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PURPURA

Le document décrit différents types de purpura, leurs caractéristiques cliniques et leurs étiologies possibles. Il aborde notamment les purpuras thrombopéniques, thrombopathiques, vasculaires, dus à une fragilité capillaire ou une cause infectieuse ou immunologique.

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PURPURA

Le document décrit différents types de purpura, leurs caractéristiques cliniques et leurs étiologies possibles. Il aborde notamment les purpuras thrombopéniques, thrombopathiques, vasculaires, dus à une fragilité capillaire ou une cause infectieuse ou immunologique.

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Ref.

SNFMI / CEMI 2018

ITEM 211 : PURPURA 
 
Purpura = syndrome clinique : macules érythémateuses, dues à l’extravasation spontanée (ou suite à un traumatisme 
minime) de globules rouges dans le derme, ne s’effaçant pas à la vitropression 
‐ Disparition sans séquelle en quelques jours, en passant par les couleurs de la biligénie locale (rouge, violet, bleu puis jaune) 
‐ Répétition de lésions sur le même site : dyschromie brunâtre, voire cicatrices blanchâtres 
 Anomalie de l’hémostase primaire : anomalie quantitative/qualitative des plaquettes ou pathologie vasculaire intrinsèque

‐ Pétéchial : éléments punctiformes de taille d’une tête d’épingle < 3 mm 
Types

‐ Ecchymotique : placards plus ou moins larges ≥ 3 mm, aux contours mal limités 
‐ Vibices (plus rare) : ecchymoses particulières, prenant l’aspect de traînées linéaires le long des plis de flexion 
‐ Nécrotique : pétéchies ou ecchymoses surélevées par une zone de nécrose

Urgence infectieuse (purpura fulminans) ou urgence hémorragique (thrombopénie) 
‐ Purpura fulminans : fébrile avec ≥ 1 élément ≥ 3 mm, rapidement extensif, nécrotique, en carte de 
géographie 
Gravité
‐ Présence d’hémorragies au fond d’œil                                            ‐ Association à une CIVD 
‐ Localisation avec retentissement fonctionnel : pharyngé…          
‐ Traitement antiagrégant ou anticoagulant

‐ Angiome stellaire : tumeur vasculaire, s’efface à la vitropression 
‐ Télangiectasie : dilatation pulsatile permanente de vaisseaux cutanéo‐muqueux, s’efface à la 
Diagnostic

DD vitropression 
‐ Taches rubis : papule rouge/violacée, non pathologique 
‐ Angiokératome : lésion violacée infiltrée (maladie de Fabry)

‐ Purpura thrombopénique : ecchymoses et/ou pétéchies, sans relief, diffus, prédominant aux 
membres inférieurs, avec atteinte muqueuse possiblement associée 
‐ Purpura thrombopathique : monomorphe uniquement ecchymotique, pratiquement jamais 
Selon 
pétéchial 
l’étiologie
‐ Purpura vasculaire : polymorphe, volontiers infiltrés (palpables), déclive, aggravé par 
l’orthostatisme, sans atteinte muqueuse, associé à d’autres signes (cutanés (livédo, urticaire…), 
articulaire, neurologique…)

Thrombopénie = Purpura seulement pour des thrombopénies < 50 G/L

‐ Médicamenteux (majorité) : antiagrégant plaquettaire ++, AINS, dérivés de la 
pénicilline 
Thrombopathie 
‐ Hémopathie : maladie de Waldenström ++, myéloprolifératif, myélodysplasie, 
acquise
Thrombopathies

myélome  
Etiologie

‐ Insuffisance rénale chronique

= Rare, potentiellement grave : diagnostic par étude de la morphologie 
plaquettaire et des fonctions (adhérence, agrégation) 
Thrombopathie  ‐ Anomalie de l’adhérence plaquettaire au sous‐endothélium : maladie de 
constitutionnelle Willebrand (purpura rare), maladie de Jean Bernard‐Soulier (déficit en GPIb/IX) 
‐ Anomalie de l’agrégation plaquettaire : maladie de Glanzmann (déficit en 
GPIIb/IIIa)
Ref. SNFMI / CEMI 2018

= Non infiltré, plutôt ecchymotique 

‐ Fragilité capillaire constitutionnelle : fréquente, symptomatique 
Anomalie constitutionnelle  chez la jeune femme avec ecchymoses pour des chocs minimes 
du vaisseau ‐ Anomalie héréditaire : maladie d’Ehlers‐Danlos, pseudo‐xanthome 
Fragilité capillaire  élastique

= Localisation caractéristique à la face dorsale de la main et de 
l’avant‐bras, couleur violine, avec parfois des stries vasculaires 
Par atrophie des tissus de 
jaunâtres 
soutien
‐ Purpura sénile de Bateman chez le sujet âgé 
‐ Corticothérapie au long cours (syndrome cushingoïde)

= Carence en vitamine C : pétéchies périfolliculaires, ecchymoses 
Scorbut
cutanées et/ou muqueuses, déchaussement dentaire

‐ Virale = parvovirus B19, VHB, VHC, VHE, VIH, EBV : lésions d’aspect 
purpurique (exanthème purpurique) par thrombopénie et fragilisation 
Cause infectieuse bénigne  vasculaire 
‐ Bactérienne = rickettsiose, tuberculose, gonocoque (purpura 
vésiculo‐pustuleux)

= A évoquer devant un purpura conjonctival ou sus‐claviculaire 
Cause infectieuse 

fébrile : 
Purpura vasculaire

Endocardite d’Osler 
‐ Hémocultures + ETT, voire ETO sans attendre, prélèvement de lésion 
purpurique
Etiologie

Infection bactérienne, le plus souvent à méningocoque (non 
exclusivement : pneumocoque, S. aureus, Haemophilus…)  urgence 
vitale absolue 
‐ Plus fréquent chez l’enfant et le nourrisson, contexte épidémique 
Purpura fulminans 
‐ Purpura nécrotique, extensif, ecchymoses > 3 mm en carte de 
géographie 
‐ Contexte fébrile, volontiers associé à un état de choc 
‐ CIVD et thrombopénie fréquemment associée 

= Par vascularite des petits ou moyens vaisseaux et mécanisme immunologique avec complexes 
immuns 
 Les vascularites de Horton, Takayasu et de Kawasaki ne sont pas à l’origine de lésions 
purpuriques  
‐ Purpura caractéristique : pétéchial, infiltré (volume sous le doigt), déclive, prédominant aux 
Cause immunologique 

membres inférieurs, évoluant souvent de façon chronique par poussées 
‐ Autres lésions cutanées : cocardes érythémateuses et nodules dermiques (tri‐syndrome de 
Goujerot), urticaire, livedo réticulaire des membres inférieurs 
‐ Atteinte extra‐cutanée : arthralgies, myalgies, syndrome de Raynaud, neuropathie, 
glomérulopathie… 
‐ Biopsie cutanée : vascularite leucocytoclasique ± avec dépôts d’Ig, fibrinogène et/ou complément 
en IF 

= Par hypersensibilité aux médicaments : antibiotique (pénicilline, 
Vascularite  cycline, sulfamide…), AINS, diurétique thiazidique, AVK, allopurinol 
médicamenteuse  ‐ 7 à 10 jours après introduction du médicament 
‐ Généralement isolé, guérison en 3 à 6 jours
Ref. SNFMI / CEMI 2018

= Dépôts de complexes immuns IgA : plus fréquent chez l’enfant, 
souvent après un épisode infectieux, possible chez l’adulte 
‐ Purpura pétéchial pur des MI symétriques, infiltré, évoluant par 
poussées, aggravé par l’orthostatisme 
‐ Prurigineux, parfois accompagné par des œdèmes et/ou une 
urticaire 
‐ Associé à des arthralgies prédominant aux grosses articulations des 
Purpura rhumatoïde de  MI 
Schönlein‐Henoch  ‐ Parfois compliqué de douleurs abdominales, d’hématurie voire d’IR 

PEC  ‐ Evolution le plus souvent favorable, risque de complication 
abdominale (invagination intestinale aiguë, occlusion, 
perforation) ou rénale 
‐ Biopsie rénale (si HTA, IR ou protéinurie > 1 g/24h ou > 6 
mois) : glomérulopathie segmentaire et focale avec dépôts 
mésangiaux d’IgA 
Cause immunologique 

‐ Manifestations favorisées par l’exposition au froid 
Purpura 
‐ Associés : neuropathie périphérique, glomérulopathie… 
cryoglobulinémique ‐ Causes principales : lymphoprolifération maligne, VHC
Purpura dysglobulinémique 

= Par fragilité capillaire et déficit en facteur X : 
‐ Purpura : ecchymotique, en regard des zones de pression/ 
Purpura de 
Purpura vasculaire 

traumatisme, siège périorbitaire, au cou et aux plis 
l’amylose AL ‐ Associés : anomalies cardiaque, rénale, neuropathie périphérique et 
Etiologie

déficit en facteur X (« trappage » splénique) dans les formes avancées

‐ Hyperglobulinémie polyclonale (fréquemment lié à des complexes 
Purpura hyper‐ immuns circulants) : lupus, polyarthrite, syndrome de Sjögren, 
globulinémique  sarcoïdose, cirrhose 
‐ Gammapathie monoclonal : purpura ± épistaxis associé possible

‐ Des moyens vaisseaux : périartérite noueuse 
‐ Des petits vaisseaux : vascularites à ANCA 
Vascularite
Angéite nécrosante,   Jamais par vascularite des gros vaisseaux (Horton, 
Takayasu)
collagénose 
= Lupus, polyarthrite rhumatoïde, syndrome de 
Connectivite
Goujerot‐Sjögren, syndrome de Sharp

= Lésion nécrotique de grande taille > 1 cm, entouré d’un liseré 
purpurique, sans lésions d’âge différent, d’apparition aiguë : 
diagnostic à la biopsie 
‐ CIVD : purpura extensif, ecchymotique et nécrotique 
‐ Nécrose cutanée induite par l’héparine : entre 5 à 25 jours après 
début de traitement, souvent localisé au point d’injection  
Purpura thrombotique  évocateur de TIH de type 2 
‐ Déficit hétérozygote en protéine C ou S : lésons purpuriques ou 
nécrotiques après une prise d’AVK dans les 10 jours 
‐ SAPL : thrombose mimant une vascularite 
‐ Embols distaux de cholestérol : patient athéromateux, après un 
geste endovasculaire 
 Peut être accompagné d’une thrombopénie selon la cause 
Ref. SNFMI / CEMI 2018

‐ Biopsie cutanée avec étude en IFD (± microbiologie PCR) si suspicion 
de vascularite 
‐ Bilan biologique standard : NFS, TP/TCA, créat, bilan hépatique, EPP 
‐ Bilan immun : ANCA, AAN, anti‐ECT, anti‐ADN, cryoglobulinémie 
‐ Dosage du complément : CH50, C3, C4 
Bilan étiologique de purpura vasculaire  ‐ Recherche de SAPL : anticoagulant circulant lupique, Ac anti‐
cardiolipine, anti‐β2GP1 
‐ Sérologies VIH, VHB, VHC, parvovirus B19 ± CMV, EBV 
‐ Bilan rénal : créatininémie, protéinurie des 24h, sédiment urinaire 
‐ RP 
‐ En cas de fièvre : hémocultures répétées, échographie cardiaque 
 

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