Analyse d'Arbre de Défaillance (SER)
Analyse d'Arbre de Défaillance (SER)
Sciences et Techniques Al
Hoceima
Arbre de défaillance
Réalisé par :
Encadré par :
MESSAOUDI Nabil
A.U :2019/2020
I. Sommaire
I. Introduction...................................................................................................................3
II. Arbre de défaillanceADD ............................................................................................4
1-Définition................................................................................................................4
2- Formalisme-----------------------------------------------------------------------------------9
3-Modélisation-----------------------------------------------------------------------------------9
4- Méthodologie----------------------------------------------------------------------------------9
III- Généralité Arbre de Défaillance-----------------------------------------------------------9
Introduction
Utilités des arbres de Défaillance-------------------------------------------10
Représentation de la Méthode de L’arbre de défaillance----------------10
Méthodologie de la Méthode arbre de défaillance------------------------10
Analyse qualitative-------------------------------------------------------------11
Analyse quantitative-----------------------------------------------------------11
Identification de l’évènement-------------------------------------------------11
Examen du système-----------------------------------------------------------12
Construction de l’arbre--------------------------------------------------------12
Symbole graphique------------------------------------------------------------14
Résumé des règles importantes de la construction de l’arbre de
Défaillance----------------------------------------------------------------------16
La cohérence des arbres de défaillance--------------------------------------16
Coupe Minimale----------------------------------------------------------------16
avec des probabilités fixe-----------------------------------------------------17
Quantification avec des probabilités en fonction du temps--------------17
Conclusion----------------------------------------------------------------------19
- Conclusion Générale-------------------------------------------------------------------------67
Bibliographie..............................................................................................................68
I. Introduction
Les activités industrielles et humaines font presque quotidiennement les grands titres des actualités
avec leurs cortèges d’incidents, d’accidents ou d’évènements catastrophiques. En effet, le zéro défaut
ou le risque zéro n’existe malheureusement pas pour les activités industrielles à cause de l’occurrence
de défaillances humaines ou matérielles.
Toutefois, pour tenter de réduire les risques à un niveau le plus faible possible et acceptable, des
méthodes, des techniques et des outils scientifiques ont été développés dès le début du XXème siècle
pour évaluer les risques potentiels, prévoir l’occurrence des défaillances et tenter de minimiser les
conséquences des situations catastrophiques lorsqu’elles se produisent.
Dans un grand nombre d'applications industrielles, une demande croissante est apparue en matière de
remplacement des politiques de maintenance curative par des stratégies de maintenance préventive.
Cette mutation d’une situation où on « subit les pannes ou les défaillances » à une situation où on «
maîtrise les pannes ou les défaillances », nécessite des moyens technologiques ainsi que la
connaissance de techniques d’analyse appropriées.
L’ensemble de ces développements méthodologiques à caractère scientifique représente, à l’aube du
troisième millénaire, la discipline de la sûreté de fonctionnement.
La sûreté de fonctionnement consiste à connaître, évaluer, prévoir, mesurer et maîtriser les
défaillances des systèmes technologiques et les défaillances humaines.
Cette sûreté de fonctionnement sera de qualité si la maintenance associée est de qualité tant sur le plan
Humain que Technologique.
Et c’est dans cette optique et état d’esprit, que nous voulons appliquer une des méthodes d’analyse des
équipements Industriels à savoir : Arbre de Défaillance –AdD- {Fault tree }
I - Arbre de défaillance
Arbre de défaillances «AdD» (FaultTree « FT » en anglais) [13] :
Définition :
Un arbre de défaillances (aussi appelé arbre de pannes ou arbre de fautes) est une technique
d’Ingénierie très utilisée dans les études de sécurité et de fiabilité des systèmes statique 1.
Formalisme :
Cette méthode consiste à représenter graphiquement les combinaisons possibles d’évènements qui
permettent la réalisation d’un évènement indésirable prédéfini (appelé communément évènement
redouté « ER »).
La représentation graphique met donc en évidence les relations causes à effet.
Modélisation :
Cette technique est complétée par un traitement mathématique qui permet la combinaison des
défaillances simples ainsi que de leur probabilité d’apparition. Elle est basée sur l’algèbre de Boole
relative à la théorie des ensembles.
Elle permet ainsi de quantifier la probabilité d’occurrence d’un évènement indésirable. Egalement
appelé « évènement redouté ».
Méthodologie :
L’arbre de défaillance est formé de niveaux successifs d’évènements qui s’articulent par
l’intermédiaire des portes (initialement logique).
En adoptant cette représentation et la logique déductive (allant des effets vers les causes) et
booléenne, il est possible de remonter d’effets en causes de l’évènement indésirable à des évènements
de base indépendants entre eux et probabilistes.
Généralités et description de l’arbre de défaillance :
Introduction :
Lorsqu’il s’agit d’étudier les défaillances d’un système, l’arbre de défaillance s’appuie sur une analyse
dysfonctionnelle d’un système à réaliser préalablement : une analyse des modes de défaillances et de
leurs effets (AMDE). Cette méthode inductive allant des causes aux effets apparaît donc comme
préalable à la construction d’un arbre de défaillance puisque l’identification des composants et de leurs
modes de défaillance est généralement utilisée au dernier niveau d’un arbre.
L’analyse par arbre de défaillance et le diagramme de fiabilité sont des méthodes pratiques à condition
que les évènements de base soit faiblement dépendant. Dans le cas contraire, ces techniques
deviennent caduques et il est nécessaire d’employer une technique plus appropriée reposant sur un
modèle dynamique comme un processus de MARKOV.
1-Un système statique est un système dont la défaillance ne dépend pas de l’ordre de défaillance de ses composants.
Utilités des arbres de défaillances :
Les arbres de défaillances sont utilisés dans l’ingénierie de sûreté des industries « à risque » et peuvent
être utilisés comme un outil d’évaluation de la conception, ils permettent d’identifier les scénarios
conduisant à des accidents dans les phases amont du cycle de vie d’un système et peuvent éviter des
changements de conception autant plus coûteux qu’ils sont tardifs.
Ils peuvent aussi être utilisés comme un outil de diagnostic, prévoyant la ou les défaillances des
composants la ou les plus probables lors de la défaillance d’un système.
Représentation de la méthode de l’arbre de défaillances :
la ligne la plus haute ne comporte que l’évènement dont on cherche à décrire comment
il peut se produire.
Chaque ligne détaille la ligne supérieure en présentant les combinaisons susceptibles
de produire l’évènement de la ligne supérieure auquel elles sont rattachées.
Les relations sont représentées par des liens logiques, dont la plupart sont des « portes
OU » et des « portes ET ».
Méthodologie de la méthode arbre de défaillances :
Démarche: L’arbre de défaillance est une méthode déductive, qui fournit une démarche systématique
pour identifier les causes d’un évènement unique intitulé évènement redouté.
Le point de départ de la construction de l’arbre est l’évènement redouté lui-même (également appelé
évènement du sommet). Il est essentiel qu’il soit unique et bien identifier. A partir de là, le principe est
de définir des niveaux successifs d’évènements tels que chacun est une conséquence d’un ou plusieurs
évènements du niveau inférieur.
La démarche est la suivante :
Pour chaque évènement d’un niveau donné, le but est d’identifier l’ensemble des
évènements immédiats nécessaires et suffisants à sa réalisation. Des opérateurs
logiques (portes) permettent de définir précisément les liens entre les évènements des
différents niveaux.
Le processus déductif est poursuivi niveau par niveau jusqu’à ce que les spécialistes
concernés ne jugent pas nécessaire de décomposer des évènements en combinaison
d’évènements de niveaux inférieurs, notamment parce qu’ils disposent d’une valeur
de probabilité d’occurrence de l’évènement analysé.
Ces évènements non décomposés de l’arbre sont appelés évènements élémentaires (ou
évènements de bases).
Notons que :
a) Il est nécessaire que les évènements soient indépendants entre eux.
b) Leurs probabilité d’occurrence doit pouvoir être quantifiée (condition
nécessaire seulement dans le cas où l’arbre est destiné à une analyse
quantitative).
c) Contrairement à l’approche inductive de l’AMDEC (analyse des modes de
défaillance, de leurs effets et de leur criticité) qui ne cible pas les
conséquences des défaillances élémentaires, l’approche déductive de l’arbre
de défaillance permet de focaliser exclusivement sur les défaillances
contribuant à l’évènement redouté.
La construction de l’arbre de défaillance est une phase importante de la méthode car sa complétude
conditionne celle de l’analyse qualitative ou quantitative qui sera réalisée par la suite.
Analyse qualitative :
L’arbre de défaillance étant construit, deux types d’exploitation qualitative peuvent être réalisés :
La méthode HAZOP, pour Hazard and OpérabilityStudy, est plus particulièrement adaptée aux
industries de procédés comme la pétrochimie. Enfin, une analyse des modes de défaillance et de leurs
effets sur le système (AMDE) peut également s’avérer efficace.
Examen du système :
Lors d’une analyse fiabiliste d’un système, il est toujours difficile de délimiter précisément les
contours de l’étude. L’analyste doit pour cela se poser certain nombre de questions incontournable du
type :
4. Connecteurs logiques :
Les connecteurs logiques (ou portes logiques) sont les liaisons entre les différents branches
et/ou évènements. Les plus classiques sont ET et OU.
Symbole graphique :
Les symboles de base utilisés dans les arbres de défaillance sont classés en plusieurs types :
Evènements ;
Portes ;
Symboles de transfert.
(Dans les logiciels permettant d’éditer des arbres de défaillances on pourra constater des variations
mineures). Les différents symboles utilisés sont regroupés dans les tableaux 1 et 2.
Les principaux traitements que l’on peut faire à partir de la fonction booléenne sont les suivants :
Une façon très simple d’assurer par construction la cohérence d’un arbre de défaillance est de
le construire uniquement avec des portesET, OU, K/N. C’est ce qui est fait dans la grande
majorité des applications pratiques des arbres de défaillances.
Lorsqu’un arbre de défaillances est cohérent, sa fonction F admet une représentation canonique qui
s’écrit comme la disjonction logique de ses coupes minimales.
Coupe minimale :
Une coupe d’un arbre de défaillances cohérent est un ensemble de défaillances de composants tel que
lorsque ces défaillances sont simultanément présentes, l’événement sommet de l’arbre est réalisé. Plus
généralement, la notion de coupe est définie pour l'ensemble des systèmes statiques.
Définition :
Une « coupe minimale » d’un arbre de défaillances cohérent est une coupe comportant un nombre
minimal d'événements défaillants. Autrement dit, dès qu’on enlève une défaillance de la coupe,
n’importe laquelle, l’ensemble des défaillances restantes ne suffit plus à provoquer l’événement
sommet. Une seconde propriété des coupes minimales est qu'elles ne peuvent contenir aucune autre
coupe. La cohérence du système considéré permet alors de garantir que tout ensemble d'événements de
base contenant cette coupe minimale est également une coupe. L'ensemble des coupes minimales est
suffisant pour représenter la défaillance du système, le calcul de cet ensemble peut être réalisé par
minimisation de la fonction F.
La notion de coupe minimale admet une généralisation appelée ''impliquant premier'' pour les arbres
non cohérents. Cette notion étant peu utilisée en pratique, elle n’est pas décrite dans ce chapitre.
Cardinal ou Ordre des coupes minimales :
Il est particulièrement intéressant de considérer le cardinal (on dit aussi : ordre) des coupes minimales,
autrement dit le nombre minimal d’événements élémentaires nécessaires à produire l’événement
sommet de l’arbre.
En particulier pour les systèmes critiques, des règles du type « il faut la combinaison d’au
moins trois événements indépendants pour créer la situation dangereuse » sont autant,
voire plus opérationnelles que des exigences exprimées en probabilités.
Les coupes minimales ayant le plus petit cardinal définissent le nombre minimum d’événements dont
l’occurrence simultanée peut provoquer l’événement sommet ; dans un contexte de « défense en
profondeur », c’est le nombre de barrières.
Les coupes minimales d’ordre un représentent tous les événements de base qui à eux seuls produisent
l’événement indésirable
Quantification avec des probabilités fixes :
Ce qui fait la puissance des arbres de défaillances, et, plus généralement des « méthodes booléennes »
en sûreté de fonctionnement est l'hypothèse d'indépendance globale des évènements. Les principaux
traitements que l'on peut faire à partir d’un arbre de défaillances muni de probabilités sont les
suivants :
P= ʎ - e- ʎ t
P= ʎ t, (ʎ t)˂ = 0.1 (1)
Cette formule suppose le composant non réparable.
Si au contraire il est réparable, et si on suppose que sa durée de réparation suit une loi exponentielle de
paramètreμ, alors sa probabilité d’être défaillant à l’instant t (autrement dit son indisponibilité) est
donnée par la formule :
[(ʎ i)/(ʎ i + μi)][1- e- (ʎ i + μi) t] (2)
En supposant que tous les composants du système sont ainsi modélisés, on voit qu’il est facile de
calculer la probabilité de défaillance du système complet à l’instant t.
Le calcul des probabilités de tous les événements de base à l’instant t à l’aide des formules (1) ou (2)
décrites ci-dessus,
Plus généralement, il existe tout un ensemble de formules analytiques permettant de calculer les
probabilités de défaillance des composants en fonction du temps. Ces formules permettent de prendre
en compte des hypothèses telles que la possibilité de réparer le composant, de le tester
périodiquement, et aussi différents types de lois de probabilité pour les durées de vie des composants.
Avantages :
L'analyse par arbre de défaillances est la plus couramment utilisée dans le cadre d'études de fiabilité,
de disponibilité ou de sécurité des systèmes. Elle présente en effet un certain nombre d'avantages non
négligeables par rapport aux autres méthodes, à savoir :
Limites :
L'utilisation de l’arbre de défaillances devient inefficace ou difficilement applicable lorsque les
caractéristiques suivantes apparaissent :
1. Dépendance entre les événements
Les calculs de probabilité d’occurrence effectués par le biais de l’arbre de défaillances sont
basés sur une hypothèse d’indépendance des événements de base entre eux. Par exemple, la
probabilité d’apparition d’un événement de base ne peut pas dépendre de l’apparition d’autres
événements de base.
Remarque
- modification au niveau de construction et analyse on se basant sur le cour
fiabilité prévisionnel
- Diagramme de décision binaire
- arbre de défaillance d’un SE
- application
2. Notion d’événements temporisés
L'arbre de défaillances ne rend pas compte de l'aspect temporel des événements. Il ne
peut donc considérer ni les dépendances fonctionnelles, ni les états passés. De plus, il
ne permet pas de prendre en compte un ordre imposé dans lequel des événements
doivent se produire pour induire une défaillance.
3. Système dégradé
L’arbre de défaillances est binaire. Un événement se produit ou ne se produit pas, mais
aucune notion de capacité ou d’efficacité ne peut intervenir. Par exemple, une vanne
sera considérée comme ouverte ou fermée, mais sans pouvoir déterminer d’état
intermédiaire.
4. Taille de l’arbre
La taille n’est pas une limite en soi. Néanmoins dès qu'elle augmente de manière
significative, l’arbre doit être divisé en sous-arbres, et la lisibilité ainsi que la
compréhension du modèle deviennent alors plus difficiles.
Arbres de défaillances
Méthode déductive
Développée dans les années 1961-1962 par Bell Telephone : Fault Tree Analysis (FTA)
Généralisation à tous les secteurs ; la plus utilisée
Variantes : arbre des événements, arbre des fautes …
Structure arborescente représentant des événements reliés par des opérateurs logiques
(représentation graphique)
Principe
Etapes
Identification de l’événement indésirable (EI) (ou redouté) : sommet de l’arbre,
Identification de toutes les combinaisons d’événements INS (immédiat, nécessaire et
suffisant) qui conduisent à la réalisation de l’événement redouté (ER),
Décomposition de chaque événement INS dans des événements INS de niveau inférieur
; arrêt aux événements de base, indépendants entre eux,
Événement de base : événement pour lequel les données SdF (r, , MTTF, …) sont
connues. Quantification de la probabilité d’occurrence de l’événement sommet.
Représentation symbolique
Élémentaire (composant)
L’événement sommet est identifié après une APR du système. Plusieurs AdD
peuvent être associés à un même système, selon la nature de la perte de fonction
Evènements :
Événement redouté :
l’événement redouté est l’événement indésirable pour lequel on fait l’étude de toutes les
causes qui y conduisent. Cet événement est unique pour un arbre de défaillance et se trouve
au “sommet” de l’arbre. Avant de commencer la décomposition qui permet d’explorer
toutes les combinaisons d’événements conduisant à l’événement redouté, il faut défini avec
précision cet événement ainsi que le contexte de son apparition. L’événement redouté est
représenté par un rectangle au sommet de l’arbre
Événements intermédiaires :
les événements intermédiaires sont des événements à définir comme l’événement redouté.
La différence avec l'événement redouté est qu'ils sont des causes pour d'autres événements.
Par exemple c’est la combinaison d'événements intermédiaires qui conduit à l’événement
redouté. Un événement intermédiaire est représenté par un rectangle comme l'événement
redouté.
Événements élémentaires :
les événements élémentaires sont des événements correspondants au niveau le plus détaillé
de l’analyse du système. Dans un arbre de défaillance, ils représentent les défaillances des
composants qui constituent le système étudié. Pour fixer le niveau de détail de l’étude, on
considère en général que les événements élémentaires coïncident avec la défaillance des
composants qui sont réparables ou interchangeables.
Portes logiques :
Règles de construction
Exemple de construction :
Objectif : déterminer
les combinaisons d’événements élémentaires qui provoquent l’événement
indésirable (coupes minimales),
la probabilité d’occurrence de l’événement indésirable.
Expression booléenne de l’AdD
Événement : variable booléenne
Portes logiques : opérateurs
Porte ET : E1xE2x … xEn (produit)
Porte OU : E1+ E2+ … + En (somme)
Porte k/n : sortie porte OU affectée du coefficient