Géologie Historique: Précambrien et Phanérozoïque
Géologie Historique: Précambrien et Phanérozoïque
Mme BOURAS.R
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I. L'UNIVERS: 13.8 Ga années
L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe, régi par un certain nombre de lois. Les scientifiques
définissent l'Univers comme l'ensemble de la matière qui existe distribuée dans le temps et dans l'espace.
La naissance et l'évolution de l'Univers est expliquée par la théorie* du Big Bang, un modèle* théorique
utilisé en cosmologie pour décrire l'origine, la nature et l'expansion de l'Univers. L'âge de l'Univers est
défini à 13.8 Ga.
.La théorie du Big Bang privilégie l'existence d'une phase* chaude, très brève schématisée comme une
explosion durant laquelle l'Univers aurait grandi de façon extrêmement rapide pour former l'ensemble de
la matière qui peu à peu s'est refroidie et a donné naissance aux étoiles, aux planètes, aux nuages
interstellaires, aux galaxies* et à tous les corps célestes qui nous entourent et composent l'Univers.
Certains de ces corps sont visibles et familiers, d'autres restent à découvrir. A titre d'exemple, on peut
citer la Terre notre planète qui gravite autour du Soleil, les planètes Mercure, Vénus, Mars, Jupiter,
Saturne, Uranus, Neptune, les cent soixante quinze satellites et les milliards de petits corps célestes
(astéroïdes, comètes, poussières. tournoyant autour du soleil.
L'ensemble de ces corps célestes composent le système solaire. Le système solaire est lui-même situé
dans la Voie Lactée, notre galaxie qui fait partie d' un ensemble encore plus grand, composé de milliards
de galaxies. Toute cette matière visible et non visible compose : l'Univers. L'Univers est en constante
expansion.
Un centième de seconde après le Big Bang apparaissaient les particules atomiques, protons, neutrons, et
électrons.
Une seconde après le Big Bang se sont formés les noyaux de deutérium (assemblage de 1 proton,
1 neutron et 1 électron) et quatre grandes forces: gravité, interaction nucléaire forte, interaction nucléaire
faible et électromagnétisme apparaissent également dans ces premiers instants.
Au bout de 3 minutes après le Big Bang: les protons et les neutrons se lient pour former les premiers
noyaux atomiques légers (noyaux d'hélium et d'hydrogène). L'Univers est à ce stade formé de matière
composée pour 75 % de noyaux d'hydrogène et pour 25 % de noyaux d'hélium.
Après 380 000 ans : les électrons se lient aux noyaux atomiques pour former les premiers atomes légers:
atomes d'hydrogène (1 proton et 1 électron) et atomes d'hélium (2 protons, 2 neutrons, 2 électrons).
Ces atomes vont constituer la matière première nécessaire à la formation des étoiles*. L'Univers devient
transparent.
Vers 200 millions d'années après le Big-Bang apparaissent les premières étoiles. Certaines sont petites,
d'autres massives. Leur durée de vie dépend de leur masse. Lors de leur formation, les étoiles vont
générer en leur coeur par fusion nucléaire des atomes de masse atomique croissante du carbone au
silicium tels: l’azote, l’oxygène et tous les éléments jusqu’au fer.
Les étoiles massives ont une durée de vie relativement courte. Elles disparaissent dans une gigantesque
explosion en supernova*, visible par l'émission d'un flash lumineux atteignant des luminosités 10
milliards de fois plus intense que celle du Soleil. La supernova génère les éléments atomiques
2
complémentaires de masse atomique plus lourds que le fer. Lors de la mort des étoiles, tous les éléments
atomiques formés sont expulsés vers les nuages interstellaires où ils vont se recombiner.
10 milliards d'années après le Big-Bang, une étoile massive appelée Coatlicue a explosé en supernova.
L'onde de choc produite et toute la matière libérée dans le nuage interstellaire qu'elle habitait a donné
naissance à une nébuleuse* constituée d'un nuage de gaz et de poussières dans laquelle va naître le
système solaire. Cette nébuleuse porte le nom de nébuleuse primitive ou pré-solaire.
II. LE SYSTÈME SOLAIRE: 4.568 Ga.
le Système solaire s’est formé, probablement à partir d'un grand nuage du gaz et de poussière en rotation autour du
Soleil, est appelé : disque d'accrétion L'abondance relative des éléments lourds dans le Système Solaire suggère
que ces gaz et poussières furent issus d'une supernova - explosion d'une vieille étoile massive. Les éléments lourds
sont produits dans des étoiles par fusion nucléaire de l'hydrogène.
. Fig.1.
Le système solaire.
L'histoire de la planète Terre est liée à celle du système solaire, tant pour son origine que pour sa
composition. Comme les autres planètes du système solaire, elle s'est formée par condensation des gaz et
accrétion (agglomération) des particules solides (poussières, ...) tournoyant autour du du soleil
• Quatre grandes périodes géologiques appelées éons décrivent son évolution, elles se nomment
respectivement t: l'Hadéen, l'Archéen, le Protérozoïque et le Phanérozoïque.
Les trois premières grandes périodes ou éons que sont : L'Hadéen, l'Archéen et le Protérozoïque sont
parfois regroupées au sein d'un superéon appelé: le Précambrien qui commence à la création du globe il y
a 4,568 milliards d’années, et s'achève, il y a 544 millions d’années.
Classiquement l’histoire de la Terre est subdivisée en 4 grandes périodes géologiques (Éons) . (Fig. 2) :
L’Hadéen qui s’étend depuis la fin de l’accrétion de la planète (4,568 Ga ; Ga milliard d’années) jusqu’à
environ 4,0 Ga, âge des plus anciennes roches connues à ce jour, vient ensuite l’Archéen dont la limite
avec le Protérozoïque (2,5 Ga) est marquée par un changement fondamental dans le mode de
3
fonctionnement de notre planète. C’est au Protérozoïque que la dynamique terrestre est devenue
semblable à celle que nous connaissons aujourd’hui. Enfin, c’est à partir de 540 Ma (Ma = M=million
d’années) que débute le Phanérozoïque dont la limite inférieure consiste en l’apparition et en la
prolifération d’êtres vivants possédant un squelette interne ou externe susceptible d’être fossilisé.
. Fig.2.
Les subdivisions du Précambrien.
1). Précambrien :
Il représente 80 % de l'histoire de la Terre. Le Précambrien est constitué de :
-Roches les plus anciennes de la croûte terrestre = actuels cratons.
-Trois unités chronologiques=Eons.
-Le Hadéen: Absence de témoins stratigraphiques
-L’Archéen: Roches les plus primitives.
-Le Protérozoïque: Nombreux phénomènes géologiques.(orogénèses).
A). L’Hadéen : 4,6 Ga á 4 Ga ou 3,8 Ga . L’Hadéen peut être subdivisé en trois épisodes majeurs
:
C’est aussi à cette période que le métal et les silicates se sont différenciés en d’une part, un noyau
métallique et d’autre part un manteau silicaté. Les datations basées sur les radioactivités éteintes de
certains isotopes montrent que cette séparation s’est déroulée très tôt, environ 30 Ma après l’accrétion
(Kleine et al., 2002). Ce n’est qu’après la formation du noyau qu’a pu apparaître le champ magnétique qui
protège encore aujourd’hui la surface de la Terre du vent solaire.
.
Récemment, des datations ponctuelles sur des cristaux de zircon sédimentaires de Jack Hills en Australie
ont révélé une gamme d’âges allant de 4,4 à 4,0 Ga (Wilde et al.,
2001). Les roches dans lesquelles ces minéraux ont cristallisé ont été altérées, érodées et ont disparu ;
seuls les cristaux de zircon particulièrement résistants ont été préservés. Ceux- ci contiennent des
inclusions de quartz, de feldspath et de mica qui prouvent qu’ils ont cristallisé dans un magma de type
granitique. Les granites étant les constituants quasi exclusifs de la croûte continentale, il est possible
d’affirmer que cette dernière a commencé à se former sur Terre dès 4,4 Ga et que sa genèse a continué
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tout au cours de l’Hadéen. En se basant sur des bilans isotopiques, le volume de la croûte continentale
engendré avant 4,0 Ga a été évalué entre 10 et 15 % le volume de la croûte actuelle.
La constitution isotopique de l’oxygène (18O) des zircons de Jack Hills a permis de démontrer que la
source de leur magma hôte avait réagi avec de grands volumes d’eau liquide (Mojzsis. et al., 2001).
Il en résulte que dès 4,4 Ga, la température de surface de la planète était suffisamment basse pour
permettre à l’eau d’être sous un état liquide, l’océan magmatique était donc refroidi, et de vastes étendues
d’eau (océans) existaient à la surface de la Terre.
Ce résultat est très important car il implique que les conditions (eau liquide, continents) nécessaires à la
mise en œuvre d’une chimie prébiotique ainsi qu’à l’apparition et au développement de la vie étaient
potentiellement réunies moins de 150 Ma après l’accrétion de la planète.
.
De4,0à3,85GaBombardementmétéoritique
.
Jusqu’à ces dernières années, en se basant sur l’intense cratérisation de la surface lunaire et en considérant
que la Terre, plus massive avait dû attirer un plus grand nombre de plus grosses météorites, il était
communément admis que toute la période hadéenne avait été l’objet d’un fort bombardement
météoritique continu.
En résumé sur le plan géologique l’Hadéen se caractérise par les événements suivants :
6 -Atmosphère primitive : sans oxygène libre, CO2, N, H2O, CH4, NH3, SO2, HCl,…
Les isotopes des gaz rares (hélium, argon, Néon, Xénon,) ont été trouvés :
Dans les météorites: 40Ar/36Ar
Dansl'atmosphère: 40Ar/36Ar
Dans les Volcans sous-marins : 40Ar/36Ar
• Conséquences : importants orages -pluies acides induites par CO2, HCl et SO2, effet de serre-CO
2 et gaz de méthane.
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. Fig.3.
Expérience de Miller. (Soupe primitive).
a).Synthèse abiotique = transformation des matières minérales en molécules donnent des organiques
acides aminés, oses, acides gras, Thio esters, bases puriques, nucléotides.
b). Peptides ARN ADN.
La fin de l'éon Hadéen se caractérise par des :
-Traces de carbone trouvées au Groenland qui semblent provenir d’êtres vivants feraient remonter la vie à
au moins 4000 Ma.
- Bactéries anaérobiques des grandes profondeurs près des sources thermales.
Découverte du zircon du
Jack Hills (Australie).
6
B). L’Archéen : 3,8 Ga à 2,5 Ga :
Lesocle
.
Ces formations sont de loin les plus abondantes des terrains archéens dont elles représentent environ 80%.
Il s’agit en général de gneiss gris, c’est-à-dire d’anciens granitoïdes déformés et métamorphisés.
7
Ces roches sont aussi connues sons le nom de TTG, acronyme pour Tonalite, Trondhjémite et
Granodiorite, il s’agit en fait de roches magmatiques contenant essentiellement du quartz, du feldspath.
plagioclase, de la biotite et parfois de l’amphibole.
Enfin ces roches omniprésentes à l’Archéen deviennent très rares après 2,5 Ga.
Ces roches ne représentent que de 5 à 10% du volume des terrains archéens. Il s’agit de roches
volcaniques et de sédiments c’est-à-dire de roches mises en place à la surface de la planète en général
sur le socle granito gneissique.
la série débute par des laves ultrabasiques (komatiites) auxquelles succèdent des laves basiques
intercalées avec des sédiments qui deviennent prépondérants dans la partie supérieure de la série
1).Leskomatiites
.
Les komatiites sont des laves ultrabasiques très abondantes à l’Archéen et qui ont quasiment disparu dès
le Protérozoïque.
Elles faisaient éruption entre 1600 et 1650 °C (Nisbet, 1987). Ceci atteste aussi d’une production de
chaleur terrestre plus importante à l’Archéen que de nos jours.
Ces magmas engendrés à grande profondeur (les komatiites proviennent de taux de fusion très élevés du
manteau (50 à 60%). En surface, elles se sont refroidies très brutalement de telles sorte que les
minéraux (olivine et pyroxène) ont cristallisé de manière aciculaires et avec une texture dendriforme
caractéristique appelée texture spinifex (Fig. 6).
.
Fig.6. Les komtiites
2).Lesbasalts.
3).Lessédiments.
.
Les cycles sédimentaires débutent en général par une sédimentation détritique grossière, immature
(conglomérats et grauwackes) contenant le plus souvent des éléments volcaniques, puis ils évoluent
progressivement vers des shales et des dépôt chimiques (cherts, BIF = Banded Iron Formations =
Formations Ferrifères Rubanées).
Les cherts sont souvent très abondants et attestent d’un très grande activité hydrothermale. Les BIFquant à
elles sont des sédiments constitués d’une alternance de bancs centimétriques de quartz et de magnétite
(Figure 7), ils proviennent d’une précipitation chimique de la silice et du fer dissout dans l’eau
8
témoignant du caractère non oxydant de l’atmosphère terrestre. Abondantes avant 2,2 Ga les BIF ont
presque totalement disparu à partir de cette période.
Les granites tardifs
Ces granites (5 à 10% du volume des terrains archéens) sont intrusifs dans le socle granito gneissique et
les ceintures de roches vertes. Ils s’agit de vrais granites à affinité calco-alcaline. .
b).Latectoniquearchéenne
Aujourd’hui la tectonique active à la surface du globe résulte du déplacement des plaques lithosphériques
dont le mouvement induit essentiellement une tectonique horizontale
De telles structures sont connues dans tous les terrains archéens des plus anciens aux plus récents, ce qui
démontre qu’une tectonique analogue à notre tectonique des plaques actuelle opérait dès 4,0 Ga.
Toutefois, les terrains archéens possèdent une particularité supplémentaire, en effet, aux grandes
structures horizontales se superposent des déformations verticales en dômes et [Link] tectonique
verticale dont le moteur est la gravité est connue depuis la fin des années 1970 (Gorman et al., 1978) sous
le nom de sagduction (Fige.7)
Figure 7 : Gauche : Diagramme illustrant trois étapes du développement de la sagduction. 1) la mise en place
dans une ceinture de roches vertes, de komatiites de densité élevée (d=3,3) sur les TTG du socle granito
gneissique de faible densité (d=2,7) induit un fort gradient inverse de densité ; 2) Il en résulte un mouvement
descendant des komatiites (flèche grise) induisant un mouvement relatif ascendant des TTG (flèches noires) ; 3)
le mouvement s’accentue créant une dépression au centre de la ceinture de roches vertes où vont se déposer les
sédiments. Droite : Vue satellite du craton archéen de Pilbara (Australie) montrant les structures résultant de la
sagduction : les ceintures de roches vertes (en vert et gis sombres) sont localisées entre des dômes des TTG
(blanc jaunâtre). La largeur de la photo est d’environ 300 km.
Ces dernières, sont des constructions laminaires fossiles qui se sont bien développées pendant les éons
archéen et protérozoïque. Elles sont caractérisées par une alternance de lits calcaires (claires) avec des lits
sombres riches en matière organique (Fig.8)
9
.
[Link] des calcaires à Stromatolithe (Australie)
Le lit le plus récent est constitué d'un tapis de consistance gélatineuse, laminaire, composée
de filaments bactériens dont plusieurs sont des cyanobactéries.
Ce tapis bactérien agit de deux façons : il piège les particules sédimentaires entre ses
filaments et il induit la cimentation carbonatée (CaCO3) des particules sédimentaires,
grâce à son activité photosynthétique qui, en consommant du CO2, et en captant le Ca+
+marin, favorise ainsi la précipitation du acalcaire selon la réaction suivante: Ca2+ +
2HCO3- <=> CO2 + CaCO3 + H20.
Les cyanobactéries possèdent de la chlorophylle a qui leur permet, en présence de lumière ,
de libérer l'oxygène selon la réaction suivante : 6CO2 + 6H20 => C6H12O6 + 6O2.
Vers 3800 Ma, l'oxygène, produit par les bactéries et les algues bleues, s'est d'abord accumulé dans les
bassins sédimentaires où il a été fixé par des éléments oxydables comme le Fer.
La plus grande partie du Fer a ainsi précipité pendant l'Archéen. Ce phénomène s’est poursuivi au début
du Protérozoïque (entre -2.500 Ma et -2.000 Ma) pour former les grands gisements de fer rubané du
Précambrien qu'on connaît actuellement. (Fig.9.)
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4 – Atmosphère
La planète s'est habillée peu à peu d'une atmosphère dense et épaisse mais avec une teneur en O2 très
faible.
En effet certains sédiments d'Afrique du sud, datés de -2.700 Ma à -2.500 Ma, sont riches en uraninite
(U3O8) caractérisant ainsi un milieu sédimentaire deltaïque peu profond et très agité et qui est en équilibre
avec. l'atmosphère. Si cette dernière contenait de l'O2, l'Uranite sera déstabilisée car elle est soluble
dans l'oxygène.
C).LEPROTEROZOIQUE(-2500Maà–540Ma).
1). Evolution géologique.
Après les premiers noyaux continentaux à l'Archéen, le volume de la croûte continentale a augmenté
progressivement tout au long du Protérozoïque qui a une durée de près de 2.000 Ma.
À la fin du Protérozoïque, le volume des masses continentales avait atteint celui que nous connaissons
aujourd'hui. Cette évolution résulte d'un ensemble de phénomènes géologiques durant trois grands ères
géologiques.
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Le Paléoprotérozoïque: - 2500 Ma à – 1600 Ma.
• Le Stathérien (-1.800 Ma à -1.600Ma): stabilisation des boucliers qu'on appelle les cratons
• A l'intérieur de la plupart des plaques continentales des bassins peu profonds vont s'installer où la
sédimentation carbonatée à stromatolites va se développer( dépôts de plate- forme).
• Vers -1.200 Ma- 1.000 Ma commence une nouvelle orogenèse qui correspond à la fermeture des
océans(supercontinent :Rodinia) en formant de nouvelles chaînes de montagne,(chaine de Grenville )
tandis que les dépôts de plate-forme seront peu ou pas déformés.
• Il présente les mêmes caractères d’ensemble que l’ère précédent avec de nouveaux cycles
orogéniques.
• Vers -850 à -650Ma, la planète a connu glaciation générale qui a modifié le caractère
sédimentaire. (terre boule de neige).
• Vers - 650 Ma, les océans ont de nouveau tous fermés et la coûte continentale formait un
supercontinent qu'on le Pannotia.
1). Le kenorland :
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Supercontinent Vaalbara
A la fin de L’Archéen il semble qu’un nouveau supercontinent se soit formé appelé le Kenorland.
En réalité il s’agit vraisemblablement de 3supercratons : Supéria formée au cours de l’orogenèse
Kénoréenne, Vaalbara, et Nunavutia .
Vers 2,45 Ga on assiste à l’éclatement du Supéria puis vers 2,2 Ga on assiste à l’éclatement du
Vaalbara et [Link] masses continentales semblent très dispersées entre 2,2 Ga et 1,9 Ga
puis se regroupent pour former le supercontinent Columbia appelé aussi Nuna vers 1,8 Ga.
(Fig.11).
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Fig. 12. La dislocation du Kenorland.
14
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Fig.14. La formation du supercontinent Rodinia
La formation de Rodinia s’est déroulée progressivement de 1,1 à 0,9 Ga lors des orogénèses successives
identifiées sur chaque cratons grâce aux datations de roches magmatiques et métamorphiques. Les
collisions successives des continents sont à l’origine de l’orogenèse de Grenville.
4). La dislocation du Rodinia :
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Fig.15a.. Dislocation de Rodinia
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[Link] paléogéographique au cours de l’Édiacarien et la base du Cambrien.
Après une phase de dispersion des masses continentales au cours de l’Édiacarien (A et B) on assiste à
leur regroupement partiel (formation de Gondwana) au passage du Précambrien Cambrien (carte C)
A la fin du Précambrien, l’évolution paléogéographique est marquée par un épisode de rifting entre
Laurentia et Amazonie, ce qui a pour résultat d’individualiser deux masses continentales majeures : d’une
part,Laurentia et, d’autre part, l’ensemble constitué des cratons Amazonie, Afrique de l’ouest Rio de la
plat, Sao Plusieurs cratons sont isolés : Baltica, Australie Antarctique de ,le cratons indien la chine du Sud
et du Nord, Sibé[Link] assiste donc à une dispersion des masses [Link] d’entre vont se
regrouper à la transition Protérozoïque et le Phanérozoïque pour former le Gondwana lors de l’orogenèse
panafricaine au sens large.(carte C).
2). Le Phanérozoïque :
Les raisons en sont simples : les couches précambriennes sont moins bien connues que les couches
phanérozoïques du fait qu'elles sont souvent enfouies sous ces dernières.
Les couches phanérozoïques sont riches en fossiles diversifiés, permettant de faire de bonnes datations,
alors que le Précambrien ne contient que des bactéries qui sont difficile aux datations.
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A. B C
Fig.16.Échellestratigraphique
Phanérozoïque .
2.1. Le Paléozoïque :
A). Le Cambrien : De 542Ma à 488Ma (durée 35 Ma).
Le terme Cambrien est dérivé de « Cambria », appellation du Pays de Galles où les terrains de cette
origine sont particulièrement bien représentés.
Les premiers assemblages de -600 Ma présentent une diversité très faible, avec en
à majorité
des deméduses (a),vendobiotes, sans aucune structures de remaniement, ni de
simples disques de type
petites coquilles.
soit À partir deà d'autres
-560 cnidaires
Ma environ, on note une augmentation de la diversité, avec un apogée vers
550 Ma, où apparaissent les structures de remaniement (bioturbation) et les premières
biominéralisation.
modernes
À -544 Ma, comme une grande partieles corauxd'Ediacara,
des organismes mous dont les énigmatiques
vendobiotes, s'éteignent (Grotzinger et al., 1995).
(b),
L’explosion cambrienne (la faune de Burgess).
• Cetteou faune,encore à des
d'abord découverte arthropodes
dans le Schiste de Burgess dans le Parcnus national de Yoho, en
Colombie-Britannique, a été retrouvée dans plusieurs parties du monde: Groenland, Europe,
ou à Australie
Chine, des vers et ailleurs annélides
en Amérique du Nord. (c).
Il s'agit donc d'une faune de répartition
mondiale. Elle est apparue il y a 528 Ma et disparue brusquement à -510 Ma, représentant un
Par contre,
intervalle (d 20etmillions
de temps de presque e) d'années.
ne ressemblent à
aucun animal connu.
• Elle est composée par des trilobites, brachiopodes,des Archéocyatidés (éponges
primitives),échinodermes, mollusques, Arthropodes ,des formes qui ne se retrouveront plus par la
suite dans les temps géologiques et des prédateurs géants tels que :Anomalocaris et Opabinia et
l’ancêtre des vertébrés : Pikaia
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Ichnofossiles datant du Cambrien inférieur. Treptichnus
pedum provenant des grès Mickwitzia, Suède (Commission
La révolution du substratum cambrien et apparition des Ichnofaciès :
géologique de Suède, Uppsala). Échelle : trait = 1 cm.
. Fig.
19.Révolution du substratum cambrien.
. Fig.20..Ichnofossile
datant du Cambrien inférieur (Suède).
Paléogéographie du Cambrien :
1).Vers 560 Ma, deux continents ont commencé à se détacher de Rodinia (Pannotia) et à s'individualiser.
Les géologues ont nommé ces anciens continents Laurentia et Siberia. Laurentia, en gros, correspond
aux masses continentales précambriennes qui forment une bonne partie de l'Amérique du Nord actuelle,
moins la Floride, plus le Groenland et l'Écosse. Sibéria correspond au bouclier sibérien
21
Fig.21. Paléogéographie globale du Cambrien
2). 20 Ma plus tard, un troisième continent, Baltica, s'est détaché de Rodinia au tout début du Cambrien,
il y a 540 Ma. Baltica correspond aux terrains précambriens de la Scandinavie actuelle, la Russie, la
Pologne et le nord de l'Allemagne
3). Progressivement s'ouvrait un océan entre Laurentia et Gondwana, un océan que les géologues ont
appelé l'Océan Iapétus et dont l'évolution sera particulièrement scrutée ici puisqu'elle a conduit à la
formation de nos Appalaches. On doit donc supposer l'existence d'une dorsale médio-océanique entre
Laurentia et Gondwana.(carte2)
4). Il y a 500 Ma, à la toute fin du Cambrien, une cinquantaine de Ma après le début de l'ouverture de
Iapetus, il s'est développé à la marge sud de Laurentia, une zone de subduction, créant du même coup un
arc volcanique insulaire. Le mouvement s'était renversé. On est passé d'un océan de type Atlantique, i.e.
en ouverture avec marges passives, à un océan de type Pacifique, en fermeture, avec marges actives.
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L’Ordovicien est nommé en référence aux Ordovices, un peuple de l’actuel Pays de Galles. Il débute
avec un épisode important d’extinction d’espèces, l’extinction du Cambrien. Il se termine par une autre
extinction massive, l’extinction ordovicien-silurien où près de 60 % de la vie disparaît. Cette période est
connue sous le nom « événement de la grande biodiversification Ordovicienne » ou GOBE.
La biosphère ordovicienne :
a) La faune :
• la prolifération et l'évolution des invertébrés cambriens avec abondance des Trilobites,
Brachiopodes, Bivalves, Bryozoaires et coraux solitaires, et Echinodermes.
• apparition de nouvelles espèœs: les Graptolites , les Nautiloides (genre :Orthoceras),Euryptéridés,
et les coraux tabulés et Tétracoralliaires (récifs).
• Apparition des premiers vertébrés poissons primitifs cartilagineux sans machoires (Agnathes)
exemple le Pterapsis.
b) Flore :
Algues vertes et première plantes terrestres (lichens et champignons)
Découverte des spores primitifs.
Paléogéographie de l’Ordovicien :
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1) il y a 480 Ma, au début de l'Ordovicien, la fermeture de Iapetus se poursuivait et les arcs
volcaniques insulaires fonctionnaient toujours. Au sud, un chaînon de petites masses continentales
s'était détaché de Gondwana et amorçait sa migration vers le nord. (Avalonia constitués par le
nord de la France une partie d’Angleterre, la Pologne Pays-Bas, Belgique, Irlande, pays de Gallé. )
2) Vers la fin de l'Ordovicien, il y a 450 Ma, Iapetus continuait à se refermer. L'arc volcanique
insulaire qui se trouvait au large de Laurentia entra en collision avec la marge continentale de
Laurentia: une chaîne de montagne s'est formée, la chaîne taconnienne, la première phase de la
formation des Appalaches.
Le Silurien a été nommé d'après une tribu celtique : les Silures. La vie est abondante. Après la
déglaciation fini ordovicienne le réchauffement climatique et le développement de nouveaux biotopes a
permis à la vie de progresser.
La biodiversité du Silurien :
1. La faune :
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des arthropodes marins, trilobites, échinodermes ou crinoïdes, coraux,
brachiopodes et graptolites, récifs, et diversification des Agnathes.
Apparition des premiers vertébrés à mâchoires = poissons osseux cuirassés
2. La flore
Apparition des premières plantes terrestre : les Bryophytes (plantes non
vasculaires sans feuille, ni racine). Ces plantes étaient minuscules et se
propageaient par des spores, produites par des organes spécialisés
appelés sporanges. Exemple: Cooksonia, genre qui persiste jusqu'au
Dévonien inférieur.
La vie terrestre est également marquée par l'apparition d'un nombre
important de petits arthropodes terrestres (mille- pattes, araignées et
acariens).
Paléogéographie du Silurien
1). Au début du Silurien, il y a 440 Ma, l'espace océanique (Iapétus) entre Laurentia, Baltica et Siberia
continuait à se refermer. En particulier, Baltica accompagné du chaînon de microcontinents se rapprochait
de Laurentia. Le pôle sud était occupé par la marge sud de Gondwana, plus particulièrement le nord de
l'Afrique actuelle. Gondwana était demeuré passablement stationnaire. Il amorce ici sa migration vers le
nord. L'espace océanique entre au nord Baltica et au sud Gondwana a été appelé l'Océan Rhéïque
2). Au milieu du Silurien, il y a 430 Ma, Iapetus était un océan étroit entre Laurentia et Baltica. La
collision Baltica-Laurentia s'amorçait au sud. Gondwana migrait vers le nord.
3). À la fin du Silurien - début Dévonien, il y a quelque 420 Ma, l'Océan Iapetus était presque refermé.
4). Durant la période allant de -420 à - 380 Ma la collision se fera progressivement du sud vers le nord
pour former la chaîne acadienne au sud (seconde phase des Appalaches) et la chaîne calédonienne au nord
entre le Groenland et la Scandinavie. Cette grande chaîne acadienne-calédonienne est venue souder
Baltica à Laurentia pour former une plus grande masse continentale (Laurussia).
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Le Dévonien est nommé d’après le Devonshire en Angleterre où les affleurements de couches datant de
cette époque sont communs.
La biodiversité du Dévonien :
1).Les invertébrés : Dans les fonds marins les invertébrés du Silurien existent toujours avec
notamment une diminution des Trilobites, disparition des Graptolites et apparition des Goniatites
( Céphalopodes)
2).Les vertébrés : On assiste au cours du Dévonien, souvent considéré par les paléontologues comme
« l’Âge des poissons », à une extraordinaire diversification de nombreux groupes de vertébrés
aquatiques (communément appelés « poissons »). Certains conservent toujours des représentants
– des chondrichtyens (vertébrés à squelette cartilagineux, comme les requins, raies et chimères ;
– des ostéichtyens (vertébrés à squelette osseux, comprenant plus de 28 000 espèces actuelles).
- D’autres, comme les placodermes (vertébrés cuirassés) comme le Dunkleostreus (prédateur des
mers dévoniennes) et différents groupes d’agnathes (vertébrés sans mâchoires), qui disparaissent à la
fin de cette période.
- Les plus anciens tétrapodes connus datent de la fin du Dévonien (Famennien).Les plus anciens sont
les fameux Ichthyostega et Acanthostega du Groenland .Fig.23
Les plus anciens fossiles de plantes terrestres remontent au début de l’Ordovicien moyen, il y a près de
470 millions d’années. Il ne s’agit alors uniquement que de leurs spores,
Les premiers restes fossiles de tiges et/ou de racines de plantes terrestres proviennent
du Silurien supérieur, il y a environ 430 millions d’années. Tous sont petits, Parmi ces fossiles, on
trouve les premières plantes vasculaires, également appelées trachéophytes
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La présence des systèmes racinaires développés à la fin du Dévonien, assure une croissance
continue de la plante par ses capacités de stockage de nutriments et de développement latéral pour
trouver de nouvelles ressources
Les plus anciennes graines connues datent d’environ 365 millions d’années, à la fin
du Famennien. Les plantes à graines se diversifient au début du Carbonifère (-345 millions
d’années), et s’installent au sein des niches écologiques occupées préalablement.
• Sur terre, les bactéries et les algues du Silurien sont rejointes pendant cette période par des plantes
primitives qui ont créé les premières terres grasses et hébergé des arthropodes, comme
les acariens et les scorpions, et des myriapodes, les arthropodes étaient déjà présents sur terre
avant le Dévonien. Les premières traces fossiles d’insectes datent du Dévonien récent.
• À la fin du Dévonien les premiers amphibiens et les arthropodes sont solidement établis sur terre.
Paléogéographie du Dévonien
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1). Au niveau des Appalaches, les sédiments et les roches volcaniques qui s'étaient déposés durant tout le
Silurien et une grande partie du Dévonien dans l'océan Iapetus ont été soulevés et déformés pour
construire la chaîne acadienne, la seconde phase des Appalaches, qui est venue se superposer à la chaîne
taconienne. Au sud, l'océan Rhéïque se refermait progressivement entre Gondwana et le nouveau
continent Laurentia-Baltica.
2). Au milieu du Dévonien, il y a 380 Ma, l'ensemble des masses continentales se regroupait. L'océan
Rhéïque était presque fermé. C'était le début de la collision entre Gondwana et Laurentia-Baltica, deux
grandes masses continentales. Ce fut le dernier soubresaut des Appalaches.
3). La collision se terminera 20 à 40 Ma plus tard, autour de -340 Ma, avec la fermeture du bras de mer
entre les deux masses continentales et la formation de la chaîne des Mauritanides (Maroc), aussi appelée
la chaîne hercynienne.
Connue par ses fougères géantes ainsi que par la formation des houilles et des charbons
minéraux, c’est de cette époque que datent les grands gisements de charbon créés dans une
grande zone tropicale (comprenant l'Europe) et qui ont permis l’essor industriel
C'est un des systèmes les plus importants des temps géologiques parce qu'il est marqué par des
faits ayant eu de grands retentissements
Le terme Carbonifère (terme proposé par William Daniel Conybeare en 1822 pour l'ensemble
des terrains qui, en Angleterre, renferment de la houille) s'étend sur environ 60 millions
d'années (Ma)
Les couches rocheuses datant du carbonifère en Europe et en Amérique du Nord consistent
souvent en des séquences répétées de calcaire, grès, schiste et charbon.
si les dépôts marins carbonatés dominent au début du système, les schistes, les formations
lacustres, la houille, abondent dans la partie moyenne (charbons d'Angleterre, de Belgique,
d'Allemagne), ainsi que dans la partie supérieure (charbons du centre de la France, des Alpes, ).
Ces caractères ont servi à établir la classification des terrains de la période carbonifère.
Les larges dépôts de charbon sont dus à deux facteurs :
- l'apparition d'arbres à écorces et en particulier ceux à écorces ligneuses ;
- le niveau des mers, peu élevé, comparé à celui du dévonien, qui a permis l'extension de vastes
marécages et forêts en Amérique du Nord et en Eurasie.
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Les causes probables d'accumulation du charbon :
1) l'hypothèse que l'enfouissement de grandes quantités de bois est dû au fait que les bactéries et
les animaux n'étaient pas encore assez évolués, pour être capables de digérer et de décomposer
les niveaux ligneux. La lignine est en effet difficile à décomposer.
2) Les écorces devaient comporter entre 38 et 58 % de lignine. La lignine n'est pas soluble, elle
peut rester dans le sol pendant des centaines d'années et inhiber la décomposition d'autres
substances végétales.
3) L'enfouissement massif de carbone a pu conduire à un surplus d'oxygène dans l'air le
pourcentage d'oxygène dans l'air devait se situer entre 15 et 25 %. Des taux élevés d'oxygène
sont une des causes avancés au gigantisme de certains insectes et amphibiens dont la taille est
corrélée à leur capacité à absorber de l'oxygène.
4) L'apparition, il y a environ 300 millions d'années, d'un champignon capable de décomposer de
manière très efficace le bois mort serait en partie la cause d'un brusque déclin de la formation
de cette précieuse ressource énergétique.
La biodiversité du Carbonifère :
La vie terrestre :
Sur les terres émergées, l'extension des forêts à cette époque ainsi que la température tropicale
humide favorise le développement de nombreuses espèces d'Arthropodes. C'étaient des
Arachnides tels que des Scorpionides, des Aranéides et des Myriapodes
Les tétrapodes aquatiques débarquent timidement, puis de manière plus franche. Le
développement des poumons y est pour beaucoup. Cependant au début, ils restent inféodés à
l'eau et leur réelle libération du milieu aqueux ne sera effective que quand l'oeuf, espèce de
boule de gelée flottant dans l'eau, se sera doté d'une coquille. Il pourra alors être pondu sur
terre et le milieu aqueux pourra être définitivement quitté.
Les amphibiens se multiplient et prennent de l'importance ; avec le temps, ils donnent
naissance aux reptiles
La vie aquatiques :
La vie marine est très riche. En effet, si le Dévonien a vu les Poissons se diversifier au
maximum, le Carbonifère est la période pendant laquelle les premiers tétrapodes aquatiques
apparaissent, évoluant à partir de la famille des poissons crossoptérygiens.
Les Foraminifères sont nombreux parmi les agglutinantes : les Fusulines, qui,
parl'agglomération de leurs coquilles ont formé des calcaires
Les Polypiers qui appartiennent aux groupes des Tabulés, des Tétracoralliaires .
Les Echinodermes sont des sortes d'Encrines (crinoïdes) et restent bien présents avec de
nombreux Oursins.
Les Brachiopodes qui ont fortement régressé à la fin du Dévonien se redéploient et
redeviennent abondants. Parmi eux, citons les Spirifers et les Productus.
Les Mollusques abondent : ce sont des Gastéropodes dont le Straparolus est le plus connu,et
des Céphalopodes nautilidés (Nautiles, Orthoceras) et Ammonitidés (Goniatites).
La flore du carbonifère :
La flore carbonifère, extrêmement riche et vigoureuse, appartient à deux groupes, qui sont les
Cryptogames acrogènes, comprenant Sphénophyllées, Lycopodinées, Equisétinées, (Prêles)
Filicacées, etc., et les Gymnospermes : Cycadales, Cordaïtées, Conifères. Les individus de
cette flore, étaient alors gigantesques; les Lycopodinées étaient représentées, à cette époque,
par de grands arbres : Lepidodendron, Sigillaria, Stigmaria, ces derniers constituant
évidemment l'appareil radiculaire des précédents. Fig. 25
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Fig.
[Link] flore du Carbonifère
Paléogéographie du Carbonifère
C'est finalement à la fin du Carbonifère, il y a 300 Ma, que s'est terminé le regroupement des pièces
continentales pour former ce mégacontinent
Les formes de vie dominantes sont diverses : plantes, de grands Amphibiens et de grands
reptiles incluant les ancêtres des dinosaures.
La vie marine est riche en Mollusques, échinodermes et Brachiopodes.
Les derniers Trilobites ont disparu avant la fin du Permien.
Les conditions sèches ont favorisé les Gymnospermes, des plantes dont les graines sont
encapsulées dans une protection, d'autres plantes comme les fougères qui dispersent des
spores.
Les premiers arbres modernes (conifères) sont apparus durant le Permien.
• Les coquilles fossilisées de deux invertébrés sont souvent utilisées pour identifier les strates
géologiques du Permien : les fusulinidés, foraminifères benthiques qui disparaissent quasi
totalement à la limite entre le Permien moyen et supérieur, et les Ammonites dont l'équivalent
moderne est le nautilus.
On utilise aussi souvent les mâchoires de conodontes, un presque vertébré marin disparu à la
fin du Trias.
Apparition des reptiles précurseurs des mammifères comme le Dimitrodon sur la terre ferme
Paléogéographie et climat :
Le niveau moyen de la mer est resté assez bas durant le Permien. Toutes les masses de terre, à
l'exception d'une portion de l'Asie du Sud-Est, se sont agglomérées en un seul supercontinent
appelé Pangée, qui s'étendait de l'équateur aux pôles, entouré par un océan nommé
Panthalassa (la "mer universelle").
Se développa également l'océan Téthys, un paléo-océan qui s'est ouvert progressivement à
partir du Permien supérieur d'est en ouest à travers la Pangée.
Dans les régions polaires australes perdurait un inlandsis présent depuis le Carbonifère, mais
le reste de la Pangée connaissait des conditions climatiques arides avec des températures
élevées et de faibles précipitations.
. Fig.26.
formation de la Pangée et la chaine hercynienne
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