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Item 79 - Alteration Fonction Visuelle

Ce document décrit plusieurs altérations de la fonction visuelle comme la cécité, la malvoyance, les troubles de réfraction, la cataracte, le glaucome, les dystrophies rétiniennes héréditaires et la dégénérescence maculaire liée à l'âge. Il présente également la maculopathie toxique liée aux antipaludéens de synthèse.

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Item 79 - Alteration Fonction Visuelle

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Ref.

COUF 2017

ITEM 79 : ALTERATION DE LA FONCTION VISUELLE 

‐ Cécité = acuité visuelle < 1/20esur le meilleur œil après correction 
‐ Malvoyance = acuité visuelle < 4/10esur le meilleur œil après correction 

Trouble de  ‐ Myopie, hypermétropie, astigmatisme,  
‐ Presbytie (qui est un trouble de l’accommodation) 
réfraction 
‐ Amélioration par la correction optique 
‐ BAV progressive bilatérale, parfois légèrement asymétrique 
‐ Photophobie, myopie d’indice, diplopie monoculaire (si cataracte nucléaire) 
‐ Examen après dilatation : perte de transparence cristallinienne  
Cataracte  ‐  Formes : cataracte nucléaire, corticale, sous‐capsulaire postérieure ou totale 
‐ Principale étiologie : l’âge = cataracte sénile 
‐ TTT chirurgical en cas de BAV invalidante : extraction extracapsulaire du cristallin par phacoémulsification par 
ultrasons et mise en place d’un implant intra‐oculaire de chambre postérieur 
‐  Longtemps asymptomatique 
Glaucome  ‐ Entraîne des altérations progressives du champ visuel périphérique sans baisse d'acuité visuelle associée, 
chronique  celle‐ci ne survenant qu'aux stades les plus tardifs de l'affection. 
à angle  ‐ Triade : Elévation du tonus oculaire, excavation glaucomateuse de la papille, altération du champ visuel 
ouvert  ‐ TTT : collyre hypotonisant, trabéculoplastie au laser, chirurgie (trabéculectomie, sclérectomie profonde) 
= Affection autosomique récessive, débutant dans l’enfance, entraînant 
Maculaire  Maladie de  une baisse d’acuité visuelle progressive, bilatérale, très sévère 
Dystrophie  = centrale  Stargardt  ‐ FO : remaniements maculaires avec aspect typique de maculopathie en 
= atteinte des  « œil‐de‐bœuf » 
rétinienne  cônes  (autre exemple de de maculopathies héréditaires : maladie de Best 
héréditaire 
(autosomique dominante), dystrophie des cônes) 
= Nombreuses formes de gravité et transmission variable 
Périphérique  ‐ Atteinte des bâtonnets : ‐ Héméralopie : gêne en vision nocturne 
= atteinte  Rétinopathie  ‐ Rétrécissement progressif du champ visuel 
Baisse d'acuité visuelle 

des  pigmentaire  ‐ En fin d’évolution : champ visuel tubulaire (perte complète des 


bâtonnets  bâtonnets périphériques), voire cécité complète (atteinte des 
progressive

cônes) 
‐ FO : migration de pigments sous‐rétiniens (aspect réticulé dit en 
« ostéoblastes »), souvent un aspect grêle des vaisseaux rétiniens 
ainsi qu'une pâleur cireuse du nerf optique sont associés 

= Membrane fibreuse développée à la face interne de la rétine maculaire : fréquente chez le sujet âgé 
‐ Peuvent rester paucisymptomatiques ou, au contraire, se rétracter et alors être responsables d’une baisse 
d’acuité visuelle et métamorphopsies  
Membrane 
‐ FO : aspect brillant « reflet cellophane » associée de manière variable à une distorsion du tissu rétinien 
épi ou pré 
adjacent et des vaisseaux 
maculaire  ‐ OCT maculaire : confirme le diagnostic et objective l'augmentation secondaire de l'épaisseur rétinienne (reflet 
du degré de contraction de la membrane). 
‐ TTT chirurgical en cas de BAV importante : ablation chirurgicale par voie de vitrectomie 
= Trou fovéolaire de formation brutale : chez le sujet âgé, moins fréquent que la membrane 
Trous  ‐ Perte de la continuité du tissu neurosensoriel dans la région maculaire par écartement des berges fovéolaires 
‐ Baisse d’acuité visuelle brutale, microscotome central, s’aggravant de façon rapidement progressive 
maculaires 
‐ Métamorphopsies par décollement rétinien localisé 
‐ OCT 
‐ TTT chirurgical : obturation du trou fovéolaire 
‐ Baisse d’acuité visuelle progressive au stade débutant (drusen) ou dans les formes atrophiques 
DMLA 
‐ Baisse d’acuité visuelle et métamorphopsies d’apparition brutale dans les formes exsudatives 
= Epaississement rétinien maculaire : baisse d’acuité visuelle généralement progressive 
‐ Œdème important : œdème maculaire cystoïde, avec image en « pétales de fleur » à l’angiographie 

Œdème  ‐ Rétinopathie diabétique : principale cause de malvoyance chez les diabétiques de type 2 
maculaire  ‐ Occlusion de la veine centrale de la rétine ou d’une branche, de forme non ischémique 
Cause  ‐ Chirurgie de la cataracte (3% des cas) : quelques semaines après l’intervention (régresse 
dans 2/3 des cas) ou œdème maculaire chronique avec BAV permanente 
‐ Uvéite postérieure 
Ref. COUF 2017

 
= Principalement aux antipaludéens de synthèse : le risque est supérieur avec la chloroquine (dose cumulée 
supérieure à 460 g), qu'avec l'hydroxychloroquine (dose cumulée supérieure à 1000 g) 
‐ Le risque de toxicité rétinienne de l'hydroxychloroquine chez une personne ne présentant pas de pathologie 
rétinienne sous‐jacente ni d'obésité (les APS ont tendance à être stockés dans la masse adipeuse) 
n'interviendrait pas avant 5 ans de prise continue 
‐ Accumulation de métabolites toxiques dans l’épithélium pigmentaire, notamment maculaire 
Maculo‐  = Tous les 6 à 18 mois, selon : posologie, durée, atteinte oculaire associée (DMLA…) 
pathie  ‐ Systématique : mesure de l’acuité visuelle, périmétrie statique automatisée, examen de la 
toxique  Dépistage 
vision chromatique, électrorétinogramme multifocal et examen du FO 
‐ Angiographie à la fluorescéine si modifications pigmentaires visible au FO 
Les premiers signes de toxicité apparaissent en région juxtamaculaire 
Stade  = périfovéolopathie bilatérale : 
pré‐  ‐  Périmétrie statique : Scotome annulaire juxtamaculaire  
clinique  ‐ Dyschromatopsie d’axe bleu‐jaune (atteinte maculaire) 
‐ ERG multifocal retrouvant une diminution des réponses périfovéolaires 
· CAT : arrêt immédiat du traitement car les mécanismes toxiques peuvent se poursuivre jusqu'à 
6 mois après l'arrêt de la prise d'APS 
Stade  = En cas de poursuite du traitement, apparaît alors la maculopathie toxique aux APS en « œil de 
clinique  bœuf » visible au fond d'œil, en OCT et en angiographie 
L'atteinte est alors irréversible 
 

‐ Scotome (atteinte de la rétine centrale) : un scotome central englobant le point de fixation traduit une 
Affection  atteinte maculaire, toujours associée à une baisse d’acuité visuelle (DMLA évoluée…) 
rétinienne  ‐ Déficit périphérique (atteinte de la rétine périphérique) : décollement de rétine rhegmatogène, 
rétinopathie pigmentaire… 
Atteinte totale (essentiellement traumatique) : cécité unilatérale 
 
Atteinte des fibres à point de départ maculaire : 
‐ Scotome centrale, limité autour du point de fixation 
‐ Scotome caeco‐central, englobant la tache aveugle et le point de fixation 
 
Atteinte d’un faisceau de fibre au niveau de la papille = déficit fasciculaire : déficit isoptérique relié à la 
tâche aveugle 
‐ Atteinte ischémique (NOIA) : déficit altitudinal, à limite horizontale 
Inflammatoire  ‐ Névrite optique rétrobulbaire (SEP…) 
Atteinte du 
Altération du champ visuel 

nerf optique  Vasculaire  ‐ Neuropathie optique ischémique antérieure (maladie de Horton…) 


= Atteinte bilatérale et progressive 
‐ Neuropathie optique éthylique (favorisée par un tabagisme associé) : scotome 
caeco‐central bilatéral, jusqu’à l’atrophie optique en l’absence de sevrage 
Toxique et 
‐ Neuropathie optique médicamenteuse : antituberculeux principalement 
métabolique 
(éthambutol++, isoniazide) (CV, vision couleur, OCT papille avant ttt)  
 dyschromatopsie d’axe rouge‐vert, BAV définitive 
‐ Neuropathie optique professionnelle : plomb 
‐ Neuropathie optique métabolique : diabète 
‐ Tumeur intra‐orbitaire = tumeur du nerf optique (gliome) ou de ses gaines 
(méningiome), compression par une tumeur intra‐orbitaire : atrophie optique, 
Tumorale 
exophtalmie 
‐ Tumeur de l’étage antérieur du crâne : méningiome du sphénoïde… 
= Syndrome chiasmatique : hémianopsie bitemporale 
Lésion du  ‐ Adénome hypophysaire : installation progressive, débutant par une quadranopsie bitemporale supérieure 
chiasma optique  ‐ Adulte : méningiome du tubercule de la selle, anévrisme de la carotide interne 
‐ Enfant : gliome du chiasma (souvent dans le cadre d’une maladie de Recklinghausen), craniopharyngiome 
‐ Hémianopsie latérale homonyme du côté opposé à la lésion 
‐ Atteinte des radiations optiques (fibres supérieures et inférieures séparées) : quadranopsie latérale 
Lésion rétro‐  homonyme, le plus souvent supérieure 
chiasmatique  Cause : ‐ Vasculaire : installation brutale 
‐ Tumorale : installation progressive 
‐ Traumatique : contexte traumatique 
   
Ref. COUF 2017

= Atteinte des 2 lobes occipitaux, généralement par AVC du territoire vertébro‐basilaire 
‐ Cécité bilatérale brutale 
Cécité 
‐ Examen ophtalmologique normal, notamment au fond d’œil 
corticale  ‐ Conservation du réflexe photomoteur 
‐ Signes associés : désorientation temporo‐spatiale, hallucinations visuelles et anosognosie 
 

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