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Division Internationale du Travail au Maroc

Ce rapport traite de la nouvelle division internationale du travail au Maroc. Il présente le contexte général de la division du travail, son évolution historique et la montée de la division internationale des processus productifs. Il décrit ensuite la situation au Maroc, notamment les principaux secteurs d'exportation et les perspectives futures.

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Division Internationale du Travail au Maroc

Ce rapport traite de la nouvelle division internationale du travail au Maroc. Il présente le contexte général de la division du travail, son évolution historique et la montée de la division internationale des processus productifs. Il décrit ensuite la situation au Maroc, notamment les principaux secteurs d'exportation et les perspectives futures.

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Université Mohammed V de Rabat

Faculté Sciences Juridiques Economiques et


Sociales-Souissi

Master de recherche : Commerce International

Rapport sous thème :

La nouvelle division
internationale du travail au
Maroc

Réalisé par : ALLALOU Safouane Encadré par : [Link] EL AIDOUNI

ELHAJAJI Oumaima

EL HASSANI Wafae

OUCHRIF Hicham

Année Universitaire : 2019/2020


2
Université Mohammed V de Rabat
Faculté Sciences Juridiques Economiques et
Sociales-Souissi

Master de recherche : Commerce International

Rapport sous thème :

La nouvelle division
internationale du travail au
Maroc

Réalisé par : ALLALOU Safouane Encadré par : [Link] EL AIDOUNI

ELHAJAJI Oumaima

EL HASSANI Wafae

OUCHRIF Hicham

Année Universitaire : 2019/2020

3
Remerciements
La réalisation de ce modeste travail intitulé « la nouvelle division
internationale du travail au Maroc » a été effectuée dans le cadre de la
matière de commerce international. Cet effort n’aurait pas été bien
finalisé sans la contribution de nombreuses personnes.

Nous tenons tout d’abord à remercier DIEU le tout puissant, qui nous
a toujours soutenus et qui nous a donné la force et la patience
d’accomplir ce Modeste travail.

Nos sincères remerciements accompagnés de toute notre gratitude


s’adresse à Monsieur M. AIDOUNI qui nous a donné l’opportunité de
travailler sur cette intéressante thématique.

La liste étant longue, nous restons reconnaissants envers tous ceux qui
ont contribué de près ou de loin à la réussite de ce travail.

4
Liste des abréviations
Abréviation Signification
DIT Division internationale du travail
NDIT Nouvelle division internationale du travail
DITT Division internationale du travail traditionnelle
AMF Accord multifibres
OMC Organisation mondiale du commerce
GATT General agreement on tariffs and trade
AMI Accord multilatéral sur les investissements
IDE Investissements directs à l’étranger
PED Pays en développement
URSS Union des républiques socialistes soviétiques
NPI Nouveaux pays industrialisés
Organisation de coopération et de développement
OCDE économique
PDG Président directeur général
PME Petite ou moyenne entreprise
ASEAN Association des nations de l’Asie du sud-est
SSD Solid state drive
PIB Produit intérieur brut
DIPP Division internationale des processus productifs
FMN Firme multinationale
MITI Ministry for international trade and industry
VA Valeur ajoutée
Association marocaine de l’industrie du textile et de
AMITH l’habillement
ITCS Information and communication technologies

5
Liste des graphiques
Graphique Intitulé Page
Graph 1 Exportations de biens et services 27
Graph 2 Commerce 28
Graph 3 Valeur ajoutée (agriculture et industrie) 28

Graph 4 Résultat 29

Graph 5 Exportations de biens et services Au Maroc 57

6
Liste des figures
Figure Intitulé Page
la carte des mouvements coloniaux des pays
Figure 1 20
développés en 1945
Schéma de développement de la division
Figure 2 21
internationale du travail
Figure 3 Carte des usines de Toyota à travers le monde 25
Figure 4 Composantes de l’iPhone X 35
Figure 5 le poids du secteur de l’Offshoring 41
Figure 6 Illustration 43
Figure 7 Principaux indicateurs de l’industrie aéronautique 44
Figure 8 Les exportations textiles 46
Figure 9 Chiffres clés 47
Figure10 Demande mondiale adressée au Maroc 49
Figure11 Part du Maroc dans les exportations mondiales 50
Figure12 les pays auquel le Maroc exporte le plus 51
Figure13 Part du Maroc dans les importations mondiales 51
Figure14 Les exportations du Maroc par origine 52
Principaux produits exportés (millions de dollars
Figure15 US)
52
Principaux produits importés (millions de dollars
Figure16 américains) 53
Principaux produits exportés (millions de dollars
Figure17 US)
54
Principaux produits importés (millions de dollars
Figure18 US) 55
Répartition des exportations totales de l'économie
Figure19 par services % (2017)
55
Répartition des importations totales de
Figure20 l'économie % en 2017 56

Figure21 Exportations d'OCS par bien (2017) 56

7
Liste des tableaux
Tableau Intitulé Page
Tableau 1 Heures de travail nécessaires à la production 12
d’une unité de chaque bien
Tableau 2 Productivités 12
Tableau 3 Quelques usines de Toyota dans le monde et leur 24
métier de base
Tableau 4 10 majeures entreprises liées à Apple 34

8
Sommaire

Introduction générale
Chapitre I : Contexte général
Section1 : La théorie des avantages comparatifs
Section2 : Le libre-échange
Section3 : La mondialisation
Chapitre II : L’évolution de la DIT et la nouvelle structure des
échanges mondiaux
Section1 : La division internationale du travail traditionnelle
Section 2 : De la DIT traditionnelle vers la nouvelle DIT
Section3 : La division internationale des processus productifs
Chapitre III : La division internationale du travail au Maroc
Section1 : L’évolution de la DIT au Maroc
Section 2 : La DIPP au Maroc (les huit métiers mondiaux au
Maroc)
Section3 : Les perspectives du Maroc en matière des exportations
Conclusion générale

9
Introduction générale

La division internationale du travail est en train de changer de formes et de caractéristiques,


mais elle n’est pas en train de s’épuiser. Ses sources sont infinies, puisque comme le disait
Adam Smith, la seule limite à la division du travail est le développement du marché. On
assiste donc à une régionalisation du travail. Et, tandis que le poids de l’industrie dans le PIB
mondial recule et que celui des services explose, à mesure que l’industrie se relocalise au
Nord, et les services se délocalisent, n’étant pas concernés par les coûts de transaction, les
droits de douanes, les coûts de transport, la division du travail se décompose désormais par
tâches, au sein d’une même catégorie socio-professionnelle, La question qui subsiste, donc,
est si cette régionalisation de la division du travail peut gommer les inégalités causées par la
mondialisation. El Mouhoub Mouhoud n’est pas très optimiste : “Les perdants restent
perdants et gagnants restent des gagnants, même à un niveau régional. Les effets de la
mondialisation sont combinés à ceux du progrès technique, qui sont biaisés en direction du
travail très qualifié : même des travailleurs qualifiés, comme des ingénieurs, qui réalisent des
tâches de production sont menacés.” Ainsi dans ce travail, nous nous apprêterons à mettre la
lumière dans un premier chapitre sur l’origine de la notion de la division internationale du
travail et son contexte général dans le temps suivant la théorie des avantages comparatifs, et
le libre-échange ainsi que la mondialisation et ses conséquences.

Dans le deuxième chapitre, nous allons traiter l’évolution de la division internationale du


travail traditionnelle vers la nouvelle DIT, notamment l’émergence de nouveaux acteurs
économiques, et l’exemple de Thaïlande ainsi que les avantages et les inconvénients de la
NDIT et la division internationale des processus productifs.

Enfin nous allons présenter la division internationale du travail au Maroc son évolution ainsi
que la DIPP au Maroc et les huit métiers mondiaux du Maroc et les perspectives du Maroc en
matière des exportations.

10
Chapitre I : contexte général

Le développement des échanges internationaux est fondé sur un ensemble théorique qui s’est
développé à partir de la fin du XVIIIe siècle, montrant les raisons et l’intérêt de la spécialisation
de la production des nations puis la nouvelle répartition des activités au niveau mondial.

Section 1 : La théorie des avantages comparatifs


La division internationale du travail, ou DIT, désigne le fait que les pays se sont spécialisés :
ils ne fabriquent pas tous la même chose et, de ce fait, échangent entre eux leur production.
Cette spécialisation de pays ou zones repose sur la théorie des avantages comparatifs des
différents pays1.

1. Les avantages comparatifs

La théorie des avantages comparatifs corrige celle des avantages absolus d’Adam Smith.
Celle-ci disait qu’un pays profite du libre-échange s’il se spécialise dans la production des
biens pour lesquels il a un avantage absolu. Selon la théorie des avantages comparatifs, peu
importe si un pays a des avantages absolus ou pas : il gagne à se spécialiser dans la production
des biens pour lesquels son avantage comparatif est le plus élevé, c’est-à-dire dont les coûts
relatifs sont les plus bas, et à échanger les biens qu’il ne produit pas. C’est donc un argument
pour le libre-échange : tous les pays peuvent gagner du libre-échange s’ils se spécialisent.2

La théorie des avantages absolus de Smith mène à une situation problématique : si un pays n’a
d’avantage absolu pour aucun produit (c’est à dire s’il n’est plus productif que les autres pays
pour aucun bien), il n’aurait pas intérêt à se lancer dans la spécialisation d’un produit en
particulier, et aurait intérêt à garder ses frontières fermées au commerce international (pas de
libre-échange). Par exemple, dans la situation simplifiée comportant deux pays et deux biens
résumée dans le Tableau 1, l’Angleterre n’a aucun avantage absolu par rapport au Portugal
sur le drap et le vin (le Portugal produit à meilleur coût ces deux biens). Selon la théorie de
l’avantage absolu, l’Angleterre n’a donc aucun intérêt à ouvrir ses frontières pour échanger
ces biens, ce serait risquer que les Anglais achètent tout au Portugal et donc que l’économie
nationale s’effondre.

1
[Link]
2
Ghislain Deleplace, Histoire de la pensée économique. 3eme Edition, Paris: Dunod

11
Tableau 1 : Heures de travail nécessaires à la production d’une unité de chaque bien

Portugal Angleterre
1m de drap 90h 100h
1L de vin 80h 120h
Total d’heures 170h 220h
Source : élaboration personnelle

David Ricardo, qui est aussi partisan du libre-échange, propose une solution à cette situation.
Sa théorie des avantages comparatifs démontre que même en l’absence d’avantages absolus,
l’Angleterre a quand même intérêt à se spécialiser et à échanger avec le Portugal. Les deux
pays ont en fait intérêt à se spécialiser dans les biens pour lesquels ils ont un avantage
comparatif (ou relatif) et les échanges contre ce qu’ils ne produisent pas.3

2. Déterminer l’avantage comparatif

Pour déterminer pour quel produit on a un avantage comparatif, il faut regarder les
productivités comparées avec celles des autres pays. Pour rappel, la productivité est le rapport
entre quantité produite et quantité de travail nécessaire à la production (en heures de travail,
par exemple). Observons donc les productivités :

Tableau 2 : Productivités

Portugal Angleterre
1m de drap 1/90 1/100
1L de vin 1/80 1/120
Source : élaboration personnelle

Pour savoir dans quoi l’Angleterre doit se spécialiser, comparons sa productivité pour chacun
des produits avec celle du Portugal:

- Rapport entre productivité du vin des Anglais et productivité du vin des Portugais:
(1/120) / (1/80) = 0.66
- Rapport entre productivité du drap des Anglais et productivité du drap des Portugais:
(1/100)/ (1/90)= 0.9

3
Ghislain Deleplace, Histoire de la pensée économique. 3eme Edition, Paris: Dunod

12
Le désavantage de l’Angleterre est moins grand pour le drap que pour le vin, car sa
productivité relative est meilleure (0.9 contre 0.66 pour le vin).

Regardons maintenant dans quel bien le Portugal doit se spécialiser:

- Rapport entre productivité du vin des Portugais et productivité du vin des Anglais:
(1/80)/(1/120)=1.5
- Rapport entre productivité du drap des Portugais et productivité du drap des Anglais:
(1/90)/ (1/100) = 1.11

Le Portugal a donc un avantage comparatif pour le vin (productivité de 1.5 contre 1.11 pour le
drap).

3. La comparaison des situations avant et après le libre-échange

Avant le libre-échange, pour produire 2m de drap il fallait 190h de travail (100+90), et 200h
de travail pour 2L de vin (120+80). Etant donnés les avantages comparatifs de chacun, le
Portugal se spécialise dans le vin et l’Angleterre dans le drap. Pour produire les 2m de drap
l’Angleterre va mettre 200h, économisant 20h par rapport à la situation précédente (cf.
Tableau 1). Elle peut maintenant consacrer ces 20h supplémentaires à produire plus de drap
par exemple. Le Portugal abandonnant la production de drap, va mettre 160h pour produire
les 2L de vin, il économise ainsi 10h de travail. Ainsi au total 30h de travail sont économisées
(ou sont utilisées pour produire davantage de marchandises).4

Les deux pays bénéficient donc de la spécialisation et du libre-échange.

Section II : Le libre échange


On peut dire que les pays se sont divisés le travail, d'où l'expression. La division
internationale du travail (DIT) s'accompagne évidemment du développement des échanges
internationaux.

1. Définitions

Le libre-échange correspond à une politique économique qui entre dans le domaine du


commerce international. Il s'agit de supprimer ou diminuer les restrictions douanières
(principalement les taxes) afin de laisser place à la libre circulation des biens et services entre

4
Ghislain Deleplace, Histoire de la pensée économique. 3eme Edition, Paris: Dunod

13
les pays sans intervention des gouvernements. Ce principe défendu par certains économistes,
tel David Ricardo, s'oppose au protectionnisme. Ceux-ci affirment que le libre-échange
permet la croissance sur le long terme et le déploiement de l'avantage comparatif de chaque
pays. Il existe des exceptions à ce principe, telles les industries en plein essor ou stratégiques
(défense du pays).5

Pour de nombreux économistes, le libre-échange est un vecteur de croissance économique. Si


une nation est mieux placée, en termes absolus ou relatifs, qu’une autre pour produire tel type
de bien, elle doit se spécialiser dans cette production et commercer avec les autres nations.
Ainsi, grâce au libre-échange, les produits se démocratisent et les pays deviennent
mutuellement dépendants. L’ensemble des partenaires commerciaux tire profit de l’échange
international du fait que les biens et les services obtenus avec un même revenu sont plus
importants. De plus, la spécialisation accroît la production de biens et/ou de services, ce qui
permet de bénéficier d’économies d’échelle favorisant une plus grande compétitivité. Enfin,
les revenus tirés de l’échange international augmentent, ce qui permet de financer des
investissements croissants.

Le libre échange est promu par la plupart des gouvernements. Ses principes semblent
irréfutables. Tous gagnent, dit-on, à multiplier les échanges commerciaux et à éliminer ce qui
les contraint. Mises en concurrence dans un grand marché sans frontière, les entreprises
doivent fournir les meilleurs produits et services aux coûts les plus avantageux. Ceci leur
permet de réaliser des profits considérables, grâce au nombre élevé de consommateurs et de
consommatrices auxquelles on leur donne accès. Toute la population en tirerait avantage
grâce aux nombreux emplois qui se créent, aux réductions des prix, aux taxes et impôts que
l’activité économique génère, aux investissements nouveaux de ces entreprises et à leurs
activités philanthropiques.6

Qualité et diversité de l’offre, bas coûts et création d’emplois. Voilà donc le miracle
permanent du libre-échange selon ses théoriciens.

2. L’institutionnalisation du libre-échange

A l’origine, la recherche d’un cadre légal du commerce international, était une simple
préoccupation de pays développés. A l’avènement des indépendances politiques, il n’était plus
possible d’étouffer les aspirations du tiers monde à faire valoir ses droits à un commerce

5
[Link]
6
Claude vaillancourt, l’empire du libre-échange, p11

14
équitable, du moins en apparence. Aussi devait-on d’abord procéder à des aménagements du
cadre existant pour tenir compte de la spécificité de cet ensemble dans le but inavoué de
consolider son intégration dans l’ordre établi. La guerre froide aidant, les ambitions de pays
en développement ont fini par dépasser la revendication d’un simple traitement de faveur pour
réclamer un statut particulier conforme à leur appréciation du véritable partenariat.7

En 1947, 23 pays ont ouvert leurs économies sur le reste du monde, en signant l’accord
général sur les tarifs douaniers et le commerce (le GATT : General Agreement on Tariffs and
Trade). Et depuis le 1 er janvier 1995, plus de 120 pays appartiennent à l’OMC (Organisation
mondiale du commerce), l’institution qui remplace le GATT. L’objectif de l’accord consiste
d’abord à réglementer le commerce international afin d’en assurer la stabilité. À ce titre, il ne
prévoit que tout avantage commercial consenti par un pays membre de l’OMC à un autre soit
étendu à l’ensemble des participants (clause de la nation la plus favorisée)8. Il prévoit aussi
que les produits importés dans un pays ne subissent pas de discriminations par rapport au
produit d’origine nationale. Il interdit par ailleurs l’exportation d’un produit à un prix
inférieur au prix de vente sur le marché national (dumping)9, réglemente les subventions à
l’exportation et prohibe les mesures de restrictions quantitatives aux échanges, sauf dans le
cas d’un déficit important de la balance des paiements. Mais l’accord cherche surtout à
promouvoir les échanges par un abaissement des tarifs douaniers au cours des périodes
régulières de négociations commerciales (les rounds).

Afin de favoriser la multiplication des échanges multilatéraux, la substitution de l’OMC au


GATT s’est traduite par la création d’un organe de règlement des différends chargé d’arbitrer
les conflits commerciaux. Elle a élargi les compétences de l’institution à la sphère des
services et des droits de propriété intellectuelle, jusque-là non intégrés dans l’accord du
GATT.

3. La tentation du protectionnisme

Face à l’accentuation de la contrainte extérieure et aux risques qu’entraîne une dépendance


croissante à l’égard du reste du monde, de nombreux pays ont mis en place des mesures visant
à protéger leur économie de la concurrence internationale.

7
Sbihi Mohammed Rachid, Evolution du commerce mondial, Edition : 2001, p191
8
La clause de la nation la plus favorisée: est un des principes fondamentaux du GATT (puis de l'OMC). Ce principe repose sur l'égalité de traitement entre les
pays membres de l'organisation.
9
Dumping : Pratique qui consiste à vendre sur les marchés extérieurs à des prix inférieurs à ceux du marché national, ou même inférieurs au prix de revient.

15
- Les barrières tarifaires et quantitatives

La protection d’un marché peut s’exercer par des droits de douane, c’est-à-dire une taxe sur
l’importation. Les subventions peuvent aussi être considérées comme un outil protectionniste
car elles agissent directement sur les prix des exportations ou indirectement sur les coûts de
production des entreprises nationales Elles rendent les produits nationaux plus compétitifs
(politique agricole commune européenne) sur les marchés internationaux. Cependant, c’est
davantage par des mesures quantitatives que les nations se protègent aujourd’hui, notamment
à travers les quotas pouvant être imposés aux importateurs ou négociés entre pays sous forme
d’accord d’autolimitation des exportations.

L’AMF (accord multifibres) de 1975 jusqu’à fin 2004 visait à protéger les pays occidentaux
contre le déferlement des produits textiles en provenance des pays à bas coût de main-
d’œuvre, en assurant une progression limitée des importations. Son abandon en 2005 a
conduit à une explosion des exportations chinoises de textiles vers les pays développés,
nécessitant l’ouverture de négociation en 2006, au cours desquelles la Chine annonce modérer
la hausse de ses exportations de textiles vers l’Union européenne jusqu’à fin 2007.

- Les barrières administratives

D’autres outils permettent également aux pouvoirs publics d’instaurer des barrières
protectionnistes; il s’agit de l’édiction de normes de qualité destinées à protéger les
consommateurs (normes antipollution, de sécurité…) et des mesures administratives visant à
décourager les importateurs ou à encourager une consommation « nationale », telle
l’obligation faite à l’importateur d’indiquer l’origine des produits. Enfin, les entreprises
nationales peuvent être protégées par des mesures concernant les investissements des
multinationales, notamment l’obligation faite à celles-ci d’inclure un pourcentage minimum
de composants d’origine locale. C’est cette stratégie qui a été remise en cause dans le projet
d’AMI (accord multilatéral sur les investissements) sur lequel la négociation a buté en 1998.

Nous assistons donc à une libéralisation des échanges internationaux sous l’influence
notamment de la mondialisation.

16
Section III : La mondialisation
La division internationale du travail (D.I.T.) fait référence à la spécialisation des économies
nationales dans des activités particulières de production ou bien de service. Cette
spécialisation est basée sur les avantages comparatifs développés par David Ricardo.

Cet aspect de l’économie mondiale n’a cessé de prendre de l’importance ces dernières années,
notamment avec le phénomène de mondialisation.10

1. Définitions

La mondialisation peut être appréhendée de deux manières :

— d’une part, en termes de degré de mobilité internationale des firmes et des facteurs de
production qu’elles mettent en œuvre. La mondialisation se définit alors analytiquement
comme l’accélération sans précédent de la liberté de localisation des firmes dans l’espace
mondial. Cette liberté ne se traduit toutefois pas nécessairement par une dispersion des unités
productives dans cet espace ;

— d’autre part, en termes d’intensité et d’évolution de cinq composantes de la mondialisation


: 1) les délocalisations des activités impliquant ou non les IDE ; 2) les flux commerciaux de
biens et services entre les filiales des firmes ou entre firmes, et les échanges de biens
intermédiaires ; 3) les flux financiers ou de capitaux à court terme ; 4) les flux de
connaissances et de technologies ; 5) les migrations internationales de travailleurs, qualifiés et
peu qualifiés, qui constituent une composante souvent omise.11

2. Conséquences

La mondialisation a provoqué une fragmentation des chaînes de valeur. Cela signifie que les
diverses opérations de conception, de logistique, de production et de services nécessaires à la
fabrication d’un produit final peuvent être réparties dans un très grand nombre de pays. Sous
cet angle, la valeur créée dans chaque pays est la différence entre ce qu’il importe et ce qu’il
réexporte après enrichissement de nouveaux composants ou nouveaux services. La valeur
totale du produit est donc la somme de toutes ces valeurs ajoutées dans chacun des pays. La
fragmentation des chaînes de valeur a profondément bouleversé la configuration du commerce
mondial. Une réalité bien mal appréhendée par les chiffres usuels du commerce extérieurs qui
empilent les facturations à l’exportation. Il est bien loin le temps où lorsqu’un produit était

10
[Link]
11
EL MOUHOUB MOUHOUD, mondialisation et délocalisation des entreprises, éditions la découverte, paris, 2006, p 7

17
conçu sur un territoire, il y était majoritairement fabriqué et assemblé. Prenons ici l’exemple
d’un objet de consommation courant, made in US, et exporté vers le vieux continent.

Aujourd’hui, il est probable que ce même produit, toujours conçu aux Etats-Unis, sera
assemblé ailleurs, en Chine par exemple. Et donc importé de Chine. Il incorporera de surcroît
toute une série de composants matériels et immatériels produits dans diverses régions du
monde, sans compter de multiples services de logistique, de maintenance, et même
d’expertise. Dans la comptabilité usuelle du commerce international, nous saisirons un
important flux d’exportations de la Chine vers l’Europe et divers flux d’importations de la
Chine, en provenance de ses fournisseurs. Ce faisant, les pièces et services composant ce
produit, seront comptabilisés plusieurs fois : en tant qu’exportation des fournisseurs de la
Chine, puis une fois assemblés, en tant que produit d’exportation chinois.

La fragmentation des chaines de valeur conduit ainsi à empiler des facturations, ce qui conduit
à gonfler artificiellement la réalité des échanges internationaux. Pour l’observateur non averti,
c’est ainsi principalement vis-à-vis de la Chine que se sont creusés les déficits européens.
Mais une analyse en termes de valeur ajoutée peut modifier complètement la perception. De
fait, lorsqu’un européen consomme un produit conçu aux États-Unis, il importe un
assemblage de tâches, d’opérations effectuées dans de multiples régions du globe. C’est cette
réalité que cherche à mettre en lumière la mesure du commerce en valeur ajoutée. Il est donc
indispensable de compter pas à pas les flux d’exportation à la hauteur de la valeur qui est
ajoutée au sein de chaque territoire et les ventiler géographiquement, là où en est fait un
usage final. Cette approche comptable place alors le projecteur sur ce qui est au cœur de la
stratégie de spécialisation internationale d’un pays aujourd’hui. Il lui est indispensable de se
positionner que des maillons stratégiques des chaînes de valeur mondiales, là où il peut capter
beaucoup de valeur parce qu’il dispose d’une compétence spécifique. Sous cet angle, il faut
alors choisir les bons maillons de la chaîne de valeur et non plus chercher à maîtriser des
filières entières et des produits de A à Z.

Reprenons le raisonnement et faisons un zoom alors sur ce qui se passe le long d’une chaîne
de valeur internationale. Le pays A fournit un bien intermédiaire au pays B, qui y ajoute sa
propre valeur, puis au pays C qui y ajoute sa propre valeur d’assemblage final. Dans cette
représentation des échanges, qui saisit le produit, à chaque fois qu’il franchit une frontière,
tout le déficit se cristallise entre le pays C, assembleur final, et le pays de destination finale.

18
Surtout, les flux d’intrant sont comptabilisés plusieurs fois en cascade, d’autant plus que le
processus est fragmenté. La mesure en valeur ajoutée des flux d’échange supprime alors la
multiple comptabilisation. Elle répartit le déséquilibre sur les divers pays intervenant dans la
chaine de fabrication.12

A l'heure de la mondialisation, la division traditionnelle du travail entre pays producteurs au


Nord et pays fournisseurs au Sud est désormais obsolète. Comment cartographier la nouvelle
division internationale du travail ?

Chapitre II : L’évolution de la DIT et la nouvelle structure des


échanges mondiaux
Section 1 : La division internationale du travail traditionnelle
1. Contexte

La DIT traditionnelle a été fortement influencé par les mouvements coloniaux des pays
développés, L'expansion coloniale a en premier lieu été motivée par la recherche de matières
premières dans les territoires colonisés, étant donné que la route des Indes en Asie ouverte par
Marco Polo au XIIIe siècle est dorénavant fermée. Ainsi, l'Égypte sous domination romaine
est « le grenier de Rome », l'Espagne importe l'or et les métaux précieux d'Amérique latine
pour financer ses guerres en Europe. De plus, avec le développement des navires à vapeur, ces
relais permettent le rechargement en charbon, et font des escales nécessaires au
développement maritime.

Les puissances coloniales étaient parfois motivées par la recherche de débouchés pour leurs
produits manufacturés. L'Angleterre du XIXe siècle et du début du XXe siècle exporte ses
produits de l’industrie textile en Inde après y avoir détruit les structures de production locale
en même temps qu'établi un système administratif, nécessaire au pillage des ressources
locales au profit de la métropole. Ce système théorisé est nommé Mercantilisme. Il permet
l'apport de ressources tout en empêchant la mise en place d'une réelle autonomie économique
qui conduirait à l'indépendance inévitable des colonies.

Figure1 : la carte des mouvements coloniaux des pays développés en 1945

12
[Link]

19
Source : Google Images

Cette carte représente une vue générale sur les mouvements coloniaux des pays développés en
1945, (en négligeant l’URSS et l’USA) on voit directement les mouvements massifs de la
France dans quelques pays d’Afrique le Thaïlande, le Laos, le Cambodge et la Syrie.

Les Pays-Bas occupaient l’Indonésie et la Suriname.

Le Royaume-Uni avait ses mains dans tous les continents en colonisant plusieurs pays (Inde,
le Soudan, la Malaisie (et Singapour) et le Guyana.

L’Espagne, l’Italie et le Portugal occupaient quelques pays dans le continent africain.

Ces mouvements coloniales ont étés la raison principale pour laquelle la DITT a pris
naissance, les pays développés et colonisateurs utilisaient les PED comme des mines où ils
effectuent des extractions des matières premières et les minéraux. Et même après
indépendance, quelques pays ont restaient en rapport d’interdépendance avec leurs anciens
colonisateurs.

Cette division des branches et des secteurs est appelée la division internationale de travail
traditionnelle.

2. Définition

La DITT (Division de travail internationale traditionnelle) repose principalement sur le


concept du commerce inter-branche.

Ce type de commerce concerne les produits ou services de catégories différentes. Exemple :


avec les pays d’Afrique, la France vend des produits manufacturés et importe des matières

20
premières.
L’échange inter-branche est caractéristique de ce qu’a pu être, et reste dans certains secteurs,
le commerce Nord/Sud, en raison de la dotation des premiers en industrie ou plus
généralement en techniques et technologies nouvelles et des seconds en matières premières,
énergétiques, agricoles...

Le commerce inter-branche repose sur des théories basées sur la spécialisation des pays :
Théorie de l'avantage absolu d’A. Smith, théorie de l'avantage comparatif de D. Ricardo.

Donc, sous cette ancienne division internationale du travail, la matière brute était extraite des
colonies ou (ex-colonies), elle était exportée vers les pays industrialisés d’Europe et vers les
États-Unis par exemple. Ces matières brutes étaient transformées en produits industriels, qui
étaient alors soit mis en marché dans les pays industrialisés eux-mêmes, soit exportés.

On constate facilement que sous ce « régime » économique le travail n’avait pas la même
valeur dans les colonies que dans les métropoles.

Figure2 : Schéma de développement de la division internationale du travail

Source : Google Image

Dans ce schéma la DITT est représentée par le premier stade : pacte colonial.

21
Section 2 : De la DIT traditionnelle vers la nouvelle DIT

1. Contexte

La nouvelle division international du travail est fortement inspirée et motivée par deux
facteurs, l’émergence des NPI (Nouveaux Pays Industrialisés) et les études de l’OCDE dans
les années 1970.

D’une part, les Nouveaux Pays Industrialisés sont des pays issus des pays en voie de
développement. Ils ont pour caractéristique d'avoir vu leur industrie décoller dans les années
60. Ils ont de fait rattrapé aujourd'hui un grand nombre de pays développés. Les quatre
premiers NPI à avoir décollé sont d'ailleurs considérés aujourd'hui comme des pays
développés. Il s'agit de la Corée du Sud, de Singapour, de Hong Kong et de Taïwan (Dragons
Asiatiques). D'autres pays asiatiques sont en train de les suivre : la Chine, l'Inde, la Malaisie,
l'Indonésie, les Philippines, le Vietnam et la Thaïlande. Sur les autres continents sont
également considérés comme NPI le Mexique, le Chili, la Colombie et le Brésil pour
l'Amérique du Sud, l'Afrique du Sud et la Turquie. Un autre concept est apparu dans les
années 80, les pays émergents. Ceux-ci ont commencé leur développement grâce aux marchés
financiers. Certains avaient déjà bénéficié d'un essor industriel dans le passé (exemple : les
Pays de l'Est) ou d'autres ont pu mettre en avant d'autres atouts (comme le tourisme).

D’une autre part, L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)


est une organisation internationale d'études économiques, dont les pays membres (des pays
développés pour la plupart) ont en commun un système de gouvernement démocratique et
une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d'assemblée consultative.

L'OCDE encourage la libéralisation économique au travers du libre-échange et de


la concurrence pour favoriser l'innovation et les gains de productivité. Pour lutter contre
le chômage, l'OCDE recommande notamment la flexibilisation du marché du travail.

Depuis les années 1970, les pays développés, à travers, ont constaté que s’ils voulaient
continuer d’assurer leur croissance, il fallait instaurer une nouvelle division internationale du
travail. Désormais, les processus de production reposant sur une utilisation intensive du
travail ont été exportés vers les nouveaux pays industrialisés (N.P.I), parfois appelés pays
émergents. Les colonies, maintenant appelées pays en développement (P.E.D), ou Tiers
Monde, continuent de fournir la matière brute.

22
2. Définition

La nouvelle division internationale du travail équivaut à une reconfiguration des modèles


globaux d’échange et de la géographie de l’échange, Des usines entières ont été relocalisées
dans les pays du sud et les travailleurs des nouveaux pays industrialisés, en raison de leurs bas
niveaux de salaire, produisent désormais des biens de consommation industriels pour les
masses des pays occidentaux, que ce soient des produits utilitaires ou de luxe.

Cette NDIT se démarque aussi dans la nature des produits échangés. On parle désormais
de commerce intra-branche. Ce commerce concerne l’échange de produits similaires mais aux
caractéristiques différentes (par exemple, la France exporte des voitures Renault contre des
Volkswagen allemandes). Ce commerce intra-branche est majoritaire dans les échanges entre
pays développés, entraînant ainsi un flux d’échanges entre les pays du Nord. Les pays en
développement (ou pays du Sud) régionalisent aussi une partie de leurs échanges ; la Chine
vend par exemple ses produits dans les pays asiatiques, au Moyen-Orient ou en Amérique du
sud.

Cette régionalisation des échanges internationaux a créé trois grands pôles de commerce (la
Triade) : l’Asie, l’Europe et l’Amérique ; la majorité des échanges se fait dans la zone elle-
même (commerce intra-zone).

On peut prendre l’exemple de Toyota, la multinationale exerce ses activités dans le monde
entier avec 51 entreprises de fabrication étrangères implantées dans 28 pays et régions. Les
véhicules Toyota sont vendus dans plus de 170 pays et régions.

Les filiales de Toyota sont présentent dans chaque continents et se divise en :

 Centres de recherche et développement


 Usines de production des pièces détachées
 Usines d’assemblage de véhicules
 Siège social
 Siège financier

23
Tableau3 : Quelques usines de Toyota dans le monde et leur métier de base

Source : Site web de Toyota

24
Figure 3: Carte des usines de Toyota à travers le monde

Source : Google image

Cette carte visualise les mouvements de délocalisation de Toyota à travers le monde, on


constate que après ces mouvements de délocalisation, et en analysant les ventes et la
production des véhicules, que Toyota avait une vision à long terme, même si les ventes en
japon on diminués de 725 milliers articles en 9 ans, et la production a diminuée de 400
milliers articles en 9 ans, la production des voitures Toyota dans le monde entier ont

25
augmentés de 12.92 % (de 5635.7 Milliers en 2002 a 3928.8 Milliers en 2011) et les ventes
ont aussi augmentés de 15.78 % (de 5518.8 Milliers en 2002 a 7069.9 Milliers en 2011).

Et selon le tableau, Toyota délègue la production total de quelques voitures a des usines
délocalisés et dans autres usines Toyota délègue seulement la production de quelques pièces
détachés (engins / transmission …etc.).

3. Acteurs de la NDIT :

Tout d’abord, il est juste de mentionner les pays qui ont rendu possible cette nouvelle
division, c’est-à-dire les "pays du Sud très divers" issus de la mondialisation dans une sphère
appelée NPI, ils sont multiples et sont généralement mentionnés au sein de groupes (à part
Turquie)

 Les 4 dragons asiatiques (Corée du Sud, Taïwan, Singapour et Hong Kong)


 Les 5 tigres (Malaisie, Indonésie, Thaïlande, Philippines, Viêt-Nam)
 Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud)
 Les jaguars (Mexique, Chili, Colombie, Argentine.

Deuxièmement, il y a la triade, ils maîtrisent la technologie de pointe qui est capitale


aujourd'hui. Les États-Unis, par exemple, comptent 7,4% de chercheurs pour 1 000 habitants,
soit plus de deux millions, et possèdent une vaste région appelée Silicon-Valley dans laquelle
la plupart des développements technologiques ont lieu, le financement de la recherche
universitaire jouant également un rôle énorme, généralement les PDG de grandes entreprises
technologiques financent des recherches dans des universités sélectionnées.

Troisièmement, il y a les multinationales: elles réalisent des investissements directs à


l'étranger et ont des succursales dans divers pays sous forme de filiales. Pour le choix de ses
sites, ils se tournent davantage vers ces ISBL en raison de leur main-d’œuvre qualifiée et bon
marché. Les PMA ont récemment été laissés pour compte: ils restent en dehors du commerce
international, tout comme les pays de l'Afrique subsaharienne.

4. Exemple de Thaïlande :

La Thaïlande, en forme longue le royaume de Thaïlande, est un pays d’Asie du Sud-Est.


Avant 1939, il s’appelait le royaume de Siam. Il est bordé à l’ouest et au nord-ouest par la
Birmanie, au sud par la Malaisie, à l’est par le Cambodge et au nord-est par le Laos. Sa

26
capitale est Bangkok. La langue officielle est le thaï et la monnaie le baht. C’est une
monarchie constitutionnelle depuis 1932 dans laquelle le roi est officiellement le chef de
l'État, chef des Forces armées, partisan de la religion bouddhiste et défenseur de toutes les
confessions.

La Thaïlande a connu une croissance économique rapide entre 1985 et 1995. C'est un des
nouveaux pays industrialisés, comptant parmi les Tigres asiatiques. Son économie repose
notamment sur le tourisme, et d’autres industries comme l’automobile et la technologie de
pointe, a l’heure actuelle, l’une des spécialités du royaume consiste en la production des
disques durs et de Solid State Drive (SSD), dédiés autant au marché intérieure qu’au marché
mondial. Plus généralement, l’industrie des composantes électroniques est l’une des pièces
maitresses de l’économie du pays.

Autre point fort de l’industrie thaïlandaise, l’assemblage de véhicules et de toute la chaine des
composantes, des amortisseurs à l’électronique, via les usines des grands constructeurs et des
PME indépendantes. Ainsi la Thaïlande possède la plus grande industrie automobile de
l’ASEAN, produisant plus de 2millions de véhicules par an, soit sensiblement plus qu’en
France. Une partie de ses voitures sont vendues dans le Royaume mais beaucoup sont aussi
exportées.

Pour une production efficiente et rentable, les usines sont le plus souvent regroupées entre
elles dans de vastes parcs industriels. Organisés par des grands groupes, ces zones
industrielles sont construites pour répondre aux besoins des investisseurs.

Après 1960, ce royaume a réalisé un développement économique massif, et c’est liée à


Nouvelle Division De Travail les graphes suivants montrent cette évolution.

Graph 1 : Exportations de biens et services

Source : [Link]

27
Les exportations de biens et services regroupent la valeur de l'ensemble des biens et services
destinés à l'étranger. Cette donnée inclut la valeur des marchandises, du fret, des assurances,
transports, etc. Les données étant exprimées en pourcentage du PIB, on peut mieux
comprendre la part des exportations dans l'économie de ce pays. Dans ce graph on constate
que dans 58 ans le Thaïlande a réussi de réaliser une augmentation de 318% en termes des
exportations des biens et services et leur valeur du PIB.

Graph 2 : Commerce

Source : [Link]

Le commerce en pourcentage du PIB est la valeur totale des exportations de biens et services
additionnée à la valeur totale des importations de biens et services, en pourcentage du PIB.
C'est un indicateur très utile pour observer l'ouverture d'une économie par rapport à l'étranger.
Plus ce pourcentage est élevé, plus l'économie de ce pays est ouverte. Dans ce domaine, le
pays en question a réalisé une augmentation 267% de 1960 à 2018.

Graph 3 : Valeur ajoutée (agriculture et industrie)

Source : [Link]

28
Ce graphique représente la valeur ajoutée apportée dans le PIB en pourcentage aussi par
l’agriculture et par l’industrie, cette représentation visualise un changement important dans
l’économie thaïlandaise, on voit clairement que l’agriculture a réalisé une chute de 78 points
en 58 ans, et dans cette même période l’industrie (la production de biens grâce à la
transformation des matières premières ou des matières ayant déjà subi une ou plusieurs
transformations et de l'exploitation des sources d'énergie) en Thaïlande a réalisé une forte
augmentation de 89%, ces deux variations sont quasiment symétriques dans le graph, ce qui
visualise l’inclination de l’économie du pays thaïlandais vers une économie industrielle qui
prouve l’impact de la nouvelle division international du travail dans ce pays.

Graph 4 : Résultat

Source : [Link]

Le résultat de cette nouvelle division et ces changement dans l’économie thaïlandaise est
constatable est n’as pas besoin de calculs et de matrices pour le prouver, cette NDIT a poussé
cette économie vers le bien, le PIB par habitant entre 1960 et 2018 a réalisé une forte
augmentation de 1014% qui prouve que cette division de travail, et si accompagnée par des
bons plans de développement, peut améliorer l’économie d’un pays, et la Thaïlande est un
exemple parfait en termes des statistiques.

5. Avantages et inconvénients de la NDIT

1.1 Avantages de la NDIT

La NDIT a permis aux PVD une évolution de leurs économies et ce, par l’augmentation du
taux d’opérations commerciales internationales, elle a permis ainsi d’atteindre une place dans
le marché mondial, sans oublier les différentes possibilités d’emplois. Elle a permis aussi, une

29
diversification de la spécialisation internationale de la part des PD à travers l’industrie de
pointe à VA ainsi que les services et à la fabrication des produits manufacturés par les PVD.

La NDIT a aussi fait apparaitre un nouveau type de commerce tel que le commerce intra-
branche ce commerce concerne l’échange de produits similaires mais aux caractéristiques
différentes (par exemple, la France exporte des voitures citadines contre des berlines
allemandes), elle a également permis un transfert de technologie à travers les délocalisations,
ainsi une augmentation dans les échanges internationaux entre les pays du nord et les pays du
Sud, sans oublier l’apparition d’économies émergentes tel que (la Corée, le Taiwan,
Singapour).

Lorsque l'on parle de NDIT on parle aussi de DIPP "Division internationale des processus
productifs" qui intervient dès le moment où un stade du processus de production se déroule
dans un autre pays que celui où est assemblé le produit fini. Ce phénomène a donné naissance
à un commerce international de pièces et de composants et à des réexportations de produits
finis après montage. Ces échanges se réalisent entre filiales de firmes multinationales ou dans
le cadre de sous-traitance ou d'accords inter-firmes.13

1.2Inconvénients de la NDIT

La DIT est comme chaque stratégie a des avantages mais aussi des limites car l’insertion dans
le commerce international n’a pas été égalitaire, on peut mettre en évidence des perdants et
des gagnants. Ainsi il semblerait que l’insertion dans le commerce international ne mettent
pas fin aux inégalités, et qu’au contraire elle tend à les accentuer, Car même si ces derniers
participent dans le commerce extérieur, leur part reste faible contrairement à celles des pays
développés qui ne cesse d’augmenter, et qu’il serait impossible de rattraper même avec
l’existence d’une spécialisation. Ces spécialisations ne se valent pas toutes, car certaines sont
porteuses de dynamiques de croissance et sont génératrices de qualifications et de savoir-faire
dans certaines activités, tandis que d’autres, ne le sont pas.

Ajoutant à cela que les pays développés cherchent à exporter sans pour autant subir la
pénétration de produits étrangers.

13
[Link]

30
Section 3 : Division international des processus productifs

Lorsque le processus de production d’un bien complexe (automobile, électroménager etc.)


peut être décomposé en plusieurs étapes, on observe que chaque étape de production n’utilise
pas le même niveau de qualification de la main d’œuvre, la même maitrise technologique, la
même spécialisation des machines. Il n’est donc pas obligatoire que ces étapes soient réalisées
dans un lieu unique.
Pour réduire les couts de production (couts de la matière première, main d’œuvre, cout du
capital) et profiter des économies d’échelle résultant de la spécialisation et des avantages
comparatifs de différents pays, les entreprises rationalisent leurs productions en fabricant les
éléments nécessaires à la production d’un bien dans différents pays. Et c’est ce qu’on appelle
la Division internationale des processus productifs.

1. Définition :

L'expression "Division internationale des processus productifs" intervient dès le moment où


un stade du processus de production se déroule dans un autre pays que celui où est assemblé
le produit fini. Ce phénomène, qui correspond à une division verticale de la production, a
donné naissance à un commerce international de pièces et de composants et à des
réexportations de produits finis après montage. Ces échanges se réalisent entre filiales de
firmes multinationales ou dans le cadre de sous-traitance ou d'accords inter-firmes.
Les entreprises concernées s’implantent ou sous traitent en choisissant chaque pays d’accueil
en fonction des avantages comparés qu’ils procurent pour chaque étape du processus de
production. La situation géographique du pays d’implantation est soigneusement étudiée :
faciliter d’approvisionnement en matière 1ere, proximité du marché acheteur, infrastructure
(port, aéroport, route).
La production est mondialisée, internationalisée et les FMN jouent un rôle central dans ce
processus par le développement des flux d’IDE.

2. IDE (Investissements directs à l’étranger)

Les investissements directs à l’étranger sont les mouvements internationaux de capitaux


réalisés pour créer, développer ou maintenir une filiale à l’étranger ou d’exercer le contrôle ou
une influence significative sur la gestion d'une entreprise étrangère. Un IDE est un flux de

31
capitaux entre deux pays. Lorsqu’une entreprise nationale (ex : une entreprise Française)
investit à l’étranger soit en créant une nouvelle unité de production à l’étranger, (ex : Renault
créé une filiale au Brésil ou à Tanger au Maroc) soit en entrant dans le capital d’une entreprise
étrangère déjà existante à hauteur d’au moins 10%, on dit que l’entreprise française a réalisé
un IDE. Par convention, on considère qu’il y a intérêt durable et donc investissement direct
lorsqu’une entreprise détient au moins 10 % du capital (ou des droits de vote) d’une entreprise
résidente d’un pays autre que le sien. Ex : Renault a ainsi racheté le constructeur roumain
Dacia pour produire la Logan.
Une part marginale des IDE est sous forme des délocalisations, mais toutes les délocalisations
sont des IDE. En effet, une entreprise qui réalise un IDE ne ferme pas forcément d’unités de
production locale ; par exemple si Total crée une filiale en Afrique pour extraire du pétrole,
cette production ne pouvait pas être réalisée en France. Mais une firme qui ferme une unité de
production locale pour l’installer à l’étranger réalise un IDE.

3. Exemple : Apple Inc.

Apple est une entreprise multinationale américaine qui conçoit et commercialise des produits
électroniques grand public, des ordinateurs personnels et des logiciels informatiques. Parmi
les produits les plus connus de l'entreprise se trouvent les ordinateurs Macintosh, l'iPod,
l'iPhone et l'iPad, la montre Apple Watch, le lecteur multimédia iTunes, la suite bureautique
iWork, la suite multimédia iLife ou des logiciels à destination des professionnels tels que
Final Cut Pro et Logic Pro. En 2017, l'entreprise emploie 116 000 employés et exploite
499 Apple Stores répartis dans 22 pays11,12 et une boutique en ligne où sont vendus les
appareilset logiciels d'Apple mais aussi de tiers. Son bénéfice annuel pour l'année 2017 est de
45,2 milliards de dollars.

1.1. L’IPhone X :

L'iPhone est une ligne de smartphones conçus et commercialisés par Apple Inc. Toutes les
générations de l'iPhone utilisent le logiciel de système d'exploitation mobile iOS d'Apple.
L'iPhone de première génération a été publié le 29 Juin 2007, et plusieurs nouvelles itérations
matérielles avec de nouvelles versions iOS ont été libérés depuis. Apple a publié douze
générations de modèles d'iPhone, chacun accompagné d'une des douze versions majeures du
système d'exploitation iOS

32
L'iPhone de première génération a été décrit comme « révolutionnaire » et « changeur de jeu »
pour l'industrie de la téléphonie mobile. Les itérations ultérieures de l'iPhone ont également
recueilli des éloges. L'iPhone est l'un des smartphones les plus utilisés dans le monde.

Au 1er novembre 2018, plus de 2,2 milliards d'iPhone avaient été vendus.

Le produit IPhone en question qu’on révisera est l’IPhone X, ses composantes et comment
Apple applique la DIPP.

1.2. Entreprises liées à la chaîne d'approvisionnement de la société Apple

Pour bien comprendre la division des processus productifs d’Apple, on juge nécessaire de
premièrement citer les entreprises liées à la production du fameux IPhone X et les
composantes qu’elles produisent, puis les divisés par pays afin de mieux visualiser
l’application de ce concept (DIPP) par Apple.

 Accéléromètre: Bosch Sensortech, basé en Allemagne avec des emplacements aux


États-Unis, en Chine, en Corée du Sud, au Japon et à Taiwan
 Puces audio : Cirrus Logic, basé aux États-Unis avec des emplacements au Royaume-
Uni, en Chine, en Corée du Sud, à Taiwan, au Japon et à Singapour
 Batterie: Samsung, basé en Corée du Sud avec des emplacements dans 80 pays
 Batterie: Sunwoda Electronic, basé en Chine
 Caméra: Qualcomm, basé aux États-Unis avec des emplacements en Australie, Brésil,
Chine, Inde, Indonésie, Japon, Corée du Sud, et plus d'une douzaine d'emplacements à
travers l'Europe et l'Amérique latine
 Appareil photo: Sony, basé au Japon avec des emplacements dans des dizaines de
pays
 Puces pour le réseau 3G/4G/LTE : Qualcomm
 Boussole: AKM Semiconductor, basé au Japon avec des emplacements aux États-
Unis, France, Angleterre, Chine, Corée du Sud, et Taiwan
 Écran de verre: Corning, basé aux États-Unis, avec des emplacements en Australie,
Belgique, Brésil, Chine, Danemark, France, Allemagne, Hong Kong, Inde, Israel,
Italie, Japon, Corée du Sud, Malaisie, Mexique, Philippines, Pologne, Russie,
Singapour, Afrique du Sud, Espagne, Taiwan, Pays-Bas, Turquie, Royaume-Uni, et les
Émirats arabes unis
 Gyroscope: STMicroelectronics. Basé en Suisse, avec des emplacements dans 35
pays

33
 Mémoire Flash: Toshiba, basé au Japon avec des emplacements dans plus de 50 pays
 Mémoire Flash: Samsung
 Écran LCD: Sharp, basé au Japon avec des emplacements dans 13 pays
 Écran LCD: LG, basé en Corée du Sud avec des emplacements en Pologne et en
Chine
 Processeur a-série: Samsung
 Processeur de la série A : TSMC, basé à Taiwan et situé en Chine, à Singapour et
aux États-Unis.
 ID Touch: TSMC / Xintec. Basé à Taiwan.
 Contrôleur d'écran tactile : Broadcom, basé aux États-Unis avec des emplacements
en Israel, en Grèce, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique, en France, en Inde,
en Chine, à Taiwan, à Singapour et en Corée du Sud
 Puce Wi-Fi: Murata, basée aux États-Unis avec des emplacements au Japon, au
Mexique, au Brésil, au Canada, en Chine, à Taiwan, en Corée du Sud, en Thaïlande,
en Malaisie, aux Philippines, en Inde, au Vietnam, aux Pays-Bas, en Espagne, au
Royaume-Uni, en Allemagne, en Hongrie, en France, en Italie et en Finlande

Tableau 4 : 10 majeures entreprises liées à Apple

Entreprise Pays

Analog Devices Etats Unis

Glu-Mobile Etats Unis

Jabil Circuit Chine

Micron Technology Taiwan

Murata Manufacturing
Japon
LTD
Nidec Japon

Qualcomm Etats Unis

Samsung Corée du Sud

STMicroelectronics Suisse

Texas Instruments Etats Unis

Source : Elaboration personnelle

34
Figure 4 : Composantes de l’IPhone X

Source :Google image

35
Chapitre III : La division internationale du travail au Maroc
Section1 : Evolution de la DIT au Maroc
1. De la politique de substitution à l’importation à la politique de promotion des
exportations

1.1. politique de substitution à l’importation

Elle est mise en œuvre dans les années 1950 dans la majorité des PED, généralisée en
Amérique latine mais aussi en Asie (Corée, Philippines…) et en Afrique (Sénégal, Kenya…).

Il s’agit de se libérer de la dépendance au commerce international en substituant


progressivement la production nationale aux importations. L’accroissement de la production
nationale présuppose une demande interne suffisante pour l’absorber et éviter une crise de
surproduction. Cette stratégie nécessite donc la mise en place d’une réforme agraire pour
redistribuer les revenus et la constitution de marchés intégrés régionaux Elle nécessite aussi
des politiques protectionnistes et le financement des investissements massifs, provenant
souvent de l’extérieur (financement par endettement international). Le développement doit
être assuré par une stratégie de remontée de filière qui permet de diversifier la production. Le
pays produit d’abord des biens de consommation basiques (biens alimentaires, textile), puis il
produit des biens plus élaborés (chimie puis biens industriels, d’équipement…). À terme, cette
stratégie d’industrialisation par l’aval doit donc aboutir à une production industrielle
diversifiée assise sur un marché intérieur stable.14

1.2. la politique de promotion des exportations

 la promotion des exportations


La stratégie de croissance par promotion des exportations est-elle valable ?

Pourquoi promouvoir les exportations ?

Il existe plusieurs légitimations à la stratégie de promotion des exportations

14
[Link]

36
 La première est la plus ancienne et la plus respectable : c’est celle des
classiques, pour qui l’avantage, qu’il soit absolu (Smith) ou comparatif
(Ricardo) que toute nation possède sur ses concurrentes (ou plutôt partenaires,
puisqu’il s’agit d’une conception gagnant-gagnant de l’échange international)
fonde que l’on privilégie la spécialisation dans un bien particulier. Comme la
production de ce bien excède la demande intérieure, il est produit pour être
exporté et échangé contre un autre produit (voyez la loi de Say) pour lequel
une autre nation détient l’avantage.
 Dans un contexte réel cette fois-ci, où l’équilibre n’est qu’une utopie, la
stratégie de promotion des exportations a pour but de suppléer à l’insuffisance
de la demande intérieure.
 Il peut s’agir d’un choix de modèle de développement fondé sur le
développement en vol d’oies sauvages et je vous renvoie au cours sur les
fluctuations et crises et au superbe schéma… mais dans ce cas la promotion
des exportations est précédée d’une stratégie de substitution des importations.
 Cette stratégie peut également avoir pour but d’assurer un certain équilibre de
la balance des paiements pour éviter les problèmes monétaires (et de prestige) :
c’est notamment le cas des pays disposant de peu de ressources naturelles et
obligés d’importer des matières premières, je pense par exemple au Japon.
 Elle peut aussi viser à réduire une certaine dépendance vis-à-vis des partenaires
(des concurrents ?) en leur imposant de leur côté une dépendance réciproque.
Cela permet par exemple de restreindre le risque de se voir appliquer ce que
l’on appelle « pratiques commerciales déloyales » : les mesures de rétorsion
potentielles constituent un obstacle.
 Dans une conception plus mercantiliste, la promotion des exportations peut
avoir pour but de stimuler l’entrée de devises sur un territoire, et ce pour
diverses raisons : faiblesse de la monnaie nationale et volonté de se constituer
des réserves en une monnaie plus forte ou dépendances vis-à-vis de l’extérieur
et besoin de devises pour régler ses achats (et tout le monde aura reconnu le
problème de la dette du Tiers Monde).15

15
[Link]

37
Comment promouvoir les exportations ?

Il existe diverses mesures, toutes mises en place par les Etats et différant selon le but de cette
politique :

 Les subventions aux exportations


 L’orientation du système productif national vers des productions dont on sait
qu’elles sont destinées à être exportées par diverses mesures : aides financières
de toutes sortes, création d’entreprises favorisées, prêts à taux préférentiels,
planification indicative et incitative, actions directes pour favoriser
l’émergence du progrès technique sur lequel reposent ces branches (c’est
notamment l’une des fonctions du MITI, Ministry for International Trade and
Industry, au Japon : rien que le nom dit bien ce que ça veut dire !)
 L’attraction d’entreprises étrangères qui cherchent à délocaliser leur
production : système fiscal avantageux, construction d’infrastructures
favorisant la production (théories de la croissance endogène…) avec cependant
le risque de se retrouver très dépendant de ces entreprises, surtout s’il s’agit de
FMN géantes et disposant de plus de pouvoir que les Etats, d’où la nécessité
d’une législation protectrice (pas protectionniste !). A long terme, cette
solution est surtout un recours pour les pays souffrant d’un déficit structurel de
la balance des paiements et qui ne sont pas les Etats-Unis.
 Sur le plan international, la mise en place de traités favorisant les exportations
de certaines branches, mais c’est de moins en moins possible avec le GATT
puis l’OMC, tout du moins officiellement. Quoique, on en a eu des exemples
récents : l’attitude nippone provoquant des frictions commerciales, l’Etat a dû
se résoudre à donner l’exemple et à favoriser les exportations des autres pays
vers son territoire (si, si, vous avez bien lu !)

Un succès mitigé
Trois sortes de pays ont adopté la stratégie de promotion des exportations, de façon plus ou
moins poussée :

Les pays développés ont cherché à tirer leur croissance en exportant pour trouver de nouveaux
débouchés ; les effets ont été plutôt positifs, d’autant que la politique de promotion des

38
exportations a été mesurée et temporaire (subventions au début des exportations seulement
pour alléger le coût initial du processus).

La stratégie a été adoptée comme un véritable modèle de développement dans les nouveaux
pays industrialisés asiatiques (voire dans les NPI tout court), auxquels il faut joindre le Japon
qui en constitue l’exemple le plus abouti : le développement en vol d’oies sauvages leur
permet aujourd’hui de s’imposer comme concurrents des pays industrialisés. La preuve ? eux
aussi commencent à délocaliser dans les bébés tigres, qui à leur tour, conscients de sa validité,
adoptent le modèle. Mais cette stratégie n’a été une réussite que grâce à l’excellente gestion
de la situation par les dirigeants tant politiques qu’économiques : les exportations promues
sont fondées sur une haute VA et ont d’abord été réalisées à l’abri du protectionnisme.

Toute différente est la situation du Tiers Monde notamment africain, lequel aujourd’hui est
trop axé sur les cultures d’exportation et est d’autant plus cantonné dans un cercle vicieux de
désindustrialisation que dénonce, dans Mythes et paradoxes de l’histoire économique, Paul
Bairoch. Pour compenser leur dette, ces pays doivent faire appel au FMI et renoncer à la
protection que constitueraient des barrières douanières. La détérioration des termes de
l’échange pour les pays producteurs de produits primaires les force, pour combler leur besoin
de devises, à renforcer encore le poids des produits d’exportation dans la production
intérieure. Conclusion : le Tiers Monde est devenu en 89 importateurs nets de denrées
alimentaires, surtout en termes caloriques. Quant à ses exportations de produits manufacturés,
elles sont surtout le fait de firmes étrangères dont les profits ne sont pas bénéfiques au pays ou
à sa modernisation.

 la sous-traitance internationale

le caractère international de la sous-traitance est défini par l'existence d'un flux d'exportation
de produits manufacturés — en provenance du pays où la sous-traitance se vérifie —
provoqué soit par la segmentation du procès de production et la séparation internationale du
lieu de la production sous-traitée de celui de la réalisation du produit final, soit par ce dernier
facteur tout seul. L’avantage de la main d’œuvre peu qualifiée et bon marché a permis au
Maroc de s’inscrire dans une stratégie de sous-traitance internationale depuis 1983,
notamment dans les activités du textile habillement. Ce modèle va entrer en crise avec

39
l’ouverture de l’Europe de l’Est, possédant une main d’œuvre mieux formée et parfois moins
chère.16

Section 2 : La DIPP au Maroc (les huit métiers mondiaux au Maroc)


Le pacte national pour l’émergence industrielle adopté en 2008 a défini 6 métiers mondiaux
du Maroc : l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, les textiles et cuirs et
l’agro-alimentaire.

Si certains de ces secteurs, comme le textile, sont des secteurs traditionnels d’exportation,
d’autres comme l’aéronautique, l’automobile ou l’offshoring sont des nouveaux métiers pour
le Maroc.

1. l’Offshoring

1.1. Présentation

Le secteur de l’offshoring est un secteur porteur pour l’économie nationale en raison de son
potentiel de création d’emplois pour les jeunes et de sa contribution à la balance commerciale
du pays.

Les activités de l’offshoring relèvent principalement de deux grands domaines et six filières :

 Le domaine du BPO (Business Process Outsourcing ou externalisation des processus


métiers) qui comprend les activités/fonctions administratives générales, les activités de
gestion de la relation client et les activités métiers spécifiques ;
 Le domaine de l’ITO (Information Technology Outsourcing ou externalisation des
processus liés aux technologies de l’information) qui regroupe les activités de gestion
d’infrastructure, les activités de développement de logiciels et les activités de
maintenance applicative.

Le Maroc a été élu meilleure destination de l’offshoring pour l’année 2012 par l’Association
européenne de l’outsourcing (EOA). A l’horizon 2020, l’objectif défini par le Plan
d’Accélération Industrielle (PAI) est d’atteindre un PIB de 16 milliards de dirhams et 100 000
emplois.17

16
[Link]

17
[Link]

40
1.2. Principales entreprises de secteur :

CAPGEMINI, CGI, BNP PARIBAS, AXA, IBM, ACCENTURE, DELL, AMAZON, UBISOFT, WEBHELP, ATOS,
STERIA, GFI INFORMATIQUE, SQLI

Figure5 : le poids du secteur de l’offshoring

Source : Google image

2. Le secteur automobile

2.1. Présenation

L'industrie automobile marocaine s’est hissée à des niveaux de croissance soutenus au cours
des dix dernières années. Sa performance est particulièrement remarquable à l’export et en
termes de création d’emplois, indicateurs à l’égard desquels le secteur dégage une croissance
annuelle à deux chiffres.

 Le positionnement du Maroc en tant que plateforme de production et d’exportation


d’équipements et de véhicules automobiles est conforté par les implantations de
groupes étrangers de renom tels que RENAULT, SNOP, GMD, BAMESA, DELPHI,
YAZAKI, SEWS, SAINT-GOBAIN et plus récemment PSA Peugeot Citroën.
 Secteur stratégique dans la politique industrielle nationale, depuis les années 2000
l’automobile dégage une croissance annuelle à deux chiffres à l’égard de la création
d’emploi et de l’exportation.

41
Chiffres clés:

• 94.054 emplois créés en 2018

• Le secteur compte 8.118 entreprises dont 21,5% des créations sont mises en place
suite au lancement du PAI.

• Les exportations industrielles ont augmenté de 79 milliards de DH entre 2013 et 2018


tirées vers le haut par l’automobile.

• 65,1MMDH : Exportations du secteur automobile en 2018.


• Entre 2007 et 2018, les exportations du secteur de l’automobile sont passées de 14,7
milliards de dirhams (MMDH) à quelque 64,4 MMDH, soit une variation moyenne
annuelle de 14,5 % et doublant ainsi sa part dans le total des exportations.

2.2. Cas de l’industrie automobile

L’industrie automobile l’une des plus vieilles industries dans le monde et l’un des secteurs qui
ont le plus contribué au changement du mode de vie de l’Homme, tout particulièrement après
la Première Guerre Mondiale. L’automobile est devenue en effet l’élément central dans le
système de transport.

L’industrie automobile est également la plus avancée dans la décomposition internationale des
processus de production et ses effets d’entraînement sur l’économie mondiale sont
considérables.

La responsabilité en matière de production, mais également en matière de conception et


d’innovation relève de plus en plus du sous-traitant selon le rang d’intervention dans le
processus de production. On distingue en général trois niveaux de sous-traitance automobile :
les sous-traitants de premier rang (fournisseurs de modules ou d’intégrateurs de systèmes), les
sous-traitants de deuxième rang (fournisseurs de systèmes) et les sous-traitants de troisième
rang (fournisseurs de composants simples, des produits semi-finis ou des matériaux). Cette
nouvelle organisation de la production s’est traduite par l’instauration d’une architecture
pyramidale caractérisée par le transfert de responsabilité d’un niveau de production à un autre.
Par conséquent, le constructeur, qui utilise les composants fabriqués par d’autres entreprises
pour assembler un produit qu’il vend sous sa propre marque, ne contribue plus qu’à une partie
de plus en plus faible de la valeur ajoutée totale de la chaîne de production, alors qu’il

42
continue à fournir la moitié des efforts en matière d’innovation. L’éclatement constaté de la
production automobile exige l’instauration d’une relation de confiance et impose ainsi au
constructeur de limiter le nombre des sous-traitants de premier rang afin de pouvoir
coordonner l’action des différents acteurs.18

Figure6 : illustration

3. Le secteur aéronautique

3.1. Présenation

Au cours des dernières années, le secteur aéronautique marocain a fait preuve d’un
dynamisme certain et a connu un essor remarquable. Le développement de filières
diversifiées, notamment le câblage, la mécanique, la chaudronnerie, le composite,
l’assemblage mécanique, positionne le Maroc comme une destination privilégiée de la sous-
traitance aéronautique.

Une illustration notable de l’émergence de l’aéronautique au Maroc est l’implantation du


géant Bombardier qui constitue aujourd’hui une nouvelle locomotive de développement du
secteur, en raison des retombées économiques induites par le développement des exportations
marocaines et du tissu industriel local.

18
[Link]

43
Avec un investissement de l’ordre de 200 millions de dollars américains, le projet Bombardier
permet à terme la création de 850 emplois directs et de 4 400 indirects. L’installation récente
d’autres majors mondiaux, tels que EATON, AEROLIA, HEXCEL, ALCOA et STELIA,
confirme la capacité du Maroc à attirer les leaders du secteur.19

 Association professionnelle du secteur :

Groupement des Industries Marocaines Aéronautiques et Spatiales (GIMAS).

 Principales entreprises du secteur :

BOMBARDIER, EADS, BOEING, SAFRAN, LISI AEROSPACE, LE PISTON


FRANÇAIS, DAHER, SOURIAU, RATIER FIGEAC, EATON, AEROLIA, LES
ATELIERS DE LA HAUTE GARONNE, ALCOA, HEXCEL, STELIA

 secteur de l’aéronautique, lui, a exporté pour environ 14 MMDH l’année dernière


contre 3,1 milliards en 2007 (+14,7 % en variation moyenne sur la même période).

Figure7 : principaux indicateurs de l’industrie aéronautique

4. Le secteur électronique

4.1. Présentation

19
[Link]

44
L’électronique se trouve en amont des industries aéronautique, automobile et ferroviaire, ainsi
que des domaines de la défense et de la sécurité.

Au Maroc, ce secteur a connu un développement soutenu ces dernières années avec des
opportunités grandissantes, à savoir :

 Le développement de plus en plus de produits à forte valeur ajoutée ;


 L’émergence de sous-traitants mieux intégrés ;
 L’augmentation de la part de l’électronique dans l’automobile, l’aéronautique, le
ferroviaire, les énergies renouvelables et la défense.

Le secteur est aussi susceptible de bénéficier des possibilités de transfert d’une partie
offshorable importante de l’électronique de l’Europe de l’Ouest vers le Maroc. Le ciblage de
ce marché incite à l’émergence de nouvelles filières à forte valeur ajoutée telles que le
lighting et l’efficacité énergétique, le secteur électrique, la sécurité privée et publique et les
énergies renouvelables.

 Principales entreprises du secteur

STMICROELECTRONICS, LEAR CORPORATION AUTOMOTIVE ELECTRONICS MOROCCO, CROUZET,


EOLANE, BM ELECTRONICS SYSTEMS.

Les exportations de l’électronique ont totalisé, quant à elles, 9,8 MMDH l’année dernière en
progression annuelle de 2,6% sur la même période 2007-2018.

5. Le secteur textile

[Link]ésentation

Le secteur textile représente un secteur stratégique au sein de l’activité industrielle nationale


par sa contribution aux agrégats du secteur (27% des emplois et 7% de la valeur ajoutée
industriels), Dans le contexte de crise économique qui a touché ses principaux partenaires
(notamment l’Espagne et la France qui absorbent près de 60% des exportations du secteur), le
textile a fait preuve de résilience.

En vue de tirer meilleur profit de ses potentialités et d’y asseoir une croissance pérenne, l’Etat
a développé une vision globale, intégrant aussi bien l’export que le marché national, un
objectif poursuivi dans le cadre du Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020.

45
Un appui soutenu sera particulièrement porté à l’émergence d’un amont textile compétitif et
innovant, afin de drainer davantage d’IDE, notamment chinois, et de développer des
partenariats gagnants-gagnants.20

 ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES DU SECTEUR :

Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement (AMITH)

 PRINCIPALES ENTREPRISES DU SECTEUR :

Fruit of the loom, Décathlon

 L’industrie du textile/habillement est le premier employeur du pays avec plus de


190.000 personnes, compte plus de 1.200 entreprises qui produisent plus d’un milliard
de pièces par an, et pèse pour un ¼ des exportations du pays et 15% du PIB industriel.
 Les carnets de commandes des industriels marocains ont commencé à se remplir ce
qui se traduit dans les exportations qui ont atteint un record en 2018 avec 38 Mds de
DH en 2018.
 Le secteur ambitionne de porter la taille du secteur local et à l’export à 60 Mds de DH
en 2025.
Figure8 : Les exportations textiles

6. Le secteur de cuirs

6.1. Présentation

20
[Link]

46
L’industrie marocaine du cuir couvre des activités diversifiées. Elle est composée d’une
branche tannerie de base exportatrice en partie mais travaillant surtout pour les besoins du
marché local, une branche maroquinerie et vêtements en cuir, ainsi qu’une filière chaussure
orientée presque exclusivement vers l’export.

Considéré comme un secteur historique ancré dans la culture Marocaine, le secteur du cuir
continue de représenter un des secteurs à fort potentiel à l’export pour l’industrie marocaine.
La différenciation et la montée en gamme, la co-traitance et le produit fini à plus forte ajoutée,
l’innovation et la créativité, la réactivité et le service, constituent la trame sur laquelle repose
la stratégie actuelle et future du secteur du Cuir marocain.
Associations professionnelles du secteur : La Fédération Marocaine des Industries du Cuir
«FEDIC».

Figure9 : Chiffres clés

Source : Google image

7. Le secteur de l’agro-alimentaire

7.1. Présentation

Comparé aux autres secteurs industriels. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture au titre du
mois d’avril que Bank Al-Maghrib a rendue publique, la production agroalimentaire a connu
une hausse sur le marché local et une stagnation des exportations.

47
Le volume global d’exportations agroalimentaires a atteint au niveau du port de Tanger Med,
au titre de la campagne 2016/2017, plus de 2,8 millions de tonnes avec une croissance
annuelle moyenne de 8% sur les 4 dernières années.
8. Le secteur des énergies renouvelables

[Link]ésentation

Le développement des énergies renouvelables, s’inscrit au cœur de la politique énergétique


nationale, laquelle s’oriente vers une diversification des sources d’approvisionnement en
énergie en portant à l’horizon 2020 la participation des énergies vertes à 42% de la puissance
électrique installée totale.

L’efficacité énergétique, parallèlement au développement des énergies renouvelables,


constitue une priorité dans la stratégie énergétique nationale : l'ambition est d'économiser 12%
de la consommation d'énergie en 2020 et 15% en 2030. Dans cette perspective, des plans
d'actions d'efficacité énergétique ont été mis en place dans tous les secteurs clés, en particulier
les transports, l'industrie et le bâtiment.

 Association professionnelle du secteur


Fédération Nationale de l'Electricité, de l'Electronique et des Energies Renouvelables
(FENELEC).
Association Marocaines des Industries Solaires et Eoliennes

 Principales entreprises du secteur


DROBEN MAROC, CLEANERGY MAROC, DELATTRE LEVIVIER MAROC (DLM),
DELTA HOLDING, JET ALU MAROC

 L’économie marocaine s’essouffle au troisième trimestre, selon le HCP

48
Figure10 : Demande mondiale adressée au Maroc

Section3: Les perspectives du Maroc en matière des exportations

La compétitivité est un concept vaste et à multiples facettes. Elle couvre des aspects aussi
divers que la capacité à conquérir des parts de marché, maitriser le coût des exportations,
saisir les mouvements du taux de change et garantir l’innovation, la qualité des
infrastructures, le respect du droit ou bien encore la performance des services publics.

Dans ce sillage, le Maroc s’est engagé dans un processus de libéralisation graduelle de son
commerce extérieur en vue de réussir son intégration dans l’économie mondiale, à travers
notamment la signature d’un ensemble d’accords de libre-échange et des efforts considérables
en faveur de la promotion du commerce extérieur, malheureusement les résultats n’ont pas été
positifs. Dans cette section on va traiter les perspectives du Maroc en matière d’exportation en
analysant les résultats obtenus ses dernières années

49
1. Commerce de marchandises (2016)
Figure11: Part du Maroc dans les exportations mondiales

Source : Elaboration personnelle

En matière d’exportation de produits agricoles le Maroc représente 21.9% des exportations


mondiales, suivi des produits manufactures où il représente que 3.2% des exportations
mondiales, en ce qui concerne les combustibles et les produits miniers le Maroc ne représente
que 1,4%.

50
Figure12 : les pays auquel le Maroc exporte le plus

Source : Elaboration personnelle

Le graphique nous montre les pays auquel le Maroc exporte le plus et à leur tête se trouve
l’union européenne suivi de l’inde, le brésil, USA, et la turque avec un peu près le même
pourcentage d’exportation.

Figure13 : Part du Maroc dans les importations mondiales

Source : Elaboration personnelle

Le Maroc est un pays qui importe beaucoup de produits manufactures et d’après le graphique,
il représente 69.3% des importations mondiales, suivi par les produits agricoles avec un
pourcentage de 13.9%, en ce qui concerne les combustibles et les produits mineurs le Maroc
représente 16.7% des importations mondiales.

51
Figure14 : Les exportations du Maroc par origine

Source : Elaboration personnelle

La majorité des exportations du Maroc sont destinés à l’union européenne et c’est le même
cas pour les importations, le Maroc importe 56% de ses produits depuis l’union européenne et
moins de 10% d’autres pays comme l’USA, la Russie, la Chine, la Turquie…

1.1. Produits agricoles

Figure15:Principaux produits exportés (Millions US$)

Source : Elaboration personnelle

Le Maroc représente 21.9% des exportations mondiales en ce qui concerne les produits
agricoles, ce graphique va nous montrer les produits agricoles les plus exportés et à leur tête
se trouve les agrumes frais ou séchés qui eux représentent 18% suivi des tomates avec un

52
pourcentage de 12%, et un pourcentage de 6.5% pour les fruits, le sucre de betterave et les
farines.

Figure 16:Principaux produits importés (millions de dollars américains)

Source : Elaboration personnelle

En matière d’importation le Maroc importe une grande quantité du blé et du méteil (25%),
ainsi que du sucre de betterave (9%), le maïs (8.5%), il importe aussi de l’huile de soja (7%)
et du thé (5%).

53
1.2. Produits non agricoles

Figure 17 : Principaux produits exportés (millions de dollars US)

Source : Elaboration personnelle

Pour les produits non agricoles les automobiles sont les produits les plus exporter au Maroc
avec un pourcentage de 24% en deuxième place en trouve les conducteurs électriques isolés
avec un pourcentage de 12%, les engrais minéraux ou chimique avec un taux de 9 % et en
dernière place on trouve les costumes de femmes avec un taux de 5%.

54
Figure 18 : Principaux produits importés (millions de dollars US)

Source : Elaboration personnelle

En termes d’importation les huiles de pétrole autre que brutes représentent 10% des
importations du Maroc, suivi par les automobiles avec un pourcentage de 6%, et un
pourcentage de 3.5% pour les 3 dernières catégories.

2. Commerce de services commerciaux

 Part des exportations totales mondiales (%)

Figure 19: Répartition des exportations totales de l'économie par services % (2017)

Source : Elaboration personnelle

55
 Part des importations totales mondiales (%)

Figure 20: Répartition des importations totales de l'économie % en 2017

Source : Elaboration personnelle

3. Autres services commerciaux et services liés aux biens

Figure 21 : Exportations d'OCS par bien (2017)

Source : Elaboration personnelle

56
Graph5: Exportations de biens et services Au Maroc

Source : Banque mondiale

Pour l'ensemble de la période 1960-2018, on enregistre une moyenne annuelle de


11 426 876 860,2. Le changement enregistré entre la première et la dernière année est de 9347
%. C'est en 2018 qu'on enregistre la valeur la plus élevée (45 362 823 750) et c'est en 1962
qu'on enregistre la valeur la plus basse (428 811 402).
Sur la base des données disponibles, on peut estimer qu'en 2025 la valeur devrait osciller
autour de 54 926 204 460. Cette prévision présente un niveau de fiabilité relativement
élevé puisque les valeurs disponibles ont une structure plutôt linéaire, malgré des variations
notables.

1.3. Textile : bonnes perspectives à l’export pour 2017

Une bonne performance sur les marchés Anglais, Allemand et Espagnol. Sur le marché local,
l’industrie continue de souffrir de la contrebande et des importations massives de produits
low-cost.

L’année 2016 s’est achevée en apothéose pour le textile marocain. Selon l’Association
marocaine de l’industrie du textile et de l’habillement (Amith), les exportations ont rapporté
en valeur 32,4 milliards de DH, en progression de 7% par rapport à 2015. Selon Mohamed
Tazi, directeur général de l’association, ces performances ont été portées par les marchés

57
espagnol et allemand qui ont connu des évolutions intéressantes respectivement de 23% et
6%. N’eût été une baisse de 38% de la demande américaine, l’année aurait été meilleure. A
présent, l’année 2017 démarre sur de bonnes bases. Selon Karim Tazi, président de l’Amith,
les performances du mois de janvier sont déjà satisfaisantes. « L’industrie se maintient dans la
confection. Dans la filière maille, on enregistre déjà une hausse d’environ 4% par rapport à la
même période de l’année dernière », déclare-t-il. Les statistiques de l’Office des changes sont
un peu moins optimistes : en janvier, les exportations des articles de bonneterie se sont
appréciées de 3,2% et celles de vêtements confectionnés ont accusé une légère baisse de 0,7%
en comparaison avec ceux de la même période en 2016. Pas de quoi inquiéter les industriels
qui semblent satisfaits des commandes du 1er semestre. « Certes, cela fait quelques années
que la visibilité est réduite, mais on constate un regain d’intérêt pour le Maroc », déclare un
patron de PME à Casablanca.

58
Conclusion générale
La division internationale du travail entre pays industriels et pays en voie de développement
exportateurs de produits primaires, a succédé une forte imbrication de ces deux types
d'économies, qui s'appuie notamment sur un partage des chaines de valeur ajoutée, ainsi cette
nouvelle répartition des tâches est très assimilable avec du progrès technique.

A L'image de la célèbre manufacture d'épingles présentée par Adam Smith dans « La richesse
des nations » publié en 1776. En effet dans cette manufacture chaque ouvrier se voit affecté à
une tâche précise dans le processus de production. La division internationale du travail, ou
DIT, désigne le fait que les pays se sont spécialisés: ils ne fabriquent pas tous la même chose
et, de ce fait, échangent entre eux leurs productions. Cette spécialisation de pays ou zones
repose sur les avantages comparatifs des différents pays, du moins en théorie. On peut dire
que les pays se sont divisés le travail, de plus la division internationale du travail
s'accompagne évidemment du développement des échanges internationaux.

Le passage de la division internationale traditionnelle de travail à la décomposition du


processus productif est généré au fait que les firmes délocalisent certains morceaux ou
segments de la chaîne de valeur ce qui peut donner lieu à une exportation préalable de
composants et à des importations de produits finals. Donc cette nouvelle dynamique et ses
caractéristiques a des retombés, des avantages et inconvénients, car l’insertion dans la chaine
de valeur mondiale est devenue un facteur majeur de croissance économique, que ce soit pour
un ensemble de firmes, de pays ou de territoires.

59
Bibliographie
 Claude Vaillancourt, l’empire du libre échange
 El Mouhoub Mouhoud, Mondialisation et délocalisation des entreprises, éditions la
découverte, paris, 2006
 Ghislain Deleplace, Histoire de la pensée économique, 3eme édition, paris
 Sbihi Mohamed Rachid, Evolution du commerce mondial, édition 2001

Webographie
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60
Table des matières
Remerciements ....................................................................................................................................... 4
Liste des abréviations .............................................................................................................................. 5
Liste des graphiques ................................................................................................................................ 6
Liste des figures ....................................................................................................................................... 7
Liste des tableaux .................................................................................................................................... 8
Sommaire ................................................................................................................................................ 9
Introduction générale............................................................................................................................ 10
Chapitre I : contexte général ............................................................................................................. 11
Section 1 : La théorie des avantages comparatifs ......................................................................... 11
1. Les avantages comparatifs ............................................................................................ 11
2. Déterminer l’avantage comparatif ................................................................................ 12
3. La comparaison des situations avant et après le libre-échange ................................... 13
Section II : Le libre échange ........................................................................................................... 13
1. Définitions ..................................................................................................................... 13
2. L’institutionnalisation du libre-échange ........................................................................ 14
3. La tentation du protectionnisme................................................................................... 15
Section III : La mondialisation ........................................................................................................ 17
1. Définitions ..................................................................................................................... 17
2. Conséquences................................................................................................................ 17
Chapitre II : L’évolution de la DIT et la nouvelle structure des échanges mondiaux ........................ 19
Section 1 : La division internationale du travail traditionnelle ..................................................... 19
1. Contexte ........................................................................................................................ 19
2. Définition ....................................................................................................................... 20
Section 2 : De la DIT traditionnelle vers la nouvelle DIT .............................................................. 22
1. Contexte ........................................................................................................................ 22
2. Définition ....................................................................................................................... 23

61
3. Acteurs de la NDIT : ....................................................................................................... 26
4. Exemple de Thaïlande : ................................................................................................. 26
5. Avantages et inconvénients de la NDIT ......................................................................... 29
Section 3 : Division international des processus productifs .......................................................... 31
1. Définition : ..................................................................................................................... 31
2. IDE (Investissements directs à l’étranger) ..................................................................... 31
3. Exemple : Apple Inc. ...................................................................................................... 32
Chapitre III : La division internationale du travail au Maroc ............................................................. 36
Section1 : Evolution de la DIT au Maroc ....................................................................................... 36
1. De la politique de substitution à l’importation à la politique de promotion des
exportations .......................................................................................................................... 36
Section 2 : La DIPP au Maroc (les huit métiers mondiaux au Maroc) ........................................... 40
1. l’Offshoring .................................................................................................................... 40
2. Le secteur automobile ................................................................................................... 41
3. Le secteur aéronautique................................................................................................ 43
4. Le secteur électronique ................................................................................................. 44
5. Le secteur textile ........................................................................................................... 45
6. Le secteur de cuirs ......................................................................................................... 46
7. Le secteur de l’agro-alimentaire.................................................................................... 47
8. Le secteur des énergies renouvelables......................................................................... 48
Section3: Les perspectives du Maroc en matière des exportations ............................................. 49
1. Commerce de marchandises (2016).............................................................................. 50
2. Commerce de services commerciaux ............................................................................ 55
3. Autres services commerciaux et services liés aux biens ............................................... 56
Conclusion générale .............................................................................................................................. 59
Bibliographie.......................................................................................................................................... 60
Webographie ......................................................................................................................................... 60
Table des matières ................................................................................................................................ 61

62

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