (X + k).
Exercice
( 37. (
P = a(X 2 + 1) + bX + c P = cos θ(X 2 − 1) + 2X sin θ
⇒
Q = a0 (X 2 + 1) + b0 X + c0 Q = sin θ(X 2 − 1) − 2X cos θ.
P ∧ Q = 1 car ±i ne sont pas racines de P et Q.
Exercice 38.
10 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
Exercice 39.
1) isomorphisme P 7−→ P (X) + P (X + 1).
2) Pn0 = nPn−1 .
n
3) Pn (X + 1) = Cnk Pk (Taylor).
P
k=0
4) Qn (X) = Pn (1 − X) ⇒ Qn (X) + Qn (X + 1) = 2(−1)n X n .
Exercice 40.
1) Bezout généralisé.
3) (1 − X)P 0 − nP (1 − X)n−1 + nQ + XQ0 X n−1 = 0.
n−1
4) P (k+1) (0) = (n + k)P (k) (0) ⇒ P = k
Xk.
P
Cn+k−1
k=0
Exercice 42.
Q = P + P 0 + P 00 + . . . : Q(x) − x → ∞− > +∞, donc il existe α ∈ R tel que Q(α) soit minimal.
Alors 0 = Q0 (α) = Q(α) − P (α) ⇒ min Q ≥ 0.
Exercice 43.
oui ssi P est pair.
Exercice 44.
1) P0 (u) = 2, P1 (u) = u, Pn+1 (u) = uPn (u) − Pn−1 (u).
(2k + 1)π
2) uk = 2 cos , k = 0, . . . , n − 1.
2n
Exercice 45.
1) a) P1 = 3X 2 − 1
b) Non pour le premier qui se factorise en P1 = 3(X − √−1
)(X − √13 ). Pour le second non plus car
3
seuls les polynômes de degré 1 ou 2 avec des racines complexes conjuguées sont irréductibles.
2) a) Degré 2n et coe dominant a2n = 2n + 1.
b) Pn (i) = (−2)n .
c) Si z0 est racine, alors (z0 + i)2n+1 = (z0 − i)2n+1 . Donc |z0 + i| = |z0 − i|, ce qui implique que
z0 ∈ R. (Faire un dessin et pour la preuve, par l'absurde avec z0 = ρeiθ avec θ 6≡ 0 (π))
d) zk (e 2n+1 − 1) = i(e 2n+1 + 1). Donc zk = cotan 2n+1 .
2ikπ 2ikπ
kπ
n
e) Qn = 2n+1
X l.
(−1)n−l
P
2l
l=0
f)Les racines sont les carrés de celles de Pn , i.e. cotan2 2n+1
kπ
. Il n'y en a bien que n car les racines
de Pn sont opposées par paires.
−bn−1 1
3) On utilise les fonctions symétriques élémentaires : Sn = 2n+1
= 2n−2 .
bn 2n + 1
Exercice 46.
3) trivialement vrai ou trivialement faux selon le choix qu'on a fait en 1.
4) Soit Q ∈ C[X] et FQ = {RQ, R ∈ Cn [X]}. On a FQ = {RQ, R ∈ C[X]} de manière évidente,
donc FQ est stable par la multiplication modulaire par X .
Soit réciproquement F un sev de Cn [X] stable par la multiplication modulaire par X . Si (P1 , . . . , Pk )
est une famille génératrice de F alors Q = pgcd(P1 , . . . , Pk ) ∈ F d'après la relation de Bézout et la
stabilité de F donc FQ ⊂ F et Pi ∈ FQ puisque Q divise Pi d'où F ⊂ FQ et F = FQ .
Exercice 47.
11 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
Tout polynôme à coecients complexes non constant est surjectif sur C donc P (C) ⊂ R ⇔ P =a
(constante réelle).
On a par interpolation de Lagrange : P (Q) ⊂ Q ⇔ P ∈ Q[X].
Exercice 50.
100
k
Soit f (x) = . f est strictement décroissante de 0 à −∞ sur ] − ∞, 0[, de +∞ à −∞ sur
P
k=1 x − k
chaque intervalle ]k, k + 1[, 1 ≤ k ≤ 100 et de +∞ à 0 sur ]100, +∞[. Donc il existe 1 < α1 < 2 < α2 <
100
· · · < α99 < 100 < α100 tels que E = {x ∈ R tq f (x) ≥ 1} = ]k, αk ].
S
k=1
100 100
La somme des longueurs est L = k et α1 , . . . , α100 sont les racines du polynôme :
P P
αk −
k=1 k=1
100
Y 100 Y
X 100
X
100 99
P (X) = (X − k) − k (X − i) = X − 2X k + ...
k=1 k=1 i6=k k=1
Exercice 51.
Le sens ⇐ est trivial. Pour le sens ⇒, il sut de vérier la propriété lorsque P est irréductible,
strictement positif sur R+ , et le seul cas non trivial est celui où P est de la forme : P = (X − a)2 + b2 avec
a > 0, b > 0. Dans ce cas, le coecient de X k dans (X + 1)` P (X) est : C`k (a2 + b2 ) − 2aC`k−1 + C`k−2 ,
en convenant que Cxy vaut 0 si l'on n'a pas 0 ≤ y ≤ x. En mettant ce qui peut l'être en facteur et en
ordonnant le reste suivant les puissances de k, on est rammené à montrer que la quantité :
k 2 (a2 + b2 + 2a + 1) − k((a2 + b2 )(2` + 3) + 2a(` + 2) + 1) + `2 (a2 + b2 )
est strictement positive pour tout k ∈ [[0, ` + 2]] si ` est choisi convenablement. Or le discriminant par
rapport à k est équivalent à −4`2 (2a + 1) lorsque ` tend vers +∞ donc un tel choix de ` est possible.
Exercice 52.
12 Thierry Sageaux
#36 Polynômes
Q On 1+vsuppose E ni et on montre que P est constant : il existe a ∈ Z tel que P (a) 6= 0. Soit N =
p∈E p
p (P (a))
. Alors pour tout k ∈ Z, P (a + kN ) ≡ P (a) [N ] (formule de Taylor), donc vp (P (a +
kN )) = vp (P (a)) pour tous k ∈ Z et p ∈ E . Comme P (a + kN ) est produit d'éléments de E , on en déduit
que P (a + kN ) = ±P (a) pour tout k, donc P prend une innité de fois la même valeur.
Exercice 54. √
Prendre pour Pn la partie régulière du développement limité à l'ordre n de 1 + x.
Exercice 55.
Analyse : on pose Pj = a0 + a1 X + · · · + an X n et on considère la fraction rationnelle
a0 a1 an P (X)
F (X) = + + ··· + = .
X X +1 X +n X(X + 1) . . . (X + n)
Z 1
i! P (i + 1) (j + n + 1)!
Alors ti Pj (t) dt = F (i + 1) = donc P (j + 1) = et P (k) = 0 pour k ∈
t=0 (i + n + 1)! j!
(j + n + 1)! Q X −k (j + n + 1)! Q
[[1, n + 1]] \ {j + 1}, soit P (X) = = (−1)n−j (X − k) =
j! k6=j+1 j + 1 − k (j!)2 (n − j)! k6=j+1
Qj (X).
13 Thierry Sageaux