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ds1213 Arith

Le document présente des problèmes de mathématiques corrigés concernant les endomorphismes nilpotents, les indices de cyclicité et les matrices. Il introduit également le mathématicien Arthur Cayley.

Transféré par

Yasser Lamyasser
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✍ M AMOUNI M Y I SMAIL
MAMOUNI . NEW. FR
P ROBLÈMES C ORRIGÉS -MP

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P ROBLÈMES C ORRIGÉS MP

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Devoir Surveillé

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Algèbre Linéaire-Arithmétique

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1 OCTOBRE 2012

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Po r
r
Blague du jour
Arthur Cayley (1821-1895)

Mathématicien du jour
Un vieux milliardaire téléphone à une conseillère : J’ai

uor
60 ans et je veux me marier avec une jeune fille de 20 Mathématicien et avocat britannique, l’un des fondateurs de l’é-
ans. Pensez-vous que j’aie plus de chance de l’amener cole britannique moderne de mathématiques pures. Il est le pre-
à m’épouser si je lui dis il y a quelques année, j’avais ⌣ ¨ mier à introduire la multiplication des matrices. Il a donné le
juste 50 ans ? La conseillère lui répond : A mon avis, vous premier, une définition qui s’approche de la notion moderne de

P
feriez mieux de lui dire que quelques année, vous ap- groupe. Il a reçu la Médaille Copley en 1882. On lui doit aussi la
prochez des 80 ans ! découverte des nombres de Cayley, les octonions.

r
Problème I : Endomorphismes nilpotents de rang n − 1, e3a 2007, PSI Si v est un endomorphisme de E, on rappelle que :

e
☞ v0 est l’endomorphisme unité,
er
Dans tout le problème, n est un entier naturel non nul et Mn (C ) ☞ ∀m ∈ N, vm+1 = v ◦ vm .

m
désigne l’espace vectoriel des matrices carrées d’ordre n à coeffi-
cients complexes. L’endomorphisme v sera dit nilpotent s’il existe un entier r ∈ N
GLn (C ) est le groupe des matrices inversibles de Mn (C ). tel que vr = θ (endomorphisme nul de E).
Pour λ ∈ C ∗ , on note J (λ) 
la matrice carrée d’ordre n définie par
m

La matrice unité de cet espace sera noéte In et la matrice nulle On .


L’espace E = C n est rapporté à une base (e j )1≤ j≤n et on rappelle  ∀i ∈ {1, . . . , n − 1}, ui +1,i = 1

r
que toute matrice carrée d’ordre n représente dans cette base un J (λ) = (ui,j ) avec ∀i ∈ {1, . . . , n}, ui,i = λ
ui,j = 0 sinon

o

endomorphisme de E appelé endomorphisme associé.
or

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✉: [email protected]

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P ROBLÈMES C ORRIGÉS -MP ✍ M AMOUNI M Y I SMAIL
MAMOUNI . NEW. FR

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Quelques propriétés de la matrice J (0). Recherche des endomorphismes nilpotents de rang n − 1.

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é
Soit V une matrice de Mn (C ), de rang n − 1 et vérifiant V n = On .

u
1. Déterminer le rang de J (0).
On note v l’endomorphisme de E associé à V.
2.

r
1. Soient p et q deux entiers naturels et w la restriction de vq à
2.1. Déterminer J (0)k pour k ∈ N, k ≤ n − 1, puis pour

é
Im(v p ).
k ∈ N, k ≥ n.
1.1. Déterminer Im(w).

Po r
r
2.2. Vérifier que toutes les puissances de J (0) sont des matri-
1.2. Prouver que ker(w) ⊂ ker(vq ).
ces nilpotentes.

u
1.3. Vérifier alors que l’on a
3. Déterminer α( J (0)) puis U = α( J (0)) − In .
dim(ker(v p+q )) ≤ dim(ker(v p )) + dim(ker(vq ))

uor
4. Montrer que toute combinaison linéaire de deux matrices
1.4. En déduire
nilpotentes qui commutent est encore une matrice nilpotente.
∀i ∈ {1, . . . , n}, dim(ker(vi )) ≤ i
5. Montrer que U est une matrice nilpotente de rang n − 1. 1.5. Démontrer qu’en fait ∀i ∈ {1, . . . , n}, dim(ker(vi )) = i.

P
2. Prouver alors que vn−1 6= θ.
Quelques résultats sur les noyaux itérés d’un endomorphisme.
3. En déduire qu’il existe un vecteur e de E tel que
B1 = (e, v(e), v2 (e), . . . , vn−1 (e))
Soit u un endomorphisme de E.

r
soit une base de E.
1. Prouver que ∀(i, j) ∈ N2 , ker(ui ) ⊂ ker(ui + j ). 4. Ecrire la matrice de v dans cette base. Interpréter le résultat

e
m
2. Pour tout m ∈ N, on note tm = dim(ker(u )). Prouver l’exis- obtenu à l’aide des matrices J (λ).
er
tence de 5. Déterminer alors tous les endomorphismes nilpotents de

m
r = inf{m ∈ N, tm = tm+1 } rang n − 1 et montrer que les matrices de deux tels endomor-
3. Montrer que : phismes sont semblables.
m

(i) ∀m < r, ker(um ) est strictement inclus dans ker(um+1 ), Problème II : Indice de cyclicité, CCP 2010, TSI

r
r r +1
(ii) ker(u ) = ker(u ),
Notations.

o
(iii) ∀m ≥ r, ker(u ) = ker(um+1 ).
m
or

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✍ M AMOUNI M Y I SMAIL
MAMOUNI . NEW. FR
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u
- Etant donné un endomorphisme l d’un espace vectoriel de II.2. Un exemple.

s
dimension finie, on note det(l ) son déterminant, tr(l ) sa trace Dans cette question, on suppose n = 4 et on note B =
et χl son polynôme caractéristique. En notant id l’endomor- (e1 , e2, e3 , e4 ) une base de E.

u
phisme identité, on définit l 0 = id et, pour tout k dans N, On considère  l’endomorphisme f de E représenté par
l k+1 = l ◦ l k . 1 2 0 −1

r
 1 −2 1 1 

é
Objectifs.
MatB ( f ) =   1 −6 4 1  relativement à la base B . Cal-

1 −8 3 3

Po r
r
Etant donné un vecteur non nul u et un endomorphisme l d’un es- culer det( f ) et tr( f ).
Montrer que la famile (e1 , f (e1 ), f 2 (e1 )) est libre. Déterminer

u
pace vectoriel de dimension finie, on définit un entier r (l, u) à par-
trois réels x, y, z tels que f 3 (e1 ) = x f 2 (e1 ) + y f (e1 ) + ze1 . En
tir des itérées du vecteur par l’endomorphisme. Le problème porte

uor
sur l’étude de propriétés de l’endomorphisme, liées à la valeur de déduire r ( f , e1 ).
l’entier r (l, u). On fait établir des résultats généraux sur les endo- On reprend le cas général où E un espace vectoriel de dimen-
sion n ≥ 2 et l un endomorphisme de E. Soit u un vecteur
morphismes étudiés.
non nul de E.

P
Dans cette partie, E est un espace vectoriel de dimension n sur le II.3. On suppose n = r (l, u). D’après I I.1.3, la famille B(u) =
corps K avec n ≥ 2 et l est un endomorphisme de E. (u, l (u), . . . , l n−1 (u)) est une base de E. On note l n (u) =
n −1
II.1. Soit u un vecteur non nul de E.
∑ a k l k ( u ).

r

1.1. Montrer qu’il existe un entier k ∈ N tel que la famille k=0
de vecteurs (u, l (u), . . . , l k (u)) soit liée. Justifier qu’il ex- 3.1. Déterminer la matrice MatB(u) (l ) de l’endomorphisme l

e
iste un plus petit entier k ∈ N ∗ tel que la famille de relativement à la base B(u). Calculer det( f ) et tr( f )
er
k + 1 vecteurs (u, l (u), . . . , l k (u)) soit liée. On note r (l, u) 3.2. Déterminer χl (λ) = det(l − λid), le polynôme carac-

m
ce plus petit entier. téristique de l’endomorphisme l (on pourra calculer ce
1.2. Justifier l’encadrement 1 ≤ r (l, u) ≤ n. déterminant en ajoutant à la première ligne une combi-
naison linéaire des autres lignes, opération codée L1 ←
1.3. Montrer que r (l, u) = 1 si et seulement si u est un
m

n
vecteur propre de l. Montrer que r (l, u) = n si et seule- L1 + ∑ λi −1 Li où Li est la ligne d’indice i).

r
ment si la famille (u, l (u), . . . , l n−1 (u)) est une base de i =1

o
E. II.4. On note I (l, u) l’ensemble des polynômes P ∈ K [ X ] tels que
or

F
✉: [email protected]

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l’endomorphisme P(l ) vérifie P(l )(u) = 0. 6.1. On suppose qu’il existe un vecteur non nul u tel que

s
4.1. Montrer que I (l, u) est un idéal de K [ X ]. En déduire r (l, u) = n et on considère la base de E : B(u) =
n
qu’il existe un unique polynôme unitaire, noté G (l, u),

é
(u, l (u), . . . , l n−1 (u)). On note u =

u
tel que I (l, u) est formé de tous les polynômes produits ∑ xi wi . Ecrire la ma-
k=1
du polynôme G (l, u) par un polynôme quelconque de trice de passage de la base W à la base B(u). En déduire

r
K [ X ]. que les valeurs propres de l sont toutes distinctes.

é
4.2. Justifier que le polynôme G (l, u) divise le polynôme χl . 6.2. On suppose que les valeurs propres λi de l sont toutes
Montrer que le polynôme G (l, u) est de degré r (l, u).

Po r
distinctes.

r
4.3. On reprend l’exemple de I I.2. Déterminer le polynôme 1 λ1 . . . λ1n−1
 

u
G ( f , e1 ). En déduire le polynôme caractéristique de f  1 λ2 . . . λ2n−1 
puis les valeurs propres de f . Dans la question I I.2, on 6.2.1 On considère la matrice A =  . .. ..
 

uor
 .. . .

montre que la famille (e1 , f (e1 ), f 2 (e1 )) est libre ; en util-

isant ce résultat et le spectre de f , en déduire que l’endo-   1 λn . . . λnn−1
morphisme f n’est pas diagonalisable. α1
et on note C =  ..
4.4. On suppose que l’endomorphisme l et le vecteur u véri- .  une matrice colonne telle
 

P
fient les hypothèses de la question I I.3 : r (l, u) = n et α n −1
n −1 n −1
l n (u) = ∑ a k l k ( u ). que AC = 0. Montrer que le polynôme P = ∑ αk X k
k=0 k=0

r
Déterminer le polynôme G (l, u) et retrouver ainsi l’- est nul. En déduire que A est inversible.
expression du polynôme caractéristique de l’endomor- 6.2.2 Montrer qu’il existe un vecteur u non nul tel que

e
phisme l. r (l, u) = n.
er
II.5. Dans cette question, on suppose qu’il existe un entier p ∈ N ∗

m
tel que l p = 0. i
5.1. Déterminer le polynôme caractéristique de l.
F

nn
5.2. Montrer que les conditions suivantes sont équivalentes :
i
m

(1) Il existe un vecetur non nul u tel que r (l, u) = n

r
(2) l n−1 6= 0
II.6. On suppose que l’endomorphisme l est diagonalisable. Soit Bonne Chance

o
W = (w1 , w2 , . . . , wn ) une base de vecteurs propres avec pour
or

tout k ∈ [1, n], l (wk ) = λk wk .

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