Miniaturisation d'antennes ULB spatiales
Miniaturisation d'antennes ULB spatiales
Ecole doctorale :
Génie Electrique, Electronique, Télécommunications (GEET)
Unité de recherche :
Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des Systèmes (L.A.A.S.)
Directeur(s) de Thèse :
M. HERVE AUBERT
Rapporteurs :
M. ALA SHARAIHA, UNIVERSITE RENNES 1
M. CHRISTOPHE DELAVEAUD, CEA GRENOBLE
Membre(s) du jury :
1 M. ALAIN REINEIX, UNIVERSITE DE LIMOGES, Président
2 M. ANTHONY BELLION, CENTRE NATIONAL D'ETUDES SPATIALES CNES, Membre
2 M. HERVE AUBERT, INP TOULOUSE, Membre
2 M. PHILIPPE POULIGUEN, DGA, Membre
A Jeanne et Fernand
Remerciements
REMERCIEMENTS
J’ouvre ces remerciements en exprimant ma profonde gratitude à mes directeurs de thèse,
messieurs Hervé AUBERT et Anthony BELLION. Je les remercie de leur confiance en me
proposant ce sujet de thèse, de m’avoir soutenu et épaulé tout au long de celle-ci en me donnant
leurs bons conseils. Leur expertise, dans les différents domaines couverts par cette thèse, m’a
permis d’offrir le travail présenté dans ce manuscrit.
Je souhaite remercier M. Alain REINEIX d’avoir accepté la fonction de président du jury
ainsi que Messieurs Ala SHARAIHA et Christophe DELVAEAUD pour celle de rapporteur de
mon manuscrit.
Je n’oublie pas messieurs Philippe POULIGUEN et Patrick POTIER qui ont suivi d’un œil
attentif ce travail durant ces trois années.
Je remercie également chaleureusement le CNES et la DGA. Leur contribution financière a
été déterminante dans l’aboutissement des travaux.
Sur le plan professionnel, mes remerciements s’adressent en premier aux équipes du LAAS
et au service DCT/RF/AN du CNES qui ont toujours su répondre présent en toute circonstance.
Au LAAS, je remercie les membres de l’équipe MINC pour leur accueil chaleureux et leur
conseil tout au long de la thèse. Je remercie également les différents services qui m’ont assisté
lors de l’assemblage des antennes. Malgré des malentendus n’aboutissant pas toujours aux
résultats escomptés, dû aux délais demandés un peu court, je les remercie pour le temps qu’ils
y ont consacré. Je remercie très chaleureusement l’équipe de Guillaume MAFFRE à l’université
Paul Sabatier qui a réalisé la grande majorité des antennes de cette thèse. Ils ont su être
disponibles, à l’écoute et très réactifs pour pallier à des défaillances dans les situations critiques.
Au CNES, je remercie tous les membres du service antenne pour leur accueil chaleureux et
leur bon conseil à chacune de mes visites. Je remercie en particulier Stéphane ROY avec qui
j’ai effectué toutes les mesures de mes prototypes. Serviable, disponible, il m’a beaucoup appris
sur la métrologie. Plus largement je remercie tout le pôle mesure du service antenne, Daniel
BELLOT, Lise FEAT et Anne-Laure DURAND qui m’ont toujours accueilli dans leur antre
avec gentillesse et bienveillance. Encore plus largement et de manière individuelle, je remercie
Tomasz, Baptiste PALACIN, Kevin ELIS, Nicolas CAPET, Maxime ROMIER, Romain et
Christophe LAPORTE pour tous les bons moments partagés lors des tournois, entrainements
de foot et les évènements en dehors du travail.
Je souhaite remercier également toutes les personnes avec qui j’ai partagé cette expérience
au quotidien : Dominique HENRY mon collègue de bureau durant cette période, Matthieu
GASTALDI, mon camarade d’école, qui a démarré cette aventure en même temps que moi et
Zhening YANG le troisième thésard sur la ligne de départ. Je remercie aussi toutes les
personnes qui ont contribué à l’ambiance que nous avons tenté d’insuffler au MINC et qui la
font perdurer : Jérôme RIONDET, Abdel, Bilal, Julien, Benoît, Aurélie(n), tous les stagiaires
de passage (Matthieu, Gabriel, Frédéric et tous ceux qui se reconnaitront) et les personnes que
j’ai côtoyé au début de ce projet (Ayoub, Olivier, Céline, Anya, Mihai, Rosa).
Je remercie et salue tous les amis qui ont suivi de près ou de loin cette période et/ou qui se
sont investis à divers niveaux. Je pense à Fix, Malari (merci encore pour la relecture), Lisa,
Baptiste, Charlotte, Gaëtan, Bene, Fabien, Charly, Axel, Anaïs, Alex, Sophie, Guillaume L.,
Louis, Fred, Guillaume V., Jess, Quentin M., Quentin F., Nicolas, Cécile, Juliane, Pauline,
Anthony et tous les autres.
i
Je remercie tout particulièrement Cristina qui en plus de m’avoir fait part de son expérience
pour m’aider à négocier sereinement la fin de ce doctorat, a su trouver les mots justes pour me
remonter le moral quand je n’en pouvais plus, me redonner le sourire quand je ne l’avais plus,
m’aider à préparer, modifier, recréer des parties entières de la présentation qui ne me
convenaient pas pour lui donner sa forme finale. Pour tout cela et bien plus encore, merci !
Enfin je souhaite remercier mes parents qui m’ont soutenu, aimé et porté tout au long de
mes études et de ma vie et que j’espère vous avoir rendu fière. A mon frère Sylvain, si tu lis ces
lignes, penses bien à ce que tu as envie de faire si tu souhaites te lancer dans une thèse. A Jean-
Paul et Monique encore merci pour le temps passé à relire ce manuscrit et de m’avoir toujours
tendu une main quand vous sentiez que ça n’allait pas si bien que ça. A ma grand-mère que tu
puisses garder encore longtemps cette énergie et cette fierté que tu as fait rayonner lors de ma
soutenance.
ii
Table des Matières
iii
IV.3. Modifications géométriques ...................................................................................... 24
IV.3.1. Chargement par fente ...................................................................................... 24
IV.3.2. Ajout de courts-circuits ou de circuits ouverts ................................................ 25
IV.3.3. Repliements...................................................................................................... 25
IV.3.4. Méandres ......................................................................................................... 26
IV.4. Ajouts d’éléments localisés ....................................................................................... 27
IV.4.1. Composants électroniques ............................................................................... 27
IV.4.2. Résonateurs couplés ........................................................................................ 27
V. Etat de l’art des antennes ULB miniature ..................................................................... 27
V.1. Chargement par fentes ................................................................................................ 27
V.2. Utilisation de composants électroniques .................................................................... 28
V.3. Méandres .................................................................................................................... 30
V.4. Résonateurs couplés ................................................................................................... 32
V.5. Synthèse et premier positionnement de la thèse ......................................................... 33
VI. Modélisation et Simulations électromagnétiques des antennes .................................. 36
VI.1. Logiciels de Simulation Electromagnétique ............................................................. 36
VI.2. Méthodes numériques utilisées [I-50] ....................................................................... 36
VII. Solution antennaire de référence ................................................................................. 37
VII.1. Géométrie de l’antenne ............................................................................................ 37
VII.2. Fonctionnement de l’antenne ................................................................................... 38
VII.3. Meilleurs résultats obtenus ...................................................................................... 41
VII.4. Limite de la solution ................................................................................................ 43
Bibliographie ......................................................................................................................... 44
CHAPITRE II: MODELISATION ÉLECTROMAGNETIQUE ET CIRCUIT ELECTRIQUE
EQUIVALENT DU RESONATEUR D’ANNEAUX COUPLES ................... 47
I. Introduction ....................................................................................................................... 47
II. Résolution d’un problème électromagnétique à l’aide de fonctions d’essai étendues 48
II.1. Introduction................................................................................................................. 48
II.1.1. Le champ d’essai .............................................................................................. 48
II.1.2. Le principe de réaction ..................................................................................... 48
II.2. Sources modales et opérateurs .................................................................................... 48
II.3. Construction de la base orthonormée : ....................................................................... 50
II.4. Sources virtuelles ........................................................................................................ 52
II.5. Schéma électrique équivalent ..................................................................................... 53
III. Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés................................ 54
III.1. Circuit électrique équivalent d’un anneau résonant .................................................. 54
III.1.1. Extraction du circuit électrique équivalent ..................................................... 54
iv
Table des Matières
v
Bibliographie ....................................................................................................................... 101
CHAPITRE IV: REALISATION ET MESURES D’ANTENNES MINIATURES ................ 103
I. Introduction ..................................................................................................................... 103
II. Généralités et moyen de mesures .................................................................................. 103
II.1. Conception d’une alimentation équilibrée de l’antenne ........................................... 103
II.2. Moyen de mesure ...................................................................................................... 106
III. Validation de la méthode de choix du motif ............................................................... 106
III.1. Contexte................................................................................................................... 106
III.2. Antennes réalisées ................................................................................................... 106
III.3. Mesure du coefficient de réflexion .......................................................................... 108
III.4. Mesure en rayonnement .......................................................................................... 109
IV. Antennes miniatures à 2 et à 3 anneaux ..................................................................... 112
IV.1. Contexte .................................................................................................................. 112
IV.2. Antennes réalisées ................................................................................................... 112
IV.3. Mesure du coefficient de réflexion ......................................................................... 115
IV.3.1. Antennes spirale chargée par 2 anneaux ...................................................... 115
IV.3.2. Antennes à 3 anneaux .................................................................................... 116
IV.3.3. Conclusion ..................................................................................................... 117
IV.4. Mesure en rayonnement .......................................................................................... 117
IV.4.1. Diagramme de rayonnement ......................................................................... 117
IV.4.2. Gain en Polarisation ..................................................................................... 120
IV.4.3. Taux d’Ellipticité (TE) ................................................................................... 121
IV.5. Synthèse .................................................................................................................. 122
V. Conclusion ....................................................................................................................... 123
Bibliographie ....................................................................................................................... 124
CONCLUSION GENERALE ...................................................................................... 125
Conclusions .......................................................................................................................... 125
Perspectives .......................................................................................................................... 126
ANNEXES 127
Annexe 1 : Comparaison circuit électrique équivalent à anneaux couplés avec les
résultats de simulation HFSS ......................................................................... 128
Annexe 2 : Caractérisation de la fréquence de résonance par Surface Equivalence
RADAR (SER) ................................................................................................. 130
Annexe 3 : Etude de l’évolution de la fréquence de résonance en fonction de la géométrie
des anneaux...................................................................................................... 132
Annexe 4 : Datasheet Neltec NX9240 ................................................................................ 134
Annexe 5: DataSheet Melinex ............................................................................................ 138
vi
Table des Matières
vii
TABLE DES ILLUSTRATIONS ET DES TABLEAUX
Chapitre I: INTRODUCTION A LA MINIATURISATION D’ANTENNES LARGE BANDE ET
A LEUR MODELISATION ELECTROMAGNETIQUE .............................. 3
Figure I-1 : a) Guide d'onde b) Cable Coaxial c) ligne microruban .............................................. 3
Figure I-2: Illustration du coefficient de réflexion en entrée d'une antenne .................................. 4
Figure I-3: Repère en coordonnées sphériques pour le calcul du champ rayonné en zone lointaine
................................................................................................................................. 6
Figure I-4: Différents types de représentation des diagrammes de rayonnement a) 2D polaire b)
2D cartésien c) 3D ................................................................................................... 6
Figure I-5: a) Diagramme dit « omnidirectionnel » dans le plan xOy et b) Diagramme dit
« directif » ............................................................................................................... 7
Figure I-6: Différents types de polarisation [I-4] ........................................................................... 8
Figure I-7: Eclipse de polarisation et définition du petit et du grand axe de l'ellipse .................... 8
Figure I-8: a) Antenne log-périodique trapézoïdale b) Antenne log-périodique circulaire c)
Antenne dipôle log-périodique [I-5] ...................................................................... 10
Figure I-9: Antenne log-spiral sur cavité [I-7] ............................................................................. 11
Figure I-10: Antenne spirale d’Archimède sur cavité [I-7] ......................................................... 13
Figure I-11: Antenne conique [I-9] .............................................................................................. 14
Figure I-12: Antenne spirale "sinueuse[I-10]............................................................................... 14
Figure I-13: Antenne biconique [I-11] ......................................................................................... 15
Figure I-14: Antenne bow-tie [I-7] ............................................................................................... 15
Figure I-15: Antenne monopole triangulaire................................................................................ 16
Figure I-16: Antenne monopole circulaire [I-14]......................................................................... 16
Figure I-17 : Exemple de monopole : a) Monopole avec un plan de masse en L pour rendre
l’antenne directive [I-15] b) Antenne « Planar Inverted Cone Antenna » (PICA) [I-
16] .......................................................................................................................... 17
Figure I-18 : Monopole imprimé « super » large bande [I-17] .................................................... 17
Figure I-19: Antenne Vivaldi antipodale [I-19] ........................................................................... 18
Tableau I-1: Synthèse des antennes ULB de l'état de l'art avec leur bande passante, leur
polarisation, leur taille et leur impédance d'entrée ................................................ 19
Figure I-20: Sphère de Chu d'une antenne ................................................................................... 20
Figure I-21: Variation du facteur de miniaturisation en fonction de l'épaisseur du substrat [I-23]
............................................................................................................................... 22
Figure I-22: Métamatériaux conçu par David Smith et al. [I-24] ................................................ 24
Figure I-23: Illustration du chemin des courants de surface a) sans fente et b) avec fente [I-29]
............................................................................................................................... 24
Figure I-24: Antenne PIFA avec court-circuit a) plan ou b) languette [I-30] .............................. 25
Figure I-25: Exemple d'une antenne coupée en deux [I-31] ........................................................ 25
viii
Table des illustrations et des tableaux
ix
Figure I-50: Prototype en VHF de l'antenne à 5 anneaux [I-51] .................................................. 43
Chapitre II: MODELISATION ÉLECTROMAGNETIQUE ET CIRCUIT ELECTRIQUE
EQUIVALENT DU RESONATEUR D’ANNEAUX COUPLES ................... 47
Figure II-1: a) Source modale en champ et b) en courant [II-3] .................................................. 49
Figure II-2: Structure invariante par translation suivant l'axe (Oz) et lieu des conditions aux limites
C ............................................................................................................................ 51
Figure II-3: Représentation du plan de discontinuité dans un guide d'onde avec définition des
domaines dits métalliques et isolant ...................................................................... 52
Figure II-4: Représentation schématique des sources virtuelles en a) champ et b) en courant ... 53
Figure II-5: Guide rectangulaire TEM fermé par un court-circuit avec un anneau sans motif. a)
Coupe de la section b) Coupe longitudinale .......................................................... 54
Figure II-6: Structure étudiée en exploitant les symétries du problème électromagnétique ........ 54
Figure II-7: Schéma électrique équivalent du problème à un anneau .......................................... 55
Figure II-8: Définition de l'angle θ et des vecteurs du repère cylindrique ................................... 56
Figure II-9: Circuit électrique équivalent du problème à anneau court-circuité. ......................... 57
Figure II-10: Circuit électrique équivalent de l'anneau seul ........................................................ 57
Figure II-11: Evolution de la fréquence de résonance de l'anneau en fonction du nombre de modes
évanescents utilisé dans la série ............................................................................ 58
Figure II-12: a) Valeur de l'inductance et b) de la capacité équivalentes d'un anneau en fonction
de la fréquence ....................................................................................................... 59
Figure II-13: Illustration de la discrétisation du domaine d'intégration d'un anneau lisse ........... 59
Figure II-14: Convergence de la fréquence de résonance en fonction du nombre de modes
évanescents utilisé dans le calcul de la série pour l’intégration non discrétisée (bleu
turquoise), pour un anneau découpé en 20 segments (bleu) en 30 segments (rouge),
en 40 segments (vert) et en 50 segments (violet) .................................................. 60
Figure II-15: Partie imaginaire de l'admittance en fonction de la fréquence sur la bande monomode
du circuit électrique équivalent (orange) et de la simulation électromagnétique sous
HFSS (bleu) ........................................................................................................... 61
Figure II-16: Partie imaginaire de l'admittance en fonction de la fréquence sur la bande [0,8Hz ;
1,5GHz] du circuit électrique équivalent (orange) et de la simulation
électromagnétique sous HFSS (bleu) .................................................................... 61
Figure II-17:a) Structure à étudier dans le cas d’une symétrie paire b) Structure à étudier dans le
cas d’une symétrie impaire .................................................................................... 62
Figure II-18: Circuit électrique équivalent du problème à deux anneaux .................................... 64
Figure II-19: Comparaison entre la partie imaginaire calculée par le circuit électrique équivalent
et celle calculée par CST pour différentes distances entre les anneaux a) λ/10, b)
λ/50, c) λ/100, et d) λ/500...................................................................................... 65
Tableau II-1 : Puissance et temps de calcul associé au calcul de la réponse du problème à deux
anneaux dans le cas du circuit électrique équivalent et dans celui de la simulation
CST ........................................................................................................................ 66
Figure II-20: Tracé de la partie imaginaire de l’impédance en transmission Z12 d’un circuit à deux
anneaux pour 200 distances différentes et 300 points de fréquences .................... 66
x
Table des illustrations et des tableaux
xi
Figure II-39 : Comparaison entre la simulation (rouge) et la mesure (bleu) du |S 11| pour les cas
h=λ/30 .................................................................................................................... 82
Figure II-40: Comparaison des |S11| des antennes à deux anneaux pour le motif crénelé (rouge) et
le motif de Von-Koch Modifié (bleu) pour les distances a) h=λ/110, b) h=λ/60, c)
h=λ/40 et d) h=λ/30 ............................................................................................... 83
Chapitre III: MINIATURISATION D’UNE ANTENNE SPIRALE D’ARCHIMEDE ........ 85
Figure III-1: Initiateur des formes fractales étudiées (ordre 0) .................................................... 86
Figure III-2: Générateur (itération ordre 1) du motif de Von-Koch ............................................ 86
Figure III-3: a) Profil de Von-Koch à l'ordre 2 b) Profil de Von-Koch à l'ordre 3 ...................... 86
Figure III-4: Générateur (itération ordre 1) du motif de Hilbert .................................................. 87
Figure III-5: a) Profil Inspiré d’Hilbert à l'ordre 2 b) Profil Inspiré d’Hilbert à l'ordre 3............ 87
Figure III-6: Générateur (itération ordre 1) classique du motif de Peano .................................... 87
Figure III-7: Générateur (itération ordre 1) du motif de Peano ................................................... 87
Figure III-8: a) Profil inspiré de Peano à l'ordre 2 b) Profil inspiré de Peano à l'ordre 3 ............ 88
Figure III-9: Motif de Von-Koch à l'ordre 1 dont les segments sont modulés par une demi-période
de sinusoïde ........................................................................................................... 88
Figure III-10: Abaque de la fréquence de résonance en fonction de la longueur déployée
normalisée ............................................................................................................. 89
Tableau III-1 : Tableau regroupant les valeurs minimales et maximales des longueurs déployées
normalisées et des fréquences de résonance des différents motifs étudiés ........... 90
Figure III-11: Allure générale de l'évolution de la fréquence de résonance en fonction de la
longueur déployée normalisée par λ où λ est la longueur d'onde associée à la
fréquence basse de fonctionnement d'une antenne spirale .................................... 90
Figure III-12: Synoptique de choix du motif pour la réalisation d'une antenne miniature .......... 92
Figure III-13: Tracé de la partie imaginaire de l’impédance en transmission Z12 d’un circuit à 3
anneaux pour 200 distances différentes et 500 points de fréquences .................... 92
Figure III-14: Coefficient de transmission du résonateur à anneaux pour un cas à 3 anneaux.... 93
Figure III-15: Evolution de la bande passante en fonction de la distance entre les deux derniers
anneaux h23 pour différentes hauteurs entre les deux premiers anneaux h12 ......... 94
Tableau III-2 : Distance entre les anneaux et encombrement total du résonateur pour une bande
passante maximale et pour 3, 4, 5, 6 et 7 anneaux ................................................ 94
Tableau III-3: Distance entre les anneaux et encombrement total du résonateur pour une bande
passante maximale et pour 3 à 9 anneaux ............................................................. 95
Figure III-16: Comparaison entre le |S11| simulé de la spirale seule, d'une spirale à 3 anneaux et
du |S12| d'un résonateur à 3 anneaux pour les configugations suivante: a) 100
créneaux h12=h23= λ/10 b) 100 créneaux h12=h23= λ/50 c) 100 créneaux h12=h23=
λ/100 ...................................................................................................................... 96
Tableau III-4 : Evolution de la bande passante relative à -10dB du résonateur, des fréquences
minimales et maximales de la bande passante en fonction du nombre de répétitions
N de motifs autour de l'anneau pour les motifs crénelé et VKM .......................... 98
Figure III-17: Synoptique de conception de l'antenne spirale chargée par des anneaux résonnants
et couplés ............................................................................................................... 99
xii
Table des illustrations et des tableaux
Figure III-18: Modèle de simulation de l'antenne à 3 anneaux et 200 créneaux identifié à l'aide de
notre méthodologie de conception....................................................................... 100
Figure III-19: |S11| simulé de l'antenne à 3 anneaux conçue à l'aide de la méthode décrite en partie
III.2.1 et |S11| de la spirale d'Archimède seule ..................................................... 100
Tableau III-5: Tableau récapitulatif des meilleures configurations trouvées dans [5]............... 101
Chapitre IV: REALISATION ET MESURES D’ANTENNES MINIATURES ................. 103
Figure IV-1: a) Profil de la ligne de transmission du balun et b) profil du plan de masse du balun
............................................................................................................................. 104
Figure IV-2 : a) Origine des brins d’une spirale classique et b) origine des brins modifiés pour une
alimentation équilibrée ........................................................................................ 104
Figure IV-3 : Ensemble balun et spirale .................................................................................... 105
Figure IV-4: Points de colle entre le balun et la spirale ............................................................. 105
Figure IV-5: Illustration de la STARLAB de SATIMO (gauche) et photographie de l’antenne
spirale lors de la mesure (droite) ......................................................................... 106
Figure IV-6: Modèle de simulation des antennes réalisées a) antenne spirale seule b) antenne
spirale chargée par un anneau crénelé c) antenne spirale chargée par un anneau avec
le motif de VKM ................................................................................................. 107
Figure IV-7: a) Schéma et b) réalisation des antennes avec anneau ......................................... 107
Figure IV-8: a) Antenne spirale, b) antenne spirale avec anneau à motif crénelé et c) antenne
spirale avec anneau à motif VKM ....................................................................... 108
Figure IV-9 : Coefficient de réflexion des trois antennes mesurées (traits pleins) et simulées (traits
pointillés) sur la bande 0.8GHz-6GHz ................................................................ 108
Figure IV-10: Coefficient de réflexion des trois antennes mesurées (trait plein) et simulées (trait
pointillé) sur la bande 0.8GHz-1.4GHz............................................................... 109
Figure IV-11: Diagramme de rayonnement de l'antenne spirale et l'antenne avec anneau à motif
de VKM pour différentes fréquences .................................................................. 110
Figure IV-12: a) TE en dB et polarisations b) LHCP (trait plein) et RHCP (trait pointillé) (bas)
des trois antennes en fonction de la fréquence dans la direction θ=0° ................ 111
Figure IV-13: Schéma de montage des antennes a) à 2 anneaux et b) à 3 anneaux................... 113
Figure IV-14: Photographie des antennes réalisées : a) antenne spirale seule, b) antennes à 2
anneaux à motif crénelé (25 répétitions) c) antennes à 2 anneaux à motif crénelé (50
répétitions), d) antennes à 3 anneaux à motif crénelé (100 répétitions) et e) antennes
à 3 anneaux à motif crénelé (200 répétitions) ..................................................... 114
Figure IV-15: Coefficient de réflexion des trois antennes spirales chargées par 2 anneaux
mesurées (traits pleins) et simulées (traits pointillés) sur la bande 0.8GHz-6GHz
............................................................................................................................. 115
Figure IV-16: Coefficient de réflexion des trois antennes à 2 anneaux mesurées (traits pleins) et
simulées (traits pointillés) sur la bande 0.7GHz-1,4GHz .................................... 115
Figure IV-17: Coefficient de réflexion des trois antennes à 3 anneaux mesurées (traits pleins) et
simulées (traits pointillés) sur la bande 0.8GHz-6GHz ....................................... 116
Figure IV-18: Coefficient de réflexion des trois antennes à 3 anneaux mesurées (traits pleins) et
simulées (traits pointillés) sur la bande 0.7GHz-1,4GHz .................................... 116
xiii
Figure IV-19: Diagramme de rayonnement de l'antenne spirale et des antennes à deux anneaux à
motif de VKM et crénelé pour différentes fréquences ........................................ 118
Figure IV-20:Diagramme de rayonnement de l'antenne spirale et des antennes à deux anneaux à
motif de VKM et crénelé pour différentes fréquences ........................................ 119
Figure IV-21:Polarisations LHCP (trait plein) et RHCP (trait pointillé) des antennes à 2 anneaux
en fonction de la fréquence dans la direction θ=0° ............................................. 121
Figure IV-22: Polarisations LHCP (trait plein) et RHCP (trait pointillé)des antennes à 3 anneaux
en fonction de la fréquence dans la direction θ=0° ............................................. 121
Figure IV-23:TE en dB des antennes à 2 anneaux en fonction de la fréquence dans la direction
θ=0° ..................................................................................................................... 122
Figure IV-24:TE en dB des antennes à 3 anneaux en fonction de la fréquence dans la direction
θ=0° ..................................................................................................................... 122
Tableau IV-1 : Tableau récapitulatif des performances des antennes réalisées ......................... 123
ANNEXES 127
Figure 0-1: Extraction de la fréquence de résonance fres et de la bande passante à -3dB Δ....... 130
Figure 0-2: Coefficient de réflexion d'une antenne spirale chargée par un anneau à motif crénelé
(bleue) et d'une spirale seule (pointillée), SER de l'anneau chargeant la spirale de la
courbe en bleue .................................................................................................... 130
Figure 0-3: Abaque de la fréquence de résonance en fonction de la longueur déployée normalisée
en échelle log-log ................................................................................................ 132
Tableau 0-1 : Valeurs des coefficients directeurs des segments de droite de la Figure 0-3 ...... 132
xiv
Liste des acronymes
xv
Introduction Générale
INTRODUCTION GENERALE
Pour les applications de surveillance du spectre, l’utilisation de satellites est souvent
indispensable. En effet, le satellite permet d’avoir un point d’observation globale de la terre en
fournissant des données répétées sur de grandes étendues sans contraintes géopolitiques. Il est
de plus un moyen d’observation très apprécié pour les missions d’observation de notre planète
telles que la météorologie ou la climatologie. L’observation peut-être également tournée vers
l’espace et les différents corps célestes qui le composent. Dans ces cas-là, l’utilisation d’un
satellite permet de s’affranchir des éventuelles perturbations électromagnétiques dues à
l’atmosphère terrestre. L’étude menée par ces missions d’observation s’effectue très souvent
sur un large spectre de fréquences. L’utilisation de systèmes Ultra Large Bande (ULB) à bord
de ces missions est alors nécessaire. L’antenne est un élément essentiel de la chaine de détection
à bord du satellite. Certaines applications d’observation se font sur les bandes basses du spectre,
notamment les bandes VHF et UHF (Very/Ultra High Frequency). Toutefois, la taille des
antennes embarquées à bord des satellites est inversement proportionnelle à la bande du spectre
observée. Ceci rend l’intégration d’antennes ULB à bord des satellites difficiles à ces
fréquences, il est donc nécessaire de les miniaturiser. La miniaturisation d’antennes ULB est
donc un défi scientifique majeur : l’espace à bord d’un satellite est une ressource limitée et
onéreuse. Il s’agit donc de contraindre l’antenne à couvrir la bande d’observation souhaitée
dans un espace défini sans détériorer significativement ses performances.
Le sujet proposé par le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et la Direction Générale
de l’Armement (DGA) est de réduire l’encombrement des antennes ULB sur la bande VHF
pour les intégrer sur les satellites. L’objectif de cette thèse est d’étudier un concept d’antenne
miniature proposé en 2013 dans le cadre de la thèse d’Olivier Ripoche. Ce concept de
miniaturisation consiste à charger une antenne spirale d’Archimède par un empilement
d’anneaux résonants et couplés[1]-[3]. Il permet une diminution de l’ordre de 35% du diamètre
de l’antenne sans dégradation notable des performances en rayonnement. Les travaux de cette
thèse proposent d’affiner la compréhension physique du rôle joué par les anneaux dans le
phénomène de miniaturisation afin de développer une méthode rapide d’optimisation. Le cahier
des charges de l’étude demande que la structure antennaire possède une bande passante de
30MHz à 300MHz. Le volume dans lequel doit-être contenu l’antenne ne doit pas excéder 1m
x 1m x 1m, soit un encombrement maximal de l’antenne égal à λ/10 x λ/10 x λ/10. Pour des
raisons pratiques et logistiques de prototypage et de mesure, les antennes réalisées pour venir
valider les concepts proposés ont un fonctionnement plus haut en fréquence. Le principe pourra
être plus tard transposé en bande VHF.
Le travail de thèse se découpe en quatre parties :
Chapitre I : Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et leur modélisation
Le premier chapitre présente un état de l’art des antennes ULB miniatures. Ce chapitre
s’ouvre sur un rappel des généralités sur les antennes. Nous venons ensuite définir les antennes
ULB et introduire les principaux types d’antennes ULB constituant l’état de l’art. Le chapitre
se poursuit sur la définition de la notion d’antenne miniature, des limites théoriques de la
miniaturisation d’antennes ainsi que des différentes techniques de miniaturisation couramment
utilisées. Nous dresserons un état de l’art des antennes ULB miniatures afin de placer la solution
étudiée. Enfin nous présenterons les différentes méthodes numériques utilisées dans les
logiciels de simulations commerciaux avant de présenter brièvement le principe de l’antenne
étudiée.
1
Chapitre II : Modélisation et circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
Dans ce deuxième chapitre, nous présentons le circuit électrique équivalent du résonateur à
anneaux élaboré sur la base d’équations intégrales utilisant des fonctions d’essai étendues. Cette
conception se fait dans un premier temps avec des anneaux sans motif. Une généralisation
originale à des anneaux avec motifs est présentée. Elle se fait à l’aide du concept d’impédance
de surface réactive. Ensuite, une modélisation de l’impédance d’entrée de la spirale à l’aide de
la théorie de transmission est présentée afin de coupler la réponse de la spirale au circuit
électrique équivalent du résonateur à anneaux. Afin de valider le circuit électrique équivalent,
les résultats du circuit sont comparés à des résultats de mesure.
Chapitre III : Miniaturisation d’une antenne spirale d’Archimède
Dans ce troisième chapitre nous exploitons le circuit électrique équivalent mis en place dans
le chapitre II afin d’explorer les limites de la structure étudiée. Les limites de la structure sont
appréhendées sur deux paramètres clés du résonateur : la fréquence de résonance des anneaux
et la bande passante du résonateur. Nous présentons une méthodologie pour le choix d’un
anneau présentant la fréquence de résonance la plus basse possible et les limites en termes de
bande passante du résonateur. Cette étude aux limites nous permet de mettre en place une
méthode d’optimisation qui sera utilisée pour la conception et la réalisation d’une antenne la
plus compacte possible.
Chapitre IV : Réalisation et mesures d’antennes miniatures
Le quatrième et dernier chapitre présente les résultats des différentes antennes réalisées et
caractérisées durant cette thèse. Ce chapitre détaille la conception de l’alimentation des
antennes ainsi que le moyen de mesure utilisé pour caractériser leur rayonnement. L’impédance
d’entrée et les différentes caractéristiques en rayonnement de l’antenne sont détaillées pour des
antennes à 1,2 et 3 anneaux résonants et couplés. Pour conclure ce chapitre nous comparerons
les performances de ces solutions à celles disponibles dans l’état de l’art et aux limites
théoriques de miniaturisation.
Enfin, nous conclurons ce travail de recherche en résumant les points clés présentés pour
l’élaboration et l’optimisation rapide de l’antenne compacte étudiée. Nous présenterons dans
les perspectives les défis qu’il reste à relever pour l’intégration d’une telle antenne sur un
satellite. Pour faciliter la lecture du mémoire, nous reporterons dans les annexes des
compléments d’information sur des études menées au cours de la thèse.
Bibliographie :
[1] O. RIPOCHE, H. AUBERT, A. BELLION, P. POULIGUEN, P. POTIER, Broadband Antenna and
Method of Increasing the Bandwidth of a Plane Spiral Antenna, Reference: WO2013121118. Date de
priorité : 14 Février 2012 (FR1200413)
[2] P. POULIGUEN, P. POTIER, H. AUBERT, O. RIPOCHE, A. BELLION, Antenne à Réflecteur,
Reference : FR3012916. Date de priorité : 5 novembre 2013
[3] RIPOCHE, Olivier. Miniaturisation d’antennes en bande VHF pour applications spatiales. 2013. Thèse
de doctorat en Electromagnétisme et Systèmes Haute Fréquence, sous la direction de Hervé AUBERT et
Anthony BELLION, Toulouse, Institut National Polytechnique de Toulouse.
2
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
I. Introduction
Ce chapitre est consacré à la présentation des antennes miniatures utilisant la technologie
ultra lar ge ba nde. D ans un pre mier temps, nous rappellerons c ertaines généralités sur les
antennes avant de dé crire la technologie Ultra Large Bande (U LB) et les antennes qui
permettent l’utilisation de cette technologie. La notion d’antenne ULB définie, nous nous
exposerons sur la noti on de miniaturisation d’antenne. Les limites de la miniaturisation ainsi
que les techniques majeures pour miniaturiser une antenne seront également exposées dans ce
chapitre. Afin de placer correctement la solution étudiée dans cette thèse, un état de l’art des
antennes ULB miniatures sera présenté. Un rapide aperçu des différentes méthodes numériques
utilisées dans les logiciels commerciaux de simulation électromagnétique sera exposé afin d’en
étudier leurs avantages et inconvénients. La fin de ce chapitre sera consacrée à l’étude de la
solution de ré férence qui est étudiée da ns cette thèse. C ette é tude permettra de donne r les
principales règles de fonctionnement de l’antenne étudiée et de comprendre les enjeux de cette
thèse.
a) b)
c)
Figure I-1 : a) Guide d'onde b) Cable Coaxial c) ligne microruban
3
II.Généralités sur les antennes
Les antennes sont de s structures qui permettent de re cevoir et de tra nsmettre les ondes
électromagnétiques. Elles assurent la transition entre l’onde guidée et l’onde transmise dans
l’espace libre. Lorsque l’antenne permet à l’énergie électromagnétique de rayonner d’un milieu
guidé à l’espace libre, l’antenne est dite émettrice. Dans le cas inverse l’antenne est dite
réceptrice. Toutefois, les antennes respectent le principe de réciprocité [I-1]. Il est possible de
déduire les caractéristiques d’une antenne en réception en caractérisant ses performances en
émission et vice versa.
La caractérisation d’une antenne se fait à l’aide de plusieurs paramètres qui sont contrôlés
en fonction de la fréquence. La définition de ces paramètres est standardisée par la norme IEEE
qui fait a utorité da ns le domaine de s télécommunications. Il est possible de distinguer trois
grands paramètres qui sont décrits ci-dessous.
4
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
5
II.Généralités sur les antennes
2𝐷2
𝑅> (I-8)
𝜆
où D est la dimension la plus grande de l’antenne et λ la longueur d’onde associé à la
fréquence de fonctionnement de l’antenne.
Figure I-3: Repère en coordonnées sphériques pour le calcul du champ rayonné en zone lointaine
a) b)
c)
Figure I-4: Différents types de représentation des diagrammes de rayonnement
a) 2D polaire b) 2D cartésien c) 3D
6
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
Sur ces diagrammes il est possible de préciser plusieurs paramètres permettant d’évaluer les
performances en rayonnement de l’antenne :
La directivité D de l’antenne, à savoir le rapport entre l’intensité de rayonnement dans
une direction donnée et l’intensité de rayonnement U0 d’une antenne isotrope rayonnant
la même puissance que l’antenne étudiée [I-2]. L’intensité de rayonnement U0 se
calcule en divisant par 4π la puissance totale rayonnée.
Le gain G de l’antenne, à savoir le produit de la directivité par l’efficacité due aux
pertes conductrices et diélectriques. Cette définition est celle donnée par IEEE.
Cependant la définition de ce gain ne prend pas en compte l’adaptation en entrée de
l’antenne. Dans ce manuscrit les valeurs de gain données prendront en compte
l’adaptation de l’antenne. Ainsi :
𝐺 = 𝜀×𝐷 (I-9)
où ε désigne l’efficacité de l’antenne due aux pertes conductrices, diélectriques et par
désadaptation d’impédance.
Parmi la multitude de diagrammes possibles, trois types de diagramme peuvent être
identifiés :
Le diagramme dit isotropique si le diagramme de rayonnement de l’antenne est une
sphère. En pratique l’antenne isotrope parfaite n’existe pas.
Les diagrammes dits omnidirectionnels pour lesquels le rayonnement s’effectue dans
de manière isotrope mais dans un seul plan de l’espace. Il existe des directions dans
lesquelles l’antenne rayonne avec moins d’énergie. Pour certaines antennes
omnidirectionnelles il existe des directions dans lesquelles l’antenne ne rayonne pas.
Ces directions sont dites aveugles (Figure I-5 a).
Les diagrammes dits directifs où la plus grande partie de la puissance rayonnée est
concentrée dans un lobe appelé lobe principal (Figure I-5 b). Le reste de la puissance
est distribuée dans de multiples lobes.
a) b)
Figure I-5: a) Diagramme dit « omnidirectionnel » dans le plan xOy et b) Diagramme dit « directif »
II.4. Polarisation
Une onde électromagnétique est caractérisée par sa direction de propagation, son amplitude
et sa direction dans le plan perpendiculaire à la direction de propagation. Ces paramètres
dépendent du temps. L’évolution en fonction du temps de la direction de cette onde permet de
définir la polarisation de l’antenne dans une direction de propagation donnée. Nous distinguons
trois grands types de polarisation :
7
II.Généralités sur les antennes
La polarisation linéaire
La polarisation circulaire
La polarisation elliptique
8
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
structure, il est rayonné. A mesure que l’énergie est rayonnée, l’amplitude du courant diminue
jusqu’à devenir trop faible pour permettre à l’antenne de fonctionner. La structure peut être
alors tronquée tout en continuant à être considérée comme infinie. Cette troncature de la
structure définit alors la fréquence basse de fonctionnement.
La suite de cette partie se concentre sur la présentation des antennes indépendantes de la
fréquence les plus connues. Ces antennes sont regroupées en cinq grandes familles données ci-
dessous. Sauf mention contraire la longueur d’onde λ est celle associée à la fréquence basse de
fonctionnement des antennes présentées.
a) b)
c)
Figure I-8: a) Antenne log-périodique trapézoïdale b) Antenne log-périodique circulaire
c) Antenne dipôle log-périodique [I-5]
Les antennes log-périodique sont constituées d’éléments rayonnants dont les dimensions se
déduisent les unes des autres par des homothéties de rapport τ. La longueur de ces éléments le
long de l’antenne est définie par les deux angles α et β présentés en Figure I-8. La largeur et la
𝑅 𝑟
position des éléments se déduisent du rapport 𝑅𝑛+1 = 𝑛+1 = 𝜏. La taille des éléments est égale
𝑛 𝑟 𝑛
10
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
à λ/4. A chaque élément est donc associée une fréquence pour laquelle le rayonnement
s’effectue. La dimension du plus grand élément définit donc la fréquence basse de
fonctionnement. Cette dimension fixe l’encombrement maximale de l’antenne. La dimension
du plus petit élément définit la fréquence haute de la bande passante.
Le rayonnement de cette antenne s’effectue de manière bidirectionnelle par rapport au plan
de l’antenne. La polarisation est linéaire suivant la direction des dents de l’antenne.
Dans le cas de l’antenne dipôle log-périodique l’angle β est nul, ses éléments rayonnants
sont de simples dipôles demi-onde à diamètre constant et son rayonnement est omnidirectionnel
dans le demi-espace contenant l’antenne.
Le deuxième bras de la spirale se déduit par une rotation de 180° du premier. C’est une
antenne qui est exclusivement définie par des angles, elle fait donc bien partie des antennes
indépendantes de la fréquence. Son rayon extérieur théorique est égal à λ/π.
dû également au fait que la plupart de l’énergie est rayonnée au bout d’une longueur égale à la
longueur d’onde, elle est fortement atténuée au-delà.
Le rayonnement de l’antenne se fait dans les deux directions normales au plan de l’antenne
en polarisation circulaire. La polarisation gauche s’effectue d’un côté du plan formé par
l’antenne et la droite du côté opposé. L’antenne n’a pas un gain très élevé, de l’ordre de 4dB.
Son diagramme de rayonnement est proche de celui d’un dipôle. L’antenne est relativement
dispersive. En effet l’intensité du courant diminue avec l’augmentation de la distance à la source
et aux pertes conductrices dans le métal. L’efficacité de rayonnement n’est pas la même en tout
point de la spirale ce qui revient à dire qu’elle dépend de la fréquence. Aux basses fréquences
l’antenne présente moins de gain qu’aux hautes fréquences.
De manière générale, les antennes spirales doivent être alimentées par un signal symétrique
en leur centre. La plupart des antennes sont alimentées par un câble coaxial dont l’impédance
caractéristique est de 50Ω. L’utilisation d’un connecteur SMA n’est pas forcément
recommandée pour les spirales. Ce dernier ne permet pas d’offrir une alimentation différentielle
stable et ne présente pas la même impédance que celle de la spirale. Pour cela il est nécessaire
d’utiliser un symétriseur ou BalUn (Balanced-Unbalanced). Le balun permet :
d’apporter l’alimentation différentielle nécessaire à l’antenne sur sa bande passante.
d’effectuer une transformation d’impédance. En effet la valeur de l’impédance d’entrée
de ces spirales n’est en général pas de 50Ω. Elle peut être estimée théoriquement à l’aide
du principe de Babinet.
Selon ce principe si une antenne à fente et son complémentaire avec pour impédances
respectives Zfente et Zmetal sont plongés dans un milieu ayant une impédance intrinsèque Z0 alors
ces impédances sont reliées par l’équation (I-12) [I-1] :
(120𝜋)2
𝑍𝑚𝑒𝑡𝑎𝑙 ×𝑍𝑓𝑒𝑛𝑡𝑒 = (I-12)
4
L’impédance d’onde dans le milieu considéré ici est égale à 120π. Pour une spirale auto-
complémentaire, c’est-à-dire pour un espacement entre brins égal à la largeur des brins,
l’impédance de l’antenne est alors estimée à 60π Ω soit environ 188 Ω.
III.2.3.b) Spirale d’Archimède
Le principe de fonctionnement de la spirale d’Archimède est présenté pour la première fois
par J.A Kaiser en 1960 [I-8]. Cette antenne est constituée de deux spirales de largeur constante
imbriquées l’une dans l’autre et ayant la même origine. Les équations des brins sont données
par les équations suivantes :
𝑟1 (𝜃) = 𝑟0 + 𝑎𝜃 (I-13)
𝑟2 (𝜃) = 𝑟0 + 𝑤 + 𝑎𝜃 (I-14)
avec r0 le rayon minimal de la spirale, a le taux d’accroissement de la spirale et w la largeur
𝑅 −𝑟 −𝑤
du brin de la spirale. Finalement 𝑎 = 𝑚𝑎𝑥2𝜋𝑁0 avec N le nombre de tours de la spirale. Les
équations nous montrent que cette antenne n’est pas uniquement définie par des angles. Elle
s’éloigne donc de la définition d’antenne indépendante de la fréquence. Son rayon extérieur
théorique est égal à λ/π.
12
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
13
[Link] Ultra Large Bande (ULB)
Dans le cas inverse, l’antenne contiendra beaucoup plus d’éléments et aura un comportement
plus linéaire. Toutefois, il est possible d’obtenir facilement une polarisation circulaire en
alimentant l’antenne à l’aide d’un coupleur.
Comme les différentes spirales présentées dans cette partie, la bande passante est limitée,
aux hautes fréquences, par le diamètre intérieur (Di cf. Figure I-12) et aux basses fréquences
par le diamètre extérieur (Do). Le diagramme de rayonnement de l’antenne est bidirectionnel.
15
[Link] Ultra Large Bande (ULB)
De même que l’antenne biconique est constituée de deux cônes qui se font face, l’antenne
bow-tie est constituée de deux triangles. Ses propriétés reposent essentiellement sur l’angle
d’ouverture α des sommets des deux triangles. Sa bande passante est toutefois large car il est
possible de dépasser 100% de bande passante. Le rayonnement est celui d’un dipôle ; il est
omnidirectionnel dans le plan perpendiculaire à l’antenne.
III.2.5.c) Antenne monopole triangulaire
Le monopole triangulaire est composé d’un triangle plan avec un angle d’ouverture α
perpendiculaire à un plan de masse. Comme pour d’autres antennes à angle d’ouverture
(antennes biconique et bow-tie), l’angle α donne un degré de liberté pour définir les
caractéristiques de l’antenne. Il influe principalement sur l’adaptation et la longueur effective
de l’antenne. Si l’angle α est élevé l’adaptation aux basses fréquences est bonne. Pour des angles
élevés la hauteur effective de l’antenne tend vers λ/6. L’impédance d’entrée de l’antenne est
intrinsèquement plus élevée que l’antenne biconique. Elle peut être vue comme une version
planaire de cette dernière. Il est possible de diminuer l’impédance d’entrée avec l’augmentation
de α. Il est donc intéressant de privilégier les angles élevés dans la conception de cette antenne.
16
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
a) b)
Figure I-17 : Exemple de monopole : a) Monopole avec un plan de masse en L pour rendre l’antenne
directive [I-15]
b) Antenne « Planar Inverted Cone Antenna » (PICA) [I-16]
L’utilisation de la technologie imprimée avec les monopoles permet donc d’adapter la
conception d’antennes à large bande en fonction du besoin. Toutefois, il existe peu de
monopôles imprimés qui permettent d’atteindre facilement la décade tout en gardant des
performances en rayonnement stable. En 2010, Tran et al. [I-17] proposent un monopole
« super » large bande dont le schéma de conception complet est présenté Figure I-18.
17
[Link] Ultra Large Bande (ULB)
18
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
Bande
Famille Antenne Polarisation Taille Ze (Ω)
Passante
λ
Logarithmique Périodique >10 :1 Linéaire 50
2
λ
Logarithmique >10 :1 Circulaire 120π
𝜋
λ
Spirale Archimède >10 :1 Circulaire 120π
𝜋
λ
Conique >10 :1 Circulaire 120π
𝜋
λ
Sinueuse 7 :1 Linéaire 120π
𝜋
λ
Biconique 8 :1 Linéaire 50
2
Triangulaire
λ
Bowtie 4 :1 Linéaire 50
2
λ
3D 10 :1 Linéaire 50
4
Monopole
λ
Imprimé 30 :1 Linéaire 50
4
Transition λ
Vivaldi >10 :1 Linéaire 50
progressive 2
Tableau I-1: Synthèse des antennes ULB de l'état de l'art avec leur bande passante, leur polarisation,
leur taille et leur impédance d'entrée
Légende : Linéaire = Circulaire possible
19
[Link] de miniaturisation des antennes
20
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
2𝜔0 max(𝑊𝐸 , 𝑊𝑀 )
𝑄= (I-20)
𝑃𝐴
où WE et WM sont les quantités moyennes d’énergie non rayonnée respectivement électrique
et magnétique, ω0 est la pulsation à la fréquence f0 et PA la puissance reçue ou rayonnée par
l’antenne.
L’antenne peut être considérée comme un circuit résonant dont l’énergie totale (magnétique
ou électrique) transmise à l’antenne est soit rayonnée, soit stockée. L’énergie rayonnée peut-
être modélisée par des éléments résistifs. L’énergie stockée est modélisée soit par une capacité
si elle stocke principalement de l’énergie électrique, soit par une inductance si elle emmagasine
majoritairement de l’énergie magnétique. La définition du facteur de qualité d’une antenne
s’approche de celui d’un circuit résonant. Comme une antenne peut être assimilée à un circuit
résonant, son facteur de qualité s’exprime également en fonction de la bande passante de
l’antenne. Il est inversement proportionnel à la bande passante.
Pour Chu, le champ rayonné au-delà de la radiansphere d’une antenne omnidirectionnelle
est une somme de modes sphériques qui peuvent-être modélisés par un circuit RLC [I-20]. Plus
nous considérons de modes plus ce circuit possède d’éléments et son facteur de qualité
augmente. La limite théorique du facteur de qualité d’une antenne est définie pour une antenne
excitant uniquement un mode. Bien que la théorie établie par Chu soit indépendante de la
géométrie de l’antenne, elle se limite à des antennes omnidirectionnelles.
Les travaux de Chu font toutefois référence pour toutes les études ultérieures qui ont cherché
à les généraliser. En fonction des hypothèses de départ, les résultats sont différents mais ils
s’accordent tous sur un point : le facteur de qualité est inversement proportionnel à la taille de
l’antenne.
Bien que beaucoup de nouvelles expressions de la limite du facteur de qualité existent, celle
établie par Chu et Wheeler reste très utilisée (équation (I-21)).
1 1
𝑄= + (I-21)
𝑘𝑎 (𝑘𝑎)3
Ce minimum du facteur de qualité est en théorie inatteignable. Il permet d’évaluer les
solutions d’antenne miniature par rapport à cette limite théorique.
21
[Link] de miniaturisation des antennes
1
propagation d’une onde électromagnétique dans un matériau est proportionnelle à . En
√𝜀𝑟 ×𝜇𝑟
utilisant des matériaux qui présentent une forte permittivité relative et/ou perméabilité relative,
il est donc possible de diminuer la vitesse de propagation de l’onde. Cette diminution de la
vitesse de phase implique que l’onde se propage à une vitesse inférieure à celle de la lumière.
En effectuant cette diminution, nous créons un phénomène dit d’onde lente. La diminution de
la vitesse de phase entraîne une diminution de la longueur effective parcourue par l’onde. En
effet la longueur d’onde dans un milieu λr peut être exprimée en fonction de la longueur d’onde
dans le vide λ0 à l’aide de l’équation suivante :
𝜆0
𝜆𝑟 = (I-22)
√𝜀𝑟 𝜇𝑟
Ainsi en utilisant des matériaux avec des permittivités et des perméabilités fortes, il est
possible de diminuer fortement les dimensions de l’antenne. Toutefois, le comportement de ces
matériaux est dispersif. Si à certaines fréquences ces matériaux peuvent présenter de faibles
pertes, à d’autres fréquences elles peuvent devenir très importantes et diminuer les
performances de l’antenne.
Comme nous l’avons vu ci-dessus, la vitesse de phase d’une onde dépend des paramètres εr
et μr. Si ces paramètres sont augmentés, la vitesse de phase est diminuée. Pour faire changer la
perméabilité d’un milieu nous avons vu que l’utilisation de matériaux peut introduire des pertes.
En utilisant l’analogie entre la perméabilité relative du milieu et l’inductance de la ligne de
transmission, il est facile de comprendre que si l’inductance de notre milieu de propagation
augmente notre vitesse de phase diminue.
22
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
épaisseur de substrat sur longueur d’onde supérieur à 0.1. En dessous de cette valeur, il diminue
rapidement.
L’utilisation de matériaux à forte permittivité entraine en général une forte augmentation
des pertes, ce qui présente l’inconvénient de réduire fortement l’efficacité de l’antenne. Les
céramiques polymères sont des matériaux qui offrent un bon compromis
permittivité/pertes/coût.
23
[Link] de miniaturisation des antennes
Actuellement les travaux sur les métamatériaux se concentrent sur la création de support
d’antenne pour la miniaturisation [I-26] et sur les Surfaces à Haute Impédance (SHI) qui sont
utilisées comme réflecteur afin de diminuer la distance classique de λ/4 entre le réflecteur et
l’antenne [I-27].
a) b)
Figure I-23: Illustration du chemin des courants de surface a) sans fente et b) avec fente [I-29]
24
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
a) b)
Figure I-24: Antenne PIFA avec court-circuit a) plan ou b) languette [I-30]
La même technique est applicable pour les axes de l’antenne où il existe un maximum de
champ. Lorsqu’elle est imprimée sur un substrat, l’antenne peut alors être coupée en deux
suivant cet axe. Cette technique a été utilisée récemment pour les monopoles imprimés [I-31].
IV.3.3. Repliements
Pour réduire l’encombrement d’un élément rayonnant, il est possible de modifier la forme
de l’élément rayonnant ou bien de le replier sur lui-même.
25
[Link] de miniaturisation des antennes
Par exemple, pour un monopole triangulaire imprimé, il est possible de faire varier sa
géométrie en jouant sur l’angle d’ouverture α du triangle. Pour un angle d’ouverture important,
la dimension horizontale sera favorisée, alors que pour un faible angle d’ouverture, il faudra
privilégier la dimension verticale. Toutefois, nous avons vu dans la partie III.2.5.c) que les
performances globales dépendent de l’angle d’ouverture du triangle α. L’augmentation de
l’angle induit une augmentation des longueurs du triangle et modifie la longueur électrique
globale de l’antenne et donc ses performances [I-32].
IV.3.4. Méandres
Pour augmenter la longueur électrique d’une antenne tout en gardant un encombrement
constant, il est possible de donner à la ligne microruban ou au fil métallique un motif. Ce motif
peut être créneau, carré, triangulaire, fractal ou sinusoïdal. En fonction des caractéristiques du
motif, il est possible de considérablement augmenter la longueur électrique pour un
encombrement donné et ainsi de jouer sur les performances de l’antenne.
L’inconvénient principal de l’utilisation de méandres est l’augmentation des pertes
métalliques et une diminution de l’efficacité de rayonnement. En effet, les conducteurs
métalliques introduisent des pertes conductrices. Ainsi, plus la zone de rayonnement est
éloignée de la source, comme c’est le cas en basse fréquence pour les spirales, plus le courant
sera faible à la terminaison de la ligne ou du fil. Le but des méandres est de créer un phénomène
d’onde lente. Recourber un fil sur lui-même permet d’augmenter l’inductance effective de
l’antenne sur une même distance et ainsi d’augmenter la longueur d’onde effective de l’antenne.
Toutefois, si le motif est trop recourbé, des capacités parasites séries vont se créer. Si ces effets
capacitifs dans le motif deviennent plus importants que l’effet inductif du motif l’antenne
emmagasine plus d’énergie qu’elle n’en rayonne, ce qui se traduit par une chute de l’efficacité.
Les méandres peuvent être contenus dans un plan ou bien en 3D.
a) b)
Figure I-27: Exemple de méandres a) sinusoïdaux b) dit de Von-Koch Modifié pour la miniaturisation
d’antenne quadrifilaire [I-34]
Les méandres ont été très utilisées pour la réduction d’antennes hélices quadrifilaires dans
les années 2000. Chew et Saunders [I-33] sont les premiers à utiliser des méandres pour la
miniaturisation de ces antennes. Takacs et al. [I-34] s’inspirent de ces travaux pour l’étendre à
des motifs sinusoïdaux et fractals. Ils sont les premiers à proposer l’utilisation d’un motif
combinant les formes fractales et les formes sinusoïdales (Figure I-27 b). Ils montrent dans
leurs travaux qu’il s’agit du meilleur compromis entre la compacité et l’efficacité de l’antenne.
26
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
a) b)
Figure I-28: a)Antenne PIFA avec un élément couplé b) |S11| de l’antenne PIFA [I-35]
La Figure I-28 présente l’exemple d’une antenne PIFA [I-35] à laquelle un résonateur court-
circuité est placé proche de l’élément rayonnant. La proximité de ces éléments entraine un
couplage qui permet d’ajouter une résonance aux coefficients de réflexion. Cette nouvelle
résonance vient élargir la bande passante de l’antenne tout en limitant la place occupée par
l’antenne.
27
[Link] de l’art des antennes ULB miniature
En 2013 Teni et al. [I-36] présente une antenne Vivaldi antipodal utilisant des fentes
disposées comme en Figure I-29.
28
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
Figure I-31: Spirale d’Archimède carrée chargée localement par des capacités et des inductances [I-
38]
Le but des auteurs de la référence [I-38] est avant tout de démontrer que le chargement par
éléments localisés est équivalent à l’utilisation de matériaux magnétique et diélectrique pour la
miniaturisation d’antenne. Le facteur de miniaturisation mesuré est d’environ 35%. Le facteur
de réduction est calculé en prenant en compte le décalage de la fréquence basse pour un niveau
de gain de -15dB et non sur un niveau d’adaptation à -10dB comme c’est le cas dans les
exemples cités précédemment.
Comme attendu, l’efficacité simulée de l’antenne n’est pas très bonne (entre 45% et 50%).
Cette faible efficacité s’explique par les pertes ohmiques dans les résistances l’extrémité de
bras.
29
[Link] de l’art des antennes ULB miniature
V.3. Méandres
Les méandres sont très utilisées pour la miniaturisation des spirales d’Archimède. En
allongeant artificiellement la longueur des bras, il est attendu que la fréquence basse de
fonctionnement de l’antenne diminue pour un diamètre fixé. Pour cela deux approches ont été
développées. La première, qui impose un motif le long du bras dans le plan de spirale (méandre
en 2D) a fait l’objet de plusieurs études.
30
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
donnés dans la référence [I-41]. Il est donc difficile de juger l’impact de ces modifications sur
la forme du diagramme de rayonnement.
31
[Link] de l’art des antennes ULB miniature
Les méandres viennent créer un effet inductif tandis que la superposition des méandres vient
créer localement un effet capacitif. Pour aider à la miniaturisation, un substrat de permittivité
relative égale à 10.2 est mis en bout de bras afin de renforcer l’effet de l’onde lente.
L’idée est intéressante et permet à l’antenne d’avoir des dimensions proches de λ/4 à 570
MHz, soit une réduction des dimensions de 25%. Toutefois, l’utilisation du substrat à haute
permittivité introduit beaucoup de pertes, ce qui se traduit par une baisse du gain par rapport à
l’antenne spirale d’Archimède.
Figure I-36: Antenne spirale d'Archimède chargée par un anneau résonant [I-44]
Cette solution a été reprise en 2010 en utilisant une antenne log-périodique circulaire [I-45]
et une antenne bow-tie légèrement modifiée [I-46].
a) b)
Figure I-37: a) Antenne bow-tie modifiée chargée par un anneau résonant [I-46]
b) Antenne log-périodique chargée par un anneau résonant [I-45]
Les facteurs de miniaturisation pour les deux antennes présentées en Figure I-37 restent du
même ordre de grandeur que celle présenté par Liu soit environ de 15%. L’avantage de cette
technique de miniaturisation réside dans le fait qu’elle permet à l’antenne de conserver sa
qualité de rayonnement.
L’équipe qui a proposée l’antenne bow-tie compacte a réalisé une modification de la
géométrie de l’anneau afin de réduire davantage la taille de l’antenne [I-47]. L’anneau a huit
rectangles métalliques répartis autour de l’anneau.
32
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
Figure I-38: Antenne bow-tie modifiée chargée par un anneau résonant avec 8 rectangles [I-47]
L’utilisation de ces rectangles permet de réduire le rayon de 20% par rapport à l’antenne
proposée en Figure I-37 a). Cette topologie permet à l’antenne bow-tie d’être presque quart
d’onde. L’antenne a donc subi une réduction de près de 50%. Toutefois, la bande passante de
l’antenne ne permet pas d’atteindre la décade.
Pour optimiser la surface prise par l’antenne dans [I-44], Kashyap et al. [I-48] proposent de
placer l’anneau résonant sur la face arrière du substrat.
Figure I-39: Spirale d'Archimède chargée par un anneau résonant placé sous l'antenne
(a) Face supérieure de l’antenne proposée dans [I-48]
(b) Face arrière de l’antenne proposée dans [I-48]
En optimisant l’épaisseur du substrat, soit la distance entre la spirale et l’anneau, et les
dimensions de l’anneau, les auteurs arrivent à conserver les mêmes caractéristiques que
l’antenne de Liu mais avec un gain en surface annoncé de 20%.
Cependant, l’idée de placer les anneaux sous la spirale a été influencée par les travaux de
Ripoche et al. [I-49]. L’idée est de contrôler la résonance des anneaux à l’aide d’un motif
crénelé imprimé sur les anneaux. Dans les travaux présentés dans [I-49] une antenne utilisant 3
anneaux empilés permet d’atteindre une réduction de 21% de la fréquence basse de
fonctionnement. Toutefois, dans ces travaux de thèse [I-51], O. Ripoche réalise une antenne à
5 anneaux résonants couplés présentant une réduction de 34% de la fréquence basse de
fonctionnement.
précautions car dans la plupart des publications, la bande passante totale de l’antenne n’est pas
spécifiée. Lorsque la fréquence maximale mesurée ou simulée est suffisamment haute, elle est
retenue pour le calcul de la bande passante. Dans le cas contraire, la fréquence maximale
théorique de l’antenne est retenue pour le calcul de la bande passante.
Sur toutes les techniques de miniaturisation proposées dans la partie IV.3, deux solutions
semblent susciter un fort intérêt de la communauté scientifique pour la miniaturisation
d’antenne ULB : (1) la modification géométrique à l’aide de méandres et (2) l’utilisation de
résonateurs couplés placés au voisinage de l’élément rayonnant. Les antennes utilisant des
méandres ou des fentes ne permettent pas de dépasser 15% de réduction de la fréquence basse
de fonctionnement, à l’exception de [I-42] qui annonce une réduction de 30%. Il est délicat de
comparer les performances de réduction basées sur le gain avec celles basées sur l’adaptation
d’impédance. En effet le niveau de -15dBi, pris comme référence, correspond à un besoin de
l’application visée par la publication [I-41] et non à des considérations physiques. Les
réductions annoncées par [I-38] et [I-41] sont intéressantes mais à prendre avec précautions.
Les antennes qui offrent la meilleure réduction de la fréquence basse de fonctionnement (à
encombrement donné) sont celles qui sont entourées par un anneau. Le facteur de
miniaturisation est supérieur à 20% pour les antennes présentées en [I-37] et [I-44]-[I-48]. Cette
technique de miniaturisation offre donc un bon axe de recherche.
Cet écart peut se comprendre par l’augmentation du nombre de circuits résonants au sein de
l’antenne que nous avons réalisé. La multiplication de circuits résonants entraine un
confinement de l’énergie plus important. Parmi les solutions étudiées l’utilisation d’anneaux
résonants empilés permet d’atteindre un plus grand facteur de réduction sans dégradation
notable des performances de rayonnement sur toute la bande passante de l’antenne. De plus,
l’antenne possède une polarisation circulaire, ce qui évite d’utiliser un déphaseur dans le cas où
la polarisation de l’antenne est linéaire. L’augmentation du facteur de qualité entraine
nécessairement des conséquences sur les performances de l’antenne. Ces dégradations ne sont
pas identifiables dans [I-49]. Malgré cela, l’architecture proposée dans [I-49] est intéressante à
étudier. De plus la conception de l’antenne s’effectue à l’aide d’un processus itératif qui n’a pas
été poussé à son maximum. Cela laisse supposer que la réduction offerte par l’architecture n’est
pas maximale. Nous nous proposons donc d’étudier cette antenne afin de pousser à l’extrême
sa miniaturisation.
34
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
λ
Rectiligne NC 9%
1.13
λ
Rectiligne NC 37.5%
8
λ
Circulaire 35% NC
5.4
λ
Circulaire NC 11%
?
λ
Circulaire 53% NC
10
λ
Circulaire 16% 30%*
4.9
λ
Circulaire +42%** 7%*
5.9
λ
Circulaire NC 15%
6.75
λ
Rectiligne NC 10%
3.2
λ
Rectiligne NC 67%
8
λ
Circulaire NC 22%
3.6
λ
[I-51] Circulaire 26% 33.6%
5
Tableau I-2:Tableau récapitulatif des performances des antennes miniaturisées
Légende :
*Réduction calculée pour un niveau d’adaptation à -6dB
**Augmentation de la fréquence du gain à 0dBi
Rectiligne = Circulaire possible
35
[Link]élisation et Simulations électromagnétiques des antennes
36
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
Sur les logiciels présentés dans la partie précédente, trois méthodes numériques sont
utilisées. FEKO et Momentum utilisent la méthode des moments (MoM pour Method of
Moment), HFSS a un algorithme basé sur la méthode des éléments finis (FEM pour Finite
Element Method) et CST Microwave Studio est un des seuls logiciels à utiliser la méthode des
éléments finis dans le domaine temporel (FDTD pour Finite Difference Time Domain). La
MoM et la FEM utilisées respectivement par FEKO et HFSS sont des méthodes fréquentielles
alors que la méthode utilisée par CST est temporelle.
a) b) c)
Figure I-41: a) Spirale d’Archimède , b) Spirale d’Archimède entourée par un anneau sans motif et c)
spirale d’Archimède entouré par un anneau crénelé.
La spirale d’Archimède est définie par son rayon maximal Rmax,spirale et son rayon minimal
Rmin. En fonction du nombre de tours N et de Rmax,spirale la largeur des brins, Δ (équation (I-26))
est déduite. Nous étudions la diminution de la fréquence de résonance à diamètre constant.
L’antenne est définie par un rayon maximal Rmax. Dans le cas d’une spirale seule, Rmax,spirale est
égal au rayon maximal de l’antenne Rmax. Lorsque la spirale est entourée par un anneau,
Rmax,spirale change en fonction de la largeur de l’anneau et de la distance entre l’anneau et la
spirale. La largeur des brins change en fonction de (I-26). Dans [I-51], la largeur de l’anneau et
la distance anneau spirale sont prises égales à la largeur des brins Δ (Figure I-42). La piste de
l’anneau est de largeur d.
37
[Link] antennaire de référence
Les différents paramètres présentés sont calculés selon les formules suivantes :
𝑅𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑝𝑖𝑟𝑎𝑙𝑒 = 𝑅𝑚𝑎𝑥 − 2∆ (I-25)
𝑅𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑝𝑖𝑟𝑎𝑙𝑒 − 𝑅𝑚𝑖𝑛
∆= (I-26)
4𝑁 + 1
Dans toute la suite de ce mémoire, la largeur de l’anneau est définie par le paramètre Δ. La
largeur de la piste d est fixée en fonction des besoins. L’anneau n’entoure pas forcément la
spirale. Dans ce cas Rmax,spirale est égal Rmax et la largeur de l’anneau suit l’évolution de Δ.
Figure I-43 : Coefficient de réflexion |S11| en entrée d'une antenne spirale de 1 mètre de diamètre
(bleu) et celui d'une spirale entourée par un anneau sans motif (rouge)
Toutefois cette géométrie offre peu de degrés de liberté. Lorsque la largeur de l’anneau et
la distance entre l’anneau et la spirale sont fixées, la miniaturisation est limitée, d’où l’idée
d’imposer un motif à l’anneau. Dans le cadre de [I-51], le motif créneau est utilisé.
La Figure I-44 donne le coefficient de réflexion en fonction de la fréquence de trois antennes
spirales entourées d’un anneau avec motif crénelé. Les anneaux ont 10, 30 et 100 répétitions du
motif autour de l’anneau.
38
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
39
[Link] antennaire de référence
40
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
a) b)
Figure I-47: a) Schéma et b) Photo du prototype en UHF à 5 anneaux (340 Créneaux)
Le coefficient de réflexion mesuré de l’antenne à 5 anneaux est comparé celui de l’antenne
spirale seule de 8cm de diamètre en Figure I-48. Ce prototype en UHF permet une réduction
mesurée de la fréquence basse de fonctionnement de 33.6%.
Figure I-48: |S11| d'une antenne spirale de 8cm de diamètre (rouge) et |S11| d'une antenne spirale à 5
anneaux avec 340 motifs (bleu).
41
[Link] antennaire de référence
co-Pol
x-Pol
a) b)
42
Chapitre I:Introduction à la miniaturisation d’antennes large bande et à leur modélisation électromagnétique
43
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46
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
I. Introduction
Les temps de simulation à l’aide des logiciels de simulation commerciaux de l’antenne avec
le résonateur à anneaux couplés et empilés sont longs et augmentent significativement avec le
nombre d’anneaux utilisés. Le calcul à l’aide de méthodes fréquentielles a pour inconvénient
de devoir effectuer la résolution du problème électromagnétique pour chaque fréquence. Plus
le maillage est important, plus le temps nécessaire à la résolution du problème est conséquent.
De plus, pour les problèmes ULB, il est nécessaire d’effectuer les simulations sur une large
plage de fréquence et avec un nombre important de fréquences. Dans le cadre de notre antenne,
le maillage augmente avec le nombre d’anneaux et le nombre de répétitions du motif sur
l’anneau. Il a été constaté [I-51] que le temps de calcul augmente de manière exponentielle avec
le nombre d’anneaux. L’utilisation des méthodes temporelles a l’avantage, comparé aux
méthodes fréquentielles, d’obtenir la réponse du problème sur toute la bande passante.
Toutefois, le calcul est réalisé sur la réponse temporelle du système à un signal transitoire.
Ainsi, pour des structures très résonantes, l’énergie électromagnétique emmagasinée est très
lentement restituée. CST Microwave studio utilise un critère pour la convergence de la réponse
du modèle. Ce critère est le rapport entre l’énergie fournie au système et celle restituée. Dans
ces conditions, le temps de calcul de structure résonante est très long. Notre architecture
utilisant des anneaux résonants, les temps de calcul pour l’antenne étudiée sont relativement
longs.
A ceci s’ajoute l’aspect multi-échelles de l’architecture qui apporte des problématiques lors
du maillage de la structure. En effet, le maillage de la spirale s’effectue sans trop de problème
indépendamment des logiciels utilisés. Le maillage se fait pour des fractions de longueur d’onde
typiques de l’ordre de λ/30. Les anneaux posent plus de problèmes car leurs longueurs
électriques sont de l’ordre de λ/100. En fonction des méthodes numériques, l’utilisateur se voit
contraint, soit de sur-mailler pour bien prendre en compte la physique des anneaux (CST), soit
d’adopter un maillage important des anneaux générés par le logiciel (FEKO). L’utilisation d’un
nombre de mailles importants a des conséquences directes sur les temps de simulation des
logiciels commerciaux.
Dans ce chapitre nous proposons d’utiliser une méthode variationnelle basée sur l’utilisation
de fonctions d’essai étendues. Cette méthode a l’avantage d’avoir des temps de résolution très
rapides. A l’inverse des méthodes numériques classiques qui sont basées sur la recherche de la
solution exacte du problème, nous posons une approximation sur la forme supposée de la
solution. Sur la base de cette solution supposée, nous venons résoudre le problème aux limites.
Dans notre cas cette méthode est utilisée pour le résonateur à anneaux couplés qui est l’élément
clé de notre antenne.
47
II.Résolution d’un problème électromagnétique à l’aide de fonctions d’essai étendues
48
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
a) b)
Figure II-1: a) Source modale en champ et b) en courant [II-3]
Les sources modales modélisent toutes les conditions aux limites du guide étudié ainsi que
l’excitation du mode fondamental. Le respect des conditions aux limites dans la structure est
formalisé par la construction des opérateurs impédances et admittances.
En effet dans un guide, le champ présent peut être décomposé comme une série de modes
propagatifs e t évanescents (II-1). C ette m ême série pe ut être ré écrite c omme une sé rie d e
𝑓𝑛 (II-2).
scalaire projetée sur une base orthonormée ⃗⃗⃗
𝐸⃗ = ∑ ⃗⃗⃗⃗
𝐸𝑛 (II-1)
𝑛
𝐸⃗ = ∑ 𝑉𝑛 ⃗⃗⃗
𝑓𝑛 (II-2)
𝑛
Il est possible d’exprimer également la densité de courant présent dans la structure comme
une série de modes évanescents.
𝐽 = ∑ 𝐽⃗⃗⃗𝑛 (II-3)
𝑛
Or :
⃗⃗⃗
𝐽 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐻𝑛 ×𝑛⃗
{ 𝑛 (II-4)
⃗⃗⃗⃗
𝐸𝑛 = 𝑍𝑛 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐻𝑛 ×𝑛⃗
où Zn représente l’impédance de mode. Donc nous avons :
𝐽 = ∑ 𝑌𝑛 𝑉𝑛 ⃗⃗⃗
𝑓𝑛 (II-5)
𝑛
49
II.Résolution d’un problème électromagnétique à l’aide de fonctions d’essai étendues
Dans toutes les expressions suivantes, nous considérerons qu’il est équivalent d’écrire 𝐸⃗ ou
|𝐸 >. La densité de courant peut alors s’exprimer comme l’équation (II-9) :
Les opérateurs ainsi construits nous permettent de manipuler les grandeurs du champ
électromagnétique comme des grandeurs de circuit. Le champ délivré par les sources à un demi-
guide d’onde infini est alors donné par (II-13) pour la source modale en champ et (II-14) pour
la source modale en courant :
∞
𝐸⃗ = ⃗⃗⃗⃗
𝐸0 + (∑ |𝑓𝑛 > 𝑍𝑛 < 𝑓𝑛 |) 𝐽 (II-13)
𝑛=1
∞
50
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
La résolution de l’équation de Helmholtz s’effectue dans le cas d’une structure sans source
et invariante par translation suivant l’axe (Oz). Ceci implique que le lieu des conditions aux
limites (noté C) est invariant par translation également.
Figure II-2: Structure invariante par translation suivant l'axe (Oz) et lieu des conditions aux limites C
Nous distinguons deux types de conditions aux limites :
Les conditions de type « mur électrique »
Les conditions de type « mur magnétique »
Les conditions de types murs électrique (II-16) ou magnétique (II-17) imposent au champ
électromagnétique :
𝐸⃗𝑡 = ⃗0
{𝜕𝐻 ⃗⃗⃗⃗𝑡 (II-16)
= ⃗0
𝜕𝑛
𝜕𝐸 ⃗⃗⃗𝑡
= ⃗0 (II-17)
{ 𝜕𝑛
𝐻𝑡 = ⃗0
⃗⃗⃗⃗
Où ⃗⃗⃗
𝐸𝑡 et ⃗⃗⃗⃗
𝐻𝑡 sont les composantes du champ tangentiel.
La résolution de l’équation (II-15) permet d’obtenir les composantes long itudinales du
champ électromagnétique. Les c omposantes transverses du champ 𝐸⃗⃗⃗⃗𝑇 et 𝐻
⃗⃗⃗⃗⃗𝑇 s’expriment en
fonction des composantes longitudinales :
−𝛾∇ 𝑇 𝐸𝑧 − 𝑗𝜔𝜇0 ∇ 𝑇 𝐻𝑧 ×𝑧
⃗⃗⃗⃗
𝐸𝑇 = (II-18)
𝛾 2 + 𝑘02
+𝑗𝜔𝜀0 ∇ 𝑇 𝐸𝑧 ×𝑧 − 𝛾∇ 𝑇 𝐻𝑧
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐻𝑇 = (II-19)
𝛾 2 + 𝑘02
Dans une structure, nous distinguons deux types de mode évanescents :
Ceux dont la composante longitudinale du champ électrique (Ez) s’annule. Ce sont les
modes dit Transverse Electrique (TE)
Ceux dont la composante longitudinale du champ magnétique (Hz) s’annule. Ce sont
les modes dit Transverse Magnétique (TM)
51
II.Résolution d’un problème électromagnétique à l’aide de fonctions d’essai étendues
Figure II-3: Représentation du plan de discontinuité dans un guide d'onde avec définition des
domaines dits métalliques et isolant
Dans le cadre de cette thèse, le domaine de définition d’une source virtuelle en champ est
sur la pa rtie isolante de la discontinuité, tandis que le domaine de définition d’une source
virtuelle en courant est sur la pa rtie métallique de la discontinuité. La grandeur duale de ces
sources est, par définition, nulle dans leur domaine de définition. Les sources ainsi définies ne
délivrent pas de puissance électromagnétique au système, d’où l’utilisation de l’adjectif
« virtuelles » pour les nommer. Leur représentation est donnée en Figure II-4.
52
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
a) b)
Figure II-4: Représentation schématique des sources virtuelles en a) champ et b) en courant
Ces sources virtuelles sont la représentation des champs d’essai. La représentation du champ
d’essai peut s’exprimer sous la forme d’une série :
∞
⃗⃗⃗
𝐽𝑒 = ∑ 𝜐𝑝 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑒𝑝 (II-22)
𝑝=1
Où ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑒𝑝 est une base dans le domaine de définition de la source virtuelle, à savoir dans
l’exemple de l’équation (II-22), le domaine métallisé de la discontinuité.
53
[Link] électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
a) b)
Figure II-5: Guide rectangulaire TEM fermé par un court-circuit avec un anneau sans motif.
a) Coupe de la section b) Coupe longitudinale
A la fréquence de résonance fondamentale de l’anneau, la répartition de la densité de courant
de surface sur l’anneau nous permet d’identifier deux plans de symétrie :
Une symétrie de type « mur magnétique » en x=0
Une symétrie de type « mur électrique » en y=0
L’étude de la structure peut donc se limiter au quart du guide présenté en Figure II-5. La
structure étudiée prenant en compte des symétries, est présentée sur la Figure II-6.
54
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
La base orthonormée (au sens du produit scalaire hermitien) pour la représentation du champ
transverse dans un guide TEM dans le plan de l’anneau est donnée par :
𝑛′𝜋 𝑚′𝜋 𝑛′𝜋
𝑘𝑛𝑜𝑟𝑚 × (− ) 𝑠𝑖𝑛 ( 𝑥) 𝑠𝑖𝑛 ( 𝑦) 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑥 (𝑓 𝑇𝐸 )
𝑏 𝑎 𝑏
(II-24)
𝑇𝐸 𝑘𝑥
𝑓𝑘 =[ ] 𝑇𝐸
𝑚′𝜋 𝑚′𝜋 𝑛′𝜋 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑦(𝑓𝑘𝑦 )
𝑘𝑛𝑜𝑟𝑚 × (− ) 𝑐𝑜𝑠 ( 𝑥) 𝑐𝑜𝑠 ( 𝑦)
𝑎 𝑎 𝑏
𝑚′𝜋 𝑚′𝜋 𝑛′𝜋
𝑘𝑛𝑜𝑟𝑚 × (− ) 𝑠𝑖𝑛 ( 𝑥) 𝑠𝑖𝑛 ( 𝑦) 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑥 (𝑓 𝑇𝑀 )
𝑎 𝑎 𝑏
(II-25)
𝑇𝑀 𝑘𝑥
𝑓𝑘 =[ ] 𝑇𝑀
𝑛′𝜋 𝑚′𝜋 𝑛′𝜋 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑦 (𝑓 )
𝑘𝑛𝑜𝑟𝑚 × ( ) 𝑐𝑜𝑠 ( 𝑥) 𝑐𝑜𝑠 ( 𝑦) 𝑘𝑦
𝑏 𝑎 𝑏
𝑂ù 𝑚′ 𝑒𝑡 𝑛′ ∈ ℕ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑚′ 𝑒𝑡 𝑛′ 𝑝𝑎𝑖𝑟𝑠 ( 𝑚′ = 2𝑚 𝑒𝑡 𝑛′ = 2𝑛) (𝑚, 𝑛) ∈ ℕ
La parité de m’ et n’ est déduite des symétries du problème.
et k norm est telle que:
𝜏 𝑛 𝜏𝑚 1 1 𝑠𝑖 𝑘 = 0
𝑘𝑛𝑜𝑟𝑚 = √ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜏𝑘 = {
𝑎𝑏 2 2 (II-26)
2 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛
√(2𝑚𝜋) + (2𝑛𝜋)
𝑎 𝑏
La structure présentée sur Figure II-5 peut être représentée par le schéma électrique
équivalent de la Figure II-7.
55
[Link] électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
Par définition des sources virtuelles, la source virtuelle Ee est nulle dans le domaine de
définition de Je. Pour résoudre ce système on pose :
⃗𝐽⃗𝑒 = 𝜈𝑔
⃗⃗⃗⃗𝑒 (II-28)
où ν est non nul et ⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑒 = cos(𝜃)𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 avec ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 et θ définis en Figure II-8.
Il est possible d’identifier les termes de l’expression de l’admittance Y11 aux éléments du
circuit électrique équivalent présenté en Figure II-9.
56
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
57
[Link] électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
Nous nous assurons que la valeur de ces éléments converge vis-à-vis du nombre de modes dans
la série.
< 𝑔𝑒 |𝑓𝑘 𝛼 > = ∫ ∫ (−𝑓𝑘𝑥 𝛼 𝑠𝑖𝑛(𝜃) 𝑐𝑜𝑠(𝜃) + 𝑓𝑘𝑦 𝛼 𝑐𝑜𝑠 2 (𝜃))𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃 (II-42)
𝑟=𝑅𝑚𝑖𝑛 𝜃=0
Les produits scalaires sont calculés numériquement (sous Matlab). Il est alors possible d’en
déduire la valeur de l’impédance ainsi que la valeur de l’inductance L et de la capacité C
intervenant dans le circuit électrique équivalent.
Pour tester la validité du modèle, nous avons considéré un anneau de rayon extérieur Rmax=
4cm et de rayon intérieur Rmin= 3.92cm.
Pour évaluer la convergence numérique des résultats à une fréquence donnée, la fréquence
de résonance de l’anneau est calculée en fonction du nombre de termes dans la série (Figure
II-11).
58
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
a) b)
Figure II-12: a) Valeur de l'inductance et b) de la capacité équivalentes d'un anneau en fonction de la
fréquence
Nous pouvons observer une légère dispersion des éléments L et C ce qui confirme le résultat
attendu, étant donné que les éléments dépendent de la constante de propagation γ, elle-même
fonction de la fréquence. La dispersion est plus importante pour la capacité (4,2% de variation
dans la bande de fréquence considérée) que pour l’inductance (2,5%). Notre circuit électrique
équivalent n’a pas vocation à être ultra large bande. La bande d’étude de la réponse du circuit
se fera autour d’une bande d’intérêt plus étroite. Dans notre exemple, la réponse du résonateur
sera étudiée sur la bande [1GHz ; 1.5GHz]. Si nous calculons la dispersion des éléments sur
cette bande d’étude, nous constatons que nous avons alors une va riation de 1,5% pour
l’inductance et de 2,4% pour la capacité. Il est possible de considérer que les composants du
circuit ont des valeurs indépendantes de la fréquence. Leurs valeurs sont fix ées à c elles
associées à la fréquence au milieu de la bande d’étude.
Les résultats précédents sont calculés à l’aide de la fonction integral2 de Matlab. Toutefois
l’utilisation de cette fonction augmente énormément les temps de calcul. Le gros avantage de
Matlab étant le calcul matriciel, nous avons décidé de discrétiser le calcul des produits scalaires
et donc, du domaine d’intégration. Cette méthode d’intégration entraîne la discrétisation de la
fonction d’essai étendue. La Figure II-13 donne l’exemple de la discrétisation du domaine
d’intégration d’un anneau lisse.
Nous avons décidé, dans notre cas, de prendre la valeur moyenne des valeurs associées à Mi et
Mi+1. Le calcul total du produit scalaire se fait suivant l’équation (II-43), N étant le nombre de
segments avec lequel est divisé l’anneau.
𝑁
𝑠𝑖+1 + 𝑠𝑖 𝑠𝑖+1 + 𝑠𝑖 𝑅𝑖+1 + 𝑅𝑖
< 𝑔𝑒 |𝑓𝑘 > = ∑ (−𝑓𝑘𝑥 𝛼 sin(𝜃) 𝑔𝑒 (
𝛼
2
) + 𝑓𝑘𝑦 𝛼 𝑐𝑜𝑠 (𝜃)𝑔𝑒 (
2
)) (
2
)(𝑅𝑖+1 − 𝑅𝑖 )(𝜃𝑖+1 + 𝜃𝑖 ) (II-43)
𝑖=1
60
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
Figure II-15: Partie imaginaire de l'admittance en fonction de la fréquence sur la bande monomode
du circuit électrique équivalent (orange) et de la simulation électromagnétique sous HFSS (bleu)
La Figure II-16 est un zoom de la Figure II-15 autour de la bande d’étude [0,8 GHz ;
1,5GHz].
Figure II-16: Partie imaginaire de l'admittance en fonction de la fréquence sur la bande [0,8Hz ;
1,5GHz] du circuit électrique équivalent (orange) et de la simulation électromagnétique sous HFSS (bleu)
Sur cette bande la correspondance entre le modèle et les résultats fournis par la simulation
électromagnétique sont en très bon accord, ce qui nous permet de valider le circuit et
l’approximation faite sur les valeurs numériques de ces éléments.
61
[Link] électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
a) b)
Figure II-17:a) Structure à étudier dans le cas d’une symétrie paire
b) Structure à étudier dans le cas d’une symétrie impaire
Le problème présenté en Figure II-17 b) est celui étudié dans la partie III.1. L’expression de
l’admittance Yimpaire dans le cas d’une symétrie impaire est celle donnée ci-dessous :
ℎ | < 𝑔𝑒 |𝑓0 > |2
𝑌𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟𝑒 = 𝑌0 𝑐𝑜𝑡ℎ (𝛾0 ) +
(II-44)
𝑇𝐸
2 𝑍𝑘 𝑍𝑘 𝑇𝑀
∑∞
𝑘=1 ×| < 𝑔𝑒 |𝑓𝑘 𝑇𝐸 > |2 + ×| < 𝑔𝑒 |𝑓𝑘 𝑇𝑀 > |2
ℎ ℎ
1 + 𝑐𝑜𝑡ℎ(𝛾𝑘 ) 1 + 𝑐𝑜𝑡ℎ(𝛾𝑘 )
2 2
Dans le cas d’une symétrie paire, l’admittance se déduit facilement du cas impair. En effet,
seule l’expression de l’admittance de la charge placée derrière l’anneau est différente. La
fonction cotangente hyperbolique est remplacée par la fonction tangente hyperbolique. Nous en
déduisons alors l’expression de l’admittance paire Ypaire :
ℎ | < 𝑔𝑒 |𝑓0 > |2
𝑌𝑝𝑎𝑖𝑟𝑒 = 𝑌0 𝑡ℎ (𝛾0 ) +
2 𝑍𝑘 𝑇𝐸 𝑍𝑘 𝑇𝑀 (II-45)
∑∞
𝑘=1 ×| < 𝑔𝑒 |𝑓𝑘 𝑇𝐸 > |2 + ×| < 𝑔𝑒 |𝑓𝑘 𝑇𝑀 > |2
ℎ ℎ
1 + 𝑡ℎ(𝛾𝑘 ) 1 + 𝑡ℎ(𝛾𝑘 )
2 2
Les termes de la matrice admittance du problème sont données par :
𝑌𝑝𝑎𝑖𝑟𝑒 + 𝑌𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟𝑒
𝑌11 = (II-46)
2
𝑌𝑝𝑎𝑖𝑟𝑒 − 𝑌𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟𝑒
𝑌12 = (II-47)
2
62
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
63
[Link] électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
∞
𝑍𝑘 | < 𝑔𝑒 |𝑓𝑘 > |2
′
𝑍12 =∑ ×𝑒 −𝛾𝑘ℎ × (II-59)
2 | < 𝑔𝑒 |𝑓0 > |2
𝑘=1
L’expression de l’équation (II-58) est celle de l’anneau seul. L’expression de l’équation
(II-59) est très proche de celle de l’anneau seul mais avec un terme supplémentaire en 𝑒 −𝛾𝑘 ℎ .
Cette expression dépend de h, la distance entre les deux anneaux. Le couplage de deux
résonateurs étant dépendant de leur impédance et de leur distance, nous pouvons identifier cette
expression à celle du couplage entre deux anneaux.
Nous posons alors :
∞
𝑍𝑘 | < 𝑔𝑒 |𝑓𝑘 > |2
𝑍𝑎𝑛𝑛𝑒𝑎𝑢 = ∑ × (II-60)
2 | < 𝑔𝑒 |𝑓0 > |2
𝑘=1
∞
𝑍𝑘 | < 𝑔𝑒 |𝑓𝑘 > |2
𝑗𝑋 = ∑ ×𝑒 −𝛾𝑘ℎ × (II-61)
2 | < 𝑔𝑒 |𝑓0 > |2
𝑘=1
Les équations (II-48) et (II-49) nous permettent d’affirmer que le problème peut être vu
comme la mise en parallèle d’une ligne de transmission et du problème « évanescent ». Les
résultats des équations (II-58) et (II-59) nous permettent de proposer le circuit électrique
équivalent présenté en Figure II-18.
64
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
a) b)
c) d)
Figure II-19: Comparaison entre la partie imaginaire calculée par le circuit électrique équivalent et
celle calculée par CST pour différentes distances entre les anneaux a) λ/10, b) λ/50, c) λ/100, et d) λ/500
65
[Link] électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
Circuit CST
RAM (Go) 4 64
Puissance de
Nb CPU 2 12
calcul
Cadence (GHz) 1.6 3,1
Produit Scalaire 1 min 40 s -
1 Cas quelques secondes 20 min
Temps de Calcul Total 1 cas ≈2 min 20 min
200 cas 1min 30s >2,5 jours
Total 200 cas ≈3 min >2.5 jours
Tableau II-1 : Puissance et temps de calcul associé au calcul de la réponse du problème à deux
anneaux dans le cas du circuit électrique équivalent et dans celui de la simulation CST
Figure II-20: Tracé de la partie imaginaire de l’impédance en transmission Z12 d’un circuit à deux
anneaux pour 200 distances différentes et 300 points de fréquences
Sur la Figure II-20, nous retrouvons ces deux fréquences de résonance : celle située en
dessous de f0 converge vers celle-ci pour les grandes distances et s’en éloigne pour disparaître
lorsque la distance diminue ; la deuxième située en dessous de f0 converge également pour des
distances importantes. Lorsque la distance entre les anneaux diminue, cette fréquence passe par
66
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
un maximum de fréquence pour une distance proche de λ/10 avant de converger rapidement
vers la fréquence de l’anneau. Pour comprendre à quoi correspondent physiquement ces deux
résonances, nous avons tracé en Figure II-21 le même type de figure mais pour les impédances
paires et impaires.
En c omparant les Figure II-20 et Figure II-21, nous pouvons identifie r la fréquence de
résonance associée à la symétrie impaire de la structure à celle située la plus à gauche sur la
Figure II-20. La fréquence de résonance située la plus à droite est la fréquence de résonance
associée à la symétrie paire de la structure.
a) b)
Figure II-21: a) Impédance de la symétrie paire et b) de la symétrie impaire en fonction de la hauteur
et de la fréquence
Figure II-22: Vision en coupe du problème à N anneaux placés dans un guide TEM
Nous pouvons l’assimiler à une mise en cascade de N-2 anneaux a yant une longueur de
ligne hi-1/2 avant et une longueur de ligne hi/2 après. Le premier anneau (cellule verte) n’est
suivi que d’une longueur de h1/2 et le Nième anneau (cellule rouge) n’est précédé que d’une
longueur de li gne hn-1/2. Les c ircuits é lectriques é quivalents de ces deux cellules sont
respectivement les parties g auches e t droites de la Figure II-18. Ils peuvent être c onsidérés
comme des hexapôles avec une entrée et deux sorties pour le premier anneau (cellule verte),
67
[Link] électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
deux entrées et une sortie pour le dernier anneau (cellule rouge). Le circuit électrique équivalent
des cellules violettes est proposé en Figure II-23.
68
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
une structure périodique ; cependant la création d’une structure périodique induit la création
d’une bande interdite. Ces résonances sont la manifestation de cette bande interdite.
a) b)
c)
Figure II-24: Partie imaginaire de l’impédance du circuit électrique équivalent (trait plein) comparée
à la simulation CST (trait pointillé) pour les cas à : a) 3 anneaux b) 4 anneaux et c) 5 anneaux
Il est possible d’améliorer ce circuit, mais la concordance entre le circuit proposé et la
simulation suffit pour le moment à notre utilisation.
69
[Link] électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
(a) (b)
(c)
Figure II-25: Tracé de la partie imaginaire de l’impédance en transmission Z12 d’un circuit à (a) 3, (b)
4 et (c) 5 anneaux pour 200 distances différentes et 300 points de fréquence
70
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
Figure II-26: Anneau lisse chargé uniformément par une impédance de surface Zs représentant
l'impédance d'un motif élémentaire répété autour de l'anneau.
Modéliser l’anneau de cette manière nous permet d’adapter le schéma électrique équivalent
de notre problème utilisé en partie III.1. Il incorpore une impédance d e surface (voir Figure
II-27).
Le c alcul d e Zs est assuré par la même méthode numérique décrite pour l’extraction du
circuit électrique équivalent de l’anneau mais avec le motif élémentaire placé au centre du guide
TEM (cf. Figure II-28). Dans ce cas, la fonction d’essai est définie sur la partie métallisée du
motif. La validation de cette méthode se fait avec le créneau qui est le motif de référence.
71
[Link] électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
Figure II-28: Problème aux limites à résoudre pour calculer l’impédance (réactance) de surface Z s
L’utilisation de l’impédance de surface permet de retrouver des fréquences de résonance
comparables à celles c alculées sous FEKO. La Figure II-29 montre la partie im aginaire de
l’impédance d’anneaux crénelés en fonction de la fréquence. La fréquence pour laquelle la
partie im aginaire s’annule, diminue bien à mesure que le nombre de créneaux autour de
l’anneau augmente.
Figure II-29: Réactance de l'anneau sans motif (rouge) et des anneaux à 10, 50, 100, 150 et 200
créneaux
L’ensemble des cas testés sont regroupés dans le Tableau II-2. C e tabl eau donne les
fréquences de ré sonance c alculées à pa rtir de l’impédance de surf ace (réactance), celles
calculées par FEKO et leur écart relatif.
La précision des résultats est de l’ordre de 5% pour tous les cas testés. Nous pouvons ainsi
valider l’approche du calcul de la fréquence de résonance des anneaux par réactances de surface.
Toutefois, le code mis au point à partir de ce modèle théorique n’est pas d’un usage aisé. Des
efforts sont en cours pour rendre son usage plus pratique et pouvoir ainsi aisément simuler de
multiples autres motifs, au gré du concepteur.
72
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
73
[Link] du circuit électrique équivalent avec la spirale
d’analyser une ligne de transmission droite. Les symétries de la spirale permettent de placer un
mur magnétique perpendiculaire au plan de la spirale (Figure II-30 (a)). L’utilisation de cette
symétrie permet d’étudier la spirale comme une ligne couplée qui est modélisée comme une
ligne de transmission à 3 ports (Figure II-30 (b)).
a) b)
Figure II-30:a) Vue d’une antenne spirale avec deux murs magnétiques perpendiculaires placés au
milieu des brins de la spirale b) Modèle utilisée de la spirale déroulée.
La structure proposée en Figure II-30 b) avec les conditions de mur magnétiques peut être
vue comme la moitié d’un guide d’onde coplanaire excité par un mode pair. En considérant
cela, il est possible d’évaluer la capacité et l’inductance linéique de l’antenne spirale à l’aide
des équations (II-64) et (II-65).
𝐾(𝑘𝑎 )
𝐶 = 2𝜀0 (II-64)
𝐾(𝑘𝑎′ )
2 𝐾(𝑘𝑎′ )
𝐿= (II-65)
𝜇0 𝐾(𝑘𝑎 )
𝑘𝑎′ = √1 − 𝑘𝑎2
2
𝜋
où 𝑘𝑎 = 𝑡𝑎𝑛 ( 𝜒) (II-66)
4
𝑊
{ 𝜒 =
𝑊+𝑆
avec : K l’intégrale complète de première espèce
W la largeur du métal de la spirale
S la largeur de la fente de la spirale
Les pertes par rayonnement de l’antenne sont celles d’une antenne boucle à courant
uniforme. La résistance de rayonnement d’une antenne boucle est bien connue et son expression
peut être trouvée dans [I-1] :
𝜋(𝑟𝑛 𝜔𝜇0 )2 𝜋 2
𝑅𝑅𝑎𝑑 = ∫ 𝐽1 (𝑘𝑟𝑛 sin(𝜃)) sin(𝜃) 𝑑𝜃 (II-67)
2𝑍0 0
avec: J1 la fonction de Bessel de premier espèce et du premier ordre
rn le rayon de la spirale où est calculé la résistance de rayonnement
k le nombre d’onde
ω la pulsation
74
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
Le calcul de l’impédance est donc obtenu par discrétisation le long de l’anneau. La taille
des cellules élémentaires dxn de la ligne de transmission dépend du rayon. La taille de ces
cellules augmente avec le rayon rn. Pour que le calcul reste valable il faut s’assurer que la
longueur dxn est très petite devant la longueur d’onde de la fréquence minimum calculée,
typiquement dxn << λ/10 (λ longueur d’onde associée à la fréquence minimum que l’on souhaite
calculer). En tenant compte de cela, nous pouvons fixer un critère sur le nombre de segments
pour lequel la discrétisation est suffisante.
10
𝑁𝑠𝑒𝑔𝑚𝑒𝑛𝑡 ≫ ×2𝜋×𝑅𝑚𝑎𝑥 ×𝑁𝑡𝑜𝑢𝑟 (II-71)
λ
Avec Rmax le rayon extérieur de la spirale et Ntour le nombre de tours de la spirale.
Toutefois, les contraintes géométriques sont plus importantes que ce critère. En effet, les
brins de la spirale ne devant pas se chevaucher, il est nécessaire de discrétiser environ 5 fois
plus que ce que le critère propose.
La Figure II-32 présente les parties réelle et imaginaire de l’impédance d’entrée d’une
spirale d’Archimède. La spirale a un rayon de 8cm et 10 tours. La bande de fréquence sur
laquelle est calculée la réponse de l’antenne est [0.8GHz ; 3GHz]. Son impédance est comparée
à celle calculée par FEKO.
75
[Link] expérimentale du modèle par la mesure
a) b)
Figure II-32: Partie réelle a) et partie imaginaire b) de l'impédance d'entrée de la spirale calculée à
l'aide de la théorie des lignes de transmissions (bleu) et de la simulation FEKO (orange)
Le calcul de l’impédance d’entrée de la spirale à l’aide du modèle proposée par [II-5] est
très proche de celle obtenue par la simulation FEKO. Le modèle proposé est donc un bon choix
pour le couplage avec le circuit électrique équivalent utilisé pour les anneaux. L’erreur sur la
partie réelle est d’environ 5% lorsque l’impédance d’entrée de l’antenne est stable en fréquence,
c’est-à-dire pour des fréquences supérieures à 2 GHz.
76
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
5) Même antenne que 4) mais avec des anneaux à 100 répétitions du motif de Von-Koch
Modifié
Le choix des répétitions des motifs autour des anneaux a été effectué à l’aide d’une rapide
optimisation. L’étude de deux motifs permettra de valider l’indépendance des résultats du
circuit à la forme du motif sur l’anneau. Le Von-Koch Modifié a été rapidement présenté dans
le chapitre pour la réduction des antennes hélices quadrifilaires [II-7]. La description de ce
motif et le choix de son utilisation seront plus longuement discutés dans le Chapitre III. Pour
valider l’évolution des résonances identifiées par le circuit, nous allons effectuer une étude
paramétrique sur la hauteur des anneaux. L’espace entre la spirale et les anneaux est assuré par
des couches de Rohacell HF 51 de 1.27mm d’épaisseur, de permittivité relative εr =1,05 et dont
l’angle de pertes est de 0,0006.
77
[Link] expérimentale du modèle par la mesure
a)
b) c)
d) e)
Figure II-33: Photographie des antennes réalisées
a) antenne spirale seule b) antennes à 2 anneaux à motif crénelé (25 répétitions) c) antennes à 2 anneaux à
motif crénelé (50 répétitions) d) antennes à 3 anneaux à motif crénelé (100 répétitions) et e) antennes à 3
anneaux à motif crénelé (200 répétitions)
78
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
Les mesures ont été réalisées sur des antennes spirales de 8cm de diamètre. Les spirales ont
été gravées sur un substrat Neltec NX9240 de permittivité relative εr = 2,4, d’épaisseur 1,5mm
et d’angle de pertes de 0,0016.
Les spirales sont alimentées par des baluns à transition d’impédance exponentielle qui sont
gravés sur le même substrat que celui utilisé pour réaliser les spirales. Le balun assure la
transformation d’impédance de 50 Ohms à 135 Ohms et mesurent 9.6 cm de long. Les profils
des baluns sont présentés en Figure II-34.
a) b)
Figure II-34 : a) Profil de la ligne de transmission du balun et b) profil du plan de masse du balun
Le Chapitre IV explicitera tous les détails sur l’alimentation des antennes.
Figure II-35: |S11| mesuré d’une spirale entourée par un anneau crénelé, par 2 anneaux crénelés pour
différentes distances (λ est la longueur d’onde associée à la fréquence de résonance propre de l’anneau)
Le coefficient de réflexion de l’antenne entourée d’un anneau permet d’identifier la
fréquence de résonance propre de l’anneau. Par rapport à la figure présentée en partie III.2.3,
cela nous permet d’identifier f0. Pour les coefficients de réflexion des antennes à deux anneaux,
nous observons deux résonances pour chaque cas :
Une première ayant une fréquence plus élevée que f0 et un niveau sur le coefficient de
réflexion inférieur à -15dB.
Une deuxième ayant une fréquence inférieure à f0 et des niveaux sur le coefficient de
réflexion plus faible que la première.
La première résonance a une influence directe sur la bande passante de l’antenne tandis que
la deuxième ne vient créer qu’une perturbation sur le coefficient de réflexion. La fréquence de
79
[Link] expérimentale du modèle par la mesure
la première résonance augmente avec la distance entre l es deux a nneaux. Elle diminue
rapidement pour les faibles distances pour tendre vers une fréquence proche de 1GHz pour les
distances les plus élevées. Pour les distances les plus élevées l’identification de la résonance
sur le coefficient de réflexion mesuré n’est pas forcément claire. En effet nous observons une
inflexion de la courbe autour d’une résonance de l’antenne à 1.05GHz mais pas une résonance
marquée. C ette résonance est plus visible sur les résultats de simulation présentés en Figure
II-36. S ur cette figure s euls les deux de rniers c as de la Figure II-35 sont comparés à la
simulation.
a) b)
Figure II-36 : Comparaison entre la simulation (rouge) et la mesure (bleu) du |S 11| pour les cas a)
h=λ/22 et b) h=λ/17
Nous observons un bon accord entre les résultats de simulation et de mesure. Les résultats
de simulation nous permettent de confirmer l’existence de la résonance sur le coefficient de
réflexion. En effet, en Figure II-36, la mesure donne une résonance à environ 1.05GHz tandis
que la simulation en prévoit une deuxième à environ 1.02GHz. Cette deuxième résonance est
relativement proche d’une résonance propre à l’antenne (à 1.05GHz) et son niveau sur le
coefficient de réflexion est en dessous de -30dB. Son faible niveau sur le |S11| en simulation et
sa proximité avec une autre résonance permettent d’expliquer pourquoi la résonance est moins
marquée en mesure. En effet, le pas de mesure est plus faible qu’en simulation et la précision
des instruments sur des niveaux aussi faibles n’est pas nécessairement garantie. L’évolution de
cette f réquence de résonance en fonction d e la d istance entre l es anneaux et sa posi tion par
rapport à la fréquence propre de l’anneau nous permettent d’identifier cette résonance sur le
coefficient de réflexion à la résonance liée à la symétrie paire du résonateur à anneaux couplés.
La posi tion pa r rapport à f 0 et l’évolution de la deuxième résonance i dentifiée sur le
coefficient de réflexion permet d’identifier cette perturbation à la résonance liée à la symétrie
impaire du résonateur à anneaux couplés.
La même é tude a été effectuée avec le de uxième mot if présenté précédemment. Les
réponses de plusieurs cas mesurées sont superposées en Figure II-37, à celles des antennes à
motif crénelé. Comme nous pouvons le voir les réponses e ntre les deux antennes p our une
configuration donnée se superposent très bien. Cette superposition est rendue possible par le
choix du nombre de répétitions des motifs qui permet d’avoir une fréquence propre des anneaux
très proche l’une de l’autre (autour de 930MHz). Ces résultats nous permettent de conclure que
l’évolution de la réponse du résonateur à anneaux couplés se fait indépendamment de la forme
du motif imposé sur les anneaux. A ce point de notre étude, il est envisageable de dire que la
conception du ré sonateur peut se faire indépe ndamment de la fréquence de ré sonance de
l’anneau.
80
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
a) b)
c) d)
Figure II-37 : Comparaison des |S11| des antennes à deux anneaux pour le motif crénelé (rouge) et le
motif de Von-Koch Modifié (bleu) pour les distances a) h=λ/75, b) h=λ/34, c) h=λ/22 et d) h=λ/17
Les résonances prévues par le circuit é lectrique équivalent proposé e n pa rtie III.2 sont
identifiables sur la réponse de l’antenne. La résonance de la symétrie paire est celle qui a le plus
d’influence sur l’adaptation de l’antenne. Sa fréquence et la bande passante autour de c ette
dernière sont des paramètres qui vont être déterminants dans l’élaboration d’un outil de
conception rapide.
81
[Link] expérimentale du modèle par la mesure
Figure II-38: |S11| mesuré d’une spirale entourée par un anneau crénelé, par 3 anneaux crénelés pour
différentes distances (λ est la longueur d’onde associée à la fréquence de résonance propre de l’anneau)
Sur la Figure II-39 la c orrespondance e ntre les ré sultats de sim ulation et de mesur e est
satisfaisante. Les principaux é carts se font sur les niveaux de s résonances sur la bande
[0.8GHz ; 0.9GHz] et au niveau de la résonance apportée par le résonateur à anneaux entre
1GHz et 1.1GHz. Sur cette bande de fréquence, la résonance propre à l’antenne est légèrement
décalée e n sim ulation. Elle passe de 1.08 GHz à 1.07GH z e n mesur e. La ré sonance du
résonateur à anneaux est nettement plus marquée sur la réponse en simulation, car il semble
que les pertes soient négligées da ns le modèle de sim ulation. En effet en dé but de ba nde
[0.8GHz ; 0.9 GH z] le niveau du |S11| simulé est plus important qu’en mesure. Les pertes
viennent diminuer le coefficient de qualité de la résonance c’est la raison pour laquelle elle est
moins marquée en mesure.
Figure II-39 : Comparaison entre la simulation (rouge) et la mesure (bleu) du |S 11| pour les cas h=λ/30
82
Chapitre II:Modélisation Électromagnétique et Circuit électrique équivalent du résonateur d’anneaux couplés
Les mesures sur l’antenne avec le deuxième motif ont également été faites. Les réponses
des cas mesurées sont comparées à celles du créneau en Figure II-40. La corrélation entre les
réponses des deux antennes est très bonne. Nous constatons quelques écarts sur la résonance
liée à la symétrie impaire du résonateur (autour de 800MHz). Ces écarts existent aussi dans les
mesures des antennes à deux anneaux mais ils sont moins marqués que dans le cas à 3 anneaux.
La ré sonance de la symétrie im paire e st donc s ensible à la géométrie d u mot if. Toutefois,
comme cette résonance ne vient pas influer sur la miniaturisation de l’antenne, nous pouvons
négliger ce phénomène. L’indépendance de la réponse du modèle à la géométrie imposée aux
anneaux reste donc valable.
a) b)
c) d)
Figure II-40: Comparaison des |S11| des antennes à deux anneaux pour le motif crénelé (rouge) et le
motif de Von-Koch Modifié (bleu) pour les distances a) h=λ/110, b) h=λ/60, c) h=λ/40 et d) h=λ/30
VI. Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons établi un circuit électrique équivalent qui permet de modéliser
des anneaux résonants empilés et couplés électromagnétiquement. Ce circuit permet de calculer
très rapidement la réponse du résonateur. Le temps de calcul est divisé par 10 par rapport à celui
qui est nécessaire aux logiciels de simulation commerciaux. Ce gain de temps est mis à profit
pour calculer un nombre de géométries très important. Les observations faites à l’aide du circuit
développé ont été confirmées par u ne série de réalisations nous permettant d’appréhender
physiquement les caractéristiques de l’interaction du résonateur avec la spirale. Ce chapitre a
permis de mettre en place différents outils de conception et d’optimisation de spirales
d’Archimède chargées par d es anneaux résonants couplés. Basée sur c es outils, une
méthodologie de conception sera proposée dans le chapitre suivant.
83
[Link]
Bibliographie
[II-1] RIPOCHE, Olivier. Miniaturisation d’antennes en bande VHF pour applications spatiales. 2013. Thèse
de doctorat en Electromagnétisme et Systèmes Haute Fréquence, sous la direction de Hervé AUBERT et
Anthony BELLION, Toulouse, Institut National Polytechnique de Toulouse.
[II-2] HARRINGTON, Roger F. Time-harmonic electromagnetic fields. McGraw-Hill, 1961.
[II-3] BAUDRAND, H. et AUBERT, H. l’Electromagnetisme par les Schemas Equivalents. Cepaduès
Editions, Paris, 2003.
[II-4] LEE, Ming, KRAMER, Bradley A., CHEN, Chi-Chih, et al. Distributed lumped loads and lossy
transmission line model for wideband spiral antenna miniaturization and characterization. IEEE
Transactions on Antennas and Propagation, 2007, vol. 55, no 10, p. 2671-2678.
[II-5] CHEN, Teng-Kai et HUFF, Gregory H. Transmission line analysis of the Archimedean spiral antenna
in free space. Journal of Electromagnetic Waves and Applications, 2014, vol. 28, no 10, p. 1175-1193.
[II-6] BALANIS, Constantine A. Antenna theory: analysis and design. John Wiley & Sons, 2016.
[II-7] TAKACS, Alexandru, IDDA, Tonio, AUBERT, Herve, et al. Compact VHF quadrifilar helix antenna.
In: Microwave Conference (EuMC), 2012 42nd European. IEEE, 2012. p. 850-853.
84
Chapitre III:Miniaturisation d’une antenne spirale d’Archimède
I. Introduction
Le chapitre précédent nous a permis de construire et valider les éléments nécessaires à la
création d’un outil d’optimisation rapide des anneaux résonants et couplés qui chargent la
spirale d’Archimède. Dans ce chapitre nous proposons de mettre en place une procédure
d’optimisation pour l’antenne étudiée afin de la miniaturiser. Pour chaque étape d’optimisation,
nous donnons les critères et les choix à effectuer pour concevoir l’antenne la plus compacte
possible. Nous avons constaté que le facteur de miniaturisation est fonction de la fréquence de
résonance propre et de la bande passante des anneaux constituant le résonateur à anneaux. La
première partie de ce chapitre s’attarde sur les motifs qu’il est possible d’utiliser et sur une
méthodologie pour choisir le motif le plus adapté. La deuxième partie présente une méthode de
conception du résonateur à anneaux ainsi que la méthode de conception globale de l’antenne.
Des résultats de simulation de l’antenne conçue à l’aide de cette méthode sont également
présentés. Le chapitre se termine par une analyse sur la méthode de conception mise en place.
85
[Link] du motif des anneaux résonants et couplés
a) b)
Figure III-3: a) Profil de Von-Koch à l'ordre 2 b) Profil de Von-Koch à l'ordre 3
86
Chapitre III:Miniaturisation d’une antenne spirale d’Archimède
Les motifs présentés en Figure III-2 et en Figure III-3 sont les motifs étudiés dans cette
partie.
II.2.1.c) Motif d’Hilbert
Le générateur du motif d’Hilbert, ou l’itération d’ordre 1, est présenté en Figure III-4.
a) b)
Figure III-5: a) Profil Inspiré d’Hilbert à l'ordre 2 b) Profil Inspiré d’Hilbert à l'ordre 3
Les motifs présentés en Figure III-4 et en Figure III-5 sont les motifs étudiés dans cette
partie.
II.2.1.d) Motif de Peano
Le générateur classique du motif de Peano, ou l’itération d’ordre 1, est présenté en Figure
III-6.
87
[Link] du motif des anneaux résonants et couplés
a) b)
Figure III-8: a) Profil inspiré de Peano à l'ordre 2 b) Profil inspiré de Peano à l'ordre 3
Les motifs présentés en Figure III-7 et en Figure III-8 sont les motifs étudiés dans ce
chapitre.
Figure III-9: Motif de Von-Koch à l'ordre 1 dont les segments sont modulés par une demi-période de
sinusoïde
Il a été démontré [III-2]-[III-4] que l’utilisation de motifs fractals pour la miniaturisation
d’antenne quadrifilaire entraine une diminution de 43% de la hauteur. Le gain de cette antenne
est de 2.5 dBi. La même antenne utilisant le motif de VKM permet une réduction de 49% avec
des performances en gain équivalentes à l’antenne fractale. L’utilisation de ce motif dans les
anneaux promet donc des réductions de la fréquence de résonance importantes.
Ce motif permet d’introduire un nouveau degré de liberté pour contrôler la longueur
déployée du motif : l’amplitude de la fonction sinusoïdale. Contrairement à l’ordre fractal, ce
paramètre peut être choisi à la convenance du concepteur. Il permet de fixer de manière plus
fine la fréquence de résonance de l’anneau. Dans notre étude cette amplitude est maximale afin
d’évaluer les limites de réduction du motif.
88
Chapitre III:Miniaturisation d’une antenne spirale d’Archimède
Pour illustrer la démarche de sélection des motifs, une étude pour des anneaux avec un rayon
extérieur de 4cm et un rayon intérieur de 3.9 cm est réalisée. Les résultats de la fréquence de
résonance en fonction du périmètre déployé normalisé par λ sont présentés dans la Figure III-10,
où λ est la longueur d'onde associée à la fréquence de résonance d’un anneau sans motif. Dans
cette figure sont présentés les trois premiers ordres des trois fractals introduits en partie II.2.1,
le Von-Koch modifié à l’ordre 1 et le créneau (motif de référence dans cette étude). Pour aider
à l’analyse de ce graphique, les valeurs minimales et maximales des longueurs déployées et des
fréquences de résonance de tous les motifs sont regroupées dans Tableau III-1, où (Lmin ; fmax)
est le point de la courbe associé à 10 répétitions du motif et (Lmax ; fmin) est le point de la courbe
associé à 100 répétitions du motif. A noter qu’il est possible de répéter plus de 100 fois un motif
autour de l’anneau. Plus le motif est simple (comme celui des fractals du premier ordre par
exemple), plus il est possible de le répéter. Cette limite de 100 répétitions est un compromis qui
permet d’obtenir une bonne dynamique de la fréquence de résonance et de pouvoir simuler le
plus d’anneaux possible dans un temps de simulation raisonnable. La limite de 10 répétitions
est choisie par contrainte géométrique. En effet en dessous de 10 répétitions l’anneau est plus
un polygone qu’un anneau.
89
[Link] du motif des anneaux résonants et couplés
Tableau III-1 : Tableau regroupant les valeurs minimales et maximales des longueurs déployées
normalisées et des fréquences de résonance des différents motifs étudiés
90
Chapitre III:Miniaturisation d’une antenne spirale d’Archimède
plus grande longueur déployée que le motif à l’ordre N. Ce qui explique pourquoi dans
le Tableau III-1 pour un même nombre de répétitions autour de l’anneau, les fractals
d’ordre N ont un périmètre déployé inférieur et une fréquence de résonance supérieure
que les fractals à l’ordre N+1. En fonction de la géométrie fractale utilisée, le rapport
des fréquences et des périmètres diffère d’un ordre à l’autre.
Cela permet d’expliquer pourquoi le motif de Von-Koch Modifié atteint des fréquences de
résonance plus basses que les motifs à l’ordre 1 et le motif crénelé. En effet c’est le seul motif
du premier ordre auquel de la longueur électrique est ajoutée à l’aide de la modulation via une
fonction sinusoïdale. En termes de longueur déployée et de fréquence de résonance atteintes il
est très proche du motif d’Hilbert d’ordre 2. La « continuité » de la fréquence en fonction du
périmètre est assurée de 0.88GHz à 1.27 GHz. C’est-à-dire que sur cette bande il est possible
d’associer à chaque fréquence de résonance un anneau à motif.
91
[Link] de l’antenne à l’aide du modèle
Si après l’application des deux critères précédents, plusieurs candidats sont encore
possibles, nous conseillons de choisir celui qui présente le moins de contraintes en réalisation.
Le processus de choix du motif décrit ci-dessus peut être résumé par le synoptique présenté en
Figure III-12.
Figure III-12: Synoptique de choix du motif pour la réalisation d'une antenne miniature
En suivant ces critères et dans la perspective de la réalisation de maquettes dans la bande
UHF, nous avons identifié le motif de VKM comme le motif le plus prometteur pour minimiser
la taille de l’antenne. Ce choix est validé par des réalisations dont les résultats sont présentés
en début de chapitre IV.
Figure III-13: Tracé de la partie imaginaire de l’impédance en transmission Z12 d’un circuit à 3
anneaux pour 200 distances différentes et 500 points de fréquences
92
Chapitre III:Miniaturisation d’une antenne spirale d’Archimède
Dans cette pa rtie nous cherchons uniquement à évaluer l es limites de la ba nde p assante
autour de cette fréquence. Pour la bande passante autour de cette résonance est calculée sur le
coefficient de transmission S 12 de la réponse du circuit. Le niveau auquel est calculé la bande
passante est pris à -35dB (Cf. Figure III-14). Cette limite est recherchée dans un premier temps
sans contraintes sur les distances inter-anneaux et dans un second temps avec une contrainte
sur l’épaisseur totale du résonateur. Ce niveau est choisi car il permet d’évaluer la bande
passante de manière uniforme pour toutes les configurations testées. Des niveaux plus élevés
sont plus problématiques pour la détermination de la fréquence basse de la bande passante. Il
permet également d’évaluer la bande passante sur une bande de calcul plus étroite, ce qui nous
permet de gagner du temps de calcul. En effet si le niveau est choisi à -10dB, la bande de calcul
nécessaire à l’évaluation de la bande passante est plus importante qu’à -35dB.
93
[Link] de l’antenne à l’aide du modèle
La Figure III-15 montre que pour une première distance h12 fixée le maximum de bande
passante est atteint pour une distance h23 environ égale à λ/7. Le cas h12=λ/500 fait exception.
Pour h23 fixé, la bande passante est minimale pour les faibles distances, elle augmente pour
atteindre un maximum vers λ/7 puis diminue pour des distances plus grandes. Le maximum de
bande passante du résonateur est donc atteint pour h12=h23= λ/7. Le résultat est cohérent avec
les résultats présentés sur la Figure III-13.
Figure III-15: Evolution de la bande passante en fonction de la distance entre les deux derniers
anneaux h23 pour différentes hauteurs entre les deux premiers anneaux h12
Les cas offrant la plus grande bande passante du résonateur pour un encombrement minimal
sont présentés dans le Tableau III-2. A noter que pour un nombre d’anneaux fixé, il existe
plusieurs combinaisons de distances qui possèdent la même bande passante que celle indiquée
dans le Tableau III-2.
Anneaux 3 4 5 6 7
h12 λ/6,7 λ/8,9 λ/13,3 λ/50 λ/500
h23 λ/6,7 λ/6,7 λ/13,3 λ/50 λ/500
h34 - λ/8,9 λ/13,3 λ/50 λ/25
h45 - - λ/13,3 λ/50 λ/25
h56 - - - λ/50 λ/25
h67 - - - - λ/25
htot λ/3,4 λ/2,7 λ/3,3 λ/5 λ/6
BW (%) 7,54 16,95 19,7 19.7 19,7
Tableau III-2 : Distance entre les anneaux et encombrement total du résonateur pour une bande
passante maximale et pour 3, 4, 5, 6 et 7 anneaux
Ce tableau permet de constater que pour un nombre d’anneaux fixé, les distances entre les
anneaux tendent à être identiques. Les cas à 4 et 7 anneaux font exception. En effet pour le cas
à 7 anneaux les deux premières distances sont très rapprochées tandis qu’elles sont plus
espacées pour les suivantes. L’encombrement total tend également à diminuer. Il est maximum
pour le cas à 4 anneaux. La dernière ligne du tableau montre que la bande passante maximale
du résonateur est atteinte pour 5 anneaux et plus.
94
Chapitre III:Miniaturisation d’une antenne spirale d’Archimède
Le résonateur proposant la bande passante la plus large est composé de 5 anneaux ou plus
avec des distances identiques entre les anneaux. A l’aide de l’étude sur les fréquences de
résonance des anneaux de la partie précédente il est possible de concevoir une antenne qui
permet de diminuer fortement la fréquence basse de fonctionnement de l’antenne sans être
compacte. En effet le meilleur encombrement proposé dans ce tableau est λ/6.
Tableau III-3: Distance entre les anneaux et encombrement total du résonateur pour une bande
passante maximale et pour 3 à 9 anneaux
Dans toutes les configurations retenues dans le Tableau III-3 les distances inter-anneaux
sont toutes identiques. Ces distances sont de plus égales à la distance maximale donnée par
l’équation (2). Devant ce constat sur les résonateurs à 4, 5 et 6 anneaux, seulement deux
distances ont été prises pour tester les réponses des combinaisons pour des résonateurs à 7
anneaux et plus. Au-delà du cas à 9 anneaux l’uniformité des distances entre les anneaux ne se
vérifient plus. Comme la configuration optimale n’est pas assurée d’être trouvée, l’étude de la
bande passante est arrêtée à 9 anneaux.
Le Tableau III-3 montre que l’évolution de la bande passante est à peu près linéaire avec
l’augmentation du nombre d’anneaux utilisé dans le résonateur. Plus ils augmentent, plus la
hauteur totale du résonateur tend vers λ/10.
95
[Link] de l’antenne à l’aide du modèle
a) b)
c)
Figure III-16: Comparaison entre le |S11| simulé de la spirale seule, d'une spirale à 3 anneaux et du
|S12| d'un résonateur à 3 anneaux pour les configugations suivante:
a) 100 créneaux h12=h23= λ/10 b) 100 créneaux h12=h23= λ/50 c) 100 créneaux h12=h23= λ/100
96
Chapitre III:Miniaturisation d’une antenne spirale d’Archimède
Grâce à ces observations il va être possible de définir des règles pour le dimensionnement
du résonateur (méthodologie de conception). Ces règles doivent être établies de manière à
s’assurer que le résonateur vienne adapter l’antenne sous la fréquence basse de fonctionnement
de la spirale. Il faut pour cela que fmax soit très proche de la fréquence basse de fonctionnement
de la spirale, soit proche de 1.3GHz dans le cas de la Figure III-16. Pour connaître le nombre
de motifs qu’il faut utiliser sur l’anneau, la bande passante relative du résonateur ainsi que ses
fréquences basse fmin et haute fmax sont tracées en fonction du nombre de répétitions du motif
autour de l’anneau. Le Tableau III-4donne l’évolution de ces paramètres pour le motif crénelé
et le motif de Von Koch Modifié (VKM) pour des résonateurs de 2 à 7 anneaux. Sur les figures
présentées dans le Tableau III-4 des oscillations sont observables sur certaines courbes. Il s’agit
d’un manque de stabilité numérique du code de calcul. L’extraction automatique de fmin à -10dB
n’est pas évidente à programmer. En effet plusieurs points de la courbe passent par -10dB avant
fmin. La lecture des valeurs des courbes du Tableau III-4 se fait en effectuant une moyenne sur
les points de la courbe. Pour s’assurer que le résonateur va venir adapter la spirale d’Archimède
en dessous de sa fréquence basse de fonctionnement il faut que fmax soit très proche de celle-ci,
soit 1.3 GHz dans notre exemple. Pour cela il s’agit de regarder pour quel nombre de répétitions
les courbes de fmax (en pointillé sur les figures à gauche du Tableau III-4) viennent couper la
courbe y=1.3GHz. Par exemple pour un résonateur à 2 anneaux et à motif crénelé, le nombre
de répétition qui permet de minimiser de la taille de l’antenne est N=150 tandis que pour un
résonateur à 3 anneaux nous obtenons N=200. Dans le cas du créneau, pour les résonateurs à 4
anneaux ou plus, la fréquence maximale de la bande passante ne vient pas intercepter la courbe
y=1.3GHz. Le meilleur cas pour la miniaturisation d’une spirale d’Archimède est donc un
résonateur à 3 anneaux contenant 200 créneaux distant de λ/30. L’évaluation de la réduction se
fait à l’aide de la figure traçant la bande passante en fonction du nombre de répétition. Dans le
cas du résonateur à 3 anneaux et 200 créneaux, la figure permet de prévoir une réduction de
23%. Avec le motif de VKM il est possible d’espérer mieux. En effet pour un résonateur
composé de 7 anneaux et de 200 motifs, il est possible d’espérer une réduction de 38%, soit une
réduction supérieure au meilleur cas obtenu dans [III-5].
Les courbes du Tableau III-4 permettent également de mieux appréhender certaines
observations faites précédemment dans [III-5] sur l’antenne. Ainsi il est possible de comprendre
pourquoi lorsque la fréquence minimale du résonateur est très éloignée de la fréquence basse
de fonctionnement de la spirale, l’antenne est désadaptée. En effet, si fmax sera trop éloignée de
la fréquence basse de fonctionnement de la spirale, le couplage entre le résonateur et la spirale
ne permet pas d’assurer une bonne adaptation d’impédance entre ces deux fréquences. Dans le
cas où ces deux fréquences sont trop éloignées, l’ajout d’un anneau permet de diminuer fmax et
d’assurer l’adaptation sur toute la bande de l’antenne. En effet les courbes à gauche du Tableau
III-4 montrent que fmin est sensiblement la même quel que soit le nombre d’anneaux dans le
résonateur alors que fmax augmente sensiblement avec le nombre d’anneaux. Cependant cette
augmentation a tendance à se réduire à mesure que le nombre de répétitions des motifs autour
de l’anneau augmente. Ceci est dû au fait que l’augmentation du nombre de motifs vient faire
augmenter le coefficient de qualité du résonateur qu’est l’anneau. Par contre l’augmentation de
fmax avec le nombre d’anneaux, pour y=1.3GHz, est linéaire. L’augmentation étant linéaire, les
calculs doivent être menés pour plus d’anneaux pour éventuellement appréhender une
éventuelle limite théorique.
Pour résumer, le dimensionnement du résonateur s’effectue de la manière suivante :
1) Calcul de la réponse du résonateur pour toutes les combinaisons possibles de distances
inter-anneaux puis extraction des configurations maximisant la bande passante tout en
minimisant la hauteur totale de l’antenne.
97
[Link] de l’antenne à l’aide du modèle
2) Calcul de la réponse du résonateur pour des anneaux avec un nombre croissant de motifs
autour de l’anneau. Le choix du nombre de motif dépend de la fréquence basse de
fonctionnement de la spirale d’Archimède. La fréquence maximale de la bande passante à
-10dB doit ê tre la plus proche possi ble de la fréquence ba sse de fonc tionnement de la
spirale.
fmin et fmax de la BP en fonction de N BP @-10dB (%) en fonction de N
Créneau
fmin
fmax
VKM
Tableau III-4 : Evolution de la bande passante relative à -10dB du résonateur, des fréquences
minimales et maximales de la bande passante en fonction du nombre de répétitions N de motifs autour de
l'anneau pour les motifs crénelé et VKM
98
Chapitre III:Miniaturisation d’une antenne spirale d’Archimède
Figure III-17: Synoptique de conception de l'antenne spirale chargée par des anneaux résonnants et
couplés
99
[Link] sur la nouvelle méthode de conception
Figure III-18: Modèle de simulation de l'antenne à 3 anneaux et 200 créneaux identifié à l'aide de
notre méthodologie de conception
Figure III-19: |S11| simulé de l'antenne à 3 anneaux conçue à l'aide de la méthode décrite en partie
III.2.1 et |S11| de la spirale d'Archimède seule
La Figure III-19 permet de déduire que l e f acteur de réduction d e la fréquence b asse de
fonctionnement est de 17.8%. Cette méthode a donc permis de concevoir très rapidement une
antenne avec un facteur de réduction équivalent à l’état de l’art.
100
Chapitre III:Miniaturisation d’une antenne spirale d’Archimède
Hauteurs des
N Créneaux Réduction
anneaux
Spirale à 2 anneaux 56 h12=λ/40 18.5%
h12= λ/12
Spirale à 3 anneaux 100 h23= λ/30 21.5%
htot= λ/23
h12=h23=λ/110
Spirale à 4 anneaux 200 h34=λ/20 26.3%
htot=λ/15
h12=h23=h34=λ/110
Spirale à 5 anneaux 300 h45=λ/7.6 29.7%
htot=λ/6
Tableau III-5: Tableau récapitulatif des meilleures configurations trouvées dans [5]
Pour l’exemple de conception de la partie III.2.2, les courbes du Tableau III-4 prévoient une
bande passante du résonateur de 21% et une réduction (simulée) de 17.8% est obtenue. Ce qui
reste équivalent à celle trouvée dans le Tableau III-5 (21.5%). Toutefois les antennes présentées
dans le Tableau III-5 sont plus compactes que celles proposées par notre méthodologie de
conception. Les distances séparant les anneaux sont également différentes. La différence sur les
distances peut être mise sur le compte de la taille des antennes qui n’est pas la même (1m pour
les configurations du Tableau III-5 et 8cm pour les résultats présentés dans le Tableau III-4)
mais cela ne justifie pas forcément les différences sur le nombre de créneaux. En effet avec
notre méthode l’antenne à 3 anneaux nécessite deux fois plus de créneaux que celle donnée
dans le Tableau III-5. De même une réduction de plus de 30% avec 5 anneaux crénelés n’est en
théorie pas atteignable avec notre méthode, or une antenne de 8cm de diamètre avec une
réduction de 34% est présentée dans le Chapitre I. Toutefois avec un résonateur à 7 anneaux et
210 répétitions du motif de VKM il est théoriquement possible de diminuer le diamètre
d’environ 38%.
Une version du code venant coupler la réponse du résonateur avec celle de l’antenne
d’Archimède viendrait garantir plus sûrement l’optimisation des paramètres pour la
miniaturisation de l’antenne. Néanmoins la méthode proposée permet pour le moment de
concevoir rapidement des antennes miniatures sans passer par un nombre important de
simulations électromagnétiques et ainsi réduire considérablement le temps de conception de
cette antenne.
Bibliographie
[III-1] MANDELBROT, Benoît. Les objets fractals. 1984.
[III-2] H. Diez, H. Aubert, D. Bellot, A. Takacs, ‘Antenne hélice compacte à profil sinusoïdal modulant un
motif fractal’, french patent pending CNES-CNRS n°04576-01/20.
[III-3] TAKACS, Alexandru, IDDA, Tonio, AUBERT, Herve, et al. Compact VHF quadrifilar helix antenna.
In: Microwave Conference (EuMC), 2012 42nd European. IEEE, 2012. p. 850-853.
[III-4] TAKACS, Alexandru, IDDA, Tonio, AUBERT, Herve, et al. Miniaturisation technique for quadrifilar
helix antenna. In: Proceedings of the 2012 IEEE International Symposium on Antennas and Propagation.
IEEE, 2012. p. 1-2.
[III-5] RIPOCHE, Olivier. Miniaturisation d’antennes en bande VHF pour applications spatiales. 2013.
Thèse de doctorat en Electromagnétisme et Systèmes Haute Fréquence, sous la direction de Hervé
AUBERT et Anthony BELLION, Toulouse, Institut National Polytechnique de Toulouse.
101
[Link]
102
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
I. Introduction
Dans ce chapitre nous détaillons les différentes réalisations et mesures effectuées dans le
cadre de cette thèse. Ces mesures sont venues valider les différentes notions mises en place au
cours de cette thèse. Une partie des résultats de mesures a été présentée dans le chapitre II. Ces
résultats portaient essentiellement sur l’étude du coefficient de réflexion en entrée des antennes.
L’objectif de ce chapitre est de présenter et d’analyser les performances en rayonnement de ces
antennes afin de les comparer à l’état de l’art.
Ce chapitre s’ouvre sur des généralités communes à toutes les réalisations puis nous
détaillerons les résultats de réalisations utilisant 1, 2 ou 3 anneaux résonants et couplés.
L’objectif principal de ces mesures est de valider la méthode de choix du motif et l’influence
du motif sur les performances de l’antenne. Des dernières maquettes sont en cours de réalisation
afin de venir valider la méthode de conception à l’aide du circuit électrique équivalent présentée
dans le chapitre III.
103
II.Généralités et moyen de mesures
Comme le profil de la ligne est exponentiel, l’impédance de la ligne dans un plan de coupe
est donnée par :
𝑍𝑙 (𝑧) = 𝑍𝑖𝑛 𝑒 𝛼𝑧 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 ≤ 𝑧 ≤ 𝐿 (IV-2)
1 𝑍
Où 𝛼 = 𝐿 𝑙𝑛 ( 𝑍𝑜𝑢𝑡 ). Sur toute la longueur du balun il est alors possible de calculer la largeur
𝑖𝑛
de la piste w associée à l’impédance Zl à l’aide des équations (IV-3) et (IV-4) :
𝑤 8𝑒 𝐴 𝑤
= 2𝐴 𝑠𝑖 < 2 (IV-3)
ℎ 𝑒 −2 ℎ
𝑤 2
= (𝐵 − 1 − 𝑙𝑛(2𝐵 − 1) +
𝜀𝑟 + 1
(𝑙𝑛(𝐵 − 1) + 0,39 −
0,61 𝑤
)) 𝑠𝑖 > 2 (IV-4)
ℎ 𝜋 2𝜀𝑟 𝜀𝑟 ℎ
𝑍 𝜀𝑟 +1 𝜀 −1 0,11 377𝜋
avec 𝐴 = 60𝑙 √ 2
+ 𝜀𝑟 +1 (0,23 + 𝜀𝑟
) et 𝐵 = 2𝑍 où εr est la pe rmittivité re lative du
𝑟 𝑙 √ 𝜀𝑟
substrat. Le même type de profil est adopté pour la ligne et son plan de masse. La largeur initiale
du plan de masse est calculée en multipliant la largeur de la ligne par un facteur K. Ce facteur
est optimal lorsqu’il est compris entre 3 e t 4 [IV-2]. L e c hoix de c e fa cteur est fait tel que
l’impédance de la ligne micro-ruban en entrée du balun soit égale à 50Ω et stable en fonction
de la fréquence. La largeur du plan de masse suit également un profil exponentiel. Le profil des
baluns réalisés est donné en Figure IV-1.
a) b)
Figure IV-1: a) Profil de la ligne de transmission du balun et b) profil du plan de masse du balun
Afin de connecter le balun à la spirale l’origine des brins de la spirale est modifiée. Ces
modifications ont fait l’objet d’une étude paramétrique dans [IV-2]. La modification qui permet
de conserver le caractère auto-complémentaire de la spirale tout en minimisant les réflexions
dues à la transition entre le balun et le début des brins est celle présentée en Figure IV-2.
a) b)
Figure IV-2 : a) Origine des brins d’une spirale classique et b) origine des brins modifiés pour une
alimentation équilibrée
A l’aide de ces modifications, les différents éléments peuvent alors s’assembler facilement
comme présenté en Figure IV-3.
104
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
105
[Link] de la méthode de choix du motif
106
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
a) b) c)
Figure IV-6: Modèle de simulation des antennes réalisées
a) antenne spirale seule b) antenne spirale chargée par un anneau crénelé c) antenne spirale chargée par
un anneau avec le motif de VKM
Les mesures ont été réalisées sur des antennes spirales de 8cm de diamètre. Les spirales ont
été gravées sur un substrat Neltec NX9240 de permittivité relative εr = 2,4, d’épaisseur 1,5mm
et d’angle de pertes de 0,0016 (Datasheet en Annexe 4).
Pour des raisons de c oût et de ra pidité de ré alisation, les anneaux ont é té gravés sur un
substrat papier. Le substrat est du Melinex 339 de permittivité relative εr =3,1, de 0,254 mm
d’épaisseur et dont l’angle de pertes est de 0,006 (Datasheet en Annexe 5).
Les baluns sont gravés sur le même substrat que celui utilisé pour réaliser les spirales. Le
balun assure la transformation d’impédance de 50 Ohms à 150 Ohms. Les baluns font 11.2 cm
de long.
En prenant en compte les choix technologiques donnés précédemment, nous avons effectué
une ra pide optimisation. Le c as retenu pour les mesur es est une spira le avec un a nneau
contenant 10 répétitions d’un des motifs, créneau ou MVK. L’anneau est placé à 6mm au-
dessous de la spirale. L’espace entre la spirale et les anneaux e st assuré pa r 5 c ouches de
Rohacell HF 51 de 1.27mm d’épaisseur, de permittivité relative εr =1,05 et dont l’angle de
pertes est de 0,0006 (Datasheet en Annexe 6). Le schéma du mont age est présenté en Figure
IV-7. L’assemblage final des différentes antennes est présenté en Figure IV-8.
a) b)
Figure IV-7: a) Schéma et b) réalisation des antennes avec anneau
107
[Link] de la méthode de choix du motif
a) b) c)
Figure IV-8: a) Antenne spirale, b) antenne spirale avec anneau à motif crénelé et c) antenne spirale
avec anneau à motif VKM
Simulation
Mesure
Figure IV-9 : Coefficient de réflexion des trois antennes mesurées (traits pleins) et simulées (traits
pointillés) sur la bande 0.8GHz-6GHz
Sur la Figure IV-9, la variation du c oefficient de réflexion est sensiblement identique en
mesure et en simulation. Les différences entre les résultats simulés et mesurés sont minimes en
basses fréquences. Des écarts plus importants sont observés en hautes fréquences. Ces écarts
sont essentiellement dus à la qualité des contacts c onnectant d’une part le SMA au balun et
d’autre part, le balun à la spirale. En effet les soudures ajoutent des effets capacitifs qui
deviennent non négligeables en haute fréquence. Ces effets viennent ajouter une partie réactive
à l’impédance d’entrée et perturbent le coefficient de réflexion. La forme des contacts n’étant
pas modélisable avec pr écision c eci explique les différences observées en ha utes fréquence
entre la simulation et la mesure.
Comme attendu le coefficient de réflexion mesuré a la même variation sur toute la bande,
excepté en basse fréquence où les anneaux contribuent au rayonnement et à l’adaptation en
entrée de l’antenne. Les différences observables en hautes fréquences sont dues à la qualité des
soudures. Dans le cas de la mesure, les contacts sont réalisés manuellement et avec des formes
108
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
très différentes d’une antenne à l’autre. Ceci explique les différences obtenues sur le coefficient
de réflexion d’une antenne à l’autre.
Afin de mieux observer l’influence des différents anneaux en basse fréquence l’échelle de
la Figure IV-9 est resserrée en Figure IV-10 sur la bande basse entre 0.8GHz et 1.4 GHz.
Simulation
Mesure
Figure IV-10: Coefficient de réflexion des trois antennes mesurées (trait plein) et simulées (trait
pointillé) sur la bande 0.8GHz-1.4GHz
En Figure IV-10 nous pouvons constater des écarts entre simulation et mesure. Ces écarts
se concentrent autour des fréquences basses de fonctionnement des antennes. Ils sont dus à une
différence d’impédance ramenée par le balun et une impédance d’entrée de la spirale
légèrement dif férente de c elle sim ulée. Nous constatons également des différences en ba sse
fréquence [ 0,8GHz ; 1GHz] sur le nivea u du |S11|. C es diff érences sont due s à une sous -
évaluation des pertes diélectriques et conductrice dans le modèle.
Par rapport à l’antenne spirale seule, la fréquence basse de fonctionnement est 9% plus basse
pour la spirale avec un anneau à motif VKM et 7% plus basse pour celle avec un anneau à motif
crénelé. Comme pour un même nombre de répétitions du motif autour de l’anneau le motif de
VKM permet une plus grande réduction. Pour un très grand nombre de répétitions il permettra
une réduction plus importante de l’antenne que le créneau. C’est ce que nous tenterons de
démontrer avec la réalisation d’un dernier prototype.
Fréquence
basse de
fonctionnement
1,8GHz
3GHz
5GHz
Figure IV-11: Diagramme de rayonnement de l'antenne spirale et l'antenne avec anneau à motif de
VKM pour différentes fréquences
110
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
L’analyse des diagrammes permet de constater que leur forme est la même pour les deux
antennes. Nous avons une très bonne correspondance des diagrammes des antennes pour toutes
les fréquences, excepté pour la fréquence basse de fonctionnement. Pour la fréquence basse, les
diagrammes ont la même forme dans l’intervalle [270° ; 90°] (sens horaire). Le gain dans cet
intervalle est approximativement le même pour les deux antennes (différence de 1dBi). Dans
l’intervalle [90° ; 270°] (sens horaire) les diagrammes ont une la même variation mais avec une
différence de gain de 5dBi. Ces différences sont dues à un effet réflecteur des anneaux qui a été
constaté dans une thèse précédente [I-51]. Aux fréquences 1.8GHz, 3 GHz et 5GHz, l’élément
rayonnant est la spirale pour les deux antennes, ce qui explique la bonne correspondance entre
les diagrammes des deux antennes.
Afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble de l’évolution des paramètres de rayonnement
en fonction de la fréquence, nous avons tracé sur la Figure IV-12 le Taux d’Ellipticité (TE) et
les gains des polarisations principales et croisées dans la direction θ=0°.
a)
co-Pol
x-Pol
b)
Figure IV-12: a) TE en dB et polarisations b) LHCP (trait plein) et RHCP (trait pointillé) (bas) des
trois antennes en fonction de la fréquence dans la direction θ=0°
La Figure IV-12 montre que la variation du TE est sensiblement la même pour les trois
antennes. Le niveau du TE est en d essous de 3d B sur la bande [ 1.3 GHz ; 6 GHz] pour les
111
[Link] miniatures à 2 et à 3 anneaux
antennes avec anneau. Pour l’antenne spirale seule, nous avons des remontées du TE au-dessus
de 3dB à certaines fréquences (1,4 GHz, 1,55GHz, 1,75GHz et autour de 4,2GHz). En fin de
bande, le taux d’ellipticité de la spirale seule croit plus rapidement que celui des spirales
chargées par un anneau. Les réalisations de la partie IV ont permis de montrer que la remontée
du TE autour de 4,2GHz était due à une fragilisation des contacts entre le balun et la spirale.
Les anneaux permettent donc une amélioration du taux d’ellipticité sur la bande passante de la
spirale. Le gain de la polarisation principale des trois antennes est sensiblement le même pour
les trois antennes, excepté en basse fréquence. En effet nous constatons que l’antenne avec
l’anneau crénelé atteint un gain de 2dBi avec une fréquence 4% plus petite que celle de la spirale
seule. Cette réduction est de 6% avec l’anneau à motif de VKM. Enfin nous avons un niveau
d’isolation supérieur à 13 dB sur la bande [1.3 GHz ; 6 GHz]. Le niveau d’isolation est
acceptable mais il reste perfectible. En effet il est souhaitable d’avoir un niveau d’isolation
supérieur à 15dB sur l’ensemble de la bande passante.
112
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
a) b)
Figure IV-13: Schéma de montage des antennes a) à 2 anneaux et b) à 3 anneaux
113
[Link] miniatures à 2 et à 3 anneaux
a)
b) c)
d) e)
Figure IV-14: Photographie des antennes réalisées :
a) antenne spirale seule, b) antennes à 2 anneaux à motif crénelé (25 répétitions) c) antennes à 2 anneaux à
motif crénelé (50 répétitions), d) antennes à 3 anneaux à motif crénelé (100 répétitions) et e) antennes à 3
anneaux à motif crénelé (200 répétitions)
114
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
Figure IV-15: Coefficient de réflexion des trois antennes spirales chargées par 2 anneaux mesurées
(traits pleins) et simulées (traits pointillés) sur la bande 0.8GHz-6GHz
Figure IV-16: Coefficient de réflexion des trois antennes à 2 anneaux mesurées (traits pleins) et
simulées (traits pointillés) sur la bande 0.7GHz-1,4GHz
115
[Link] miniatures à 2 et à 3 anneaux
Les résultats de simulation présentés en Figure IV-15 sont en bon accord avec ceux issus de
la mesure pour les antennes à anneaux. Les écarts pour la spirale seule sont dus à un problème
sur la longueur des brins de la spirale qui sont un peu plus long que celle qui a été simulée.
Nous constatons une diminution de la fréquence basse de fonctionnement mesurée de 20.5%
pour la spirale avec 2 a nneaux à motif VKM et de 19.7% pour celle avec un anneau à motif
crénelé.
Figure IV-17: Coefficient de réflexion des trois antennes à 3 anneaux mesurées (traits pleins) et
simulées (traits pointillés) sur la bande 0.8GHz-6GHz
Figure IV-18: Coefficient de réflexion des trois antennes à 3 anneaux mesurées (traits pleins) et
simulées (traits pointillés) sur la bande 0.7GHz-1,4GHz
116
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
Aux basses fréquences, les écarts entre les résultats de simulation et ceux issus de la mesure
sont faibles, les modèles de simulation sont donc valides. Des écarts sont observables entre
simulation et mesure pour l’antenne avec motif de MVK (courbes en orange). Ces écarts sont
dus à un manque de répétabilité dans la réalisation des anneaux. En effet le procédé utilisé est
la photolithographie et la précision admissible par cette technique a été presque atteinte. Obtenir
trois anneaux avec une largeur de piste identique n’a pas été possible. Ces écarts de réalisation
entrainent des écarts sur la fréquence de résonance des anneaux, ce qui explique l’écart sur la
fréquence basse de fonctionnement entre les résultats de simulation et de mesure. La spirale
utilisée est la même que celle utilisée dans la partie précédente. L’explication des écarts entre
simulation et mesure est la même que précédemment.
Pour ces prototypes à 3 anneaux la diminution de la fréquence basse de fonctionnement
mesurée est de 23.8% pour la spirale avec 3 anneaux à motif VKM et de 24.7% pour celle avec
un anneau à motif crénelé.
IV.3.3. Conclusion
A configuration identique avec des anneaux ayant la même fréquence de résonance propre,
nous obtenons une réduction du même ordre de grandeur pour des antennes à 2 et à 3 anneaux.
Ce résultat était attendu. En effet, dans le chapitre II nous avions déjà constaté que les
coefficients de réflexions des deux antennes se superposaient. Cette fréquence de résonance est
obtenue pour le créneau avec un nombre de répétitions deux fois plus important que pour le
motif de VKM. Le nombre de répétition permet de définir le périmètre déployé de l’anneau.
Nous avions vu dans le chapitre III que le motif de VKM atteint des périmètres plus important
que le créneau pour le même nombre de répétitions autour de l’anneau.
117
[Link] miniatures à 2 et à 3 anneaux
1,2GHz
1,8GHz
3GHz
5GHz
Figure IV-19: Diagramme de rayonnement de l'antenne spirale et des antennes à deux anneaux à
motif de VKM et crénelé pour différentes fréquences
118
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
1,2GHz
1,8GHz
3GHz
5GHz
119
[Link] miniatures à 2 et à 3 anneaux
120
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
co-Pol
x-Pol
Figure IV-21:Polarisations LHCP (trait plein) et RHCP (trait pointillé) des antennes à 2 anneaux en
fonction de la fréquence dans la direction θ=0°
co-Pol
x-Pol
Figure IV-22: Polarisations LHCP (trait plein) et RHCP (trait pointillé)des antennes à 3 anneaux en
fonction de la fréquence dans la direction θ=0°
121
[Link] miniatures à 2 et à 3 anneaux
Figure IV-23:TE en dB des antennes à 2 anneaux en fonction de la fréquence dans la direction θ=0°
Figure IV-24:TE en dB des antennes à 3 anneaux en fonction de la fréquence dans la direction θ=0°
IV.5. Synthèse
Ces mesures nous permettent de confirmer plusieurs conclusions présentées dans [I-51] :
Les anneaux ne viennent pas perturber les performances en rayonnement sur la bande
passante de la spirale.
L’augmentation du nombre d’anneaux permet une réduction de la fréquence basse de
fonctionnement.
L’utilisation des anneaux vient améliorer les performances de rayonnement de la
spirale sur le début de sa bande passante.
122
Chapitre IV:Réalisation et mesures d’antennes miniatures
Elles permettent également de confirmer que la forme du motif a peu d’impact sur le procédé
de miniaturisation. Le choix du motif se fait uniquement dans le but d’atteindre la fréquence
basse de fonctionnement souhaitée pour l’antenne. Pour maximiser la réduction d’une antenne
il est donc important de choisir le motif réalisable qui permet à l’anneau d’atteindre la fréquence
de résonance la plus basse possible. Trouver le résonateur à anneaux qui permet d’adapter la
bande entre cette fréquence et la fréquence basse de fonctionnement de la spirale n’est qu’une
question de temps à l’aide du circuit électrique équivalent.
V. Conclusion
L’utilisation d’un résonateur à anneaux permet d’augmenter significativement la bande
passante de la spira le d ’Archimède. Cette augmentation de la bande passante se fait sans
dégradation not able des performances de r ayonnement de la spirale. Une amélioration de la
qualité de rayonnement est même constatée sur la nouvelle bande adaptée par les anneaux. En
termes de performances de miniaturisation, le Tableau IV-1 résume les résultats des différentes
antennes réalisées. Comme les antennes à 2 et à 3 anneaux ont des performances équivalentes
uniquement celles possédant les meilleures performances sont présentées dans ce tableau. Dans
ce tableau est également indiqué le coefficient de qualité de l’antenne et le coefficient de qualité
associé à la limite de Chu.
Longueur Réduction fmin Réduction fmin -
Antenne
électrique Gain@-15dBi |S11|@-10dB
λ
4% 7%
3.5
λ
6% 9%
3.6
λ
16% 20%
3.9
λ
19% 24%
4.2
λ
26% 33.6%
5
123
[Link]
Bibliographie
[IV-1] VINAYAGAMOORTHY, Kalyany. Design and implementation of wideband baluns for Archimedean
spiral antennas. 2011. Thesis submitted to the science and engineering faculty of Queensland University
of Technology.
[IV-2] GOSSART Adrien. Miniaturisation de baluns très large bande par utilisation d’ondes lentes, Projet
de fin d’études CNES 2014.
[IV-3] RIPOCHE, Olivier. Miniaturisation d’antennes en bande VHF pour applications spatiales. 2013.
Thèse de doctorat en Electromagnétisme et Systèmes Haute Fréquence, sous la direction de Hervé
AUBERT et Anthony BELLION, Toulouse, Institut National Polytechnique de Toulouse.
124
Conclusion Générale
CONCLUSION GENERALE
Conclusions
Dans ce document, nous avons étudié une technique de miniaturisation d’antenne originale.
Cette technique repose sur le chargement d’une antenne spirale d’Archimède par des anneaux
résonants couplés et empilés. Ces anneaux résonants permettent d’adapter l’antenne en dessous
de la fréquence basse de fonctionnement de la spirale. Afin d’optimiser très rapidement le
dimensionnement de ce résonateur à anneaux, nous avons, dans cette thèse, élaboré et validé un
circuit électrique équivalent. Nous avons également étudié la possibilité d’utiliser des motifs
plus originaux sur les anneaux afin d’atteindre des facteurs de réduction inégalés à ce jour.
L’extraction du circuit électrique équivalent s’est effectuée à l’aide d’une méthode
numérique utilisant des fonctions d’essai étendues et le concept d’impédance de surface. Cette
méthode nous permet de calculer la réponse du résonateur très rapidement, le gain en temps de
calcul est d’un rapport 10 par rapport aux outils de simulation électromagnétique commerciaux
à notre disposition. Cette rapidité n’est pas sacrifiée au prix de la précision. En effet les réponses
prédites par le circuit sont en accord avec les réponses calculées par les outils de simulation.
L’utilisation de la notion d’impédance de surface réactive nous permet de prédire avec une
précision comprise entre 2% et 6% la fréquence de résonance propre des anneaux à motif.
Nous avons également mis en évidence qu’en fonction de l’application visée et de la
miniaturisation souhaitée par le concepteur il est possible d’utiliser différents motifs sur les
anneaux résonants chargeant l’antenne. Il s’agit de réaliser ensuite un compromis entre un motif
réalisable technologiquement et la miniaturisation souhaitée. La mise en place des outils
précédents avec les motifs identifiés nous a permis de calculer un nombre très important de
configurations pour le résonateur. De ces configurations il est possible d’extraire les
informations pertinentes pour la miniaturisation de l’antenne et ainsi conclure sur le
dimensionnement du résonateur et donc de l’antenne. Il ne reste plus qu’à simuler sous un
simulateur « full-wave » classique l’ensemble de l’antenne pour avoir son coefficient de
réflexion et ses performances en rayonnement.
Les différentes étapes de recherche autour du circuit électrique équivalent ainsi que des
motifs nous ont permis de réaliser différentes antennes avec un nombre variable d’anneaux
résonants et couplés. Ces antennes n’étaient pas optimisées, mais elles présentaient des facteurs
de réduction comparables à ceux de l’état de l’art (soit une réduction de 25% du diamètre).
Cette réduction s’est faite sans dégradation notable des performances de rayonnement, ce qui
n’est pas le cas des antennes rencontrées dans l’état de l’art.
Le code de calcul mis au point dans le cadre de cette thèse ne permet pas de simuler
l’antenne compacte proposée. En effet le circuit électrique équivalent permettant de modéliser
le couplage électromagnétique entre la spirale et les anneaux résonants n’a pas été déterminé
dans le cadre des présents travaux. Cependant une méthodologie de conception de l’antenne
basée sur le circuit équivalent d’anneaux résonants irréguliers a été proposée. Quelques
simulations sont alors nécessaires pour obtenir une réponse d’antenne adaptée en impédance en
dessous de -10dB sur toute la bande de fonctionnement.
125
Perspectives
Actuellement le code développé pour obtenir les résultats présentés dans cette thèse n’est
pas encore totalement automatisé et robuste. En effet tous les motifs présentés n’ont pas été
intégrés au calcul de la fréquence de résonance des anneaux. Certains cas particuliers
nécessitent également l’habilité du concepteur pour obtenir les résultats adéquats. Il serait donc
intéressant de le reprendre afin qu’un outil de conception propre soit mis en place. A cet outil
de conception pourra également être ajouté :
le calcul en rayonnement de l’antenne.
la modélisation du couplage entre l’antenne spirale et les anneaux couplés
La méthode de conception permet de concevoir rapidement le résonateur à anneaux
toutefois l’optimum en termes de compacité reste à trouver. Un outil d’optimisation reste à
développer à partir des résultats donnés par le code actuel. Une fois cet outil de conception
finalisé, la mise en place d’une cavité sous l’antenne pourra être étudiée. En effet, les anneaux
jouent un rôle de réflecteur sur leur bande de fréquences mais sur le reste de la bande passante
le rayonnement est bidirectionnel. La mise en place d’une cavité pour un rayonnement
monodirectionnel sur le reste de la bande passante peut être étudiée. L’étude de l’interaction
d’une antenne en bande VHF avec la structure du satellite pourra également être menée afin de
déterminer si une telle antenne est embarquable.
A cela des variantes dans l’architecture de l’antenne sont envisageables (par exemple,
l’utilisation d’un résonateur avec des anneaux de géométries différentes : rayon, type de motif
et nombre de motifs différents d’un anneau à l’autre). Avec des modifications mineures sur le
code développé cela est tout à fait envisageable. Il s’agirait de venir associer une impédance
différente à chaque anneau et de tester toutes les combinaisons de hauteurs et d’impédances
possibles. La méthode de conception ne changerait pas fondamentalement. Le calcul serait plus
long (plus de combinaisons à tester) et il faudrait développer un nouvel outil pour déterminer
le nombre de répétitions et le motif à imposer à chaque anneau. Comme nous l’avons vu dans
l’état de l’art, l’utilisation d’un anneau résonant autour de l’antenne a été envisagée avec des
éléments rayonnants de base différent d’une spirale d’Archimède. Miniaturiser l’antenne log-
périodique ou deux antennes bow-tie perpendiculaires à l’aide de la structure présentée dans ce
manuscrit pourra faire l’objet d’une étude. Une dernière possibilité est d’adapter cette
architecture à des antennes bandes étroites pour miniaturiser l’antenne et/ou concevoir un
réflecteur compact.
126
Annexes
ANNEXES
127
Annexe 1 : Comparaison circuit électrique équivalent à anneaux couplés avec les résultats de simulation HFSS
3 anneaux 4 anneaux
5 anneaux
λ/100
3 anneaux 4 anneaux
5 anneaux
128
Annexes
λ/500
3 anneaux 4 anneaux
5 anneaux
129
Annexe 2 : Caractérisation de la fréquence de résonance par Surface Equivalence RADAR (SER)
Figure 0-2: Coefficient de réflexion d'une antenne spirale chargée par un anneau à motif crénelé
(bleue) et d'une spirale seule (pointillée), SER de l'anneau chargeant la spirale de la courbe en bleue
130
Annexes
131
Annexe 3 : Etude de l’évolution de la fréquence de résonance en fonction de la géométrie des anneaux
132
Annexes
ordre d’IP ne suivant plus une évolution décroissante, il ne vérifie pas ce principe d’évolution.
Dans notre étude le motif d’IH est construit tel qu’il ne respecte pas tout à fait la propriété
d’autosimilarité des profils fractals. Ce qui peut justifier que, dans ce cas, la pente des droites
n’est pas décroissante avec l’augmentation de l’ordre.
133
Annexe 4 : Datasheet Neltec NX9240
134
Annexes
135
Annexe 4 : Datasheet Neltec NX9240
136
Annexes
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Annexe 5: DataSheet Melinex
138
Annexes
139
Annexe 6: DataSheet Rohacell HF51
140
Annexes
1,2GHz
1,8GHz
3GHz
5GHz
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Publications
PUBLICATIONS
Article dans une revue internationale à comité de lecture
J. VALLEAU, H. AUBERT, A. BELLION, P. POTIER, P POULIGUEN, “Spiral Antenna
Miniaturization Using Stacked Coupled Resonant Rings,” en cours de finalisation pour
soumission à IEEE Transactions on Antennas and Propagation (septembre 2016).
Communications diverses
J. VALLEAU H. AUBERT A. BELLION, P POULIGUEN, P. POTIER, « Utilisation de motifs
pré-fractals pour la miniaturisation d’antennes spirales, » présentation effectuée lors de la
journée « Récentes études dans le domaine des antennes très large bande » organisée par le
CCT 2014 du CNES de Toulouse le 28 mars 2014
J. VALLEAU H. AUBERT A. BELLION, P POULIGUEN, P. POTIER, « Pre-fractal resonnant
rings for compact spiral antennas, » présentation effectuée lors du troisième workshop «
Spectrum Monitoring of Space Signals and Related Signal Processiong » organisée par le CCT
2014 du CNES de Toulouse le 25-26 septembre 2014
J. VALLEAU H. AUBERT A. BELLION, P POULIGUEN, P. POTIER, « Pre-fractal resonnant
rings for compact spiral antennas, » poster présenté lors du troisième workshop « COST WIPE
(WIreless Power transmission for sustainable Electronics) » organisée par le LAAS-CNRS de
Toulouse le 29-30 septembre 2014.
Ce poster a reçu le prix de la meilleure présentation étudiante.
J. VALLEAU H. AUBERT A. BELLION, P POULIGUEN, P. POTIER, « Miniaturisation
d’antenne très large bande pour application spatiale » présentation effectuée lors de la
« Rencontre de Technologies Spatiales sur les Antennes » organisée par le CNES de Toulouse
le 2 Juillet 2015.
J. VALLEAU H. AUBERT A. BELLION, P POULIGUEN, P. POTIER, « Miniaturisation
d’antenne très large bande pour application spatiale » poster présenté lors des « Journées CNES
Jeunes Chercheurs (JC²) » organisée par le CNES de Toulouse le 14,15,16 Octobre 2015.
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J. VALLEAU « Miniaturisation d’antenne très large bande pour application spatiale »
présentation effectuée lors du « congrès de l’école Doctorale GEET » organisée par la GEET à
Toulouse le 31 mars 2016.
Cette présentation a reçu le prix de la meilleure présentation dans la session
Electromagnétisme-HyperFréquences.
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