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Exercices sur les polynômes en mathématiques

Ce document contient de nombreux exercices sur les polynômes. Les exercices portent sur des sujets comme la divisibilité des polynômes, les racines des polynômes, les bases de polynômes et les opérateurs sur les polynômes. Le document fournit des informations détaillées sur la théorie des polynômes.

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Exercices sur les polynômes en mathématiques

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#36

Polynômes

Khôlles - Classes prépa Thierry Sageaux, Lycée Gustave Eiel.

Exercice 1. ˇ “)
Montrer que les polynômes périodiques sont les polynômes constants.
Exercice 2.
Soit P = X 3 + 1. Déterminer quatre diviseurs de P dans R[X] ayant des degrés deux à deux distincts.
Exercice 3. (Mines-Ponts 71-72)
Sous quelles conditions sur (n, p, q) ∈ N × Z2 le polynôme P (X) = X 2n + pX n + q est-il divisible par
X2 + X + 1 ?

Exercice 4. (Mines-Ponts 71-72)


On donne deux polynômes A et B .
On demande de déterminer les polynômes C tels que chacun des trois polynômes divise le produit des
deux autres.
Exercice 5. (Mines-Ponts 71-72)
Soit P un polynôme à coecients réels, tel que ∀x ∈ R, P (x) > 0.
Montrer qu'il existe Q et R polynômes à coecients réels tels que P = Q2 + R2 .
Exercice 6.
Trouver tous les polynômes P ∈ K[X] tels que P 02 = 4P .

Exercice 7. ˇ “( (Animath 2018)


Soit (a, b, c, d, e) ∈ Z5 un quintuplet d'entiers distincts tels que (6 − a)(6 − b)(6 − c)(6 − d)(6 − e) = 45.
Combien vaut a + b + c + d + e ?
Exercice 8. ˇ “ (Animath 2018)
Soit f (X) = aX 2 + bX + c un polynôme de degré 2 de Z[X]. On suppose que f (1) = 0, 50 < f (7) < 60
et 70 < f (8) < 80. Déterminer l'entier k qui vérie 5000k < f (100) < 5000(k + 1).
Exercice 9.
Soit Pn (X) = (X + 1)2n+1 − X 2n+1 − 1.
1) Montrer que (X 2 + X) divise Pn .
2) −1 est-il racine double de Pn ?
3) Trouver le quotient de la division de Pn par X 2 + X .

Exercice 10.
Trouver P ∈ C[X] tel que P (X 2 ) + P (X)P (X + 1) = 0.
Exercice 11.
n−1 kπ
Décomposer P (X) = 1+X +· · ·+X n−1 en produit de polynômes irréductibles. En déduire .
Q
sin
k=1 n

Exercice 12. ˇ “ (Mines-Ponts '71)


Z 1
Soient P0 , . . . , Pn une suite de polynômes de R[X] tels que deg Pk = k et ∀i 6= j , Pi (x)Pj (x)dx = 0.
−1

5 mars 2019 1 Thierry Sageaux


#36 Polynômes
Z 1
1) Montrer que ∀Q ∈ R[X] avec deg Q < n, alors Q(x)Pn (x)dx = 0.
−1
2) Montrer que Pn (x) a toutes ses racines simples, distinctes, réelles et appartenant à [−1, 1].
Exercice 13. ˇ “ (Mines-Ponts '71)
Soit P un polynôme à coecients réels qui a toutes ses racines réelles et distinctes. Soit α ∈ R∗ .
Montrer que (P 2 + α2 ) a toutes ses racines distinctes.
Exercice 14.
Soit (P, Q, R) ∈ R[X]3 tel que P 2 − XQ2 = XR2 .
Montrer que P = Q + R = 0.
Exercice 15.
Factoriser P = X 10 + X 5 + 1 sur C, sur R puis sur Q.
Exercice 16.
1) Trouver P et Q dans R[X] tels que P ∧ Q = 1 tel que P 2 + Q2 = (X 2 + 1)2 .
2) Calculer (P 0 )2 + (Q0 )2 . Montrer que l'on peut choisir P1 et Q1 , des primitives de P 0 et Q0 telles
que P12 + Q21 = k(X + 1) où k ∈ R à déterminer.
2 3

Exercice 17. (NEW)


n
Soit P ∈ R[X], on pose P (X) = ak X k . On suppose qu'il existe k ≥ 1 tel que ak = 0 et ak−1 ak+1 >
P
k=0
0. Montrer que P n'est pas scindé.

Exercice 18. (NEW)


On cherche une condition nécessaire et susante sur les coecients de P ∈ C3 [X] pour qu'il existe
une racine de P dont le carré soit le produit des deux autres.
Exercice 19.
Soit P ∈ K[X].
1) Montrer que P − X divise P ◦ P − X .
2) Résoudre (z 2 − 3z + 1)2 = 3z 2 − 8z + 2.

Exercice 20. (NEW) (Concours ATS 2012)


−x2
Soit φ la fonction dénie sur R par φ(x) = e 2 .
1) Monter par récurrence qu'il existe une suite de polynômes Pn telles que φ(n) (x) = (−1)n Pn (x)φ(x).
Calculer P0 , P1 et P2 .
2) Montrer par récurrence la relation Pn+1 (x) = xPn (x) − Pn0 (x). En déduire que Pn est u polynôme
de degré n, de même parité que n, de coecient dominant an = 1.
3) Calculer P3 (x) et P4 (x).
4) Montrer que P4 admet quatre racines réelles et les calculer.

Exercice 21. Familles libres de polynômes


Soit a, b ∈ K, a 6= b. On pose Pk = (X − a)k (X − b)n−k . Démontrer que la famille (P0 , . . . , Pn ) est
libre.
Exercice 22. Formule de Van der Monde
Soit n ∈ N∗ . Pour k ∈ [[0, n]] on pose Pk = X k (1 − X)n−k . Démontrer que B = (P0 , . . . , Pn ) est une
dn n
base de Rn [X]. Calculer les composantes dans B de n X n (1 − X)n . En déduire la valeur de (Cnk )2 .
 P
dx k=0

Exercice 23. Familles libres de polynômes

2 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

Soient U, V ∈ K[X] non constants. On pose Pk = U k V n−k . Montrer que (P0 , . . . , Pn ) est libre . . .
1) lorsque U ∧ V = 1.
2) lorsque (U, V ) est libre.

Exercice 24. Ensi PC 1999


Déterminer les polyômes P ∈ R2n−1 [X] tels que P (X) + 1 est multiple de (X − 1)n et P (X) − 1 est
multiple de (X + 1)n .

Exercice 25. Opérateur diérence


X(X − 1) · · · (X − p + 1) ∆ : K[X] −→
On note Up = p ∈ N, et
K[X]
,
p! P 7−→ P (X + 1) − P (X)
1) Démontrer que la famille (Up )p∈N est une base de K[X].
2) Calculer ∆n (Up ).
3) En déduire que : ∀ P ∈ Kn [X], ona P = P (0) + (∆P )(0)U1 + (∆2 P )(0)U2 + · · · + (∆n P )(0)Un .
4) Soit P ∈ K[X]. Démontrer que :
∀ n ∈ Z, on a P (n) ∈ Z les coordonnées de P dans la base (Up ) sont entières .


5) Soit f : Z −→ Z une fonction quelconque. Démontrer que f est polynomiale si et seulement si :
∃ n ∈ N tq ∆n (f ) = 0.

Exercice 26. (Polynomes de Tchebytchev)


On dénit une suite de polynômes (Tn )n∈N en posant T0 = 1, T1 = X et ∀n ∈ N, Tn+2 = 2XTn+1 −Tn .
1) Expliciter T2 et T3 .
2) Déterminer le degré du polynôme Tn ainsi que son coecient dominant.
3) Etablir que ∀n ∈ N, et ∀θ ∈ R, on a Tn (cos θ) = cos nθ .

Exercice 27.
Soit n ∈ N. Montrer qu'il existe un unique polynôme P ∈ C[X] tel que
Xn
P − P0 = deg P = n.
n!

Exercice 28. Liberté de P (X), . . . , P (X + n)


Soit P ∈ K[X] de degré n. Démontrer que la famille P (X), P (X + 1), . . . , P (X + n) est une base


de Kn [X].
(Utiliser l'opérateur ∆ de l'exercice précédent)

Exercice 29. (X + z0 )n , . . . , (X + zk )n(Centrale MP 2003)


Soit k ∈ N∗ et z0 , . . . , zk des complexes. Soient les polynômes P0 = (X + z0 )n , . . . , Pk = (X + zk )n .
Donner une condition nécessaire et susante pour que (P0 , . . . , Pk ) soit une base de Cn [X].

Exercice 30. P 7−→ P (X + 1) + P (X − 1) − 2P (X)


Φ : K[X] −→
Soit
K[X]
P 7−→ P (X + 1) + P (X − 1) − 2P (X)
1) Chercher deg(Φ(P )) en fonction de deg P .
2) En déduire Ker Φ et Im Φ. (
Φ(P ) = Q
3) Montrer que : ∀ Q ∈ K[X], ∃! P ∈ K[X] tq 0
P (0) = P (0) = 0.

Exercice 31. P 7−→ (X − a)(P 0 (X) + P 0 (a)) + P (X) − P (a)


Φ : Kn [X] −→ Kn [X]
Soit a ∈ K et
P 7−→ (X − a)(P 0 (X) + P 0 (a)) + P (X) − P (a).

3 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

Chercher Ker Φ et Im Φ.

Exercice 32. A3 + B = C 3 + D 
deg A = deg C = m

Soient A, B, C, D ∈ R[X] tels que : deg B < 2m, deg D < 2m

 3
A + B = C 3 + D.
Montrer que A = C et B = D.
Trouver un contre-exemple avec des polynômes à coecients complexes.

Exercice 33. P (n) | P (n + P (n))


Soit P ∈ Z[X], n ∈ Z, et p = P (n). Montrer que p divise P (n + p).

Exercice 34. P (a/b) = 0 ⇒ a − kb divise P (k) a


Soit P ∈ Z[X] et a, b ∈ Z premiers entre eux tels que P

= 0.
b
1) Montrer que a divise le coecient constant de P .
2) Montrer que pour tout k ∈ Z, a − kb divise P (k).

Exercice 35. Automorphismes de K[X]


ΦA : K[X] −→
Pour A ∈ K[X] on note
K[X]
P 7−→ P ◦A
1) Démontrer que les applications ΦA sont les seuls endomorphismes d'algèbre de K[X].
2) A quelle condition ΦA est-il un isomorphisme ?

Exercice 36. Sous anneau non principal de K[X]


Soit A = {P ∈ K[X] dont le coecient de X est nul}. Démontrer que A est un sous anneau non
principal de K[X].

Exercice 37. Équation P 2 + Q2 = (X 2 + 1)2


Trouver P, Q ∈ R[X] premiers entre eux tels que P 2 + Q2 = (X 2 + 1)2 .

Exercice 38. Équation X(X − 1)P 0 + P 2 − (2X + 1)P + 2X = 0


Trouver tous les polynômes P ∈ K[X] tels que : X(X − 1)P 0 + P 2 − (2X + 1)P + 2X = 0.

Exercice 39. P (X) + P (X + 1) = 2X n


1) Montrer qu'il existe un unique polynôme Pn ∈ K[X] tel que Pn (X) + Pn (X + 1) = 2X n .
2) Chercher une relation de récurrence entre Pn0 et Pn−1 .
3) Décomposer Pn (X + 1) sur la base (Pk )k∈N .
4) Démontrer que Pn (1 − X) = (−1)n Pn (X).

Exercice 40. (1 − X)n P + X n Q = 1


1) Démontrer qu'il existe P, Q ∈ Kn−1 [X] uniques tels que (1 − X)n P + X n Q = 1.
2) Montrer que Q = P (1 − X).
3) Montrer que : ∃ λ ∈ K tel que (1 − X)P 0 − nP = λX n−1 .
4) En déduire P .

Exercice 41. Endomorphismes de K[X] qui commutent avec la dérivation


Soit Φ ∈ L K[X] commutant avec la dérivation, c'est à dire : ∀ P ∈ K[X], on a Φ(P 0 ) = Φ(P )0 .
1) Démontrer qu'il existe un unique suite (ak )k∈N de scalaires tels que :
n
∀ P ∈ Kn [X], on a Φ(P ) =
X
ak P (k) .
k=0

4 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

(On écrit formellement : Φ = ak Dk avec D(P ) = P 0 )
P
k=0
2) Décomposer ainsi l'endomorphisme Φ : P 7−→ P (X + 1).
Exercice 42. P est positif => P + P 0 + P ” + . . . aussi
Soit P ∈ R[X] tel que : ∀ x ∈ R, on a P (x) ≥ 0. Démontrer que : ∀ x ∈ R, on a (P +P 0 +P 00 +. . . )(x) ≥
0.
 1 
Exercice 43. P (tan α) = Q
cos α i π πh  1 
Soit P ∈ R[X]. Existe-t-il Q ∈ R[X] tel que ∀ α ∈ − , , P (tan α) = Q ?
2 2 cos α
Exercice 44. X n + 1/X n = Pn (X + 1/X)
1) Montrer que pour tout entier n ∈ N il existe un unique polynôme Pn ∈ Z[X] vériant :
∀ z ∈ C∗ , z n + z −n = Pn (z + z −1 ).
2) Déterminer le degré, le coecient dominant, et les racines de Pn .
3) Pour P ∈ C[X], on note P̃ le polynôme tel que :
∀ z ∈ C∗ , P (z) + P (z −1 ) = P̃ (z + z −1 ).
Étudier l'application P 7−→ P̃ .
Exercice 45. ˇ “ (d'après écrit ESTP)
Soit n un entier naturel non nul.
1
On note Pn (X) = [(X + i)2n+1 − (X − i)2n+1 ].
2i
1) a) Déterminer P1 et P2 .
b) Vérier que P1 ∈ R2 [X] et P2 ∈ R4 [X]. Sont-ils irréductibles dans R[X].
2) a) Montrer que Pn ∈ C2n [X]. Donner son degré et son coecient dominant.
b) Calculer Pn (i).
c) Prouver par un argument géométrique que les racines sont réelles.
d) Déterminer les racines de Pn .
e) En développant Pn , trouver Qn tel que Pn (X) = Qn (X 2 ).
f ) Déterminer les racines de Qn en fonction de celles de Pn .
n n(2n − 1)
3) Montrer que Sn = cotan2 2n+1

.
P
=
k=1 3
4) Illustrer graphiquement le fait que ∀x ∈ [0, π2 [, 0 ≤ sin x ≤ x ≤ tan x.
1
En déduire que ∀x ∈]0, π2 [, cotan2 x ≤ 2 ≤ 1 + cotan2 x.
x
1 +∞
P 1
5) Justier la convergence de la série de terme général 2 et calculer 2
.
k k=1 k

Exercice 46. Polytechnique MP∗ 2000


1) Donner un isomorphisme f entre Cn+1 et Cn [X].
σ: Cn+1 −→ Cn+1
2) Montrer que est linéaire.
(a0 , . . . , an ) 7−→
(an , a0 , . . . , an−1 )
3) Si (P, Q) ∈ (C[X])2 , on dénit le produit P Q comme le reste de la division euclidienne de P Q par
X n+1 − 1. Montrer que l'application induite par σ sur Cn [X] (c'est-à-dire f ◦ σ ◦ f −1 ) est l'application
qui à P associe XP .
4) Soit F un sous-espace de Cn+1 stable par σ .
Montrer qu'il existe un polynôme Q tel que f (F ) = {RQ, R ∈ Cn [X]}.
Exercice 47. Centrale MP 2002

5 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

Déterminer tous les polynômes P tels que P (C) ⊂ R puis tels que P (Q) ⊂ Q et enn tels que
P (Q) = Q.

Exercice 48. Polytechnique MP 2002


Soient x1 , . . . , xn ∈ C distincts et y1 , . . . , yn ∈ C. Trouver E = {P ∈ C[X] tq ∀ i, P −1 ({yi }) = {xi }}.

Exercice 49. ENS Ulm MP P 2002 s


Soit S ⊂ N ni et P = as X ∈ C[X].
s∈S
1) On suppose que les as sont réels. Montrer que P a moins de racines strictement positives distinctes
que la suite (as ) n'a de changement de signe.
2) On suppose que P vérie : ∀ s ∈ S, P (s) = 0. Montrer que P est nul.

100 k
Exercice 50. ≥ 1 (Ens Ulm-Lyon-Cachan MP∗ 2003)
P
k=1 x − k
100
P k
Montrer que l'ensemble des solutions de l'inéquation ≥ 1 est une réunion nie d'intervalles
k=1 x − k
disjoints. Calculer la somme des longueurs de ces intervalles.

Exercice 51. Polynôme positif (Ens Ulm MP∗ 2003)


Soit P ∈ R[X]. Montrer :
(∀ x ≥ 0, P (x) > 0) ⇔ (∃ ` ∈ N tq (X + 1)` P (X) est à coecients strictement positifs).

Exercice 52. Diviseurs premiers de la suite (P (n)) (Ens ULM-Lyon-Cachan MP∗ 2003)
Soit P ∈ Z[X] non constant et E l'ensemble des diviseurs premiers d'au moins un P (n), n ∈ Z.
Montrer que E est inni.

Exercice 53. ˘ “ Un théorème de Sunyer i Balaguer


Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I . Si ∀c ∈ I , ∃N (c) ∈ N tel que la dérivée de f à l'ordre
N (c) s'annule en c, alors f est un polynôme.

Exercice 54. Centrale MP 2004


Soit n ∈ N∗ . Montrer l'existence de Pn ∈ R[X] tel que 1 + X − Pn2 est divisible par X n .

Exercice 55. Polynômes à coecients entiers, ULM-Lyon-Cachan MP∗ 2004


On donne un entier n ≥ 0. Z 1
Montrer qu'il existe des polynômes P0 , . . . , Pn dans Zn [X] tels que ∀ i, j ∈ [[0, n]], ti Pj (t) dt = δij .
t=0

6 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

Solutions des exercices

Exercice 3.
On trouve X 3k+1 ≡ X (X 2 + X + 1), X 3k+2 ≡ −X − 1 (X 2 + X + 1) et X 3k ≡ 1 (X 2 + X + 1).
• Si n = 3m, alors X 2n ≡ X n ≡ 1 et 1 + p + q = 0 ⇔ P (X) ≡ 0.
• Si n = 3m + 1, alors X 2n ≡ −X − 1 et X n ≡ X et P (X) = (p − 1)X + (q − 1) et il faut
p = q = 1.
• Si n = 3m + 2, alors X 2n ≡ X et X n ≡ −X − 1 et P (X) = (1 − p)X + (q − p) et il faut
p = q = 1.

Exercice 4.
On doit avoir trois polynômes Q1 , Q2 et Q3 tels que AB = Q1 C , BC = Q2 A et CA = Q3 B .
En posant D = A ∧ B , on a A = DA0 et B = DB 0 avec A0 ∧ B 0 = 1. Alors Q1 C = A0 B 0 D2 ,
Q2 DA0 = B 0 DC et Q3 DB 0 = A0 DC . Donc A0 et B 0 divisent C et C = P A0 B 0 .
Pour que l'égalité soit vériée, il faut que Q1 P = D2 . Donc ∀P diviseur de D2 , le polynôme C = P A0 B 0
P AB
vérie les hypothèses Q81P = D2 et C = 2
.
D
Exercice 5.
On déduit des hypothèses que deg P = 2n et que son coecient dominant est positif.
Par récurrence sur n. h i
Initialisation : On a P (x) = ax2 + bx + c = a (x + ab )2 + ca−b . Comme P > 0, on a ac − b2 > 0 et
2

a2
a > 0, d'où P = Q + R .
2 2

Hérédité : Par récurrence forte sur tous les polynômes de degré pair inférieur ou égal à 2n − 2. Soit p
de degré 2n. On peut toujours écrire P = T Q avec deg T = 2 positif et Q de degré 2n − 2 positif aussi.
On a alors Q = R2 + S 2 et T = U 2 + V 2 . Donc P = (U R + V S)2 + (U R − V S)2 .
Exercice 6.
En posant deg(P ) = n, on trouve n = 2 ou n = −∞. En écrivant P (X) = aX 2 + bX + c, on trouve
4a = 4a2
(
a =1
n
4ab = 4b ⇔ .
4c = b2
b2 = 4c
b2
Donc P (X) = X 2 + bX + et ∆ = 0 d'où une racine double qui vaut 2b .
4
On trouve donc la polynôme nul et les polynômes (X − 2b )2 .
Exercice 7.
Le quintuplet est l'ensemble des racines de P (X) = (6 − X) 5 − 45. Les fonctions symétriques élémen-
taires donnent la somme des racines. Donc P (X) = −X 5 + 65 X 4 + .... Donc a + b + c + d + e = 6.
Exercice 9.
1) Il sut de vérier que Pn (0) = Pn (−1) = 0.
2) Il sut de dériver Pn0 (−1) = −(2n + 2) 6= 0.
3) On cherche Q tel que Pn = (X + X)Q.
2
  2n 
2n 2n
On a Pn = (X + 1) (X + 1) − 2n
.
2n
P k 2n−k
P  2n−k
P k 2n−k
(−1) X = (X + 1) k X − (−1) X
k=0 k=0 k=0
Pour k = 2n, on a 2n
− (−1)2n = 0. Donc,

2n
"2n−1   #
X 2n
Pn = X(X + 1) − (−1)k )X 2n−1−k
k
k=0
| {z }
=Q

7 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

Exercice 10.
Soit a une racine de P , alors P (a2 ) + P (a)P (a + 1) = 0 ⇒ P (a2 ) = 0. Par récurrence immédiate,
a est racine de P . Pour qu'il y ait un nombre ni de racines, il faut qu'il existe p > q tels que
2n

a2p = a2q ⇔ a2q (a2(p−q) − 1) = 0. Donc a = 0 ou a = ±1.


On fait de même avec P ((a − 1)2 ) = 0, ce qui donne a − 1 = 0 et a − 1 = ±1. En faisant l'intersection
avec ce qui précède, on trouve que les seules racines sont 0 et 1. Donc P (X) = λX p (X − 1)q . On injecte
dans l'équation : λ = −1 et p = q . Donc P (X) = −X p (X − 1)p .

Exercice 11.
1 − Zn
On utilise la décomposition due à la somme des termes d'une suite géométrique : P (Z) = .
1−Z
Les racines sont les zk = exp( n ) pour k variant de 1 à n − 1.
2kiπ
n−1
Donc P (X) = n )) sur C. Pour avoir la décomposition sur R, on regroupe les conjugués
(X −exp( 2kiπ
Q
k=1
(cas n = 2p + 1 impair) :
p p
−kiπ
(X − exp( kiπ (X 2 + 2X cos kπ
Q Q
P (X) = (X + 1) n ))(X − exp( n )) = (X + 1) n + 1)
k=1 k=1

Or
n−1 n−1
Y 2kiπ Y kiπ −kiπ kiπ
P (1) = (1 − exp( )) = exp( )(exp( ) − exp( ))
n n n n
k=1 k=1
n−1
Y kiπ kπ
= 2n−1 exp( )(−i) sin( )
n n
k=1
n−1
(n − 1)iπ Y kπ
= 2n−1 exp( ) (−i) sin( )
2 n
k=1
n−1
Y kπ
= 2n−1 sin( ).
n
k=1

n−1 kπ n
Or P (1) = n, donc = n−1 .
Q
sin
k=1 n 2

Exercice 12.
1) Les degrés étant distincts deux à deux, (P0 , . . . , Pn−1 ) est une base de Rn−1 [X]. Donc on peut
n−1
Z 1 n−1 Z 1
écrire Q = λk Pk , d'où Q(x)Pn (x)dx = Pk (x)Pn (x)dx = 0.
P X
λk
k=0 −1 k=0 −1
Z 1
2) Comme P0 Pn = 0, alors Pn a au moins une racine dans [−1, 1]. S'il existe α ∈
/ [−1, 1] racine de
−1
Z 1 Z 1
Pn , alors Pn = (X −α)Q avec deg Q < n. D'après ce qui précède, Pn Q = 0 ⇒ (X −α)Q2 = 0,
−1 −1
ce qui n'est pas possible car le polynôme est de signe constant sur [−1, 1].
On utilise la même astuce si Pn a deux racines complexes conjuguées en écrivant Pn = (aX 2 +
bX + c)Q. Et encore la même si Pn = (X − α)Q .

Exercice 13.
P 0 a la même propriété que P (appliquer Rolle entre deux racines consécutives). Par l'absurde, soit
β une racine multiple de P 2 + α2 , alors (P (β) − iα)(P (β) + iα) = 0 donc P (β) = ±iα et comme P est à

8 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

coecients réels, β ∈/ R. De plus, β étant racine multiple de P 2 + α2 alors P (β)P 0 (β) = 0. Ce qui n'est
pas possible car P et P 0 ont toutes leurs racines réelles.

Exercice 15.
On résout tout d'abord sur C, puis sur R et enn sur Q :
• Sur C : On commence par poser Y = X 5 . On factorise Y 2 + Y + 1 = (Y − j)(Y − j 2 ).
Puis X 5 = j ⇔ X = e 5 e 15 1 ≤ k ≤ 5 et X 5 = j 2 ⇔ X = e 5 e 15 1 ≤ k ≤ 5. D'où
2ikπ 2iπ 2ikπ 4iπ

la factorisation sur C :
5 h
Q i(6k+2)π
 i(6k+4)π
i
P = X −e 15 X − e 15
k=1

• Sur R : On regroupe les conjugués complexes ensemble.


 2iπ
 28iπ
 4iπ
 26iπ
 8iπ
 22iπ

P = X − e 15 X − e 15 X − e 15 X − e 15 X − e 15 X − e 15
 10iπ
 20iπ
 14iπ
 16iπ

X − e 15 X − e 15 X − e 15 X − e 15
= (X 2 − 2 cos θX + 1)(X 2 − 2 cos(2θ)X + 1)(X 2 − 2 cos(4θ)X + 1) (X 2 − 2 cos(5θ)X + 1)(X 2 − 2 cos(7θ)X + 1)
| {z }
=X 2 +X+1

en posant θ = 2π15 .
• Sur Q : Toute factorisation sur Q est est une factorisation sur R, mais comme les cinq polynômes
précédents sont irréductibles, on ne peut obtenir les facteurs dans Q qu'en multipliant des facteurs
précédents. Il faudra donc en regrouper 2 ou 4 car cos(kθ) ∈/ Q pour k ∈ {1, 2, 4, 7}.
Or (X 2 −2 cos(k1 θ)X+1)(X 2 −2 cos(k2 θ)X+1) = X 4 −2(cos(k1 θ)+cos(k2 θ))X 3 +2(1+2 cos(k1 θ) cos(k2 θ))X+
1∈/ Q[X] pour (k1 , k2 ) ∈ {1, 2, 4, 7}2 .
Mais (X 2 − 2 cos θX + 1)(X 2 − 2 cos(2θ)X + 1)(X 2 − 2 cos(4θ)X + 1)(X 2 − 2 cos(7θ)X + 1) = X 8 −
X + X 5 − X 4 + X 3 − X + 1. Ainsi,
7

P = (X 2 + X + 1)(X 8 − X 7 + X 5 − X 4 + X 3 − X + 1)

Exercice 16.
1) P (X) = (X 2 − 1) cos α − 2X sin α et Q(X) = (X 2 − 1) sin α + 2X cos α.

Exercice 17.
Par contraposée, en utilisant P (k−1) (X) = b0 + b1 X + · · · + bn−k X n−k+1 avec 2b0 b2 = ((k − 1)!)2 k(k +
1)ak−1 ak+1 > 0.
• Si b0 6= 0, ...
• Si b0 = 0, ...

Exercice 18.
On pose P (X) = aX 3 + bX 2 + cX + d et on note x1 , x2 et x3 les trois racines de P . On a x22 = x1 x3 .
Donc ax32 = ax1 x2 x3 = −d. On a ax32 + d = 0 et bx22 + cx2 = 0.
• Si x2 6= 0, on obtient ac3 = db3 .
• Si x2 = 0, alors 0 doit être d'ordre au moins 2. Donc d = c = 0 et ac3 = db3 là encore.
Réciproquement,
• Si b = 0 alors c = 0 et les racines de P sont les racines cubiques de −d a . Donc x2 = jx1 et
x3 = j x1 . D'où x22 = x1 x3 .
2

• Si b 6= 0,on pose x2 = −cb et comme b3 = a , on a ax2 = −d et bx2 = −c, donc x2 est racine de
c3 d 3

P et comme ax1 x2 x3 = −d = ax32 , on a x2 = 0 ou x1 x3 = x22 . Si x2 = 0, c = d = 0 et étant racine double


de P , on a encore x1 x3 = 0.

9 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

Exercice 19.
1) Utilise P ◦ P − P = ai (P i − X i ).
P
√ √ √ √
2) X − 3X + 1 et on trouve quatre racines
2
: 2 − 3, 2 + 3, 1 − 2 et 1 + 2.
Exercice 24.
P (X) = −1+Q(X)×(X −1)n ⇔ (X +1)n | Q(X)(X −1)n −2 ⇔ X n | Q(X −1)(X −2)n −2.

Soit 2 = A(X)(X − 2)n + X n B(X) la division suivant les puissances croissantes de 2 par (X − 2)n
à l'ordre n. On obtient X n | Q(X − 1) − A(X) soit Q(X) = A(X + 1) + X n R(X) et deg(P ) < 2n ⇔
R = 0.

1 n−1
Calcul de A(X) par développement limité : −n
xk + (xn ) donc :
P 
= k
(1 + x)n k=0

n−1  n−1
(−1)n X −n (−1)k X k Xk
 X
k
A(X) = n−1 k
= Cn+k−1 (−1)n n+k−1
2 k 2 2
k=0 k=0

Exercice 26.
1) T2 = 2X 2 + 1 et T3 = 4X 3 − 2X 2 − X .
2) Par récurrence, deg(Tn ) = n et le coecient dominant est 2n−1 .
3) Par récurrence là encore.

Exercice 27.
n 1
En résolvant le système, on obtient P (X) = Xk.
P
k=0 k!

Exercice 28.
vect(P (X), P (X + 1), . . . , P (X + n)) contient P, ∆P, ∆2 P, . . . , ∆n P donc Kn [X] d'après le thm des
degrés étagés.
Exercice 29.
Déjà il est nécessaire que k = n. Supposant ceci réalisé, la matrice de (P0 , . . . , Pk ) dans la base
canonique de Cn [X] est équivalente à la matrice de Vandermonde de z0 , . . . , zk . Donc une CNS est :
k = n et z0 , . . . , zk sont distincts.

Exercice 31.
Ker Φ = K0 [X], Im Φ = (X − a)Kn−1 [X].
Exercice 33.
n P (k) (n)
Avec la formule de Taylor : P (n + p) = (n + p − n)k ∈ Z[X] et p divise chacun des termes
P
k=0 k!
de la somme.
Exercice 34.
2) Appliquer le 1) à P (X + k).
Exercice
( 37. (
P = a(X 2 + 1) + bX + c P = cos θ(X 2 − 1) + 2X sin θ

Q = a0 (X 2 + 1) + b0 X + c0 Q = sin θ(X 2 − 1) − 2X cos θ.
P ∧ Q = 1 car ±i ne sont pas racines de P et Q.

Exercice 38.

10 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

deg P < 2 ⇒ P ∈ {1, X, X + 1}.

Exercice 39.
1) isomorphisme P 7−→ P (X) + P (X + 1).
2) Pn0 = nPn−1 .
n
3) Pn (X + 1) = Cnk Pk (Taylor).
P
k=0
4) Qn (X) = Pn (1 − X) ⇒ Qn (X) + Qn (X + 1) = 2(−1)n X n .

Exercice 40.
1) Bezout généralisé.
3) (1 − X)P 0 − nP (1 − X)n−1 + nQ + XQ0 X n−1 = 0.

n−1
4) P (k+1) (0) = (n + k)P (k) (0) ⇒ P = k
Xk.
P
Cn+k−1
k=0

Exercice 42.
Q = P + P 0 + P 00 + . . . : Q(x) − x → ∞− > +∞, donc il existe α ∈ R tel que Q(α) soit minimal.
Alors 0 = Q0 (α) = Q(α) − P (α) ⇒ min Q ≥ 0.
Exercice 43.
oui ssi P est pair.
Exercice 44.
1) P0 (u) = 2, P1 (u) = u, Pn+1 (u) = uPn (u) − Pn−1 (u).
 (2k + 1)π 
2) uk = 2 cos , k = 0, . . . , n − 1.
2n
Exercice 45.
1) a) P1 = 3X 2 − 1
b) Non pour le premier qui se factorise en P1 = 3(X − √−1
)(X − √13 ). Pour le second non plus car
3
seuls les polynômes de degré 1 ou 2 avec des racines complexes conjuguées sont irréductibles.
2) a) Degré 2n et coe dominant a2n = 2n + 1.
b) Pn (i) = (−2)n .
c) Si z0 est racine, alors (z0 + i)2n+1 = (z0 − i)2n+1 . Donc |z0 + i| = |z0 − i|, ce qui implique que
z0 ∈ R. (Faire un dessin et pour la preuve, par l'absurde avec z0 = ρeiθ avec θ 6≡ 0 (π))
d) zk (e 2n+1 − 1) = i(e 2n+1 + 1). Donc zk = cotan 2n+1 .
2ikπ 2ikπ

n
e) Qn = 2n+1
X l.

(−1)n−l
P
2l
l=0
f)Les racines sont les carrés de celles de Pn , i.e. cotan2 2n+1

. Il n'y en a bien que n car les racines
de Pn sont opposées par paires.
−bn−1  1
3) On utilise les fonctions symétriques élémentaires : Sn = 2n+1
= 2n−2 .
bn 2n + 1
Exercice 46.
3) trivialement vrai ou trivialement faux selon le choix qu'on a fait en 1.
4) Soit Q ∈ C[X] et FQ = {RQ, R ∈ Cn [X]}. On a FQ = {RQ, R ∈ C[X]} de manière évidente,
donc FQ est stable par la multiplication modulaire par X .
Soit réciproquement F un sev de Cn [X] stable par la multiplication modulaire par X . Si (P1 , . . . , Pk )
est une famille génératrice de F alors Q = pgcd(P1 , . . . , Pk ) ∈ F d'après la relation de Bézout et la
stabilité de F donc FQ ⊂ F et Pi ∈ FQ puisque Q divise Pi d'où F ⊂ FQ et F = FQ .
Exercice 47.

11 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

Tout polynôme à coecients complexes non constant est surjectif sur C donc P (C) ⊂ R ⇔ P =a
(constante réelle).
On a par interpolation de Lagrange : P (Q) ⊂ Q ⇔ P ∈ Q[X].

Montrons que P (Q) = Q ⇔ P = aX + b avec a ∈ Q∗ , b ∈ Q : la condition est clairement


susante. Pour prouver qu'elle est nécessaire, considérons un polynôme éventuel P de degré n ≥ 2
tel que P (Q) = Q. On sait déjà que P est à coecients rationnels, donc on peut l'écrire sous la forme :
a0 + a1 X + · · · + an X n
P = avec ai ∈ Z, an 6= 0 et d ∈ N∗ . Soit π un nombre premier ne divisant ni an ni
d
d, et x = p/q (forme irréductible) un rationnel tel que P (x) = 1/π . On a donc : π(a0 q n +· · ·+an pn ) = dq n
ce qui implique que π divise q . Il vient alors : an pn = dq n /π − a0 q n − · · · − an−1 qpn−1 ce qui est impossible
puisque π est facteur du second membre (n ≥ 2) mais pas du premier (p ∧ q = 1).
Exercice 48.
Clairement E = ∅ si les yi ne sont pas distincts. Si y1 , . . . , yn sont distincts, soit P ∈ E , n = deg(P )
et λ le coecient dominant de P (P 6= 0 car les yi ne sont pas tous nuls). Alors P (X) − yi a pour seule
racine xi donc P (X) − yi = λ(X − xi )n . Pour n = 1 on obtient P (X) = y1 + λ(X − x1 ) avec λ ∈ C∗ .
Pour n ≥ 2 on obtient y2 − y1 = λ(X − x1 )n − λ(X − x2 )n = nλX n−1 (x2 − x1 ) + . . . ce qui est impossible
donc E = ∅.
Exercice 49.
1) Récurrence sur card(S) en mettant le terme de plus bas degré en facteur et en dérivant le quotient.
2) Appliquer la question précédente aux suites (Re(as )) et (Im(as )).

Exercice 50.
100
k
Soit f (x) = . f est strictement décroissante de 0 à −∞ sur ] − ∞, 0[, de +∞ à −∞ sur
P
k=1 x − k
chaque intervalle ]k, k + 1[, 1 ≤ k ≤ 100 et de +∞ à 0 sur ]100, +∞[. Donc il existe 1 < α1 < 2 < α2 <
100
· · · < α99 < 100 < α100 tels que E = {x ∈ R tq f (x) ≥ 1} = ]k, αk ].
S
k=1
100 100
La somme des longueurs est L = k et α1 , . . . , α100 sont les racines du polynôme :
P P
αk −
k=1 k=1

100
Y 100 Y
X 100
X
100 99
P (X) = (X − k) − k (X − i) = X − 2X k + ...
k=1 k=1 i6=k k=1

100 100 100


D'où k et L = k = 5050.
P P P
αk = 2
k=1 k=1 k=1

Exercice 51.
Le sens ⇐ est trivial. Pour le sens ⇒, il sut de vérier la propriété lorsque P est irréductible,
strictement positif sur R+ , et le seul cas non trivial est celui où P est de la forme : P = (X − a)2 + b2 avec
a > 0, b > 0. Dans ce cas, le coecient de X k dans (X + 1)` P (X) est : C`k (a2 + b2 ) − 2aC`k−1 + C`k−2 ,
en convenant que Cxy vaut 0 si l'on n'a pas 0 ≤ y ≤ x. En mettant ce qui peut l'être en facteur et en
ordonnant le reste suivant les puissances de k, on est rammené à montrer que la quantité :
k 2 (a2 + b2 + 2a + 1) − k((a2 + b2 )(2` + 3) + 2a(` + 2) + 1) + `2 (a2 + b2 )

est strictement positive pour tout k ∈ [[0, ` + 2]] si ` est choisi convenablement. Or le discriminant par
rapport à k est équivalent à −4`2 (2a + 1) lorsque ` tend vers +∞ donc un tel choix de ` est possible.
Exercice 52.

12 Thierry Sageaux
#36 Polynômes

Q On 1+vsuppose E ni et on montre que P est constant : il existe a ∈ Z tel que P (a) 6= 0. Soit N =
p∈E p
p (P (a))
. Alors pour tout k ∈ Z, P (a + kN ) ≡ P (a) [N ] (formule de Taylor), donc vp (P (a +
kN )) = vp (P (a)) pour tous k ∈ Z et p ∈ E . Comme P (a + kN ) est produit d'éléments de E , on en déduit
que P (a + kN ) = ±P (a) pour tout k, donc P prend une innité de fois la même valeur.

Exercice 54. √
Prendre pour Pn la partie régulière du développement limité à l'ordre n de 1 + x.

Exercice 55.
Analyse : on pose Pj = a0 + a1 X + · · · + an X n et on considère la fraction rationnelle
a0 a1 an P (X)
F (X) = + + ··· + = .
X X +1 X +n X(X + 1) . . . (X + n)
Z 1
i! P (i + 1) (j + n + 1)!
Alors ti Pj (t) dt = F (i + 1) = donc P (j + 1) = et P (k) = 0 pour k ∈
t=0 (i + n + 1)! j!
(j + n + 1)! Q X −k (j + n + 1)! Q
[[1, n + 1]] \ {j + 1}, soit P (X) = = (−1)n−j (X − k) =
j! k6=j+1 j + 1 − k (j!)2 (n − j)! k6=j+1
Qj (X).

Synthèse : soit Qj le polynôme ci-dessus et a0 , . . . , an les coecients de la décomposition en éléments


Qj (X)
simples de . On doit juste vérier que les ai sont entiers. Calcul :
X(X + 1) . . . (X + n)

Qj (−i) (i + j)! (i + n + 1)! (j + n + 1)! i+j+1 j


ai = i
= (−1)i+j = (−1)i+j Ci+j
i
Ci+n+1 Cj+n+1 Cni (n+1) ∈ Z.
(−1) i! (n − i)! (i + j + 1)! (i!)2 (j!)2 (n − i)! (n − j)!

13 Thierry Sageaux

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