Dimensionnement des structures
Année universitaire
2017/2018 de chaussées
Mounia FARAH
[email protected]
Méthodes de dimensionnement des chaussées
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 2
Méthodes de dimensionnement des chaussées
Il existe deux grandes familles de méthodes de dimensionnement des chaussées :
Les méthodes empiriques (ou probabiliste)
Les méthodes déterministes (ou théoriques)
A-Méthodes empiriques
Les méthodes empiriques les plus connues sont :
CBR (California Bearing Ratio) ;
AASHTO (American Association of State Highway and Transportation
Officials) ;
Méthode de Shook et Finn
Ces méthodes sont basées sur l’observation du comportement sous trafic des
chaussées réelles ou expérimentales. On établit alors par des méthodes
statistiques de régression multiple, les relations entre les caractéristiques des
chaussées (structures de chaussée + sol de fondation) et leurs durée de vie.
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
1-Méthode du CBR
La méthode CBR suppose que la chaussée périt par excès de pression
sur le sol support, la résistance du sol support étant qualifiée par l’essai
de poinçonnement dit essai CBR. Elle détermine donc les
dimensionnements des structures de chaussées acceptables vis-à-vis de
ce risque.
La formule CBR permet de calculer l’épaisseur « H » de chaussée pour
laquelle est admissible la contrainte verticale produite par une charge
P appliquée « N » fois avec une pression q (P/S) uniformément répartie
sur l’aire d’un cercle de rayon a.
Cette formule fournit une épaisseur réelle pour un massif homogène
constitué d’une GNT, concassée et bien graduée, (ayant un module de
déformation de 500 Mpa) reposant sur un support défini par son CBR.
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
1-Méthode du CBR
Méthode CBR
100 + 150 p PELTIER (1953, 1956)
H ( cm ) =
CBR + 5
p = charge par roue p = 6,5 t (essieu de 13 t)
CBR = indice CBR du sol support
Avec les résultats des recherches, cette formule a été améliorée en 1956 pour donner :
N
Méthode CBR améliorée 100 + p × (75 + 50 log( ))
10
H (cm ) =
CBR + 5
N = Nombre moyen de poids lourd passant par jour
p = charge par roue p = 6,5 t (essieu de 13 t)
CBR = indice CBR du sol support
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
1-Méthode du CBR
L’épaisseur de chacune des couches est donnée par la relation suivante :
Htotal = ∑ Hi C i
i
Hi et Ci représentent, respectivement, la hauteur et le coefficient
d’équivalence de la couche i ;
On note qu’il n’y a pas une réponse unique au dimensionnement, plusieurs
couples (Hi, ci) pouvant remplir les conditions ;
L’épaisseur des différentes couches doit bien évidemment tenir compte des
limitations constructives ;
Enfin, le choix du type de matériaux est bien sûr fonction des contraintes
locales.
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
1-Méthode du CBR
Coefficients d’équivalence Ci utilisés pour définir l’épaisseur équivalente.
Matériaux neufs Coefficient d’équivalence
Béton bitumineux à module élevé (BBME) 2,5
Béton bitumineux aéronautique 2
Enrobé à module élevé (EME) 1,9
Grave-bitume (GB) 1,5
Grave-émulsion (GE) 1,2
Grave traitée aux liants hydrauliques
1,5
(ciment, laitier, cendres volantes, chaux)
Grave concassée bien graduée 1
Sable traité aux liants hydrauliques 1
Sable 0,5
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
1-Méthode du CBR
Application : Méthode de CBR améliorée
Données de l’étude :
Année de mise en service : 2011
TMJA2011 = 2573 v/j/2 sens
Durée de vie = 15 ans
Taux d’accroissement : τ = 4 %
Indice C.B.R = 3,2
Charge maximale par roue P = 6,5 t
Pourcentage de poids lourd = 50 %
Hypothèse : On considère que le trafic est équilibré dans les deux sens
Calculer l’épaisseur totale équivalente Htotale.
L’épaisseur réelle de la couche de surface en BBME est de 8 cm
L’épaisseur réelle de la couche de base en GB est de 15 cm
Déduire l’épaisseur réelle de la couche de fondation en GC.
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
2-Méthode de l’A.A.S.H.T.O.
Méthode de conception Empirique (AASHTO).
Plusieurs versions : 1961 (Interim Guide), 1972.
1986: Evaluation de la performance ou de l’apport structural des matériaux
(détermination du coefficient structural appelé a)
1993:
Accent sur la réhabilitation
2002: Approche Mécaniste-empirique
Détermination des propriétés mécaniques des matériaux de la chaussée
L’analyse des contraintes et des déformations
L’action du trafic et du climat
Modèles d’endommagement des matériaux corrigés pour tenir compte
des conditions in situ
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
2-Méthode de l’A.A.S.H.T.O.
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
2-Méthode de l’A.A.S.H.T.O.
Cette méthode se résume dans la formule suivante (version 1972) :
100,372( S − 3) × ( SN + 1)9,36 × G1 / β
W =
R × 100, 2
W = nombre équivalent d’essieux de 8,2 t prévu pendant 20 ans
SN = indice de structure (ou nombre structural), SN=∑ ai Di abaque (page
39 poly)
S = facteur représentant la portance du sol (il est lié à l’indice CBR) abaque
(p. 39)
R= facteur qui tient compte des conditions climatiques (R varie de 0,5 à 5)
Pour le Maroc on prends généralement :
R=1 en haute montagne
R = 0,75 pour les zones non arides
R = 0,50 pour les zones arides
G = (4,2 – Pt)/(4,2 – 1,5)
Pt : indice de qualité finale (après 20 ans); G = 0,2 pour Pt = 2,5
ß = 0,4 + 1094/(SN+1)5,19
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
2-Méthode de l’A.A.S.H.T.O.
ESAL = Equivalent Single Axle Load
=====
Charge équivalente à un essieu simple (18 kips = 8,2 t) / kip= 453,592 37 kg
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
2-Méthode de l’A.A.S.H.T.O.
SN = ∑ ai Di ; ai et Di représentent respectivement le coefficient et l’épaisseur de la
couche i. Di est exprimé en pouce = 2,54 cm
Coefficient des couches ai
EB 0,44
Revêtement
RS 0,14
GNA 0,14
Base GBB 0,34
GNB 0,12
Fondation GNF 0,11
Enrobés anciens 0,26
Pierre cassée 0,13
Blocage 0,1
Grave-émulsion 0,23
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
2-Méthode de l’A.A.S.H.T.O.
Abaque A.A.S.H.T.O. (Nomographe)
S, Soil support value
S, Soil support value
CBR
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
2-Méthode de l’A.A.S.H.T.O.
Application :
CBR = 8 ; W = 10. 10^6 ; zone aride; route à trafic important
L’épaisseur réelle de la couche de roulement en enduit
bitumineux (EB) est de 8 cm
L’épaisseur réelle de la couche de Base en GNB est de 20 cm.
En se basant sur la méthode AASHTO version 1972 :
Déterminer le nombre structural (SN)?
Calculer l’épaisseur réelle de la couche de fondation en GNF ?
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
2-Méthode de l’A.A.S.H.T.O.
La version 1993 de la méthode AASHTO se résume dans la formule suivante :
∆PSI
log[ ]
4,2 − 1,5
log W18 = Z R .S 0 + 9,36 log( SN + 1) − 0,20 + + 2,32 log(145,04Mr ) − 8,07
1094
0,40 +
( SN + 1) 5,19
W18 = nombre équivalent d’essieux de 8,2 t (18 kips) prévu pendant 20 ans;
S0 : erreur standard de l’estimation incluant la dispersion de toutes les données
(propriétés des matériaux, épaisseur, prédiction du trafic, …). La valeur recommandée
aux fins de conception est de 0,45;
ZR : déviation normale associée au risque de calcul (1-R). Une table statistique standard
sert à déterminer directement le ZR à utiliser en fonction du niveau de confiance (R)
visé;
R : niveau de confiance, ou fiabilité. Pourcentage de probabilité que la chaussée
présente un niveau de qualité supérieur ou égal à celui qui est visé à la fin de la
période de conception;
PSI : indice de viabilité de la chaussée. C’est un indice de qualité globale de la chaussée
qui s’échelonne de 0 à 5. Le ∆PSI est la différence de PSI entre une chaussée neuve et
une chaussée « à refaire »;
Mr : module de résilience effectif du sol support (MPa).
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
3-Méthode de Shook et Finn
C’est une méthode dérivée de la méthode AASHTO. Le facteur d’épaisseur T est
défini par :
T = 2D1 + D2 + 0,75D3
D1 = épaisseur en pouce (1 pouce = 2,54 cm) de la couche de roulement en EB
D2 = épaisseur (en pouce) de la couche de base en GNA
D3 = épaisseur (en pouce) de la couche de fondation en GNF
Ensuite pour déterminer les épaisseurs D1, D2 et D3 on utilise la formule suivante :
T = [-20,5 + 5,53 log10 W + 0,669 L1 + 0,0932 L1L2] [2,5/CBR]0,4
W = nombre d’application de charge sur 20 ans
L1 = charge de l’essieu (ou tandem) en Kips (18 Kips = 8,2 t)
L2 = 0 si essieu simple
= 1 si essieu jumelé
= 2 si tandem
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
Ces méthodes utilisent une branche particulière de la
mécanique des milieux continues dite « Mécanique des
chaussées »
Pour ces méthodes il est nécessaire d’établir un modèle
reproduisant le mieux possible le fonctionnement mécanique de
la structure de chaussée.
Ce modèle permet de déterminer les sollicitations que subissent
les matériaux et le sol sous l’effet du trafic. Ces sollicitations sont
ensuite comparées aux sollicitations admissibles déterminées
expérimentalement.
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
Le premier but du modèle est de déterminer les contraintes et les déformations dans
les matériaux de chaussées et le sol support.
La vérification porte ensuite sur deux points :
Vérification à la rupture par fatigue : on s’assure que la rupture par fatigue ne se
produira pas avant la fin de la durée de vie (σt <= σt admissible) ;
Vérification des déformations permanentes : on s’assure que les déformations en
surface ne sont pas excessives (ᵋz <= ᵋz admissible) .
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
Trafic
Sol
Données Matériaux
Climat, …
Modélisation Prédimensionnement :
Nécessite une bonne connaissance pratique et
expérimentale des chaussées et des matériaux :
Conditions technologiques d’épaisseur mini et maxi
Compacité, uni, …
Minimiser le nombre d’interface ( risques de défauts)
Couche de roulement = f(trafic, climat, entretien, …)
Calcul théorique des contraintes et des déformations LOGICILES
Comparaison aux σadm et ᵋadm :
Connaissance des matériaux en labo (loi de fatigue, ….)
Connaissance expérimentale des lois de comportement in-situ
Oui (calage des paramètres sur un comportement réel des chaussées)
Connaissance expérimentale du trafic : trafic
Profil en travers
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
Comportement en fatigue
1
NE − b
ε adm = ε 6 × ( ) × termes _ correcteur s
10 6
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
a) Modèle de BOUSSINESQ
Le modèle de Boussinesq (1885) permet de déterminer les
contraintes et les déformations dans un massif élastique,
homogène et semi-infini chargé en surface. Pour ce modèle, les
hypothèses prises en comptes sont les suivantes :
Charge appliquée uniformément sur un cercle de rayon a
(pression q0)
Sol support supposé élastique de module de Young E2 et de
coefficient de Poisson V2
(σz)ad est la contrainte verticale que peut supporter le sol sans
se déformer de façon exagérée (σz)ad < q0
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
a) Modèle de BOUSSINESQ
Dans le cas où le corps de la chaussée n’est pas trop différent du
sol naturel ((E1 ; V1) est proche de (E2 ; V2)); on peut considérer
que la pression se répartit de la même manière que dans un sol.
Ceci conduit à considérer la structure de chaussée comme un
massif semi-infini et proposer une méthode simple de
dimensionnement.
Avec l’hypothèse d’isotropie et d’élasticité linéaire, ce problème a
été résolu par Boussinesq (1885)
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
a) Modèle de BOUSSINESQ
Pour une charge circulaire de rayon a et de pression q0, la contrainte σz à
l’aplomb du cercle est maximum. A la profondeur z, elle a la valeur :
z3
σ z = q0 [1 − 2 2 3 / 2 ]
(a + z )
Déflexion verticale au
centre du cercle chargé
2(1 −ν 2 )
w= 2 q a
0
E2
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
a) Modèle de BOUSSINESQ
Grâce aux résultats de Boussinesq, on peut trouver la profondeur H du sol où la
pression verticale q0 a été suffisamment diffusée pour ne pas dépasser une valeur
admissible (σz)ad.
Exemple de calcul de la profondeur du sol H :
q0
2a
H ??
(σz)ad= q0/10
( H / a )3 H
σz/q0 = 0,1 3/ 2
= 0,9 ⇒ ≈ 3,7 Si a = 15 cm H = 55 cm
H 2 a
1 + ( )
a
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
a) Modèle de BOUSSINESQ
On peut ensuite faire correspondre une épaisseur de chaussée H’
à l’épaisseur H par une règle simple tenant compte du module E1
du corps granulaire et du module E2 du sol support. Autrement
dit, nous pouvons écrire :
E1
E ) ≤1
H '= H × f ( 1 )
E2
Avec f(
E2
E2
La littérature donne l’expression suivante de f f =3 ≤1
E1
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
a) Modèle de BOUSSINESQ
L’application de ce modèle à l’étude de la fissuration des
structures de chaussées présente les inconvénients suivants :
- ce modèle ne peut pas prendre en compte des discontinuités ;
- la zone d’application est limitée (seulement pour les cas où le
corps de chaussée n’est pas trop différent du sol naturel) ;
- il ne peut pas modéliser les structures multicouches.
Nécessité des modèles multicouches
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
b) Modèles multicouches
D’après le modèle de Boussinesq, σz/q0 devient faible pour une épaisseur élevée,
ce qui peut s’avérer coûteux.
Comme la fonction f (E1/E2) est décroissante et < à 1, cette épaisseur peut être
réduite en augmentant le rapport (E1/E2). Ce résultat est atteint à l’aide de liants
mais dans ce cas le comportement mécanique de la couche n’est plus le même !
a
q0
Travail en flexion Chaussée
d’une couche liée E1, v1 H
Sol
E2, v2
σz
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
b) Modèles multicouches
Pour les modèles multicouches (bicouches et
tricouches) le fait que la structure soit liée (liant
hydraulique ou hydrocarboné) amène l’existence
d’une traction à la base qui constitue l’une des causes
principales de la rupture de la structure.
On commence tout d’abord par le développement du
modèle de Hogg qui permettra de comprendre les
autres modèles.
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
b) Modèles multicouches
i) Modèle bicouche de Hogg
Fibre neutre
Hypothèses :
Glissement de la plaque deux inconnues à l’interface sol-chaussée (uz, σzz)
la fibre neutre coïncide avec le milieu de la plaque
Continuité des contraintes et des déformations à l’interface plaque/massif
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
b) Modèles multicouches
i) Modèle bicouche de Hogg
Les déplacements verticaux w aux points de contact entre la couche et le massif doivent
satisfaire à l’équation de Lagrange pour les plaques minces soit :
E1 × H 3
D∆ w = p
2 avec D=
12 × (1 − ν 12 )
D = caractérise la rigidité de la plaque
E1 = le module d’élasticité du matériau constituant la plaque
V1 = le coefficient de poisson du matériau constituant la plaque
H = la hauteur de la plaque
W = déplacement vertical en un point de contact entre la couche et le massif
P = somme des pressions verticales
p = σz – q0 au niveau du cercle de charge
p = σz à l’extérieur du cercle de charge
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
b) Modèles multicouches
i) Modèle bicouche de Hogg
Le problème comporte donc deux inconnues w et σz
1. L’équation de Lagrange fournit une première relation entre ces deux inconnues :
D∆2 w = σ z − q0 Avec ∆2 correspondant au double Laplacien
2. La deuxième relation permettant de déterminer les deux inconnues est obtenue par le
modèle de BOUSSINESQ (continuité des contraintes et des déformations à l’interface) :
z3 2(1 − ν 22 )
σ z = q 0 (1 −
(a 2 + z 2 ) 3 / 2
)
et w= q0 a
E2
En supposant que la plaque glisse librement sur son support, la contrainte σT à la
base est déduite des déplacements verticaux (théorie des plaques) par :
πq0a 2 1 + ν 1 E1 H 3
σT = F( )
H 2 2π E2 a 3
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
b) Modèles multicouches
ii) Modèle multicouche de Burmister
Pour éviter l’hypothèse de la plaque mince, ce modèle considère :
Toutes les couches comme des solides infinis en plan ;
En plus de cette première hypothèse, d’autres hypothèses sont prises en
considération par ce modèle :
Toutes les couches sont traitées comme des solides homogènes, isotropes et
d'élasticités linéaires avec un module d'Young (E) et un coefficient de poisson (V);
Chaque couche a une épaisseur finie sauf la dernière couche dont l'épaisseur
est infinie;
Une pression uniforme q appliquée sur la surface du système à travers une
plaque circulaire de rayon a;
Les conditions de continuité sont satisfaites aux interfaces des couches qui
peuvent être au choix collées ou décollées.
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
b) Modèles multicouches
ii) Modèle multicouche de Burmister
h∞,
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
b) Modèles multicouches
ii) Modèle multicouche de Burmister
La résolution de l’équation de Lagrange pour chaque couche se
fait numériquement (par ordinateur) par l’intermédiaire de la
transformation de Hankel (transformation de Fourier-Bessel) et
des fonctions de Bessel en écrivant les conditions aux limites au
niveau des interfaces.
C’est pourquoi la plupart des méthodes de dimensionnement
l’utilisent comme noyau, y compris la méthode française de
dimensionnement avec son logiciel ALIZE [LCPC, 1964].
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
Principe général du dimensionnement
1. Dimensionnement mécanique
2 critères sont à vérifier :
Critère de résistance à la fatigue des matériaux liés (GB, EME, MTLH,
bétons)
σt calculée ≤ σt admissible pour les matériaux traités aux liants
hydrauliques (MTLH, bétons)
ou ᵋt calculée ≤ ᵋt admissible pour les matériaux traités aux liants
hydrocarbonés (GB, EME)
Critère de résistance à l’orniérage des matériaux non traités (GNT, sols)
ᵋz calculée ≤ ᵋz admissible
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
Dimensionnement mécanique
La structure (épaisseur des couches, nature des matériaux) convient si :
σt calculée ≤ σt admissible ☺ (MTLH, bétons)
εt calculée ≤ εt admissible ☺ (Matériaux bitumineux)
εz calculée ≤ εz admissible ☺ (GNT, sols)
Modélisation Lois expérimentales
théorique fatigue et orniérage
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
Principe général du dimensionnement
2. Vérification au gel / dégel
La structure résultant du dimensionnement mécanique convient si :
Indice de gel référence ≤ Indice de gel admissible
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
Modèle de Burmister (1943) : Alizé, Ecoroute
Calcul élastique
Structure :
Multi-couche élastique linéaire, interface collées ou
glissantes, couches infinies en plan (continues : pas de bords,
de joints ou de fissures)
Charges :
Disques circulaires chargés par une pression verticale
uniforme et statique
Résultats : champs σ et ε
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
Le logiciel Alizé-LCPC : Structure modélisée
Méthode LCPC-SETRA
Charge de référence :
R = 0,125 m
P = 32,5 kN
Q = 0,662 MPa
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Méthodes de dimensionnement des chaussées
B-Méthodes rationnelles ou théoriques
Principe de superposition des charges élémentaires
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Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Chargement du modèle et points de calculs : cas du jumelage standard
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Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Exemple de chargement complexe : Convoi à 16 roues
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Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Exemple de chargement complexe : Convoi à 16 roues
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Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Exemple de chargement complexe : Convoi à 16 roues
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 45
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Exemple : modélisation d’une structure mixte
Phase 1 de
fonctionnement
Phase 2 de
fonctionnement
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Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Exemple de résultats d’un calcul courant ; charge de
référence, 2 points de calcul (axe roue et axe jumelage)
≤ valeurs admissibles !
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Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 48
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Calcul des valeurs admissibles
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 49
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Valeur admissible et fatigue
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 50
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Valeur admissible et fatigue
Log (ᵋ)
Log (N)
N ( −1 / b )
ε t , adm = ε × ( ) × Kθ × K r × K s × K d × K c
10 6
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Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Performances mécaniques selon les normes
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Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Exercice d’application
Données du problème : Exemple 1 : Structure bitumineuse épaisse
Trafic moyen journalier annuel en PL = 500 PL/j/voie
Voie du réseau non structurant VRNS
Durée de service = 20 ans
Taux d’accroissement du trafic = 2 %
Sol support de type PF2 avec un module de 50 MPa
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Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Exercice d’application
Première étape : Modélisation de la structure
Fort trafic : couche de roulement en béton bitumineux d’épaisseur 8 cm
H = variable inconnue du problème : épaisseur de la grave bitume GB2
BBSG E = 5400 Mpa v = 0,35
Collée
GB2 E = 9300 Mpa v = 0,35
Collée
Sol E = 50 Mpa v = 0,35
1. Calculer la valeur de la hauteur optimale de H, pour une température
équivalente pour les matériaux bitumineux de 15 °C.
2. Estimer l’impact quantitatif sur la durée de vie de la chaussée optimisée lorsque :
La température équivalente passe de 15 °C à 20 °C.
Les interfaces entre les couches passent de COLLEE à SEMI-COLLEE puis à
GLISSANTE.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 54
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Calcul inverse
(1 + τ ) n − 1
NE = 365× MJA× CAM ×
τ
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 55
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel
Principe :
La structure convient si :
Ind hiver de référence ≤ Ind admissible
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 56
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – historique (France)
Hiver 1962-63 :
Indice de gel supérieur à 150 °Cxj sur plus d’un tiers du territoire français (plus de
400 °Cxj en Alsace)
Problèmes importants au dégel ;
Travaux de recherche pour mieux comprendre
1. Mise au point d’un essai pour quantifier la gélivité des sols (NF P 98-234-2)
2. Développement d’une méthode de prise en compte du gel en phase de
conception de chaussées (abaque du Catalogue 1977)
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 57
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – le cycle gel dégel
Que se passe-t-il dans un cycle de gel/dégel ?
Au gel (température ambiante durablement négative) : pénétration du front de
gel (θ = 0°C) dans la chaussée
soit dans le corps de chaussée (en général non gélif)
Soit dans le sol support :
1 - si non gélif : pas de problème
2 - si gélif : gel => gonflement (cryosuccion), gélifraction des granulats
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 58
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – le cycle gel dégel
Que se passe-t-il dans un cycle de gel/dégel ?
La gélifraction
La gélifraction est un phénomène qui se traduit par la
rupture des grains ou des liaisons inter granulaires sous
l’action des forces développées par la congélation de l’eau
et son accroissement de volume.
La gélivité
La gélivité (ou sensibilité au gel) d'un sol ou d'un matériau,
est sa capacité à se dégrader sous l'effet du gel.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 59
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – le cycle gel dégel
Que se passe-t-il dans un cycle de gel/dégel ?
Gonflement des chaussées par cryosuccion
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 60
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – le cycle gel dégel
Que se passe-t-il dans un cycle de gel/dégel ?
Au dégel (température ambiante durablement positive) :
Pénétration du front de dégel
Chute de portance si matériau gélif (les lentilles de glace fondent)
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 61
Dommages dus au gel-dégel
Vérification au gel dégel – le cycle gel dégel
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 62
Dommages dus au gel-dégel
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 63
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – définitions
Quelques définitions . . .
Indice de gel l :
somme des températures journalières moyennes pendant la période de gel (°C
x jours) (atmosphérique Iatm, en surface IS, à une profondeur z...)
Quantité de gel Q :
racine carrée d’indice de gel (atmosphérique, en surface, à la profondeur z...)
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 64
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – hivers de référence
Quelques définitions . . .
Hiver de référence : choisi par le maître d’ouvrage, et caractérisé par son indice de gel
IR :
Deux hivers caractéristiques :
Hiver exceptionnel : hiver le plus rigoureux sur la période considérée ;
Hiver rigoureux non exceptionnel : hiver ayant une fréquence d’apparition de 10 ans ;
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 65
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – Indice Iadm
Indice de gel admissible Iadm (noté également IA), il est fonction :
de la gélivité des matériaux du support ;
de la protection thermique apportée par les matériaux non gélifs (couche de
forme, chaussée) ;
des phénomènes de rayonnement et convection en surface.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 66
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – Indice Iatm
Indice de gel atmosphérique Iatm :
somme cumulée des températures moyennes journalières sous abri, calculée à partir
du premier jour pour lequel la température moyenne devient négative.
Valeur absolue (°C x j) Notation : I
Sur le même principe, on définit :
Is : indice de gel en surface de la chaussée
It : indice de gel transmis à la base du corps de chaussée
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 67
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – Indice Iatm
Iatm=-(-37+35-49)= 51 °Cxj
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 68
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – Indice Iatm
France : hiver rigoureux non exceptionnel
Marignane 20 Bordeaux 40
Lille 85 Paris 100
Strasbourg 180
Québec : hiver normal
Montréal 1000
Québec 1150
Chicoutimi 1800
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Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – Indice Iatm
Choix de IR = fonction (politique du maître d’ouvrage)
soit l’indice de gel de l’hiver exceptionnel
(ex : 415 pour Mulhouse, hiver 62-63);
soit l’indice de gel de l’hiver rigoureux non exceptionnel
(ex : 155 pour Mulhouse, hiver 86-87) ;
autre...
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 70
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Essai de sensibilité au gel
NF P 98-234.2 « Essai de gonflement au gel des sols et des matériaux granulaires
traités ou non de D ≤ 20 mm »
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 71
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Essai de sensibilité au gel
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 72
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Description du problème traité
Dans les problèmes courants de vérification au gel-dégel des chaussées, la
justification d’une condition de température constante à la base du modèle se
traduit en pratique par une hauteur totale du modèle de plusieurs dizaines de
mètres. Ainsi dans la démarche rationnelle Lcpc-Sétra, la base du modèle est fixée
à 40 mètres en dessous du niveau du sommet de la partie gélive ou peu gélive de
la plate-forme support de chaussée.
Zpf
40 m
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 73
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Description du problème traité
Les différentes couches de matériau possèdent une épaisseur constante, et leur
extension dans le plan horizontal XoY est supposée infinie. Les paramètres descriptifs
de la géométrie et du comportement thermique de chaque couche sont les suivants :
l’épaisseur H ;
la masse volumique du matériau (Ro) ;
la teneur en eau du matériau (w);
la conductivité thermique du matériau dans l’état non gelé (λng) ;
la conductivité thermique du matériau dans l’état gelé (λg) .
La création d’une nouvelle structure de chaussée pour le module Alizé-gel est initiée
par la commande Fichier/Nouveau/Gel de la barre de menu principal.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 74
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Description du problème traité
Commande pour la création d’une nouvelle structure pour les calcul Alizé-gel
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 75
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Description du problème traité
Deux modes de création d’une structure nouvelle pour le module Alizé-gel sont alors
possibles :
1-Cas général :
La commande Fichier/Nouveau/Gel/Créer nouvelle structure de la barre de menu
principal ouvre l’écran Module Alizé-gel, définition d’une structure, sur lequel est portée
une structure de base tricouche.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 76
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Description du problème traité
2-Cas où une structure de chaussée pour les calculs Alizé-mécanique a préalablement été
définie :
Il est possible d’exporter directement cette structure de chaussée vers le module Alizé-gel
Exportation d’une structure Alizé-mécanique vers Alizé-gel
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 77
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Description du problème traité
La structure exportée pour les calculs Alizé-gel comporte le
même nombre de couches que la structure d’origine pour les
calculs mécaniques. Les épaisseurs de ces couches sont
conservées, à l’exception de celle de la couche inférieure. Si la
structure d’origine comporte un ou plusieurs matériaux
standard, une équivalence est de plus établie
automatiquement entre les matériaux standard de la
bibliothèque Alizé-mécanique et les matériaux standard de la
bibliothèque Alizé-gel.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 78
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Description du problème traité
exemple de structure pour les calculs Alizé-gel
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 79
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Définition des conditions initiales et des conditions aux limites
Deux modes de définitions sont possibles :
1. Hypothèses de la méthode Lcpc-Sétra :
Le choix de l’option Méthode Lcpc-Sétra conduit à retenir les
conditions de températures initiales et aux limites de la
démarche rationnelle Lcpc-Sétra pour la vérification au gel-
dégel des chaussées. Elles sont définies notamment par le guide
technique Conception et dimensionnement des structures de
chaussées de 1994. Lorsque cette option est sélectionnée, le
bouton de commande « Voir » du cadre Données
complémentaires permet de visualiser ces conditions.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 80
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Définition des conditions initiales et des conditions aux limites
La définition des conditions de températures initiales et des conditions aux limites
dans la structure de chaussée et son massif support est un préalable indispensable à
la réalisation des calculs. Ces conditions se définissent à partir des cases à cocher du
cadre Données complémentaires de la feuille Module Gel-définition de la structure.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 81
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Description du problème traité
Conditions initiales et conditions aux limites
Le massif constitué de la chaussée et de son massif support est soumis à deux
types de conditions thermiques, constituant également des données du
problème à résoudre :
Condition de température initiale s’exprimant sous la forme d’une relation
T0 = fonction(z) au temps t=0 ;
Conditions de températures sur les limites inférieure et supérieure du modèle.
Ces conditions aux limites s’expriment sous la forme de deux relations : T = f(t) à
la base du massif et à la surface de la chaussée. Les conditions aux limites
constituent le chargement thermique du modèle.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 82
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Définition des conditions initiales et des conditions aux limites
1. Hypothèses de la méthode Lcpc-Sétra :
Visualisation des conditions de températures initiales et aux
limites de la méthode de vérification au gel-dégel Lcpc-Sétra
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 83
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Définition des conditions initiales et des conditions aux limites
2. Hypothèses spéciales :
Lorsque l’option Hypothèses spéciales est sélectionnée, la
commande «Définir-voir» du cadre Données complémentaires
ouvre la feuille Alizé-gel, Hypothèses spéciales.
Cette nouvelle feuille permet de saisir des conditions de
températures initiales et des conditions aux limites différentes a
priori de celles de la méthode de vérification au gel-dégel
Lcpc-Sétra.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 84
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Définition des conditions initiales et des conditions aux limites
2. Hypothèses spéciales :
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 85
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Définition des conditions initiales et des conditions aux limites
2. Hypothèses spéciales :
La commande « Dessin » de la feuille Alizé-gel, Hypothèses spéciales permet de
visualiser les profils de conditions initiales et de conditions limites consignées dans les
tableaux To=f(z), Ts=f(t) et Tb=f(t).
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 86
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Définition des conditions initiales et des conditions aux limites
2. Hypothèses spéciales :
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 87
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Données nécessaires pour le lancement du Alizé-gel
Les seules données strictement nécessaires à ce calcul sont les
données concernant :
La géométrie ;
Les caractéristiques thermiques de la structure de chaussée et
du massif support ;
Les données définissant les conditions de températures
initiales et les conditions de températures aux limites.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 88
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Description du problème traité
La durée d’observation est la période qui sera
prise en compte par le moteur de calcul Alizé-
gel pour établir les courbes d’évolution des
températures, des quantités de gel et des
indices de gel en fonction du temps (soit de t=0
à t=durée d’observation).
La donnée DeltaT est l’intervalle de temps
définissant la résolution de ces différentes
courbes de résultats. Les valeurs proposées 60
jours et 12 heures permettent de traiter la
quasi-totalité des problèmes de vérification au
gel-dégel des chaussées sur le territoire français,
si l’on adopte les hypothèses de la méthode
rationnelle Lcpc-Sétra. Il est évidemment
possible de modifier ces valeurs, en fonction du
problème à traiter.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 89
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Description du problème traité
Le moteur de calcul Alizé-gel calcule l’évolution, en fonction du temps :
De la température ( à z = 0, z = interfaces)
Des quantités de gel aux mêmes niveaux ( c.-à-d. à z = 0, z = interfaces)
De l’indice de gel de surface de la chaussée (Is) en fonction de Qpf
La profondeur du front de gel (surface isotherme à température nulle)
L’indice de gel de surface est lui-même traduit en indice de gel atmosphérique.
Iatm = IS/0,7 + 10 Iatm en fonction de Qpf
Ainsi, déterminer Qpf admissible par la plate forme permettra de déterminer
IA (indice de gel atmosphérique admissible)
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 90
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
La définition de la quantité de gel admissible Qpf est
cependant préconisée, quand sa détermination est possible. En
effet, outre les courbes d’évolution des températures et des
quantités et indices de gel, le programme déterminera alors
automatiquement la valeur de l’indice de gel de surface et
surtout l’indice de gel atmosphérique Iatm, correspondant à la
valeur de gel Qpf transmise au sommet de la plate-forme.
Dans la majorité des vérifications au gel-dégel des chaussées,
cette dernière valeur de Iatm, comparée à l’indice de gel de
référence du projet, permet de se prononcer directement sur la
recevabilité ou non de la structure étudiée, vis-à-vis de son
comportement au gel-dégel.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 91
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 92
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
La quantité de gel Qg dont on autorise la transmission aux
couches inférieures gélives du support. Qg est évaluée à partir
de la pente p obtenue à l’essai de gonflement des matériaux
très gélifs et peu gélifs constituant la plate-forme, et à partir de
l’épaisseur de matériaux peu gélifs.
Classes de sensibilité au gel :
Pente de l’essai de gonflement <= 0,05 0,05 <p<=0,4 > 0,4
(mm/Racine (°Cxj)
Classe de sensibilité au gel SGn SGp SGt
SGn matériaux non gélifs
SGp matériaux peu gélifs
SGt matériaux très gélifs
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 93
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
Découpage de la plate-forme
Une fois déterminée la sensibilité au gel des matériaux, la plate-forme (sol support
et couche de forme) est découpée en couches de même classe de sensibilité au gel :
non gélif, peu gélif ou très gélif . Pour les besoins de la vérification au gel-dégel, on
représente la plate-forme géométriquement par un schéma dans lequel la sensibilité
au gel croit avec la profondeur.
Sensibilité au gel
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 94
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
Calcul de Qg :
Dans le cas de la configuration a (SGn) il n'y a pas de
problème de tenue au gel-dégel.
Pour un matériau gélif (SGp ou SGt), la quantité de gel
admissible en surface, notée Qg, est obtenue à partir de la
pente à l'essai de gonflement, p, de ce matériau .
Valeur de p 0,05 < p <= 0,25 0,25 < p <= 1 P>1
Valeur de Qg 4 1/p 0
Dans le cas de la configuration b, la quantité Q g en surface du
matériau sensible au gel se calcule directement à partir du
tableau.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 95
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
Calcul de Qg :
Dans le cas de la configuration c, on détermine à l'aide du
tableau la quantité de gel admissible en surface de chacun des
deux matériaux SGp et SGt . On note respectivement ces
quantités Q (SGp) et Q g (SGt) . La quantité de gel admissible
en surface de la couche de matériau peu gélif (SGp) dépend
de l'épaisseur hp de matériaux peu gélifs, et se détermine selon
les formules suivantes :
Si hp >= 20 cm alors Qg = Qg (SGp)
1
Si 0 =< hp < 20 cm alors Qg = × [Qg ( SGp ) − Qg ( SGt ) ] × hp + Qg ( SGt )
20
Remarque : hp est en cm.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 96
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
Calcul de Qng :
La quantité de gel Qng, exprimant la protection thermique apportée par
les matériaux non gélifs de la couche de forme et du sol support. Qng est
évaluée en fonction de la nature de ces matériaux non gélifs et de leur
épaisseur.
h2 hn : épaisseur de la couche non gélive en cm
Qng = An × n An : coefficient dépendant de la nature du matériau
hn + 10 de couche de forme
Matériau A B,C D, GNT CV, SH LTCC
An 0,15 0,13 0,12 0,17 0,14
A,B, C et D : classes des sols non traités définis par la norme NF P 11- 300.
GNT : grave non traitée
SH : sables traités aux liants hydrauliques
LTCC : Limon traité à la chaux-ciment
CV : cendres volantes chaux-gypse
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 97
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
Calcul de Qm :
Pour des couches liées d’épaisseur totale supérieure à 20 cm, on
admet une certaine pénétration (e) du gel dans le support gélif.
Cette quantité de gel supplémentaire sera notée Qm.
La quantité de gel Qm est calculée à partir du calcul Alizé
mécanique (Qm=e/10 avec en cm).
Lors du dégel, les sollicitations engendrées dans le corps de
chaussée sont plus fortes qu’en période normale. Ceci est dû à La
perte de portance du massif support associée à cette pénétration
lors du dégel.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 98
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
Calcul de Qm :
La vérification du comportement mécanique de la structure est faite en limitant
à 5% l’accroissement des sollicitations de traction à la base de la structure de
chaussée par rapport à une situation normale hors gel/dégel (Sigma T2 = 1,05
Sigma T1) .
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 99
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
Calcul de Qm :
Les hypothèses en phase de dégel (configuration II) :
o Le module de la couche dégelée de la plate-forme est égal à Epf/10;
o Les interfaces supérieures et inférieures de la couche dégelée sont collées.
o Toutes les autres hypothèses sont inchangées (interfaces, modules des autres
matériaux, …).
On détermine par itérations successives l’épaisseur e de la partie supérieure de la
plate forme en état de dégel, telle que : Sigma T2 = 1,05 Sigma T1.
Sigma T1 : Sollicitation de traction par flexion à la base de la couche de la
couche de matériau liée inférieure.
Sigma T2 : Sollicitation de traction par flexion à la base de cette même couche
liée, obtenue en configuration II.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 100
Alizé-gel : Préparation des données pour les calculs
Calcul de la quantité de gel admissible par la plate-forme Qpf
Calcul de Qpf admissible selon le mode de calcul spécifié par le guide technique Conception et
dimensionnement des chaussées Lcpc-Sétra de 1994
Sensibilité au gel
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 101
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – synoptique
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 102
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – synoptique
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 103
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – Application
Données du problème : Exemple 1 : Structure bitumineuse épaisse
Trafic moyen journalier annuel en PL = 500 PL/j/voie
Voie du réseau non structurant VRNS
Durée de service = 20 ans
Taux d’accroissement du trafic = 2 %
Sol support de type PF2 avec un module de 50 MPa
Structure optimisée
BBSG E = 5400 Mpa v = 0,35 H1 = 8 cm
GB2 E = 9300 Mpa v = 0,35 H2 = 23 cm
Sol E = 50 Mpa v = 0,35
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 104
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Vérification au gel dégel – Application
La Configuration de la plate-forme : SGn/SGp/Gt
matériaux non gélifs : classe B ou C, épaisseur hn = 0.280 m
matériaux peu gélifs : pente p = 0.380 mm/racine(°Cxh), épaisseur hp = 0.150 m
matériaux très gélifs : pente p = 0.950 mm/racine(°Cxh)
Les conditions initiales et les conditions aux limites sont données dans le fichier «
conditions thermiques »
1) Calculer la quantité de gel admissible
2) Déduire latm admissible
3) Est-ce que la structure est vérifiée au gel-dégel ? sachant que l’indice de
référence du projet IR, est le IR exceptionnel de la ville de Lille.
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 105
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Hypothèses :
Objectifs :
o Utiliser les déflexions mesurées pour déterminer les modules et ainsi la portance
de la structure étudiée.
Entrées
o Déflexions mesurées à la poutre Benkelman, au déflectographe Lacroix ou au
Falling Weight Déflectomètre (FWD ou HWD)
o Epaisseurs de la structure étudiée (obtenues d’un carottage par exemple)
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 106
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Définition de la structure analysée
Choix des interfaces :
collées ou glissantes
Entrée des épaisseurs et des
modules d’élasticité dans le
module « Alizé-Mécanique »
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 107
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Utilisation de la structure analysée
Export vers l’outil
« Alizé-Rétrocalcul »
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 108
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Options pour le rétrocalcul
Définition de la dépendance ou
Choix des couches
non des modules
prises en compte
par exemple : E(GNT) = 3xE(sol)
Choix de l’algorithme
(par défaut Newton-Raphson)
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 109
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Options pour le rétrocalcul
Caractéristiques
du chargement
Type de chargement utilisé
pour la mesure de déflexion
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 110
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Options pour le rétrocalcul
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 111
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Entrée des déflexions mesurées
Entrée manuelle des Entrée des données par
données lecture d’un fichier externe
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 112
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Résultats
Affichage de
l’ajustement 1/120
Modules d’élasticité
calculés par couche
Solution calculée (vert)
Et mesures (orange)
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 113
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Filtrage des résultats
Définition des limites inf et / ou sup
des modules d’élasticité par couche
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 114
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Résultats après filtrage
Export de la solution vers le
module Alizé-Mécanique
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 115
Hypothèses et possibilités du modèle Alizé
Rétrocalcul des bassins de déflexion
Résultats après filtrage
La structure étudiée est
maintenant prête pour
l’analyse d’une solution de
renforcement, l’analyse en
fatigue ou toute autre
expertise
Dimensionnement des chaussées. Dr. Farah– 2GC3&2GC4/ EHTP 116