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Lycée Louis-Le-Grand, Paris Pour le 19/12/2019

MPSI 4 – Mathématiques
A. Troesch

DM no 8 : Intégration

Exercice 1 – (Formule de Plouffe, 1995)


Nous démontrons ici une formule remarquablement simple permettant de calculer assez rapidement et de façon indé-
pendante les chiffres de π en base 2.

+∞  
X 1 4 2 1 1
π= − − −
n=0
16n 8n + 1 8n + 4 8n + 5 8n + 6
1. Soit a ∈]0, 1[, et k ∈ N. Montrer que pour tout t ∈ [0, a[, et tout n ∈ N on a :

tk n
X a8(n+1)+k
8ℓ+k
− t 6 .

1 − t8 1 − a8


ℓ=0

2. En déduire que
a +∞
tk a8n+k+1
Z X
dt = ,
0 1 − t8 n=0
(8n + k + 1)
puis que
+∞ Z 1 5
x + x4 + 2x3 − 4
 
X 1 4 2 1 1
− − − = −16 dx
n=0
16n 8n + 1 8n + 4 8n + 5 8n + 6 0 16 − x8

3. Quelles sont les racines de 16 − X 8 ? Factoriser dans C puis dans R ce polynôme et remarquer que certains des
facteurs apparaissant dans cette décomposition divisent aussi X 5 + X 4 + 2X 3 − 4.
Z 1 5
x + x4 + 2x3 − 4
4. Calculer alors dx en utilisant une décomposition en éléments simples de la fraction (ne
0 16 − x8
pas oublier de mettre un numérateur de degré 1 lorsque le dénominateur est un polynôme irréductible sur R de
degré 2). Conclure.

Exercice 2 –
Z π
2
1. Intégrales de Wallis. Soit, pour n ∈ N, In = sinn x dx.
0
(a) Calculer I0 et I1 .
n
(b) Montrer que pour tout n > 1, In+1 = · In−1 .
n+1
(c) En déduire que pour tout entier p > 0,

(2p)! π 22p (p!)2


I2p = · et I2p+1 = .
22p (p!)2 2 (2p + 1)!

In+1 In+1
(d) Étudier le sens de variation de In et en déduire que pour tout n ∈ N, 1 > > .
In In−1
 
(e) En déduire la limite de In+1
In , puis la formule de Wallis :
n∈N

√ (2p)! 1
lim p · 2p = √ .
p→+∞ 2 (p!)2 π

n!en
2. Formule de Stirling. Soit, pour n ∈ N∗ , Sn = ln n √ .
n n
 
1
(a) Soit un = Sn − Sn−1 . Montrer que un = O
n2
(On pourra utiliser un développement limité du logarithme)

1
(b) En déduire que Sn admet une limite finie S dans R.
n!en σn2
(c) Soit, pour n ∈ N∗ , σn =√ . En calculant de deux manières la limite de , déterminer la valeur de S.
nn n σ2n

(d) En déduire la formule de Stirling : n! = nn e−n 2πn(1 + o(1)).

Exercice 3 – (Transcendance de e)
Soit e la base des logarithmes népériens. Le but de l’exercice est de montrer que e est transcendant, c’est-à-dire qu’il
n’existe pas de polynôme P à coefficients dans Q, non nul, tel que P (e) = 0.
1. Montrer que pour toute fonction polynomiale f à coefficients dans R, de degré m, on a :
Z t m
X m
X
et−u f (u) du = et f (j) (0) − f (j) (t).
0 j=0 j=0

2. Soit n ∈ N∗ . Soient a0 , . . . , an des entiers tels que a0 + a1 e + a2 e2 + · · · + an en = 0, et a0 6= 0. On pose pour


tout p ∈ N∗ et pour tout x ∈ R :
n
Y Z x n
X
fp (x) = xp−1 (x − i)p , Ip (x) = ex−u fp (u) du et Jp = ak Ip (k)
i=1 0 k=0

(a) Montrer que Jp est entier


(j)
(b) Montrer que pour tout k ∈ [[1, n]] et tout j ∈ N, fp (k) est divisible par p!.

(c) Montrer que si p est un nombre premier suffisamment grand, Jp est divisible par (p − 1)! mais pas par p!.
(d) Montrer que
n
X
|Jp | 6 C((n)n+1 )p où C = nen |ak |.
k=0

C(nn+1 )p
3. En considérant la limite de lorsque p tend vers +∞, trouver une contradiction et conclure.
(p − 1)!

Problème 1 – Calcul de l’intégrale de Dirichlet


Z x
sin(t)
On note pour tout x ∈ R∗+ , I(x) = dt.
0 t
On pourra utiliser, sans les justifier, les trois résultats suivants :
• une fonction continue sur un intervalle fermé borné [a, b] est bornée sur [a, b] ;
• une fonction f de classe C 1 sur ]a, b], telle que f ′ (x) −→+ ℓ admet un prolongement par continuité en a, qui est
x→a
de classe C 1 sur [a, b] ;
t3
• au voisinage de 0, sin(t) − t ∼ − .
6 Z x
On rappelle par ailleurs que si f et g sont deux fonctions continues sur R+ , telles que |f | 6 g sur R∗+ et si g(t) dt
Z +∞ Z x 0

admet une limite finie lorsque x → +∞ (c’est-à-dire si g converge), il en est de même de f (t) dt.
0 0

1. Étude de I(x)
(a) Montrer que I(x) est bien définie pour toute valeur de x.
Z x
sin(t)
(b) À l’aide d’une intégration par parties sur l’intégrale dt, montrer que I(x) admet une limite finie
1 t
lorsque x tend vers +∞, qu’on note Z +∞
sin(t)
I= dt.
0 t
2. Valeur de I (première méthode)
Z π2
sin((2n + 1)t)
(a) Soit, pour tout n ∈ N, In = dt.
0 sin(t)
i. Justifier que In est bien définie pour tout n ∈ N.

2
ii. Montrer que pour tout n ∈ N∗ , In − In−1 = 0.
iii. En déduire In pour tout n ∈ N.
Z b
1
(b) Montrer que si f est une fonction de classe C sur l’intervalle [a, b], alors Jn = f (t) sin(nt) dt tend vers
a
0 lorsque n tend vers +∞.
1 1 π
(c) En considérant la fonction t 7→ f (t) = − , en déduire que I = .
t sin(t) 2
3. Valeur de I (deuxième méthode)
On admet dans cette question le théorème de Fubini pour les intégrales : Soit f une application continue de R2
dans R. On a alors, pour tout (a, b, c, d) de R4 :
Z b Z d ! Z d Z b !
f (x, y) dy dx = f (x, y) dx dy.
a c c a

u
sin(x)
Z
(a) Montrer que pour tout u > 0, et tout x > 0, sin(x)e−xy dy = (1 − e−xu ).
0 x
(b) En déduire que pour tout u > 0, on a :
Z u Z u
sin(x) 1 − e−yu (cos(u) + y sin(u))
(1 − e−xu ) dx = dy.
0 x 0 1 + y2

(c) À l’aide d’un passage à la limite dont on justifiera soigneusement toutes les étapes, en déduire la valeur de
I (on pourra procéder par majorations).

4. Estimation du reste
Montrer que, au voisinage de +∞ :
+∞  
sin(t) cos(n) sin(n) 1
Z
= + +o
n t n n2 n2

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