Projet d'Entrepreneuriat Étudiant au Maroc
Projet d'Entrepreneuriat Étudiant au Maroc
N°CNE : 1128730903
Remerciement
Ce mémoire n'aurait pas été possible sans l'intervention, consciente, d'un grand nombre de
personnes.
La première personne que nous tenons à remercier est notre encadrant Mr. Belgaid Brahim, pour
l'orientation, la confiance, la patience qui ont constitué un apport considérable sans lequel ce travail
n'aurait pas pu être mené au bon port. Qu'il trouve dans ce travail un hommage vivant à sa haute
personnalité.
Nos remerciements s'étendent également à tous nos enseignants durant les années des études.
Enfin, nous tenons à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce
travail.
SOMMAIRE :
REMERCIEMENT 1
SOMMAIRE : 2
Introduction du Chapitre : 4
INTRODUCTION DU CHAPITRE : 11
[Link] 1 : Notions Sur L'entreprise 11
[Link] 2 : L'entrepreneur 19
[Link] 3 : L'entrepreneuriat 21
CONCLUSION DU CHAPITRE 29
INTRODUCTION DU CHAPITRE 30
INTRODUCTION DU CHAPITRE : 42
CONCLUSION DU CHAPITRE 48
CONCLUSION DE CHAPITRE 55
INTRODUCTION DU CHAPITRE 56
CONCLUSION DU PARTIE 62
CONCLUSTION GENERALE 63
BIBLEOGRAPHIE : 65
WEBOGRAPHIE : 66
INTRODUCTION GENERALE
En introduisant ce travail, notre intention est de faciliter la lecture et situer le lecteur. Nous allons
respectivement présenter la problématique qui a inspiré Le mémoire, les hypothèses aux questions
qui ont orienté notre réflexion, les objectifs poursuivis par ce travail. Nous allons en outre préciser les
orientations afin de faciliter la lecture des chapitres de ce document.
PROBLEMATIQUE :
L'entrepreneuriat est « l'action de créer de la richesse et/ou de l'emploi par la création ou la reprise
d'une entreprise1(*)»
La population mise donc en priorité sur le dynamisme de micro et petites entreprises et sur leur
potentiel entrepreneurial. CAMILLERI2(*)(2007) indique « qu'en effet, c'est par la dynamisation de
micro et petites entreprises à fort potentiel que l'on aura les résultats les plus rapides et les impacts
les plus élevés sur le milieu ambiant et, par conséquent, sur le développement économique, la
croissance et, in fine, la lutte contre la pauvreté ». La priorité est donc accordée à l'entrepreneurship
pour lutter contre la pauvreté.
La préoccupation majeure dans ce travail peut être résumée par les questions suivantes : Que ce
qu'un Entrepreneuriat ? , Entreprise ? Quels sont les initiatives auxquelles s'est donné à la population
au Maroc, Quels sont les raisons qui poussent les entrepreneurs à créer une entreprise, Quels Sont
les Moyens financements des activités entreprises au Maroc ? Que ce qu' programme Moukawalati ?
Pour Quels objectifs ? Sur quelle base juridique ? Quelles cibles ?Qui s'en chargera de la
concrétisation ? Comment ?Des questions auxquelles on répondra tout au long du 1ére et 2éme
chapitres de ce mémoire.
Telles sont les principales questions auxquelles cette recherche va apporter des réponses mineur et
Pour y arriver, il nous faut maintenant émettre les hypothèses qui seront infirmées, confirmées ou
nuancées selon les résultats de la recherche.
HYPOTHESES
L'hypothèse est une proposition anticipée de réponse, une idée pressentie, le point de départ
nécessaire de toute recherche mais qui attend la confirmation par la vérification argumentative
Les types d'initiatives auxquels se livre la population au Maroc seraient l'agriculture, l'artisanat, les
petits métiers et le commerce souvent itinérant. Les facteurs du dynamisme entrepreneurial au
Maroc seraient le manque d'emploi et du travail donc du revenu, le redressement du chômage,... Ces
facteurs seraient d'ordre économique, politique et socio-culturel. Les banques seraient invisibles
dans le financement des activités car en milieu rural, les garanties sont inexistantes.
- La culture et la tradition,
- La législation, et Le Financement
H2: La réalité entrepreneuriale au Maroc est tout autre que ce qui relève des différentes
considérations théoriques et elle est le plus basée non pas sur la recherche d'un réel profit mais
plutôt sur celle d'un revenu de subsistance pour la collectivité.
H3: Le travail autonome est l'une des principales motivations à la décision de création d'entreprise au
Maroc.
OBJECTIF DE L'ETUDE
Les objectifs poursuivis dans ce mémoire nous permettent de décrire et d'identifier le but à
atteindre.
L'objectif se manifeste à connaitre les principaux concepts à savoir l'entreprise, l'entrepreneur et
l'entrepreneuriat3(*), l'esprit et la capacité entrepreneuriale.
Aussi, nous allons épingler les différentes caractéristiques de l'entrepreneuriat, en analyser les
différents types selon certains critères retenus, en donner les exigences, les moyens de financement,
les contraintes. Pour ce faire, nous identifions les raisons qui poussent les entrepreneurs à créer une
entreprise, Aussi décrirons-nous les caractéristiques des entrepreneurs à partir de certaines
variables. Nous déterminons l'origine de financement des entreprises mais aussi celle des
entrepreneurs Nous essayons de voir si les entrepreneurs font de l'innovation ou l'imitation.
Pour répondre à celle-ci, nous nous proposons un travail articulé sur deux parties devancés par la
présente introduction
Le 2éme Partie va s'intéresser à une étude d'un cas de création d'entreprise ou initiatives dans la
perspective entrepreneuriale. En se basant sur le programme « Moukawalati »
ü La Première Chapitre est une Présentation générale du Programme Moukawalati Ainsi ses objectifs
L'histoire montre que le progrès économique est surtout le fait des personnes pragmatiques animées
par l'esprit d'entreprise et d'innovation qui arrivant à tirer parti des occasions qui se présentent et
sont prêtes à prendre de risques. Elles sont persuadées comme l'énonce la devise du centre de
recherche en développement Endogène : « on ne développe pas, on se développe ».
L'homme a toujours imaginé, formulé et définit la réalité future. Il cherche des moyens nécessaires
pour la concrétiser. Ainsi, naît un projet qui procure des revenus ou autres avantages monétaires ou
non monétaires pour l'individu ou la collectivité entière
depuis les années 1980, en tout cas, eu égard à toute la littérature sur les économies informelles
dans le monde, l'entrepreneur est devenu un sujet digne d'intérêt pour les économistes. Pour
SCHUMPETER« l'entrepreneur devient un joueur qui sait exploiter les possibilités que lui offre
l'économie du marché ».
En effet, l'entrepreneuriat ou l'entreprenariat est caractérisé par l'esprit d'entreprise que Werner
Sombart5(*) définit comme « l'ensemble des qualités psychiques qu'exige l'heureuse réalisation
d'une entreprise. La passion de l'argent, l'amour des aventures l'esprit d'invention, etc. constituant
les traits de l'esprit d'entreprise ».
Les entrepreneuriaux ne sont pas en mesure d'exploiter les opportunités économiques par manque
de moyens financiers : ces pauvres ont l'esprit d'entreprise c'est-à-dire des capacités de courage, de
ténacité, de flexibilité et de créativité
Donc un pauvre doit chercher des voies et moyens pour survivre et cela en faisant de
l'entreprenariat.
De tout temps, de nombreuses activités de taille très réduite (qualifiées habituellement de micro-
entreprises) se sont développées dans les pays du Sud pour permettre aux populations pauvres de
subsister. Celles-ci regroupent des activités diverses qui font intervenir des marchands ambulants,
petits artisans, taximen, vendeurs de rue, etc.
Dans ces pays, la période coloniale a vu l'implantation d'entreprises, commerciales d'abord, puis de
production agricole ou minière et enfin industrielles et de services, axées sur le modèle des pays
colonisateurs. L'Etat en est le seul entrepreneur économique.
Cependant, le secteur public, après avoir assuré tant soit peu la croissance dans la plupart des
économies nationales au cours de la décennie 60, semble aujourd'hui, avouer son échec. L'Etat a failli
à sa mission...La très grande majorité de la population vit dans la pauvreté. D'où l'économie privée
devrait désormais prendre le relais.6(*)
Le retour de l'entrepreneur serait d'une part lié à l'échec de la grande entreprise jugée trop lourde
pour exploiter les nouvelles possibilités technologiques : microinformatique, microélectronique,
nouveaux matériaux, biotechnologie, etc. Ce retour de l'entrepreneur s'explique également par le
fait de vouloir être maître de son travail, pouvoir le penser, l'organiser, ne pas être le jouet d'une
organisation dont on ignore les rouages
Plusieurs auteurs comme, GAUTHIER Bernard6(*), notent que« à la suite des échecs des politiques de
substitutions sur les marchés qui ont freiné le développement des entreprises en Afrique et des
déséquilibres des finances publiques, c'est sur l'initiative privée et l'entrepreneurship7(*)individuel
que reposent maintenant les espoirs de croissance dans les régions en développement ».
Le Maroc ne constitue pas une exception de ces pays en matière de chômage des jeunes. Les
difficultés auxquelles il est confronté sont également le lot de nombreux pays de niveau de
développement équivalent, mais aussi de pays plus développés. Cependant, la question de l'emploi
prend dans notre pays une dimension toute particulière, parce qu'elle revêt un caractère structurel
et singulier au regard de ses expressions qui peuvent remettre en cause le pacte social en vigueur.
Introduction du Chapitre1 :
Ce chapitre présente un cadre théorique sur les concepts de base utiles pour la compréhension des
informations recueillies auprès les entrepreneurs Nous aurons à définir les principaux concepts à
savoir l'entreprise, l'entrepreneur et l'entrepreneuriat8(*), l'esprit et la capacité entrepreneuriale.
Aussi, nous allons épingler les différentes caractéristiques de l'entrepreneuriat, en analyser les
différents types selon certains critères retenu
s, en donner les exigences, les moyens de financement, les contraintes. Bien d'autres notions en
rapport avec notre sujet de recherche seront développées dans ce chapitre.
Il contient trois sections principales : les notions sur l'entreprise, l'entrepreneur et l'entrepreneuriat
Les entreprises font l'objet d'études complexes. En effet, elles constituent une catégorie hétérogène
quant à la taille, à la nature de l'activité, à la forme juridique, etc.
I.1 Définition
Il n'existe pas de définition précise de l'entreprise qui fasse aujourd'hui l'objet d'un consensus entre
les différentes disciplines qui s'y intéressent. Parler de l'entreprise comme d'une réalité unique et
homogène pourrait passer pour un abus de langage.
Pour DARBELET M., et LAUGINIE J.-M.9(*), « l'entreprise peut être appréhendée de plusieurs
manières. Pour l'économiste, elle résulte de l'agencement de facteurs différents : travail, capital,
nature ; pour le sociologue, elle est une distribution de rôles et de statuts ; pour le financier, elle est
une source de profits et d'investissements ; pour le juriste, elle est un contribuable, un instrument
d'expansion économique et le siège de divers conflits sociaux (grèves, revendications diverses) ».
Plusieurs économistes considèrent l'entreprise comme le lieu où se combinent les différents facteurs
de production (travail, nature et capital) en vue de produire des biens et services. On comprend que
l'entreprise est l'institution où se fait la production des biens et /ou des services.
Et pour produire, l'entreprise doit utiliser des intrants provenant de la nature (terre), le travail (le
salaire) et le capital (le profit).
Dans son dictionnaire de gestion, E. Cohen10(*) considère que l'entrepriseest « une organisation
relativement autonome, dotée des ressources humaines, matérielles et financières en vue d'exercer
une activité économique de façon stable et structurée ». L'auteur insiste ici sur l'autonomie et la
pérennité de l'entreprise. Celle-ci exerce une activité économique (recherche du profit) qui doit être
effective avec les moyens. Il faut des moyens pour exercer une activité économique.
Pour l'encyclopédie libre11(*), au sens large, le terme entreprise s'utilise pour des projets uniques
mais d'apparence risquée ou difficile (par exemple, un grand voyage ou une recherche scientifique),
car il y a un effort entrepris dans l'activité.
Dans un sens économique, une entreprise est une structure économique et sociale comprenant une
ou plusieurs personnes et travaillant de manière organisée pour fournir des biens ou des services à
des clients dans un environnement concurrentiel (le marché) ou non concurrentiel (le monopole).
L'entreprise est le lieu où se créent les emplois, où se redistribue la richesse, où se réalisent les
investissements et où naissent les conflits sociaux qui contribuent à évoluer la société. L'entreprise,
poursuit-il est une communauté économique contribuant au bien-être humain. Son utilité, c'est
rendre l'être humain plus heureux dans la vie12(*).
Avec ces quelques définitions, il y a lieu de conclure que l'entreprise est le lieu de fabrication des
biens ou services répondant aux besoins de la population, un lieu
de création d'emplois, des richesses, des investissements, d'épanouissement des hommes mais aussi
un lieu où les conflits sociaux prennent de l'ampleur. Bref, l'entreprise est le laboratoire où se réalise
les grandes opérations économiques : la production, la consommation, la distribution,
l'investissement.
Elle produit des biens ou services, consomme des facteurs de production, distribue les biens produits
et fait des investissements en achetant des biens durables ou en innovant.
I.2Catégories d'entreprises
Elles regroupent les entreprises individuelles, d'une part, et les entreprises sociétaires, d'autre part.
Les entreprises sociétaires : quant à elles comprennent les sociétés de personnes (sociétés en nom
collectif, sociétés en commandite simple, sociétés des personnes en responsabilité limitée) et les
sociétés de capitaux (société par action en responsabilité limitée, société anonyme).
Les sociétés d'économie mixte : ce sont des entreprises semi-publiques dont les capitaux sont publics
(l'Etat ou d'autres collectivités) et privés ;
Les entreprises nationalisées : ce sont d'anciennes sociétés privées dont l'actionnaire unique est
l'Etat qui en nomme le Président Délégué Général. Les vagues de privatisations ont considérablement
réduit le nombre de ces sociétés nationalisées et ;
Les entreprises de ce secteur ont la forme de mutuelles, nombreuses dans la branche des assurances
ou des banques (crédit mutuel) ou des coopératives. Ces dernières peuvent être de distribution, de
consommation ou de production.
Fondées sur des valeurs comme la solidarité, les rapports sociaux et humains et non sur la recherche
exclusive du profit, ces entreprises cherchent à apporter à leurs membres un service au meilleur
prix ; elles sont administrées par des mandataires, nommés administrateurs ou gérants, élus par
l'Assemblée Générale. Les associés disposent du même pouvoir dans les assemblées générales
(principe un homme = une voix). Dans ce secteur de l'économie sociale, on classe également les
associations à but non lucratif15(*) (organisation non gouvernementales, mouvements religieux).
L'entreprise apparaît à la fois comme une unité économique de production et de répartition, une
organisation sociale et un système politique, le poids de ces différentes définitions étant variable en
fonction de la nature, de l'activité, du statut juridique de l'entreprise et de la taille16(*).
La mission de production de biens ou de services vendus sur un marché est la dimension la plus
évidente de l'entreprise. Cette dernière réalise une combinaison productive à partir des ressources
en hommes et en moyens, matériels, technologiques, financiers. Elle crée de la valeur par la
transformation de ces inputs en outputs (produits semi-finis ou finis, services).
En satisfaisant les besoins des consommateurs, l'entreprise remplit également une fonction d'utilité
sociale. De plus elle est distributive de revenus. Elle joue ainsi un rôle de répartiteur de la richesse
qu'elle a créée, grâce au partage de la valeur ajoutée.
ü Rémunération du capital (dividendes versés aux actionnaires et intérêts versés aux organismes
prêteurs de capitaux)
ü Autofinancement, correspondant à la part de la valeur ajoutée que l'entreprise affecte à son propre
développement.
L'entreprise est un lieu où se rencontrent ce que les sociologues appellent des « acteurs sociaux »,
c'est-à-dire des individus et des groupes plus ou moins institutionnalisés. Les hommes et les femmes
impliqués dans l'entreprise sont porteurs de compétences diverses et de savoir-faire mis à la
disposition de l'organisation, au sein d'une structure qui les met en relation. Ils sont donc insérés
dans un réseau de flux physiques et de flux d'informations. Assurer la cohérence d'ensemble du
système suppose une certaine communauté d'objectifs entre les participants à l'organisation, la mise
en place de procédures de coordination, de coopération et de communication.
Mais les individus sont aussi porteurs d'aspirations, d'intérêts, d'exigences individuelles et collectives.
Ainsi, par exemple, le salaire est considéré comme un coût pour l'entreprise alors que le travailleur le
perçoit comme un revenu
Cependant, les débats sur la dimension sociale de l'entreprise s'élargissent aujourd'hui à des
considérations plus « sociétales ». Les difficultés croissantes du marché du travail tendent à remettre
en cause le rôle de l'entreprise comme lieu privilégié d'insertion dans la société et vecteur de
développement social. Tel est le cas actuellement de nombreux travailleurs qui sont en chômage
(Entreprises minières de la RDC) suite à la crise financière internationale avec toutes ses
conséquences.
L'entreprise étant un lieu d'insertion, toutefois une proportion croissante de personnes n'y a pas
accès tel qu'on le voit dans plusieurs pays en développement. Ainsi, P. CHARPENTIER estime que cela
est à la base de l'émergence de nouveaux thèmes de réflexion, notamment autour de l'idée d'une «
citoyenneté de l'entreprise », traduisant l'idée que celle-ci a des droits et des devoirs envers la
société.
L'entreprise est aussi un lieu d'affrontements, d'antagonismes, de conflits, liés à des ambitions
personnelles ou à des oppositions d'intérêts collectifs.
Les jeux de pouvoir dans l'organisation sont nombreux et difficiles à cerner, la notionde pouvoir étant
elle-même complexe. En effet, elle ne se limite pas à l'influence exercée sur la structure. Plusieurs
sources de pouvoir existent : celui, juridique et financier, porté par les détenteurs du capital, celui
issu de la compétence, détenu par la technostructure et lesmanagers, celui des salariés représentés
par leurs syndicats. A cela, il faut ajouter les pouvoirs exercés de l'extérieur, les mouvements de
consommateurs en constituant une bonne illustration
L'entreprise du secteur privé vise la recherche du profit alors que les deux autres visent l'intérêt
collectif.
La recherche du profit maximum est une hypothèse centrale des modélisations de la théorie
classique où la finalité des entreprises est réduite à la seule recherche du profit.
Pour Peter Drucker17(*), il est seulement légitime de rechercher « un profit suffisant pour couvrir les
risques de l'activité économique et éviter ainsi une perte ». L'objectif de réalisation d'un profit est
alors indissociable de la volonté de pérenniser l'entreprise et d'en assurer la survie.
Bien entendu, les critiques ne manquent pas de considérer l'objectif de maximisation du profit
d'irréalisme. L'entreprise poursuit aussi d'autres objectifs que celui de maximisation du profit.
En raison de leur caractère multidimensionnel on ne peut réduire la finalité des entreprises à la seule
recherche du profit, même si cette dernière est essentielle.
Il existe des entités économiques qui ne visent pas à titre principal la réalisation d'un profit. C'est le
cas des entreprises du secteur public, et, dans le privé, de celles du secteur de l'économie sociale
(coopératives, associations à but non lucratif,...)
Il paraît alors raisonnable de penser que les producteurs connaissent et recherchent d'autres
satisfactions à travers leur activité : le prestige, la reconnaissance du public, la qualité de relation
avec leur personnel, le pouvoir, etc19(*). Les managers peuvent être incités à user de leur pouvoir de
décision pour atteindre leurs objectifs propres : prestige personnel (l'estime), puissance, solutions de
facilité, paix sociale dans l'entreprise, beaux bureaux, jolies secrétaires, etc. La poursuite de ces fins
personnelles peut engendrerdes coûts qui réduisent les profits des propriétaires ou des entreprises.
D'autres objectifs peuvent alors être énoncés, comme l'utilité sociale, ou plus généralement, la
pérennité et la survie de l'entreprise20(*).
Mais ces objectifs ne conduisent pas à remettre en cause l'hypothèse élémentaire de la maximisation
du profit.
Une entreprise capitaliste dont les profits sont très faibles trop longtemps n'a pas de justification
économique : elle est en général fermée ou rachetée. Dans le cas d'entreprise de l'économie sociale,
elle perdura si elle apporte une utilité sociale à la société et si elle trouve un bailleur apte à en
financer les pertes éventuelles. Parmi les différents buts possibles pour une entreprise la recherche
du profit occupe une place importante.
SECTION 2 : L'ENTREPRENEUR
Que ce qu'un entrepreneur ? Quel est le profil de carrière de l'entrepreneur ? La fréquence de ces
questions témoigne de l'intérêt croissant porté à cette question aux États-Unis et dans le monde,
pourtant, en dépit de cet intérêt aucun définition concise et universellement admise ne s'est encore
dégagée, l'évolution du vocable lui-même illustre en gros celle de la théorie de l'entreprenance (voir
tableau 1-1), le terme français entrepreneur qui pourrait signifier littéralement « Qui prend entre »
ou « intermédiaire » est passé dans la langue anglaise.
Moyen Age : Acteur (action Guerrière) et personne responsable de grands chantiers de production
XVII Siècle : Personne Qui supporte les risques de profit ou de perte dans le contrat à prix fixe avec
les pouvoirs publics
1725 : Richard Cantillon - Distinction de la personne qui prend les risques et de celle qui fournit les
capitaux
1797 : Beaudeau - La personne qui supporte les risques, qui prévoit supervise, organise et possède
1803 : Jean Baptiste Say - Les Profits de L'entrepreneur sont distincts des profits du capital
1876 : Francis Walker - Distinction Entre Les Bailleurs de Fonds qui reçoivent un intérêt et ceux dont
le profit est dû à leurs compétences de gestionnaire.
1934 : Joseph Schumpeter - L'entrepreneur est un innovateur, il met en oeuvre une technologie
inédite
1975 : Albert Shapero - L'entrepreneur prend une initiative, organise des mécanismes socio-
économiques et accepte le risque de l'échec
1980 : Karl Vesper - Les économistes, les psychologues, les praticiens de l'entreprise et les hommes
politiques ne voient pas l'entrepreneur de la même façon
1983 : Gifford Pinchot - L'intra preneur est un entrepreneur au sein d'une organisation préexistante
II. 2 DEFINITION
La notion d'entrepreneur a connu jusqu'à ce jour une évolution notoire, on est parti de la conception
de simple individu au personnage au centre de l'activité économique. La notion concerne tout
d'abord l'exploitant agricole, ensuite tous ceux ayant pour fonction de faire circuler les denrées de la
campagne vers les villes et de transformer ses richesses; sa mission
Say (1996) quant à lui voit en l'entrepreneur la pierre angulaire de la dynamique capitaliste.
L'entrepreneur est donc un créateur et consommateur de valeur, laquelle valeur est indispensable à
la prospérité de la société; son objectif n'étant pas l'exploitation du travail d'autrui mais plutôt d'être
économiquement indépendant. Il en ressort en définitive trois sorte d'opérations industrielles: les
«recherches du savant», les «applications de l'entrepreneur» et «l'exécution de l'ouvrier».
Louis Jacques FILION(1988) intègre toutes ces dimensions et nous offre cette définition dans laquelle
nous pouvons assez clairement reconnaître l'entrepreneur que nous rencontrons tous les jours de
notre vie: «Un entrepreneur est une personne imaginative, caractérisée par une capacité à se fixer et
à atteindre des buts. Cette personne maintient un niveau élevé de sensibilité en vue de déceler des
occasions d'affaires. Aussi longtemps que il ou elle continue D'apprendre au sujet d'occasions
d'affaires et qu'il ou elle continue à prendre des décisions modérément risquées qui visent à innover,
il ou elle continue de jouer un rôle entrepreneurial».
L'entrepreneuriat fait l'objet d'un engouement médiatique et politique pouvant conduire à des
amalgames. Il est parfois utilisé dans des formes adjectives surprenantes : création d'affaires,
activité, ... En effet, l'entrepreneuriat est étudié par des économistes, des sociologues,
anthropologues, des historiens et chercheurs d'autres disciplines ; d'où l'entrepreneuriat peut
correspondre à une ou plusieurs terminologies selon la discipline du chercheur. Pour nous, nous le
considérons comme activité économique.
III. 1 Définitions
Il y a beaucoup de chemins différents où l'entrepreneuriat peut être défini. Une vue possible de la
nature d'un phénomène entrepreneurial est de le considérer comme un phénomène d'organisation.
Dans cette vision, l'analyse de l'entrepreneuriat revient à étudier la naissance de nouvelles
organisations ou les activités permettant à un individu de créer une nouvelle entité.
Pour [Link] (1967) et Peter Drucker (1970), l'entrepreneuriat consiste à prendre des risques.
L'entrepreneur est une personne qui est prête à mettre en jeu sa carrière et sa sécurité financière
pour mettre en oeuvre une idée, à mettre son temps et son capital dans une entreprise risquée.
ü Certains réservent l'entrepreneuriat au seul secteur privé, d'autres estiment qu'il peut concerner le
secteur public.
- L'individu est une condition nécessaire pour la création de valeur, il en détermine les modalités de
production, l'ampleur... et il est l'acteur principal et le support de la création de valeur.
- La création de valeur, par l'intermédiaire de son support, investi l'individu qui se définit, pour une
grande part, par rapport à lui. Elle occupe une grande part dans sa vie (son activité, ses buts, ses
moyens, son statut social...), elle est susceptible de modifier ses caractéristiques (savoir-faire,
valeurs, attitudes,).
Il a montré que toutes les créations d'entreprises ne conduisent pas à des situations ou l'intensité du
changement pour l'individu et l'importance de la création de valeur se situent à un niveau élevé. Des
entreprises peuvent être créées par imitation, par reproduction ou encore par transfert d'une
activité existante (reprise).
Il a été conceptualisé par l'école autrichienne qui s'est véritablement inscrite dans le domaine de
l'entrepreneuriat avec Scott Shane et S. Venkata Raman. Ce courant de pensée s'est intéressé à la
notion d'opportunité comme une explication de l'entrepreneuriat qui peut être défini comme une
découverte et une exploitation des opportunités d'affaires. Chez ces deux auteurs, le contexte
permet d'associer l'origine d'opportunité d'affaires, le processus de découverte, d'évaluation et
d'exploitation de ces opportunités et les personnes qui ont permis d'y avoir accès. End anglaise, «The
scholarly examination of how, by whom and withthateffectsopportunities to create future goods and
services are discovered, evaluated and [Link], the process of discovery, evaluation
and exploitation of opportunites; and the set of individualswhodiscover, evaluate, and exploit them».
(Shane, Venkataraman, 2000, p. 218) 27(*).
Ainsi, nous pouvons considérer que la création de nouvelles entreprises est un phénomène
entrepreneurial qui se base essentiellement sur l'identification d'une opportunité.
La création d'une nouvelle entreprise constitue le coeur de la modélisation de Gatner (1985)29(*) qui
a mis l'accent dans cette étude sur la naissance des nouvelles activités (organisations) permettant à
un individu de créer une nouvelle entreprise.
Pour Gatner, l'apparition d'une nouvelle organisation est la conséquence d'un processus
d'émergence organisationnelle. Cet événement est l'essence même de l'entrepreneuriat, et l'objet
sur lequel doivent se concentrer les études. Il signale d'ailleurs qu'il n'y a pas un processus mais des
processus d'émergence. L'idée d'un processus unique, et par conséquent d'un phénomène unique, a
été abandonnée. L'accent est mis sur l'extrême diversité des situations qui aboutissent à des
nouvelles entreprises. Les composants pertinents de la création des nouvelles organisations dans son
modèle sont : l'environnement, l'individu, la firme et le processus entrepreneurial. Comme variables
caractérisant son modèle, Gartner a utilisé trois variable psychologiques à savoir : la propensité à la
prise de risque, le lieu de contrôle (locus of control), le besoin en accomplissement (need of
achevement) et certaines variables démographiques (éducation, âge, parents entrepreneurs, etc...).
La composante la plus importante autant que le nombre de variables utilisées par plusieurs
chercheurs qui définissent une nouvelle entreprise par l'entrepreneur est la dimension
environnementale. L'environnement joue beaucoup dans la création des entreprises.
La valeur est le résultat d'un processus de gestion dont chaque fonction de l'entreprise possède une
interprétation généralement intimement lié à la partie prenante à laquelle elle se consacre
prioritairement32(*).
En effet Ronstadt (1984) (cité par Verstracte (2003)) 54( *) a définit l'entrepreneuriat comme étant «
un processus dynamique de création d'une valeur croissante, cette valeur est créée par des individus
qui assument, les risques majeurs en terme d'équité, de temps, et/ ou de l'engagement de carrière
de fournir la valeur pour quelque produit ou service. Ce produit ouce service peut ou ne pas être
nouveau ou unique mais la valeur doit être infusée par l'entrepreneur en se procurant et allouant les
compétences et les ressources nécessaires ». Quelle que soit la nature de bien ou de service produit
par l'entreprise (nouveau ou homogène), la création de la valeur est la préoccupation de
l'entrepreneur qui, grâce aux divers risques pris, affecte des ressources et des compétences
nécessaires à la production.
Ce paradigme trouve ses origines dans l'oeuvre de Joseph Schumpeter et, plus récemment, dans les
écrits de Peter Drucker. La présentation d'une innovation par l'innovateur culturel (l'entrepreneur)
est considérée par Schumpeter comme le processus clé dans la force économique de changement.
Au niveau de cette approche, l'innovation est considérée comme beaucoup plus qu'une innovation.
L'invention dévient une innovation seulement quand elle est appliquée à un processus industriel et
génère une valeur ajoutée à la fonction de
Production suite à cette application. Egalement, tous les directeurs ou propriétaires d'entreprises ne
sont pas tous des entrepreneurs, pas parce qu'on peut diriger une affaire sans essayer de créer des
nouvelles façons de « faire » des affaires. C'est le fait d'essayer de nouvelles idées et nouvelles
méthodes de production qui séparent un groupe de pionniers connus comme entrepreneurs et cet
effort est connu sous le nom d'innovation33(*).
Donc l'innovation, la créativité et la découverte constituent les sujets de coeurs vitaux évoqués par
les auteurs adeptes de l'innovation comme un attribut de l'entrepreneur.
Et ces deux auteurs (Schumpeter et Drucker) consentent que l'innovation constitue le coeur et la
base de toute recherche ou paradigme en entrepreneuriat. L'innovation devient, le moteur de
développement qui implique des créations d'entreprises dans ce monde de « destruction créatrice ».
Parler donc de la multiplicité des concepts, ces concepts qui par moment prêtent quelque peu à
confusion et créent plutôt une amalgame dans la façon de percevoir la question entrepreneuriale;
alors que ne constituant rien d'autre qu'un logique séquencement voulant que chacun des
intervenants dans le processus entrepreneurial joue son rôle de sorte que la responsabilité de la
vision et de la méthode revienne au créateur, la fourniture des concepts à l'inventeur, la
responsabilité de la transformation du produit à l'innovateur, la gestion créatrice à l'intrapreneur
tandis que l'entrepreneur de son côté s'engage fermement à prendre sur lui la responsabilité de tout
cet ensemble. Ainsi « quand tous les partenaires acceptent les rôles et les responsabilités qui leur
sont attribués, il y a création, invention, innovation, entrepreneuriat et intrapreneuriat » (Dina
Lavoie)36(*).
Conclusion Du Chapitre
De tout ce parcours de littérature, il y a lieu de retenir qu'il n'existe pas de définition précise et
unanime de l'entreprise qui fasse aujourd'hui l'objet d'un consensus entre les différentes disciplines
qui s'y intéressent. Les entreprises constituent une catégorie hétérogène quant à la taille, à la nature
de l'activité, à la forme juridique, etc. Trois grandes catégories d'entreprises sont distinguées selon
qu'elles appartiennent au secteur privé, au secteur public ou au secteur de l'économie sociale.
L'entreprise apparaît aussi comme une unité économique de production et de répartition, une
organisation sociale et un système politique ; qui sont les 3 dimensions de l'entreprise. Les objectifs,
les finalités de l'entreprise dépendent de son statut juridique et son caractère dimensionnel.
Une entreprise est initiée et dirigée par un entrepreneur. Celui-ci est un preneur de risques, un
innovateur, un développeur, un organisateur, un créateur, un inventeur, un promoteur, un
opportuniste.
On peut aussi retenir que l'entrepreneuriat fait l'objet ou peut correspondre à une ou plusieurs
terminologies selon la discipline du chercheur.
Parmi les éléments des motivations et des compétences entrepreneuriales, la vision et les relations
sont considérées comme d'indéniables facteurs clés du succès de l'entrepreneur.
Les contraintes auxquelles sont exposés les promoteurs d'entreprises dans l'environnement sont
multiples. Ces contraintes justifient des limites d'entreprendre et de promouvoir de manière
générale l'esprit d'entreprise. Les principales contraintes sont de nature administrative, financière,
fiscale et culturelle.
Introduction Du Chapitre
Créer son entreprise et la développer n'est pas une affaire de chance. Réussir cette phase de
démarrage résulte d'une synergie d'éléments que le dirigeant doit savoir maîtriser pour assurer la
pérennité de son entité.
Les entreprises marocaines ne restent pas en marge de ces mutations, elles aussi vivent de profonds
soubresauts. Elles sont contraintes à adapter sans cesse leur organisation aux changements, à se
moderniser pour pouvoir survivre, se développer et répondre aux nouvelles exigences du marché.
Engagé dans un processus de développement économique et social, le Maroc a mobilisé toutes ses
ressources pour vivre cet engagement avec ses nouvelles promesses, ses perspectives, mais aussi ses
durs défis. Pour s'y impliqué en pleine force, le Maroc s'appuie sur une ressource majeure qui
symbolise une richesse inépuisable: ses hommes et ses femmes.
§ La convention d'Algésiras
§ Le protectorat
§ La construction d'un secteur public confronté au rejet des populations et à l'opposition des
institutions internationales
§ Résistances culturelles
Le Maroc est une économie moyennement développée basée essentiellement sur l'agriculture,
l'activité minière (surtout le phosphate) et sur le secteur de la textile et placée comme la 5ème
puissance économique au continent Africain.
Ces défis exigent la mise à niveau des pratiques du management plus particulièrement dans les
petites et moyennes entreprises souvent dirigées par les dirigeants de faible niveau éducatif. Notons
bien qu'au Maroc, les PME comptent plus que 90% sur le tissu économique et sont fortement
confrontées à une concurrence de la part, à la fois, des grandes entreprises adaptant un style de
management moderne comme par exemple (OCP, ONA...) et des PME récemment créées par les
jeunes diplômés.
Dans ce cadre, une dualité des styles managériaux pratiqués au Maroc est apparue entre les grandes
entreprises et les PME ce qui a nécessité l'intervention de plusieurs acteurs notamment:
Ø Les associations d'entrepreneurs dont le rôle principal est de sensibiliser, former et accompagner
ces derniers tout au long de leur parcours entrepreneurial.
La structure des entreprises au Maroc recoupe finalement assez bien la répartition des revenus : des
très riches, ou des très grosses entreprises, des pauvres, ou des TPE, et une classe moyenne très peu
nombreuse. C'est celle-ci, ce sont les vraies PME qui portent le développement d'un pays, et
effectivement, elles manquent au Maroc.
Comme partout, les entreprises nouvellement créées ont un très fort taux de mortalité dans les 5
premières années. Et l'entreprise qui survivait en travaillant au noir plonge quand elle doit faire face
à la totalité de ses obligations. Ce fort taux de mortalité est encore plus élevé pour les entreprises
créées par les investisseurs étrangers, qui se lancent avant d'avoir compris le fonctionnement au
Maroc, et se retirent, amers, un ou deux ans après.
L'Etat simplifie les procédures, il a abaissé le capital minimum de la SARL pour permettre une
création plus facile, les formalités sont plus simples qu'en France, les centres d'investissements sont
des facilitateurs. L'état tente de faire revenir les MRE, les aides à créer leur entreprise au Maroc,
faisant revenir ainsi des capitaux, et un savoir-faire précieux. Une émission comme Challenger, qui
est aussi régulière que l'équivalent marocain de la Star Académie (et produite par la même chaine)
n'a pas beaucoup d'équivalent en Europe. Arriver, et depuis des années, à faire passer en prime time
un concours où sont sélectionnés de jeunes marocains porteurs de projets d'entreprise, arriver à
intéresser un public large à des questions de business plan, de marketing, de comptabilité montre
bien à quel point le désir d'entreprendre est profond au Maroc.
Malgré cela, il n'est pas facile d'entreprendre au Maroc. Le crédit officiel est cher, et les délais de
paiement sont extrêmement longs. Comme partout dans le monde l'administration paye mal, mais
toutes les entreprises aussi.
La seule initiative qui puisse actuellement afficher son bilan est celle de Maroc-entreprendre37(*).
Constituée d'un réseau d'hommes d'affaires, Maroc-entreprendre a été créée en 2005 dans l'objectif
d'aider à la création d'entreprises. Elle a actuellement à son actif plus d'une vingtaine de projets et
table sur une quarantaine pour l'année 2006. Le réseau dispose en effet d'un financement d'un
milliard de dirhams mis en place par Attijariwafa Bank, ce qui explique que les projets qui dépassent
un certain seuil (plus de 300 000 dirhams), sont gérés directement par la banque. La préparation des
dossiers par Maroc-entreprendre est un gage de réussite, puisque les projets validés par l'association
ont une forte chance d'être financés par la banque.
-Des structures publiques et privés, des experts sont mobilisés dans le cadre de la démarche de
développement de la culture entrepreneuriale mise en place par le gouvernement marocain.
Maroc Entreprendre :
- accorde en particulier des prêts d'honneur, sans intérêts et sans garanties, remboursables sur une
période de 5 ans. Ce Réseau, de par l'expérience de ses membres, fournit également un
accompagnement collectif, ou individuel, aux créateurs ou repreneurs d'entreprises.
-met à disposition sur son site Internet un certain nombre d'études et de statistiques destinées à
faciliter l'investissement au Maroc : la revue trimestrielle du Ministère, le site contient plusieurs
dossiers tels que le "Guide des bonnes pratiques de l'innovation" et le "Guide de l'investisseur
industriel".
-crée un "Espace Entreprises" regroupant quelques informations utiles dans le cadre d'une démarche
entrepreneuriale (formalités de création, droit des affaires moyens de financement).
-le portail de la cellule Intilaka, destinée aux bénéficiaires de l'opération de départ volontaire de la
fonction publique, fournit des informations plus complètes pour aider les créateurs d'entreprises.
-dotées de moyens de promotion et d'information nécessaires pour appuyer les milieux d'affaires
marocains et étrangers dans leurs recherches d'échange et de partenariat.
-disposent de services économiques mettant à disposition un certain nombre d'études sur le marché
marocain ainsi que des informations sur les modalités de création d'entreprise au Maroc.
- véritable guichet unique pour la création d'entreprise. Ils représentent l'interface entre le porteur
de projet et les autres administrations (OMPIC, CNSS, subdivision des Impôts, Tribunal de Commerce,
Inspection du Travail et service de légalisation).
-oeuvre pour la promotion de la création d'entreprise ; à travers des services de conseil, des ateliers
de formation, des séminaires thématiques et des aides pour le démarrage d'une entreprise.
Fédérations Sectorielles :
-associations professionnelles à but non lucratif représentant les entreprises des différents secteurs
d'activité.
-L'objectif de ces organisations est de fédérer et de représenter les métiers et entreprises du secteur
concerné. Elles ont également pour rôle de collecter et de diffuser toutes les informations
techniques, économiques, juridiques et administratives relatives à ce secteur.
R&D Maroc :
Lancement de deux incubateurs pour accompagner et conseiller des femmes porteuses de projets.
Ø Les Experts :
Ø L'expert-comptable :
Ø L'avocat :
Ø Autres Sources :
Le créateur peut solliciter d'autres experts en fonction de l'avancement de son projet. A titre
d'exemple, il peut s'appuyer sur des agences de conseil en publicité et en communication pour
l'élaboration de son plan marketing.
L'ensemble des facteurs qui forment le contexte entrepreneurial marocain détermine les types et les
formes d'entrepreneuriat au Maroc PME et PMI qui représentent 90% du tissu entrepreneurial
national.
L'entrepreneuriat au Maroc est caractérisé par une situation paradoxale et contraignante : Une
dualité entrepreneuriale :
§ entrepreneuriat informel / forcé/ de nécessité/ de survie : C'est une forme d'auto emploi, c'est-à-
dire que finalement une personne n'a pas le choix que de créer son propre emploi généralement à
domicile.
§ entrepreneuriat formel /d'opportunités : émane d'une intention stratégique de personnes qui ont
cerné une opportunité sur un marché, et qui ont décidé de créer leur propre entreprise. Cette sphère
est très fertile en matière d'innovation et de développement d'occasions d'affaires.
L'entrepreneuriat d'imitation :
-crée peu de valeur nouvelle, les marchés sont bien connus et sont caractérisés par une grande
concurrence ;
-permet au créateur de changer, parfois de façon radicale, sa propre situation : l'essaimage en est un
bon exemple.
L'entrepreneuriat de valorisation :
le fait d'un entrepreneur ayant une idée nouvelle et innovante dans le domaine de la recherche et
développement.
L'entrepreneuriat d'aventure :
Création d'une nouvelle valeur/ un produit suscitant souvent un changement d'importance dans
l'économie et souvent entouré par un grand risque.
L'entrepreneuriat - relève :
Transfert de propriété d'entreprise déjà existante d'un entrepreneur à un autre. Cela peut ne pas
créer de valeur ajouté nouvelle.
Les types d'entrepreneuriat les plus dominants au Maroc sont ceux d'imitation et de relève.
L'économie marocaine est compétitive et pour assurer sa croissance il est recommandé d'équilibrer
les formes et les types d'entreprise en encourageant la création d'entreprises innovatrices et en
gérant le développement et le transfert d'autres entreprises (entrepreneuriat, relève, rachat).
Diffuser la culture entrepreneuriale dans tous les milieux : familiaux et scolaires. Il faut que le savoir-
faire entrepreneurial de l'Etat marocain facilite le développement des autres savoirs tel que le savoir-
faire, le savoir être, le savoir agir et le « savoir devenir entrepreneur ».
- Une multitude de mesures ont été prise par l'Etat marocain dans le but d'encourager
l'entreprenariat :
ï Fond Hassan II
ï Le micro-crédit
Les PME, qui occupent de plus en plus une place prépondérante dans le tissu économique national et
international, présentent de précieuses caractéristiques telles que souplesse, faculté d'adaptation,
réactivité, esprit d'innovation, sens du service et du contact humain... Autant d'atouts pour grandir.
Au Maroc, la plus grande part du défi à relever réside dans la promotion: développer les PME
existantes et inciter l'émergence de l'esprit d'entreprise. Cependant, créer son entreprise, c'est
comme bâtir un immeuble, il lui faut des fondations solides. Une affaire complexe qui nécessite une
préparation. C'est pourquoi il importe d'accorder une attention particulière aux facteurs clés de
succès de l'entrepreneur.
Pour faire réussir l'entreprenariat au Maroc il faut prendre d'une part des mesures bien huilées telles
que la création d'un fonds d'investissement pour la création d'entreprise, comme au Canada, et
garantir un réseau. D'autre part la nécessité de l'intervention de l'État dans le processus de création
d'entreprises, en amont et en aval. Consacrer un pourcentage aux Small business permettrait à
l'entreprise de trouver des références et de franchir le cap de démarrage avec succès, et mettre en
place des outils d'aide pour encourager la politique de l'export et de l'internationalisation.
Il faut qu'il y ait cohérence entre les stratégies mises en place par le gouvernement, comme
Emergence, et les opportunités de création d'entreprise. Le marché local manque de visibilité. Il y a
pas mal de structures, mais aucune convergence, chacune agissant à part. Il faut qu'il y ait une
synergie, cela rassurera l'entrepreneur.
S'introduire dans un marché n'est pas facile. Deux facteurs sont essentiels: le prix et la qualité. Or, les
nouveaux entrants ne sont pas toujours les bienvenus, les concurrents déjà en place peuvent baisser
leurs prix pendant un ou deux ans juste pour les faire disparaître. Donc, il faut jouer sur la qualité des
produits et sur celle des services proposés pour faire sa prospection.
Dans le cadre du cours de l'entreprenariat S5 , J'ai décidé d'entamer un 2éme partie concernant un
sujet très intéressant qui met en relation l'avenir des futurs entrepreneurs et le développement du
monde des affaires, C'est un programme sans doute qui s'intéresse à l'ensemble des régions du
Maroc et accompagne les jeunes diplômés et tous les porteurs d'idée dans la création de leur projet,
c'est un programme qui existe depuis 2006 et qui vise a créé de la richesse et a consolidé le tissu
économique marocain à forte dominance de PME, c'est le programme national d'aide à la création
d'entreprise, baptisé MOUKAWALATI « mon entreprise en français » l' objectif était de créer 30 000
projets, à l'horizon 2008, ce qui remet en question l'efficacité d'avancement du projet et ces
réalisations.
Introduction du chapitre :
Au cours de ces dernières années l'Etat a donné beaucoup de soutien et d'appui aux initiatives
privées et à la création des très petites, petites et moyennes entreprises dans le sens de
l'encouragement des jeunes à l'auto emploi générant la création d'autres nouveaux emplois.
Présentation générale du programmeMOUKAWALATI s'appui à la création des entreprises. L'étude
menée tout au long de ce modeste chapitre se focalisera sur ce programme, son objectif général, ses
bases juridiques. Ses particularités, les personnes bénéficiaires, les organismes prestataires des
services labellisés MOUKAWALATI
Le programme Moukawalati était pensé et lancé par le gouvernement du royaume chérifien, ayant
pour buts d'aider les jeunes diplômés, lauréats de l'enseignement professionnel, bacheliers,
étudiants à l'enseignement supérieur, porteurs d'idées de projets jugés bénéfiques, rentables et
prometteurs par des commissions d'analyse de projets, à créer leurs très petites entreprises « TPE ».
Le programme lancé en 2005, a pour objectif de créer 30 000 TPE à l'horizon 2008, chose qui
générera 90 000 emplois directs.
Ces porteurs de projets bénéficient d'une panoplie d'avantages, entre autre l'accompagnement
justement lors des 3 phases critiques du projet, en l'occurrence :
Avant la création: c'est là où l'essentiel de difficultés est rencontré, lorsqu'on parle d'étude de
marché, étude technique, et élaboration du Business plan, l'objectif donc de cet accompagnement
préliminaire, est de permettre au candidat d'aller à la banque demander le financement avec un
dossier bien ficelé et sans failles, et pour ensuite démarrer effectivement son entreprise.
Après le démarrage: le programme, et grâce aux nombreux cadres qu'il recrute, permet un
accompagnement pendant toute la 1ère année jugée comme étant la phase la plus rudimentaire
d'une entreprise, cet accompagnement permet l'élaboration d'une analyse stratégique de pointe
dévoilant les points forts et les points faibles de la structure encore très sensible.
Le financement est facilité par le biais de ce programme, et cela en offrant deux alternatives dont
peuvent bénéficier les candidats :
§ Une avance sans intérêts, avec un plafond de 10%de la valeur totale du projet et dans la limite de
15 000.00 Dhs ; remboursable en six années, dont trois de grâce.
§ L'Etat, et par l'intermédiaire de la CCG, garantit le crédit à hauteur de 85%, cette dite garantie est
mandatée aux banques, chose qui accélère la réponse des banques, puisque les dossiers avec le label
Moukawalati, ne seront plus traités sur l'échelle centrale, et se traitent par les soins des succursales
des banques.
Le programme prend en considération les spécificités géographiques, culturelles, les nécessités socio-
économiques des régions et l'adaptabilité du projet dans son lieu d'implantation pour garantir une
certaine pérennité du tissu économique d'abord régional ensuite national, et cela à travers les
mesures d'accompagnement.
La création effective et réelle d'entreprises génératrices de profit, mais aussi stables, viables, ayant
une certaine viabilité. Le porteur quant à lui doit, avoir une vue d'ensemble sur son prodige « projet
», et doit croire en ce qu'il veut faire...
La pérennisation des entreprises crée, une entreprise doit pouvoir couvrir ses propres charges, créer
des postes d'emploi, payer les impôts..., le but ultime serait donc de garantir tout ça, à travers le
choix de projets capables d'être ainsi.
Créé par circulaire de Monsieur le Premier Ministre, ce comité a pour missions principales :
Le secrétariat du Comité National du programme Moukawalati est assuré par l'Agence National de la
Promotion de l'Emploi et des Compétences.
Comité Régional du programme MOUKAWALATI
Les missions et la constitution de ce comité sont définies par une circulaire entre le Ministre de
L'Intérieur, le Ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle et le Ministre de l'Industrie, du
Commerce et de la Mise à Niveau de l'Economie.
Les organismes dont les candidatures ont été validées, mettent en place des Guichets d'Appui à la
création d'Entreprises, pour l'accompagnement des porteurs de projets, éligibles au programme, en
vue de créer leurs entreprises.
Ces organismes disposent d'une expérience dans les domaines de formation, d'appui et
d'accompagnement à la création d'entreprises.
§ Ils seront créés par des organismes publics ou privés, notamment les associations, les chambres de
commerces d'industrie et de services, l'OFPPT...
Ces guichets sont porteurs d'objectifs arrêtés en concertation avec les Comités National et Comité
Régional;
Ils sont standards dès lors qu'ils disposent d'une même charte graphique et d'une enseigne qui les
Rattache au PRONACE en plus des organismes qui les abritent.
ü Présélection des candidats avec délivrance d'une convocation pour la sélection définitive ;
Les guichets sont tenus d'utiliser le système d'Information mis à leur disposition par l'ANAPEC.
Les missions confiées à l'ANAPEC, dans le cadre du programme MOUKAWALATI peuvent être
Présentées comme suit :
ü règlement des frais d'accompagnement et par conséquent suivi et évaluation des Réalisations des
guichets
« Moukawalati » est un programme national qui vise l'accompagnement à la création des toutes
petites entreprises ainsi que leur pérennisation.
Des guichets d'accueil ont été mis en place pour permettre aux jeunes éligibles porteurs de projets
d'investissement de bénéficier d'un accompagnement pendant 3 phases majeures :
Pendant la phase critique de démarrage, c'est-à-dire d'abord quand vous êtes en négociation avec la
banque, Moukawalati peut vous aider pour rectifier votre business plan. Dans cette phase critique,
Moukawalati vous suit pour toutes les formalités, mais ne fait pas à votre place.
Après la création de l'entreprise Moukawalati vous accompagne pendant 12 mois après la création
de votre entreprise. Elle assure un suivi pour faire des diagnostics et voir quels sont les points forts et
faibles de votre entreprise.
Ce programme permet de faciliter l'accès au crédit, à travers les mesures incitatives suivantes :
La garantie de votre crédit par l'Etat à hauteur de 85%, cette garantie est déléguée aux banques.
Conclusion Du Chapitre
En Général le programme MOUKAWALATI reste très ambitieux, Le programme est bien ficelé, étudié
et adaptés aux attentes des diplômés chômeurs. Arrivé à échéance, il convient donc de :
Faire le point. De voir les résultats et de les situer par rapport aux [Link] voir les failles, d'en
tirer la leçon. D'adapter le programme, pour le relancer, le promouvoir et le stimuler. De préciser de
nouveaux objectifs...Chose Qu'on Va Traiter Dans le restedes chapitres de Cette partie
La région Fès Boulemane a été créé par le dahir N°1-97-84 du 2 avril 1997 qui a découpé le royaume
en 12 régions, et qui définit sa compétence ainsi que sa composition administrative et communale.
La région Fès Boulemane est limitée au nord par la région Taza- Al-Hoceima Taounate, à l'est et au
sud par la région de l'orientale, au Sud- Ouest par la région Meknès-Tafilalet et au Nord-Ouest par la
région Gharb-Chrarda-Beni Hssen.
La région Fès Boulemane est considérée comme le pont entre, d'une part l'Est et le Nord-Est et
d'autre part le Sud-Ouest et l'Ouest. Elle regroupe les provinces de Boulemane, Séfrou, Moulay
Yacoub, et la préfecture de Fès. De même elle compte 18 cercles et 60 Communes dont 48 rurales.
Plus de 1580 jeunes ont manifesté leur intérêt pour l'opération et ont été inscrits.
168 séances de sélection organisées au niveau de la région Fès Boulemane dont 109 présidées par le
CRI et tenues à son siège à Fès, 30 séances ont été tenues dans le cadre de la Filière OFPPT du
programme. Il est à rappeler que la nouvelle procédure de la filière OFPPT est entièrement
supervisée par cet office et que le CRI n'intervient à aucune de ses étapes.
755 projets ont été sélectionnés dont 457 sélectionnés dans le cadre des commissions organisées et
présidées par le CRI.
334 ont été déposées au niveau des banques et 169 ont reçu l'avis favorable. Plus de 85 projets ont
bénéficié du déblocage effectif des fonds.
Au total le nombre d'entreprises créées dans le cadre du programme s'est établi à 130 entreprises
dont 45 entreprises créées par un autofinancement.
Il est à rappeler que dans le cadre du plan de relance du programme adopté par le Comité National
Moukawalati en 2009, un comité technique de soutien et de suivi a été institué. Ce comité a procédé,
en parfaite concertation avec les partenaires du programme, à la mise en oeuvre d'une panoplie
d'actions qui s'articulent autour des axes majeurs suivants :
3. Le champ d'éligibilité ayant été élargi aux porteurs d'attestation d'études primaires, une large
opération d'information a été menée pour faire bénéficier les jeunes de ces nouvelles mesures et
pour les sensibiliser sur les cas de réussite ayant été accompagnés par le programme. Cette
opération a porté notamment sur des émissions radios organisées spécialement autour de cette
thématique. En outre, il y a eu lieu plus de 30 rencontres de sensibilisation avec plus de 900 jeunes
sur l'ensemble du territoire de la région Fès Boulemane.
Depuis l'année 2010, et en vue de relancer ce programme un plan d''actions a été adopté. Ce plan a
porté sur deux axes principaux :
Phase avant financement : une action d'amélioration et de renfoncement de l'adhésion des jeunes au
programme, à travers une nouvelle opération d'information et de sensibilisation.
A cet effet, de larges opérations d'information et de sensibilisation ont été menées, en coordination
avec l'ensemble des districts de la Préfecture de Fès. Ces actions ont porté sur la présentation du
dispositif Moukawalati et ses nouveautés, la discussion des questions le concernant ainsi que l'étude,
sur place, des propositions de projets portés par les jeunes de ces districts. Au total, 342 personnes
ont été sensibilisées à propos du programme.
Phase après financement : suivi avec les banques des dossiers financés par le biais de rencontres
individuelles avec les porteurs de projets en difficultés pour les encadrer et les sensibiliser.
Depuis 2010, le CRI adresse un formulaire aux banques de la place pour collecter et mettre à jour les
données relatives à cette étape.
Sur la base des informations reçues, le CRI mène, en collaboration avec l'ANAPEC, une opération
d'encadrement et de sensibilisation des projets en difficultés. A cet effet, les porteurs de projets dont
les dossiers sont classés impayés ont été contactés pour l'examen de leurs situations et des solutions
possibles. L'ensemble des jeunes concernés a exprimé sa volonté de régulariser sa situation avec
l'aide de la banque. Le diagnostic élaboré en marge de ces rencontres individuelles, révèle
essentiellement le problème du démarrage difficile pour ces jeunes dû à l'absence ou l'insuffisance
du fonds de roulement, aux contraintes de conjoncture et d'activité économique rencontrées
récemment et aux difficultés avec les clients ou les associés. Un diagnostic a été élaboré pour le suivi
avec les banques des points enregistrés.
Le CRI en coordination avec l'ANAPEC a lancé en janvier 2011 une deuxième opération de suivi des
dossiers en difficultés au niveau des banques. Par ailleurs, il est à souligner que le CRI Fès Boulemane
avec la participation de l'ANAPEC veille à une coordination et un suivi continu avec les jeunes ayant
bénéficié du programme. En effet, depuis le lancement de ce dernier le CRI a effectué plusieurs
interventions auprès des banques et services extérieurs pour les aider. Aussi, un contact permanent
est établi avec ces jeunes qui font souvent appel à ses conseils et à son appui. Dans ce sens, et afin de
mieux diagnostiquer la situation et cerner davantage les contraintes telles qu'elles sont perçues par
les bénéficiaires du programme, le CRI organise des rencontres avec ces jeunes et l'ANAPEC. Les
différentes remarques et recommandations recensées sont prises en considération et sont en cours
d'étude.
La commission de sélection présidée par le CRI a entamé ses travaux le 31/07/2006, avec une
cadence de 2 séances en moyenne par semaine à raison de 09 dossiers en moyenne traités par
séance. Cette commission est composée d'un représentant du CRI, d'un représentant de l'ANAPEC,
d'un consultant-expert à la charge du CRI et d'un banquier. Dans la perspective d'entacher cette
opération de tous les éléments de garantie qui assureront son succès, le CRI a veillé à l'implication en
amont du secteur bancaire. Ceci, en vue d'apporter son expertise en terme d'analyse du risque crédit
et de la bancarisation des projets proposés. A cet effet, les banques partenaires ont participé à la
majorité des séances de sélection organisées.
Jusqu'à fin novembre 2007, 948 jeunes de l'ensemble du territoire de la région se sont inscrits au
niveau des guichets Moukawalati, parmi lesquels 663 jeunes ont été présélectionnés. Suite à 69
séances de sélection, présidées par le CRI et effectuées à son siège, 634 candidats sont passés devant
la commission de sélection pour effectuer des entretiens. La commission a sélectionné 381 d'entre
eux pour bénéficier de l'accompagnement des guichets et des autres avantages accordés par l'Etat
dans le cadre de ce programme national.
En terme du niveau d'études, c'est la catégorie des jeunes ayant reçu une formation professionnelle
qui domine au sein des candidats sélectionnés avec 42% du total retenu, talonnée par les jeunes
ayant un niveau de « bac+4 » avec 38% du total.
Au niveau de la phase post sélection, 300 projets sont passés à l'étape d'accompagnement, qui porte
sur l'élaboration du dossier de crédit et des formations modulaires. Parmi eux 148 dossiers de
demande de crédit ont été élaborés et déposés à la banque. Le nombre de projets ayant reçu l'avis
favorable de la banque a atteint 88 projets. Aujourd'hui près de 34 entreprises ont déjà démarré leur
activité.
Le schéma suivant permet de récapituler l'ensemble des indicateurs relatifs à cette phase :
Conclusion de Chapitre
Malgré les efforts déployés pour réussir Moukawalati au niveau de la région Fès-Boulemane, les
résultats obtenus jusqu'à présent demeurent loin des aspirations exprimées au moment de
lancement du programme. C'est le cas pratiquement pour les autres régions à quelques différences
près. Ceci renforce l'idée selon laquelle nul projet ne peut réussir en l'absence d'une gouvernance
efficace et une implication sans équivoque.
Introduction Du Chapitre
Après les résultats, décevant pour le moins qu'on puisse dire et après détection des freins à la
réalisation du programme et à l'aboutissement aux objectifs et établissement d'un diagnostic, le
ministère de L'EFP s'est donné la rude tâche de concevoir un plan de relance qui sera mis en oeuvre.
Certes les objectifs fixés au démarrage du programme étaient très ambitieux et volontaristes, du fait,
que le gouvernement a mis en place un programme dont il voulait faire bénéficier un maximum de
jeunes diplômés, eu égard des mesures incitatives mises en place.
Entre 2007 et 2011, le programme a permis la création de quelque 2 050entreprises, soit une
moyenne de 410 entreprises par an. Ce qui représente un taux de réalisation de 6,8% par rapport à
l'objectif initial qui était de 30 000 entreprises entre 2007 et 2010. On peut donc affirmer que ce
programme a largement échoué sur ce plan.
Il faut remarquer à ce niveau, que le nombre d'entreprises crées n'a cessé de régresser d'une année à
l'autre en passant de 612 en 2007 à 430 en 2009 et à seulement 232 en 2011. Ce qui est difficile à
expliquer dans la mesure où le rythme de création devrait normalement s'accroître au fil des années.
Il faut dire que le financement bancaire du programme s'est quasiment arrêté depuis la fin de 2010.
Parallèlement, le nombre d'entreprises crées ayant bénéficié d'un financement bancaire n'a été que
de 918 projets entre 2007 et 2011. Ce qui ne représente que 44,8% de l'ensemble des entreprises
créées dans le cadre de ce programme. Or, Moukawalati est venu justement pour faciliter le
financement bancaire des MPE qui sont créées par les jeunes diplômés chômeurs.
Sur ce plan également, il faut noter que les projets bancarisés ont connu une baisse continue et
importante d'une année à l'autre en se limitant à 122 en 2011 contre 241 en 2007. Ce qui ne fait que
confirmer les critiques et les griefs formulés par les jeunes promoteurs envers les banques dont la
méfiance ne fait que s'accroître vis-à-vis des jeunes entrepreneurs avec l'avancement du programme
dans le temps.
L'expérience du «crédit jeunes promoteurs» est toujours présente à l'esprit.
La même tendance est exactement observée quant au volume total des crédits octroyés par les
banques qui ont enregistré une chute très importante entre 2007 et 2011 en s'établissant à quelque
1 254 millions de DH en 2007 contre 312 millions de DH en 2011.
Globalement, le montant des crédits bancaires accordés aux jeunes promoteurs dans le cadre du
programme Moukawalati n'a même pas atteint 4 millions de dirhams, soit une moyenne annuelle de
790 millions de DH.
Concernant le volet emploi, le programme Moukawalati a permis la création d'un peu plus de
6180emplois directs entre 2007 et 2011, soit une moyenne annuelle de 1236emplois. Ce qui
représente trois emplois pour chaque entreprise créée. Il faut rappeler que lors de son lancement, le
programme Moukawalati visait la création de 30 000 MPE en trois ans qui doivent générer 90 000
emplois. Le nombre d'emplois créés ne représente ainsi que 6,7% des objectifs initiaux du
programme dans ce domaine.
Cinq années après, force est de constater que les résultats obtenus sont très faibles et largement en
deçà des objectifs fixés au départ. L'échec du programme est tout à fait consommé dès les premières
années de sa mise en oeuvre. En effet, l'approche qui a été adoptée et qui consiste à susciter voire à
«vouloir créer artificiellement» un esprit d'entreprise chez les jeunes qui sont souvent au chômage
ainsi que la volonté des pouvoirs publics de s'appuyer sur un système bancaire oligopolistique très
concentré et fortement mercantile est complètement dépassée et tout à fait inefficace.
Plusieurs années après sa mise en oeuvre, les résultats du programme Moukawalati demeurent
extrêmement faibles. Il faut dire que trois principales contraintes se dressent devant ce programme
et qui doivent être dépassées afin de lui donner une nouvelle impulsion et lui garantir une certaine
réussite.
La première contrainte est liée à la lourdeur des procédures et des démarches en raison tout d'abord
de la multiplication des intervenants :
Banque... Chaque intervenant à sa logique propre et une démarche qui lui est particulière. D'où les
grandes difficultés à accélérer l'étude des dossiers, à améliorer les procédures et à harmoniser les
approches.
Ensuite, la lenteur du traitement des dossiers qui doivent passer par plusieurs étapes : présélection,
examen devant le comité régional, étude du dossier par la banque... De longs délais apparaissent
nécessaires pour une étude approfondie des projets avant de débloquer les fonds. Ce schéma
complexe s'apparente en fait à un véritable parcours du combattant. La bureaucratie a largement
contribué à faire échouer cet important programme.
La seconde contrainte est relative à l'environnement général et en particulier financier de la MPE. Par
exemple, malgré les mécanismes publics de garantie des crédits, les banques demeurent très
réticentes et ne jouent pas tout à fait le jeu comme en témoigne le rythme de traitement des
dossiers et de déblocage des fonds. Elles continuent de favoriser une pure logique de rentabilité
financière au détriment de l'approche du programme Moukawalati qui est d'essence sociale. Ceci est
d'autant plus préoccupant que la gestion de la garantie est déléguée aux banques elles-mêmes. Pour
ces dernières, il s'agit de projets ordinaires auxquels il faudrait appliquer les règles standards de
prudence financière, de viabilité économique et d'efficacité technique. Il faut dire aussi que les
banques ont bien assimilé l'expérience malheureuse du «crédit jeunes promoteurs».
La troisième contrainte est le manque d'expérience des porteurs de projets et des jeunes
entrepreneurs qui s'avère souvent pénalisante.
Cette inexpérience constitue une importante source de l'échec des programmes de ce genre. De
même l'absence ou du moins la faiblesse d'une certaine culture d'entreprise et d'idées innovantes
représente de grands handicaps à la réussite du programme. Il faut dire que le profil des porteurs de
projets est essentiel dans ce domaine.
Certes, un accompagnement pré et post création a été prévu en termes d'élaboration du Business
Plan, de formation..., mais il reste insuffisant et plus ou moins inadapté. De plus, les associations de
micro crédit chargées de cette opération fondamentale tout au long du processus de création et de
gestion des MPE par les jeunes ne semblent pas bien outiller et n'ont pas suffisamment d'expérience
dans ce domaine stratégique pour garantir la survie et la pérennité des projets réalisés. Ceci est
d'autant plus problématique que ce programme a avant tout un caractère politique, que l'approche
des associations de micros crédits est davantage sociale alors que la démarche entrepreneuriale doit
être purement économique et financière. Faire fi d'un minimum de règles entrepreneuriales risque
de nous faire revivre la grande déception du «crédit jeunes promoteurs».
SECTION II : Les mesures à prendre pour pallier aux différents obstacles
Sur la base de ces résultats, plusieurs réunions ont été tenues au siège du GPBM par le comité
technique pour aboutir à un diagnostic partagé et identifier les actions à mettre en oeuvre et à
proposer au comité national.
ü Consolidation du dispositif sur le moyen terme : - Mise en place des modules de sensibilisation à
l'entrepreneuriat en cours de formation - Mise en place d'une formation technique complémentaire
pour les candidats ayant des diplômes inadéquats par rapport à leurs projets - Identification des
points focaux au niveau des administrations concernées par l'acte de création / démarrage
ü L'ouverture de la cible au non diplômés, allant du principe que la création d'entreprises est liée
plutôt à un savoir faire
ü Elaboration d'un guide pratique Moukawalati, pour homogénéiser la lecture des procédures
La BMCE:
Le plan de relance du programme, déclaré par les autorités compétentes, a encouragé les banques et
les a incités à doubler d'effort pour attirer les porteurs de projets, de les financer et de les encadrer.
La BMCE BANK, présente BMCE ISTITMARI, en guise de formule financement du projet de création
d'une Entreprise qui s'inscrit dans le cadre du programme MOUKAWALATI.
Ce financement est complété par une avance sans intérêts accordée par la CCG.
BMCE ISTITMARI, promet à l'entrepreneur qui présente un projet viable de première installation ou
de création validé par l'ANAPEC sans que le montant d'investissement initial ne dépasse les 250 000
Dhs/500 000 Dhs en cas d'association de 2 personnes:
· De le faire bénéficier d'une exonération totale des frais du dossier et d'engagement sur le dossier
d'investissement
· De lui accorder, en cas d'acceptation de son dossier, un crédit avec un taux avantageux qui pourrait
atteindre 100% du coût d'investissement.
ATTIJARIWAFA BANK:
Le crédit adossé par le groupe, est dénommé BIDAYA, ce crédit offre, la possibilité de financer la
création de l'E/ses dans le cadre du programme MOUKAWALATI.
Suivant l'exemple de BMCE BANK, ATTIJARI WAFA BANK, accorde ce crédit à taux préférentiel,
s'engage à répondre dans les plus brefs délais, et couvre l'investissement en cas d'approbation à
hauteur de 85%, les 15% étant couvert par la CCG.
Conclusion Du Partie
Le programme Moukawalati, n'a certes pas aboutit à l'objectif tracé au début, à savoir : la création de
30 000 TPE à l'horizon 2008, Les enseignements en sont tirés, et un plan de relance a été adopté par
les autorités compétentes, aujourd'hui et plus que jamais, le gouvernement s'attache au programme.
Compte tenu que l'initiative personnelle est locomotive du développement, le gouvernement et les
différentes parties prenantes du programme Moukawalati chacun à sa façon et en fonction de ses
moyens, font des efforts colossaux pour que la roue du développement durable tourne, que la
croissance continue, le taux de chômage diminue, la valeur ajoutée s'accumule, l'état de santé de
notre économie s'améliore et notre tissu économique se renforce.
Il convient aussi, que l'enseignement fasse beaucoup plus d'effort et commence à instaurer le sens
d'entreprenariat, au lieu du sens de consommation du savoir dans lequel il baigne.
CONCLUSTION GENERALE
La conjoncture internationale, impose récession et crise même dans plusieurs pays, surtout les pays
riches ; industrialisés et qui sont nos clients.
Autrement dit, la crise nous touche, indirectement, mais nous touche, les Entreprises nationales ont
donc intérêt à s'adapter, se développer, innover et à pratiquer des Mix-marketing flexibles et
adaptables, peut-être qu'il faut se retourner vers le marché national, pour pallier aux pertes qui
seront considérable chez les exportateurs.
Les jeunes quant à eux doivent penser et croire en ce qu'il pense, puisque à chaque chose il y'a un
début, il faut oser, faire travailler les neurones et défendre leurs projets personnels, sinon juste oser
et chercher d'autre objet de création d'E/ses, telle les franchises, les sous- traitantes et autres, et ne
pas rester dans cette vocation de devenir salarié, ou même s'incliner au Léviathan* « le chômage ».
Il convient aussi, que l'enseignement fasse beaucoup plus d'effort et commence à instaurer le sens
d'entreprenariat, au lieu du sens de consommation du savoir dans lequel il baigne.
ð Est-ce que cette nouvelle approche parviendra à sauver ce qui reste à sauver ?
ANNEXE
BIBLIOGRAPHIE :
ALBERT Ph. et MARION S. (1997), Ouvrir l'enseignement à l'esprit d'entreprendre, les Echos, 19/20.
CAMILLERI J.L. (2007), La micro entreprise rurale en Afrique : de la survie à la croissance. Le cas
Rwandais, L'Harmattan, Paris
Drucker P.F (1985) : « Innovation and Entrepreneurship : practice and principles », éd. Heineman,
London
GATNER W. (1990) « What are we talking about when we talk about entrepreneurship? » Journal of
Business venturing, vol 5,
GAUTHIER B., Une enquête de la Banque Mondiale sur le développement de l'entreprise en Afrique
Approches du secteur informel, L'harmattan, Paris,
Robert D Hisrich,« Entrepreneurship et Intrapreneurship : Methods for creating new companies that
have an impact on the economic renaissance of an Area »
VERSTRAETE T, (2003), Proposition d'un cadre théorique pour la recherche en entrepreneuriat PhE =
f[(cxsxp) C [Ex0], Editions de l'ADREG, (www. adreg. net).
VERSTRAETE T. (2000), Les universités et l'entrepreneuriat, document de travail, Editions de l'ADREG
(www. adreg. net).
WEBOGRAPHIE :
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
REMERCIEMENT 1
SOMMAIRE : 2
INTRODUCTION GENERALE 4
PROBLEMATIQUE 4
HYPOTHESES 5
OBJECTIF DE L'ETUDE 6
INTRODUCTION DU CHAPITRE : 11
I.1 Définition 11
I.2Catégories d'entreprises 13
[Link] 2 : L'ENTREPRENEUR 19
II. 2 DEFINITION 20
[Link] 3 : L'ENTREPRENEURIAT 21
III. 1 Définitions 22
INTRODUCTION DU CHAPITRE 30
Maroc Entreprendre : 34
Fédérations Sectorielles : 35
R&D Maroc : 36
L'entrepreneuriat d'imitation : 37
L'entrepreneuriat de valorisation : 37
L'entrepreneuriat d'aventure : 37
L'entrepreneuriat - relève : 38
INTRODUCTION DU CHAPITRE : 42
2 Présélection du candidat 47
3. Sélection définitive 47
CONCLUSION DU CHAPITRE 48
CONCLUSION DE CHAPITRE 55
INTRODUCTION DU CHAPITRE 56
La première contrainte 58
La seconde contrainte 58
La troisième contrainte 59
II. SECTION II : Les mesures à prendre pour pallier aux différents obstacles 59
La BMCE: 61
ATTIJARIWAFA BANK: 61
CONCLUSION DU PARTIE 62
CONCLUSTION GENERALE 63
BIBLEOGRAPHIE : 65
* 3Les termes entreprenariat et entrepreneuriat sont des synonymes. Dans ce travail, j'utilise l'un ou
l'autre.
* 7Entrepreneuriat en français.
* 8Les termes entreprenariat et entrepreneuriat sont des synonymes. Dans ce travail, j'utilise l'un ou
l'autre.
* 12Idem, p 13.
* 14Idem, p 8.
* 15CHARPENTIER P, [Link]., p 8
* 16Idem, pp 17-19
* 22« Entrepreneuriat », in L'encyclopédie libre [en ligne] Réf. Du 19 Décembre 2013], disponible sur
[Link]
* 23Idem
* 25BEN CHEIKH, L'intention de créer une Start-up en TIC: cas des ingénieurs tunisiens, Institut
supérieur de gestion de sousse-Tunisie, Master de recherché en Entrepreneuriat disponible sur www.
[Link].
* 26GATNER W. (1990) « What are we talking about when we talk about entrepreneurship ? »
Journal of Business venturing, vol 5, p. 15-28
* 34Drucker P.F (1985) : « Innovation and Entrepreneurship : practice and principles », éd. Heineman,
London
Rechercher sur