Cas clinique 01 :
Femme âgée de 56 ans , obèse , diabétique non insulino dépendante , qui présente depuis
03 jours un placard inflammatoire chaud et rouge de la jambe droite . associé à une fièvre à
39 degré Celsius + frissons .
A l’examen clinique : patiente en état général altéré : faciès terreux + langue saburrale
chargée .
Au plan dermatologique : placard érythémateux , œdémateux avec bulles de la cheville +
dos du pied droite , intertrigo du 4 ème espace inter orteil droit .
Une adénopathie inguinale homolatérale de type inflammatoire .
Questions :
1 / quel est votre diagnostic ?
2 / éléments du diagnostic .
3 / les examens complémentaires sont ils nécessaires au traitement ?
4 / quel est ou quels sont l’agent ou les agents en cause ?
5 / quel est votre démarche thérapeutique ?
Réponses :
1 / dermo hypodermite infectieuse aigue non nécrosante ( érysipèle ) bulleuse de la jambe
droite à la phase d’état .
2 / début aigu ( quelques jours ) , porte d’entrée ( intertrigo inter orteil ) , syndrome
infectieux ( général : fièvre et frissons et local : grosse jambe rouge fébrile ) , aspect clinique
de la lésion ( placard inflammatoire érythémateux , œdémateux , chaud et bulleux ) ,
adénopathies , âge avancé ( > 40 ans ) , surcharge pondérale , diabète et terrain ( femme
pour l’érysipèle de la jambe ) .
3 / non , le diagnostic est clinique . mais on peut demander non systématiquement :
Bilan inflammatoire et examen bactériologique + mycosique ( hémocultures , examen
cytologique de la porte d’entrée + examen mycosique ) .
4 / streptocoque B hémolytique du groupe A ( rarement : B , C ou G ) . parfois staphylocoque
aureus ( plusieurs théories : facteurs d’aggravation et germes de surinfection ) .
5 / hospitalisation ( ( femme diabétique ) , aspect clinique ( signe de gravité : érysipèle
bulleuse ) ) . antibiothérapie à visée antistreptococcique par voie générale ( pénicillino
thérapie : 02 millions unités internationales / jour pendant 15 jours en intramusculaire ,
variable et en fonction si la patiente est non allergique , selon la gravité du tableau clinique ,
hospitalisation ou non , pathologies associées ) . repos et hygiène + traitement de la porte
d’entrée . contention bas pour éviter les complications . anticoagulants à titre préventifs .
NB : les signes de gravité ( hospitalisation ) : précoces ( septicémies , fasciite nécrosante ,
thrombophlébite et décompensation du diabète qui est la tare associée ) , tardives ( récidive
et lymphoedème ) et à distance ( glomérulonéphrite ) .
Cas clinique 02 :
Patient agé de 25 ans , sans antécédents particuliers , qui présente depuis 02 jours une
ulcération arrondie bien limité à fond propre , rosé et à base induré , non douloureuse
spontanément et à la palpation , siège au niveau du sillon balanéo préputiale .
L’examen des aires ganglionnaires inguinales retrouve une adénopathie non inflammatoire
droite .
Le patient rapporte la notion de rapports sexuelles avec la personne A il y a 04 jours et avec
la personne B il y a 15 jours .
Questions :
1 / quel est le diagnostic le plus probable ?
2 / donnez vos arguments .
3 / quels examens complémentaires demandez vous ?
4 / quel traitement préconisez vous ?
5 / quelle est la partenaire susceptible d’infecter le patient ?
Réponses :
1 / syphilis primaire ( chancre syphilitique ) .
2 / chancre d’inoculation avec 04 critères ( bien limité arrondie, à fond propre , à base
indurée et non douloureuse ) , adénopathie homolatérale non inflammatoire et notion de
rapport sexuel ( contact infectant ) .
3 / examen local : examen direct au microscope à fond noir à la recherche du tréponème
pallidum des sécrétions du chancre .
Examens généraux : sérologies syphilitiques ( spécifiques : TPHA et FTA et non spécifique :
VDRL ) et autres sérologies .
4 / traitement de la personne infectée + le conjoint . antibiothérapie : Extencilline 2.4
millions unités internationales en injection intramusculaire à 01 semaine d’intervalle ou
Biclinocilline 01 million unités internationales / jour pendant 16 jours en intramusculaire . en
cas d’allergie : Erythromycine pendant 10 jours .
5 / B puisque la période d’incubation est de 10 à 20 jours .
Cas clinique 03 :
Patient âgé de 86 ans , diabétique et hypertendu , qui présente depuis 04 jours des douleurs
de la région thoraco abdominale droite qui sont suivies 24 heures après par l’apparition
d’une plaque érythémato vésiculeuse . température à 38 degré Celsius .
A l’examen clinique : plaque érythémateuse de 04 cm de diamètre surmontée par des
vésicules à contenu clair groupés en bouquet . siège sur la région thoraco abdominale
droite .
Signes fonctionnels : douleur .
Questions :
1 / quel est votre diagnostic ?
2 / quels sont les arguments diagnostiques ?
3 / quels sont les examens complémentaires ?
4 / quel est l’agent causal ?
5 / traitement .
Réponses :
1 / zona .
2 / âge ( adulte ) , aspect des lésions ( éruption érythémato vésiculeuse algique groupés en
bouquet ) , douleurs qui précède les lésions , syndrome infectieux ( fébricule ) ,
immunodépression ( diabète ) et topographie des lésions ( caractère unilatéral
métamérique : thoraco abdominale droite ) .
3 / pas d’examens complémentaires ( le diagnostic est clinique ) .
4 / récurrence virus zona varicelle ( VZV ) .
5 / Acyclovir , antiseptique , antalgique et en cas de surinfection : antibiothérapie .
Cas clinique 04 :
Patiente âgée de 40 ans , originaire de Batna et demeurant à Alger , consulte pour des
nodules ulcérés , siégeant au niveau de la jambe droite . le début remonte à 02 mois par
l’apparition d’une papule érythémateuse sur la jambe droite . ce tableau clinique est le
résultat d’un contact avec l’agent causal . cette papule a augmenté de volume puis s’est
ulcéré : croute .
A l’interrogatoire : la patiente rapporte la notion d’un séjour à Batna il y a 05 mois . la
patiente a consulté à plusieurs fois et elle a reçu des antibiotiques qui non pas améliorent la
situation de la patiente .
A l’examen clinique : 01 nodule de 1.5 à 3 cm de diamètre . forme arrondie . mobile ,
recouvert par une croute adhérente dont il y a une place à une ulcération avec un fond
granuleux et indolore .
Siège : face antérieure de la jambe droite .
Pas d’adénopathies .
Questions :
1 / quel est le diagnostic ?
2 / arguments .
3 / les examens complémentaires .
4 / traitement .
Réponses :
1 / leishmaniose cutanée ( ulcéro crouteuse : clou de Biskra ) .
2 / notion séjour dans une zone d’endémie ( Batna ) , aspect clinique des lésions ( nodule
ulcéré indolore ) , siège ( sa zone de découverte : jambe droite ) , absence d’adénopathies ,
absence de signes inflammatoires , absence de douleur et absence d’amélioration sous
antibiothérapie ( résistance aux antibiotiques )
3 / examen parasitologique ( examen direct à la recherche des corps de leishmanies : frottis
de grattage au vaccinostyle et biopsie cutanée à bordure par infiltration homogène de
l’épiderme pour visualiser des histiocytes vacuolisées riches en parasites ) , coloration au
MGG ( mise en évidence de la forme amastigote à l’intérieur des histiocytes ) , culture sur
milieu NNN ou sérum de lapin coagulé ( pour visualiser les formes promastigotes qui
possèdent de flagelles ) et étude histologique ( rarement demandé , qui peut montrer un
granulome inflammatoire polymorphe et un aspect tuberculoïde ) .
4 / lésion unique : infiltration cutané lésionnel de Glucantime + cryothérapie .
Lésion multiple : Glucantime par voie générale .
Posologies : adulte : 60 milligrammes / kilogramme / jour de poids total ou 20 milligramme /
kilogramme / jour de poids adulte . enfant : 30 milligrammes / kilogramme / jour de poids
total ou 10 milligrammes / kilogramme / jour de poids enfant .
Jour 01 : ¼ de la dose totale .
Jour 02 : ½ de la dose totale .
Jour 03 : ¾ de la dose totale .
Jour 04 : dose totale .
15 jours de traitement et après 15 jours , on apprécie les résultats et si nécessaire on ajoute
2 ème 15 jours .
Cas clinique 05 :
Enfant âgé de 15 ans . consulte pour des lésions érythémato squameuses des coudes +
genoux évoluant depuis l’âge de 05 ans .
A l’examen clinique : plaques érythémato squameuses des coudes + genoux de forme
arrondie , bien limitées . érythèmes rouges s’effaçant à la vitro pression , recouvert de
squames blanc peu épaisse non adhérente .
Phanères : cuir chevelu : lésions diffuses .
Ongles : dépression en dé à coudre .
Le patient rapporte la notion d’amélioration estivale .
Questions :
1 / diagnostic .
2 / arguments .
3 / quel est la méthode classique mettant en évidence les lésions pathognomoniques de
l’affection ?
4 / citez les différentes étapes .
5 / traitement .
Réponses :
1 / psoriasis vulgaire .
2 / aspect des lésions ( lésion érythémato squameuse ) , siège ( surfaces exposées aux
traumatismes : coudes + genoux ) , évolution par poussées rémissions et amélioration
estivale .
3 / grattage méthodique à la curette de BROCQ .
4 / signe de blanchiment , signe de la tache bougé , signe de la pellicule décollable et signe
de la rosée sanglante .
5 / traitements locaux ( dermato corticoïdes , dérivés de la vitamine D et autres traitement
topiques adjuvants : kératolytiques ) , traitement systémique ( dérivés de la vitamine A et
immunosuppresseurs : Méthotrexate ou Ciclosporine ) et traitement physique ( photo
chimiothérapie , photothérapie et thalassothérapie crénothérapie ) .
Cas clinique 06 :
Une patiente âgée de 40 ans , asthmatique , consulte pour un éruption papuleuse
prurigineuse apparu 01 heures après injection de Pénicilline .
A l’examen clinique : plusieurs plaques papuleuses , de couleur rose à limites nettes et de
tailles variables de 1 à 4 cm .
Chaque élément disparait en quelques heures avec apparition d’autres éléments parallèles .
Prurit intense .
Questions :
1 / diagnostic .
2 / arguments .
3 / examens complémentaires .
4 / traitement .
Réponses :
1 / urticaire .
2 / terrain allergique ( asthme ) , notion d’injection médicamenteuse avant ( Pénicilline ) ,
lésion élémentaire ( papule prurigineuse bien limité rose ) , caractère fugace et prurit
intense .
3 / FNS ( hyper éosinophilie ) , IGE totales et tests allergologiques .
4 / antihistaminiques , corticothérapie ( en cas d’œdème de Quincke ou forme aigue grave )
+ traitement préventif .
Cas clinique 07 :
Patiente âgée de 20 ans . consulte pour un chute soudain de cheveux quelques jours après
un choc émotionnel ( d’après la patiente ) .
A l’examen clinique : 03 plaques d’alopécie de 02 à 04 cm de diamètre . forme à progression
centrifuge . le cuir chevelu est normal ( ni atrophique ni squameux ) . c’est le derme qui est
squameux . 01 de ces plaques est œdémateux . en périphérie de cette dernière , les cheveux
ont une base amaincie dépigmentée .
Ongles : dépression ponctiformes .
Questions :
1 / quel est votre diagnostic ?
2 / donner les arguments .
3 / que signifie le caractère œdémateux et érythémateux dans le dernier plaque avec
cheveux en print d’exclamation ?
4 / examens complémentaires .
5 / traitement
Réponses :
1 / pelade en plaques .
2 / terrain ( sujet jeune , suite à un choc émotionnel ) , début brutal ( quelques jous ) ,
plaques alopéciques d’extension centrifuge , aspect normal du cuir chevelu ( sain ) ,
présence de cheveux pladiques pathognomoniques en print d’exclamation ( cheveux cessés
avec base amaincie dépigmentée et atteinte des ongles .
3 / plaque active
4 / pas d’examen complémentaires puisque le diagnostic est clinique .
5 / forme localisée ( traitement local : association corticothérapie , Minoxidil et neige
carbonique ) .
Cas clinique 08 :
Un patient âgé de 34 ans , consulte pour des plaques blanches évoluant depuis 01 année .
A l’examen clinique : macules blanches , blanc laiteux , à bords convexes , limites nettes et
surface normale ( ni atrophie ni hyper kératose ) , entourée d’un halo hyper pigmenté de
sensibilité normale . asymptomatique . dorénavant érythémateuse et prurigineuse après
exposition solaire ( mais modérée ) .
Siège : visage péribuccal en regard des épines iliaques .
Questions :
1 / quel est votre diagnostic ?
2 / donner les arguments .
3 / les examens complémentaires .
4 / traitement .
Réponses :
1 / vitiligo .
2 / terrain ( adulte jeune ) , lésion élémentaire ( macule achromique , bien limité et
asymptomatique ) et topographie ( visage péri orificiel , protubérances osseuses et surfaces
exposées aux traumatismes ) .
3 / le diagnostic est essentiellement clinique . mais on peut demander pas
systématiquement :
Examen à la lumière de Wood ( chez les sujets à peau claire pour détecter les lésions hyper
fluorescentes ) et examen histologique ( biopsie , elle n’est pas pratiquée qu’à visée de
recherche d’absence de mélanocytes dans la peau lésionnelle .
4 / forme localisée ( traitement local : solution 8 MOP 01 application / jour suivie d’une
exposition solaire de courte durée ( arrêt d’apparition de l’érythème ) et association
corticothérapie ( risque d’atrophie ) et dérivé de la vitamine D ) .
Forme étendue : acide para amino benzoïque 2 grammes / jour pendant 10 jours .
Cas clinique 09 :
03 semaines après une relation sexuelle non protégée , un jeune homme de 22 ans se
présente à votre consultation pour : éruption maculo papuleuse non prurigineuse , non
confluente et non squameuse , qui siège au niveau du tronc et racines des membres , vous
craignez une primo infection à VIH .
Questions :
1 / quelles autres signes dermatologiques recherchez vous ?
2 / quelles signes extra cutanés peuvent précédé l’éruption ou lui être concomitants ?
3 / quel bilan confirme votre diagnostic ? et après 04 semaines ?
4 / votre diagnostic est confirmé . quel évolution aura la symptomatologie de votre patient ?
5 / quelle est l’importance que représente votre diagnostic à ce stade ?
Réponses :
1 / érosion buccal .
Ulcération génitale , anal et œsophagienne sont possible .
2 / fièvre ( 38 , 39.5 degré Celsius ) , sueurs , asthénie .
Arthralgies , myalgies , céphalées .
Douleurs pharyngées , signes digestifs , poly adénopathies .
Signes neurologiques : syndrome méningé , troubles du comportement , convulsions et
polyradiculonévrite .
3 / FNS ( lymphopénie ) , antigénémie P24 et charge virale sérique PCR .
Après 04 semaines : sérodiagnostic .
4 / amendement spontané en 01 à 03 semaines .
5 / la sévérité de la primo infection est considérée comme marqueur pronostique
d’évolution vers le SIDA justifiant justifiant un traitement précoce .
Cas clinique 10 :
Un jeune homme de 29 ans présente une fièvre , adénopathie cervicale et une angine
érythémato pultacée , consulte chez son médecin , qui lui a prescrit : Erythromycine . après
une semaine le jeune homme présente une éruption érythémato papuleuse non
prurigineuse siégeant au niveau du tronc et membres . et une œdème des paupières , avec
persistance de l’asthénie .
Questions :
1 / quel est votre diagnostic ?
2 / arguments .
3 / le caractère sémiologique de l’éruption .
4 / l’agent responsable .
5 / bilan qui confirme votre diagnostic .
6 / s’il a prit amino pénicillines à la place de l’Erythromycine , quel est l’évolution dans ce
cas ?
Réponses :
1 / mononucléose infectieuse .
2 / jeune homme , fièvre , adénopathie cervicale , angine ( triade caractéristique ) ,
apparition après une semaine de l’éruption , œdème des paupières et asthénie qui persiste .
3 / éruption morbiliforme .
4 / Epstein Barr Virus ( EBV ) .
5 / hyper lymphocytose hyper basophile ( syndrome mononucléosique ) .
MNI test .
Sérologie EBV .
6 / on aura une éruption maculo papuleuse confluente et purpurique quasi constante : ne
pas conclure rapidement à une allergie .
Cas clinique 11 :
Une jeune homme de 35 ans . fort occupé et prend bien soins de lui , consulte pour alopécie
en aire ( alopécie en plaques ) au niveau du cuir chevelu et barbe . la peau est glabre sans
squame au niveau des plaques .
Questions :
1 / votre diagnostic .
2 / quel évènement cherchez vous à l’interrogatoire ?
3 / les formes cliniques que vous connaissez de votre diagnostic .
4 / conseil que vous donnez .
Réponses :
1 / pelade .
2 / grand stress .
3 / pelade décalvante , pelade universalis et atteinte unguéale est possible ( stries
longitudinales ) .
4 / éviter le maximum le stress et un traitement psychologique est nécessaire pour diminuer
le stress .