AUTRES CAS
Cas 1. Bilan d’une perturbation du bilan biologique
thyroïdien. L’échographie objective un nodule lobaire
supérieur droit.
Que pensez-vous de la scintigraphie thyroïdienne ?
Cas 2. Bilan d’une hyperthyroïdie.
Question 1 : devant cette constatation, à quoi devez-
vous pensez en analysant cette scintigraphie ?
Cas 3. Bilan de troubles digestifs évoluant depuis plusieurs semaines. Le patient a des diarrhées récurrentes.
L’échographie retrouve une masse abdominale confirmée par le scanner ci-dessus. On réalise une scintigraphie
au MIBG (cliché en haut et à droite)
Cas 4. Découverte fortuite d’un nodule unique pulmonaire droit lobaire inférieur chez un patient fumeur.
Un scanner thoracique est réalisé couplé à un bilan d’extension complet négatif. Une chirurgie est envisagée et
on réalise un PET scan associé à un scanner thoracique (fusion d’image) ;
Question 1 : Que pensez-vous du PET scan chez ce patient ?
Question 2 : Quelle est votre attitude face au clinicien ?
Cas 5. Bilan d’une colique néphrétique. Un uroscanner
est réalisé. Ici seul le cliché sans injection est
disponible.
Rappeler le technique de réalisation d’un uroscanner.
Que pensez-vous de cette coupe TDM ?
Cas 6. Bilan d’un syndrome occlusif vu sur un cliché d’ASP associant des niveaux hydro-aériques grêliques et
coliques. Il n’ y a pas d’air dans le recto-sigmoïde.
Interpréter les deux coupes scannographiques avec injection.
Cas 7. Bilan d’un traumatisme du rachis. Les
radiographies standard n’objectivent pas de lésion
osseuse. Cependant le patient décrit des paresthésies
des membres inférieurs.
Question 1 : Interpréter cette coupe IRM réalisée dans
la plan sagittal en séquence pondérée T2
Question 2 : quel diagnostic est à retenir en priorité ?
Cas 8. Suspicion de cholécystite aiguë. Rappeler les
signés échographiques.
Cas 9. Bilan avant une radiothérapie ORL dans le
cadre d’un cancer du larynx.
Interpréter le panoramique dentaire de face.
Cas 10. Bilan avant une radiothérapie dans le cadre
d’une maladie de Hodgkin chez un patient de 27 ans ;
Interpréter le panoramique dentaire de face.
Cas 11. Bilan d’une douleur de la hanche gauche. La
radiographie du bassin de face ne retrouve pas
d’anomalie. Une IRM est demandée (ici dans le plan
coronal avec injection et saturation de la graisse).
Avant injection, on peut lire sur le compte rendu du
radiologue un aspect en hyposignal T1 et un
hypersignal T2 à gauche.
Interpréter le cliché. Quel diagnostic est à évoquer ?
Cas 12. On réalise une ostéodensitométrie chez une
patiente de 67 ans ;
Rappeler les indications actuelles de l’ostéodensitométrie.
L’examen analyse les régions lombaire et fémorale (le col).
De multiples mesures sont réalisées par la machine et une
estimation en fonction de l’âge de la patiente est effectuée.
Trois zones sont définies (normal, ostéopénie et
ostéoporose).
En regardant le graphique à gauche en bas de l’image on
peut constater que le curseur est dans la zone
d’ostéoporose.
REPONSES
CAS 1
Scintigraphie thyroïdienne de face : hyperfixation nodulaire lobaire supérieure droite avec extinction du reste de
la glande.
CAS 2
Scintigraphie de la thyroïde de face : hyperfixation diffuse de la thyroïde dans le cadre d’une maladie de
Basedow.
Sémiologie scintigraphique de la thyroïde
Maladie de basedow Hyperfixation diffuse et homogène
Nodule hypersécrétant Fixation exclusive de l’isotope en regard du nodule
Hyperthroïdie iatrogène (prise excessive d’iode par Absence de fixation scintigraphique : extinction de la
exemple) glande
Thyroïdite subaiguë Pas de fixation scintigraphique
Nodule froid Hypofixation unique ou multiple dans la thyroïde
Goitre simple Fixation homogène ou hétérogène
Goitre multinodulaire Fixation homogène ou hétérogène lié au caractère
« chaud ou froid » des nodules
Thyroïdite de De Quervain Fixation faible et hétérogène
Thyroïdite chronique de Hashimoto Fixation hétérogène
Thyroïdite silencieuse Pas de fixation
Thyroïdite de Riedel Fixation hétérogène
Thyroïdite post-radique Pas de fixation
CAS 3
Le scanner abdominal retrouve une volumineuse masse abdominale centrée sur les anses grêles sans autre
anomalie.
La scintigraphie au MIBG retrouve une hyperfixation unique abdominale correspondante à la tumeur vue sur le
scanner. Il s’agissait d’une tumeur carcinoïde.
CAS 4
Le PET scan objective une fixation pulmonaire unique correspondant au nodule vu sur les examens.
Il n’y a pas d’autre fixation visible localement ou à distance. Le bilan d’extension standard était rassurant ce que
confirme le PET. Par conséquent, une exérèse à visée curative peut être proposé par le thérapeute.
Il s’agissait d’un cancer du poumon.
En haut, coupe TDM sans IV thoracique PETscan en coupes axiale et coronale corps entier.
En bas, étude après fusion des images TDM-PET 1-Hyperfixation anormale
1-Tumeur 2-Fixation rénale normale
2-Cœur 3-Vessie (fixation physiologique)
3-Aorte 4-5 Fixation cardiaque physiologique
CAS 5
Technique de réalisation d’un uroscanner
- coupe sans injection sur l’ensemble de l’arbre urinaire à la recherche d’un calcul
- injection de produit de contraste et réalisation d’une série de coupes sur les reins au temps artériel
- une nouvelle série est réalisée au temps excrétoire (passage de produit de contraste dans les cavités
rénales)
- réalisation d’une série tardive sur l’ensemble de l’arbre urinaire permettant de visualiser la vessie
opacifiée
- on associera idéalement un cliché urographique en complément de l’examen scannographique
La coupe sans injection ici centré sur les reins objective un calcul radiopaque rénal gauche isolé sans autre
anomalie.
CAS 6
TDM abdominale avec injection :
- présence d’un syndrome occlusif associant des niveaux grêliques et coliques
- sténose tumorale dans la région sigmoïdienne bien visible sur une coupe la coupe TDM de gauche.
- Pas d’autre anomalie
Syndrome occlusif mixte sur obstacle tumoral bas.
1-Sténose tumorale sigmoïdienne
2-Anse grêle dilatée 1-Niveaux coliques et grêliques
3-Vaisseaux iliaques 2-Vaisseaux iliaques (artères)
3-Vaisseaux iliaques (veines)
IMAGES DSC01239 ET 1242ANNOTEE
CAS 7
IRM du rachis dans le plan sagittal en séquence pondérée T2 : présence d’un hypersignal intra-médullaire en
regard de D11 D12.
Pas d’autre anomalie notamment vertébrale ou intra-canalaire (pas d’hématome épidural notamment).
L’aspect est évocateur d’une contusion médullaire post-traumatique.
CAS 8
Signes échographiques :
- épaississement régulier de la paroi vésiculaire (supérieur à 4 mm)
- douleur au passage de la sonde (signe de Murphy échographique)
- distension de la vésicule
- visualisation d’un calcul (image hyperéchogène avec cône d’ombre postérieur) ou d’un sludge
- pas de dilatation des voies biliaires intra-hépatiques (sauf en cas de syndrome de Mirizzi associant des
signes d’angiocholite et de cholécystite)
1-vésicule biliaire
2-Calcul hyperéchogène
3-Cône d’ombre postérieur
4-Epaississement de la paroi vésiculaire
5-Foie
6-Rein
CAS 9
Panoramique dentaire de face : image lacunaire périradiculaire dentaire évoquant un granulome péri-radiculaire.
CAS 10
Panoramique dentaire de face : présence en regard de 36 d’une image lacunaire apicale évoquant une carie et
d’une image radiotransparente périradiculaire dentaire.
Le panoramique dentaire en bref ….
On recherche :
• La présence de foyer infectieux latent dentaire et osseux : liseré clair situé dans la région péri-radiculaire
dentaire
• La quantité et la qualité d’os : diminution de l’épaisseur de l’os
Les images kystiques : Kyste d'origine dentaire
Etiologie :
· kyste radiculo-dentaire : c'est l'évolution d'un granulome
· kyste corono-dentaire qui apparaît autour d'une dent incluse, le plus souvent la dent de sagesse mandibulaire
Ces deux aspects représentent 80 % des images radio-claires observées au niveau des maxillaires.
Aspect radiologique :
La radiographie essentielle est la radiographie panoramique. Les incidences complémentaires seront
éventuellement utiles dans quelques cas particuliers. Un examen scanner ne sera demandé qu'en cas de lésion de
grande dimension. Il montre une image radio-claire, homogène, avec un liseré périphérique, de localisation
variable mais souvent angulaire, ayant pu éroder les apex dentaires de voisinage (rhizalyse), et pouvant contenir
un organe dentaire s'il s'agit d'un kyste corono-dentaire
Si le diagnostic est souvent évident, il peut parfois prêter à discussion avec les autres images radio-claires des
maxillaires et c'est alors l'exploration chirurgicale qui permettra de rétablir le diagnostic en même temps qu'elle
assurera le traitement par curetage avec extraction de la dent causale.
• Analyse des sinus maxillaires (parties inférieures visibles)
CAS 11
IRM de la hanche gauche dans le plan coronal avec injection :
- prise de contraste homogène et diffuse en regard de la tête et du col fémoral gauche
- respect de l’interligne articulaire
- pas d’autre anomalie
Aspect en faveur d’une algodystrophie de la hanche
NB :
-en cas d’ostéonécrose la prise de contraste serait localisée à la zone hyperhémique autour de la nécrose
Cas 12
Indications de l'ostéodensitométrie pour un premier examen (source Sécurité sociale 2006)
Dans la population générale (quel que soit l’âge et le sexe)
• En cas de signes d’ostéoporose :
- Découverte ou confirmation radiologique d'une fracture vertébrale (déformation du corps vertébral)
sans contexte traumatique ni tumoral évident.
- Antécédent personnel de fracture périphérique survenue sans traumatisme majeur (sont exclues de ce
cadre les fractures du crâne, des orteils, des doigts, du rachis cervical).
• En cas de pathologie ou traitement potentiellement inducteur d’ostéoporose :
- Lors d’une corticothérapie systémique (de préférence au début) prescrite pour une durée d’au moins 3
mois consécutifs, à une dose ≥ 7,5 mg/jour d’équivalent prednisone.
- Antécédent documenté de pathologie ou de traitement potentiellement inducteur d’ostéoporose :
hypogonadisme prolongé (incluant l’androgénoprivation chirurgicale [orchidectomie] ou
médicamenteuse [traitement prolongé par un analogue de la Gn-Rh]), hyperthyroïdie évolutive non
traitée, hypercorticisme, hyperparathyroïdie primitive et ostéogenèse imparfaite.
> Chez la femme ménopausée (y compris pour les femmes sous traitement hormonal de la ménopause à des
doses utilisées inférieures aux doses recommandées pour la protection osseuse), indications supplémentaires (par
rapport à la population générale) :
• Antécédent de fracture du col fémoral sans traumatisme majeur chez un parent au 1er degré.
• Indice de masse corporelle < 19 kg/m2.
• Ménopause avant 40 ans quelle qu’en soit la cause.
• Antécédent de prise de corticoïdes d’une durée d’au moins 3 mois consécutifs, à une dose ≥ 7,5 mg/jour
équivalent prednisone.
Indications de l'ostéodensitométrie pour un second examen
• A l’arrêt du traitement anti-ostéoporotique, en dehors de l’arrêt précoce pour effet indésirable, chez la
femme ménopausée.
• Chez la femme ménopausée sans fracture, lorsqu’un traitement n’a pas été mis en route après une
première ostéodensitométrie montrant une valeur normale ou une ostéopénie, une deuxième
ostéodensitométrie peut être proposée 3 à 5 ans après la réalisation de la première en fonction de
l’apparition de nouveaux facteurs de risque.
A noter
Pour les femmes ménopausées suivant un traitement hormonal substitutif (THS) à des doses utilisées conformes
aux doses recommandées pour la protection osseuse, il n'est pas recommandé de réaliser une ostéodensitométrie,
car la prévention de l'ostéoporose est déjà assurée par ce traitement.
Dans quels cas l'ostéodensitométrie est-elle prise en charge par l'Assurance Maladie ?
L'ostéodensitométrie par méthode biphotonique est la méthode de référence pour mesurer la densité minérale
osseuse. Elle est prise en charge, sur prescription médicale, pour les patients présentant les facteurs de risques
médicaux de l'ostéoporose qui rendent nécessaire cet examen, notamment dans les indications détaillées ci-
dessous.
NB : l’examen est remboursé depuis le 1er juillet 2006.