Travail réalisé par :
KHEDROUF Meriem
JALALI Soufiane
Encadré par :
ZAKARIA Fayçal
Pr. RAHMANI
NAFID Kenza
OUHAQQI Chaimae
OUALLA Meriem
Année universitaire : 2018-2019
PLAN
INTRODUCTION........................................................................................................................................................ 3
I .PARTIE THÉORIQUE................................................................................................................ 4
1. NOTIONS DE BASE :.............................................................................................................................................5
2. TYPOLOGIE DES ACCORDS :......................................................................................................................... 8
3. LE RÔLE DES ACCORDS:............................................................................................................................... 11
II. PARTIE PRATIQUE : LE CAS DU MAROC............................................ 12
1. LES PRINCIPAUX ACCORDS DE LIBRE ÉCHANGE SIGNÉS PAR LE MAROC :.............13
2. L’IMPACT POSITIF DES ACCORDS SIGNÉS PAR LE MAROC:................................................16
3. L’IMPACT NEGATATIF DES ACCORDS SIGNÉS PAR LE MAROC :......................................17
CONCLUSION......................................................................................................................................................... 20
BIBLIOGRAPHIE.................................................................................................................................................... 21
Introduction
A aucune autre époque antérieure, l’étude de l’économie internationale n’a été
aussi importante qu’aujourd’hui. En effet, par l’échange international de bien et
service ainsi que par les flux internationaux de monnaie, les économies des différents
pays se relient plus étroitement les unes aux autres que ce ne fut jamais le cas
auparavant .
L’économie internationale est composée de nations souverains, dont chacune est
libre de choisir ses propres politiques économiques. Malheureusement, dans une
économie mondiale intégrée, les politiques économiques d’un pays affectent
d’habitude aussi les autres pays. Des différences d’objectifs entre les pays conduisent
souvent à des conflits d’intérêt.
EX : Lorsque les Etats-Unis imposèrent un droit de douane sur les importations
de bois pendant l’année 1986, l’industrie canadienne du bois ressentit une crise.
Un problème fondamental de l’économie internationale est dont de voir
comment on peut réaliser un degré acceptable d’harmonie entre les politiques
commerciales et monétaires internationales de différents pays en l’absence d’un
gouvernement mondial qui dirait à chaque pays comment se comporter.
Ainsi, on ne peut parler de l’économie internationale sans parler des accords et
les opportunités qu’ils offrent. Notre exposé est donc fondé sur ce concept et vise à
présenter une réponse pour la problématique suivante :
Est-ce que les accords offrent toujours des opportunités et
contribuent au développement du pays ?
I .Partie théorique
1. Notions de base :
Un accord :
Un accord économique est un acte par lequel des gouvernements ou des
particuliers, appartenant a des nations différentes, décident de soumettre à un
règlement arrêté en commun tel procédé de leur existence matérielle, qu'il s'agisse
de produire, de répartir, de consommer.
On parle d'accord lorsqu'il est question de traités bilatéraux ou incluant un petit
nombre d'É tats. Les accords ont souvent un caractère technique ou administratif.
Les accords peuvent prendre des formes plus ou moins avancées d'intégration
économique. On distingue cinq niveaux d'intégration : la zone de libre-échange
(forme la plus simple), l'union douanière, le marché commun, l'union économique,
l'intégration économique (forme la plus évoluée).
Le libre-échange :
Le libre échange correspond à une politique économique qui entre dans le
domaine du commerce international. Il s'agit de supprimer les restrictions
douanières (principalement les taxes) afin de laisser place à la libre circulation des
biens et services entre les pays sans intervention des gouvernements. Ce principe
défendu par certains économistes, tel David Ricardo, s'oppose au protectionnisme.
Ceux-ci affirment que le libre-échange permet la croissance sur le long terme et le
déploiement de l'avantage comparatif de chaque pays. Il existe des exceptions à ce
principe, telles les industries en plein essor ou stratégiques (défense du pays).
Les défenseurs du libre-échange le considère comme une opportunité pour
chaque pays de faire des gains sans forcément être les plus compétitifs ou les plus
performants. Il s'agit de la théorie de spécialisation soutenue par David Ricardo.
Chaque pays doit se spécialiser dans le domaine où il est le plus productif afin de
pouvoir échanger avec un autre pays qui sera lui aussi productif dans un autre
domaine.
Un accord de libre-échange (ALE) :
Est un traité signé entre deux ou plusieurs pays pour faciliter les échanges et
éliminer les obstacles au commerce. Il vise à supprimer complètement les tarifs, dès
le premier jour ou progressivement pendant un certain nombre d’années.
Les accords de libre-échange contribuent à créer un marché international ouvert
et concurrentiel.
Alors un accord de libre-échange est une entente entre deux (accord bilatéral) ou
plusieurs(accord multilatéral) pays, pour faciliter les échanges commerciaux entre
eux. Cette entente se caractérise généralement par une diminution ou la suppression
des barrières à l'échange à l'intérieur d'une zone ou entre plusieurs zones : barrières
tarifaires (BT) comme les droits de douane et autres taxes et barrières non-tarifaires
(BNT) comme les formalités administratives, contingentement...
L'abaissement des barrières tarifaires et non tarifaires, concerne les biens et services
inclus dans le mandat de la négociation.
Un accord de libre-échange est généralement la première étape vers une
intégration plus forte des marchés.
Les prétendus accords de libre-échange (ALE) sont en général supposés
promouvoir la libéralisation des échanges, mais en fait, ils contribuent davantage à
renforcer le pouvoir des entreprises transnationales les plus influentes des
partenaires dominants. Alors que les ALE réduisent typiquement les barrières aux
échanges internationaux de biens et services, certaines de leurs clauses renforcent
les monopoles privés et le pouvoir des grandes entreprises.
Il n’est donc pas surprenant que les processus aboutissant à des ALE sont de plus
en plus vus comme étant entachés de corruption. Ils sont typiquement opaques,
particulièrement du point de vue des intérêts des producteurs et des consommateurs
concernés. Leurs résultats éventuels sont souvent mal compris par le public et
souvent mal interprétés par ceux qui se prétendent des experts. Par exemple,
beaucoup d’économistes du Peterson Institute of International Economics et de la
Banque Mondiale continuent de revendiquer des gains en termes de croissance dus à
la libéralisation du commerce dans le cadre de l'Accord de partenariat trans-
pacifique qui ont pourtant été réfutés par des économistes du Département de
l’Agriculture et de la Commission du commerce international des É tats-Unis. Et alors
que beaucoup de membres de l’élite transnationale qui en bénéficie restent
favorables à davantage d’ALE en tant que moyens d’étendre et d’accroître leur
pouvoir et leurs intérêts, la confiance et l’espoir du public ont reculé dans la mesure
où la population est devenue plus consciente de certaines de leurs clauses les plus
lourdes et de leurs conséquences probables. Ainsi, la population vote contre les
politiciens qui sont tenus pour responsables de soutenir les ALE, quelles que soient
leurs affiliations partisanes. Le Brexit et l’élection de Mr. Trump sont des exemples de
ces tendances mondiales.
Le commerce international :
Au sens strict, le commerce international correspond à l'ensemble des flux de
marchandises (biens) entre des espaces économiques de nationalités différentes. Au
sens large, le commerce international correspond à l'ensemble des flux de
marchandises (biens) et de services entre au moins deux pays. Les flux de services
sont pris en compte dans la mesure où leur part progresse rapidement dans les
échanges internationaux (surtout le transport, le tourisme et les services aux
entreprises).
Généralement sous l’appellation « commerce international » on trouve tout ce qui
concerne l’organisation des échanges entre deux ou plusieurs pays : la logistique
internationale, les techniques douanières, les solutions de financement (mode de
règlement des opérations internationales), la gestion des risques liés à ce type
d’échange (risque de change, fiscal, juridique, politique…).
De ce fait l’activité du commerce international est un ensemble complexe de par
la multitude d’aspects nécessaires à la maîtrise de ces échanges hors des frontières
d’un pays.
Donc le commerce international est l’échange de biens ou de services entre les
pays. Les accords de libre-échange facilitent le commerce international en réduisant
les obstacles au commerce qui existent entre deux ou plusieurs pays, généralement
en réduisant les tarifs (frais de douane sur les marchandises qui franchissent les
frontières).
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) travaille à faciliter le commerce
international en créant des règles et des normes mondiales qu’adoptent ensuite ses
pays membres.
2. Typologie des accords :
Les accords de libre-échange «modernes» :
Les accords de libre-échange «modernes» : nouvelle génération est un accord
commercial conclu entre l’Union européenne et un autre pays .
En effet, si les accords commerciaux classiques ont pour objet principal de
diminuer ( voir annuler) les droits de douane et autres taxes, un accord nouvelle
génération tentent de diminuer toutes les entraves au commerce : barrières tarifaires
et non tarifaires. Par ailleurs, ces accords «modernes» ne concernent pas que le
commerce de biens, mais aussi celui de services, comme les services financiers.
Ils vont par exemple concerner les services, les marchés publics, la protection de la
propriété intellectuelle mais aussi tendre vers une harmonisation des normes entre
lepays.
Les accords de libre-échange «modernes» accordent parfois plus d’importance
aux objectifs particuliers qu’à ceux du commerce auquel on les associe pourtant. Pire,
la négociation de ces accords ne peut pas faire l’objet de débats, car elle se fait en
secret. On prétend que le secret favorise les compromis, mais il contribue en fait à
biaiser les résultats en faveur des acteurs présents à la négociation, comme les
représentants des milieux d’affaires et des plus puissants lobbys, et au détriment des
absents (tous les autres!). Il n’est donc pas étonnant que les règles touchant la
propriété intellectuelle aient pris autant de place dans ces accords et que celles
concernant le développement économique et la santé publique en aient pris si peu.
En outre, en favorisant les accords bilatéraux, au pire régionaux, plutô t que
mondiaux, les É tats-Unis s’assurent d’un poids bien plus important dans les
négociations et peuvent ainsi imposer leurs priorités et aider leurs entreprises,
notamment pharmaceutiques (l’auteur décrit les avantages obtenus dans les derniers
accords par cette industrie; ceux-ci ne se limitent pas à la prolongation et au
renouvellement de la protection de ses brevets, mais touchent aussi l’exclusivité des
données de la recherche et des tests et d’autres aspects de la mise en marché).
TYPES DES
ACOORDS
Commerciaux Multilatéraux
Bilatéral régionaux
Un accord bilatéral Accord passé entre (AME) sont
est un acte plusieurs pays des traités
d'engagement de d'une même région internationaux
nature politique ent du monde pour passés entre
re deux parties faciliter les plusieurs Etats
consentantes. échanges, le (plus de 2 pays)
déplacement des
biens, services,
capitaux et des
Un accord bilatéral Accord passé entre deux pays pour faciliter les
échanges.
Exemple : accord entre le Maroc et les Etats-Unis entré en vigueur en 2006 qui prévoit
une plus grande ouverture du marché américain pour les produits marocains.
Les accords commerciaux régionaux organisent des zones de
libre-échange au profit des pays participants
Les accords multilatéraux sur l'environnement (AME)
visent à protéger et à restaurer l'environnement mondial et à contribuer au
développement durable en imposant des actions particulières aux signataires. Les
AME se sont développés sans coordination, et sans hiérarchisation, et s'appliquent à
des espaces différents. La plupart d'entre eux ne prévoient pas de mécanisme de
sanction en cas d'inexécution, ni ne comportent de véritable système de surveillance.
Une procédure d'arbitrage est parfois prévue en cas de litiges ; mais le recours à une
procédure d'arbitrage requiert classiquement l'accord des deux parties en conflit (y
compris la partie fautive), et peut donc aisément être évité. Ces caractéristiques des
AME expliquent que l'application par les Etats de leurs engagements internationaux
ne soit pas toujours irréprochable.
UN AUTRE TYPE
Un accord de libre-échange est une entente entre deux (accord bilatéral) ou
plusieurs(accord multilatéral) pays, pour faciliter les échanges commerciaux entre
eux. Cette entente se caractérise généralement par une diminution ou la suppression
des barrières à l'échange à l'intérieur d'une zone ou entre plusieurs zones : barrières
tarifaires (BT) comme les droits de douane et autres taxes et barrières non-tarifaires
(BNT) comme les formalités administratives, contingentement...
L'abaissement des barrières tarifaires et non tarifaires, concerne les biens et services
inclus dans le mandat de la négociation.
Un accord de libre-échange est généralement la première étape vers une
intégration plus forte des marchés.
Exemple d'accords de libre échange qui concernent l'UE : UE-Algérie ; UE-Corée du
Sud ; UE-Tunisie...
3. Le rôle des accords :
En géneral
Les accords sont utilisés pour aider les pays à réaliser ses objectifs
stratégiques ils peuvent porter sur de large domaines ,commerce
,développement ou concerner des domaines d'action particuliers tels que le
textile , la pêche, transport, technologie.......
ROLE ECONOMIQUE DES ACCORD COMMERCIAUX
Les accords commerciaux visent à établir un équilibre entre la flexibilité́ et les
engagements. S’il y a trop de flexibilité ́, la valeur des engagements est affaiblie. S’il n’y
en a pas assez, les pays peuvent refuser de prendre des engagements importants ou
peuvent revenir sur leurs engagements. Cette section examine comment s’effectue
cet arbitrage. Elle analyse la raison d’ê tre économique de la coopé ration commerciale
internationale et explique pourquoi un accord commercial comporte des flexibilités.
Il est important de faire la distinction entre les causes initiales de leur introduction et
les conséquences de leur utilisation. La présente section examine les raisons de
l’inclusion de flexibilités tandis que les effets de certaines mesures.
Exemple des accords commerciaux majeurs :
L'accord de coopération commerciale et économique signé le 6 juillet 1976 à
Ottawa entre les communautés européennes et le canada est l'un des plus
intéressants accords externe conclus par la communauté, il marque une étape
importante dans le développement de la politique conventionnelle des pays signés en
établissant des liens particuliers et commerciaux avec le canada.
ROLE DES ACCORDS AU NIVEAU DU DÉ VELOPPEMENT
Les accords internationaux en matière d'environnement sont importants,
puisqu'ils permettent à différents pays de travailler ensemble pour trouver des
solutions aux enjeux environnementaux cruciaux ayant un caractère transnational ou
mondial, notamment la pollution atmosphérique, les changements climatiques, la
protection de la couche d'ozone et la pollution des océans. Au Canada, la qualité de
l'environnement dépend non seulement de ce qui se fait à l'intérieur des frontières
nationales, mais aussi des activités qui s'exercent à l'étranger. Dans bien des cas, les
mesures prises au Canada ne suffisent pas à elles seules à protéger l'environnement,
les ressources et la santé des Canadiens. Il faut travailler avec les autres pays à
l'adoption de solutions communes aux problèmes environnementaux
EXEMPLES DES GRANDS ACCORDS AU NIVEAU DU DÉVELOPPEMENT DURABLE :
* 5-16 juin 1972
Conférence des Nations unies sur l'environnement, à Stockholm. Elle aboutit à
la création du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE),
complémentaire du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Le concept d'écodéveloppement impose l'idée d'un développement qui ne soit pas
seulement guidé par des considérations économiques, mais aussi par des exigences
sociales et écologiques.
* 16 février 1976
Convention sur la protection de la mer Méditerranée contre la pollution à Barcelone
ROLE DES ACCORDS DANS PLUSIEURS DOMAINES ( textiles ,pêche,
transport)
TEXTILE
Les accords multifibres sont des accords internationaux dérogatoires dans le
domaine du textile et de l'habillement à l'Accord général sur les tarifs douaniers et le
commerce (GATT), ancêtre de l'OMC. Ils ont pris fin en 2005. Ces accords successifs
ont été conclus entre les pays en développement et les pays développés et fixaient
des quotas d'exportations, par pays et par produits, variables dans le temps en
fonction de la croissance des pays en développement
PÊCHE
prenant l'exemple de l'UE des pays tiers
Il existe également deux types d'accords de pêche conclus par l'UE avec des pays
tiers:
• les accords nordiques – ils couvrent la gestion conjointe des stocks
partagés avec la Norvège, l'Islande et les Îles Féroé
• les accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APD)–
l'UE fournit un soutien financier et technique, généralement aux pays partenaires du
Sud, en échange de droits de pêche
TRANSPORT
La convention de Genève dite C.M.R. (Convention relative au contrat de
transport international de Marchandise par Route) règle les conditions de transport
et la responsabilité des différentes parties au contrat de transport (Donneur d'ordre,
Chargeur, Transporteur, Destinataire).
La C.M.R. fut signée le 19 mai 1956 à Genève et mise en œuvre en 1958.
Les dispositions de cette convention internationale sont applicables de plein droit au
transport entre deux pays, dont au moins l'un est un pays contractant.
* EXEMPLE DES PAYS SIGNATAIRES
Au 27 mai 2016, 55 pays ont ratifié la Convention. Ce sont les 28 É tats
membres de l'Union européenne, l'Albanie, la Norvège, la Suisse, les 12 É tats issus de
l'éclatement de l'URSS, les 4 É tats issus de l'éclatement de la Yougoslavie non
membres de l'Union Européenne, 2 pays du Maghreb, 5 pays du Moyen-Orient et un
pays asiatique
II. Partie pratique : le cas du MAROC
1. Les principaux accords de libre
échange signés par le Maroc :
L’ouverture de l’économie marocaine a commencé principalement avec
l’adoption du PAS (plan d’ajustement structurel) en [Link] politique avait
souligné comme objectif primaire le désengagement progressif du secteur public de
l’appareil productif en constituant une économie de marché. Afin de réaliser cet
objectif, les réformes du commerce extérieur présentaient un des piliers majeurs du
PAS à cause de leur impact positif sur les exportations.
Pour mieux renforcer l’ouverture de son économie, le Maroc s’est engagé tout
d’abord en mai 1987 dans le GATT ( General Agreement on Tariffs and Trade ;
en français : accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, AGETAC) .
Ensuite, la signature de l’acte de naissance de l’OMC à Marrakech en avril 1994 avait
mis en évidence les efforts déployés par le Maroc pour s’insérer dans l’économie
mondiale. Ces étapes décisives ont été couronnées par la signature d’une panoplie
d’accords dans les années suivantes :
ACCORDS AVEC LES GROUPEMENTS ECONOMIQUES
Un accord d'association avec l'Union Européenne : signé le 26 février
1996 et entré en vigueur le 1er mars 2000 cet accord vise à libéraliser
progressivement les échanges de biens, services et capitaux, développer des relations
économiques et sociales équilibrées entre les parties, appuyer les initiatives
d'intégration Sud-Sud et promouvoir la coopération dans les domaines politique,
économique, social, culturel et financier. Dans le domaine douanier, l'Administration
des Douanes a procédé, à partir du 1er Mars 2000, à la mise en œuvre des
dispositions douanières relatives au démantèlement tarifaire pour les produits
industriels originaires de l'UE importés au Maroc et à l'application des contingents
préférentiels pour les produits agricoles. A partir du 1er janvier 2006, la Douane
marocaine a mis en application les règles d'origine du protocole pan-euro-
méditerranéen sur les règles d'origine.
Un accord avec l'Association Européenne de Libre Echange :
Contrairement à l'Accord d'Association Maroc-UE, cet accord, signé le 19 juin 1997 et
mis en application le 1er mars 2000, ne vise que la libre circulation des marchandises
entre les parties en vue du libre échange à l'horizon 2012 en particulier pour les
produits industriels. Il vise, également, la libéralisation de certains produits agro-
industriels, des produits de la pêche maritime ainsi que certains produits agricoles
dans le cadre d'arrangements bilatéraux conclus séparément entre le Maroc et
chacun des Etats de l'AELE.
ACCORDS BILATERAUX
Accord de libre échange avec la Turquie signé en avril2004 cet
accord prévoit l'établissement progressif, sur une période transitoire de 10 ans à
compter du 1er Janvier 2006, date d'entrée en vigueur de l'Accord, d'une zone de
libre échange entre le Royaume du Maroc et la République de Turquie. Cet Accord
s'inspire du modèle de celui conclu avec l'UE et accorde pour les produits concernés
des schémas similaires de démantèlement tarifaire.
Accord de libre échange Maroc-USA : signé le 15 juin 2004, il vise à
promouvoir les échanges commerciaux entre les deux pays. Cet accord est caractérisé
par les aspects suivants : il accorde aux exportations marocaines une plus grande
ouverture du marché américain et aux importations du Royaume une plus grande
compétitivité au niveau des sources d'approvisionnement. Il présente a priori les
conditions susceptibles de drainer des investissements tant américains qu'européens
et asiatiques. Il permet de renforcer l'ambition du Maroc à devenir une « plate forme
» pour les investissements extérieurs. Il comporte des volets nouveaux que le Maroc
n'a jamais négocié dans un cadre bilatéral dont l'environnement, la clause sociale, la
transparence, les services, y compris les services financiers, les marchés publics, les
droits de propriété intellectuelle, etc.
Accord de libre échange avec la Tunisie : signé le 16 mars 1999, cet
accord concerne les produits industriels et quelques produits agricoles, originaires
et en provenance des deux pays.
Accord de libre échange avec la Jordanie : signé le 16 mai 1998, il
s’applique aux produits industriels originaires et en provenance des deux pays.
Accord de libre échange avec l’Egypte : signé le 27 mai 1998 et entré en
vigueur le 29 avril 1999, cet accord s’applique aux produits industriels originaires et
en provenance des deux pays.
Accord de libre échange avec les Emirats Arabe Unis : signé le 25
juin 2001 et entré en application le 09 juillet 2003, cet accord concerne tous les
produits industriels, agricoles, agro-industriels et de la pêche originaires et en
provenance des deux pays.
ACCORDS MULTILATERAUX
Avec la Ligue Arabe : signé le 26 février 1981 et entré en vigueur le 1er
janvier 1998, cet accord marque une étape majeure vers la fondation à terme d'un
marché arabe commun moderne, dynamique et compétitif au plan régional et
international.
Avec les Pays Arabes Méditerranéens (Accord d'Agadir) : signée le 25
février 2004 et mise en application le 27 mars 2007 cette nouvelle dynamique de
libéralisation des marchés arabes souligne un pas positif vers un processus
d'intégration horizontale (UE, autres pays méditerranéens) et permet de consolider
leurs acquis et projeter leurs relations dans une perspective d'avenir porteuse de
grands desseins. Cet accord regroupe actuellement quatre pays : le Maroc, l'Egypte,
la Jordanie et la Tunisie et demeure ouvert à l'adhésion d'autres pays arabes
méditerranéens.
ACCORDS INTERNATIONAUX
Toujours dans le cadre de ses relations avec l'OMC, le Maroc n'a cessé de lui
octroyer une importance particulière, à savoir sa ratification à tous les accords issus
de cette organisation. Ces accords sont :
Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce ;
Accord de l'OMC sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui
touchent au commerce (ADPIC) ;
Accord General sur le Commerce des Services (AGCS) ;
Accord sur l'agriculture ;
Accord sur l'application des mesures sanitaires et phytosanitaires ;
Accord sur les obstacles techniques au commerce ;
Accord sur les règles d'origine ;
Accord sur les procédures de licence d'importation ;
Accords sur les règles ;
Accord sur les technologies d'information ;
Accord sur l'évaluation en douane.
Accord continental
Le Maroc a signé le mercredi 21 mars 2018 à Kigali l’accord relatif à la Zone de
libre-échange continentale (ZLEC) qui constitue le point de départ pour la mise en
œuvre du projet de libre circulation des biens et des marchandises sur le continent.
L’idée de la ZLEC est née en janvier 2012, lors du 18e sommet des chefs d’Etat et
de gouvernement de l’U, et a pour but de faire tomber les barrières douanières entre
les pays de l’Union.
2. L’impact positif des accords signés
par le Maroc
Dans le cadre de sa stratégie d’ouverture commerciale dans le monde, le Maroc
s’est lancé dans la signature de nombreux accords de libre-échange avec plusieurs de
ses partenaires commerciaux.
La libéralisation de l’économie marocaine s’est accompagné par l’ouverture sur
l’extérieur par l’adhésion du Maroc au GATT en 1987 et à l’OMC en 1995 , Elle a été
suivie par la signature d’un grand nombre de libre échange :
Accord d’Association avec l’UE 1996
Accord de libre échange d’Agadir 2002
Accord de libre échange des Etats Unis 2004
Accord de libre échange avec la Turquie 2004
C’est ainsi qu’en 17 ans (1995-2012) le Maroc se positionne en tant que 2ème
pays au monde à avoir progresser en terme d’intégration aux flux mondiaux et qu’il
est passé de la 79ème à la 53ème place mondiale.
Le Maroc se place aussi en bonne position dans l’indice « d’intensité des flux »
c’est-à -dire le rapport des flux à la taille de l’économie.
Il va sans dire que cette libéralisation de l’économie marocaine apporté des
éléments positifs quant à la progression du PIB national, au développement des
Investissements Directs à l’Etranger(IDE) à l’éclosion d’une classe moyenne et à la
modernisation aussi bien de l’agriculture que de l’industrie et des services.
Des autres opportunités se présente tout au niveau de la promotion des
investissements. Prenons l’exemple de l’accord entre le Maroc et l’UE d’association
portant sur la création d’une zone de libre échange à l’horizon 2010, cet accord
créera certainement des opportunités pour notre pays en matière de modernisation
du tissu industriel, de transfert de savoir-faire, de croissance économique et de bien
être. Il préconise une ouverture progressive de marché marocain aux produits de
l’UE sans contrepartie pour les produits marocain qui bénéficient déjà d’un accès
privilégié au marché européens.
Un autre avantage pour les investisseurs étrangers consistera dans le fait que les
entreprises installés au Maroc peuvent exporter leurs produits industriels en
exonération des droite de douane sur tous les pays liés au Maroc par des accords de
libre échange (UE, USA, Tunisie, Egypte, Turquie, Jordanie).
C’est ainsi que des investisseurs américains pourront vendre non seulement sur
le marché marocain mais également sur l’UE et les pays couverts par l’accord
d’Agadir.
De même des investisseurs européens et asiatique pourront exporter sur les USA
et les pays couverts par l’accord d’Agadir.
Le Maroc pourrait devenir une véritable plate-forme d’exportation.
ZLEC (Zone de Libre Echange Continentale) représente de nombreux avantages
pour notre pays : le Maroc va bénéficier d’un marché intra-africain et renforcer sa
position de hub régional.
Hausse des exportations marocaines vers le continent.
Favoriser la complémentarité avec les autres pays africains qui permettra
de se concentrer sur des secteurs que nous maîtrisons, tout en y apportant
une vrai valeur ajoutée
3. L’impact négatif des accords signés
par le MAROC :
L’accessibilité des produits marocains aux marchés extérieurs reste limitée et
souffre du maintien des barrières non tarifaires appliquées par certains pays.
L’inadaptation de l’offre d’exportation marocaine à la demande d’importation
adressée par les pays partenaires est également un handicap pour le Royaume, qui
subit aussi la volatilité des deux principales devises de facturation, l’euro et le dollar.
Selon la dernière note de l’Office des changes, les échanges extérieurs du Maroc
ont été marqués par une aggravation du déficit de la balance commerciale de 6,5 % à
fin juin 2016, atteignant 85,2 milliards de dirhams, contre 80,03 MMDH une année
auparavant.
Restrictions contre les exportations marocaines
Les exportateurs des pays industriels profitent des accords de libreéchange pour
ouvrir les frontières et envahir le marché local marocain avec des produits
subventionnés tout en bafouant les normes sanitaires et environnementales déjà mal
définies. En même temps ils réussissent à maintenir des barrières non tarifaires pour
protéger leurs marchés intérieurs. Les accords de libre-échange fragilisent alors le
tissu productif local par le dumping sans pour autant améliorer l’accessibilité des
produits marocains aux marchés extérieurs. Les exportations dans le cadre des
accords de libre-échange constituent 35% des exportations du Maroc vers l’Union
européenne en 2013. En revanche, 50% des importations du Maroc de l’UE entrent
dans le cadre de l’accord de libre-échange avec cette région.
Perte des recettes douanières
Les accords de libre-échange accélèrent les rythmes de démantèlement tarifaire,
et par conséquent réduisent les droits et taxes sur les importations. Ces derniers
représentaient 12% du total des recettes fiscales en 2004, 8% en 2011 et seulement
4% dans la loi de finances de 2014.
Engendre un déficit
Malgré l’évolution des importations et des exportations, la balance commerciale
de biens et services ferait ressortir un déficit en hausse de 49% par rapport à 2003.
Le taux de couverture, quant à lui, perdrait 4 points ; passant de 90,5% à 86,5%.
Quant à la balance commerciale des biens, le libre-échange y contribuerait aussi à
une augmentation du déficit. Ce dernier évoluerait de 10,8%. De ce fait, le taux de
couverture des importations de biens par les exportations de biens ne perdrait que
2,3 points
Une désespérante perte de compétitivité
Les trois grands accords de libre-échange se sont avérés des semi-échecs, sinon
des échecs complets. Beaucoup d’experts, dont ceux du Centre marocain de
conjoncture (CMC), avaient critiqué cette ”fringale” d’ALE qui, en définitive,
sanctionne l’économie marocaine, notamment l’industrie et l’agriculture.
L’exemple le plus édifiant est celui de l’accord avec la Turquie qui a fait paniquer
les industriels marocains du textile-habillement, incapables de rivaliser avec leurs
homologues turcs. En cinq ans, les importations marocaines depuis la Turquie ont
doublé (9,8 milliards de DH en 2012) contre seulement 2,8 milliards de DH
d’exportations. Le déficit commercial avec Ankara s’est ainsi établi à près de 7
milliards de DH en 2012.
Des exemples ;
Evolution du déficit de la balance commerciale du Maroc avec les pays avec
lesquels des accords de libre échange ont été conclus :
Pays/Zone ======== Déficit AVANT ======== Déficit APRES ALE
EUROPE / 13 Milliards de Dirhams / 60 Milliards de Dirhams
ETATS UNIS / 4 Milliards de Dirhams / 19 Milliards de Dirhams
Turquie / 3 Milliards de Dirhams/ 6 Milliards de Dirhams
Accord d'Agadir / 1 Milliards de Dirhams / 4 Milliards de Dirhams
Conclusion
En conclusion, on peut dire que le Maroc a fait le bon
choix de libérer et d'ouvrir son économie à l'extérieur.
Cependant, du fait de cette ouverture, et des Accords de
libre-échange déjà signés, les défis sont énormes et le
temps limité. Il faudrait une pause dans la signature de
nouveaux Accords de libre-échange pour digérer ceux qui
sont déjà signés et étudier l'impact réel de ces Accords sur
l'économie marocaine. Il faut que très rapidement
l'économie marocaine soit mise à niveau, pour supporter le
choc du démantèlement douanier, tant du fait des Accords
de libre-échange signés, que du fait de la mondialisation,
dont la Chine est à l'avant-garde.
BIBLIOGRAPHIE
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marocaine/
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economique-et-social/developpement-economique/commerce/echange-
commercial/le-gatt-une-nouvelle-etape-economique-pour-le-maroc
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