Zumtobel Research
Équivalent d'attention – une étude sur l'effet de
différents paramètres d'éclairage sur la perception
et la préférence de clients dans un magasin.
Prof. Jan Ejhed, Royal Institute of Technology in Stockholm | SE (KTH)
Prof. Dr. Roland Greule, HAW Hambourg | DE
Markus Felsch, Felsch Lighting Design, Hildesheim | DE
ISBN 978-3-902940-28-5
Zumtobel Research
Équivalent d'attention – une étude sur l'effet de différents paramètres d'éclairage sur
la perception et la préférence de clients dans un magasin.
Avant-propos 5
Résumé 6
1 Énoncé du problème 8
2 État de la science
3 Hypothèses de recherche
4 Méthodes de recherche 4.1 Enquête en ligne 9
4.1.1 Choix des méthodes 9
4.1.2 Conception de l'essai 10
4.1.3 Participants à l'essai 11
4.2 Oculométrie 12
4.2.1 Recherche en laboratoire 12
[Link] Choix des méthodes 12
[Link] Conception de l'essai 13
[Link] Participants à l'essai 14
4.2.2 Essai sur le terrain 14
[Link] Choix des méthodes 14
[Link] Déroulement de l'essai 15
[Link] Participants à l'essai 16
5 Résultats 17
6 Discussion et perspectives 20
7 Bref portrait des partenaires 21
Tommy Hilfiger, Paris | FR
Avant-propos 5
L'étude est destinée à montrer comment la relation entre luminosité, répartition lumi-
neuse et couleur de lumière influence le comportement d'achat des clients dans un
magasin. L'étude traite de manière générale une application qui est principalement
jugée de manière individuelle, émotionnelle et en fonction de la marque. Ceci rend
la collecte scientifique de données très difficile. Aussi l'objectif est-il d'utiliser des
méthodes à partir desquelles on peut déduire les mécanismes de perception et de
comportement et de les traduire en conseils pour l'étude d'éclairages.
Jusqu'à présent, l'idée est encore très répandue que c'est avant tout le magasin
dont l'éclairage est le plus intense qui capte le plus l'attention. Mais avec les direc-
tives énergétiques actuelles, augmenter simplement l'éclairement dans le magasin
n'est plus praticable. Cette étude cherche des mesures alternatives qui ont le même
effet sur l'attention mais consomment moins d'énergie.
Résumé
La constatation la plus importante : la luminosité n'est pas la seule à
attirer l'attention. Les contrastes, autrement dit l'interaction entre
zones claires et sombres est décisive. Dans un espace de vente, la
perception et le bien-être influencent de manière significative le com-
portement des clients. Surtout dans les magasins, la lumière est un
élément d'aménagement essentiel et elle influence ces paramètres.
Car la lumière véhicule des émotions, crée l'ambiance et facilite
l'orientation.
La dernière étude de Zumtobel dans la recherche appliquée est
consacrée au thème « Attention, attraction et perception obtenues
par l'éclairage dans un espace de vente ». Zumtobel a réalisé une
étude en deux parties avec la collaboration de prof. Jan Ejhed, direc-
teur du laboratoire de la lumière au Royal Institute of Technology
(KTH) de Stockholm/SE, ainsi que de Dr. Roland Greule de l'école
supérieure des sciences appliquées de Hambourg /DE (HAW).
L'objectif de cette étude était de déterminer les facteurs essentiels
dans l'éclairage de magasin qui font que le magasin est mieux fré-
quenté, que les clients y restent plus longtemps et achètent plus.
Conception de l'étude – la perception de la lumière
La première partie de cette étude reposait sur la question de savoir
dans quelle mesure l'éclairage influence le bien-être subjectif des
clients. Pour savoir quelles situations lumineuses dans les magasins
et espaces de vente sont les plus appréciées, on a demandé à 97
sujets de comparer et d'évaluer directement trois solutions lumière
dans des situations de magasin représentées virtuellement.
La deuxième partie de l'étude réalisée en collaboration avec Dr.
Roland Greule et Felsch Lighting Design consistait en une étude en
laboratoire et une étude sur le terrain qui testaient la perception de
sujets dans un magasin à l'aide de paramètres d'éclairage préalable-
ment définis. Parmi les facteurs d'éclairage à étudier, il y avait la
couleur de lumière, la distribution lumineuse, l'intensité de la lumière
ainsi que les variations dynamiques de luminosité ou de couleur. Des
essais en laboratoire généraient à l'aide de planches d'essai des
assertions d'ordre général sur les effets visuels, comme la perception
des contrastes ou des couleurs. Les résultats obtenus en laboratoire
ont ensuite été comparés avec des situations réelles dans des maga-
sins. Le projet sur le terrain a eu lieu dans la parfumerie Douglas et
dans un supermarché de la chaîne autrichienne SPAR. Dans ce pro-
jet, on a utilisé un système d'oculométrie qui filme les mouvements
oculaires avec des instruments de mesure modernes.
7
Résultats - le bien-être doit être augmenté
Lorsqu'on récapitule les résultats des études, on obtient des prin-
cipes de conception d'éclairages qui sont notamment utiles pour le
travail des éclairagistes. Prof. Jan Ejhed résume : « L'étude est un
document précieux et un facteur-clé pour la conception d'éclairages
de magasins et d'espaces de vente. Le résultat déplace les priorités
de la future conception d'éclairage dans le sens qu'on ne cherche
plus seulement à retenir l'attention des clients, mais qu'on doit trou-
ver une nouvelle approche pour augmenter leur confort et leur bien-
être ». Stefan von Terzi, directeur marketing de Zumtobel, ajoute :
« La nouvelle étude de Zumtobel nous fournit de précieuses informa-
tions pour le développement de solutions lumière et leur application
dans le domaine de la vente et la présentation. Nos profondes
connaissances sur l'application, sur les besoins des utilisateurs et
sur les effets de la lumière nous permettent de développer des sys-
tèmes d'éclairage innovants qui créent une plus-value mesurable
pour le client. »
1 Énoncé du problème
2 État de la science
3 Hypothèses de recherche
Énoncé du problème
Pendant de nombreuses années, on est parti du fait qu'une augmen-
tation de la luminosité d'une vitrine ou d'un magasin allait de pair
avec une augmentation de l'attention des passants. Une relation di-
recte entre éclairement et attractivité a pu être démontrée. Mais au-
jourd'hui, ce constat va à l'encontre des exigences d'efficacité éner-
gétique. De nouvelles voies doivent être trouvées qui attirent
également l'attention des clients potentiels. L'objectif de l'étude pré-
sentée ici est de trouver un équivalent à la luminosité pour capter
l'attention dans un magasin et d'analyser quels sont les facteurs dans
l'éclairage de magasin qui font que les clients restent plus longtemps
et finissent par se décider à acheter.
État de la science
Beaucoup d'études sur la psychologie de la perception analysent le
comportement visuel général pendant le processus d'achat. La dis-
position des marchandises se fonde sur leurs conclusions. Mais
pratiquement aucune étude ne montre les effets des différents para-
mètres d'éclairage sur le comportement d'achat et sur le temps de
présence des clients dans le magasin. L'étude expliquée ci-après
apporte de nouvelles connaissances au niveau de la recherche appli-
quée dans le commerce de détail.
Hypothèse de recherche
L'étude est destinée à montrer que la luminosité n'est pas la seule
responsable de l'attractivité d'une vitrine ou d'un magasin. Moins
égal parfois plus. Une lumière d'accentuation précise peut par
exemple créer des axes de perception et capter l'attention des
clients. En plus de l'attractivité, le bien-être et la facilité d'orientation
influencent également la durée de la présence des clients dans le
magasin et le chiffre d'affaires. Ces deux facteurs peuvent être obte-
nus par un éclairage d'accentuation vertical venant s'ajouter à l'éclai-
rage horizontal.
• À quel point l'éclairage permet-il d'atteindre cet effet ?
• Quels sont les facteurs et combinaisons de facteurs qui créent
l'effet ?
• Y a-t-il une différence entre la préférence et l'attention dans ces
différents facteurs ?
• Existe-t-il des préférences distinctes dans les différents groupes
cibles (types de clients / style de vie) ?
• Existe-t-il une relation entre le les conditions météorologiques /
la saison et la préférence ou l'attention ?
• La préférence / l'attention diffèrent-elles en fonction de l'objet /
des matériaux / de la décoration intérieure ?
• Les préférences varient-elles en fonction des différentes
perspectives et zones du magasin ?
(distances)
4 Méthodes de recherche 9
Le projet de recherche a été divisé en
plusieurs parties, dans lesquelles
diverses méthodes ont été appliquées.
4.1 Questionnaire en ligne
4.1.1 Choix des méthodes
Pour connaître en premier lieu les préférences ou l'appréciation sub-
jective des clients, un questionnaire en ligne a été élaboré. L'avantage
du questionnaire en ligne était la possibilité d'atteindre de manière
flexible un grand nombre de participants internationaux. Il suffisait
d'exporter les résultats et de les analyser au niveau local. Le ques-
tionnaire en ligne se base sur la comparaison subjective de diffé-
rentes solutions lumière qui pouvaient être optimisées ou évaluées de
manière interactive. Chaque solution lumière visualisée présentait des
variations de paramètres d'éclairage simples, comme la luminosité, la
température de couleur et la distribution photométrique.
On a utilisé les types de questions / les échelles suivantes :
• Question à choix multiple (p. ex. « Laquelle des trois solutions
lumière vous plaît le plus ? »)
• Échelle catégorique (p. ex. « À quel point êtes vous satisfait de
la solution lumière »)
• Réglage (p. ex. choix de la répartition photométrique optimale
par une adaptation manuelle)
4.1.2 Conception de l'essai
Pour l'appréciation des différentes situations lumineuses, on a eu
recours à des visualisations.
Trois perspectives différentes ont été utilisées :
• Vitrine, car c'est là que se prend la décision d'entrer ou non
• Perspective spatiale de la zone d'entrée qui a une influence
décisive sur l'orientation et le repérage dans le magasin.
• Perspective des rayonnages, car c'est ici que tombe la décision
d'achat effective.
Afin d'écarter un maximum de paramètres d'influence, les essais ont
été réalisés avec des objets relativement abstraits. Ainsi, avant tout
l'effet de marque n'a pratiquement pas joué.
Les matériaux ainsi que la saturation des couleurs ont en outre subi
des variations. Des surfaces brillantes, transparentes ou mattes per-
mettent une évaluation centrée sur l'effet lumineux.
11
4.1.3 Participants à l'essai
97 personnes du monde entier ont participé à l'enquête. Environ la
moitié des participants étaient de sexe féminin, l'autre moitié de sexe
masculin.
Profession : Employés 5
Indépendants 12
Stagiaire 1
Designers et architectes 28
Commerçants 1
Femmes au foyer 1
Étudiants 7
Autres 11
Actifs dans l'industrie de l'éclairage 31
Pays : Autriche 5
Allemagne 18
Suède 21
Autres pays 53
Âge : 18–29 32
30-45 48
46-60 13
Au-delà de 60 4
Employés
Indépendants
Stagiaires
Designers et architectes
Commerçants
Femmes au foyer
Étudiants
Autres
Industrie de l’éclairage
Autriche
Allemagne
Suède
Autres pays
18–29
30-45
46-60
au-delà de 60
4.2 Oculométrie
Suite à l'enquête en ligne, la perception a été évaluée à l'aide d'un
procédé d'oculométrie. Le projet a une nouvelle fois été divisé en
deux parties : un essai en laboratoire et un essai sur le terrain.
4.2.1 Essai en laboratoire
[Link] Choix des méthodes
En premier lieu, les concepts théoriques de la perception ont été exa-
minés dans une étude en laboratoire sans l'influence d'autres para-
mètres. Des planches d'essai traduisant les principes de base de la
perception ont été élaborées.
Ces planches ont été réalisées en tant que représentations graphiques
et animations Flash et intégrées dans une présentation Power Point
complète, les stimuli d'essai ont toujours été présentés devant un fond
noir.
Pour toutes les planches d'essai à contenu statique, seul le « premier
regard » du participant respectif était pris en compte. Pour l'analyse de
ce premier regard, on enregistrait les coordonnées du point que le par-
ticipant avait regardé immédiatement après l'apparition de la planche.
Au niveau des variations dynamiques, on a déterminé la première varia-
tion reconnue et le temps pris pour reconnaître cette variation à partir
de la présentation de la planche.
13
[Link]. Conception de l'essai
L'essai en laboratoire a eu lieu dans un local de 7 x 7,9 m pouvant être
totalement obscurci. Ce local est utilisé dans l'école supérieure
comme local de télévision pour les enregistrements avec écran bleu
et peut être utilisé comme studio virtuel. C'est pourquoi l'acoustique
de cette salle est très sèche. Dans le local obscurci, l'éclairement à
l'endroit où se trouvait le sujet était de moins d'un lux. La surface de
projection se trouvait à une distance de 6,1 m du sujet, avait une
largeur de 2,6 m et une hauteur de 1,8 m. Pour la projection, on a
utilisé le rétroprojecteur LP 530 (DLP) du fabricant InFocus avec 2000
lumens ANSI. Le rétroprojecteur se trouvait, tout comme le sujet, au
milieu de la surface de projection.
Toutes les valeurs significatives des planches d'essai ont été mesu-
rées avec le chromomètre Minolta CS-200, tant la luminosité que la
valeur chromatique (XYZ, avec x, y, Lv par rapport à la localisation du
diagramme de chromaticité CIE) La mesure a été prise à l'endroit où
se trouvait le sujet, le point de mesure étant toujours situé au centre
de l'objet ou de la zone à mesurer.
Pour le suivi et la détermination des mouvements oculaires, on a
utilisé le système d'oculométrie « iView X HED » de la société SMI
(SensoMotoric Instruments) qui affiche les spécifications suivantes :
• Enregistrement du mouvement des yeux non invasif basé vidéo
(oculométrie) / suivi monoculaire de pupille foncée selon la
méthode d'examen des pupilles, fréquence de balayage du
mouvement oculaire 50 Hz (200 Hz en option) / résolution du
système d'oculométrie < 0,1° (typ.), exactitude de la position du
regard < 0,5–1° (typ.)
• Ordinateur de commande : ordinateur tablette ou ordinateur
portable, système d'exploitation Microsoft ® Windows XP™
• Blocs batterie mobiles séparés, chargeur séparé, adaptateur
automatique 12 V, sac à dos
• Casque vélo confortable pouvant être adapté facilement,
casquette baseball, écouteurs, possibilité de montage en casque
d'aviateur et en bandeau / poids de l'interface 79 g / longueur du
câble : 5 ou 2 m
• Enregistrement vidéo numérique en qualité d'émission (MPEG-4),
enregistrement sur canal audio (en option) / interface de
communication indépendante de la plateforme (UDP)
• Logiciel vidéo intégré – SMI Video Analyzer™ /
compatible avec des logiciels d'analyse vidéo d'autres
fournisseurs (p. ex. The Observer™ de Noldus)
• High-Speed Eye Tracking en option (200 Hz)
• Détection de position 6D en option pour l'enregistrement
numérique de la position de l'œil dans des environnements
complexes (p. ex. simulateurs, CAVE)
Pour que les conditions de base soient autant que possible les
mêmes pour tous les participants, les mesures ont été effectuées
deux jours consécutifs. Les participants ont tous reçu les mêmes
instructions prédéfinies afin de réduire les influences dues à la forme
des instructions. Finalement, la présentation des planches était ab-
solument identique pour tous les participants. La durée de leur pré-
sentation ainsi que le passage d'une planche à l'autre était prédéfinis
et identiques pour tous les participants.
[Link] Participants à l'essai
19 personnes ont participé à l'essai. Parmi elles, il y avait huit
femmes et onze hommes entre 22 et 58 ans.
4.2.2 Essai sur le terrain
[Link] Choix des méthodes
Pour transférer dans la pratique les résultats obtenus en laboratoire, la
deuxième partie de l'étude effectuait des mesures dans des projets
réalisés.
Les mesures effectuées dans les magasins Douglas et SPAR portaient
avant tout sur la localisation des « points d'attraction ».
Les mesures se basent sur l'orientation intuitive des sujets dans le
magasin. Elles ont été réalisées avec le système d'oculométrie « iView
X HED » ayant également servi pour les deux autres mesures.
15
[Link]. Déroulement de l'essai
Indications sur le déroulement de l'essai sur le terrain
Durée de l'essai
Durée totale par participant : 22-25 minutes
Explication : 5 minutes
Mise en place du système : 8 minutes
Déroulement de l'essai : 4-7 minutes
Prise de congé : 5 minutes
Les participants ont été brièvement mis au courant de l'essai prévu
et instruits sur la manière de se comporter durant l'essai. Ensuite, le
système d'oculométrie a été installé pour chaque participant. Après
le calibrage du système, l'essai a démarré.
On a demandé aux participants de choisir une paire de lunettes, si
possible avec des branches en bois. L'exercice devait servir à ac-
croître l'attention pendant l'observation. Les participants n'ont reçu
aucune autre instruction, la durée n'était pas limitée.
Évaluation
L'analyse a été réalisée sous forme de graphique. Les « regards » des
participants ont été reportés point par point sur le graphique de la
pièce observée. Afin de pouvoir reconnaître la chronologie de l'ob-
servation dans l'analyse, les différents points ont été reliés par des
lignes dans l'ordre de leur observation.
Les points du regard de sujets féminin ont été marqués de cercles
rouges, ceux des sujets masculins de carrés bleus.
[Link]. Participants à l'essai
Le groupe de personnes participants à l'essai sur le terrain se com-
posait de la manière suivante :
VP 1 VP 2 VP 3 VP 4 VP 5
m/f f f f f f
Âge 27 25 27 30 28
Lunettes o n -3/-4 n n
Amétropie n n n n n
Couleur préférée aucune vert/bleu vert vert/jaune bleu
Droitier/gaucher d d d d d
VP 6 VP 7 VP 8 VP 9 VP 10
m/f m m m m m
Âge 31 24 27 25 s.i.
Lunettes n n n 0,75/0,5 s.i.
Amétropie n n n n n
Couleur préférée noir noir bleu bleu s.i.
Droitier/gaucher d d d d d
Nombre Âge Âge moyen
Femmes 5 25–28 27,4
Hommes 5 24–31 26,3
Total 10 24–31 26,9
L'essai a été effectué durant les heures d'ouverture habituelles et
dans le cadre des activités normales. Les conditions de base étaient
en général pareilles pour tous les participants, c'est à dire même
magasin, mêmes instructions et même tâche. La fréquentation du
magasin étant diversifiée, dans certains cas, les conditions pou-
vaient différer d'un essai à l'autre. Celles-ci restaient toutefois dans
la cadre des activités commerciales « normales » et soutenaient
l'étude du comportement des sujets durant un achat « normal ».
5 Résultats 17
5 Résultats
L'affirmation selon laquelle une luminosité maximale augmente l'at-
trait d'un magasin a pu être démentie. L'étude a montré que c'est
plutôt la tâche visuelle la plus difficile, c'est à dire le plus grand
contraste à l’endroit de la tâche visuelle qui influence sa détection et
l'attention. La perception des contrastes dépend de la luminosité
ambiante. Plus l'espace environnant est clair, plus le contraste doit
être accentué. Dans les environnements sombres, de petites diffé-
rences d'intensité font déjà de l'effet.
Il s'est en outre avéré que les éclairements verticaux favorisent
l'orientation dans le magasin et qu'une orientation facile soutient la
décision d'entrer dans un magasin. On note cependant une grande
différence dans l'appréciation des hommes et des femmes. Alors que
les hommes regardent un espace de vente en surface et dans sa
globalité, les femmes l'examinent de manière plus intense et plus
détaillée.
Un éclairement horizontal supplémentaire augmente la préférence et
le bien-être de l'utilisateur.
La distribution lumineuse va de pair avec le caractère de l'éclairage.
Plus la distribution lumineuse est réduite et axée sur la marchandise,
plus celle-ci sera attrayante et paraîtra luxueuse.
L'activation du tiers inférieur d'un rayonnage avec une lumière d'ac-
centuation incite à la perception de cette zone, par conséquent, les
clients s'y attardent plus longtemps et le chiffre d'affaires augmente.
Les résultats repris ici ne sont qu'un extrait de la documentation to-
tale.
Lorsqu'on récapitule les résultats des études, on obtient des prin-
cipes de conception d'éclairages qui sont notamment utiles pour le
travail des éclairagistes. Prof. Jan Ejhed résume : « L'étude est un
document précieux et un facteur-clé pour la conception d'éclairages
de magasins et d'espaces de vente. Le résultat déplace les priorités
de la future conception d'éclairage dans le sens qu'on ne cherche
plus seulement à retenir l'attention des clients, mais qu'on doit trou-
ver une nouvelle approche pour augmenter leur confort et leur bien-
être ». Stefan von Terzi, directeur marketing de Zumtobel, ajoute :
« La nouvelle étude de Zumtobel nous fournit de précieuses informa-
tions pour le développement de solutions lumière et leur application
dans le domaine de la vente et la présentation. Nos profondes
connaissances sur l'application, sur les besoins des utilisateurs et
sur les effets de la lumière nous permettent de développer des sys-
tèmes d'éclairage innovants qui créent une plus-value mesurable
pour le client. »
Résultats résumés dans huit recomman-
dations d'aménagement
(1) Au lieu d'augmenter la luminosité et par conséquent la consom-
mation d'énergie dans les magasins, il est conseillé de concevoir un
éclairage présentant toujours beaucoup de contrastes car ceux-ci
simplifient la perception et augmentent l'attention. Pour créer des
contrastes, un éclairage d'accentuation avec des points lumineux se
détachant positivement de l'éclairage de base uniforme convient très
bien.
(2) Un éclairage général diffus crée un bien-être subjectif. Les éclai-
rements verticaux facilitent l'orientation dans l'espace. Plus les
clients s'orientent facilement, plus la décision de visiter un magasin
est encouragée. C'est pourquoi un éclairage vertical est recomman-
dé au sol, au plafond et sur les murs. Parallèlement, il y a lieu d'utili-
ser des accents lumineux précis, qui augmentent la perception et
l'attractivité.
(3) Les couleurs transmettent des émotions et influencent l'accepta-
tion d'un espace. Les résultats de l'étude ont montré que des tempé-
ratures de couleur froides, comme blanc lumière du jour, élargissent
visuellement les espaces, alors que les températures de couleur
chaudes rétrécissent les espaces et leur donnent un caractère fami-
lier. Une lumière blanc neutre favorise la durée de la visite du magasin
ainsi que le bien-être. Il est conseiller de l'utiliser pour l'éclairage
général. Celui qui préfère une atmosphère douillette devrait miser sur
des températures blanc chaud.
(4) À l'intérieur d'un concept d'éclairage, la préférence va à des
couleurs de lumière différentes. C'est pourquoi il faudrait utiliser
intentionnellement des températures de couleur différentes entre
l'éclairage général et l'éclairage vertical. Ici, on peut notamment
utiliser la technologie de luminaires à LED moderne Tunable White,
qui permet un changement de la température de couleur à l'aide de
systèmes de commande.
19
(5) La perception se différencie en fonction du sexe, de l'âge et de la
catégorie d'acheteurs : alors que p. ex. les hommes considèrent un
espace de vente dans sa globalité, les femmes s'attachent aux dé-
tails. C'est pourquoi il est important d'adapter la direction, la couleur
et l'intensité de la lumière au comportement d'achat du groupe cible
et d'assurer une variation dynamique de ces facteurs au cours de la
journée.
(6) Les vitrines sont souvent le premier contact du client avec le ma-
gasin : on préfère ici un éclairage d'accentuation sur les marchan-
dises en plus de la lumière du jour. Il s'agit ici également d'intensifier
l'impression de contraste par des accentuations ponctuelles. Le soir
et lorsque la lumière du jour est faible, un éclairement réduit, compo-
sé d'un éclairage de base étalé et aux variations subtiles, suffit à
éveiller l'attention et la curiosité des clients.
(7) Les études oculométriques chez Douglas et SPAR ont prouvé que
notamment les zones inférieures des rayonnages ne sont pas perçus.
L'accentuation ciblée ou une lumière dynamique dans le tiers inférieur
d'un rayonnage entraîne un temps d'arrêt plus long du client et une
augmentation possible du chiffre d'affaires. En principe, un éclairage
intégré dans tous les niveaux du rayonnage est recommandé.
(8) Le guidage de la lumière est également décisif dans les rayon-
nages : un rétroéclairage étalé des rayonnages a un effet plus at-
trayant qu'un éclairage uniquement d'accentuation. Une combinai-
son des deux favorise l'identification des marchandises et augmente
l'attractivité des marchandises mises en scène.
6 Discussion et perspectives
L'étude a principalement montré à quel point les variations dyna-
miques de la luminosité, de la répartition photométrique et de la
couleur de lumière influencent subjectivement le comportement
d'achat de clients dans un magasin. En outre, la perception des par-
ticipants dans un environnement virtuel soumis à des conditions lu-
mineuses variables a été mesurée. On a pu constater en général
combien il est difficile de réaliser une enquête sur l'effet de la lumière
dans une application à ce point individuelle, émotionnelle et liée à la
marque. Malgré la difficulté, il a pu être prouvé que ce n'est pas seu-
lement le point le plus clair qui attire le regard des passants et in-
fluence par conséquent la perception, mais que ce sont avant toutes
les contrastes dans une vitrine ou un magasin qui comptent. La so-
lution paraît également mieux réalisable dans la pratique, d'autant
plus qu'il s'agit d'une mesure de réduction de la consommation
énergétique. Des mesures et propositions alternatives ont été déve-
loppées au cours de l'étude. Dans une prochaine étape, les principes
définis dans l'application réelle doivent être étudiés avec plus de
participants et dans des conditions lumineuses contrôlables et com-
parables. Il y a également lieu d'étudier la combinaison des para-
mètres individuels étudiés jusqu'à présent ainsi que les relations
entre eux. Les solutions lumière dynamiques offrent l'avantage de
pouvoir adapter individuellement la situation lumineuse à la situation
donnée.
7 Bref portrait des partenaires 21
Royal Institute of Technology de Stockholm/SE (KTH)
Prof. Jan Ejhed est le directeur du laboratoire de lumière du Royal
Institute of Technology – KTH à Stockholm/SE. Actuellement, il est
également directeur de la division 3 de la CIE, professeur à la
School of Design - université de Linnaeus et dirige son propre bu-
reau. Il a associé l'étudiant Xu Haoming à la recherche.
HAW Hambourg/DE (Prof. Dr. Roland Greule)
Le prof. Dr. Roland Greule est depuis 1996 professeur de technique
d'éclairage et de lumière à l'école supérieure des sciences appli-
quées, ainsi que vice-doyen de la faculté Design, médias et infor-
mation (DMI).
Felsch Lighting Design (Markus Felsch)
Markus Felsch fait des études de conception d'éclairage à l'HAWK
Hildesheim. Depuis 2004, il a son propre bureau et s'occupe princi-
palement de conceptions d'éclairages orientées sur la perception
pour espaces de vente.
France Belgique
Zumtobel Lumière Sarl ZG Lighting Benelux
10 rue d’Uzès Rijksweg 47 –
75002 Paris Industriezone Puurs Nr. 442
T +33/(0)[Link].50 2870 Puurs
F +33/(0)[Link].59 T +32/(0)3/860.93.93
info@[Link] F +32/(0)3/886.25.00
[Link] info@[Link]
[Link]
Zumtobel Lumière Sarl
119 cours Lafayette Luxembourg
69006 Lyon ZG Lighting Benelux
T +33 6 07 53 34 04 Rue de Luxembourg 177
info@[Link] 8077 Bertrange – Luxembourg
[Link] T +352/[Link]
F +352/[Link]
Zumtobel Lumière Sarl info@[Link]
12 rue du 24 novembre [Link]
67120 Duttlenheim
T +33/(0)[Link].10 Headquarters
F +33/(0)[Link].14 Zumtobel Lighting GmbH
info@[Link] Schweizer Strasse 30
[Link] Postfach 72
6851 Dornbirn, AUSTRIA
Zumtobel Lumière Sarl T +43/(0)5572/390-0
3 rue du Général Hulot info@[Link]
54000 Nancy
T +33/(0)[Link].78 [Link]
F +33/(0)[Link].59
info@[Link]
[Link]
Zumtobel Lumière Sarl
7 avenue du Clos Joury
35650 Le Rheu
T +33(0)[Link].80
F +33(0)[Link].59
info@[Link]
[Link]
Suisse
Zumtobel Licht AG
Thurgauerstrasse 39
8050 Zürich
T +41/(0)44/305 35 35
F +41/(0)44/305 35 36
info@[Link]
[Link]
Zumtobel Lumière SA
Ch. des Fayards 2
Z.I. Ouest B
1032 Romanel-sur-Lausanne
T +41/(0)21/648 13 31
F +41/(0)21/647 90 05
info@[Link]
[Link]
Zumtobel Illuminazione SA
Via Besso 11, C.P. 745
6903 Lugano
T +41/(0)91/942 61 51
F +41/(0)91/942 25 41
info@[Link]
[Link]
[Link]/shop