EIES
EIES
SOMMAIRE
Avant-propos.................................................................................................................................................................................2
INTRODUCTION...........................................................................................................................................................................3
PREMIERE PARTIE:.....................................................................................................................................................................4
SOCIAL................................................................................................................................................................................................9
I. CADRE INSTITUTIONNEL..........................................................................................................................................10
ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX.........................................................................................................................14
DE L’ENVIRONNEMENT........................................................................................................................................................15
I. MESURES D’ATTENUATION............................................................................................................................................35
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CONCLUSION..............................................................................................................................................................................52
Avant-propos
La formation des Ingénieurs de Conception ne peut pas qu'être théorique compte tenue
des différentes difficultés auxquelles ils seront confrontés. C'est ainsi que l'Ecole Supérieure des
Travaux Publiques (ESTP) permet à ses étudiants d'être en phase de la réalité à travers des projets
qui leurs permettront de se confronter aux réalités du terrain et d'être aptes à réagir face aux
exigences du terrain dans le souci que ceux ci puissent répondre aux exigences du marché de
l'emploi.
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INTRODUCTION
Le progrès technologique n'est pas une fin en soi quand la qualité de vie du citoyen est menacée,
il est certain que les effets des activités humaines sur les principales composantes du milieu
naturel conduisent fréquemment à la rupture d'équilibre. La multitude des actions nocives de la
société humaine sur les divers écosystèmes a atteint à notre siècle une ampleur inquiétante qui
nous dicte une nécessité impérative de repenser l'interaction homme - nature.
La prise de conscience dans les années 1970 de l'urgente nécessité de protection de la nature s'est
concrétisée dans la plupart des pays par des Lois obligeant à réduire les nuisances et pollutions, et
à atténuer les impacts des grands projets (ou de projets dépassant un certain coût). Pour ce faire,
des « Études d'impacts environnementaux et sociaux » (EIES) sont devenues obligatoires
préalablement à la réalisation d'aménagements ou d'ouvrages qui, par l'importance de leurs
dimensions ou leurs incidences sur le milieu naturel, pourraient porter atteinte à ce dernier. Ces
études d'impact visent à apprécier les conséquences des projets pour en limiter les impacts
négatifs.
L’efficacité d’une telle étude est basée sur un bon nombre de questionnements à savoir :
Quelles sont les différentes étapes de la construction d’une route en terre ?
Quels sont les engins utilisés dans un tel projet ?
Quels sont les impacts environnementaux et sociaux liés aux différents stades d’un projet de
route en terre ?
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Quelles sont les mesures d’atténuation possibles des impacts négatifs éventuels ?
C'est pour répondre à ces interrogations que s'inscrit la présente étude d’impact environnemental
et social d’un projet routier (route en terre) ayant pour objectif d'analyser la faisabilité
environnementale de ce projet. Elle vise à identifier et évaluer les différents impacts du projet sur
les milieux biophysique et humain, afin de proposer des mesures d’atténuation en vue de prendre
en compte les préoccupations environnementales durant le cycle de vie du projet.
PREMIERE PARTIE:
DESCRIPTION détaillée
DU PROJET
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Nous ne saurons faire une bonne evaluation des impacts du projet sans savoir la consistance des
travaux à chaque phase durant le cycle de vie de la route d’où l’itulité de cette première partie.
Elle comprend le nettoyage en zone habitée, le dégagement et la préparation des pistes d’accès à
la base vie, l’installation des bureaux, d’un dépôt de matériel et des matériaux, des ateliers
etc.
Des sanitaires ;
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Le dégagement d’emprise consiste à débroussailler l’emprise de la route sur une largeur indiquée
dans le marché (généralement de 40 m pour une route neuve).
Le débroussaillage consiste à :
Effectuer préalablement un layonage de l’emprise de la route ;
Nettoyer l’emprise de la route des herbes et autres débris (végétaux, etc.);
Abattre et dessoucher les arbres;
Transporter et mettre en dépôt, hors de l’emprise de la route, les produits du
détroussement.
Le décapage quant à lui consiste à enlever la terre végétale sur une épaisseur définie dans le
marché (généralement de 20 cm) et sur une largeur dénommée « assiette des terrassements ».
Les engins utilisés pour effectuer ces différentes tâches sont :
Les bulldozers légers (D6-D7) : en savane arbustive
Les bulldozers lourds (D8-D9) : en forêt
Figure
Travail réalisé 1 :KRA
par Exemple d'abattage
Pièrre , LASNANet deYvan
dessouchage des arbres
et SANOGO Ali IC2-IT-HE/ ESTP / Page 6
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On a généralement une seule couche servant en même temps de couche de base et de fondation.
La couche de base ou de roulement supporte directement les charges dues au trafic.
Les engins utilisés pour ma mise en œuvre de cette couche sont :
La niveleuse ;
Le rouleau vibrant et le rouleau à pneu ;
Le compacteur à pieds-de-mouton ;
La citerne à eau.
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Les intrants du projet (matériaux naturels nécessaires aux travaux de construction de la route en
terre) concernent principalement les carrières de latérite, de sable, les prises d’eau et les
équipements divers.
Matériaux graveleux ou de sable
Vu l’ampleur des travaux, le projet nécessitera l’ouverture de carrières d’emprunt de matériaux
graveleux ou de sable et/ou l’exploitation de carrières existantes.
Eau
Le projet nécessitera une consommation d’eau relativement importante. L’approvisionnement en
eau devra se faire surtout au travers d’un cours d’eau naturel ou du réseau de la SODECI dans le
cas échéant.
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bois des scieries). La route peut être aussi empruntée par les bergers qui voudront aller avec leurs
bovins en pâturage. Elle peut être aussi empruntée par les camions qui viendront faire sortir les
cultures des paysans de la brousse vers la ville.
Dans le cas où cette route se trouverait en ville, elle sera empruntée par les véhicules aussi bien
particuliers que de transport en commun.
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DEUXIEME PARTIE:
GENERALITE SUR
L’ETUDE D’IMPACT
ENVIRONNEMENTAL ET
SOCIAL
L’analyse du cadre institutionnel, législatif et réglementaire dans cette partie est faite
conformément aux règles et procédures applicables aux études relatives à l’impact
environnemental des projets tels que définis par les textes ivoiriens et à la Politique de
sauvegarde et aux Directives de la Banque Mondiale en matière d’environnement et de
population.
I. CADRE INSTITUTIONNEL
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La procédure mise en œuvre pour l’EIES en Côte d’Ivoire, implique plusieurs intervenants selon
l’objet de l’étude. Dans le cadre du présent projet, le cadre institutionnel national, concerne
essentiellement les Ministères, les Structures Techniques et le cadre institutionnel international
concerne essentiellement la Banque Mondiale (BM). Ces cadres se présentent généralement
comme suit :
le Ministère des Infrastructures Economiques (MIE) et l’Agence de Gestion des
Routes (AGEROUTE) ;
le Ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme
(MCLAU) et la Direction de l’Assainissement et du Drainage (DAD) et l’Office
National de l’Assainissement et du Drainage (ONAD) ;
le Ministère de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable
(MINESUDD) ;
l’Agence Nationale De l’Environnement (ANDE) et l’Agence Nationale de Salubrité
Urbaine (ANASUR) ;
le Ministère des transports (MT), l’Office de la Sécurité Routière et l’Office de la Fluidité
Routière ;
la Mairie de localité concernée la Banque Mondiale.
La construction d’une infrastructure de transport est donc soumise à plusieurs textes dont :
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Code de l’eau
La Loi n° 98-755 du 23 décembre 1998 portant Code de l’Eau dispose des principes généraux
applicables à la protection du domaine de l’eau en Côte d’Ivoire. Il fixe les objectifs de gestion
intégrée des ressources en eau, des aménagements et ouvrages hydrauliques, notamment :
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les installations, ouvrages, travaux et activités qui, n’étant pas susceptibles de présenter de
tels dangers, doivent néanmoins respecter les prescriptions édictées par la législation en
vigueur (Article 31, deuxième paragraphe) sont soumis à une déclaration préalable ;
le déversement des eaux résiduaires dans le réseau d’assainissement public ne doit nuire
ni à la gestion de ce réseau, ni à la conservation des eaux, des aménagements et ouvrages
hydrauliques (Article 41).
Le 13 juin 2013, a été adopté le Décret n° 2013-441 déterminant les conditions et modalités de
classement et de déclassement des ressources en eau, des aménagements et ouvrages
hydrauliques ainsi que d’octroi du régime d’utilité publique aux ressources en eau, aux
aménagements et ouvrages hydrauliques.
Le Code Minier ;
Le Décret n°96-634 du 9 août 1996 détermine les modalités d’application de la loi n°95-553 du
18 juillet 1995 portant Code Minier. Ce décret définit toutes les règles applicables à la gestion et
à l’exploitation de carrière.
Décret n° 96-894 du 8 novembre 1996 relatif aux EIES
Le, définit les règles applicables à l’élaboration des études d’impact environnemental, à leur
instruction par le Bureau d’Etude d’Impact Environnemental (Dispositions Particulières, Article
17), à la consultation publique par enquête publique et aux modalités d’approbation ministérielle
des projets soumis à étude d’impact environnemental.
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L’EIES de la construction de la route fait ressortir des enjeux qui porteront des
dommages sur la biodiversité, l’aménagement du territoire et la diversité culturelle. Pour les
personnes affectées, principalement les résidents de la zone d’aménagement, trois enjeux ont été
soulevés. D’abord, le régime foncier est tributaire de l’organisation sociopolitique en place.
Ainsi, les terres appartiennent à toute la communauté et la gestion des pâturages est
assurée par les utilisateurs d’un certain espace pastoral. Quant aux terres de cultures qui seront
traversées par la route, il existe un système lignager qui entretient un droit d’exploitation
collective sur une partie des terres du village.
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TROISIEME PARTIE:
IDENTIFICATION ET
EVALUATION DES
IMPACTS
ENVIRONNEMENTAUX
ET SOCIAUX
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Dans cette partie, il est question de procéder à l’identification, l’analyse et l’évaluation des
impacts potentiels, directs et indirects, du projet sur les environnements physique, biologique et
humain, pendant les principales phases du projet.
En effet, les travaux du projet seront à l’origine de plusieurs impacts d’ordre environnemental et
social suivant l’ampleur du projet, la situation environnementale traversée et les différentes
phases de réalisation du projet.
Un impact sur l’environnement peut se définir comme l’effet, pendant un temps donné et sur un
espace défini, d’une activité humaine sur une composante de l’environnement pris dans son sens
large (c'est-à-dire englobant les aspects biophysique et humain), en comparaison de la situation
probable advenant la non-réalisation du projet.
L'analyse des effets du projet sur l'environnement est la phase centrale de toute étude
d'impact. Cette analyse est faite par superposition des actions du projet sur les milieux
affectés et projection des effets possibles sur les caractéristiques de ces milieux. Cette tâche
comprendra l'identification des impacts sur le milieu naturel et le milieu humain et
l'évaluation quantitative et qualitative de ces effets.
Dans le cadre de la présente étude, les situations qui peuvent avoir un impact sur
l'environnement concernent non seulement les impacts du « nouveau projet » : éventuelles
rectifications de tracé, les activités liées au chantier et à son approvisionnement, la réalisation de
nouveaux ouvrages, les aménagements connexes et l'augmentation du trafic, mais
également les impacts de la route comme « ouvrage existant » : les impacts négatifs existants (le
projet constitue alors une opportunité de les atténuer), et les impacts positifs potentiels non
concrétisés (le projet constitue alors une opportunité de les mettre en valeur).
Les impacts classiques à envisager sont notamment ceux issus des sources suivantes :
Défrichement, abattage d’arbres, dénudation du sol ;
Terrassements et préparation de l’assiette de la route ;
Construction des ouvrages d’art et des ouvrages hydrauliques ;
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L'identification des impacts sur le milieu naturel et le milieu humain consiste à identifier et à
décrire les impacts potentiels en relation avec les différentes activités associées au projet. Ces
impacts concernent aussi bien les impacts directs qu’indirects. Une attention particulière sera
attachée aux impacts qui seront vraisemblablement les plus significatifs, compte tenu de la
sensibilité de l’environnement, des pressions résultant du projet (dans ses phases de
construction et d’exploitation) et des attentes des populations concernées. Cette identification
permettra de définir les mesures de limitation nécessaires.
Les tableaux , ci- après donnent respectivement la matrice d’identification des impacts du projet
qui fait ressortir les activités sources d’impacts et les composantes affectées du milieu récepteur,
les impacts sur le milieu physique et les impacts sur le milieu humain.
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Tableau 4
L'évaluation quantitative et/ou qualitative de ces effets afin de définir la gravité des impacts et le niveau de priorité à donner aux
mesures correspondantes.
Les tableaux ci après donnent une évaluation des différents impacts sur le milieu physique et humain .
Tableau 6: Evaluation des impacts
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Pendant toute la durée des travaux, le personnel de chantier sera amené à résider à proximité du
chantier. La demande en logement pourrait inciter les propriétaires de maisons à achever ou à
réhabiliter leurs bâtis. Ceci entraînera l’augmentation des logements et améliorera le cadre de vie
des populations.
Pour les besoins de l’emprise nécessaire à la construction de la route et aux divers travaux, un
travail d’abattage d’arbres et d’arbustes et de débroussaillement est indispensable. Il sera
globalement modeste tout le long de la route, mais pourrait être relativement important dans les
zones écologiquement sensibles comme les bas- fonds et galeries forestières, dans les
zones d’emprunt et les pistes diverses. Cet impact est négatif et d’importance moyenne. Les
risques d’érosion et de diminution du coefficient d'infiltration : les activités telles que
l’ouverture des carrières et sites d'emprunt et les terrassements, les nouvelles emprises
provisoires etdéfinitives vont entraîner une altération sur la structure et la texture des sols. On
note également une possible diminution du coefficient d'infiltration essentiellement due au
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passage de la machinerie et les véhicules lourds. Cet impact est négatif et d’importance
moyenne.
2.2 Faune
Durant les travaux d’aménagement, les besoins en eau seront très importants (chantier, eau
d’arrosage/compactage, etc.). L’essentiel des ressources en eau devrait provenir des cours
d’eaux dans la zone (barrages et fleuves). Ces prélèvements pourraient quelque peu perturber
la qualité de ces cours d’eau mais aussi occasionner le rabattement des nappes phréatiques en
particulier dans ces zones déficitaires en pluie. La détérioration de la qualité des eaux de surface
et des eaux souterraines peut aussi se faire par contamination par les matériaux bitumineux et
les produits d'hydrocarbure par rejet des matériaux de construction et des déchets émanant
des travaux du chantier et par entraînement de particules fines, en particulier en début de
saisons hivernales. Les déchets liquides et solides des chantiers entraîneront un risque de
pollution des eaux de surface et des eaux souterraines ;
Cette intrusion dans le milieu naturel (contamination,pollution) aura également des
conséquences négatives sur les conditions de vie des populations (nuisances, maladies). Les
travaux peuvent causer la modification des systèmes de drainage naturels des eaux
(changement local du régime hydrologique). Ces impacts ont une importance moyenne.
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
Pendant les travaux, les poussières et les fumées générées par le chantier (nettoyage des
emprises, travaux de construction, site de préparation du bitume) peuvent entraîner des
nuisances diverses et des complications respiratoires chez les riverains de la route aux
niveaux des localités traversées. Le bruit des engins de terrassements et des tirs de dynamite
pourra perturber le calme habituel du milieu naturel (zones d’emprunt et des carrières, sites de
prélèvement d’eau pour les travaux). Les rejets anarchiques des déchets solides et liquides de
chantier (déblais, résidus divers, etc.) pourraient dégrader le cadre de vie immédiat le long de la
route, car les points de rejets peuvent être transformés en dépotoirs sauvages. Ce
phénomène sera particulièrement accentué lors des terrassements qui vont générer des
quantités importantes de résidus. Les nuisances causées par la poussière, le bruit et l’émission de
vibration sont d’une importance moyenne.
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On peut s’attendre à une augmentation ponctuelle du temps moyen de transport qui peut
entrainer une augmentation des coûts directs de transport. Mais cet impact a une incidence
mineure quasi insignifiante.
Des risques de conflits sociaux pourront être liés à l’exploitation des sites d’emprunts dans le cas
de non respect des directives environnementales et sociales. L’exploitation des sites
d’emprunts et la création des pistes d’accès sans consultation suffisante des riverains peuvent
entraîner des mécontentements au sein des communautés villageoises. Ceci peut avoir pour
conséquences des actes d’incivisme en phase de chantier ou après (vols, sabotages ou
destruction de panneaux de signalisation,…). Ces actions peuvent avoir des impacts majeurs sur
le déroulement du projet.
Les matériaux provenant d’emprunt seront en quantité importante en vue d’une reconstitution
durable des bases de chaussée et des accotements. Leur exploitation aura un impact négatif sur la
végétation, à cause du débroussement qui pourrait avoir localement des effets négatifs
irréversibles si des dispositions particulières ne sont pas prises.
L’impact de l’exploitation de la zone d’emprunt sur le sol sera localement sensible, car les
ressources en matériaux graveleux de bonne qualité sont généralement localisées sur les sommets
d’interfluves aux sols pauvres, à faibles fractions organiques. La réhabilitation de telles zones est
délicate, et la perte de leur couvert végétal sera synonyme de dégradation par érosion.
L’ouverture des zones de dépôt des terres de mauvaise tenue, des gravats en quantité importante
et du bitume dégradée, aura une incidence négative majeur sur la végétation, la faune et les sols.
Cela se traduit essentiellement par la perte du couvert végétal, l’indisponibilité des terres pour
leur mise en culture ou pour tout autre type d’exploitation ou d’aménagement si le site n’est pas
réhabilité après [Link] leur stérilité et leur impact visuel, les zones de dépôt sont
exposées à l’érosion par ravinement.
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
Les impacts issus de la phase d’exploitation ne concernent pas la végétation et les sols car ils déjà
été pris en compte dans la phase de construction.
La présence de la route en tant que infrastructure de transport rélativement rapide entrainera une
réduction substantielle de la consommation de carburants et la diminution des émissions de CO2.
Ces impacts sont d’ordre moyen et sont positifs.
Le projet permettra de maintenir l’accès permanent des populations des villages desservis aux
centres de soins de santé, notamment lorsqu’il s’agit d’aller vers un centre médical ou un
hôpital régional de référence pour recevoir des soins particuliers non fournis au niveau des
centres locaux.
L’exploitation des voies et leur entretien régulier augmentera la fréquence de rotation des
véhicules de collecte des ordures ménagères. Ainsi, les quartiers riverains se débarrasseront le
plus vite possible des ordures ménagères. Cela évitera la formation de dépôts sauvages sur ces
voies et l’obstruction des canalisations d’évacuation d’eaux.
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
Le bon niveau de service des voies augmentera les potentialités du transport en commun. Les
automobilistes feront l’économie des dépenses de réparation et d’entretien de leurs véhicules dont
les pannes étaient liées à l’état défectueux des voies.
Le trafic sera plus fluide et les usagers des voies réhabilitées gagneront en temps dans leurs
déplacements. Le renforcement de la signalisation sur ces voies réduira les risques d’accidents de
circulation, pourvu que les usagers en observent les prescriptions inhérentes.
La facilité d’accès aux quartiers riverains des nouvelles routes permettra aux forces de sécurité de
multiplier les patrouilles en vue de réduire le taux de criminalité.
Le projet va promouvoir le commerce local et les petits métiers, induits par l’amélioration du
transport routier, en facilitant l’écoulement des biens produits par les associations féminines,
ainsi que leurs approvisionnements en intrants agricoles. Il constituera ainsi un levier
stratégique dans le processus de réduction de la pauvreté au niveau des ménages, du fait des
responsabilités dévolues aux femmes et de leur rôle de promoteurs d'activités génératrices de
revenus.
En outre, les femmes, les enfants et les jeunes, sont les plus sollicitées pour le transport
des récoltes. Les femmes représentent une frange importante de la population de la zone
du projet et mènent des activités commerciales dans le secteur informel et dans le secteur de la
production agricole (culture vivrières, maraîchage) et de la transformation des produits, la
commercialisation des produits. Le financement de ces activités est souvent assuré grâce à la
mobilisation de l’épargne à leur niveau. . Elles sont pour la plupart organisées en
associations/groupements féminins. Le long de l’axe du projet, elles pourons être actives
dans les marchés et assurer la petite restauration au bord de la route et la tenue des cabarets pour
la vente de boissons locales.
En tant qu’actrices des secteurs commerciaux, les femmes bénéficieront du gain de temps et
de la réduction substantielle du coût des transports. Le projet améliorera l’état de santé des
femmes enceintes et leur surveillance et réduira les risques de mortalité maternelle et infantile lié
aux accouchements à domicile et aux évacuations réalisées dans les conditions difficiles.
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
Le principal impact sur la faune de la route en phase d’exploitation concerne la mortalité par
écrasement. En effet, la petite faune terrestre ainsi que les serpents pourraient être tués
en voulant traverser la route. Cette mortalité aura un impact sur la population faunique
de la zone.
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
Le long de l’axe du projet, les popullations pourons être actives dans les marchés et assurer la
petite restauration au bord de la route et la tenue des cabarets pour la vente de boissons
locales. Ces activités les exposera plus aux nuisances générées par le trafic sur la route non
revêtue.
2.6 Foncier
Le choix du site d’installation de la base de l’entreprise ainsi que l'ouverture des zones d'emprunt
et de dépôt des déchets provenant des travaux d'aménagement pourraient engendrer des
contestations, des conflits et des spéculations foncières.
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
Les impacts issus de la phase de fin de vie de la route ne concernent pas la végétation et les sols
car ils déjà été pris en compte dans la phase de construction.
1. Impacts positifs
La fin devie de la route permettra à l’imprise de la route de regenerer sa faune,sa flore et son
milieu milieu bio-physique car la route était une route en terre donc la vegetation pourra
repousser facilement si elle n’est plus pratiquée.
2. Impacts négatifs
La route atteint sa phase de fin de vie donc elle est fermée et on ne l’emprunte [Link]
fermeture de la route va entrainer des conséquences à plusieurs niveau:
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
En tant qu’actrices des secteurs commerciaux, les femmes perdrons le gain de temps et de la
réduction substantielle du coût des transports que la route leur offrait autrefois. La fermeture
de la route degradera l’état de santé des femmes enceintes et leur surveillance et augmentera les
risques de mortalité maternelle et infantile lié aux accouchements à domicile et aux évacuations
réalisées dans les conditions difficiles.
Le long de l’axe du projet, les popullations ne pourons plus être actives dans les marchés et ne
pourons non plus assurer la petite restauration au bord de la route et la tenue des cabarets pour la
vente de boissons locales. Ces activités cesserons car la route n’est plus pratiquée et cela
conduira les familles dependantes de ces commerces dans une précarité puisqu’elles n’auront
plus de revenus.
La fermeture de la route rendra difficile voir impossible l’accès permanent des populations des
villages jadis desservis aux centres de soins de santé, notamment lorsqu’il s’agira d’aller
vers un centre médical ou un hôpital régional de référence pour recevoir des soins particuliers
non fournis au niveau des centres locaux.
La fin de vie de la route rendra difficile la fréquence de rotation des véhicules de collecte des
ordures ménagères. Ainsi, les quartiers riverains ne pourons plus vite se débarrasser des ordures
ménagères. Cela entrainera la formation de dépôts sauvages sur ces voies et l’obstruction des
canalisations d’évacuation d’eaux. Ces gîtes seront de probables causes de maladies tellesque le
paludisme et le choléra.
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
TROISIEME PARTIE:
PLAN DE GESTION
ENVIRONNEMENTALE
ET SOCIAL
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
Le PGES comprend :
les mesures d’atténuation, de compensation et d’amplification des impacts ;
le programme de surveillance environnementale ;
le programme de suivi environnemental ;
I. MESURES D’ATTENUATION
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
1. Végétation et sols
Pour pallier aux impacts sur la végétation, les mesures préconisées sont essentiellement la
minimisation des abattages d’arbres, la sensibilisation des travailleurs au respect de la
réglementation sur les ressources forestières, la restauration de la végétation à la fin des
travaux, la remise en état des emprunts par reboisement avec des espèces locales (en
l’occurrence…..) et une indemnisation des terrains agricoles privés utilisés comme gîtes et
carrières. De plus une attention particulière sera portée sur la mise en place des installations de
chantier. L’implantation de ces installations sera interdite dans les zones boisées.
La lutte contre l’érosion se fera au droit des ouvrages de franchissement par la mise en place de
mesures anti érosives tels que les gabions, les perrés maçonnés ou secs et les diguettes de
moellons.
2. Faune
3. Ressource en eau
Ces solutions devraient assurer la protection des besoins des populations en eau potable des
populations et couvrir les besoins en eau pour les travaux. A ces solutions s’ajoutent la
construction d’ouvrages de franchissement pour ne pas entraver l’écoulement des eaux de
surface et celui des cours d’eau, la sensibilisation des travailleurs au respect de la réglementation
sur les ressources halieutiques , la récupération des huiles, graisses et lubrifiants dans des
containers et leur dispositions d’après les normes et exigences environnementales, la
proscription de l’implantation d’installations de chantier à proximité de cours d’eau et le suivi
régulier de la qualité des eaux.
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EIES D’UNE ROUTE EN TERRE DURANT SES TROIS PHASES
4. Air et paysage
Les mesures prévues sont l’arrosage régulier des zones de terrassement et des rampes de
carrières proches des habitations et l’arrosage systématique des pistes empruntées pour le
transport des matériaux, des zones des travaux et des sites de concassage pour minimiser les
nuisances dus à la poussière ainsi que le contrôle rigoureux de l’état des engins du chantier
l’implantation (tant que possible) des installations bruyantes du chantier loin des habitations pour
les nuisances sonores .
5. Santé et sécurité
Plusieurs actions seront entreprises pour atténuer les impacts sur la santé dont :
la sensibilisation des ouvriers, des riverains et des usagers de la route contre les IST dont
le Sida ;
le respect et le contrôle rigoureux des conditions d'hygiène sur le chantier ;
la gestion environnementale des déchets solides et liquides a travers la mise en place de
bacs à ordures et de lieus de dépôt pour les déchets liquides et les huiles ;
l’installation et l’équipement sanitaire et de dispensaire de chantier lors de l’installation
des bases vie et l’encadrement sanitaire des ouvriers.
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6. Emploi et économie
Les mesures tels que l’embauche locale lors des travaux et la sous-traitance aux entreprises
locales (extraction de sable, petits ouvrages) et le respect de l’âge minimal pour les jeunes et
l’interdiction des travaux dangereux ou nécessitant un effort considérable pour les femmes sont
des mesures qui renforceront ces impacts positifs.
7. Société et culture
Pour éviter ces actions d’incivisme, un accent particulier sera mis sur la concertation et la
consultation des populations avant, pendant et après les travaux. Les modalités de
consultation seront détaillées dans le chapitre consultations publiques.
Dans cette partie, on détermine l’importance résiduelle ou relative des impacts du projet
après l’application de ces mesures. Cette étape sert donc à évaluer l’efficacité des mesures
d’atténuation proposées.
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La surveillance environnementale est une activité qui vise à s’assurer que le maître d’ouvrage
respecte ses engagements et ses obligations en matière d’environnement tout au long du cycle du
projet. Elle a pour objectif essentiel de réduire les désagréments pour la population
résidante et les effets sur le milieu des différentes activités du projet. Le programme de
surveillance élaboré lors de l’EIE a donc pour but :
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Le suivi environnemental s’effectuera au cours des différentes phases du projet : lors de la phase
de construction et d’exploitation. Le promoteur du projet (le gouvernement du Burkina) sera
responsable de la mise en œuvre de l’ensemble des mesures de mitigation. Il doit veiller à
mettre en place le dispositif nécessaire pour une meilleure mise en œuvre du projet.
Le programme de suivi environnemental est résumé dans les tableaux n° 15 et n°16 ci après :
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La conduite de la présente étude a privilégié les enquêtes, les réunions informelles avec les
groupes cibles, les responsables administratifs et techniques de services publics, des
responsables d’associations, d’autorités politiques et traditionnelles.
A cet effet, une cellule de coordination sera mise en place pour optimiser l’organisation
technique et prendre en compte les problèmes environnementaux et sociaux qui pourraient
advenir pendant son déroulement.
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Le processus de concertation des populations se fera donc par la cellule de concertation mise en
place et suivra l’exécution du plan d’actions préconisées dans le PGES.
L’objectif général de ces ateliers est de préparer les acteurs directs du projet à jouer leurs
rôles dans le projet et à travailler en synergie.
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Les actions du PGES à financer sont : le suivi de la qualité des eaux, les activités de
reboisement, la fourniture de préservatifs aux ouvriers, la tenue d’ateliers sur la mise en
œuvre du PGES, d’ateliers de formation de 15 pairs éducateurs sur les IST et le VIH/SIDA ainsi
que la tenue de séances de causeries éducatives Animations radiophoniques.
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CONCLUSION
L'impact sur le paysage et l'environnement des travaux de construction de la route
occasionnera beaucoup de désagréments. La prise en charge de cette préoccupation passe
obligatoirement par la maîtrise des nuisances et des impacts de cette infrastructure, il faut
donc étudier les impacts que peut provoquer le projet sur le milieu naturel avant de passer à
l'étape de réalisation. Ces impacts sur le milieu naturel seront générés pendant toutes les phase du
projet. Les impacts identifiés pendant la phase de réalisation restent temporaire et disparaissent
avec son levé, mais les impacts dus à l'utilisation de la route (pollution, bruit,
déboisement...) doivent être compensés par le suivi d'un certain nombre de mesures d'atténuation
énumérées.
Ce projet, malgré les contraintes environnementales qui peuvent en être liées constituera sans
nul doute une aubaine pour les populations des grandes agglomérations traversées et de toute la
région. Cela ressort clairement des interviews effectuées auprès des bénéficiaires du projet. Elle
revêt un double intérêt pour les populations à savoir le coût des transports des personnes et des
biens et un gain de temps considérable qui reste un facteur non négligeable en terme
d’écoulements des produits commerciaux de la zone vers les autres marchés du pays et même
vers l’extérieur.
Aux regards du bilan des impacts avec la prise en compte des mesures de mitigation, ce projet de
construction la route en terre présente globalement un avantage certain pour le pays dans la
mesure où il permet en plus des emplois et activités connexes qu’il contribuera à développer
une ouverture sur la zone conernée par le projet dont l’accès par voie terrestre est n’est pas aisée.
Ceci induira forcement des bénéfices tant sur les plans du désenclavement et du
développement. Cette raison fondamentale fait qu’il mérite une attention particulière. Par
conséquent, sa réalisation est dans l’intérêt non seulement des populations de la zone mais
aussi du pays tout entier.
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