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TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS 9
REMERCIEMENTS 11
ABREVIATIONS ET SIGLES 13
RESUME EXECUTIF 15
ELABORATION PARTICIPATIVE 15
BIBLIOGRAPHIE 55
SITOGRAPHIE 56
7
AVANT-PROPOS
La mise à jour de la SNA est principalement partie des documents de référence ci-après :
La synergie d’action entre les directions centrales du MEN et de ses organes rattachés, la
participation active de représentants de différents départements ministériels, ainsi que des
prestataires opérationnels en alphabétisation, ont permis d’assurer la richesse et la pertinence
des orientations stipulées dans cette SNA.
REMERCIEMENTS
Le MEN est aussi chargé d’adresser particulièrement ses remerciements à l’UNESCO, pour son
appui technique et financier dans le cadre de son programme capED Pilote.
Enfin, le MEN exprime officiellement les vifs remerciements à tous ceux qui ont appuyé de près ou
de loin, le processus de travail, en l’occurrence les représentants des organismes prestataires en
alphabétisation, dont les associations et les ONG, les représentants des apprenants bénéficiaires,
les différents départements ministériels, les représentants des collectivités territoriales
décentralisées, le PNPSE, les représentants de partenaires techniques et financiers, et à l’équipe
de consultants qui a animé les étapes du travail.
Antananarivo le
RESUME EXECUTIF
Pour le Ministère de l’Education Nationale, qui est en charge de l’Alphabétisation, le défi est de
contribuer significativement à l’objectif national de réduction à 25 % du taux d’analphabétisme
des 15ans et plus, à l’horizon 2030. Pour ce faire, cinq axes stratégiques ont été définis1 :
La SNA peut servir de plan d’orientation pour aider les parties prenantes qui adhèrent à la lutte
contre l’analphabétisme, à agir dans une synergie d’actions collaboratives.
La Stratégie Nationale d’Alphabétisation (SNA) doit favoriser l’accès de tous à notre actuelle société
de l’information et atteindre ainsi les cibles 4.6 de l’ODD4 qui stipule qu’il faudra faire en sorte que
tous les jeunes et une proportion considérable d’adultes, hommes et femmes sachent lire écrire
et compter. Elle peut être une mesure qui contribue à la réduction des inégalités marquées entre
les sociétés fondées sur le savoir et les sociétés rudimentaires, qui restent encore de grands
obstacles à surmonter.
Elaboration participative
La SNA mise à jour est le fruit d’un processus participatif de réflexion sur la vision, les défis à
relever ainsi que sur les approches de travail adaptées et aptes à valoriser tous les intervenants,
institutionnels et opérationnels, à leur niveau de compétence respectif.
1 PSE, L’Education Nationale, Les principales stratégies du sous-secteur, axe de développement 4 : l’Education Non
Formelle, l’alphabétisation, choix d’option
RESUME EXECUTIF
Les ateliers successifs de réflexion et de concertation, ont été l’occasion pour les représentants
de la communauté éducative nationale de faire état de leurs préoccupations, entre autres, la
qualité de la méthodologie d’approche et de la formation des intervenants, l’accès et l’attractivité,
le pilotage et le financement de l’alphabétisation à Madagascar.
L’objectif global de la stratégie consiste à appuyer la mise en œuvre du PSE dans « la réduction à
25% du taux d’analphabétisme des 15ans et plus, en 2030 »2.
Groupes cibles
Le PSE précise que l’alphabétisation s’adresse à deux groupes cibles : les 11- 14 ans et les 15-45
ans3.
• 37,5% sera le taux d’analphabétisme des jeunes et adolescents de 11 à 14 ans en 2022 et tous
les jeunes de 11 à 14 ans seront alphabétisés en 2030 ;
• 58% des analphabètes seront pris en charge par des associations non subventionnées en
2022 et 50% en 2030 ;
• 23% des analphabètes seront pris en charge par des associations subventionnées en 2022 et
en 30% en 2030 ;
• 20% des analphabètes seront pris en charge dans des centres implantés par le MEN à partir
de 2017 ;
• 70% des jeunes apprenants qui ont le niveau 1 en alphabétisation bénéficieront de
l’alphabétisation niveau 2 en 2022 et 90% en 2030 ;
• 63% des néo alphabétisés de 11-14 ans bénéficieront d’appui à l’insertion/réinsertion à l’école
fondamentale en 2021 et 75% en 2030.
2 PSE, L’Education Nationale, Les principales stratégies du sous-secteur, axe de développement 4 : l’Education Non
Formelle, l’alphabétisation, perspectives
3 PSE, L’Education Nationale, Les principales stratégies du sous-secteur, axe de développement 4 : l’Education Non
Formelle, l’alphabétisation, perspectives
RESUME EXECUTIF
• 30,5% sera le taux d’analphabétisme des adultes de 15 ans et plus en 2022 et 21% en 2030
dans le cas du scénario FEC et 15,7% dans le cas du scénario ODD4 ;
• 53% des analphabètes seront pris en charge par des associations non subventionnées en
2022 et 20% en 2030 ;
• 5% des analphabètes seront pris en charge par des associations subventionnées en 2022 et
10% en 2030 ;
• 43% des analphabètes seront pris en charge dans des centres implantés par le MEN en 2022
et 70% en 2030 ;
• 70% des jeunes apprenants qui ont le niveau 1 en alphabétisation bénéficieront de
l’alphabétisation niveau 2 en 2022 et 90% en 2030 ;
• 75% des néo alphabétisés de 15-45 ans bénéficieront d’appui à l’insertion /réinsertion dans
les centres FTP ou d’AGR/métiers de base.
Dans cette perspective, le MEN s’assurera que les partenaires offrent des prestations de qualité
et que les curricula de l’alphabétisation feront place à une logique intégrative scolaire, sociale et/
ou professionnelle, tout en se conformant au Cadre d’Orientation et d’Organisation du Curricula
Malagasy (COOCM).
Au vu du contexte actuel, des résultats de l’état des lieux sur la mise en œuvre de la SNA 2008, et
des besoins qui restent à satisfaire, les quatre axes ci-après définis sont établis :
• Poursuivre les campagnes nationales de lutte contre l’analphabétisme, afin de réduire le taux
global d’illettrisme dans chaque Région de Madagascar ;
• Promouvoir les actions de post alphabétisation pour une meilleure intégration socio-
18 économique des personnes alphabétisées ;
• Evaluer les résultats de l’apprentissage dans les programmes d’alphabétisation ;
• Evaluer les réalisations de la phase.
• Intensifier les campagnes nationales de lutte contre l’analphabétisme pour atteindre les
résultats escomptés en 2030 ;
• Développer davantage les capacités des acteurs de l’alphabétisation, afin d’améliorer les
politiques, la conception des programmes, la gestion, le suivi et l’évaluation ;
• Evaluer les performances atteintes pour l’ensemble de la période 2018 - 2030 et définir les
nouvelles orientations futures.
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Il est indispensable de recentrer l’éducation sur son objectif originel : être un outil de développement
pour l’individu et la société. Si l’on veut une éducation plus pertinente et socialement utile, il faut
redécouvrir sa valeur pratique afin qu’elle s’intègre pleinement aux processus de production et
aux différents réseaux de relations sociales. La vision d’un monde où tous savent lire et écrire a
toujours été une préoccupation majeure qui a conduit à fournir des efforts d’alphabétisation dans
tous les pays. Cette vision a pris une autre tournure, celle de l’apprentissage tout au long de la vie.
Un décalage évident entre les programmes conçus et la réalité des populations est constaté,
nécessitant l’introduction de l’éducation non formelle comme alternative, afin de mieux valoriser
l’environnement socio-économique et la spécificité culturelle des populations. Le défi de
l’éducation non formelle aujourd’hui est de permettre l’accès à l’acquisition de connaissances au
plus grand nombre, tout en conservant sa capacité d’adaptation à des situations variées.
Sur le plan international, l’UNESCO est chargée par les Nations Unies d’accorder la priorité à
l’alphabétisation en renforçant les capacités nationales, afin de généraliser des programmes
d’alphabétisation de qualité, inclusifs et respectueux de l’égalité entre les sexes, de renforcer
la diversification des modalités éducatives reposant sur la capitalisation et la diffusion de
bonnes pratiques en éducation non formelle, ainsi qu’un partenariat étroit entre institutions
gouvernementales et la société civile.
Ainsi, de par le monde, beaucoup d’activités sont mises en œuvre pour promouvoir
l’alphabétisation. Les principaux acteurs de l’éducation non formelle s’attèlent à « promouvoir des
approches holistiques, intégrées, sectorielles et intersectorielles de l’alphabétisation, à travers
20 la sensibilisation, la mise en réseaux et les activités de partenariat, et à mener des recherches
orientées vers l’action et guidées par la politique, et diffuser les résultats, afin d’améliorer la
qualité et la pertinence des politiques et des programmes d’alphabétisation ».
Les notions d’alphabétisation et d’illettrisme sont proches. On considère que l’analphabète est
celui qui, n’étant jamais allé à l’école, n’a pas eu l’opportunité d’acquérir les compétences dites
de base. L’illettré a suivi une scolarisation, mais insuffisamment pour acquérir et conserver les
compétences requises.
Vu sous l’angle de son profil historique, l’analphabétisme a connu une signification globale qui est
l’incapacité de lire et d’écrire. Ce concept a évolué au fil des temps.
La définition adoptée par l’UNESCO en 1958 est beaucoup plus exigeante. Elle déclare analphabète
« toute personne incapable de lire et d’écrire, en le comprenant, un exposé simple de faits en
rapport avec la vie quotidienne ».
En 1978 apparaît la notion d’analphabétisme fonctionnel : selon l’UNESCO, elle désigne tout
individu « incapable d’exercer toutes les activités pour lesquelles l’alphabétisation est nécessaire
au bon fonctionnement de son groupe et de sa communauté et aussi pour lui permettre de continuer
à lire, écrire et calculer, en vue de son propre développement et de celui de sa communauté ».
Ainsi, le concept initial favorise le développement personnel, tandis que plus tard, il s’agit d’une
conception qui concerne un individu membre d’une communauté et sa participation sociale et
économique dans l’intérêt du bon fonctionnement de son groupe.
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Ces dernières années, un nouveau concept, « literacy », a fait son apparition dans le monde de
l’alphabétisation. Il vient des pays anglophones. Ce terme va se traduire en français par trois
mots : l’alphabétisation (apprendre à lire et à écrire), l’alphabétisme (un niveau d’aptitudes à la
lecture et à l’écrit), la « littératie » (l’apprentissage de nouvelles compétences dépassant le cadre
scolaire) : selon Fernandez, se développe alors une nouvelle conception de l’alphabétisation,
dont l’enjeu n’est plus de promouvoir une culture fondée sur la littérature, ni de lutter contre
l’illettrisme selon une vision fonctionnelle de la lecture, mais de développer tout au long de la
vie et dans toute une série de situations individuelles, scolaires et sociales, un continuum entre
les différentes pratiques de lecture. Dans ce continuum vont s’inscrire les concepts nouveaux
d’alphabétisme et, plus récemment de littératie.
Plus qu’une simple mesure des compétences en lecture, la littératie sert à évaluer la façon dont
les adultes utilisent l’information écrite pour fonctionner en société.
Partant des Déclarations de Jomtien et de Dakar, de longs processus ont débouché sur la
Déclaration d’Incheon adoptée le 21 mai 2015, lors du Forum mondial pour l’éducation 2030
(WEF 2015) en République de Corée. Cette déclaration d’Incheon définit une nouvelle vision de
l’éducation pour les quinze prochaines années et présente l’engagement pris par la communauté
éducative en faveur de l’Education et du Programme de développement durable à l’horizon 2030,
reconnaissant le rôle important de l’éducation comme principal moteur du développement.
L’éducation est un droit humain fondamental qui ouvre la voie à l’exercice d’autres droits. Pour
réaliser ce droit, beaucoup d’acteurs contribuent, à grande ou très petite échelle, avec le maximum
d’efforts qu’ils puissent faire, à un apprentissage et une éducation inclusifs et équitables de qualité,
qui soient obligatoires et gratuits, ne laissant personne de côté. Ces acteurs sont conscients
que l’éducation vise le développement de la personnalité humaine et favorise la compréhension 21
mutuelle, la tolérance, l’amitié et la paix, valeurs au cœur des citoyens Malgaches parmi tant
d’autres.
Toutefois, l’engagement de l’Education Pour Tous (EPT) en faveur du droit à l’éducation de base
pour tous n’a pas été honoré à l’échéance 2015. L’Objectif de Développement Durable (ODD),
dans son Objectif n° 4, vise donc à compléter ce programme d’éducation inachevé, en faisant
encore plus, avec l’engagement de tous les pays, d’assurer la possibilité d’accéder à égalité à des
opportunités d’apprentissage de qualité à tous les niveaux de l’éducation, dans une perspective
d’apprentissage tout au long de la vie.
La Stratégie Nationale d’Alphabétisation (SNA) doit favoriser l’accès de tous à notre actuelle
société de l’information. Elle peut être une mesure qui contribue à la réduction des inégalités
marquées entre les sociétés fondées sur le savoir et les sociétés rudimentaires, qui restent
encore de grands obstacles à surmonter.
Un des enjeux est d’éduquer et de préparer la population des régions moins développées à la
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Par ailleurs, à l’échelle mondiale, il existe toujours une exclusion des jeunes et des adultes
faiblement lettrés et non qualifiés, qui ne peuvent pas participer pleinement à la vie communautaire
et entrepreneuriale, dû au manque des connaissances de base que sont les capacités de lire,
d’écrire et de calculer. La SNA peut servir de plan d’orientation pour remédier à cette exclusion
de façon radicale, là où les parties prenantes adhèrent à la lutte, dans une synergie d’actions
collaboratives.
Pour faire avancer l’alphabétisation, en tant que partie intégrante de l’apprentissage tout au long
de la vie, et du Programme de développement durable à l’horizon 2030, l’UNESCO adopte les
approches suivantes, qui font la promotion de l’alphabétisation partout dans le monde, en mettant
l’accent sur les jeunes et les adultes :
A leur niveau national, les pays qui adhèrent à ces objectifs, sont incités à développer une stratégie
d’action. Madagascar n’est pas en reste, car la Grande Ile a déjà eu son premier document depuis
2008. Le constat et la conscience de l’ensemble des acteurs et de la communauté éducative,
sur les opportunités et les potentialités pour aller toujours de l’avant, pour améliorer les
résultats, ont été pris en compte par le Ministère malgache de l’Education Nationale (MEN).
Depuis 2017, le MEN et les deux autres ministères en charge respectivement de l’enseignement
technique et de la formation professionnelle, et de l’enseignement supérieur et de la recherche
22 scientifique, ont conjointement élaboré et commencé la diffusion et la mise en œuvre du Plan
Sectoriel de l’Education à Madagascar (PSE). Outre l’enseignement formel, le PSE définit que «
les activités organisées dans le cadre de l’enseignement non formel sont de trois ordres, à savoir
l’alphabétisation, l’éducation inclusive et l’éducation à la citoyenneté et au civisme ». C’est dans
ce cadre que la mise à jour de la SNA 2008 est prescrite, pour poursuivre les actions, en tirant
les enseignements sur sa mise en œuvre, et en développant davantage les bonnes pratiques déjà
acquises.
L’ODD 4figure parmi ces objectifs et qui stipule en ces termes : « Assurer l’accès de tous à une
éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au
long de la vie ».
Et en son point 4.6, il est formulé que « d’ici à 2030, faire en sorte que tous les jeunes et une
proportion considérable d’adultes, hommes et femmes, sachent lire, écrire et compter ».
Par ailleurs, il y a lieu de faire participer les citoyens à tous les processus de l’administration
publique locale et nationale, qui, exclusivement, ne fonctionne qu’avec l’écrit.
Aussi, l’alphabétisation est un moteur du développement durable, car elle permet une participation
accrue au marché du travail, à l’amélioration de la santé et de la nutrition infantile et familiale, à
la réduction de la pauvreté et au développement des chances dans la vie.
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Dans la PNENF, il convient de rappeler que les groupes prioritaires se répartissent en deux
tranches d’âge : les analphabètes de ]9, 14] ans et ceux de ]15, 44] ans, priorité étant donnée
la force productive pour l’insertion et la réinsertion professionnelles. La PNAEA, quant à elle, a
stipulé des axes d’action spécifiques, tels que :
Une augmentation du taux d’alphabétisation des 15 ans et plus, passant de 59,2 % en 2004 à 71,6
% en 2012,est enregistrée et surtout en faveur des hommes, des urbains et des gens de niveau de
vie élevé. En revanche, un individu de 15 ans et plus sur quatre (27 %), est sans instruction. Cette
proportion des « sans instruction » est élevée en milieu rural (près de 38 % en milieu rural contre
10 % en milieu urbain).
Les contreperformances du système éducatif sont étroitement liées aux difficultés financières
auxquelles sont en proie les parents d’élèves, puis à l’insuffisance des infrastructures scolaires.
Entre 2006 et 2012, le taux net de scolarisation dans le primaire connait une baisse d’un tiers, de
96,9 % en 2006 à 69,4 % en 2012, ce qui signifie qu’en 2012 près de 30 % d’enfants contre 3 % en
2006 ne fréquentent plus l’école primaire.
La déscolarisation est plus importante en milieu rural et touche 24 % des 6-9 ans (11,1 % en
milieu urbain) et 29 % des enfants de 10-14 ans (dont 13,4 % en milieu urbain).
Le plus grand nombre de cas d’abandon d’école ou de non scolarisation se rencontre dans les
Régions Androy, Melaky et Betsiboka.
En outre, les orphelins sont défavorisés en termes de fréquentation scolaire par rapport aux «
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
non orphelins ».
Un des défis identifié par le PND est le : « Renforcement du système éducatif et formation
professionnelle ».
Au programme 4.2 de l’Axe stratégique n°4 du PND, où on parle du « capital humain adéquat au
processus de développement », il s’agit de promouvoir une « éducation universelle et aux normes
de l’excellence ».Ce programme est décliné en objectif, et ensuite en 3 sous-objectifs, qu’on peut
reprendre dans le tableau ci-après :
Ces stratégies d’actions spécifiques pour la lutte contre l’analphabétisme, prévues respectivement
par le PND et le PSE, et dont la mise en œuvre est confiée au Ministère de l’Education Nationale,
sont reprises à titre de rappel, pour mettre en évidence que des décisions de renforcer les efforts
et les acquis en alphabétisation ont été prises au niveau de la politique nationale de développement
de Madagascar.
4 PSE, L’Education Nationale, Les principales stratégies du sous-secteur, axe de développement 4 : l’Education Non
Formelle, l’alphabétisation, choix d’option
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
La mise à jour de la Stratégie Nationale d’Alphabétisation, citée dans le PSE parmi les trois
actions au niveau de la gestion et de la gouvernance de l’alphabétisation, concerne la stratégie
mise en place en 2008, et qui devrait rester le cadre de référence, jusqu’à ce que cette mise à jour
soit réalisée.
Le PSE indique « qu’en 2016, les actions du MEN ont concerné près de 17 000 personnes (0,29 %
de la population totale analphabète) »2 5. L’hypothèse qu’on peut poser est celle selon laquelle,
le Ministère de l’Education Nationale se serait en principe servi de la SNA-2008, comme cadre
d’action, étant donné qu’aucun autre document n’existait entre temps.
La SNA - 2008 n’a pas formulé explicitement d’axes stratégiques, néanmoins, on peut percevoir
huit points qui peuvent servir d’orientations des actions, dont voici selon leur agencement dans
le document :
Ces points d’orientation présentent une cohérence interne. Mais avec l’évolution des contextes
socio-économiques, politiques et culturels, au niveau national et international, les documents de 25
cadrage (cités dans les paragraphes précédents) appellent une actualisation des indicateurs de
réalisation et de réussite des actions futures d’alphabétisation.
Les points d’orientation qu’on peut retrouver dans la SNA-2008doivent - de ce fait - se mettre
au diapason des jalons que l’ODD 4, le Plan National de Développement, le Plan Sectoriel de
l’Education, ont posés pour évaluer les efforts.
Les différents points d’orientation de la SNA-2008 ont fait l’objet d’un bilan général débouchant
sur un état des lieux de l’existant, permettant une mise à jour / reformulation de la stratégie.
Cette mise à jour/reformulation de la SNA-2008 tient compte des facteurs, issus d’une analyse
qualitative et quantitative de ce qui a été fait et atteint (ou non).
Force est de constater, que le taux d’abandon reste élevé, et que la mise en œuvre de projet
5 PSE, L’Education Nationale, Etat de lieux, Education Non Formelle, Alphabétisation
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
L’inventaire partagé par les acteurs prestataires interviewés pendant les consultations a permis
de faire un état sur les groupes d’apprenants ci-après, suivant leur tranche d’âge :
Ces apprenants sont issus du milieu rural et urbain, dont certains sont constitués de groupes
spécifiques comme les détenus dans les prisons.
Pour les adultes, ils sont généralement en quête d’un statut plus « valorisé / valorisant » (leader),
et de capacités pour s’insérer dans des professions (emploi).
Les méthodes reconnues et évoquées, ayant des noms, structurées et utilisant des supports à
l’apprentissage, sont :
D’autres méthodes et supports ont été développés sans toutefois être capitalisées par la DEPA.
En général, les méthodes ayant des structurations comme l’AFI-D, l’AFISOD, le SMT,
l’Ambohitsoratra, l’ASAMA, VOZAMA, ont leur kit de supports respectifs, dont des manuels de
lecture, de cahiers préconçus pour l’écriture, des manuels de calcul assortis d’exercices. Les
boîtes à images et les pochettes à lettres et à chiffres sont utilisées en auxiliaires des manuels.
Le mode d’utilisation des supports fait partie intégrante des principes pédagogiques ou
andragogiques qui composent la méthode concernée.
Les ressources matérielles et didactiques viennent principalement des appuis issus des
partenariats techniques et financiers.
Les organismes de type associatif, confessionnel ou non, semblent les plus actifs dans la prestation
de service en alphabétisation. Ce sont en général des organismes formellement constitués, et qui
ont désigné des chargés de l’alphabétisation dans leur organigramme.
27
Au sein de ces organismes, on entend par « intervenant », l’ensemble du personnel agissant de
façon interactive, pour mener des activités, soit pédagogiques, soit organisationnelles, autour de
la réalisation de processus d’alphabétisation.
Les intervenants sont composés par les Formateurs, les Superviseurs, les Encadreurs, les
Animateurs et les Alphabétiseurs. Comme précisé précédemment, les alphabétiseurs sont
presque tous de recrutement local.
• Ils sont formés : chaque prestataire dispose de méthodologie et de plan d’action de formation,
avec des objectifs, des contenus et des modalités de réalisation propres, selon la tranche
d’âge des apprenants, à qui les cours vont être dédiés.
• Ils perçoivent des indemnités / salaires.
• Ils sont tous sous contrat à durée déterminée.
Constats :
De manière générale, le niveau de ces intervenants est adapté, sauf pour l’alphabétiseur qui peut
être recruté dans le vivier des « nouvellement alphabétisés»,faute de meilleur candidat au niveau
local.
réalisation des campagnes et des cours, en gérant les subventions allouées de façon « autonome
». Les partenaires techniques et financiers décident souvent de la méthode d’apprentissage à
utiliser, sans s’impliquer dans le suivi technique ou pédagogique de sa mise en œuvre.
Un Comité local d’alphabétisation est souvent mis en place dans les sites, assurant un appui
logistique et la sécurisation des déroulements des cours. Ces comités apportent également une
contribution dans les plaidoyers, le cas échéant où des organismes promoteurs sont à approcher
pour des demandes d’appui.
[Link] La gouvernance
Le MEN, à travers la DEPA et ses services déconcentrés, est le ministère de tutelle technique,
chargé du suivi de la mise en œuvre de la SNA [Link] est également le responsable de la
coordination administrative des interventions et de l’approbation des résultats. Voici quelques
points qui spécifient la DEPA dans son rôle :
√√Organigramme et personnel
• A l’échelon central opèrent : le Directeur, le Chef de Service, ainsi que des Chargés d’études
en éducation préscolaire, en alphabétisation et en éducation inclusive.
• Au niveau régional, c’est-à-dire pour chacune des 22 DREN, se trouve un Chef de Service
de l’Education Préscolaire et de l’Alphabétisation (SEPA). Un (1) Responsable par Centre
d’Alphabétisation et de Ressource (CAR), de niveau Maîtrise, est chargé de la mobilisation
locale, ainsi que2 Animateurs, sous l’administration du Chef SEPA, en collaboration avec la
DREN et la CISCO.
• Au niveau de chacune des 114 CISCO (district) : un (1) Responsable de l’Education Préscolaire
et de l’Alphabétisation (REPA) est désigné.
28
√√Partenariat et réalisations
Dans son rôle d’assurer la gouvernance administrative des actions d’alphabétisation, la DEPA a
permis les réalisations ci-après :
1.3.5 L’analyse des « succès », des « échecs », des « potentialités » et des « obstacles
» ou SEPO
L’analyse SEPO (Succès, Echecs, Potentialités, Obstacles) de la stratégie 2008 présentée ci-
dessous a permis de mieux définir les grands axes stratégiques du présent document.
SUCCES ECHECS
La diffusion de la SNA 2008 n’a pas eu lieu ;
les évènements de 2009 à Madagascar étaient
Les différentes formes de contractualisation, ont
certes un obstacle, mais l’introduction du
facilité un minimum de respect des procédures
Plan intérimaire de l’éducation à Madagascar
préétablies, et dans le cas général, elles
(PIE), en 2013, n’a pas pris en compte le volet
ont été sujettes à adéquation relative à des
de l’alphabétisation en tant que composante
chronogrammes - cadres.
importante de l’éducation non formelle des jeunes
et des adultes.
La mise en œuvre de la SNA2008 a été marquée
Des Termes De Référence (TDR) ont servi par une faible capacité de mobilisation financière.
à circonscrire le contour des engagements L’allocation de ressources publiques sous forme
contractuels entre les promoteurs et les de subventions aux projets d’alphabétisation des
prestataires, et certaines normes ont été exigés. firmes répondant aux critères d’éligibilité, n’a
connu aucune augmentation depuis 2009.
Sur l’intégration sectorielle de l’alphabétisation
dans les politiques publiques, la SNA 2008 a En ce qui concerne la rétribution des acteurs de
favorisé la reconnaissance que l’apprentissage base, comme les alphabétiseurs, ou facilitateurs,
29
en alphabétisation contribue sur beaucoup de et la reproduction des manuels des bonnes
points, à développer les autres programmes de pratiques déjà expérimentées et reconnues par
développement. La capacité de communication leurs résultats pertinents et palpables, la mise en
orale et écrite soutient la mise en œuvre des place du « fonds national » pour l’alphabétisation,
autres stratégies connexes. censé être alimenté par l’effort national et une
contribution volontaire des citoyens et structures,
Cette intégration s’illustre (encore n’a pas eu lieu, et aucune initiative dans ce sens
insuffisamment) dans la valorisation des acquis en n’a été enregistrée, ni au niveau national, ni
milieu professionnel, correspondant aux travaux et régional ou local.
aux actes d’opérateurs à la base.
La non réalisation du suivi - évaluation sur
les actions d’alphabétisation par le MEN, est
La SNA 2008 a renforcé la valorisation de ressentie en 2017, comme source de différents
l’alphabétisation en tant que vecteur de cohérence dysfonctionnements dont la difficulté de prendre
incontournable, pour atténuer les problèmes des décisions. L’attribution de « label » prévue
inhérents aux interventions tierces dans les autres pour être appliquée aux prestataires, aux firmes
secteurs de développement. et/ou aux organismes promoteurs, ne s’est pas
réalisée, alors que des critères de classification
ont été définis.
La SNA 2008 a largement contribué à l’adoption
La reconnaissance des réalisations, comme
de méthodes comme l’ASAMA, l’AFI-D, le SMT,
de la qualité des résultats des actions, se fait
comme approches pratiques qui ont accéléré le
de façon informelle (à l’occasion des Journées
processus de prise en charge des moins de 15
internationales de l’alphabétisation par exemple),
ans. En effet, les cadrages stipulés dans la SNA
mais aucun prestataire s’est vu accrédité le «
2008 ont été appliqués par les prestataires et ont
label » de « firme d’alphabétisation » ni de « firme
été reconnus comme efficaces pour résoudre
confirmée en alphabétisation », disposition prévue
les problèmes pour le choix méthodologique à
dans la SNA 2008.
appliquer selon les niveaux.
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
SUCCES ECHECS
La SNA 2008 est perçue comme un facteur ayant
soutenu une volonté de mise en œuvre de la
politique d’insertion scolaire par le MEN.
La SNA 2008 et l’appréciation globale de sa
mise en œuvre par le MEN et ses partenaires,
ont indiscutablement facilité la décision de ce
Ministère à revaloriser l’alphabétisation pour en
faire une composante non moins importante dans
le PSE, mis en place en 2017.
POTENTIALITES OBSTACLES
La définition de « alphabétisé », tel que décrit Le manque de données fiables en matière
dans la SNA 2008, est en général acquise par d’alphabétisation est un obstacle crucial, surtout
les apprenants, et les prestataires de service en pour continuer sur une situation de référence
alphabétisation. claire et réaliste.
Les différents intervenants, faisant parties des
personnes ressources en alphabétisation citées
dans la SNA 2008, existent et sont opérationnels
dans les actions menées par les prestataires, que Même la Direction chargée de l’Alphabétisation,
ce soit pour les apprenants de moins de 15 ans ou désignée dans la SNA 2008 comme responsable du
pour les 15anset plus. volet technique, souffre en 2017 de cette absence
de bases de données actualisées, et le même
Ils sont mobilisés dans des conditions claires de obstacle est perçu à tous les niveaux.
compensation de leur travail, régi par des contrats
avec les organismes promoteurs et les partenaires
techniques et financiers qui les « emploient ».
Les méthodologies appliquées par les prestataires Une perception insuffisante de la valeur de
30 ont leur pratique de validation des acquis, et l’alphabétisation comme condition de réussite
l’établissement d’une grille compréhensible et de leurs actions par les autres secteurs de
adaptable à toutes les méthodes, proposé par la développement, se révèle un obstacle à une vision
SNA 2008, reste une priorité à poursuivre. intégrée et fonctionnelle de l’alphabétisation.
Les comités locaux d’alphabétisation,
suggérés par la SNA 2008 pour jouer le rôle
de maîtrise d’ouvrage délégué au niveau des
sites d’alphabétisation, ont été mis en place
par presque tous les prestataires et sont En résumé, dans la situation en 2017, la traduction
opérationnels. en actions des intentions politiques de la SNA 2008
n’est pas encore effective sur le plan opérationnel,
Leur présence et leur action sont parfaitement car les actions d’alphabétisation ne sont pas à
pertinentes, et à valoriser dans une synergie même de satisfaire la totalité des besoins, et
avec les autres structures dynamiques surtout, elles sont loin de couvrir l’ensemble du
et opérationnelles à la base, comme les territoire national.
associations des parents d’élève (FRAM/FEFFI),la
structure locale de concertation, les comités de
reconnaissance locale (CRL) pour les questions
sur le foncier, etc.
DEUXIEME PARTIE
LES GRANDS AXES STRATEGIQUES
LES GRANDS AXES STRATEGIQUES
L’objectif global de la stratégie consiste à appuyer la mise en œuvre du PSE dans « la réduction à
25% du taux d’analphabétisme des 15ans et plus, en 2030 »16.
Pour atteindre cet objectif, en plus des efforts consentis dans l’amélioration de l’accès, la
rétention et la qualité de l’enseignement fondamental (qui reste, à long terme, le meilleur moyen
d’accroître les taux d’alphabétisme), le gouvernement met en place une stratégie particulière
d’alphabétisation et d’éducation non formelle. Le PSE précise que l’alphabétisation s’adresse à
deux groupes cibles : les 11- 14 ans et les 15-45 ans 27.
• 37,5% sera le taux d’analphabétisme des jeunes et adolescents de 11 à 14 ans en 2022 et tous
32 les jeunes de 11 à 14 ans seront alphabétisés en 2030 ;
• 58% des analphabètes seront pris en charge par des associations non subventionnées en
2022 et 50% en 2030 ;
• 23% des analphabètes seront pris en charge par des associations subventionnées en 2022 et
en 30% en 2030 ;
• 20% des analphabètes seront pris en charge dans des centres implantés par le MEN à partir
de 2017 ;
• 70% des jeunes apprenants qui ont le niveau 1 en alphabétisation bénéficieront de
l’alphabétisation niveau 2 en 2022 et 90% en 2030 ;
• 63% des néo alphabétisés de 11-14 ans bénéficieront d’appui à l’insertion/réinsertion à l’école
fondamentale en 2021 et 75% en 2030.
• 30,5% sera le taux d’analphabétisme des adultes de 15 ans et plus en 2022 et 21% en 2030
dans le cas du scénario FEC et 15,7% dans le cas du scénario ODD4 ;
• 53% des analphabètes seront pris en charge par des associations non subventionnées en
2022 et 20% en 2030 ;
• 5% des analphabètes seront pris en charge par des associations subventionnées en 2022 et
10% en 2030 ;
• 43% des analphabètes seront pris en charge dans des centres implantés par le MEN en 2022
et 70% en 2030 ;
• 70% des jeunes apprenants qui ont le niveau 1 en alphabétisation bénéficieront de
l’alphabétisation niveau 2 en 2022 et 90% en 2030 ;
• 75% des néo alphabétisés de 15-45 ans bénéficieront d’appui à l’insertion /réinsertion dans
6 PSE, L’Education Nationale, Les principales stratégies du sous-secteur, axe de développement 4 : l’Education Non
Formelle, l’alphabétisation, perspectives
7 PSE, L’Education Nationale, Les principales stratégies du sous-secteur, axe de développement 4 : l’Education Non
Formelle, l’alphabétisation, perspectives
LES GRANDS AXES STRATEGIQUES
L’éducation est un droit humain fondamental et un droit dont la jouissance permet à chacun de
comprendre et d’utiliser de nombreux autres droits.
2.2.2 L’Inclusivité
-- les « non scolarisés de 7 à 16 ans, en difficulté d’apprentissage pour des raisons de santé, de
déficience physique, sensorielle, mentale, ou encore pour des raisons socio-économiques,
géographiques et culturelles »,
-- « les mineurs en conflit avec la loi »,
-- les « enfants orphelins »,
-- les « enfants travailleurs »,
-- les « filles-mères ».
Le rôle de l’Etat est essentiel dans la définition et la réglementation des normes et standards,
pour que ces groupes spécifiques puissent jouir de processus d’apprentissage en alphabétisation
adapté à leur cas.
2.2.3 L’Equité
L’égalité entre les sexes est indissociable du droit à l’Education pour Tous. Réaliser l’égalité entre
les sexes exige une approche fondée sur les droits assurant aux filles et aux garçons, aux femmes
et aux hommes, non seulement l’accès et l’achèvement de cycles complets d’éducation, mais une
autonomisation à égalité, dans et par l’éducation.
Par ailleurs, il importe de réduire les inégalités entre collectivités urbaines et rurales.
LES GRANDS AXES STRATEGIQUES
Chaque axe stratégique sera promu et développé par des leviers qui vont servir de fils conducteurs
aux différentes actions et interventions.
Deux leviers sont fixés pour atteindre les objectifs de cet axe stratégique, dont un meilleur ciblage
des publics et des demandes, et la promotion d’une grande variété de prestataires.
[Link] Levier 1 : Mieux cibler les publics et des demandes d’apprentissage
34
La stratégie telle que proposée tient à bien spécifier les cibles.
Les groupes bénéficiaires des apprentissages, ciblés dans le système éducatif non formel selon
le PSE, sont les analphabètes et illettrés, c’est-à-dire, ceux quine sont jamais allés à l’école, ou y
ont été sans avoir pu acquérir les connaissances requises.
Dans cette stratégie, les apprenants peuvent être répartis en 2 catégories, selon les tranches
d’âge et les objectifs de formation :
• 11 à 14 ans : pris en charge soit pour la réinsertion dans le sous-cycle 2 ou 3, soit en vue de la
préparation à la formation professionnelle,
• 15 ans à 45 ans : adultes, hommes et femmes, pris en charge soit pour l’insertion
professionnelle, soit pour le renforcement de l’opérationnalité en général.
Le MEN accordera également une attention particulière à des groupes spécifiques comme les
parents d’élèves analphabètes, dans la mesure où ces derniers jouent un rôle important dans la
réussite scolaire des enfants, dans le système éducatif formel.
Répondre à la diversité des publics… et donc à une large palette de demandes et de besoins
d’alphabétisation suppose de mobiliser une grande variété de prestataires atour du MEN, chargé
de la mise en œuvre de la présente stratégie.
Extrait du PSE : En plus de son rôle de leader et coordonnateur, le MEN (et notamment la DEPA)
favorisera la mise en place de centres d’alphabétisation. Un centre d’Alphabétisation et de
Ressources (CAR) sera mis en place au niveau de chaque région (DREN). Les CISCO implanteront
progressivement des sites d’alphabétisation sous leur responsabilité et inciteront les populations
locales à fréquenter ces centres. En complément de sa fonction de Centre d’Alphabétisation
pour les 11-45 ans de la communauté environnante, le CAR constitue également un espace
favorable de plaidoyer pour l’alphabétisation, ainsi qu’à la promotion soutenue des initiatives des
acteurs (Participation active dans la journée internationale de l’alphabétisation, organisation de
concours et tout évènement appelé à appuyer l’alphabétisation. Les CAR seront dotés de centre
de documentations et animés par un alphabétiseur responsable du centre.
L’ensemble de ces acteurs s’engagent aujourd’hui à accompagner et soutenir le MEN dans ses
objectifs d’alphabétisation.
Sur la répartition de la prise en charge des effectifs de bénéficiaires510, le PSE stipule que, d’ici 2022,
le MEN prendra en charge directement 20% des cibles 11-14 ans via l’implantation des centres
d’alphabétisation par l’Etat et appuiera les ONG via l’octroi de subventions (suite à manifestation
9 RSE signifie « Responsabilité Sociétale de l’Entreprise », et désigne les actions d’œuvre sociales que les entre-
prises se doivent de mener localement dans leur zone d’intervention.
10 PSE, modèle, l’Education Nationale, Education Non Formelle, Alphabétisation
LES GRANDS AXES STRATEGIQUES
d’intérêt), dans la mesure du possible. Pour les 15-45 ans, le MEN prendra en charge 43%des
effectifs dans les centres et appuiera également les ONG via l’octroi de subventions (suite à
manifestation d’intérêt), dans la mesure du possible611.
Il est donc attendu, des parties prenantes autre que le MEN, une participation massive à l’effort
d’alphabétisation (via la mise en œuvre de cours d’alphabétisation et /ou une forte participation
financière) pour atteindre les objectifs fixés.
Pour améliorer les pratiques l’alphabétisation, les paramètres suivants méritent une attention
particulière :
Cinq leviers sont fixés pour atteindre les objectifs de ce deuxième axe stratégique, dont (i) la
formulation de référentiels qui déterminent des échelles d’alphabétisme, (ii) une alphabétisation
en 3 phases, (iii) un suivi et une mesure d’impact pour un meilleur accompagnement, (iv) des
acquis valorisés, (v) des intervenants aux compétences renforcées.
[Link] Levier 1 : Elaborer des référentiels qui déterminent des exigences qualitatives et des
échelles d’alphabétisme, développer des outils d’apprentissage adaptés à la demande
36
Des référentiels seront formulés par les différentes parties prenantes et définiront des échelles
graduées de niveau de compétences en lien avec les objectifs de chacun des programmes
d’alphabétisation. Certains niveaux /types de compétences sont transversaux et seront dès lors
harmonisés à l’ensemble des programmes. D’autres seront plus spécifiques en fonction des
objectifs poursuivis. Tous respecteront des standards qualités définis par le MEN (compétences
de base, compétences des formateurs, validation des acquis…). Ces référentiels seront élaborés
dans une approche participative.
Les acteurs ont toute latitude à élaborer et à produire les outils et supports didactiques
assortis à leur approche méthodologique respective, que ce soit pour la pré-alphabétisation,
que l’alphabétisation proprement dite et la post-alphabétisation, tout en tenant compte des
référentiels. Ces supports seront conçus selon les objectifs spécifiques d’apprentissage des
bénéficiaires des cours, ainsi que la psychologie sociale et culturelle reconnue dominante dans
le secteur où ils vivent.
Le MEN viendra en appui aux équipes qui le souhaitent dans la formulation des outils et a pour
mission de capitaliser l’ensemble des productions pour une diffusion et un partage plus large.
Il mettra également à disposition, dans les STD, et auprès des acteurs qui le souhaitent, des
documents d’alphabétisation « de base »permettant de doter les bénéficiaires de compétences
d’alphabétisation dite de niveau 1 (AN1) - dont le profil de sortie est équivalent à la troisième
année du premier sous-cycle du fondamental - et de niveau 2 (AN2) dont le profil de sortie est
équivalent à la troisième année du deuxième sous-cycle du fondamental712.
11 PSE, L’Education Nationale, Les principales stratégies du sous-secteur, axe de développement 4 : l’Education Non
Formelle, l’alphabétisation, les actions à mettre en œuvre, axe stratégique 2
12 PSE, L’Education Nationale, Les principales stratégies du sous-secteur, axe de développement 4 : l’Education Non
Formelle, l’alphabétisation, axe stratégique 2
LES GRANDS AXES STRATEGIQUES
Un profil de sortie sera également défini, même si l’apprenant ne passe pas l’examen du CEPE,
selon son choix. Ce profil va servir de passerelle pour l’insertion de l’apprenant dans d’autres
possibilités de formation.
√√La pré-alphabétisation
L’ingénierie sociale et pédagogique qui précède les conduites effectives des cours permettra
d’identifier les besoins / attentes, collectées via des outils de sondage individuel ou collectif des
apprenants.
Ces sondages concernent les potentiels bénéficiaires (directs et ou indirects) des programmes
d’alphabétisation. On peut citer :
Ces sondages concernent les attentes des bénéficiaires, non seulement sur leurs besoins
d’apprentissage, mais également sur les modalités d’apprentissage et notamment (liste non 37
exhaustive) : i) le profil de l’alphabétiseur qui va le prendre en charge, ii) les horaires des cours,
iii) la langue d’apprentissage, les autres différentes langues que l’apprenant souhaite apprendre.
Le MEN, au niveau central comme dans ses entités déconcentrées, assurera l’animation et la
durabilité de ces dispositifs de mutualisation des bonnes pratiques, dans la conduite de la pré-
alphabétisation, dont les résultats sont à capitaliser dans les rapports annuels.
Les objectifs et les modalités de conduite des cours préserveront leur caractère « non formel
». Les éléments d’information spécifiques, recueillis lors de la phase de pré-alphabétisation,
guideront les choix pédagogiques et andragogiques, et l’approche socio-organisationnelle de la
campagne, particulièrement pour l’alphabétisation des jeunes et des adultes. Ils répondront aux
caractéristiques spécifiques des apprenants (notamment âge, motivations, disponibilité horaire).
√√La post-alphabétisation
Des efforts conséquents seront faits pour les lectures de post-alphabétisation. Ceci entraîne les
actions essentielles suivantes :
• La promotion des auteurs locaux pour une production de textes simples au niveau local,
• La promotion des éditions locales pour favoriser la production de livres de petite quantité au
niveau régional, à des coûts gérables.
• Les supports écrits utilisés au niveau des FRAM et FEFFI méritent une attention particulière
pour renforcer la capacité de ces groupes à assumer leurs rôles dans la communauté
éducative.
Une des clés de programme d’alphabétisation efficace et de qualité passe par une évolution
significative des performances (niveau d’alphabétisation) à l’issue des programmes.
Les tests constitueront une grande part de l’évaluation réalisée au sein d’un système
d’alphabétisation. Ils auront lieu lors de l’inscription (mesurer le niveau initial) au cours
d’alphabétisation (mesurer la progression) et à la fin de celui-ci (mesurer le niveau final).
Ils porteront sur les connaissances acquises par les apprenants en lien avec les objectifs de
programmes, que ces connaissances relèvent de la « simple » lecture ou de compétences plus
larges, dans des domaines spécifiques.
La formulation des tests relève de la responsabilité des parties prenantes qui assurent des
programmes d’alphabétisation. Ils devront toutefois répondre à des critères, normes de qualité
édictées par le MEN et s’inscrire dans un cadre de certification validés par ce dernier s’ils veulent
être officiellement validés et reconnus.
13 Certaines analyses linguistiques récentes ont adopté l’idée que le langage se constitue historiquement, se consti-
tue à nouveau quand l’apprenant l’apprend et se constitue enfin chaque fois que quelqu’un l’utilise (Barton, 1994)
LES GRANDS AXES STRATEGIQUES
√√Evaluation de l’impact
L’étude de l’impact des actions d’alphabétisation ou de post alphabétisation sur les bénéficiaires
ira, dans la mesure du possible et de manière beaucoup plus ponctuelle, au-delà de l’examen des
curricula, des matériels et des apprenants au sein des structures institutionnelles organisées.
L’étude de l’impact sur les communautés se fera ultérieurement aux programmes d’alphabétisation
pour que les nouvelles idées/ pratiques aient le temps de se diffuser dans les communautés.
Celles-ci doivent avoir le temps d’établir des relations, d’apprendre et d’adopter de nouveaux
comportements.
De telles «périodes de pénétration» peuvent durer plusieurs mois, voire plusieurs années.
Les évaluateurs se rendront dans les communautés dans lesquelles vivent et travaillent les
apprenants et mèneront des entretiens qualitatifs sur la mise en œuvre des programmes
d’alphabétisation et le ressenti de la communauté sur i) les formateurs, ii) les apprenants, iii)
l’impact global des programmes sur la vie de la communauté…L’évaluateur doit rechercher les
conséquences prévues et non prévues de l’introduction de nouveaux agents de changement, de
nouvelles méthodes d’apprentissage et d’attitudes. Les questions évaluatives ci-après doivent
être reprises et traitées dans une approche systémique d’analyse :« Des conflits de rôles ont-ils
apparu par rapport aux rôles traditionnels ? Un nouveau groupe de dirigeants a-t-il émergé dans
ces communautés à cause des nouveaux rôles à assumer ? L’agent de changement a-t-il introduit
des actions contradictoires entraînant la destruction des initiatives locales ? Les apprenants
appliquent-ils leur apprentissage à leur travail dans la vie courante ? ».
Les alphabétiseurs auront connaissance du tissu économique local pour une éventuelle intégration
sur le marché du travail, et une bonne connaissance des possibilités de passerelles vers d’autres
types de formation.
Des référentiels métiers et compétences seront élaborés ainsi que des outils de formation
LES GRANDS AXES STRATEGIQUES
• L’INFP : afin d’intégrer, dans son parcours de formation des enseignants, des modules
d’alphabétisation ;
• Les Instituts d’enseignement supérieur public ou privé, ayant des compétences établies
dans le domaine de l’éducation non formelle et du développement.
• L’ensemble des parties prenantes (ONG, autres ministères, secteurs privés, PTFs) pour
contribuer à la formation des alphabétiseurs / formateurs selon les référentiels métiers et
compétences élaborés.
• De son côté, le MEN organisera des formations de 15 jours pour les alphabétiseurs en
priorisant les intervenants dans les programmes d’alphabétisation menés par le MEN, les
responsables des CAR, et ses personnels d’encadrement (animateurs/encadreurs).
Les alphabétiseurs seront des personnes issues de la localité même et ayant le diplôme
BEPC si possible. Ceux qui ont le niveau de fin de collège pourront être alphabétiseurs s’ils
démontrent leurs compétences et leurs motivations. Les formateurs d’alphabétiseurs devront
avoir le baccalauréat + 2. Seront également mobilisés des animateurs / encadreurs (chefs ZAP,
REPA,SEPA, Conseillers pédagogiques, agents de la Direction chargée de l’alphabétisation) qui
seront chargés du suivi des centres d’alphabétisation914.
Dans le même temps, des réflexions seront menées au niveau central (impliquant l’ensemble des
ministères concernés : MEN, METFP, MESupReS, MID, MFB)pour une reconnaissance officielle
du « statut » de formateurs / alphabétiseur et de la formation qui l’accompagne.
Deux leviers sont fixés pour atteindre les objectifs de ce troisième axe stratégique, dont (i)
un mécanisme de régulation et de système intégré d’information et de gestion, (ii) un cadre
institutionnel renforcé.
Pour mieux piloter le secteur, la mise en place de base de données sur toutes les initiatives relatives
aux actions, sera effective et fonctionnalisée au sein du MEN et de ses services déconcentrés. Ce
SIGE sera opérationnalisé pour l’intégration des données sur l’alphabétisation, dans laquelle la
DPE sera impliquée. Le MEN s’assurera que les cadres chargés de la démarche d’évaluation sont
en nombre suffisant, disposent des compétences adéquates et des budgets de fonctionnement.
Les données établies au niveau local (CISCO, DREN) seront actualisées annuellement, et
transmises à l’échelon central qui se chargera à son tour de rendre les informations accessibles
et utilisables par tous. « Des procédures administratives simples seront mise en œuvre pour que
quiconque qui fait, ou veut faire, de l’alphabétisation passe à la CISCO pour s’enregistrer. La DEPA
développera des canevas pour faciliter les reporting, dont une partie reprendra le modèle des
Fiches Primaire d’Enquête »1015.
14 PSE, L’Education Nationale, Les principales stratégies du sous-secteur, axe de développement 4 : l’Education Non
Formelle, l’alphabétisation, les actions à mettre en œuvre, axe stratégique 4
10 PSE, L’Education Nationale, Les principales stratégies du sous-secteur, axe de développement 4 : l’Education Non
LES GRANDS AXES STRATEGIQUES
Plusieurs outils, déjà opérationnels, seront utilisés. Les outils de suivi de l’utilisation des
subventions, à l’exemple des fiches annexées dans le « cahier de charge », déjà mis en place par
le MEN, sont maintenus et diffusés, pour atteindre tous les prestataires, y compris ceux qui ne
sont pas subventionnés. Les rapports de réalisation administrative feront l’objet de circuits bien
déterminés. Il en va de même pour le suivi pédagogique de l’alphabétisation. Les rapports seront
traités et étudiés par la DEPA pour apporter des améliorations sur la réalisation de l’action.
Des indicateurs spécifiques liés à la réalisation et à la performance seront définis de manière
participative entre la DEPA et l’ensemble des prestataires.
La dynamique institutionnelle permettra une forte concertation entre les acteurs, le renforcement
de partenariat, la mise en réseau, le partage d’expérience et des pratiques, la mise en cohérence
de synergie des différents intervenants tant au niveau national que régional.
Le MEN est appelé à mobiliser autour de lui et de son dynamisme, un ensemble de partenaires
issus de tous les milieux, proposant des programmes diversifiés. Le MEN dicte les orientations, 41
consolide les échanges d’expériences, capitalise et centralise un certain nombre d’informations,
accompagne les niveaux déconcentrés dans la mise en œuvre de leurs activités d’alphabétisation,
définit des critères de qualité et en assure le suivi de l’application, développe un plaidoyer pour
accroitre les ressources budgétaires et extrabudgétaires, le suivi et l’évaluation des actions,
favorise et encourage les partenariats, renforce l’assise juridique de la stratégie. Il peut apporter
un appui technique aux prestataires qui le sollicitent.
Un cadre institutionnel pertinent se distingue par une répartition cohérente des rôles, entre les
différentes parties prenantes qui s’activent dans la mise en œuvre d’une stratégie. En ce qui
concerne la SNA, cette répartition de rôle est d’abord définie entre les services centraux et les
services déconcentrés.
• Echanges appliqués entre les différents directions et services, pour la fertilisation croisée des
compétences, et la cohérence des initiatives, afin d’atteindre les objectifs du PSE.
• Certaines Directions comme celle chargée de l’Education Fondamentale (DEF), ou du
développement des curricula (DCI et DERP), l’INFP, etc., mettront leurs compétences
méthodologiques au profit des travaux collaboratifs de recherche-action et de coordination
avec la Direction chargée de l’Alphabétisation.
• Reprécisions formelles par la Direction chargée de l’Alphabétisation des taches, des rôles et
responsabilités des agents à chaque échelon, concernant l’alphabétisation.
• Les attributions réparties seront accompagnées d’action de communication et d’échanges
verticaux (MEN - Direction chargée de l’Alphabétisation vers services décentralisés et
réciproquement), et horizontaux (les services décentralisés entre eux, c’est-à-dire des DREN,
Formelle, l’alphabétisation, les actions à mettre en œuvre, axe stratégique 5
LES GRANDS AXES STRATEGIQUES
aux CISCO, jusqu’aux ZAP). Cette Direction aura à renforcer les compétences des différents
responsables à tous les niveaux.
• Un diagnostic pour des actions de renforcement de capacités des STD et CTD pour la bonne
conduite des actions d’alphabétisation,
• L’élaboration et mise en place d’un système de suivi évaluation pour une gestion orientée vers
les impacts attendus (les engagements, défis, objectifs et activités concernant les actions
d’alphabétisation du PSE),
• Une facilitation de la mise en place des Plateformes et Fédérations d’associations œuvrant
dans le domaine de l’alphabétisation.
Au niveau déconcentré, les postes fonctionnels au niveau des DREN et CISCO sont maintenus
(SEPA, REPA) pour assurer des liens administratifs et techniques relatifs aux actions
d’alphabétisation. La dynamique actuelle de déconcentration de la planification et de la mise en
œuvre d’un certain nombre d’activités éducatives (comme la formation des enseignants dans le
cadre de plans régionaux de formation pluriannuels) se prolonge aux activités d’alphabétisation.
Ainsi les DREN sont chargées de piloter, au niveau local et en cohérence avec la stratégie nationale,
un programme d’interventions pluriannuelles en matière de lutte contre l’analphabétisme. Il leur
revient la responsabilité d’animer des comités locaux d’alphabétisation en favorisant, avec l’appui
des collectivités, la mobilisation locale et l’établissement de partenariats locaux.
Les autres départements ministériels sont appelés à entrer en synergie avec le Ministère de
• pour les moyens humains : le renforcement des capacités de ses ressources humaines
(échelon central et régional) et de celles des prestataires, en dégageant un budget pour
participer à la formation des alphabétiseurs ;
• pour les moyens matériels et financiers : négociation avec les autres départements
ministériels et les projets sectoriels, pour financer les actions d’alphabétisation dans des
zones que le MEN juge prioritaires. Des subventions seront octroyées aux ONG sur Appel à
Manifestation.
Les DREN et les CISCO rendront compte au niveau central de la mise en œuvre de la stratégie au
niveau local sur la base d’outils standardisés, issus de la conception concertée avec la Direction
chargée de l’Alphabétisation. Une revue spécialisée sur l’alphabétisation sera à produire par
le Ministère de tutelle, pour renforcer la visibilité et l’attractivité des actions. Des expériences
réussies des acteurs seront à diffuser dans cette revue, pour animer son contenu, et servir
d’outils de sensibilisation.
Le tableau suivant présente de façon récapitulative les grandes lignes de la répartition des rôles
entre l’échelon central et les services décentralisés :
Tableau 3. Répartition des rôles entre l’échelon central et les services décentralisés
Responsabilités
Responsabilités Responsabilités Responsabilités
Activités Direction en charge de
DREN CISCO ZAP
l’alphabétisation
Identifier les analphabètes Mettre à jour la base des Consolider les données Traiter les données collectées Collecter les données sur les
dans les zones d’interventions données collectées analphabètes
Mener des campagnes de -- Produire et diffuser des spots -- Diffuser les spots à la radio et télévision locale -- Mobiliser la communauté
sensibilisation pour inciter audio et vidéo -- Faire de l’IEC sur l’alphabétisation dans la zone d’implantation
le public cible à rejoindre le -- Faire de l’IEC sur -- Faire de l’IEC sur
centre d’alphabétisation l’alphabétisation l’alphabétisation
Les responsabilités des entités, comme les ONG, les autres départements ministériels, les
collectivités, et d’autres entités non étatiques, qui se chargent généralement des interventions
opérationnelles, se distinguent de celle du MEN et de ses STD.
Autres départements
Activités ONG Secteur Privé Collectivités PTFs
ministériels
Identifier les Notamment dans les Identifier les potentiels Identifier les potentiels Appuyer les intervenants
analphabètes dans les zones très reculées bénéficiaires au sein de bénéficiaires au sein de locaux à identifier les
zones d’interventions leur secteur d’activités leur secteur d’activités potentiels bénéficiaires
Mener des campagnes Notamment dans les Au sein de leur secteur Au sein de leur secteur Au sein de leurs zones Appuyer le plaidoyer au
de sensibilisation pour zones très reculées géographiques niveau national
inciter le public cible
à rejoindre le centre
d’alphabétisation
Alphabétisation Développer, conjointement Participer au Participer au Rapprocher le tissu Prioriser le financement
Trois leviers sont fixés pour atteindre les objectifs de ce troisième axe stratégique, dont (i) un plan
de communication autour de la SNA, (ii) une communication descendante sur les programmes
d’alphabétisation, (iii) une communication ascendante pour mieux cerner les réalités locales.
Le MEN développera un plan de communication approprié pour une large diffusion de la SNA (ses
valeurs, ses objectifs et son contenu)en impliquant et responsabilisant les parties prenantes de
façon permanente (conception et recherche-action de méthodes et de supports, formation des
intervenants, réalisation des cours, post-alphabétisation, etc.…).
Des indicateurs de performance seront développés pour évaluer de façon continue, les campagnes
de diffusion réalisées et leurs effets.
Une base de données spécifique sur la mise en œuvre du plan de communication sur
l’alphabétisation sera mise en place.
Cette campagne de communication permanente relève des attributions du MEN, telles que les
DREN, les CISCO et les ZAP, en collaboration avec tous les acteurs de l’Alphabétisation, et les
moyens adéquats seront mis à disposition pour le faire.
[Link] Levier 3 : Une communication ascendante pour mieux cerner les réalités locales
Le rôle des ONG est essentiel dans la communication ascendante, de par leur statut d’acteur
de proximité. Les outils et les procédures techniques pour faciliter cette communication seront
développés avec l’appui des structures décentralisées du MEN.
3. PHASAGE ET FINANCEMENT
Remarque : le plan d’action établi dans le cadre du PSE servira de base pour conduire toutes les
initiatives et les activités de cette période. La simulation sur les données quantitatives qui y sont
52 avancées pourra être prise pour orienter l’évolution statistique des réalisations.
• Intensifier les campagnes nationales de lutte contre l’analphabétisme pour atteindre les
résultats escomptés en 2030.
• Développer davantage les capacités des acteurs de l’alphabétisation, afin d’améliorer les
politiques, la conception des programmes, la gestion, le suivi et l’évaluation.
• Evaluer les performances atteintes pour l’ensemble de la période 2018 - 2030 et définir les
nouvelles orientations futures.
Chaque action identifiée et programmée fera l’objet d’un plan de financement négocié dans lequel
interviennent l’Etat et les STD, divers partenaires locaux, nationaux et internationaux.
• Le sponsoring local,
• La participation de bénéficiaires,
• Les produits de différentes activités réalisées au niveau local pour financer les actions
d’alphabétisation,
• L’inscription budgétaire des Communes et/ou des Régions,
• Les taxes spéciales ou parafiscalité pour l’alphabétisation.
Pour la période de 2018 à 2022, les prévisions budgétaires du PSE pour l’alphabétisation seront
prises en compte. Pour assurer l’extension géographique des actions dans les zones enclavées,
les critères d’attribution de subvention seront à élargir au profit des acteurs qui s’engagent à
intervenir dans ces zones. En plus, des mesures d’impact mieux élaborées seront à mettre en
place et en œuvre, pour motiver les prestataires et les partenaires d’appui à agir dans ces zones,
quand on pourra évaluer les bienfaits de l’alphabétisation de façon plus concrète.
Ce sont des contributions des divers Partenaires techniques financiers ou de différents fonds
privés au niveau international, avec diverses modalités de gestion :
L’Etat appuiera les différentes demandes en mettant l’alphabétisation et l’Education non Formelle
PHASAGE ET FINANCEMENT
Si le principe d’une rémunération doit être accepté, il doit être relatif et correspondre au niveau
du travail. La rémunération ne doit pas être fixe à priori mais modulable.
Elle doit être vue comme une sorte d’indemnité compensatrice et conforme aux pratiques
existantes localement. Elle n’est pas forcement en numéraire. Elle doit être élaborée en
communauté et acceptée par le plus grand nombre. La forme n’est donc pas forcement la même
pour tous les centres.
1. [Link]
2. [Link]
3. [Link]
php/03f19c79d9ad4ce84189c6549608bcfdFernandez_B.doc
4. [Link]
56
AUTRES REFERENCES (textes de lois)
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DIRECTION DE L’EDUCATION PRESCOLAIRE ET DE L’ALPHABETISATION
Bâtiment Ex-UERP, 2é étage
Complexe Scolaire Ampefiloha
101 Antananarivo - Madagascar