La Langue Béarnaise
La Langue Béarnaise
L'occitan du Béarn a été une langue administrative et juridique. Dès 1270 les textes officiels cessent
d'être rédigés en latin pour être rédigés en occitan. De nombreux textes administratifs au XIIIe s.,
sont rédigés également en gascon en Navarre, Gipuzkoa et Soule. Henri II d'Albret, puis sa fille
Jeanne, le consacrent comme langue d'Etat au XVIe s. Le français ne prend progressivement sa place
qu'à partir de l'annexion de 1620, mais les Etats de Béarn rédigent leurs délibérations en béarnais
jusqu'à la veille de la Révolution.
Origines et histoire de l'occitan du Béarn La langue d'oc est une langue latine au même titre que
l'italien, le catalan, l'espagnol, le portugais et le français. Cela veut dire qu'elle provient du latin
populaire importé chez nous par les légions romaines. Mais en Béarn et plus généralement en
Gascogne, le latin a été imposé aux populations aquitaines qui parlaient une langue probablement
proche du basque. Leur vocabulaire et leurs habitudes de prononciation n'ont jamais disparu
entièrement et ont influencé le latin: c'est ce qui explique les différences entre l'occitan parlé ici et
celui qu'on parle en Languedoc, Provence, ou Limousin.
Histoire et Origine
Les Bases
1°-Voyelles
2° - Les diphtongues
3°-Consonnes
4°- Prononciation des groupes de consonnes
5°-Les accents
6° - Autres signes
La Grammaire
1- Les Enonciatifs
2- La phrase négative
3- Les déterminants:
1°) les articles définis
2°) Les articles indéfinis
3°) Les démonstratifs
4°) Les possessifs
5 ) Les interrogatifs
4- Les pronoms :
1° ) Les pronoms personnels sujets
2 °) Les pronoms personnels compléments
5- Les adjectifs qualificatifs
La Conjugaison
1- Le présent de l'indicatif
2- L'indicatif imparfait
3 - L'indicatif et le futur :
4 - L'impératif
5- Le subjonctif présent
6- Le conditionnel
7 - Les autres temps composés
1
8 - Le parfait ou le passé simple
9 - Tableau des auxiliaires estar et aver
10 - Les verbes irréguliers
11 - Concordance des temps
Maîtriser la langue
1- Les préfixes
2- Les suffixes
Écrire une lettre
1- L'en-tête de la lettre
2- La date
3- Termes de conversation
4- Formule finale
5- Quelques expressions courantes
Au quotidien
1- Formules de politesse
2- Visites - Déplacements
3- Chez les commerçants
4- Au restaurant - à l'Hôtel
5- En voiture
6- Chez le médecin
La temporalité
1- les jours
2- les mois
3- les saisons
4- les chiffres
Quelques proverbes
Enseignement
Conclusion
Quelques Liens
Histoire et Origine
Le béarnais, langue à part entière , s'inscrit dans le gascon, lui-même inscrit dans l'occitan ; langue
d'oc par rapport à la langue d'oïl française, ceci sans qu'il y ait notion de hiérarchie, mais pour des
raisons de commodité de communication. Il est vrai que chaque langue s'est modelée sur son propre
terroir tout au long des vicissitudes historiques, de façon spécifique, tout en recevant l'influence de
ses voisines. Le béarnais quant à lui, s'est vu inclure dans le gascon , toujours pour des questions
d'ordre pratique, et qui ne reflète en aucun cas, une quelconque réalité.
La langue d’oc ou occitan C’est une des originalités et des principales richesses du Béarn. Beaucoup
disent simplement qu’ils parlent béarnais ou gascon: ce qui est une façon d’affirmer les différences
dialectales avec les autres formes de la langue d’oc. Certains peut-être disent qu’ils parlent “patois”
patuès, ce qui est regrettable car, outre la connotation dépréciative que peut avoir ce mot, il qualifie
mal la langue du fait qu’en France le mot “patois” a servi et sert encore à désigner toute langue
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autochtone non française (basque excepté): occitan, breton, alsacien, etc.
Origines et histoire de l’occitan du Béarn La langue d’oc est une langue latine au même titre que
l’italien, le catalan, l’espagnol, le portugais et le français. Cela veut dire qu’elle provient du latin
populaire importé chez nous par les légions romaines. Mais en Béarn et plus généralement en
Gascogne, le latin a été imposé aux populations aquitaines qui parlaient une langue probablement
proche du basque. Leur vocabulaire et leurs habitudes de prononciation n’ont jamais disparu
entièrement et ont influencé le latin: c’est ce qui explique les différences entre l’occitan parlé ici et
celui qu’on parle en Languedoc, Provence, ou Limousin.
L’occitan du Béarn a été une langue administrative et juridique. Dès 1270 les textes officiels cessent
d’être rédigés en latin pour être rédigés en occitan. Notez qu’à cette époque, ce mot est rarement
employé. On dit plutôt langa romana ou lengatge vulgar. De nombreux textes administratifs au XIIIe
s., sont rédigés également en gascon en Navarre, Gipuzkoa et Soule. Henri II d’Albret, puis sa fille
Jeanne, le consacrent comme langue d’Etat au XVIe s. Le français ne prend progressivement sa place
qu’à partir de l’annexion de 1620, mais les Etats de Béarn rédigent leurs délibérations en béarnais
jusqu’à la veille de la Révolution. Bien entendu, l’occitan du Béarn présente quelques variations
locales notamment en montagne (vallée d’Aspe, Barétous, piémont pyrénéen) et en Bas-Adour, mais
elles n’empêchent aucunement la compréhension.
Les Bases
1°-Voyelles:
- a se prononce différemment selon les contrées, en général comme en français, sauf :
1- après la syllabe portant l'accent tonique, il se prononce en général (o) , c'est- à- dire o affaibli,
parfois oe ou a affaibli dans certaines contrées. La "vaca" se prononce (la bakoe)
2- dans la partie occidentale du Béarn, il se prononce plutôt oe, et dans la partie orientale, plutôt o.
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- à se prononce toujours franchement (a) quelle que soit sa position.
- Le e final atone est très souvent prononcé oe
- e et é se prononcent é : ex=deber (devoir) se prononce (débé).
- è se prononce comme en français.
- o et ó (sans accent et avec accent aigu), se prononcent comme le français ou: ex =j o (je,moi),
donne you. [u]
- ò (avec accent grave) se prononce toujours comme en français : ex=oc(oui) , donne o [o]
- i et í ; u et ú se prononcent comme leurs homologues français, sauf dans les diphtongues.
- i (dans un groupe de voyelles). Dans les diphtongues ai, ei, èi, oi, òi, il faut toujours sentir la
mouillure du i
ex= lou mes de mai (le mois de mai) se prononce ( lou més dé may)
- u (dans un groupe de voyelles). Il se prononce toujours comme en français ou ( ou comme l'anglais
w) quand il est dans un diphtongue: [u]
ex= atau (ainsi) se prononce (ataw; ataou)
2° - Les diphtongues: Une diphtongue est formée de 2 voyelles qui se prononcent d'une seule
émission de voix
Les triphtongues
3°-Consonnes :
-b se prononce comme en français , mais , en position finale il se prononce (p)
-c se prononce comme en français, c'est-à-dire (s) devant e et i, mais (k) devant a, o ,u.
-d se prononce (t) en position finale.
-g devant e et i se prononce soit (j), soit (y) selon les contrées: il en est de même pour la lettre j. [j] ou
[z]
lou gendre va donner (lou yéndré) ou (lou jéndré) en position finale, après une consonne, il se
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prononce (k): un reng va donner (u rénk) lorsqu'il se trouve en position finale après une voyelle, on le
prononce (ty) c'est-à-dire t mouillé
-h se prononce fortement aspiré (comme l'anglais house) , même quand il se trouve à l'intérieur d'un
mot:
ex=la hami (la faim), la hèsta (la fête), bohar(souffler), lo hill (le fils)
Le h n'est muet qu'à l'initiale quand il précède l ou r dans des mots comme lo hrair (le frère) qui se
prononce (lou ray)
lo hroment (le froment) qui se prononce (lou roumén)
-l lorsque le double l est précédé d'un i (ill) se prononce en faisant bien entendre les 2 l
-n se prononce comme en français dans le corps d'un mot, mais dans les groupes en, an, in, on, un; il
doit garder sa sonorité propre. ex=lou brenn (le son)
En fin de mot et dans les groupes an, en, in, on, un , le n s'affaiblit et sa présence n'est plus sentie
que par un prolongement de la voyelle précédente:
ex= lo can (le chien) se prononce (lou ca); lo pan (le pain) donne (lou pa).
En fin de mot, il ne se prononce jamais après un r : ex= la carn ( la chair) se prononce ka.
Par contre, le n en position finale se prononce toujours dans:
les finales verbales: ex= que cantan (ils chantent) - les diminutifs en -in : ex= prauvin
-r dans le corps d'un mot est toujours roulé; en fin de mot, il ne se prononce généralement pas:
ex= aperar (appeler) se prononce (apéra)
-s se prononce comme en français. Le s du pluriel se prononce.
-t se prononce comme en français . Le t final se prononce sauf lorsqu'il suit une consonne
ex= en cantant se prononce (én cantan)
Le t final est sensible après une voyelle : cantat (chanté)
-v se prononce comme le français b; [b] : ex = a vosté (chez vous) donne a bosté .
Dans certain cas, il se durcit en (p) ex= que'vs disi (je vous dis) se prononce quép disi.
-x se prononce comme en français, cependant, dans le préfixe ex suivi d'une voyelle, il se prononce
(dz)
ex= examén se prononce édzamén
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5°-Les accents :
a) L'accent grave ( è ) sur e et o indique un changement du son de la voyelle. IL indique qu'un a doit
fortement se prononcer franchement et non affaibli en (oe) oe (o). A noter que à, è, ò se trouvent
toujours à l'emplacement de l'accent tonique.
Il n'y a pas d'accent circonflexe en béarnais.
b) L'accent aigu ( é ) a pour unique fonction de marquer la place de l'accent tonique. La sonorité de la
voyelle demeure la même que lorsqu'elle ne porte pas d'accent : é, í, ,ó, ú . Le á ne se trouve pas en
Béarn..
c) L'accent tonique:
-Lorsqu'un mot a plus de 2 syllabes, l'une d'elles porte l'accent tonique. La syllabe tonique est celle
sur laquelle la voix s'élève. La place de l'accent tonique est indiquée par les règles suivantes:
Première règle: Quand un mot est terminé par :
- une voyelle => aniversari - anniversaire
- une voyelle suivie de s => gascona - gasconne
- quand c'est une 3° personne du pluriel terminée par n => que cantan - ils chantent
L'ACCENT TONIQUE EST SUR L'AVANT DERNIÈRE SYLLABE.
Deuxième règle : Quand un mot est terminé par:
- une consonne autre que s ou que n de la 3° personne du pluriel du verbe => anem - allons :
L'ACCENT TONIQUE EST SUR LA DERNIÈRE SYLLABE.
Troisième règle : Quand un mot est terminé par un diphtongue
(c'est-à-dire 2 voyelles) => adiu - adïou- (bonjour, au revoir ) :
L'ACCENT TONIQUE EST SUR LA PREMIÈRE DES 2 VOYELLES.
Certains mots n'obéissent pas à cette règle, mais dans ce cas, l'accent est écrit.; divés (vendredi).
Pour obtenir les sons "ò " ( comme bol en français ) : la còth et " è " ( comme père ) bèth , on écrit
l'accent tonique
De même, les mots ci-contre font exception: miélher (mieux) - vader (naître) etc...
6° - Autres signes :
- le tréma ( ï ) : il se place sur la voyelle qu'il ne faut pas prononcer en diphtongue, il marque la
diérèse.
Exemple = reünion se prononce (ré-uniou) et non (réwniou).
Il en est de même pour les autres voyelles comme : païs , poësia.
Dans les groupes de lettres comme güe ou qüe ou prononce (gwé) ou (qwé) : enqüra se prononce
(énkwèro) /encore/
- le trait d'union ( - ) : il s'utilise dans certains mots composés ,dont certaines particularités:
les mots formés d'une proposition entière : un minja-quan-n'a
les mots composés de 2 verbes à l'impératif : vira - revira
les mots dont le premier élément est variable : un gat - esquiròu
les mots composés avec des préfixes : lo vice - rei.
* Il sert également à la coupure des mots en fin de ligne; dans ce cas, on ne coupe jamais
à l'intérieur des groupes de lettres ch , sh , lh , nh , th .
- le point intérieur ( . ) : on utilise en gascon et en béarnais un signe appelé "point intérieur".
Il se place à l'intérieur d'un mot pour éviter que le n suivi d'un h soit prononcé (gn) ou que le s suivi
d'un h soit prononcé (ch)
Exemple = l'in.hèrn se prononce (l'i-hèr) ; es-hlor se prononce (ézlou).
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La Grammaire
1- Les Enonciatifs :
* En gascon comme en béarnais ,le verbe est généralement précédé d'une particule énonciative (qu'il
ne faut pas confondre avec un pronom relatif.) - C'est une des particularités de ces langues qui les
distinguent non seulement du français, mais aussi des autres dialectes occitans .
Les 3 particules les plus employées sont:
QUE (affirmation): Que m'en vau tà casa ( je vais à la maison)
L'òmi qu 'aima lou pan (l'homme aime le pain) . Remarquez ici que l'énonciatif se place entre le sujet
et le verbe.
Aute particularité = il ne peut être séparé du verbe que par des pronoms personnels ou adverbiaux.,
BE (exclamation) : Be cantas plan (que tu chantes bien)
B' arribas hèra tard (que tu arrives très tard).
- Be se place toujours devant le verbe; il ne peut être séparé du verbe que par des pronoms
personnels ou adverbiaux.
E (interrogation): E cantas ? (chantes-tu?):
Pour introduire le SOUHAIT:E cantéssem tostemps atau ! (que nous chantions toujours ainsi ! )
Pour rappeler une conjonction, un pronom relatif: Quan lo cocut E canta (quand le coucou
chante).Que coneishi lo cocut qui tot dia E vian cantar. (Je connais le coucou qui vient chanter tous
les jours) Dans les propositions incises, avec les verbes "diser", "respóner".
Que m'en vau, E responó lo pair (je m'en vais répondit le père)
Autres particules:
NON......PAS/ NE.....PAS: mêmes particularités que les précédentes.
N'enteni pas ço qu'im dises; (je n'entends pas ce que tu me dis)
N'as pas briga de vergonha (tu n'as pas du tout honte)
Ne (ou n'i) a pas arren (il n'y a personne)
ÇA, CE, CI, CO : Ces particules servent à introduire des propositions incises en se plaçant devant
certains verbes déclaratifs comme dire , répondre... Quina calor!" ce ditz jausèp (quelle chaleur ! dit
Joseph)
" Ça-i dab jo !" ce'm digó Joan (viens avec moi! me dit Jean )
2- La phrase négative:
Elle s'articule autour des locutions non.(noun) pas et ne pas. L'énonciatif "que" est supprimé de ce
fait.
Ne soi pas cadut : (je ne suis pas tombé) . Non l'èi pas vist : (je ne l'ai pas vu).
Les autres dialectes occitans se contentent de "pas", placé après le verbe.
Non disi pas arren . ( noun disi pas arré ) = Je ne dis rien.
N'enteni pas arrès. (degun) = Je n'entends personne.
Ne l'èi pas trobat en lòc. = Nous ne l'avons trouvé nulle part.
N' i credi pas guaire. = Je n'y crois guère.
N ' i pensatz pas mei = Vous n'y pensez plus.
Ne l'aperi pas jamei. = Je ne l'appelle jamais.
Non m'a jamei balhat arren. = Il ne m'a jamais rien donné.
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3- Les déterminants:
1°) les articles définis:
Il existe 2 systèmes différents selon les contrées , mais pouvant cohabiter.
Pluriel
lo mainat ( le garçonnet)
los mainats eth , er aso (l'âne) eths asos
* Les articles lo , la , s'élident (perte de la voyelle) devant un nom commençant par une voyelle.
Il n'en est pas de même pour los et las.
l ' ueu (wouew) - los ueus / l'ombra - las ombras
* Dans le premier système , la contraction ne concerne que les formes masculines de l'article.
a a lo ------------------au a los-------------------aus
de de lo----------------deu de los-------------------deus
tà tà lo-----------------tau tà los--------------------taus
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entà entà lo-------------entau entà los------------------entaus
-exemples = au vilatge ; lo can deu vaquèr ; peus camins ; suu pic ; suus monts ; tau mercat ;
taus mainatges ; entau prat ; dincau matin.
* Dans le deuxième système (forme montagnarde) , les contractions se font aussi au féminin.
suivi de ........
eth eths era eras
exemples = ath vilatge ; ara vile ; dera maison ; peth pont ; dincath matin ; entath mercat .
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Singulier Pluriel
Masculin un (u)-------un 0
Féminin ua(uo)--------une 0
exemples = singulier : un pomèr (u poumè) = un pommier ; ua poma (uo poumo) = une pomme
pluriel : que mingi pomas. ( ké míndji poumos) = je mange des pommes.
* Les pluriels "uns" / " uas" existent avec le sens de "quelques" mais ils s'utilisent peu dans la langue
parlée usuelle.
SUJET
PARLANT AQUIU ( ACERA
: ACIU (ici)
là ) (là-bas)
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FORME ARTICULEE FORME SIMPLE
5 ) Les interrogatifs :
Deux interrogatifs très utilisés : Quau et Quin
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QUAUS QUINAS
Féminin QUAU QUINA
Exemples : quau chivau ei lo ton? (quel est ton cheval?) ; quaus cavalas son las toas? (quelles juments
sont les tiennes?) Quin chivau as crompat ? (quel cheval as-tu acheté?) ; quinas cavalas as crompadas
? (quelles juments as-tu achetées?
4- Les pronoms :
1° ) Les pronoms personnels sujets :
singulier pluriel
(nosautas)
(vosautas)
singulier pluriel
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1° personne me nos ; nse (sé)
" neutre at / ac at / ac
en en
a ) ELISION devant un mot commençant par une voyelle : sauf à la 3° personne du pluriel : que ' us
enteni ( je les entends)
que l'apèri : je l'appelle
que m'aima (ayma) : il, elle m'aime
que ns' aidèm : nous nous aidâmes
que v' ajudarèi : je vous aiderai
que s'approchè : il s'approcha
b ) APPUI sur la finale vocalique du mot précédent, quand le mot suivant commence par une
consonne.
que ' m lhèvi : je me lève
que ' ns ditz : il nous dit
que ' vs disi : je vous dit
que ' u vedi : je le vois
que ' us dèishi : je les laisse
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c ) MAINTIEN de la forme pleine quand le pronom n'est en contact avec aucune voyelle.
ex=ditz - me çò que vòs : dis - moi ce que tu veux.
* Remarque : A l'infinitif, le R tombe ; on emploie donc les formes tronquées : entà préne ' u : pour le
prendre.
Généralités : Le pronom personnel indique la possession ( que ' s ganha plan la vita : il gagne bien sa
vie )
que m'èi perdut lo pòrta - moneda : j'ai perdu mon porte monnaie ; que n' s an panat lo can : on a
volé notre chien )
Le pronom personnel insiste sur l'idée exprimée par le verbe et personnalise l'action :
que s ' an bevut tot lo vi : ils ont bu tout le vin ( à eux seuls ).
que s ' an prés tot lo hromatge : ils ont pris tout le fromage.
que ' m guardi los sòus : je me garde l'argent ( pour moi ).
La Conjugaison
1- Le présent de l'indicatif :
1 ) Le premier groupe: ( verbes se terminant par " ar ")
singulier pluriel
1°personne -i -am
2°personne - as - atz
3°personne -a - an
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singulier pluriel
1° personne -i - im
2° personne - es - itz
3 ° personne - variable - en
Exemple = (que) ....dromi - dromes - drom - dromim - dromitz - dromen (verbe dormir)
(que)....senti - sentes - sent - sentim - sentitz - senten (verbe sentir)
* Cas des types inchoatifs : Ils intercalent entre le radical et la terminaison une particule nommée
"infixe" : eish - ish - esc - isc
Radical + Infixe + Terminaison
Exemple = (que) .... segueishi - segueishes - segueish - seguim - seguitz - segueishen ( verbe suivre )
(que).....floreishi - floreishes - floreish - florim - floritz - floreishen (verbe fleurir)
2- L'indicatif imparfait :
1 ) le premier groupe : ( verbes se terminant par "ar" ) :
singulier pluriel
singulier pluriel
3 ) Le troisième groupe :
singulier pluriel
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1° personne -i ou -èvi -èm ou -èvam
3 - L'indicatif et le futur :
* les terminaisons sont toujours les mêmes : rèi , ràs , rà , ram , ratz , ràn
Exemple = ( qu') aimarèi , aimaràs , aimarà , aimaram , aimaratz , aimaràn (que) harèi , haràs , harà ,
haram , haratz , haràm (verbe faire)
le "a" de l'infinitif des verbes du 1° groupe se dit très fréquemment "é" (qu'aimérèi, aiméras) et
même "i" dans certains cas (qu'anirèi , aniràs...) (verbe aller)
4 - L'impératif :
- 1° groupe : terminaisons en a , em , atz / Exemple= apèra , aperem , aperatz (appeler)
- 2° groupe : terminaisons comme sentir (sent , sentim , sentitz ) ou comme seguir ( segueish , seguim
, seguitz )
- 3° groupe : les irrégularités observées pour l'indicatif présent se retrouvent ici , à la 3° personne du
singulier.
Exemples beu , receu , vau , ditz , cotz , lei , huei ,
5- Le subjonctif présent :
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Exemple = qu' aimi (que j'aime) ; qu'apère (qu'il appelle) ; que haciatz/hacietz (que vous fassiez) ;
* Remarque: le futur est rendu par le subjonctif présent dans:
- les subordonnées temporelles = qu'ac harèi autanlèu com posqui . (je le ferai aussitôt que je pourrai
)
- les subordonnées de manière = que heràs com volhas. (tu feras comme tu voudras)
- les subordonnées relatives = qu'em balharàs çò que volhas. (tu me donneras ce que tu voudras)
que s'arrestarà on posca (oun pouské) . (il s'arrêtera où il pourra.)
lo darrèr qui entre (ké éntré) que barrarà la pòrta. (le dernier qui entrera fermera la porte.)
6 -Le conditionnel
*La formation est la même pour les 3 groupes : Il est formé en ajoutant à l'infinitif les terminaisons
suivantes:
singulier pluriel
1° personne -í - em
2° personne - és - etz
3°personne -é - én
Exemple = qu'aimarí (j'aimerais) ; que bateretz (vous bâtiriez) ; que sentiré (il sentirait)
1) Estar lui-même qui est son propre auxiliaire : 1) Aver lui-même qui est son propre auxiliaire :
"que soi estat" "qu'èi avut"
2) les verbes à la forme passive: "la tèrra qu'ei 2) Les temps composés des verbes actifs: " qu'a
laurada." gahat la corruda"
3) Les verbes réfléchis ou pronominaux: "qu'em soi 3) Les verbes actifs à la tournure réfléchie: "que
labat hens l'arríu." s'a lavat las mans."
5) Les verbes comme "pujar, devarar, tornar, sortir 5) Les verbes comme "pujar, devarar, tornar,
"quand ils sont intransitifs. " que soi pujat dinc a sortir" quand ils sont transitifs. "qu'a pujat la
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voste" "que son sortits de casa." còsta" "qu'as tornat cent liures."
Les verbes en ar font leur participe passé en at et ada / que soi anat ; que soi anada [je suis allé(e)]
- Les verbes en ir font leur participe passé en it et ida / que soi partit ; que soi partida [je suis parti(e)]
- Les verbes en er font leur participe passé en ut et uda / que soi vadut ; que soi vaduta [je suis né(e)]
1°personne - èi - èm - ii - im - oi - om
3°personne - è - èn -í - in -ó - ón
Exemples = qu'aimèm (nous aimâmes) ; que dromín (ils dormirent) ; que bató (il battit)
1°: ESTAR
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futur conditionnel subjonctif passé
2°: AVER
èi AJAS agi
as ajas
a AJAM aja
avem(am) ajam
avetz(atz) AJATZ ajatz
an ajan
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participe passé= avut , uda
ESTAR
estau, estàs, està e
sens rester, estavi........ estarèi........ està, estan, estatz estèi ........
estam,estatz,estàn .
demeurer.....
h
nèi, hès, hè hasí, hasès ,hasè hei, hes, he
HAR (faire) harèi........ hè, hèm, hètz o
hèm, hetz, hèn hasèm,hasètz,hasèn hem, hetz, hen
h
disoi, disós......
disi, dises, ditz disí.......ou d
DISER (dire) diserèi.......... ditz,disem,disetz ou
disèm,disetz,disen disèvi d
digoi, digós........
poish,pòdes,pòt poderèi
podí etc.....ou p
PODER(pouvoir) podem,podetz, etc....ou inusité podoi etc.......
podèvi p
pòden poirèi
viverèi,viveràs vivoi,vivós,vivó...
vivi, vives, viu
VIENER (venir) viví,vivès,vivèm... ou viu,vivem,vivetz ou v
vivem,vivetz,viven
viurèi, viurà viscoi,viscós...
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vòli(voi),
volí...etc......ou
VOLER(vouloir) vòles(vòs)vòu, volerèi ....... vòu,volem,voletz voloi......... v
volèvi.......
volem,voletz,vòlen
tengoi,
tiei, tiés, tié tièvi,tièvas,tièva ten, tengós,tengó,
TIER / VIER tierèi..........
tiem, tietz, tien tièvam,tièvatz,tièvan tenguem,tenguetz tengom,tengotz,
tengón
Le béarnais (comme les autres dialectes occitans) applique rigoureusement la concordance des
temps,
alors que le français tend à l'abandonner, tout au moins dans la langue parlée.
Maîtriser la langue
1- Les préfixes:
ce sont à peu près les mêmes qu'en français.
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mal, mau : (mal) = mauaisit, malahèita, mauvolença...
mes, mensh : (moins) = mespréner, mesentenut, menshidèc...
per : (à travers, par..) = perbàter, perboacar, pervàler...
de, des,dis : idée de séparation, d'éloignement = despenèr, desvelhar,
en, em : (dans) = enguiserar, embarrar, embarrir, embiançar...
enter : (entre) = entrebucar, entrehilar, entresclarir...
es ou eis : en sortant de, en s'éloignant de..= esbarrir, estirar, esperocar...
estrem : idée de ce qui est au bout = estremar, estremejar, estremèra...
plan : (facile, tout à fait...) = [Link], plan.hèit...
re : (retour, répétition...) = rehar, revisar, recuèlher, remiar...
suber : (au-dessus, sur) = suberan, subervia,...
sus : (vers le haut, en montant) = suslhevar, susmàver...
trans, tres, tras : (au-delà de) = transméter, traversar...
2- Les suffixes :
ils sont très utilisés dans la langue béarnaise pour exprimer des nuances de sens assez difficiles à
traduire en français.
- assèr , -assèra : indique une habitude, mais avec une nuance souvent péjorative. - plorassèr(a) =
pleurnicheur
- ader, -adera : indique qu'on doit faire l'action indiquée par le radical. - plorader(a) = qu'il faut
pleurer
- ejar : se joint au radical d'un verbe et indique une action accomplie, répétée - passejar = passer et
repasser (se promener)
On peut cumuler les suffixes : plorassejar = pleurnicher continuellement.
- ador(a) , -aire(a) : 2 suffixes indiquent une personne qui effectue une action - caçador ou caçaire =
chasseur
- ut, -uda : indique qu'on possède la qualité énoncée par le radical
espatla (épaule) donne espatlut (large d'épaules)
ploja(pluie) donne plojassut (pluvieux)
frèbe(fièvre) donne frebassut ( fiévreux)
proba(poussière) donne probassut(poussiéreux)
limac(limace) donne limacut (visqueux comme la limace)
pamparra(bedaine) donne pamparrut ( qui a un gros ventre)
- is et -umi sont des suffixes collectifs : huelha (feuille) donne huelhumi (feuillage)
* Les suffixes diminutifs:
- et (a) : exprime souvent une affection. - petitet (a) = petit(e) ; granet(a) = grand
- òt(a) : id° mais, peut parfois exprimer une certaine ironie. - praubòt(a) = pauvre de lui ; omiòt =
petit homme ., vinòt (piquette) ; hemnòta (femmelette)
- in(a) : exprime une vive tendresse. - petitin(a) ; praubin(a) ; ua mainadina (une fillette)
- on(a) : exprime des sentiments positifs parfois teintés de compassion. - petiton(a) ; auseron
(oiselet)
Remarque = les noms et adjectifs acceptent toute la série de ces 4 suffixes.
exemple = pour amic(ami) : amiguet(a) ; amigòt(a) ; amiguin(a) ; amigon(a)
Ces suffixes peuvent s'associer pour former des "super-diminutifs" -
22
Pour gat (chat) : gatòt ; gatolet ; gatolin ; gatolinet ; gatolinòt ; gaton ; gatonet ; gatonin ; gatonetòt
etc...
Ils peuvent s'appliquer tout aussi bien aux prénoms et aux noms propres:
Pour Joan(a) {Jean(ne)} : Joanet(a) ; Joanin(a) ; Joanòt(a) ; Joantin(a) ; Joantinòt(a) etc...
* Autres suffixes diminutifs plus rares:
- alh : brumalh ; buscalh ; vrespalh
- it : pesquit (petit poisson ) ; mosquit
- ilh : mosquilh...
- ic : poric
- at(a) : sert à former les noms de petits animaux : callat ; merlat ; pigat...
- òu/òla : havòla ; cujòla ; hilhòla ; linçòu ; esquiròu ; mujòu...
* L'augmentatif péjoratif:
- às, -assa : la man (main) donne la manassa (main grosse et lourde) ; la vila (ville) donne la vilassa
(ville laide)
- Placé devant un verbe, il donne à l'action exprimée un caractère désagréable: plojassar (pleuvoir de
façon désagréable).
- les suffixes arro, erro, òrro, òrra ont le même sens, mais sont plus rares.
1- L'en-tête de la lettre :
- amic, amiga, mic, miga, amigòt(a), amic men, amiga mia, lo men amic, car amic, cara amiga, cars
amics (chers amis)
- pair! mair! pair e mair (père et mère), lo men hrair, la mia seror (mon frère, ma soeur), sorina
(petite soeur)
- mossur, madama, mademisèla, mossu'u professor (monsieur le professeur)
2- La date :
exemple = lo purmèr de abriu de 2001 ; lo 10 de heurèr (janvier) de 2001
- les jours de la semaine:(avec la verbe ANAR = aller)
que vau.................viéner..............diluns..... a.....l'ua òra
que vas................. " .....................dimarç.....a.....duas òras matin
que va................... " .....................dimères....a......tres òras.......deu ......vrèspe (après-midi)
que vam................ " .....................dijaus.......a.......quate òras ser (soir)
que vatz................ " ......................divès.........a.......cinc òras
que van................ " ....................dissabte o dimenge ........a........shèis òras o sèt òras.
3- Termes de conversation :
-Quin pe ba, quin èts , Quin ba la bote = comment vas-tu? / Que ba plâ? = ça va bien?
Oun ey? = où est / E y a = Y a-t-il? / Quin ey lou tens ? = Comment est le temps?
Qu'in p'aperats? = Comment t'appellles-tu?
Noun comprenis pas = Je ne comprends pas / Quio, que ba ! = D'accord! / Que m'y soy escadut = J'ai
réussi
Que souy arreberat = Je suis très fatigué (c'est vrai!) / Qu'ey hère plâ atau = C' est très bien comme
ça.
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Dats-me = donnez moi / Oun demourats = où habitez-vous?
4 ) Formule finale :
-dab totas las mias amistats = avec toutes mes amitiés / que t'envii totas las mias amistats = je
t'envoie toutes mes amitiés.
que't disi adiu! = je te dis au-revoirqu'vs disi adishatz = je vous dis au-revoir
hè beròi! ; sias hardit = porte-toi bien / hetz beròi ; siatz hardit = portez-vous bien
a leù, a bèth-lèu, dinc a bèth lèu! = à bientôt :/ dinc a las purmèras = à la prochaine fois
amistosament = amicalement / de tot còr = de tout coeur
plan coralament = bien cordialement / potons! que't potonegi = baisers! je t'embrasse
que't hèi dus potons(poutous) = je te fais 2 baisers
en atendent de't léger = en attendant de te lire / au plaser de'vs léger(léyé) = au plaisir de vous lire
dinc au diluns qui vien = à lundi prochain
en ve haut aunor = avec l'expression de mon respect.
Au quotidien
le choix d'une écriture phonétique afin que tout le monde puisse s'exercer sans difficulté à la
pratique du béarnais.
L'écriture normalisée façon gascon-occitan étant par trop éloignée de la prononciation.
1- Formules de politesse
Bonjour , au revoir , madame, mademoiselle, monsieur => Adishats madamo, mademisèlo, moussu
(en tutoyant) => Adiu (adiw)
Bonne nuit => Bouno nwéyt - A demain => Dinq à douma
Oui , merci beaucoup => ò (quiò) merci hèro
Sil vous plaît , pardon => En pe prego (pregan)
Comment allez-vous? => Quim pé ba? - Comment vas-tu? => Quin èts?
Et toi ? => E(i) tu? - Et vous ? => E(i) bous ? - Ça va bien => Qué ba plâ
Cela me plaît => Acò que m'agrado - Je n'aime pas => N'aymi pas...
J'aimerais => Qué m'agradaré / qué bouléri / qu'aymari
Où est ? => Oun èy - Y a-t-il ? => E y a ? - Excusez-moi => Exkusatz-mé -
Je ne comprends pas => Ne/nou coumpréni pas - Je ne sais pas => N'at sèy pas
Comment vous appelez-vous ? => Quin p'apérats? - Comment ça s'appelle? => Quin se dits...en
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biarnés
Que veut dire ce mot ? => Qué bow disé aquét mout?
Je m'appelle => Qué l' apéri... - Tu t'appelles...=> Qué t' apéras.
Où habitez-vous? => Oun démourats ? - J'habite...=> Qué démouri a...
J'ai réussi => Que m'y souy escadut - Il m'a trompé => Qué m'a bourrat
Je suis fatigué => Qué souy fatigat
Je n'ai pas le temps => Né'm bago pas - Je suis pressé => Qué souy pressat / nous sommes => qu'èm
Quel temps fait-il ? => Quin èy lou téns - Il pleut => Qué plaw
Prenez un parapluie => Prénét lou paraplouyo
Il fait très chaud => Qué hè hèro calou - On dirait qu'il va faire beau => que disérén de qué bòu ha
bèth
2- Visites - Déplacements :
Où est la gare? => Ounn éy la garo?
Nous cherchons un hôtel => Qué cercam u otèl
Le château est-il loin? => Ey lwégn lou castèt?
Près de l'église , de la mairie...=> Aou ras dé la glèyzo, de la mèyrio...
Pardon madame, la poste? => Em prégo, madamo, la posto?
Parlez lentement => Parlat méy a plazé
Je ne peux plus avancer => Nou pouch pas méy tira en daban
J'ai une envie pressante => Qu'èy la coento que-m prèsso
4- Au restaurant - à l'Hôtel :
Donnez-moi le menu ! => Balahts-me la carto déws plats !
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Avez-vous des rillettes, du saucisson , ventrêche ? => Abets tchintchous , pus , tchingarra?
Servez-moi un verre de Jurançon ! => Serbits-me û bèyre de Yurançoû !
Moi, je voudrais du Madiran => You, que bouléri bî de Madirâ
J'aimerais une bonne soupe => Qué m'agradaré / qué-m harè gay uo bouno garburo.
A quelle heure le déjeuner? => A quin' òro e s'y disne ?
J'aimerais dîner à 8 heures => Qué m'agradaré de soupa à hueyt òrôs.
Apportez-nous ... => Pourtat-sé...
Une carafe d'eau => U pichè d'aygo / ...avec du pain => ...dap pâ.
Garçon! l'addition s'il vous plaît => Gouyat ! L' addiciou , en pe prego
Je vous dois combien ? => Qwant pé débi ?
J'ai une faim de loup => Qu'èy hèro hami / Qué souy ahamiat /
Je n'en peux plus => Qué souy sadout / hart
Nous sommes rassasiés => Qu' èm arrégoulats.
Ils ont bu toute la bouteille => Qué s'ann bébutt touto la boutelhoe
Voulez-vous me passer le sel ? => Hèts-mé passa la saw, en pe prego.
Mettez-y beaucoup de poivre => Hicats-y plâ dé pébé.
C'est bien cuit, trop cuit => Qu'èy plâ cwéyt, tròp cwéyt.
Pourriez-vous me servir de la poule au pot? => E-m poudéréts serbi pourét ?
Peut-on avoir du foie gras , du confit de canard ? => E poudém abé hitgé gras , counfit de guit ?
Nous voudrions faire chabrot => Que boulerém ha uo goudalo.
Moi, j'aimerais finir par du fromage de brebis => You, qué bouléri acaba pér roumadjé de wéilho.
Il est complètement ivre => Qu' èy hart pétat / briac /
A votre santé ! => A la bòsto ..santat !
Que buvez-vous ? => Qué bébéttss ?
Le poisson est délicieux => Lou péch qu' èy subèr bou
Il n'est pas frais votre poisson ! => Qu'èy arribat à pè, lou bòsté péch !
Où sont les toilettes ? => Ounn sounn lous rétrèyts ?
5- En voiture :
Veux-tu m'indiquer le chemin le plus facile?=> E'm bòss ensegna lou cami méy aïsit?
N'allez pas si vite => N'anéts pass à hwéc / à hûm de cailhaw
Tu avances traînard ? => Arrousec, qu' abanços ou quin ?
Pauvre c...=> Prawbé hilh dé puto .
J'ai attrapé une contravention => Qué m'èy gahatt û berbaw
Tu n'as pas vu le feu ? => N'as pas biss lou houéc ?
Je ne peux plus avancer => Nou pouch pas méy tira en dabànn
Où trouverais-je un garage ? => Oun troubarèy û garadjé ?
J'ai glissé sur le verglas => Qué-m souy eslurrat s'ou tourrouy
Il n'y a que des ornières sur ce chemin =>N'i a pass sounqué clotss henss aquesté cami
Vous m'avez brisé un phare et déformé ma portière =>
- Qué m'avets esbrigaillat uo luss e crouchit la porto.
Combien coûtent 20 litre d'essence aujourd'hui?
=> Quoant còstàn binn litros d' essenço wéy?
Nous avons fait un très joli voyage => Qu'abèm hèyt u hèro béroy biatjé
Faites des haltes souvent, sachez prendre votre temps et ne vous laissez pas attraper par la fatigue
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=> Hètz estanguéts soubén , sapiatz préné lou bòsté téns
é né ' ps déchetz gaha per la fatiguo.
6- Chez le médecin :
Je vais appeler le médecin => Qué vaw apéra lou médéci
Ce matin je tousse => Aquésté mati qu' èy la toussiquèro
Tu as de la fièvre => Qu' as frèbé
Tu vas avoir une tisane => Qué bas avé uo tisano
Je n'ai pas envie de dormir=> N'èy pass hami dé droumi
Y -a-t-il des remèdes pour tout? => E i a rémèdis entâ tout?
J'ai mal ici quand j'appuie => Quèy maw aci qwan prème aquiw
Je suis enrhumé => Qué souy entécat
Il a une angoisse => Qué-w se croudzen lous nèrbis sus l' estoumac.
Nous sommes barbouillés (mal au coeur) => Qu'èm estoumagats.
Je t'ai un de ces" mal de dents" ! => Qué t'èy û maw de cachaw,/... tu peux croire => ...que pots crédé
!
Je me suis piqué avec une épine => Qué'm souy tchacat dap u bròc
Mon coeur bat fort => Lou cò qué'm pataquéyo
Le vieillard est un peu dur d'oreille, mais il voit de loin
=>Lou biélhòtt qu'éi drinn dur d'aourélho, méss qu'i béd dé louégn
J'ai des fourmis au pied=> Lou pè qué m'ahroumiguéyo
Je me suis fracturé la jambe => Qué m'éy coupatt la camo
Le furoncle me lance => Lou lourounc qué'm hisso (douleur lancinante)
Le sang coulait à flots => La sang qué chourabo dé poss
Il n'a plus aucune grosse dent => N'a pass méy nat cachaw
Je n'y comprends rien, je n'en peux plus => N'i coupréni pass arré, n'énn pouch pass méy
La fièvre l'abat => La frèbo qué l'amatigo
La temporalité
1- les jours
dilus = lundi
dimarç=mardi
dimèrcs=mercredi
dijaus=jeudi
divés=vendredi
dissabte=samedi
dimenge=dimanche
2- les mois
genèr =janvier
heurèr =février
març =mars
abriu =avril
mai(may) =mai
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junh =juin
julhet =juillet
aost, agost =août
seteme =septembre
octobre =octobre
noveme=novembre
deceme =décembre
3- les saisons
ivèrn = hiver
prima , primavèra=
printemps
estiu = été
agòr, abòr = automne
4- Les chiffres
4=quaté 8=uéit 30=trenta
1=un,ua (u,uo) 5=cinc 9=nau une douzaine=u doutzenat
2=dus,duas (duos) 6=shèis 10=dètz
3=trés 7=sèt 20=vïnt
Quelques proverbes
- aquò n'ei qu'arrós (cela n'est que de la rosée) = c'est sans importance.
- préner agulhas tà har barralhas (prendre des aiguilles pour faire des barrières) = ne pas savoir
adapter les moyens à l'objectif .
- har bruma baisha = le temps est à l'orage (figuré)
- pene's los caishaus au solèr (suspendre ses dents au grenier) = être dans la misère au point de
n'avoir rien à manger.
- arrecar calhaus (aligner des cailloux) = faire quelque chose de pénible et inutile à la fois.
- non pas trobar calhaus au gave (ne pas trouver des cailloux au gave) = se dit de quelqu'un qui n'est
pas dégourdi.
- hicà's lo camin devath los pès (mettre le chemin sous les pieds) = se mettre en route.
- lo castèth deus pedolhs (le château des poux) = la tête
- la camisa de husta (la chemise en bois) = le cercueil
qu'a lo cap au ras deu bonet (il a la tête près du béret) = il est peu patient, têtu...
- non pas avé'n tà un clòt de caishau (ne rien avoir pour combler le trou d'une dent) = se dit quand il
n'y a rien à manger.
- aver lo còr pelut (avoir le coeur poilu) = avoir du courage
- dehòra n'ei pas plen (dehors n'est pas plein) = se dit pour signifier à quelquun qu'il peut partir.
- qu'a la faribolèra dessús = il a envie de s'amuser.
- har puisheu = gêner ; har hasti = dégoûter ; har au brut = se quereller
- qu'a entenut a petar lo lop (il a entendu péter le loup) = il en a vu d'autres.
- pagar lo trente de heurèr (payer le trente février) = ne pas payer du tout.
- que'n van har petar lo jug (ils vont casser le joug) = se dit d'un couple mal assorti
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- que's tiraré deu lac de Lorda (il se sortirait du lac de Lourdes) = se dit d'une personne débrouillarde.
- qu' a la lua (il a la lune) = se dit de quelqu'un qui est excité, énervé.
- aver pedolhs darrè'u cap ( avoir des poux derrière la tête) = avoir des soucis.
- que vòu ensenhar los peishs a nadar (il veut apprendre aux poissons à nager ) = se dit d'un
prétentieux.
- víver de pèths de castanha (vivre de peaux de châtaignes) = vivre de rien.
- herrar puç (ferrer des puces ) = essayer l'impossible.
- har vaishèra nava (faire vaisselle neuve) = changer sa façon de vivre.
- non sap pas si ei tres o quate (il ne sait pas si c'est 3 ou 4 ) = il est indécis.
- non tòca pas enlòc (il ne touche nulle part) = se dit d'un vaniteux.
- aver los pòrcs au milhòc (avoir les cochons dans le champ de maïs) = avoir des ennuis
- qu'ei un vieilh abarcalh (c'est une vieille savate) = se dit d'un vieux décrépit.
Enseignement
Conclusion
Toutes ces pages ont été écrites en s'inspirant du travail des grands linguistes béarnais que sont :
Robert DARRIGRAND, Michel GROSCLAUDE, André HOURCADE et tout le travail des équipes de LA
CIVADA
Bibliographie :
" Initiation au gascon" de [Link]
" Grammaire béarnaise" d'André Hourcade ;
" Lo gascon lèu e plan " de Michel Grosclaude avec sa "Grammaire abrégée du gascon",
" Petit dictionnaire Français - Occitan / Béarn" de la Civada
Autres bonnes lectures :
-" Syntaxe béarnaise et gasconne" de [Link] ; "Comment écrire le gascon"
-" Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes" Simin Palay : (Une bible)
-" Dictionnaire béarnais ancien et moderne" de Lespy et Raymond.
-" Grammaire béarnaise" de Lespy ; "Manuel de grammaire béarnaise " de [Link]
-" Manuel pratique d'occitan moderne" [Link]
-" Dictionnaire bilingue des expressions gasconnes" et "La philosophie du béarnais à travers les
proverbes" d'André Hourcade.
-" Ací qu'èm " : méthode d'apprentissage pour les enfants écrite par des instituteurs itinérants: los
caminaires.
Quelques Liens
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Prénom Occitan
[Link]
[Link]
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